Lundi 19 mai, rassemblement de soutien à l'Attiéké
Attiéké
Nous occupons le 31 boulevard Marcel Sembat à Saint- Denis depuis le 28 octobre 2013. Cet ancien bâtiment de l'Assurance Maladie est laissé vide depuis plus de deux ans. Nous sommes avec ou sans papiers, avec ou sans logis, travailleur-euse-s, chômeur-euse-s, étudiant-e-s, et beaucoup d'autres choses, de Seine-Saint-Denis et d'ailleurs.
• Face à une rénovation urbaine cynique et brutale à Saint- Denis, qui se fait sur le dos des plus pauvres,
• Face à la hausse des loyers et aux expulsions,
• Face aux marchands de sommeil et à l'insalubrité,
• Face aux listes d'attente HLM et aux critères souvent inaccessibles des locations privées,
• Face à l'individualisme et à l'isolement,
Nous agissons par nous-mêmes, avec nos propres moyens !
Le bâtiment réquisitionné du 31 bd Marcel Sembat, baptisé Centre social Attiéké, répond à deux nécessités. D'abord, la nécessité de se loger, quand rien ni personne ne veut ou ne peut le faire à notre place, surtout si on est sans papiers, célibataire, et sans enfant, la mairie et la préfecture nous fait bien sentir qu'on ferait mieux de disparaître. Nous ne pouvons pas dormir dans la rue, risquer de mourir de froid, s'exposer devant tout le monde. On a besoin de ce lieu pour s'en sortir. C'est notre maison. C'est un espace d'habitation, où la vie est commune, basée sur le respect mutuel, malgré les parcours différents de chacun-e. Certain-e-s se lèvent à 5h pour partir bosser, elles/ils rentrent, se lavent et se couchent. Elles/ils ont leur famille derrière elles/eux, au pays. Mais ce n'est pas n'importe quel squat. C'est pas un hôtel où tu rentres et tu sors quand tu veux. Nous sommes responsables les un-e-s envers les autres, on se doit être vigilant-e. On habite ensemble ici, c'est collectif, c'est pour tout le monde pareil, noir, blanc, jaune, fille, gars, on est égaux.
Ensuite, l'Attiéké répond à la nécessité de s'approprier un espace vacant pour nous permettre la rencontre, l'entraide et la contre-attaque. Et pour cela, l'autonomie ça fait du bien. Pour organiser une solidarité directe et locale, à notre mesure, sans politicien-nes ni paternalisme, face aux problèmes de logement et de papiers, entre autres. Ce lieu est donc un espace d'organisation et d'activités publiques, ouvertes à tous/tes : repas de quartier, permanence logement, permanence pour les personnes sans papiers, permanence d'écrivain public, projections de film, débats, musique, atelier vélo, espaces pour enfants, réunions ouvertes sur les luttes à Saint-Denis et ailleurs,...
Le Centre social Attiéké est un lieu ouvert pour s'organiser, se rencontrer et résister ensemble. Nous appelons tou-te-s les habitant-e-s de Saint-Denis et d'ailleurs à venir nous rencontrer et à soutenir le Centre social et ses habitant-e-s.
Le 19 mai, les occupants du centre social Attiéké passeront à nouveau au tribunal.
Rendez vous de soutien, 9h au Tribunal d'Instance de Saint-Denis, place du Caquet.
Mercredi 21 mai
Rencontre-discussion à l’Attiéké sur des pratiques et luttes autour du logement et de la rénovation urbaineLors de la discussion, nous souhaitons partager des outils, des stratégies et des expériences autour de nos pratiques. Pour se renforcer, se questionner et permettre à nos luttes de s’étendre. Nous aimerions aussi échanger sur nos perspectives de lutte, à différentes échelles, le quartier, la ville, le 93 et au-delà!
MERCREDI 21 MAI, À 19H, À L’ATTIÉKÉ
ESPACE ENFANT, REPAS VEGAN, PRIX LIBRE
L’Attiéké, c’est au 31 boulevard Marcel Sembat, à Saint-Denis (métro Porte de Paris ou RER D Gare de Saint-Denis).
Avec :La permanence logement de l’Attiéké (Saint-Denis)La permanence est ouverte chaque samedi de 14h à 16h au 31 bvd Marcel Sembat à Saint-Denis depuis le mois de décembre 2013. C’est un espace politique de solidarité et d’organisation face aux problèmes de logement. On lutte ensemble contre les expulsions, on cherche des solutions pour des hébergements d’urgence ou des occupations, on file des coups de main pour les demandes de logement et le soutien juridique, on s’organise pour attaquer les proprios et/ou l’Etat et revendiquer nos droits.
Le collectif « Prenons la ville » (Bagnolet/Montreuil)
Des projets de transformation du Bas-Montreuil et du quartier des Coutures à Bagnolet sont en cours. Des centaines de personnes seront obligées de quitter leur logement. Le collectif « Prenons la ville », formé en 2011, propose un moment de rencontres, d’échanges et d’organisation le 2e mercredi de chaque mois à 19h30, au local Le Rémouleur, 106 rue Victor Hugo, à Bagnolet. Cette réunion permet de faire ensemble le point sur l’avancée des projets de restructuration urbaine et des problèmes qu’ils entraînent ; de lutter contre la hausse du coût de la vie, des loyers, contre le départ forcé des quartiers où nous habitons…