Expulsion de l’occupation de la PAOMIE par des jeunes mineurs isolés
http://paris-luttes.info/expulsion-en-c ... ation-2730
http://paris-luttes.info/lutte-des-jeun ... ngers-2736Lutte des jeunes isolés étrangers - retour sur la journée du jeudi 26 février
La PAOMIE (Permanence d’accueil des mineurs isolés étrangers) a été occupée jusqu’au soir, et expulsée par la police.
La journée d’hier a été importante pour cette mobilisation.
Dès 14h, des jeunes ont eu la volonté d’occuper la Paomie.
Un de leurs amis venait de perdre un oeil, faute de traitement (la Paomie qui est censée orienter ces jeunes ne leur dit pas que l’Aide médicale d’Etat -AME- est donnée "d’office" à TOUT mineur en France et qu’ils peuvent en bénéficier). Un autre, mineur, venait d’être placé en CRA à Lille (ce qui est illégal, mais on n’est plus à ça près...).
Si les militants aguerris se sont laissés surprendre par ce spontanéisme, la solidarité s’est tout de même mise en place : occupation de la Paomie jusqu’au soir.
Les jeunes avec leur soutiens ont ensuite été évacués. À priori, pas de GAV.
Il y a eu par la suite une tentative de bloquer la circulation et de partir en "manif sauvage" (comme on dit). Là encore, dans la spontanéité.
Mais très vite, les flics ont "nassé". Tout le monde a pu sortir sans contrôle, après un long moment de fichage à la caméra à écouter les habituels blagues sexistes des flics.
Deux manifs ont lieu samedi 7 mars, une à 11h pour les lycéens sans-abri ; une à 14h à Hôtel de ville pour les jeunes isolés étrangers.
Il y a une AG inter-orgas le dimanche à 14h (locaux SUD, 144, bld de la Villette).
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Ce matin, vendredi 27, les jeunes se sont vus interdire l’entrée de la PAOMIE (une vingtaine). On leur a remis leurs évaluations, préalable nécessaire à leur reconnaissance de minorité (mais aussi occasion pour France Terre d’Asile [sic] et la Mairie de Paris de leur nier cette même minorité), sur le trottoir !
NB : cette évaluation, c’est le premier entretien des mineurs isolés étrangers avec l’administration. Il s’agit pour les travailleurs sociaux de :
- confirmer que le jeune est bien sans représentant légal, donc potentiellement en situation de danger.
- évaluer s’il est bien mineur. Les critères sont bien sûr absurdes, complètement subjectifs (pilosité, assurance durant l’entretien...). Les documents sont bien souvent contestés. Si il y a contestation de minorité, alors c’est parti pour un recours = tests osseux...
http://paris-luttes.info/campement-de-j ... rants-2854Bonsoir,
Ils ont été accueillis par une vingtaine de militants et deux personnes resteront avec eux sur place. Nous nous relaierons sur place auprès d’eux jusqu’à ce qu’une solution décente et pérenne soit apportée à leurs problèmes.
Certains sont scolarisés, d’autres ne le sont pas, le CASENAV refusant de leur donner les résultats de leur test sous prétexte qu’ils ne bénéficient pas de prise en charge. Cela concerne 90% des jeunes suivis par ce collectif, seuls 10% ont pu être scolarisés.
Ainsi, de nombreux soutiens dont les jeunes scolarisés peuvent bénéficier via l’école (Assistante Sociale, établissements scolaires, Réseau Education Sans Frontière) ne leur sont pas accessibles.
Dans les jours qui viennent le nombre de jeunes à la rue risque d’augmenter avec la fermeture des gymnases et la réduction des places proposées par la PAOMIE (gymnases et hôtels). De plus, les jeunes bénéficiant d’une OPP pour expertise risquent également de se retrouver très rapidement sans possibilité d’hébergement si les juges les déclarent majeurs.
Les jeunes remettent tous les matins leur matériels à des militants.
Nous appelons à un large soutien dans les jours à venir pour faire connaître cette action, interpeller les pouvoirs publics et augmenter la présence sur place.
Le collectif 127, bvd de la Villette
Pour la 2ème nuit consécutive des jeunes ont dormi sur le campement devant la PAOMIE.
Le campement a été organisé parce que la Mairie de Paris et l’état n’applique
pas la loi.
Ces jeunes devraient être pris en charge dans le cadre de la Protection de l’enfance.
Aujourd’hui, la Mairie de Paris cherche à exclure ces jeunes.
Par ailleurs, nous sommes solidaires des jeunes, qui pour les mêmes raisons,
sont hébergés suite à une occupation du gymnase au lycée Guimard.
Nous appelons la population, les associations, les organisations politiques et syndicales à venir les soutenir et à les aider (matériellement et financièrement),
Devant la PAOMIE, 127, boulevard de la Villette (métro Jaurès) tous les soirs à 19h00 lors de la mise en place du campement, et le matin à partir de 6h30, pour un petit déjeuner solidaire.
Nous incitons à faire connaître cette action, à interpeller les pouvoirs publics pour que plus un seul mineur ne se retrouve à la rue !
Le collectif du 127 boulevard de la Villette.
http://www.educationsansfrontieres.org/ ... ticle52408FIN de la TREVE HIVERNALE : les MINEURS ISOLES ETRANGERS à la RUE rejoignent les familles exclues du droit au logement
A partir du mardi 31 Mars, les Mineurs Isolés Etrangers qui campaient depuis douze jours devant la PAOMIE, 127 Boulevard de la Villette, rejoindront le campement Place de la République de tous les exclus du droit au logement : familles en lutte pour le relogement, les sans logis, les « bientôt à la rue », les prioritaires DALO et mal logés de DAL.
Avec la fin de la trêve hivernale, les possibilités de mise à l’abri d’urgence se restreignent encore pour les jeunes étrangers exclus de la protection de l’enfance, dont l’admission est remise en cause par un ensemble de critères de sélection arbitraires, de pratiques indignes et sans aucune fiabilité (Examen de maturation osseuse, entretien d’évaluation de l’âge, expertise documentaire). En l’absence de prise en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance, ces jeunes étrangers se retrouvent privés de logement, d’accompagnement éducatif, de suivi médical et d’accès à la formation/scolarisation. Il est intolérable que ces jeunes soient laissés à l’abandon et survivent dans des conditions inhumaines sans qu’aucune perspective d’avenir ne leur soit donnée. C’est pourquoi, nous interpellons tous les secteurs de l’Etat concernés par ce problème afin qu’ils prennent urgemment leurs responsabilités : Affaires sociales, éducation nationale, justice, logement.
Nous demandons la prise en charge immédiate et l’application de la loi pour tous les mineurs isolés étrangers.
Nous appelons à une réunion publique,
Vendredi 3 Avril à 18h00,
à la bourse du travail,
3 Rue du Château d’Eau, 75010 Paris
en présence du Collectif 127, du DAL, du 115 du Particulier et de toutes les organisations politiques et syndicales qui nous soutiennent.
http://paris-luttes.info/urgence-mobili ... r-une-3039Plus que jamais la lutte continue pour le collectif pas d’enfant à la rue ! Famille menacée d’expulsion, ne laissons pas faire !
Mise à jour lundi 13 avril à 8h00 : une quarantaine de personnes sont rassemblées ce matin depuis 5h30 au 27 rue Cristino Garcia (La Plaine St Denis, RER B Stade de France) à l'appel du Collectif Pas d'enfant à la rue pour empêcher l'expulsion d'une famille dont les enfants sont scolarisés à l'école Doisneau-Casarès. L'expulsion n'a pas encore eu lieu mais nous restons vigilant-e-s aujourd'hui et dans les jours à venir. Toujours besoin de monde sur place!
Rendez-vous au 27 rue Cristino Garcia, la Plaine St Denis, RER B Stade de France à 5h30. L’expulsion est prévue le jour même. Aucun relogement n’est annoncé. Face à la menace de se retrouver à la rue, notre solidarité est notre arme !
Dernière action du collectif Pas d’enfant à la rue
Après un rassemblement vendredi 10 avril, appelé la veille pour le lendemain et qui a réuni une petite quarantaine de personnes, nous avons été reçu par l’élu au logement de la mairie de St Denis.
Nous avons dressé un état des lieux de la situation des familles en lutte. Une dizaine de familles sont en lutte dans le collectif, 6 écoles sont concernées.
Nous avons exigé des solutions de relogement et de rapprochement des familles de leurs écoles, ainsi que la mobilisation urgente des services d’hygiènes dans les logements insalubres. Jusqu’à présent, soit le service ne répondait pas aux demandes, soit "perdait" les dossiers, soit proposait des délais d’un an avant qu’un arrêté soit déposé.
Nous continuons de lutter, nous savons que seule la lutte paie !
Pas d’enfant à la rue, Pas d’enfant dans les taudis
Un logement pour tou-te-s !
Lundi 13 avril
5h30 Une quarantaine de personnes se rassemblent au 27 rue Cristino Garcia pour empêcher l'expulsion d'une famille dont les enfants sont scolarisés à l'école Doisneau-Casarès.
8h00 : Une discussion collective pour savoir comment organiser la suite s'improvise dans la rue. Toujours besoin de monde sur place!
9h30 : L'expulsion n'a pas encore eu lieu mais restons vigilant-e-s! La solidarité s'organise sur le quartier, pas mal de voisin-e-s et parents d'élèves sont passés ce matin.
http://droitaulogement.org/2015/04/16-j ... epublique/16 jours de lutte des laissés pour compte du droit au logement
Place de la République :
43 mineurs isolés, 250 prioritaires DALO et des expulsés sans hébergement
Manifestent jour et nuit depuis le 31 mars, pour leur relogement …
Rassemblement de solidarité dimanche 19 avril, à 15h
Point presse, musique africaine, spectacle, prises de parole de soutien …
(DAL, 115 du particulier, Collectif 127)
Nous exigeons :
- l’hébergement immédiat des familles et personnes à la rue, jusqu’à une orientation et un relogement
- la prise en charge des 43 mineurs isolés
- un calendrier de relogement des 250 prioritaires DALO
- l’application et le respect des lois de la République: droit à l’hébergement, loi DALO, prise en charge inconditionnelle des mineurs isolés et si besoin loi de réquisition …
- L’arrêt des expulsions, la justice sociale dans l’attribution des HLM et la construction de logements très sociaux à Paris dont ont besoin 70% des demandeurs HLM.
Un toit c’est un Droit !
http://paris-luttes.info/des-vrais-vaca ... -te-s-3116Des vrais vacances pour tou-te-s, pas la peur au ventre ! Tou-te-s au piquet anti-expulsion tous les jours dès 5h30 !
Pas d’enfant à la rue ! École solidaire occupée, expulsée par la mairie jeudi 16 avril. Nous relayons le dernier communiqué, communiqué n° 4, du collectif Pas d’Enfants à la Rue, de Saint-Denis. Rdv tous les matins (sauf le weekend ) pour participer au piquet anti-expulsion, dès 5h30 et après, au 27 rue Cristino Garcia (rer B Stade de France)
Jeudi 16 avril au soir, l’école Doisneau Casarès, école intercommunale réunissant les villes d’Aubervilliers et St Denis, a été occupée par une cinquantaine de parents, enseignants, membres du collectif pas d’enfants à la rue et d’une vingtaine d’enfants. Cette occupation est en réponse à la menace imminente de se retrouver à la rue reçue par une famille de quatre enfants de l’école. Le plus grand des enfants est en cm2, le second en petite section. Elle n’est pas la seule famille puisque trois autres familles sont elles aussi sous le coup d’une procédure d’ expulsion. La mobilisation dépasse le cadre de cette école puisque 6 écoles de St Denis sont impactées par des problèmes graves de logement. 13 familles sont mobilisées dans le collectif, et cela ne fait que grandir.
Jeudi soir, un dispositif ahurissant de policier a délogé les enseignants, parents et enfant à 23h, sans qu’aucune solution ne soit proposées. La mairie a parlé de nous comme potentiellement menaçant aux policiers. Des enfants une menace ? Pour qui ? Pour le silence dans lequel se déroule la plupart des expulsions de logement peut être. C’est encore plus de violences qu’on renvoie aux familles mal-logées. Quand on nous a imposés de partir nous sommes restés car nous sommes déterminés à obtenir des solutions de relogement, de mobilisation urgente des services d’hygiène et d’habitat indigne qui dysfonctionnent pour des familles vivant dans des taudis. Une cinquantaine de personnes nous attendaient à l’extérieur de l’école. Le quartier de l’école c’est le secteur d’habitat du maire de St Denis. Après l’expulsion nous sommes allés l’interpeller chez lui avec toute la colère des habitant-e-s, parents et enseignants.
Le collectif pas d’enfant à la rue regroupe de nombreuses associations pour le logement. nous disons que les enfants mal-logés sont des enfants en danger. Au moins 100 enfants sont à la rue en Seine St Denis. c’est une situation scandaleuse. Enseigner à des enfants mal-logés, qui n’ont pas d’espace pour se reposer, grandir, qui vivent avec la peur que ressentent leurs parents, c’est mission impossible constate les enseignant-e-s.
Le collectif pas d’enfant à la rue, les enseignant-e-s les parents vont continuer à se mobiliser. Tous les matins un piquet est organisé contre l’expulsion imminente de la famille. tous les matins nous nous retrouvons à 5h30 devant le 27 rue Cristino Garcia pour empêcher l’expulsion.
Pas d’enfant à la rue ! Pas d’enfant dans les taudis !
Vive la lutte du collectif Pas d’enfant à la rue !
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