L'université en lutte

Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 16 Sep 2017, 15:49

Arthur, Paris 1. « Après la réussite du 12, la priorité sur les facs, c’est de préparer le 21 ! »

Le 12 septembre a été l’occasion pour la jeunesse étudiante et travailleuse de renouer avec la rue, contre la politique anti-sociale d’Emmanuel Macron et de son gouvernement. Retour sur cette première journée avec Arthur, étudiant à Paris 1, et membre du NPA-Jeunes.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Arth ... arer-le-21
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: L'université en lutte

Messagede Béatrice » 19 Sep 2017, 17:36

mercredi 20 septembre 2017 à MARSEILLE

-15 h 30 devant les grilles du Pharo

Rassemblement
Contre la signature de l’accord cadre entre Aix-Marseille Université et le MEDEF
à l’appel des syndicats CGT FERC Sup, CGT INRA, SNTRS CGT, SNCS FSU, SNESUP FSU, SNASUB FSU, Sud Éducation, Sud Recherche EPST, UNEF

Contre la signature de l’accord cadre entre AMU et le MEDEF prévue mercredi 20 septembre à 16h. Rassemblement à 15h30 devant les grilles du Pharo (avec drapeaux).

Lire le communiqué :
https://amubox.univ-amu.fr/index.php/s/XzzqCBuzJbl21iF
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
Béatrice
 
Messages: 2735
Enregistré le: 09 Juil 2011, 19:58

Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 23 Sep 2017, 17:52

La perspective d’une sélection agite la rentrée universitaire - Faïza Zerouala, Médiapart, 14 septembre 2017

La ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, entend instaurer un système de prérequis à l’entrée de la licence. La réforme reste encore floue et la concertation qui vient de débuter livrera ses conclusions à la fin octobre. D’ici là, la communauté éducative redoute l’instauration d’une sélection déguisée. Pour apaiser le débat, la ministre a annoncé une hausse du budget de 700 millions d’euros en 2018.

Le suspense est largement éventé. Les modalités d’accès en licence à l’université vont être modifiées dès la rentrée 2018. La question reste de savoir dans quel périmètre. Le terme de sélection reste tabou à l’université. Mais, peu à peu, ce totem se fissure. Ce qui est sûr, c’est que la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, reprenant ce qui a été distillé tout au long de la campagne présidentielle par Emmanuel Macron, aimerait mettre en place des « prérequis » pour chaque filière.

Interrogée le 14 septembre sur ce dossier brûlant sur France Inter, la ministre a usé de toutes les acrobaties sémantiques pour éviter de dire que le gouvernement entend introduire une forme de sélection. « L’accès à l’enseignement supérieur reste un droit », a-t-elle plaidé, avant d’expliquer que « la sélection, c’est dire oui ou dire non. L’objectif, ce n’est pas de dire non, mais de dire oui, mais… » Tout tient dans ce « mais ».

Sachant le dossier explosif, l’exécutif a lancé une concertation avec la communauté universitaire. Les réunions des onze groupes de travail ont débuté le 11 septembre. Leurs propositions sont attendues pour la fin octobre. L’un d’entre eux doit réfléchir à la réforme des modalités d’accès à l’enseignement supérieur. Pour le moment, le code de l’éducation interdit la sélection à l’entrée à l’université pour les filières dites « libres », c’est-à-dire non sélectives, accessibles sous réserve d’obtenir le bac, quelle que soit la série. L’autre élément mis en avant par l’exécutif est le taux d’échec en première année de licence. « 60 % des étudiants sont en échec », dit Frédérique Vidal. Le chiffre est vertigineux et permet de justifier une réforme d’ampleur, voire l’introduction d’une forme de sélection. La ministre reconnaît que la moitié d’entre eux sont des étudiants « fantômes », inscrits à l’université sans y aller.

Reste à trouver un moyen pour désengorger l’université, qui accueille 62 % des jeunes bacheliers. Sur France inter, la ministre a émis plusieurs pistes. D’abord les prérequis. Des stages de remise à niveaux ou une année de « remédiation », c’est-à-dire une année zéro, sont par exemple envisagés. Ou encore de travailler sur une meilleure orientation et un meilleur accompagnement des jeunes titulaires de bacs professionnels et technologiques. Une augmentation du nombre des places en BTS et IUT est prévue. Rien de plus précis n’a filtré. Le gouvernement met ainsi l’accent sur sa volonté de dialoguer et de prendre en compte les desiderata de toutes les parties en présence.

Pour le moment, la circonspection domine parmi les acteurs concernés. Hervé Christofol, du Snesup, craint que le nombre élevé de réunions, « 55 en un mois et demi », ne débouche sur rien et ne transforme le projet en usine à gaz. « On espère que ce n’est pas pour noyer le poisson et que cela ne va pas aboutir à imposer une solution, comme ce qui s’est passé avec les ordonnances. » Lilâ Le Bas, présidente de l’Unef, se dit elle aussi inquiète des débouchés de la concertation. « Rien n’est acté. Nous n’avons aucune information, résume-t-elle. Si on dénonce le tirage au sort, ce n’est pas pour avoir à la place une forme de sélection avec, de fait, des orientations par défaut. » Pour la deuxième organisation étudiante, il est hors de question d’accepter que les bacs technologique et professionnels soient empêchés d’accéder aux licences. Lilâ Le Bas considère que cela remettrait en cause la justice sociale. « Quand on trie, il y a toujours le haut de la pile et le bas. Ce serait accroître les inégalités sociales que d’introduire une différence entre les séries de baccalauréat. »

... http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article7848
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 23 Sep 2017, 19:36

Appel des étudiant.es de Nanterre à poursuivre le mouvement

Nous, étudiant.es de Nanterre réuni.es en Assemblée Générale, ce jeudi 21 septembre 2017 affirmons notre rejet des ordonnances de Macron et des multiples attaques annoncées par ce gouvernement.

En effet, celui-ci se montre déterminer à remettre en cause les conditions de travail des « fainéants » par le biais de la loi Travail XXL. Une réforme du Code du Travail qui est dans la continuation de la première contre laquelle on s’est battu et qui suit la même logique : rendre les salariés plus corvéables face à des patrons plus avide de profit. Comme si fragiliser notre entrée dans le monde du travail ne suffisait pas, Macron menace aussi nos conditions d’études, en annonçant la mise en place de la sélection à l’entrée de la L1. Et la longue liste d’attaques se poursuit : réforme des APL, de la CSG, suppression massive de contrats aidés et de poste de fonctionnaire, coupes budgétaires dans les services publics, etc…

Un mouvement d’ensemble de la jeunesse et des salariés contre ces projets est le seul biais par lequel on arrivera à faire reculer ce gouvernement. Pour cela, la mobilisation de la jeunesse ne peut pas s’arrêter le 21 septembre.

Ainsi nous appelons :

- à préparer une nouvelle journée de mobilisation nationale et de grève dans les universités le jeudi 28 septembre.
- à travailler à la massification du mouvement par un travail d’explication le plus large possible sur les conséquences des ordonnances et de l’ensemble des attaques de Macron
- à ce que des initiatives soient prises pour faire le lien avec les travailleur-euse-s et les lycéen-e-s mobilisé-e-s, dans la perspective d’un tou-te-s ensemble.


https://www.facebook.com/luttesinvisibles/
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 27 Sep 2017, 14:38

Reprendre la rue le 28 septembre avec les retraité-es !

Communiqué de presse des étudiant-es mobilisés

A la suite de la manifestation contre les ordonnances Macron du 21 septembre dernier, une assemblée interfac s’est réunie pour décider des suites aux mouvements. Celle-ci a regroupé des étudiant-es mobilisés de plusieurs universités de région parisienne : Paris 1, Paris 3, Paris 5, Paris 6, Paris 7, Paris 8, Paris 10 et Sciences Po ainsi que d’autres écoles publiques et privées.

Face au constat qu’uniquement la mobilisation des jeunes et des salarié-es permettra de faire reculer Macron, la sélection à l’université et toutes les autres mesures antisociales annoncées par le gouvernement, cette assemblée a voté majoritairement de relayer l’appel des étudiant-es de Paris 10 Nanterre ci-dessous à poursuivre le mouvement. Ainsi, elle appelle à rejoindre la journée du 28 septembre à l’initiative des syndicats de retraité-es et à faire des manifestations dont celle parisienne une nouvelle journée de mobilisation contre la loi Travail XXL et la sélection. Ils incitent l’ensemble des travailleurs opposés à cette réforme à se joindre à l’initiative du 28 septembre.

Les différentes universités présentes se sont notamment engagées à soutenir la grève reconductible des routiers et de participer aux actions de blocage prévues.

Appel des étudiant-es de Nanterre à poursuivre le mouvement

Nous, étudiant-es de Nanterre réuni.es en assemblée générale ce jeudi 21 septembre 2017 affirmons notre rejet des ordonnances de Macron et des multiples attaques annoncées par ce gouvernement.

En effet, celui-ci se montre déterminer à remettre en cause les conditions de travail des « fainéants » par le biais de la loi Travail XXL. Une réforme du Code du Travail qui est dans la continuation de la première contre laquelle on s’est battu et qui suit la même logique : rendre les salarié-es plus corvéables face à des patrons plus avides de profit. Comme si fragiliser notre entrée dans le monde du travail ne suffisait pas, Macron menace aussi nos conditions d’études, en annonçant la mise en place de la sélection à l’entrée de la L1. Et la longue liste d’attaques se poursuit : réforme des APL, de la CSG, suppression massive de contrats aidés et de poste de fonctionnaire, coupes budgétaires dans les services publics, etc…

Un mouvement d’ensemble de la jeunesse et des salarié-es contre ces projets est le seul biais par lequel on arrivera à faire reculer ce gouvernement. Pour cela, la mobilisation de la jeunesse ne peut pas s’arrêter le 21 septembre.

Ainsi nous appelons :

à préparer une nouvelle journée de mobilisation nationale et de grève dans les universités le jeudi 28 septembre,
à travailler à la massification du mouvement par un travail d’explication le plus large possible sur les conséquences des ordonnances et de l’ensemble des attaques de Macron,
à ce que des initiatives soient prises pour faire le lien avec les travailleur-euses et les lycéen-es mobilisés, dans la perspective d’un tou-tes ensemble.

Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: L'université en lutte

Messagede Pïérô » 05 Oct 2017, 15:36

Pour un mouvement de la jeunesse contre la sélection à l’université

Un appel pour que la jeunesse converge autour d’un mot d’ordre contre la sélection et "l’autonomisation des universités".

Pour un mouvement de la jeunesse contre la sélection à l’université

Macron a démarré fort. Multipliant les attaques néolibérales dans tous les domaines de la vie, il commence à se faire des ennemi.e.s dans de nombreux secteurs. Les syndicats se rangent en ordre de bataille contre les ordonnances, les fonctionnaires se mobilisent contre le gel de la valeur du point indice, le rétablissement de la journée de carence, et la suppression de 130.000 emplois aidés, et les retraité.e.s ont pris la rue contre la hausse de la CSG.

Les journées de mobilisation s’enchaînent avec ces différent.e.s acteurs et actrices prenant part à la contre-offensive anti-Macron. Mais le grand absent dans tout ça, c’est la jeunesse. Certes présente en cortège de tête lors des manifestations intersyndicales du 12 et 21 septembre, les mobilisations locales dans les lycées et les facs sont rares, voire inexistantes. Pendant le mouvement contre la loi "Travaille !" du printemps 2016, la jeunesse s’était fait remarquée comme étant le fer de lance du mouvement, "débordant" les cadres de contestation syndicaux et provoquant une intensification de la lutte contre la politique néolibérale du PS.

Mais aujourd’hui, alors que tout se joue, la jeunesse se fait surtout remarquer par son absence. Les quelques blocus de lycées le 12 septembre n’ont pas tenu, et les Assemblées étudiantes peinent à mobiliser. Mais il faut le répéter, C’EST AUJOURD’HUI QUE TOUT SE JOUE. Si les ordonnances passent, si les réformes de l’éducation, du logement et de la santé sont actées, si l’état d’urgence permanent est instauré sans contestation, Macron aura carte blanche pour faire tout ce qu’il veut pendant les 5 prochaines années, détruisant le peu de "social" qu’il reste dans ce pays tout en armant légalement l’exécutif et militairement les forces de l’ordre.

Construire un mouvement de jeunes

Les dernières grandes luttes de la jeunesse dans le monde de l’éducation datent d’une dizaine d’années (sans oublier bien sûr les révoltes de 2005), lorsque les lycéen.ne.s et étudiant.e.s se sont soulevé.e.s victorieusement contre le CPE en 2006, puis (moins victorieusement) contre la LRU en 2007. La force de ces mouvements résidait dans leurs revendications, qui sont partis d’appels à retirer ces projets de loi pour devenir des critiques de l’ensemble d’un système de gouvernance économique. Mais il ne faut pas négliger la puissance potentielle des premiers appels au retrait de ces lois, car elles permettent surtout aux concerné.e.s de se positionner en temps que sujet politisé directement atteint par ces attaques systémiques. Ce positionnement est essentiel pour lancer ces dynamiques de luttes, pour faire croître le sentiment désabusé et de révolte, et pour faire converger un certain nombre de personnes dans une contre-offensive en mesure de faire trembler le pouvoir. Il a fallu que le CPE et la LRU soient perçus comme étant des affronts spécifiquement contre la jeunesse pour qu’elle soit en mesure d’y répondre de façon combative.

Il peut nous paraître clair que ce n’est pas seulement contre telle ou telle réforme que l’on se bat, mais bien contre un ensemble de structures de gouvernance. Mais il faut avant-tout que s’étende le spectre de sujets politisés, pour qu’ensuite se radicalisent nos revendications. On n’est seulement contre Macron et son monde lorsqu’on peut collectivement proposer des alternatives.

Contre la sélection et son monde

Pour effectuer une convergence des luttes, il faut d’abord qu’il y ait des luttes. Si la jeunesse veut se coordonner et avoir son mot à dire aux côtés des salarié.e.s, des retraité.e.s, et des fonctionnaires, il faut qu’elle se constitue autour d’une base de revendications qui lui sont propres. Et on n’est clairement pas en manque de revendications. Ce qui vient en termes de réforme à l’éducation est d’une violence structurelle inégalée depuis des années. Outre la suppression de 331 M€ de crédits sur le budget 2017 de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, il y a la refonte de l’université publique en machine à production privée et hors-de-prix, réservée aux élites du pays.
• A la rentrée 2018, la mise en place de la sélection à la fac dès la L1, avec un système de prérequis, coïncidera avec une réforme du bac qui aura pour objectif de renforcer le lien entre les entreprises et le bac professionnel. Cette double-mesure fermera l’enseignement supérieur aux classes populaires et de façon plus large à tou.te.s celleux qui seront considérés comme “pas assez méritant.e.s”. Alors que la rentrée 2017 a vu une quantité sans précédent de "sans-facs" se faire refuser l’accès à l’université, cette sélection laissera des dizaines de milliers de bachelier.e.s sans possibilité d’étudier après le lycée.
• La facilitation du changement des statuts des universités en "grands établissements" apportera, sous la devise de "l’autonomisation des universités", plus d’opacité dans la gestion, plus de sélection, une explosion des frais d’inscriptions, ainsi que la réduction des droits des étudiant·e·s et du personnel, comme ça a été le cas à l’Université de Lorraine ou encore à Paris IX - Dauphine, où les frais de scolarité pour certaines licences dépassent les 7000€ !
• Pour accompagner cette "autonomisation de l’université", le gouvernement prévoit le Projet d’Investissement d’Avenir III (PIA 3), qui octroiera des financements publics aux facs créant des cursus sélectifs.
• Pour financer les coupes budgétaires et cette "autonomisation", ce seront les étudiant.e.s étranger.e.s non-ressortissant.e.s de l’Union Européenne en particulier qui verront leurs frais d’inscription augmenter.
• Et les mesures du gouvernement contre la jeunesse ne s’arrêtent pas là : les réductions des APL touchent près d’un million d’étudiant.e.s, et les ordonnances touchent déjà les 46% d’étudiant.e.s qui sont salarié.e.s.
• Alors que la jeunesse s’était remontée contre le CPE, qui prévoyait 2 ans de période d’essai pour les moins de 26 ans, les ordonnances ouvrent la possibilité aux entreprises de fixer leur propre période d’essai pour les CDI. Ce qui veut dire que la durée de la période d’essai sera indéterminée légalement, et aux mains des patrons. On peut ainsi imaginer l’entrée dans le monde du travail comme étant le passage vers le précariat généralisé, où on se voit enfermer dans une logique hyper-productiviste et se faire retirer tout droit à la grève et à l’organisation syndicale, car licenciable à tout moment.

Macron : ta période d’essai est finie

Ce qui nous reste à faire est clair : construire un mouvement de la jeunesse autour des problématiques qui lui sont propres. La sélection en L1 et "l’autonomisation des universités" sont trop gros pour laisser passer. Convergeons autour d’un mot d’ordre clair : l’éducation se doit d’être ouverte à tou.te.s.

Si nous voulons faire reculer ce gouvernement sur ces mesures, et si nous voulons l’empêcher de faire de ce pays un énième laboratoire d’expérimentation du néolibéralisme, organisons-nous dès maintenant dans les lycées et les facs, avec les enseignant.e.s et le personnel. Un appel circule déjà pour faire du 10 octobre une journée d’action pour la jeunesse. Préparons cette journée d’action, bloquons les lycées et les facs, soyons inordonnables. Mais surtout, construisons un mouvement de jeunesse, aux côtés des autres secteurs en lutte.

Faisons de ce quinquennat leur cauchemar.


https://paris-luttes.info/pour-un-mouve ... nesse-8818
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 20295
Enregistré le: 12 Juil 2008, 21:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 07 Oct 2017, 14:35

400 étudiants en Assemblée Générale

Toulouse. Les étudiants du Mirail appellent à la grève et à manifester le 10 octobre

Ce mercredi 4 octobre avait lieu la première assemblée générale des étudiants de l’université du Mirail à Toulouse. Avec 400 participants, cette « première » contre les ordonnances Macron est un signal positif.

Bien sûr, des étudiants du Mirail avaient participé aux cortèges toulousains des 12 et 21 septembre dernier, date des deux premières manifestations contre les ordonnances Macron, témoignant d’une réelle colère contre la politique du gouvernement. Toutefois, la rentrée des cours le 25 septembre dernier n’avait pas permis l’organisation d’une Assemblée Générale sur le campus, véritable baromètre des possibilités de mobilisation. C’est ainsi que l’AG de ce 4 octobre avait des allures de test.

Avec 400 étudiants présents dans le Grand Amphi, ce qui en fait la plus grosse AG de ce début de mobilisation à échelle nationale, la « première » du Mirail a été réussie. Y ont été abordés les thèmes des problèmes spécifiques à l’université, du contenu des ordonnances Macron tout comme de la convergence des luttes entre étudiants et travailleurs ou bien encore la question de la mobilisation pour l’auto-détermination en cours en Catalogne. C’est ainsi que les étudiants ont voté, entre autre, une motion de soutien au peuple Catalan, la grève avec barrage filtrant (c’est à dire, une diffusion massive de tracts à l’entrée de la faculté et un rassemblement) ainsi que la tenue d’une nouvelle

... http://www.revolutionpermanente.fr/Toul ... 10-octobre
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 08 Oct 2017, 15:16

Alternative Libertaire, Clash d'octobre

Image
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 15 Oct 2017, 18:13

Universités : Sélection, la ligne rouge à ne pas franchir

Le gouvernement a lancé une «  concertation  » visant à mettre en place la sélection à l’entrée de l’université, sous la forme de prérequis pour intégrer les différentes filières, à la rentrée 2018. Il se pense suffisamment fort pour attaquer conjointement les salarié.es, avec la réforme du Code du travail, et la jeunesse scolarisée, en détruisant un acquis qu’elle a toujours défendu avec succès. Détrompons-le.

Le projet de sélectionner les étudiants et étudiantes qui auraient le droit d’entrer à l’université est aussi vieux que la massification scolaire. Forcément  : les études supérieures sont l’un des moyens les plus efficaces pour légitimer les inégalités sociales dans des sociétés prétendument égalitaires. Ce n’est donc qu’avec réticence qu’on laisse les classes populaires y accéder. Dès les années 1960, un ministre, Fouchet, propose des mesures sélectives. Mais c’est surtout en 1986 que Devaquet tente de mettre en place la sélection et la hausse des frais d’inscription. Devaquet, ou le traumatisme des «  réformateurs  » de l’enseignement supérieur  : une mobilisation monstre des lycées et universités, Malik Oussekine assassiné par la police à la suite d’une manifestation, la démission du ministre et l’abandon du projet.

Depuis, c’est la ligne rouge pour les gouvernants comme pour les étudiants et étudiantes  : impossible en France de sélectionner ou d’augmenter les frais d’inscription dans les universités sans allumer l’étincelle de la révolte.

APB : faillite organisée

Diverses voies de contournement existaient cependant, largement favorisées par les réformes néolibérales de l’enseignement supérieur  : sélection dans certaines filières, frais d’inscription illégaux... Et une première brèche en décembre 2016  : la sélection en première année de master devient possible. Pas avare de recyclage de vieilles lubies sous couvert d’«  innovation  », le gouvernement Macron a rouvert le dossier. La sélection sera effective dès la rentrée 2018, sous la forme de prérequis pour intégrer les différentes filières. Le bac, bientôt réformé lui aussi, ne suffira plus. Après une mascarade de «  concertation  », la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal annoncera ses décisions en novembre.

Le gouvernement est bien aidé par la faillite organisée du système existant. Depuis 2008, l’accès des futur.es bacheliers aux études supérieures est géré par un algorithme nommé APB, pour admission post-bac. Les lycéens entrent des vœux sur un site internet, les universités leurs places dans chacune de leurs formations. Secouez-bien, et vous obtenez une répartition des étudiants dont personne ne maîtrise les critères et qui mécontente tout le monde  : les personnels des universités et de l’Éducation nationale, les lycéens et leurs familles...

À cet algorithme est déléguée la gestion de la pénurie  : on a en effet asphyxié financièrement les universités sans leur permettre de créer les locaux et les postes suffisants pour accueillir toutes celles et ceux qui souhaitent poursuivre leurs études. On aboutit ainsi à la catastrophe de 2017  : recours croissant au tirage au sort pour sélectionner les candidats, 87 000 étudiants sans affectation le 15 juillet...

On pourra bien changer l’algorithme, «  orienter  » les lycéens et lycéennes, pousser les murs, 87 000 étudiantes et étudiants, cela veut dire qu’il faut construire au minimum trois universités. Au lieu de quoi, gouvernement et présidents d’université s’emploient à rendre la situation inacceptable, de façon à légitimer la sélection au «  mérite  ». Comme si elle n’était pas aussi injuste que le tirage au sort dans un pays où l’accès à l’université est un droit. Comme s’il était pertinent de demander à des jeunes de 18 ans d’avoir déjà fait leurs preuves, alors qu’ils ont commencé leur vie dans des conditions radicalement hétérogènes en termes d’environnement social, économique et scolaire.

Alors, la sélection, on les laisse la faire  ? Défendre l’égalité d’accès à l’université, ce n’est pas dire qu’il n’y a pas de salut en dehors des études. C’est exiger leur démocratisation pour qu’en cessant d’être réservées à certains, elles perdent aussi le rôle qui leur est attribué  : permettre de donner moins à ceux qui n’en font pas. C’est en faire une voie d’émancipation, parmi d’autres, pour celles et ceux qui le souhaitent. Aujourd’hui comme en octobre 1967, les murs craquent sous l’afflux d’étudiantes étudiants. La colère peut exploser. Pour les militants lycéens, étudiants, de l’éducation, l’enjeu est de mettre toutes les forces dans le travail d’information, de mobilisation, de faire converger cette lutte avec celle contre les ordonnances travail. Le gouvernement se croit capable de mener de front une réforme du Code du travail et l’instauration de la sélection à l’entrée de l’université. Chiche.

Julie (AL Saint-Denis)


Idées reçues sur la sélection


Il y a trop d’échec en premier cycle, parce qu’il n’y a pas de sélection à l’entrée.

Faux. Un étudiant sur deux ne valide pas sa première année. Mais un étudiant sur deux, c’est aussi la part de celles et ceux qui doivent exercer un emploi salarié en parallèle de leurs études, pendant l’année universitaire (si l’on ajoute celles et ceux qui travaillent seulement pendant les vacances, on atteint une proportion de 73 %). C’est cela qui diminue leurs chances de réussir.

L’échec en premier cycle, ce sont les bacs pros qu’on laisse s’inscrire à l’université.

Faux. Les titulaires d’un bac professionnel représentent 4 % des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur. Une goutte d’eau. Cela ne devrait pas être sorcier de leur donner les moyens de réussir, notamment par un accompagnement méthodologique.

On ne peut pas accueillir tous les étudiants qui le souhaitent dans des filières qui n’ont pas assez de débouchés.

Faux. À terme, les étudiants diplômés du supérieur trouvent plus facilement des emplois stables que les autres. Bien souvent, il ne travaillent pas dans le débouché «  naturel  » de leur filière  : l’université dispense une formation généraliste permettant d’exercer des métiers différents. C’est ensuite aux entreprises d’apprendre aux salarié.e.s ce qu’ils ont à faire sur le poste précis qu’ils occupent, même si elles essaient de sous-traiter cette tâche au service public à travers l’impératif de «  professionnalisation  » des formations. Contrairement à une autre idée reçue, les étudiants des universités ne souffrent pas d’une méconnaissance du monde de l’entreprise, puisqu’ils y travaillent déjà pour beaucoup (voir supra)  !

Source des données chiffrées  : enquête Conditions de vie des étudiants 2010 de l’Observatoire national de la vie étudiante.

http://www.alternativelibertaire.org/?U ... s-franchir
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 15 Oct 2017, 18:26

L’austérité dans l’enseignement supérieur et la recherche : « Il y en a marre ! »

Appel intersyndical SNESUP-FSU, SUD Recherche EPST, SUD Education, UNEF, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNTRS-CGT, CGT-FERCSUP, CGT-INRA et Solidaires Étudiant-e-s

L’austérité dans l’enseignement supérieur et la recherche : « Il y en a marre ! »

Les syndicats soussignés appellent à organiser des assemblées générales dans tous les établissements entre le 9 et le 20 octobre 2017 dans la perspective de construire des actions dans notre secteur.

Le Gouvernement Macron accumule les mesures contre les agent.e.s de la Fonction publique : gel de la valeur du point indice, rétablissement de la journée de carence, hausse de la CSG à 1.7% sans garantie de compensation, perspective de 120 000 suppressions d’emplois dans la fonction publique. Sans compter les menaces contenues dans les ordonnances « loi travail » qui après avoir touché le secteur privé seraient sans nul doute transposées dans le public : le « contrat de projet » (synonyme de précarité à vie !), la disparition des CHSCT, l’affaiblissement des règles nationales au profit « d’arrangements locaux »…

Une rentrée sous le signe de l’austérité

Dans notre secteur, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR) a annoncé une hausse de son budget de 700 M€ en 2018. Cette faible augmentation sera en réalité absorbée pour près de la moitié par le remboursement de la dette contracté auprès des organismes internationaux de recherche. Il restera 400 M€ pour financer les évolutions de carrière, remplacer les départs, pour répondre à l’augmentation continue du nombre d’étudiants, pour rénover les bâtiments, développer la recherche, réduire l’emploi précaire et améliorer les conditions de travail. 25 M€ supplémentaires iraient aux laboratoires. Lesquels ? Sous quelles formes ? Rapporté au nombre de laboratoires, c’est infinitésimal ! Pour rappel 331 M€ ont été annulés sur le budget 2017 au début de l’été dont 95 M€ de crédits pour la recherche et les formations universitaires !

Bref, les universités et les laboratoires seront toujours confrontés à la misère de leurs financements, à la course épuisante et sans fin aux contrats, dont la très grande majorité est finalisée. Les 70 000 précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche n’auront toujours pour la plupart d’entre eux que pôle emploi comme horizon.

Des rémunérations indignes et la précarité pour les plus jeunes

Les rémunérations des personnels titulaires sont de 30 à 40% inférieures aux autres secteurs de la Fonction publique, le nombre de recrutements ridicule, les carrières bloquées, sans parler des postes gelés et des établissements en déficit. Tout cela impacte largement les conditions d’études des étudiants qui, cette année, ont été les premières victimes du manque de budget avec près de 4000 jeunes bacheliers qui n’ont pas eu de place dans l’enseignement supérieur. Et pour ceux qui ont pu accéder à l’université, ils se retrouvent aujourd’hui dans des amphithéâtres et des TD surchargés les empêchant de suivre leurs cours dans de bonnes conditions. Du côté des personnels, cette politique menée au nom de l’excellence génère mal-être et souffrance au travail.

Le 18 septembre 2017 le CNESER, s’est exprimé à une très large majorité sur la nécessité de développer l’emploi scientifique et revaloriser les carrières du personnel de l’ESR. Il s’est aussi exprimé clairement sur les conséquences du financement via le Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) en indiquant que « la partie du PIA affectée à l’ESR, actuellement pilotée au niveau du premier ministre et dont l’efficacité est contestée par la Cour des comptes, a été utilisée comme un instrument pour imposer aux établissements des restructurations et leur mise en compétition ».

La recherche et l’enseignement supérieur vont très mal. Pour nos organisations il est inadmissible que le budget 2018 accroisse encore les difficultés. Dans le contexte d’austérité budgétaire affaiblissant la Fonction publique et dégradant les situations faites aux agent.e.s publics, il est nécessaire de se mobiliser pour gagner l’amélioration des conditions de travail et d’emploi, des carrières et du pouvoir d’achat.

Les actions proposées sont à considérer comme un moment spécifique dans la contestation de la politique que souhaite imposer le gouvernement. Elle s’inscrit, avec les autres appels interprofessionnels, dans un mouvement plus général visant à endiguer la vague des régressions sociales. Dans le cadre de cette journée, les organisations syndicales de l’ESR invitent les personnels à se mobiliser pour exiger :
le dégel et la revalorisation de la valeur du point d’indice et un rattrapage en nombre de points du pouvoir d’achat perdu ces dernières années ;
un plan pluriannuel de création d’emplois de fonctionnaires, enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs, personnels techniques de bibliothèques et administratifs à hauteur de 5 000 créations par an pendant 10 ans ; dès à présent, dégel de tous les emplois vacants ;
la fin de la politique de précarisation et la mise en place d’un plan de titularisation des contractuels et vacataires de l’ESR ;
une réelle augmentation du financement public de l’ESR : 3 milliards d’€/an pendant 10 ans pour atteindre l’objectif de 1% du PIB pour la recherche publique et 2% du PIB pour l’enseignement supérieur ;
la garantie d’un libre accès à l’Enseignement Supérieur pour l’ensemble des bacheliers.

Etudiant.e.s, personnels, toutes et tous ensemble mobilisé.e.s le 10 octobre !

Les fédérations de fonctionnaires appellent l’ensemble des personnels à faire grève et manifester le 10 octobre pour s’opposer aux mesures prévues par le gouvernement, demander une augmentation du pouvoir d’achat et la revalorisation des carrières et les moyens nécessaires pour permettre aux agent.e.s d’exercer leurs missions de services publics.

Les organisations syndicales de l’Enseignement supérieur et la recherche soussignées invitent personnels et étudiant.e.s à s’inscrire dans cette journée de mobilisation et à rendre visibles ensemble les problèmes et les revendications de notre secteur.

SNESUP-FSU, SUD Recherche EPST, SUD Education, UNEF, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNTRS-CGT, CGT-FERCSUP, CGT-INRA et Solidaires Étudiant-e-s


http://www.sudeducation.org/L-austerite ... ement.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 15 Oct 2017, 18:41

L'Unef annonce la fin du régime de sécurité sociale étudiante
Pour l'Unef, l'affaire est pliée : le gouvernement a acté « la fin du régime étudiant de sécurité sociale », et cela sera fait « dès le projet de loi de finances de la sécurité sociale (PLFSS) 2018 ». Le syndicat étudiant assure que l'annonce en a été faite aux mutuelles étudiantes, réunies au ministère de l'Enseignement supérieur, le 10 octobre.
« Le ministère préfère prendre une décision arbitraire sans recevoir les organisations étudiantes », regrette l'Unef, alors même que la concertation sur la réforme du premier cycle dans l'enseignement supérieur - qui comporte un volet sur la santé étudiante - n'est pas encore terminée.
... https://www.lesechos.fr/politique-socie ... 121832.php


Après la sélection à l’université, Macron s’attaque aux mutuelles étudiantes
Pour la rentrée de septembre 2018, le gouvernement compte supprimer le régime spécifique de la sécurité sociale étudiante, en l'intégrant au régime général, sous le prétexte volontairement flou de simplifier les démarches administratives. Mais la conséquence réelle de cette « simplification », c'est l'accès à ce marché aux mutuelles privées, qui ne se priveront pas de faire de l'argent sur le dos des étudiants.
... http://www.revolutionpermanente.fr/Apre ... etudiantes
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 21 Oct 2017, 13:09

Fin des concertations dans l’enseignement supérieur : les plans du gouvernement pour détruire nos universités

« Réformer l’université », voilà l’un des grands « projets » du gouvernement, via la « concertation » lancée par la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal. Ce jeudi 19 octobre, cette dernière s’est vue remettre le rapport regroupant les propositions issues de la consultation des « principaux acteurs de l’université » (présidents d’université, syndicats étudiants et enseignants). Voyons à quelle sauce les étudiants actuels et futurs vont être mangés.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Fin- ... truire-nos
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 27 Oct 2017, 01:26

La parole aux étudiants

#EchosDuMirail. « Tout le monde devrait avoir accès à la formation de son choix »

Ce mercredi 25 octobre, et alors que les problèmes de « sans fac » à l’Université du Mirail à Toulouse a provoqué un début de mobilisation, Révolution Permanente est allé à la rencontre des étudiants.

Depuis mardi 24 octobre au matin, la salle du conseil d’administration de l’Université du Mirail à Toulouse est occupée par des étudiants. Une action qui vise à obtenir l’inscription de l’ensemble des « sans-fac », ces étudiants victimes de la politique de casse de l’enseignement supérieur qui ne sont toujours pas inscrits dans la filière de leur choix. Une initiative qui a reçu le soutien des organisations des enseignants et personnels, dont les conditions de travail se retrouvent chaque année un peu plus dégradées. Alors que la rencontre de ce jour avec la présidence n’a pas permis de satisfaire les légitimes revendications avancées, Révolution Permanente est allé à la rencontre des étudiants pour leur donner la parole.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Echo ... -son-choix
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 28 Oct 2017, 17:01

Concertation sur l’avenir du sup’

Maintenons ouvert l’accès aux études supérieures


À l’été 2017, des dizaines de milliers de bacheliers et bachelières se sont retrouvé-e-s sans affectation dans le supérieur. Cette situation de crise est tout sauf imprévue : elle est organisée par le gouvernement qui ne donne pas à l’enseignement supérieur les moyens de fonctionner. En effet, il manque l’équivalent de trois Universités en France pour accueillir l’ensemble des bacheliers et bachelières alors qu’ils et elles étaient 200 000 de plus ces dernières années et seront à nouveau entre 40 et 50 000 supplémentaires l’an prochain.

C’est dans ce contexte que le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a décidé de lancer une large concertation dans l’optique d’« en finir avec le gâchis d’APB », et de sortir de cette « situation inacceptable » tout en instrumentalisant l’injustice du tirage au sort.

11 groupes de travail se sont donc réunis une fois par semaine depuis la mi-septembre jusqu’au 13 octobre, soit 55 réunions en 5 semaines en pleine période de rentrée.
En ouverture de ce cycle, la Ministre a insisté sur sa volonté de voir régner un climat de confiance au cours de ces travaux. Mais comment faire confiance à un gouvernement qui souhaite imposer un « contrat de réussite » aux étudiant-e-s et aux établissements d’enseignement sans leur donner les moyens ne serait-ce que d’accueillir dans des conditions convenables ces flots d’étudiant-e-s dont personnes n’ignorait qu’ils allaient arriver ?

Hypocrisie et sous investissement chronique

Dans la plus grande hypocrisie, le ministère préfère cacher la poussière sous le tapis et masquer la réalité d’un sous-investissement chronique de l’État français dans son service public d’éducation. Il y aurait peut-être des évolutions pédagogiques à apporter, mais qui ne peuvent être séparés des moyens humains et matériel et surtout pas séparés d’une approche globale. En saucissonnant les problématiques en 11 thèmes, le ministère prétend traiter les symptômes sans agir sur les causes.

L’échec, c’est celui du gouvernement

L’échec, c’est surtout celui du gouvernement à mettre en œuvre les moyens nécessaires pour accueillir dignement, encadrer et garantir la réussite de toutes et tous. Répondre à l’échec par la sélection, c’est se féliciter d’apprendre à nager aux poissons.

En finir avec le baccalauréat comme premier diplôme universitaire, individualiser les parcours, mettre en place les pré-requis, c’est accentuer encore la sélection sociale, les mécanismes de reproductions et donc les inégalités.

Construisons la lutte !

L’urgence est de garantir effectivement l’égalité du droit à l’éducation et aux études supérieures et d’assurer les conditions d’une véritable formation émancipatrice. Baisser le niveau de qualification de celles et ceux qui sont issu-e-s des classes populaires c’est envoyer des centaines de milliers de précaires sur un marché du travail que Macron s’emploie à déréguler.

Pour SUD éducation, l’heure est à la construction d’un large front de lutte pour enrayer cette contre-révolution du système éducatif. Il doit sans attendre s’inscrire dans le mouvement global de refus des politiques néo-libérales de Macron et de son gouvernement.


http://www.sudeducation.org/Concertatio ... u-sup.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 28 Oct 2017, 18:14

Conférence de presse des étudiants et personnels du Mirail

« Il faut exercer une pression sur la présidence mais aussi sur le gouvernement »

Ce jeudi matin, les étudiants et personnels mobilisés pour l’inscription des « sans fac » et contre la dégradation des conditions de travail de l’université du Mirail à Toulouse ont tenu une conférence de presse pour visibiliser la lutte.

Ce jeudi, les étudiants et personnels en lutte de l’Université du Mirail ont tenu une conférence de presse pour visibiliser la bataille en cours pour l’inscription des étudiants actuellement « sans fac ». C’est ainsi que Aurélie-Anne et Robin de l’Union des EtudiantEs de Toulouse, Margot de Solidaires Etudiant-e-s et Véronique de la CGT-Fercsup ont répondu aux questions des journalistes.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Il-f ... uvernement
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

PrécédenteSuivante

Retourner vers Education, culture et recherche, santé et social

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 1 invité