Forum Anarchiste Révolutionnaire

Du côté des luttes sociales

mouvement dans l'éducation, à suivre...

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 20 Mar 2009, 18:54

TOUS ENSEMBLE
NOUS POUVONS FAIRE RECULER DARCOS ET PECRESSE

Appel de l’Assemblée Générale des établissements d’Ile de France

L’AG réunie le jeudi 19 mars se félicite du succès de la journée de grève interprofessionnelle avec 3 millions de manifestants dont 350 000 à Paris. Après la victoire des Antilles sur la vie chère et les bas salaires, ce succès doit encourager les salariés et les organisations syndicales à développer sans attendre un large mouvement interprofessionnel.
Dans notre secteur, depuis 7 semaines, les personnels du supérieur sont en grève, rejoints désormais par les étudiants. Ils commencent à faire reculer le gouvernement. Les projets contestés concernent en fait tous les personnels de la maternelle à l’université, tous ensemble nous pouvons maintenant gagner contre Pécresse et Darcos et imposer le retrait de leurs contre réformes :
- Sur le projet Darcos-Pécresse de « mastérisation » de la formation des enseignants. Dans le contexte de réduction des postes aux concours les candidats qui auraient obtenu le master « métiers de l’enseignement » mais échoué au concours, constitueraient un vivier d’enseignants précaires sans autre débouché. A terme les recrutements s’effectueraient sans concours, par recrutement local ;
Ce projet mettra en concurrence plusieurs catégories d’enseignants avec pour objectif la diminution du nombre d’enseignants titulaires. C’est à terme la fin du statut de la Fonction Publique dans l’Education.
- Sur la casse du statut d’enseignant-chercheur…. qui est aussi un exemple de la précarisation et de la flexibilité qu’ils destinent à tous les personnels de l’Education ;
- Sur la politique de suppression massive de postes : menée par le gouvernement qui se traduit depuis 2007 par la suppression de près de 30 000 postes sur les 80 000 prévus d’ici 2012. Il faut au contraire à l’université comme dans les premier et second degrés annuler toutes les suppressions et créer tous les nouveaux postes nécessaires ;
- Et sur les autres contre réformes de X. Darcos dont une partie, la réforme du lycée, n’a été repoussée que d’un an grâce à la mobilisation des lycéens mais dont le reste va être appliqué (suppression des réseaux d'aide dans le 1er degré, nouveaux programmes, fin des BEP au profit des bacs pro 3ans…) ;
- Dans les lycées, boycott de la procédure Admission Post-Bac (APB) qui remet en cause le statut du bac comme premier grade universitaire et promet une sélection accrue dans toutes les filières post-bac.

L’AG d’IDF propose aux AG d’établissements et de villes de renforcer et d’étendre la mobilisation en région parisienne :
- En reconduisant la grève partout où c’est possible pour mobiliser les établissements et des écoles de nos secteurs ;
- En étant massivement en grève le mardi 24 mars.
Appel de la Coordination Nationale des Universités, des fédérations de l’Education SUD, CGT et de l’intersyndicale nationale de l’enseignement professionnel ( CGT, SUD…Snuep-FSU, SNCL…). La FSU dépose un préavis de grève.
- En débattant des convergences avec le supérieur après le 24 en accord avec les décisions de la Coordination Nationale des Universités.

GREVE NATIONALE DE LA MATERNELLE A L’UNIVERSITE
Mardi 24 mars
Manifestation 14 h 00 Port Royal
Parcours en cours de négociation

- L’AG d’IDF demande aux organisations syndicales qui ne l’ont pas encore fait à d’appeler à la grève dans l’unité.

Prochaine AG IdF, le mardi 24 mars 17H Bourse du Travail de Paris, 3 rue du Château d’Eau
http://ag.idf.free.fr/


Université de Tours a écrit:DE LA MATERNELLE À L’UNIVERSITÉ : ENSEIGNEMENT SABOTÉ

Mardi 24 Mars À 17 heures

Les écoles, les collèges, les lycées et l’université seront

Place Jean Jaurès


‐ contre les suppressions de postes
‐ contre la réforme de la formation des enseignants (dite
mastérisation des concours)
‐ contre la précarisation et la dérégulation
‐ pour l’accès de tous à une éducation de qualité
‐ pour des enseignants bien formés
‐ pour un vrai service public d’éducation nationale

Parce que les attaques et les méthodes sont les mêmes à tous les niveaux pour brader le service public d’enseignement (menaces sur les écoles maternelles, suppression des RASED, « réforme » Darcos des lycées…)
Parce que la mobilisation est nécessaire, de la maternelle à l’université,
parents d’élèves, enseignants de toutes catégories, étudiants et lycéens,
unissons nos forces !


C’EST LE BIEN PUBLIC : RÉAGISSONS TOUS ENSEMBLE MARDI 24 MARS, PLACE JEAN JAURÈS
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bajotierra » 20 Mar 2009, 19:38

C'est bien les tracts avec les syndicats , hein ?

La solidarité avec les 2500 enseignants désobéisseurs ....... ELLE EST OU , LA SOLIDARITE ?

ET LES DESCENTES DE FLICS DANS LES ECOLES ILS SONT PAS AU COURANT OU ILS ONT PAS VOULU VOIR ?
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede sebiseb » 22 Mar 2009, 22:01

En ce qui concerne la réforme du concours et la formation des enseignants -> article critique provenant de la tribune.
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 24 Mar 2009, 23:19

Stoppons Admission PostBAC

Tract Lycéens
Tract Profs
Autocollants

Les élèves de terminale viennent de saisir leurs vœux de formation supérieure sur le site Admission-postbac. Les temps du minitel et de RAVEL sont révolus, nous sommes à l’heure de l’Internet et de l’orientation active...

Il est maintenant demandé aux professeurs de saisir une note sur 20, le rang de l'élève (!) et un commentaire d’appréciation générale, pour chacun de leurs élèves. L'ensemble de ces éléments constitue le dossier électronique des élèves. Toutes les filières (BTS, Université, CPGE, IUT...) utilisent ces dossiers électroniques.

L’application Admission postbac, obligatoire dès la rentrée 2010, est l’outil de la généralisation de la sélection.

Sa mise en place est l’expression de choix politiques, qui veulent des individus fichés et soumis à la pression constante de l’évaluation.

Nous appelons :
- à l'arrêt de l'application APB. Maintien des voeux des élèves et annulation des tous les dossiers électroniques,
- les professeurs à refuser de saisir les notes, rangs ou appréciations qui induisent des nouvelles pratiques de sélection,
- à l’abandon des poursuites, sanctions ou menaces envers ceux et celles qui refusent le fichage et la stigmatisation des élèves, comme c’est déjà le cas avec Base-élèves et SCONET.
Pour un système éducatif, de la maternelle à l’université, basé sur la coopération plutôt que la compétition
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 27 Mar 2009, 01:35

A l'inititiative de SUD Education, et soutenu par Solidaires, et de nombreuses organisations syndicales et de parents d'élèves :

Jeudi 2 avril 2009 : 1000 manifestations pour l'école

Plus que jamais dans ce contexte de crise, l'enseignement et la formation des jeunes ne sont pas un coût mais un investissement pour l'avenir. Ils sont le meilleur rempart contre le chômage.

Le collectif « l'Education est notre avenir », comme le 19 octobre, comme le 20 novembre, comme le 10 décembre, comme le 17 janvier, comme le 29 janvier et comme le 19 mars, appelle tous ceux qui veulent défendre et transformer le service public d'éducation pour une meilleure réussite des élèves, à le faire savoir haut et fort le 2 avril, dans toute la France, dans tous les lieux où se forme la jeunesse d'aujourd'hui et se forgent les savoirs de demain.

Après la manifestation du 19 mars, la seule concession faite par le gouvernement est un léger recul sur la réforme de la formation des enseignants. Cela ne suffit pas, nous ne laisserons pas ce gouvernement poursuivre son entreprise de démolition de l'Ecole, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche publics !

Nous pouvons lui faire entendre raison !
Nous refusons une carte scolaire désastreuse fruit des trop nombreuses suppressions de postes de ces dernières années.
Nous ne transigerons pas sur la garantie d'une formation de qualité pour tous les enseignants.

Jeudi soir 2 avril après le travail ou l'école, le collectif «L'Education est votre avenir » appelle par mille manifestations,
rassemblements, retraites aux flambeaux, sur le terrain mobilisons-nous, mobilisons l'opinion en faveur de l'éducation. Devant les écoles, les collèges, les lycées, les universités, sur les places publiques, expliquons, rassemblons, faisons du bruit, pour enfin nous faire entendre !

http://www.uneecole-votreavenir.org/

Paris, le 26 mars 2009
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bajotierra » 27 Mar 2009, 10:59

A l'inititiative de SUD Education, et soutenu par Solidaires, et de nombreuses organisations syndicales


ET BIEN ALORS VOILA CE QUI SE NOMME UN GROS MENSONGE
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 27 Mar 2009, 13:35

ce n'était pas mon intention, et avait reçu le message avec cette affirmation que j'ai reproduit en toute bonne foi. Je ne suis pas dans ce secteur, éclaires moi donc...
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 27 Mar 2009, 13:36

Communiqué de la tendance Emancipation :

Congrès national du SNES: quelques avancées revendicatives, rien de concret sur l'action et des reculs sur la démocratie.

Le Congrès National du SNES-FSU, qui vient de se clore à Perpignan, s'est doté de revendications plus offensives sur l'abandon des contre-réformes des ministres Darcos et Pécresse, notamment sur le recrutement et la formation des maîtres, la réforme des lycées et l' « accompagnement éducatif ».
Malheureusement, sur l'action, malgré de nombreuses demandes que le SNES rejoigne, sur la base de ses revendications, la mobilisation forte et déterminée des coordinations de l'Université et de la Formation des maîtres, rien de concret n'a été décidé. Une proposition de la tendance Emancipation proposant d'appeler à la grève le 2 avril, journée d'action nationale dans le supérieur, a été repoussée à l'appel de la direction du SNES.

Enfin, nous dénonçons les pratiques de la direction sortante du syndicat, dont le mandat va être remis en jeu lors des élections internes du SNES en mai prochain. Ainsi, elle s'est autorisée à dénigrer devant la presse les légitimes inquiétudes des congressistes par rapport à l'orientation et la stratégie de la direction nationale. Elle a, de plus, usé de manoeuvres peu glorieuses pour faire revenir le congrès sur son refus, clairement exprimé, de la « semestrialisation », dispositif au coeur de la réforme des lycées.

Dans ce congrès, l'Emancipation tendance intersyndicale a défendu la convergence revendicative et dans l'action avec les secteurs mobilisés (étudiants, enseignements supérieurs, etc...). Elle considère que seul un mouvement de grève reconductible interprofessionnel serait à la hauteur des enjeux actuels.


Ci-dessous, le tract élaboré par la CMU 31 (Convergence de la Maternelle à l'Université 31), qui tente de faire une synthèse des attaques du primaire à l'université, en montrant leur cohérence.
A diffuser sans modération !

LE DEMANTÈLEMENT DE L’ÉDUCATION NATIONALE,
DEPUIS LA MATERNELLE JUSQU’À L’UNIVERSITÉ.

Les réformes des ministres de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur programment le démantèlement systématique du service public de l’éducation en France.
Quelques principes simples sont appliqués à tous les niveaux

Une baisse quantitative du nombre d’heures d’enseignement :
♦ maternelle et élémentaire : passage de 26 à 24 h par semaine soit 3 semaines de classe en moins par an et l'aide personnelle se réalise en dehors des heures de classe.
♦ secondaire : passage de 30 h minimum actuellement d’enseignements disciplinaires à 27 h maximum.
♦ université : en Licence, diminution du nombre global d’heures consacrées à la discipline choisie (réduction de moitié en première année). La qualité de la formation est touchée.
► L’alibi de l’allégement du rythme pour les plus petites classes ne trompe personne : il s’agit de mesures d’économie purement budgétaire.

Une réduction de l’offre d’enseignement :
♦ maternelle : suppression de la scolarisation des tout petits, fragilisation à terme des petites et moyennes sections (en dessous de 5 ans) : vers leur disparition au profit des ‘jardins d’éveil’ payants ?
♦ élémentaire : programmes marginalisant les activités d’éveil, de créativité et de construction de la pensée...
♦ secondaire : resserrement du choix des options, marginalisation de certaines disciplines majeures (SVT, SES, Littérature, Histoire-Géographie etc.) ; suppression du BEP ; passage du Bac Pro. en 3 ans au lieu de 4 ans
♦ université : pression budgétaire drastique sur les IUT et annonce de leur suppression à moyen terme ainsi que suppression de certaines disciplines en licence considérées comme moins " rentables " économiquement, notamment les sciences humaines. Suppression des IUFM qui assurent la formation au métier d’enseignant.
► À tous les niveaux, l’offre de formation se réduit. La culture n’a plus sa place dans le système Darcos : les enfants des milieux défavorisés en seront les premières victimes.

Le principe du ‘KIT’ ou l’enseignement en pièces détachées :
♦ secondaire : morcellement de l’enseignement en ‘modules’ semestriels, alors que la durée et la continuité sont nécessaires aux apprentissages ; le ‘zapping’ disciplinaire est préféré à l’approfondissement et à la consolidation des acquis ; le ‘groupe-classe’ est disloqué de même que les équipes pédagogiques, alors que le seul traitement de l’échec scolaire ne peut être que collectif.
♦ université : premières années vidées de leur contenu par un émiettement des enseignements, une formation superficielle, un affaiblissement des contenus disciplinaires ; la "semestrialisation" de l’année nuit à la continuité de l’enseignement et à un véritable projet pédagogique cohérent et exigeant.
► Ce principe du ‘kit’ s’oppose à une réflexion globale sur la cohérence et la progression des programmes, du primaire au baccalauréat.

La mise en concurrence des élèves, des enseignants et des établissements :
♦ élémentaire : évaluations nationales et livret de compétences ( inadaptés) inutilisables sinon pour quantifier et comparer les écoles principalement, mais aussi les élèves avec la mise en ligne des évaluations nationales.
♦ secondaire : mise en compétition des établissements entre eux ; le choix de l’inscription apparemment laissé aux parents se heurtera à la sélection (sur dossier) par les établissements, renforçant les inégalités sociales.
♦ université : La loi ‘Liberté et Responsabilité des Universités’ (LRU) donne une autonomie de gestion aux universités et vise à mettre en concurrence les universités dans un système à deux vitesses : pôles d’excellence universitaires d’un côté, simples collèges universitaires sous-dotés, coupés de la recherche, de l’autre.
► Cette mise en concurrence se fera au bénéfice des établissements les mieux dotés et renforcera un système à plusieurs vitesses. Le prétendu choix laissé aux parents pour la scolarisation de leur enfant se heurtera à la sélection des établissements: sélection par évaluation, sélection financière.

Le financement des études et de la scolarité : à la charge des familles et des étudiants :
♦ maternelle et élementaire : jardins d’éveil payants ; le passage à la semaine de 24h sur 4 jours laisse les parents supporter seuls les frais de garde des enfants le mercredi
♦ secondaire : avec la suppression de postes de Conseillers d’Orientation, la responsabilité de l’orientation est transférée à des personnes non qualifiées… alors même qu’est prévue une semaine de réorientation entre les deux semestres : pour les parents, un recours aux bilans d’orientation payants dans le privé ?
♦ université : La LRU a pour objet de dégager de nouveaux financements pour les universités, d’où l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants, générale en Europe ces dernières années (autour de 2000 euros en Italie, 9000 euros par an pour une université moyenne en Grande Bretagne).
► Le principe d’une éducation laïque gratuite est, dans les faits, remis en question. Le nouveau système accroîtra les inégalités, contre la mixité sociale.

Fausse autonomie et vraie centralisation des pouvoirs :
♦ primaire : les futurs Établissements public d’enseignement primaire (E.P.E.P.) seront des regroupements d’écoles, administrés par des Conseils d’Administration où les enseignants seront largement minoritaires ; ces regroupements entraîneront la fermeture d’écoles moins ‘rentables’.
♦ université : Avec la L.R.U, les pouvoirs du président de l’université sont considérablement accrus, sans garde- fou prévu par la loi ; participation des enseignants-chercheurs et des étudiants au CA réduite.
► Ce nouveau mode de gestion signe la bureaucratisation du système.

Suppression des aides aux enfants et aux étudiants :
♦ primaire : suppression des RASED (3000 enseignants spécialisés auprès des enfants en grande difficulté), que ne compense pas " l’aide personnalisée " assurée par des enseignants non spécialistes. L'accompagnement se résume alors à garder le plus longtemps possible les élèves sur les écoles !
♦ secondaire : réduction des postes d’infirmières, de médecins scolaires, des Conseillers d’Orientation... Disparition des heures d’aide individualisée et des classes dédoublées.
♦ université : La réduction du nombre de bourses (rapport Lambert), la suppression du stage d’un an rémunéré pour les étudiants qui auront réussi les concours de l’enseignement, des projets encourageant l’endettement des étudiants désirant faire des études, d'où une sélection sociale accrue.
► L’état fait payer son désengagement financier aux familles.

L’évaluation et le contrôle contre la formation :
♦ maternelle et élémentaire: Évaluations nationales et livret de compétences inadaptés, inutilisables pédagogiquement sinon pour quantifier et comparer ; pilotage du système éducatif par les seuls résultats impliquant le bachotage au détriment d’une réelle construction des savoirs, de la culture, de la pensée personnelle.
♦ secondaire : SCONET, instrument de fichage des élèves ; appel à offre sur le contrôle des enseignants (" veille de l’opinion ") : le choix du contrôle et de la répression au lieu de la formation.
♦ université : pour les enseignants, une évaluation purement quantitative et arbitraire de leurs travaux, au lieu de l’évaluation collégiale actuelle, fragilise la recherche. Cette évaluation bureaucratique des enseignants est principalement motivée par la volonté de supprimer des postes, avec pour conséquence la diminution de l’encadrement des étudiants.
► L’évaluation est coupée d’un programme de rémédiation et de formation : elle devient un simple instrument de classement, de sélection et de contrôle.

Vers la " déprofessionnalisation " du corps enseignant :
♦ primaire : La formation des enseignants est remise en cause (" masterisation ", suppression des IUFM). Le projet de création des jardins d’éveil où l’accent est mis sur la garde des enfants et non sur l’enseignement, la diminution du nombre de remplaçants qui amène l’institution à recruter des contractuels via une Agence Nationale de Remplacement (ANR) mettra, devant les enfants, des adultes qui ne sont pas formés au métier d’enseignant.
♦ secondaire : généralisation du recours aux remplacements par des vacataires sous payés, mal formés, pour des contrats courts (200h maximum) : combien de remplaçants (s’il y en a…) un élève verra-t-il défiler dans l’année ? Généralisation de la bi- ou trivalence (un enseignant pourrait indifféremment enseigner l’anglais, le français, l’histoire…) au détriment d’une vraie compétence dans la matière enseignée.
♦ université : La formation des futurs enseignants du secondaire (" mastérisation des concours ") bouleversée : baisse du niveau de connaissances demandé dans la discipline, baisse de la formation pratique (suppression de l’année de stage). Or l’enseignement est un métier qui s’apprend. L’affaiblissement des concours de recrutement nationaux va ouvrir la voie à la généralisation des enseignants vacataires et donc à des remplacements de courte durée . Cette réforme est cohérente avec celle des lycées : elle va permettre la mise en place des enseignements modulaires, avec des enseignants non titulaires, donc facilement recrutés puis mis à pieds.
► Conséquences : baisse de qualité de l’enseignement et remise en question de la compétence et de la légitimité même du rôle de l’enseignant.

Nous refusons cette entreprise de démantèlement sans précédent de l’Education Nationale, de la Maternelle à l’Université.
Nous refusons la démission des pouvoirs publics quant à la formation et l’instruction des enfants et des jeunes.
Nous appelons parents, enseignants, élèves, étudiants, à manifester leur opposition aux Réformes Darcos / Pécresse.

Enseignants du primaire, du secondaire, de l’Université, parents d’élèves. www.agnationale.org

Veuillez ne pas jetter ce tract sur la voie public.
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 04 Avr 2009, 15:19

Non à la précarité dans l'Education nationale

Union Nationale des Employés Vie Scolaire

Nous demandons l'arrêt des recrutements sous contrats précaires.
L’aide à la direction étant importante pour un meilleur fonctionnement de l’écoles.
La scolarisation des enfants handicapés étant une priorité nationale.

Plus personnes ne met en doute, aujourd’hui, l’intérêt et l’efficacité des Employés de Vie Scolaire tant, les enseignants qui auraient plus de difficultés à fonctionner sans eux, que les parents qui y voient un plus certain pour leurs enfants et les écoles.

Un vrai statut, un vrai métier pour les Emloyés de Vie Scolaire.

Signer la pétition...

Muriel Michelin Présidente de l'Union Nationale des Employés Vie Scolaire


C'EST DANS LA RUE QUE çA S'PASSE !

Les lycées de France ont déjà connu l'an passé un mouvement contre la suppression de 11200 postes de profs. Cette année le gouvernement prévoit d'en supprimer pour la rentée 2009/10 13500. La région centre à déjà du mal à assurer la totalité des cours. Le rectorat a demandé aux enseignant chercheurs de « fournir » des étudiant de L3 (3ième année) pour maintenir les heures de cours.

Nous refusons toute suppression de poste et demandons la réhabilitation des postes supprimés

De plus, Sarkozy l'a dit, Sarkozy l'a fait. Durant la période électorale de 2007, notre présidant avait promis une réforme du lycée, celle ci est arrivée. Dès sa parution, un mouvement lycéen c'est mis en place pour s'opposer au sabotage du lycée. Cette réforme consiste a détruire les filières L, ES, S pour les remplacer par des modules (droit, science politique, art, LV2...). Les différents modules n'ont absolument pas la même valeur aux yeux des universités et écoles supérieures. De plus, tous les lycées n'auront pas tous les modules. Qu'elle lycée aura les meilleurs modules? N'est ce pas un développement des inégalités (entre Vaucanson et Descartes par exemple).

Nous voulons un lycée digne des valeurs démocratiques et égalitaires tel qu'il se doit.

Nous dénonçons la démagogie de Darkos de soit disant vouloir nous sonder pour le « lycée de demain » juste pour faire taire et décrédibiliser l'opposition

Il n'y a pas que le lycée qui est touché, Valérie Pécresse à décider de privatiser l'université avec la réforme LRU qui permet aux entreprise de financer les fac. Désormais, elles ne sont plus là pour apporter un savoir comme la philosophie mais pour faire du rendement, avoir des filières rentable qui profiteront aux entreprises.

Non à la privatisation de l'université

Enfin avec la fermeture de l'IUFM, la qualité des cours va être grandement diminuée. Contrairement à aujourd'hui où le fond et la forme sont équivalent à l'examen pour devenir enseignant, demain seul la forme aura de l'intérêt. Autrement dit, n'importe qu'elle personne en master peut enseigner n'importe qu'elle matière.

La qualité de l'enseignement public ne devrait pas diminuer et être au moins égale a celui du privé. Nous ne voulons pas d'un lycée public qui fasse office de garderie pour « pauvre » ou seul les riches s'en sortiront par l'école privée.

La seule voix que le gouvernement entend lorsqu'on n'est pas au MEDEF c'est celle de la rue. Ne laissons pas notre lycée pourrir (5 postes et demi supprimé à la prochaine rentrée)

MANIF A 14H PLACE DE LA LIBERTE
contact : 0689487692 les lycéens mobilisés de Vaucanson

TOUS AUX AG ET AUX MANIF !
LA VICTOIRE EST PROCHE SI NOUS NOUS UNISSONS !
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 11 Avr 2009, 00:24

Liste des lycées expérimentaux

Académie d’Aix-Marseille

Alpes de Haute Provence : Pierre-Gilles de Gennes, Digne-les-bains
Bouches-du-Rhône : Auguste et Louis Lumière, La Ciotat ; Marie Curie, Marseille
Vaucluse : Jean-Henri Fabre, Carpentras ; Théodore Aubanel, Avignon


Académie d’Amiens

Aisne : Condorcet, Saint-Quentin
Oise : Paul Langevin, Beauvais ; Jules Uhry, Creil ; André Malraux, Montataire
Somme : De l’Authie, Doullens


Académie de Besançon

Haute-Saône : Louis Aragon, Héricourt ; Les Haberges, Vesoul


Académie de Bordeaux

Dordogne : Giraut de Borneil, Excideuil
Gironde : Lycée d’hôtellerie et de tourisme de Gascogne, Talence ; Philippe Cousteau, Saint-André-de-Cubzac
Pyrénées-Atlantiques : Louis Barthou, Pau ; Saint-Thomas d’Aquin, Saint-Jean-de-Luz


Académie de Caen

Calvados : Jean Rostand, Caen ; Louis Liard, Falaise ; Salvador Allende, Hérouville-Saint-Clair
Orne : Mezeray, Argentan


Académie de Clermont-Ferrand

Puy-de-Dôme : Lycée général et lycée des métiers de la restauration, Chamalières ; Godefroy de Bouillon, Clermont-Ferrand


Académie de Créteil

Seine-et-Marne : Lycée Sourdun ; Gaston Bachelard, Chelles ; Jean Vilar, Meaux ; Henri Becquerel, Nangis
Seine-Saint-Denis : Henri Wallon, Aubervilliers : Olympe de Gouges, Noisy-le-Sec ; Maurice Utrillo, Stains ; Jean-Jaurès, Montreuil
Val-de-Marne : Armand Guillomin, Orly ; Louise Michel, Champigny-sur-Marne ; Louis Armand, Nogent-sur-Marne ; D’Arsonval, Saint-Maur-des-Fossés ;
Maximilien Perret, Alfortville


[b]Académie de Dijon[/b]

Nièvre : Pierre-Gilles de Gennes, Cosne-Cours-sur-Loire
Saône-et-Loire : Henri Parriat, Montceau-les-Mines ; Jeanne d’Arc, Paray-le-Monial ; Camille Claudel, Digoin


Académie de Grenoble

Ardèche : Xavier Mallet, Le Teil
Isère : L’oiselet, Bourgoin-Jallieu : André Argouges, Grenoble
Savoie : Lycée professionnel Monge, Chambéry


Académie de Guadeloupe

Providence, Les Abymes


Académie de Guyane

Félix Eboué, Cayenne


Académie de la Réunion

Georges Brassens, Saint-Denis ;Amiral Pierre Bouvet, Saint-Benoît


Académie de Lille

Nord : Beaupré, Haubourdin ; Des Flandres, Hazebrouck ; Jean Rostand, Roubaix ; Henri Wallon, Valenciennes ; Notre-Dame de Grâce, Maubeuge


Académie de Limoges

Creuse : Raymond Loewy, La Souterraine


Académie de Lyon

Ain : Paul Painlevé, Oyonnax
Rhône : Frédéric Fays, Villeurbanne ; Marcel Sembat, Vénissieux ; Louis Armand, Villefranche-sur-Saône


Académie de Montpellier

Aude : Jules Fil (lycée des métiers), Carcassonne
Gard : Emmanuel d’Alzon, Nîmes
Hérault : Notre-Dame de la Merci, Montpellier ; Georges Pompidou, Castelnau-le-Lez
Pyrénées-Orientales : Déodat de Severac, Céret


Académie de Nancy-Metz

Moselle : Antoine-de-Saint-Exupéry, Fameck ; Jean-Victor Poncelet, Saint-Avold


Académie de Nantes

Loire-Atlantique : Clémenceau, Nantes ; Galilée, Guérande
Vendée : Sainte-Marie du Port, Les Sables-d’Olonne


Académie de Nice

Alpes-Maritimes : Thierry Maulnier, Nice
Var : Paul Langevin, La Seyne-sur-mer ; Rouvière, Toulon


Académie d’Orléans-Tours

Cher : Marguerite de Navarre, Bourges
Eure-et-Loir : Edouard Branly, Dreux
Indre : Blaise Pascal, Châteauroux
Indre-et-Loire : Léonard de Vinci, Ambroise
Loir-et-Cher : Claude de France, Romorantin-Lanthenay
Loiret : Voltaire, Orléans


Académie de Paris

Racine, Paris ; Dorian, Paris ; Rabelais, paramédical et social, Paris ; Henri Bergson, Paris ; Jacquard, Paris


Académie de Poitiers

Charente-Maritime : Léonce Vieljeux, La Rochelle
Deux-Sèvres : Joseph Desfontaines, Melle
Vienne : Lycée professionnel Edouard Branly, Châtellerault ; Lycée pilote innovant international, Jaunay-Clan


Académie de Reims

Ardennes : Jean Moulin, Revin
Aube : Gaston Bachelard, Bar-sur-Aube ; Chrétien de Troyes, Troyes
Marne : Franklin Roosevelt, Reims


Académie de Rennes

Côtes d’Armor : Joseph Savina, Tréguier
Ille-et-Vilaine : Jean Guehenno, Fougères
Morbihan : Notre-Dame-le-Menimur, Vannes


Académie de Rouen

Eure : André Malraux, Gaillon ; Jean Moulin, Les Andelys
Seine-Maritime : Val-de-Seine, Le Grand Quevilly ; Le Corbusier, Saint-Etienne-du-Rouvray


Académie de Strasbourg

Bas-Rhin : Sainte-Clotilde, Strasbourg ; Marc Bloch, Bischheim
Haut-Rhin : Michel de Montaigne, Mulhouse


Académie de Toulouse

Aveyron : Louis Querbes, Rodez
Haute-Garonne : Fonsorbes, Fonsorbes
Hautes-Pyrénées : René Billeres, Argeles-Gazost


Académie de Versailles

Essonne : Robert Doisneau, Corbeil-Essonnes ; Albert Einstein, Sainte-Geneviève-des-bois ; Camille Claudel, Palaiseau
Hauts-de-Seine : Paul Langevin, Suresnes ; Galilée, Gennevilliers
Val-d’Oise : Jean-Jaurès, Argenteuil ; Van Gogh, Ermont ; Jean-Jacques Rousseau, Sarcelles
Yvelines : François Villon, Les Mureaux ; Jean Vilar, Plaisir ; Evariste Galois, Sartrouville
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 24 Avr 2009, 00:00

La coordination nationale Ecole en Danger (regroupement de collectifs de salariés de l’éducation et parents mobilisés contre les réformes Darcos et Pécresse et pour un service public d’éducation de qualité pour tous), réunie à Chenôve (21) le 18 avril pour sa 4° assemblée générale nationale appelle à :

Ø participer activement à la manifestation du 1er mai ;
Ø organiser le dimanche 17 mai, dans tous les départements de France, un pique-nique de défense du service public d’éducation autour des points d’eau : « Avec leurs réformes, Darcos et Pécresse veulent couler l’école publique. Remettons-la à flot » ;
Ø organiser le mardi 26 mai une journée nationale « gilets jaunes » ;
Ø soutenir les actions nationales décidées par la Coordination Nationale des Universités ;
Ø déposer des plaintes contre Base élèves ;
Ø favoriser la diffusion d’autocollants, badges « Ecole en Danger ».

La coordination nationale Ecole en Danger s’est dotée d’une équipe nationale (avec notamment des porte-parole) chargée d’assurer la lisibilité de la coordination nationale Ecole en Danger et la visibilité des actions des collectifs et envoie un porte-parole à la 9° CNU pour envisager la co-organisation d’une action nationale centralisée sur Paris.


La prochaine assemblée générale nationale Ecole en Danger aura lieu le samedi 13 juin à Toulouse.


Porte-parole de la coordination nationale Ecole en Danger :

- Isabelle CAMPANELLA (Lyon) isabelle.campanella @free.fr 04 72 00 84 66

- Bruno EZ-ZAFIR (Villefranche) b.ez-zafir@laposte. net 06 10 59 62 88

- Laurent GUIDET (Toulouse) laurentmireille@ wanadoo.fr 06 63 65 34 37

- Manuel GUILLEN (Montpellier) manumtp@gmail. com 06 10 63 29 84

- Marie HARMI (Guebwiller) marie.harmi@ gmail.com 03 89 76 10 73

- Claire MERVANT (Sète) clairemervant@ orange.fr 06 75 67 64 33

- Audrey RICHARD (Sète) richardaudrey@ free.fr 06 21 76 89 69

- Hassénia SIRAT (Dijon) sirat.hassenia@ hotmail.fr 06 61 41 20 52
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 29 Avr 2009, 10:23

APPEL du 21 AVRIL des enseignants du primaire en résistance


A Marseille, à Toulouse, à Montpellier, à Paris… les pressions de toute sorte contre les enseignants désobéisseurs s’intensifient et les sanctions financières à leur encontre ne cessent de pleuvoir. Au lieu d’engager le dialogue dans un esprit constructif, les inspections académiques s’enferment dans une répression disproportionnée visant à faire rentrer dans le rang les enseignants qui, en conscience, refusent d’appliquer les dispositifs et les programmes pédagogiques qui remettent en cause le sens profond de leur mission.

Malgré cette répression, les enseignants désobéisseurs n’abandonnent pas leurs convictions pour faire vivre, chaque jour, une école de la solidarité et de la réussite pour tous. Ils ont le soutien massif des parents d’élèves. Une caisse de solidarité nationale a été mise en place afin de soutenir les enseignants sanctionnés par des retraits de salaire et leur permettre de ne pas céder. Et ils ne céderont pas !

L’heure est grave ! Il est minuit moins cinq dans la nuit où le gouvernement a programmé la mort de l’école de la République. Il n’est pas fatal que cette heure sonne.

C’est pourquoi les enseignants en résistance pédagogique appellent solennellement :

- les enseignants du primaire à amplifier et à radicaliser le mouvement de résistance au démantèlement de l’école publique, par la désobéissance pédagogique ciblée et affichée.
- les syndicats à reprendre à leur compte le mot d’ordre de la désobéissance civile pour faire échec aux lois qui déconstruisent le service public d’éducation.
- les parents d’élèves à multiplier les initiatives de protestation et de blocage susceptibles de faire pression sur l’autorité hiérarchique qui reste sourde au dialogue.
- les citoyens à exiger un grand débat national et des Etats généraux de l’éducation pour penser l'avenir de l'enseignement public, de la maternelle à l’université.
- les élus à s’engager instamment à défendre l'intérêt du peuple, en sauvegardant le système éducatif français.

Les enseignants du primaire en résistance pédagogique appellent la société civile à l’insurrection non-violente afin de faire barrage à la destruction de l’école publique et défendre l’intérêt de l’enfant avant tout au sein d’une école du progrès pour tous.

Ils appellent à une 3ème journée de la désobéissance dans l’Education Nationale le mercredi 6 mai, après celles du 17 décembre et du 11 mars. A cette occasion, le seuil symbolique des 3 000 enseignants désobéisseurs sera atteint, ce qui représente le plus important mouvement de désobéissance civile que l’Education Nationale ait jamais connu.

La victoire est possible si nous le voulons ! A nous de le décider, en pensée et en actes !

Mouvement des enseignants du primaire en résistance fédérés par le blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 24 Mai 2009, 16:20

FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE
Membre de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU)
10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS
Tél : 01 46 34 21 50 - Fax : 01 46 34 21 84
Courriel : « libre.pensee@wanadoo.fr »


- COMMUNIQUÉ -


Pour la pleine Séparation de l’Enseignement public et des écoles privées !


Nous avons pris connaissance, par nos Fédérations départementales de la Région Rhône-Alpes, d’une atteinte très grave à la laïcité. Pour la première fois, le Rectorat de Grenoble a décidé qu’un grand nombre de lycées privés seront centres d’examen pour le baccalauréat 2009. La Fédération Nationale de la Libre Pensée ne peut accepter que les élèves passent les épreuves du Baccalauréat, diplôme national et républicain, avec un crucifix au dessus de leur tête ou qu’un employé de l’évêché du diocèse soit le maître à bord lors des examens et donne des ordres aux enseignants fonctionnaires.

L’État français possède le monopole national de la collation des grades. Le baccalauréat est un diplôme d’état, et le principe républicain établit que seuls les établissements laïques qui accueillent tous les élèves sans exception sont habilités pour être les centres d’examens et concours d’État. Selon la Loi du 18 mars 1880 relative à la liberté de l’enseignement supérieur (Art. 1er) : « Les examens et épreuves pratiques qui déterminent la collation des grades ne peuvent être subis que devant les facultés de l’État ».

Notre organisation défend la Loi de Séparation des Églises et de l’État et, à ce titre, demande l’abrogation de toutes les lois antilaïques, en particulier de la loi Debré qui, la première, a permis de considérer de fait les établissements confessionnels comme participant au service public. Elle considère que cette mesure est une atteinte supplémentaire à la laïcité de l’École.

C’est pourquoi la Libre Pensée s’est adressé à Monsieur le Recteur, Madame et Monsieur les Inspecteurs d’Académie de l’Ardèche et de la Drôme, pour qu’ils reviennent sur cette décision. En tout état de cause, il leur appartient d’assurer la neutralité des centres d’examen et l’égalité des candidats, quelles que soient leurs convictions, pour éviter tout préjudice susceptible de faire grief, ou, ce qui est tout aussi grave, d’affecter la liberté de conscience des élèves ou des surveillants des épreuves.

Enfin, il ne saurait être question que les employés des associations confessionnelles qui dirigent les établissements privés, soient subrogés dans les attributions hiérarchiques des proviseurs et puissent convoquer les fonctionnaires de la République ou leur donner des ordres.

Après la signature, le 18 décembre 2008 d’un accord diplomatique sur la reconnaissance des diplômes de « l’enseignement supérieur » catholique, au nom du processus de Bologne, initié par l’Union européenne, un pas de plus est franchi.

La France n’est pas l’Italie : nous ne voulons pas d’affaire Franco Coppoli en France (professeur sanctionné pour avoir refusé la présence d’un signe religieux dans une salle de classe). C’est aussi pourquoi, la Libre Pensée a fait interdire, par le Tribunal administratif, la présence d’un crucifix dans la cantine municipale de la commune de Wandignies-Hamage dans le département du Nord. La Libre Pensée s’est adressé officiellement à madame Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, pour qu’elle ordonne au Préfet de faire exécution du jugement. En effet, Madame le Ministre semble plus prompte à faire expulser les travailleurs immigrés qu’à faire appliquer la loi laïque et républicaine dans nos institutions.

La Libre Pensée n’acceptera jamais ce qu’elle a combattu hier

Depuis l’avènement de la Loi Debré, la Libre Pensée a toujours refusé les lois antilaïques. Elle est toujours restée fidèle au mot d’ordre républicain « Fonds publics à l’École publique, fonds privés à l’école privée ». C’est pourquoi, dès 1983, elle a manifesté publiquement sa totale opposition au projet du « Grand Service public unifié » dit projet « Savary » qui visait à unifier l’enseignement public et l’enseignement privé sur le mode de fonctionnement des écoles catholiques.

La loi Jospin de 1989, les Accords Lang-Cloupet, les concours publics passés dans les écoles privées, les crucifix dans les locaux scolaires, la reconnaissance des diplômes catholiques, tout cela participe de l’unification de l’enseignement public avec les écoles catholiques. C’est une nouvelle offensive contre la laïcité de l’École publique et de l’État.

À l’heure où d’aucuns en appellent à nouveau à un « grand service public d’éducation, unifié et laïque, national et rénové », la Libre Pensée indique clairement qu’elle ne sera pas partie prenante de cette nouvelle trahison.

Elle appelle tous les laïques et leurs associations à se mobiliser pour la défense du principe de Séparation des Églises et de l’État, tel qu’il est institutionnalisé par la loi du 9 décembre 1905 !


Pas de patrons, pas de curés à l’École laïque !
Pas d’examens publics, pas de “collation des grades” par et dans les écoles des curés !


Paris, le 30 Avril 2009
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 25 Mai 2009, 21:07

Halte aux sanctions !

Les syndicats FSU, SGEN-CFDT, SUD-Education, UNSA-Education, SDEN CGT demandent la levée de toutes les sanctions financières envers les collègues qui n’ont pas fait passer les évaluations nationales CM2 ou/etqui n’ont pas mis en place « l’aide personnalisée », selon les impératifs exigés.
http://www.darcos-demission.org/docs/ha ... ctions.pdf
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 28 Juin 2009, 11:49

En plus d'Erwan Redon, quelques exemples parmi d'autres...

Pas tout seul : répression à tout-va dans l'éducation nationale

- Pascal Diard est enseignant certifié en Histoire-Géographie au lycée Suger à Saint-Denis (93), militant syndical à Sud éducation et animateur du GFEN (Groupe Français d’Éducation Nouvelle), et à ce titre il met en place des projets, des actions de formation et des pratiques pédagogiques alternatives. Suite à une inspection, un rapport à charge rend compte de façon déformée de la séance observée. Il risque le licenciement.
Pétition en ligne : http://www.sudeducation.org/article3113.html#sp3113

- Alain Refalo (initiateur du mouvement de résistance pédagogique chez les enseignants du primaire) est convoqué devant une CAPD le 9 juillet à 15 heures (Toulouse). Il lui est repproché un refus d'obéissance, un manquement au devoir de réserve, une incitation à la désobéissance collective et une attaque publique contre un fonctionnaire de l'Éducation Nationale.
Un rassemblement est prévu à Toulouse à 14 heures devant l'Inspection d'Académie.
Pétition en ligne : http://31.snuipp.fr/

- Bastien Cazals (enseignant désobéisseur déjà sanctionné de 36 jours de retraits sur salaire et auteur du livre Je suis prof et je désobéis ) a reçu un courrier de l’Inspecteur d’Académie de l’Hérault lui intimant l’ordre de ne plus communiquer avec aucun media pour tout sujet ayant rapport avec ses fonctions. Il engage un recours au tribunal administratif. de Montpellier. L'audience est prévue le 6 juillet à 15 heures.

- Jean-Yves Le Gall, directeur de l’école élémentaire de Notre Dame de Vaulx en Isère, a toujours dit non au fichage des enfants. Il fait partie des 190 directeurs rassemblés au sein du collectif national de résistance à base élèves qui ont signé un engagement à ne pas renseigner Base Elèves. On lui a signifié qu'il perdait son poste de directeur au 1er septembre 2009. C’est la première fois qu’une telle sanction est prononcée à l’encontre d’un directeur à qui le seul et unique reproche qui est fait et la non-saisie de base élèves.
Pétition en ligne : http://www.lapetition.be/en-ligne/souti ... -4337.html

- Erwan Redon, Professeur des écoles à Marseille. Il risque le licenciement. Il est convoqueéle 7 juillet 2009 devant une CAPD. Un rassemblement est prévu à Marseille à 9 heures. Hébergement possible.
Pétition en ligne : http://www.soutienerwanredon.org/index. ... ry&catid=1
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