Education populaire

Education populaire

Messagede Pïérô » 14 Juil 2013, 13:54

vendredi 19 juillet, Liège

Éducation populaire: réflexion, prise de décision collective

Tu te sens concernéE par l'éducation nouvelle* formelle ou informelle?

Tu te poses des questions sur le rôle de l'éducation dans notre société?

Ou tu souhaites (re-)pratiquer des disciplines telles que l'art, les sciences ou encore l'animation?

Créons ensemble un espace d'éducation populaire** ouvert à tous.
Instruisons-nous les uns les autres, échangeons nos connaissances et nos savoirs-faire.
Emancipons-nous!***

à 18h, CSOA Passe-Partout, 8 rue Hocheporte.
Nous avons choisi ce 1er lieu pour son autogestion et son rôle émancipateur.
Etant conscients que chaque lieu peut être excluant/incluant pour certainEs, nous vous proposons de le remettre en question tous les 3 mois.


* Education nouvelle : Courant pédagogique qui défend le principe d'une participation active des individus à leur propre formation. Elle s'oppose par définition à la Pédagogie traditionnelle. Elle déclare que l'apprentissage, avant d'être une accumulation de connaissances, doit avant tout être un facteur de progrès global de la personne. Pour cela, il faut partir de ses centres d'intérêt et s'efforcer de susciter l'esprit d'exploration et de coopération : c'est le principe des méthodes actives. Elle prône une éducation globale, accordant une importance égale aux différents domaines éducatifs : intellectuels et artistiques, mais également physiques, manuels et sociaux. L'apprentissage de la vie sociale est considéré comme essentiel.

** Education populaire : Education du peuple par le peuple et pour le peuple.

*** S'émanciper : S'affranchir d'une autorité, d'une tutelle, d'une servitude, d'une aliénation, d'une entrave morale ou intellectuelle, d'un préjugé.


http://bxl.demosphere.eu/rv/3524
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Re: Education populaire

Messagede Pïérô » 10 Avr 2014, 23:42

Vendredi 11 avril
à 19h30, Librairie du Monde libertaire - Publico, 145 rue Amelot, Paris 11e

Les anarchistes et l’éducation populaire (débat)

L’éducation populaire apparaît à la fin du 19e siècle et devient foisonnante au début du 20e. Tous les courants sociaux plus ou moins démocratiques s’y employèrent, en donnèrent leur propre définition et y développèrent des pratiques. Qu’en fut-il des anarchistes et sont-ils encore aujourd’hui engagés dans cette éducation qui se veut populaire sans être populiste ? Et si oui qu’en attendent-ils ?
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Re: Education populaire

Messagede bipbip » 02 Juil 2015, 13:12

Partout, l’éducation populaire

Un dossier coordonné par Auréline (AL Toulouse), Adeline (AL Paris nord-est) et Tudy (AL Savoie).
Illustration : Alexandre (La Sala)

La conception libertaire du progrès social repose sur l’émancipation individuelle et collective des individus. Elle n’a rien à voir avec l’avant-gardisme ou une vision autoritaire.

C’est pourquoi les questions éducatives sont centrales pour les libertaires, bien au-delà du strict système scolaire : tout au long de la vie, les individus sont appelés à former leur conscience politique et à s’émanciper des mécanismes de domination. C’est précisément cela, l’objectif de l’éducation populaire, dont les pratiques sont inscrites dans l’ADN du mouvement libertaire.

L’éducation populaire n’existe pas «  en soi  ». C’est un processus qui peut se retrouver dans des lieux très divers – et au contraire être absent de lieux qui, pourtant, s’en réclament.

Cette démarche, telle que nous la concevons, est forcément politique : elle consiste à décrypter les rapports de domination, à prendre conscience de la place que l’on occupe dans la société, à apprendre à se constituer collectivement en contre-pouvoir, à expérimenter sa capacité à agir.

Ce qui est visé, ce n’est pas seulement le développement ou l’épa­nouissement personnels  : c’est bien l’émancipation individuelle et collective, et la transformation de la société.

Ce dossier spécial essaie de faire le tour de la question.

Il dresse l’historique des différentes approches de l’éducation popu­laire en France, part chercher des courants analogues hors de l’Hexagone – l’expression « éducation populaire » semble en effet n’exister qu’en français – et définit un certain nombre de concepts.

Il propose également un voyage dans les lieux où l’on peut trouver – ou pas – de telles pratiques : dans le secteur agréé « Jeunesse et Éducation populaire », au sein du système scolaire, dans la sphère du travail, sur les lieux de production et de transmission de culture et dans les quartiers popu­laires.


Au sommaire de ce dossier spécial de 16 pages

Édito : Partout, l’éducation populaire
Histoire : 200 ans de volontarisme et de tentatives de domestication• Quand les auberges de jeunesse étaient subversives

Théorie : Qu’est-ce que l’éducation populaire, au juste ?
Pratiques : De nos colères communes, apprendre ensemble
Salariat : Dévouement militant : gare à l’arnaque• Secteur institutionnel : Agréé par l’Etat, soumis au marché
• Dans les marges : la nouvelle vague

Lutte des classes : Quand le syndicat fait école
International : Touristes, nous ? jamais• États-Unis : Des hobos aux organizers
• Community organizing : Le pragmatisme d’outre-Atlantique
• Brésil : l’œuvre éducative des sans-terre

Éducation nationale : Des grains de sable dans l’engrenage
Quartiers populaires : Travailleurs sociaux entre bonne conscience et action politique• Se réapproprier les MJC, c’est possible
• Politiques de la ville : faut montrer patte blanche !
• Grenoble-La Villeneuve : précieuse street-fighteuse
• Littérature : Oui, le papier peut trancher

Féminisme : L’autonomie, c’est la santé • Une éducation en tous genres


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Alternative libertaire n°252,
juillet-août 2015
,
20 pages + 16 pages
de dossier spécial éducation populaire,
4 euros.

Où trouver Alternative libertaire
près de chez vous ?
Réponse sur Trouverlapresse.com http://www.trouverlapresse.com/


http://alternativelibertaire.org/?Edito ... -education
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Re: Education populaire

Messagede Pïérô » 27 Juil 2015, 13:18

Entretien avec Adeline (AL Paris Nord-Est et Collectif Q2C), l’une des coordinatrices du dossier « Education populaire »

Education populaire et alternative libertaire

À l’occasion de la sortie du numéro spécial d’Alternative libertaire (voir présentation sur Q2C http://www.questionsdeclasses.org/?Part ... -populaire) nous avons demandé à Adeline (AL Paris Nord-Est et Collectif Q2C), l’une des coordinatrices du dossier « Education populaire » de répondre à quelques unes de nos questions...

Questions de classe(s) - Peux-tu nous dire comment cette idée de dossier « Éducation populaire » a été lancée, pourquoi ce choix et quels étaient les objectifs de cette réflexion ?

Adeline - En tant que militantes et militants libertaires, nous mettons les questions éducatives au cœur de notre conception du progrès social. Or, en matière d’éducation, il existe toujours une tension entre le fait de souhaiter accompagner l’émancipation et la politisation du plus grand nombre, et la conviction profonde que paternalisme et avant-gardisme vont à l’encontre de ces deux objectifs. C’est pourquoi nous avons voulu nous inspirer et creuser au sein d’Alternative Libertaire la question de l’éducation populaire. Ce dossier spécial constitue un premier pas vers un débat et une mise en pratique de l’éducation populaire dans la diffusion des idées et les pratiques militantes.

L’objet de ce dossier était de définir ce qu’est une éducation populaire libertaire, de la resituer dans un contexte historique et actuel, et de donner à voir un certain nombre de pratiques qui relèvent de l’éducation populaire, ceci dans des espaces très divers tels que le syndicalisme, le féminisme, la culture, la pédagogie, ou encore l’auto-organisation des quartiers populaires.

Q2C - Peux-tu nous présenter les coordonnatrices et coordonnateur de ce dossier, leur lien avec le thème et leurs engagements respectifs ?

Adeline - J’ai coordonné ce dossier avec deux camarades, Auréline, de Toulouse, et Tudy, de Chambéry.
Auréline a animé et dirigé pendant plusieurs années des séjours de vacances. Aujourd’hui, elle fait vivre des pratiques d’éducation populaire d’une part au sein d’Alternative Libertaire, où, engagée dans la commission journal, elle porte une attention constante à refuser l’entre-soi, et d’autre part dans son travail à la fac, dans son rapport avec ses étudiantes et étudiants.
Tudy, de Chambéry, est animateur de profession, et a eu moult occasions de travailler en lien avec la SCOP d’éducation populaire L’orage de Grenoble. Aujourd’hui, il fait partie des fondateurs de l’association Les 400 coups, dont l’objet est de proposer des colos qui favorisent au maximum l’autogestion, l’autonomie et l’entraide entre les enfants (voir sur www.les400coups-colo.fr).

Quant à moi, je travaillais jusqu’à maintenant dans le secteur institutionnel de l’éducation populaire, en tant que formatrice pour des professionnels des champs de l’animation et de l’éducation spécialisée. Mon champ d’intervention porte sur l’éducation populaire et les pratiques démocratiques. Parallèlement, j’anime le blog www.education-populaire.fr, sur lequel je relaie des articles de fond et des actualités ayant un lien avec une éducation populaire radicale et libertaire. Enfin, à la rentrée, je vais me lancer dans une nouvelle aventure inspirée des méthodes du community organizing (dont il est question dans le dossier), afin de tester sur le terrain l’intérêt de ces méthodes pour encourager l’auto-organisation des quartiers populaires en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de la transformation de la société.

Q2C - Comment définissez-vous l’éducation populaire ? Quelle serait, selon vous, son actualité aujourd’hui ?

Adeline - Nous définissons l’éducation populaire radicale et libertaire comme un processus individuel et collectif vers l’émancipation et la transformation de la société. L’éducation populaire telle que nous l’entendons consiste à décrypter les rapports de domination, à prendre conscience de la place que l’on occupe dans la société, à apprendre à se constituer collectivement en contre-pouvoir, à expérimenter sa capacité à agir.

Dans le contexte actuel, le sentiment de dépossession est extrême. Les conséquences de ce sentiment peuvent se retrouver, dans les classes populaires, dans la montée des racismes, du complotisme ou encore de l’apathie politique consumériste et autocentrée. Ces comportements sont des symptômes d’une profonde dépossession des enjeux sociaux et politiques. En tant que libertaires, il importe de nous intéresser à la racine de ce constat, et d’agir pour que, toutes et tous, nous puissions reprendre la main sur nos vies et sur la société. Et c’est précisément cela, l’éducation populaire.

Q2C - Que retiens-tu plus particulièrement de ce dossier, qu’en as-tu appris, en quoi peut-il éclairer nos pratiques et nos revendications ?

Adeline - Ce dossier donne à voir la diversité des pratiques. En matière d’éducation, bien malin celui ou celle qui détient la recette magique. Et malgré tout, il nous faut avancer, tâtonner, expérimenter, prendre des risques.
Certaines pratiques dites d’éducation populaire posent question : ainsi, le community organizing est une méthode redoutable de développement d’un pouvoir populaire. Mais il n’est pas impossible que son efficacité puisse se retourner contre son objectif, par exemple si les organisateurs prennent des postures paternalistes vis-à-vis des quartiers dans lesquels ils travaillent, ou encore si le processus encourage la montée en puissance de leaders locaux autoritaires et manipulateurs. Cependant, étant donnée la situation sociale, cela ne vaut-il pas le coup d’essayer ?

Ce dossier donne un cadre général, à la fois théorique et historique, à l’ambition d’une éducation populaire radicale et libertaire. Il donne également à voir la diversité des pratiques. À travers tout cela, il a pour but d’inviter chacune et chacun, militants ou non, à s’interroger quant aux objectifs qu’il poursuit au travers de ses pratiques, et quant aux moyens qu’il met en œuvre pour atteindre ces objectifs. C’est ainsi que ce dossier veut apporter aux pratiques et aux revendications.

Q2C - Avez-vous envisagé un prolongement, une suite à ce travail (pourquoi pas des contributions régulières sur notre site pour relayer l’actualité de ce combat… C’est un appel en tous cas que nous lançons !)

Adeline - Nos engagements respectifs nous empêchent de répondre présents sur un certain nombre de terrains qui pourtant nous tiennent à cœur… À titre personnel, à travers le blog www.education-populaire.fr, j’essaie humblement de faire connaître et d’encourager la mise en lien de pratiques visant une éducation populaire radicale. J’ai par ailleurs rejoint cette année le collectif Questions de classe(s), et participé notamment à l’organisation du stage PASE de mars 2015 (ce qui a été l’occasion d’intégrer dans le programme un atelier portant sur l’éducation populaire). Cependant, je n’ai pas pu continuer de m’investir régulièrement : la mise en lien au sein du secteur de l’éducation populaire me semble encore plus urgente, et m’occupe déjà beaucoup. Mais votre appel est noté et il sera relayé. Nous ferons de notre mieux pour que contribuer d’une manière régulière au sein de Q2C !

Propos recueillis par Grégory Chambat pour Questions de classe(s)

http://www.questionsdeclasses.org/?Educ ... lternative
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Re: Education populaire

Messagede bipbip » 02 Sep 2015, 00:48

Asphyxie et instrumentalisation de l’éducation populaire

Depuis deux ans des menaces pèsent sur l’existence même des mouvements d’éducation populaire. À moins d’un sursaut lié à une mobilisation, les mouvements sont voués à la marginalisation, à la marchandisation ou à l’instrumentalisation.

Une association d’éducation populaire pour remplir sa mission première doit pouvoir disposer de moyens de subsistance suffisants. Elle ne peut intervenir dans les quartiers en difficultés pour tisser du lien social, favoriser une auto-organisation des habitants et par là même assurer l’existence d’une fonction de transformation sociale que si les subventions publiques existent.

Or, le gouvernement veut liquider ces associations et lieux d’expressions de transformation sociale. En 2003 et 2004, les crédits FONJEP (Fonds de coopération de la jeunesses et de l’éducation populaire) ont été amputés, les subventions aux associations nationales ont baissés dans une fourchette de 10 à 30%.

Seule la police maintient son budget

La suppression des 73000 emplois jeunes a commencé à peser sur l’économie des associations. L’enveloppe budgétaire dans le budget jeunesse et sport dévolue au monde associatif accuse une baisse de 6% avant 2005 et de 13% pour l’année 2005. Pour s’en sortir des grandes fédérations ont développé un secteur marchand comme l’UFCV (Union française des centres de vacances et de loisirs), oubliant qu’elle est une fédération d’associations, ou sont contraintes à réduire le nombre de postes de salariés.

Les crédits politiques de la ville sont en nette diminution. Seule la police, à travers les opérations Ville vie vacances (ex Eté jeunes), maintient son budget alors que pour les associations de quartiers, on doit aller chercher les jeunes dans les halls et chez eux (objectifs pour l’été 2005). L’association n’est aidée que si les jeunes sont nouveaux, et il n’y a pas d’aides au titre de ceux qui viennent sur d’autres périodes. Et surtout comment faire lorsqu’il y a trois codes différents pour entrer dans les halls dans certains arrondissements de Paris ?

La mise en œuvre de projets collectifs, émanant de citoyens pour et par des citoyens, n’est-il pas le rôle premier du projet associatif ? Il faut reconnaître les associations et donc les financer pour ce qu’elles sont et pour le rôle qu’elles jouent dans la société :

• Permettre à des personnes de se mettre ensemble pour trouver les voies de solutions à leurs questions.
• Mise en œuvre de micro projets collectifs qui fédèrent des énergies sur un territoire, rendent un service à la collectivité.
• Élaboration d’une parole citoyenne. (C’est-à-dire le fonctionnement démocratique ; l’apprentissage de la responsabilité avec les autres, les savoirs des citoyens)
• La réalité de leur mode de production de savoir.
• L’importance du maillage associatif dans la cohésion territoriale.

Reconnaître le rôle du projet associatif dans la société

À l’inverse, faut-il penser que le rôle des associations est de répondre à des besoins que la puissance publique ne veut ou ne peut prendre en charge ? Leur rôle est-il de mettre en œuvre des dispositifs de l’Etat ou des collectivités territoriales ?

Aujourd’hui, nous sommes dans un système de marchandisation et d’instrumentalisation des associations. Dans le système d’appels d’offre, les associations n’ont qu’un rôle de prestataires de service. Leur citoyenneté est niée et l’on perd leurs compétences (connaissance du terrain, créativité).

La succession de microprojets, la superposition des procédures et des dispositifs instrumentalisent les associations et créent de l’allégeance. Pour dire aux gens de travailler ensemble, on invente de nouveaux dispositifs.

L’Etat met en place le Dispositif local d’accompagnement et mandate un cabinet conseil. La Région finance une aide au conseil dans le cadre du Plan approfondi emploi jeune. La Direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle mandate un cabinet conseil dans le cadre de la consolidation des emplois jeunes. La Direction régionale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle missionne aussi une structure d’accompagnement pour les porteurs de micro projets, sur des financements européens… Certaines associations ont ainsi rencontré successivement 4 voire 5 consultants ou cabinets conseil ! En résumé, il nous faut être accompagnés, conseillés, évalués… Mais restera-t-il encore quelques financements pour faire? Pour continuer nos actions sur le terrain ?

L’irruption du Code des marchés publics

Des actions auparavant subventionnées sur la base d’un projet déposé par les associations sont maintenant soumises au Code des marchés publics. Le principe de l’appel d’offre est basé sur une commande précise, ne prenant en compte qu’une problématique alors que les associations mènent au travers de leur projet des actions transversales.

Toutes ces évolutions et ces mesures drastiques témoignent de la non reconnaissance évidente de la part des pouvoirs publics du fait associatif, de son rôle et de sa capacité à participer à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un projet social.

Alors que l’Etat attend que les associations créent 50000 emplois, pensez-vous que celles-ci puissent aborder en confiance les nouveaux dispositifs au regard des expériences passées et de son non respect des conventions signées ?

Il nous faut défendre, promouvoir et développer l’éducation populaire, menacée par la logique libérale qui veut deux effets concomitants : rentabiliser le secteur éducatif et accentuer la marchandisation de l’école et du temps libre.

Noël Morel

http://classebuissonniere.org/post/1208 ... A9ducation
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Re: Education populaire

Messagede bipbip » 05 Sep 2015, 23:30

Community organizing : le pragmatisme d’outre-Atlantique

Comme les mouvements Occupy ou Black Lives Matter l’ont récemment rappelé, les mouvements sociaux sont bien vivants aux États-Unis. Nombre d’entre eux pratiquent une méthode et une philosophie d’action nommée community organizing.

Dans le Chicago des années 1930, un curieux sociologue et activiste dénommé Saül Alinsky concevait le community organizing (« organisation communautaire »). Son ambition  : l’auto-émancipation des classes populaires. Sa règle d’or, qui n’est pas sans rappeler la devise de la Première Internationale : « Ne jamais faire pour les autres ce qu’ils peuvent faire par eux-mêmes. »

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, le community organizing n’est pas du « communautarisme ». Il vise certes à rassembler des groupes religieux, raciaux et sociaux très différents, mais à les rassembler autour d’intérêts de classe partagés. Loin de tout spontanéisme, il propose, pour cela, des méthodes précises.

Leaders naturels et « forts en gueule »

Les classes populaires états-uniennes sont, comme en France, défiantes à l’égard du militantisme, aussi les organisations communautaires ont-elles développé des outils très offensifs pour faire sortir les gens de chez eux et elles. Ce principe du "aller vers" se décline de deux façons.

Dans la tradition alinskienne, on s’appuie sur les espaces d’agrégation existants et les réseaux ordinaires de solidarité dans les quartiers populaires : écoles, collectifs informels, lieux de culte, centres sociaux, etc. Il s’agit de repérer les leaders naturels ou les « forts (et fortes) en gueule  », puis de les convaincre d’entrer dans une logique d’engagement plus politique, afin d’entraîner à leur suite leur « communauté ».

Dans une seconde tradition, on cherche à mobiliser les « inorganisé-es ». Les associations passent alors un temps considérable à labourer le terrain, à faire du porte-à-porte, des réunions d’appartement puis des assemblées générales, afin de repérer des colères partagées à partir desquelles mener des campagnes. Et ça marche : environs la moitié des membres de ces organisations ont un revenu inférieur au seuil de pauvreté. Un public qu’on peine à mobiliser en France.

L’objectif est de faire sortir les gens de chez eux et elles, mais aussi de les politiser. Les organisations communautaires ont pour cela élaboré des méthodes d’éducation populaire très efficaces, notamment vis-à-vis des jeunes, qui font preuve d’une conscience de classe surprenante pour leur âge. Les adolescents viennent pour l’aide aux devoirs dispensée l’après-midi, mais surtout pour le local, qui est pour eux comme un refuge.

Public captif, ils sont dès lors l’objet d’un patient travail de conscientisation à base de jeux de rôle, de cours sur les mouvements sociaux ou de mises en situation. Les enseignements sont toujours politiques, visant à interroger la «  margina­lisation des minorités », le « mythe de la méritocratie  » ou la no­tion de « système ». Si on est parfois proche de l’endoctrinement, au vu du peu de place laissé à la contradiction, l’objectif semble rempli : former des militants et militantes politisé-es. Mais c’est surtout dans les luttes que s’acquièrent savoirs et savoir-faire. Généralement, c’est par le rapport de force et la confrontation – mani­festations, occu­pations, sit-in – que les campagnes parviennent à leurs fins.

Tentatives d’adaptation en France

Ces méthodes sont au service d’un objectif de transformation sociale : améliorer ici et maintenant le sort des habitants et habitantes. Les campagnes peuvent concerner des enjeux très locaux – ou­verture de nouvelles classes dans l’école du quartier, accès aux transports en commun ou à une nourriture saine – ou plus ambi­tieuses – régulation des activités bancaires en Californie du Sud suite à la crise des subprimes, lutte contre les pratiques discriminatoires de la police, augmentation des impôts des riches, etc.

Malgré les clivages qui traversent les quartiers populaires, les associations pratiquant le community organizing cherchent à les construire symboliquement en groupe uni. Le pragmatisme qui les caractérise les a cependant parfois fait dériver vers le « développement communautaire », dans une logique de coopération avec les institutions et de partenariat public-privé.

Cette logique de groupe de pression dans les quartiers populaires états-uniens est assez éloignée de la tradition militante française. Elle est pourtant en voie d’importation dans l’Hexagone, autour par exemple de l’Alliance citoyenne à Grenoble, et de collectifs associatifs en banlieue parisienne. Si cette importation du community organizing nécessitera une adaptation au contexte français, certains grands principes – le rapport de forces, le aller vers – demeureront centraux. Ils dessinent les contours d’une démocratie radicale où les classes populaires seront les actrices de leur propre émancipation.

Julien Talpin

• Chercheur au CNRS, Julien Talpin travaille sur le sentiment d’injustice et l’organisation collective dans les quartiers populaires.

http://alternativelibertaire.org/?Commu ... anizing-le
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Re: Education populaire

Messagede Béatrice » 06 Oct 2015, 18:16

Marseille, samedi 10 octobre 2015

Histoires et actualité de l’éducation populaire
Causerie avec Hugues Lenoir

à 17h au CIRA, 3 rue Saint Dominique, 13001 Marseille

À l’exception de quelques expériences marginales, l’éducation populaire remonte au XIXe siècle. Elle fut toujours attachée aux progrès démocratiques des sociétés, aux libertés individuelles voire, pour une part de ses acteurs, à l’émancipation sociale. Plusieurs courants l’innervent depuis ses origines et les libertaires y furent toujours actifs. Cette causerie populaire, après avoir rappelé les sources et les valeurs de l’éduc’ pop’, les courants qui la composent et ses multiples facettes, pointera aussi ses dérives contemporaines. Puis, elle tentera de souligner l’importance pour les anarchistes de réinvestir ce champ afin d’en faire un lieu d’expression et d’expérimentation autogestion-naire et de contre-culture.

Hugues Lenoir, militant anarchiste et spécialiste de la pédagogie libertaire, est l’auteur de nombreux articles et d’une dizaine d’ouvrages sur ce thème. Il est enseignant-chercheur en sciences de l’éducation à l’université de Nanterre. Il est par ailleurs l’un des responsables de l’édition du Maitron des anarchistes.

Autogestion pédagogique et éducation populaire par Hugues Lenoir. Les Éditions Libertaires, 2014. 96 pages. 15 euros.
Madeleine Vernet par Hugues Lenoir. Éditions du Monde libertaire, 2014. 66 pages. (Graine d’ananar). 5 euros.
Une AMAP dans le 9-3 : une expérience d’éducation populaire en milieu libertaire par Hugues Lenoir. Les Éditions Libertaires, 2015. 135 pages. + 1 DVD (« Court-circuit »). 13 euros.
Les anarchistes individualistes et l’éducation : (1900-1914) par Perrine Gambart et Hugues Lenoir. Atelier de création libertaire, 2015. 67 pages. 8 euros.
Ces livres sont disponibles au CIRA.

P.-S.

cira.marseille chez gmail.com / http://cira.marseille.free.fr
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
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Re: Education populaire

Messagede bipbip » 08 Oct 2015, 06:59

Marseille, samedi 10 octobre 2015

Débat autour du livre "Histoire et actualité de l’éducation populaire" au CIRA

dès 17 heures, le Centre International de Recherches sur l’Anarchisme (50 rue Consolat)vous invite à un débat autour du livre "Histoire et actualité de l’éducation populaire", en présence de l’auteur.

À l’exception de quelques expériences marginales, l’éducation populaire remonte au XIXe siècle. Elle fut toujours attachée aux progrès démocratiques des sociétés, aux libertés individuelles voire, pour une part de ses acteurs, à l’émancipation sociale. Plusieurs courants l’innervent depuis ses origines et les libertaires y furent toujours actifs. Cette causerie populaire, après avoir rappelé les sources et les valeurs de l’éduc’ pop’, les courants qui la composent et ses multiples facettes, pointera aussi ses dérives contemporaines. Puis, elle tentera de souligner l’importance pour les anarchistes de réinvestir ce champ afin d’en faire un lieu d’expression et d’expérimentation autogestion-naire et de contre-culture.

Hugues Lenoir, militant anarchiste et spécialiste de la pédagogie libertaire, est l’auteur de nombreux articles et d’une dizaine d’ouvrages sur ce thème. Il est enseignant-chercheur en sciences de l’éducation à l’université de Nanterre. Il est par ailleurs l’un des responsables de l’édition du Maitron des anarchistes.

http://mars-infos.org/debat-autour-du-l ... ire-et-334
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Re: Education populaire

Messagede Pïérô » 07 Déc 2015, 22:06

Montpellier, mardi 8 décembre 2015

Débat populaire "L'Education Populaire est-elle en guerre ?"

Le Collectif Éducation Populaire et Transformation Sociale appelle - suite aux attentats tragiques du vendredi 13 novembre - à débattre sur le rôle que peut jouer l'éducation populaire dans notre société.
Nous vous invitons donc à une conférence populaire animée par la Compagnie des Nuits Partagées, une occasion de partager et échanger entre citoyens. Nous réfléchirons ensemble à la question de la démocratie dans l'état d'urgence, et aux solutions alternatives que peut apporter le mouvement de l'éducation populaire.

à 18h, Centre Social de la CAF de la Paillade, 410 Av Barcelone, 34070 Montpellier

Nous sommes en guerre nous dit on.

L'éducation populaire est elle en guerre ?

Contre qui ? Avec qui ? Pourquoi ?

La réponse de l'éducation populaire aux attentats (pas qu'à Paris et sans oublier les populations victimes), aux colères, aux jeunes tentés par la terreur et le totalitarisme médiatisés, n'est elle pas plutôt :

- plus d'émancipation,

- plus de démocratie réelle,

- plus d'analyse sur les dominations d'hier, notamment colonialistes, et les dominations d'aujourd'hui, sur la situation des populations, ici et dans le monde,

- plus d'écoute des colères,

- plus de lutte contre la précarité, la misère et les violations des droits de l'humain et des peuples,

- plus de rencontres et d'ouverture,

- plus de respect, de dignité, d'égalité, de justice sociale, de solidarité, de bien commun,

- plus d'écoute, d'échanges, de pensée,

- plus de collectif,

- Plus d'espoir, plus d'utopie et de capacité à changer le monde,

- plus de populaire.

Qu'en pensez-vous ?

Nous vous vous proposons de nous retrouver pour échanger sur les propositions que peut porter l'éducation populaire, voire, que nous, actrices et acteurs de l'éducation populaire, voulons porter ensemble."

https://www.facebook.com/events/895871700490703/
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Re: Education populaire

Messagede bipbip » 13 Déc 2015, 16:23

Grenoble, mercredi 16 décembre 2015

Soupe Et Cinoch,
Théme : Education populaire : Villeneuve & Bidonvilles


à 19h, Au Lieu Commun, 38 rue d’Alembert, Grenoble (St Bruno)

Projection de :

"Mme RueTabaga, une street fighteuse à la Villeneuve" Court métrage sur le travail d’éducation populaire mené par l’association sur le quartier de la Villeneuve, durée 30’

"Villeneuve, l’utopie malgré tout" Un film en colère contre la stigmatisation des "banlieues" et , durée 52’

Et court-métrages surprises...

Entrée et repas à prix libre. Buvette sur place. Les bénéfices de la soirée seront utilisés pour les ateliers de rue animés par l’association à la Villeneuve et sur des bidonvilles de Grenoble.

http://www.mmeruetabaga.org/
http://grenoble.indymedia.org/2015-12-0 ... -Education

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Re: Education populaire

Messagede bipbip » 13 Jan 2016, 00:53

L’éducation populaire : un quotidien où se cultivent le respect et la bienveillance

Pour en savoir davantage sur les dynamiques du moment et l’avancement de la réflexion sur l’éducation populaire, la revue « Silence » est allé à la rencontre du Caravansérail Café, à Villeurbanne, et, à Lyon, des branches locales du Planning Familal, des MJC et du Crefad.

... http://www.reporterre.net/L-education-p ... pect-et-la
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Re: Education populaire

Messagede bipbip » 27 Aoû 2016, 13:46

Atelier Debout Educ’pop : quelle société veut-on pour demain ?

Quelle société veut-on pour demain ? Voici la question à laquelle tente de répondre la commission Educ’Pop Debout lors d’ateliers organisés place de la République chaque vendredi de 18h à 20h.

Au fil des semaines et des séances, nous regroupons dans cet article l’ensemble des propositions formulées au sein de l’atelier. Cet article est donc en évolution constante et ouvert à vos commentaires et propositions!

Pour plus de détails sur la formulations de ces propositions, ainsi que des interventions/débats organisés par Debout Education Populaire en relation avec certaines d’entre elles, vous pouvez consulter les CR (accompagné d’enregistrement audio) de chaque séance de cet atelier :

Séance 1 : https://educpopdebout.org/2016/08/14/at ... veut-on-1/

Séance 2 : https://educpopdebout.org/2016/08/17/at ... -demain-2/

... https://gazettedebout.fr/2016/08/25/ate ... on-demain/
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Re: Education populaire

Messagede Pïérô » 11 Jan 2017, 21:33

Samedi 14 janvier 2017 à Bagnolet (93)

Formation en éducation populaire, gratuite:

l'intervention en espace public

La Coopérative citoyenne constate que la colère monte, que le désir de changement est fort; que les partis politiques semblent contre-productifs; que les pratiques militantes classiques accueillent "toujours les mêmes". Nous proposons de reprendre ces questionnements avec le prisme de l'éducation populaire politique. Il est possible de retrouver collectivement du plaisir à agir, et un sentiment d'efficacité dans les luttes : vivre des victoires, agir concrètement, réduire le temps de réunion. Notre objectif est de travailler à la prise de conscience : seule une petite partie d'entre nous « passe à l'acte » après avoir rencontré une idée, un constat, ou vécu une injustice. Il faut travailler à la mise en mouvement de tou-te-s.

à 9h, Condédération Paysanne, 104 rue Robespierre, Bagnolet (93)

Matinée de formation « Oser aller dans la rue, et y rester ! »
Pourquoi et comment investir l'espace public ? Comment sortir de la simple expression ? Comment ne pas faire la morale, mais créer du lien politique solide ?
Déjeuner tiré du sac
Après midi dans l'espace public, on passe aux actes ! (prévoir bonnes chaussures et vêtements chauds ! )

Inscrivez vous :
juste un petit mot sur contact@cooperativecitoyenne.fr
Contact sur place : 06 86 32 26 58

https://paris.demosphere.eu/rv/52208
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Re: Education populaire

Messagede Pïérô » 13 Jan 2017, 20:49

Liquidation judiciaire de la Fédération des MJC en Rhône-Alpes

La plus grosse fédération de MJC en France a rendu ses clés, fin du bal, liquidation judiciaire ! Une situation pas si exceptionnelle, qui pourrait rapidement s’étendre à d’autres organisations du même ordre

Défaite du fédéralisme

Après 2 années de sommeil profond, ce blog publie à nouveau pour vous faire part d’une triste nouvelle : La Fédération des MJC en Rhône-Alpes nous a quitté. Le 8 novembre dernier, après une longue et terrible agonie, la justice a décidé d’arrêter les soins palliatifs et de débrancher les appareils qui la maintenait en vie. Elle s’est éteinte tranquillement dans la nuit, laissant derrière elle une belle histoire et quelques 200 associations plus ou moins endeuillées.

Bande originale de l’article : l’Officier Zen, évidemment, et puis aussi les Amis d’ta Femme, comme tous ces groupes qui ont fait la légende alternative des MJC version libertaire, juste pour se mettre dans l’ambiance… Ensuite, pour commencer la lecture, je conseillerais plutôt une ambiance dub militant copyleft, avec le Dubamix Classwar, suivi d’une série Ibrahim Maalouf, avant de clôturer sur les Zoufris Maracas, pour boucler la boucle entre les 90’s et aujourd’hui… Bonne lecture

... https://educpoptour.wordpress.com/2016/ ... deralisme/
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Re: Education populaire

Messagede bipbip » 20 Jan 2017, 11:36

A Saint-Etienne, une nouvelle forme de pédagogie sociale émancipe les femmes et les enfants d’un quartier pauvre

Dans un quartier populaire de Saint-Etienne, des « ateliers de rue » sont proposés régulièrement aux enfants. Leur principe : un accueil libre, inconditionnel et gratuit. Sur cet espace en milieu ouvert, les enfants, parfois accompagnés par leurs parents, sont invités à prendre des initiatives et à coopérer. Ces ateliers s’inspirent d’une pédagogie sociale visant à expérimenter de nouvelles façons de vivre et d’éduquer collectivement, avec tous les âges et à partir de toutes les cultures. Cinq ans après leur mise en place, ces pratiques d’émancipation, qui recréent aussi du lien entre adultes, gagnent du terrain, mais sont peu soutenues par les politiques. Un « café des femmes » a également ouvert. Reportage.

... http://www.bastamag.net/A-Saint-Etienne ... ien-et-des
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