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Re: l’Éducation n’est pas une marchandise.

MessagePosté: 01 Jan 2017, 17:02
de bipbip
Petit historique d’une évolution vers la marchandisation de l’éducation : de La Guerre de Troie n’aura pas lieu à Qui veut gagner des millions ?

En ce mardi 27 Décembre, on nous annonce qu’une professeure d’anglais de l’Éducation Nationale a été retenue parmi les 50 finalistes du concours du "Meilleur prof du monde" (!) avec une récompense d’un million de dollars à la clé (!!) et tous les médias de l’hexagone s’empressent de relayer l’information avec fierté sans même se poser la question de savoir d’où sort cet argent faramineux ni dans quel but... Et surtout, sans remettre en question l’idée qu’un enseignant français ait au mieux la vanité, au pire l’absence de sens du ridicule, pour pouvoir se prêter au "jeu" d’accéder à ce titre ronflant et creux ! Mais c’est vrai, la promesse d’un million de dollars, ça doit émousser le sens critique, aussi bien du point de vue de l’intéressée que du point de vue des médias, qui peuvent ainsi nous vendre un joli conte de Noël entre les fêtes, et se rattraper un peu, le temps de la trève des confiseurs, du "prof-bashing" auquel ils ont pu se livrer avec délectation après la publication récente des résultats des enquêtes TIMSS et PISA (1) et les déclarations accusatrices de deux candidats aux primaires de la droite. Étant moi-même professeure d’anglais de l’Éducation Nationale depuis plus de 30 ans, j’ai pu assister à différentes phases du discours dogmatico-pédagogique à l’œuvre dans et autour de cette institution publique (excusez le "gros mot") pour pouvoir proposer ma lecture modeste – mais non moins révoltée – de ce qui a pu mener à cette situation. C’est ce que je vais tenter de retracer ici.

... http://www.questionsdeclasses.org/?Peti ... tion-de-La

Re: l’Éducation n’est pas une marchandise.

MessagePosté: 03 Avr 2017, 15:31
de bipbip
Pas de banquier-e dans nos classes !

L’opération nationale « J’invite un banquier dans ma classe » est initiée par la Fédération Bancaire Française dans le cadre de la « Semaine européenne de l’argent », avec le soutien de l’Education nationale. Elle vise à placer des élèves de CM1 ou CM2 « dans des situations de la vie où ils doivent faire des choix concernant l’argent et leurs premiers achats. » Il s’agirait donc, pour eux, via un jeu d’éducation financière, de donner à l’élève « les clés d’une maîtrise responsable de son budget ».

SUD éducation vous invite pour sa part à participer à l’opération « Je n’invite pas de banquier-e dans ma classe »… Nous nous indignons que l’on puisse parler de « budget » qu’il faudrait « maîtriser » pour des enfants de 9 à 11 ans. Et que feront les enfants qui n’ont pas de « budget » ? Seront-ils et elles « hors jeu » ?

Le Ministère de l’éducation nationale dévoie une nouvelle fois le service public d’éducation et l’instrumentalise au profit d’intérêts privés. On réduit ainsi les jeunes élèves à des consommateurs et consommatrices en puissance, manipulables à merci puisqu’il est question de diriger leurs choix concernant leur argent par le biais d’une activité dite « ludo-pédagogique ».

Éduquer, ce n’est pas conforter les hiérarchies et l’ordre social.
Les valeurs portées par SUD éducation sont à l’opposé de celles de l’école-capitaliste.

L’école doit être un outil d’émancipation des êtres humains et non de leur soumission à la finance et à la marchandisation généralisée.

L’école n’est pas une entreprise, l’éducation n’est pas une marchandise !

http://www.sudeducation.org/Pas-de-banq ... asses.html

Re: l’Éducation n’est pas une marchandise.

MessagePosté: 10 Avr 2017, 14:33
de bipbip
Marchandisation de l’éducation : petit historique d’une évolution

Fin décembre 2016, les médias français relayaient avec enthousiasme la sélection d’une professeure d’un lycée nantais parmi les 50 enseignantEs du monde entier pour le Global Teacher Prize, un prix qui sera remis le 13 mars à Dubaï par une fondation britannique avec le soutien des Émirats Arabes Unis. Un évènement qui traduit bien comment la marchandisation progresse dans l’Éducation nationale.

... http://www.emancipation.fr/spip.php?article1533

Re: l’Éducation n’est pas une marchandise.

MessagePosté: 26 Mai 2017, 12:51
de bipbip
Éducation. Les élèves abandonnés aux géants du Net ?

Le directeur du numérique au ministère incite les établissements à recourir aux services de Google, Apple et autres Microsoft. Au péril de la protection des données de millions d’élèves.

Les élèves des écoles de France sont-ils des marchandises pour mastodontes de la Silicon Valley ? La question se pose après la révélation par le site spécialisé sur les questions d’éducation le Café pédagogique d’un courrier posté rue de Grenelle le 12 mai et signé par le directeur du numérique pour l’éducation, Mathieu Jeandron. « Il n’y a pas de réserve générale sur l’usage des outils liés aux environnements professionnels chez les grands fournisseurs de services du Web », écrit le haut fonctionnaire à ses délégués dans chacune des académies et aux directeurs des services informatiques du ministère.

Ça n’a pas l’air de grand-chose comme cela, mais il s’agit en réalité d’une révolution, d’un grand retour en arrière. Depuis longtemps, l’éducation nationale encourageait les établissements à recourir à des espaces numériques de travail (ENT) indépendants et sécurisés, permettant notamment d’utiliser un pseudonyme pour accéder à certains services. Officiellement, la Rue de Grenelle interdisait même le recours aux services des géants du numérique, les fameux Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Un choix qui ne relevait pas d’une simple posture favorable à des logiciels indépendants, mais surtout d’une question de sécurité : il s’agissait avant tout de protéger les données sur les élèves que ce genre de service recueille.

La colère des syndicats et des éditeurs français de logiciels

Depuis plusieurs années, les grandes entreprises du numérique développent des produits spécialement dédiés à l’éducation, comme Office 365 éducation, la « plateforme de collaboration en ligne » de Microsoft ; ou encore Google Classroom, la « plateforme d’apprentissage dédiée aux écoles » de la firme de Mountain View. Ces services sont mis gratuitement à disposition des enseignants. Enfin, gratuitement… En échange des logiciels, les entreprises recueillent évidemment des millions de données sur les utilisateurs et peuvent ainsi connaître, entre autres, les noms et âges des élèves, leurs résultats scolaires, savoir lesquels ont redoublé ou non, voire leurs historiques de navigation et de recherche… L’utilisation de ces informations pour vendre de la publicité ciblée, ou même pour vendre ces données brutes à des tiers, est la base du modèle économique des Gafam.

... http://www.humanite.fr/education-les-el ... net-636453

Re: l’Éducation n’est pas une marchandise.

MessagePosté: 02 Sep 2017, 16:23
de bipbip
Les GAFAM arrivent à l'école

L’Education Nationale ouvre l’école à Google et consort !

Au lendemain de l'élection de Macron, c'est-à-dire dès mai dernier, le directeur du numérique (Mathieu Jeandron) auprès du ministère a adressé un mail à l'ensemble des académies pour les informer de l'arrivée des grandes multinationales (GAFAM) au sein des établissements scolaires : Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft se partageront donc l'immense marché des données des élèves.

... http://www.revolutionpermanente.fr/L-Ed ... et-consort

Re: l’Éducation n’est pas une marchandise.

MessagePosté: 14 Sep 2017, 18:38
de bipbip
« Teach for capital »

« Teach for France », une machine à privatiser l’éducation

Depuis la rentrée 2016, des contractuels étudiants des Grandes écoles parisiennes (HEC, Sciences-Po, ENS..) sont recrutés pour deux ans par une association nommée « teach for France ». Dans l'académie de Créteil, ils étaient au nombre de 30 l'an dernier. Bien que le recrutement soit très opaque, 30 de plus auraient été recrutés cette année.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Teac ... ation-9204

Re: l’Éducation n’est pas une marchandise.

MessagePosté: 21 Sep 2017, 21:23
de bipbip
Enseignement professionnel : Des lycées au service du patronat

Depuis des années, les milieux politiques et patronaux critiquent l’enseignement professionnel en lui reprochant son « inadaptation » et en l’accusant à tort d’être éloignée de l’entreprise. Il y a fort à parier que le gouvernement s’attaque à ce parent pauvre de l’Éducation nationale.


En France, le lycée professionnel n’est pas le seul établissement à préparer un diplôme professionnel (CAP, BEP et baccalauréat professionnel). En effet, les centres de formation d’apprenti.es (CFA), préparent également ce type de diplômes. En lycée professionnel, les élèves sont sous statut scolaire alors que dans les CFA, issus d’une convention entre les conseils régionaux et des partenaires privés (chambre de commerce et entreprises), ils sont en alternance sous contrat de travail (l’apprenti.e est salarié.e). C’est dans cette distinction que se trouve l’un des principaux enjeux concernant l’avenir des lycées professionnels.

Jurant lutter contre le chômage des jeunes, patronat, gouvernement et régions remettent en cause la voie professionnelle sous statut scolaire tout en promouvant et en finançant très largement le système d’apprentissage. Mais les raisons sont tout autres.

Régionalisation

Le gouvernement veut régionaliser l’enseignement professionnel afin de le placer sous le contrôle des régions et des organisations patronales. En lien avec les régions, le Medef prétend ainsi mettre la main sur la conception des diplômes, aujour­d’hui sous le contrôle des ministères de l’Éducation nationale et de l’Agriculture.

Cette régionalisation amputerait la voie professionnelle de l’Éducation nationale, rendant plus difficile pour les bacheliers et bachelières pro la poursuite d’études en BTS ou licence pro. Par ailleurs, les régions s’efforceront de réduire l’offre de formations dans les lycées professionnels tout en favorisant l’apprentissage, entraînant de fait une spécialisation des territoires et accentuant du même coup les inégalités entre ceux-ci.

Caesar (AL Saint-Denis)

http://www.alternativelibertaire.org/?E ... u-patronat

Re: l’Éducation n’est pas une marchandise.

MessagePosté: 27 Sep 2017, 15:14
de bipbip
L’université au service du CAC40

Les étudiants de Compiègne travailleront (gratuitement) pour Saint Gobain grâce à un nouvel accord de recherche

L’Université Technologique de Compiègne (UTC) a signé un partenariat avec le géant du verre, Saint-Gobain, pour mettre en œuvre des projets en commun. Un exemple très concret d’un modèle d’université au service des besoins du patronat plutôt qu’au service des populations.

Quand les crédits de recherche publics financent les profits industriels du CAC40

La section recherche et développement de Saint Gobain doit être heureuse : elle a de nouveaux bras pour travailler sur ses projets sans même avoir à les payer ! En effet, l’UTC et Saint Gobain ont signé récemment un partenariat de cinq ans portant sur « les domaines de l’usine du futur et de recherches technologiques, comme les vitrages », comme le dit l’université. Dans un communiqué, l’université précise la façon dont ce partenariat va se dérouler : « nos futurs ingénieurs seront amené à travailler, en partenariat avec des enseignants, sur des projets proposés par Saint-Gobain. Des recherches seront également menées en commun ». En d’autre termes, les étudiants vont passer leurs études (qu’ils payent !) à travailler sur des projets qui vont enrichir Saint Gobain et accélérer son développement technologique.

A l’occasion de la signature de cet accord, le président du groupe Saint-Gobain s’est permis de parler d’échange gagnant-gagnant, expliquant que « les bonnes idées naissent d’un bon réseau. Pas d’un travail en vase clos. » Evidemment, les profits issus des innovations technologiques de l’entreprise seront encore plus appréciés si ces innovations ont été obtenues grâce à un investissement public. Car derrière ces « partenariats », on voit un modèle d’université totalement au service de l’industrie, où les crédits de recherche public servent à renforcer les services de recherche et développement d’entreprise comme Saint Gobain dont les profits sont mirobolants (1,4 milliards en 2016 pour le vitrier).

Les universités technologiques, les laboratoires secondaires des grands entreprises françaises

... http://www.revolutionpermanente.fr/Les- ... -accord-de

Re: l’Éducation n’est pas une marchandise.

MessagePosté: 07 Oct 2017, 15:20
de bipbip
L’école et les marchands

Ce pourrait être le titre d’une fable de La Fontaine, mais non, c’est celui d’une chronique de la marchandisation du système éducatif, déjà bien avancée et qui se poursuit tranquillement, sans soulever dans les média dominants beaucoup de polémique ni de débat.

Les marchands sont déjà entrés à l’école par les ordinateurs et logiciels que nous utilisons maintenant touTES, à des degrés divers. Le 12 mai dernier, à quelques semaines du changement de gouvernement, une consigne de la Direction du numérique pour l’éducation (DNE) du ministère de l’Éducation nationale mettait à disposition des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) les données personnelles et scolaires des élèves et des enseignantEs. Durant l’été, la FCPE, la PEEP, la LDH, la Ligue de l’Enseignement, avec d’autres associations, avaient interpellé le ministre Blanquer dans une lettre commune s’appuyant notamment sur un communiqué de la CNIL. Mais cette lettre est restée sans réponse.

Depuis l’an dernier, les marchands entrent à l’école aussi par le recrutement et la formation. L’association Teach for France, filiale française de la multinationale Teach for All, a signé en effet sa première convention avec l’Education Nationale et l’Académie de Créteil. Celle-ci entre dans sa deuxième année scolaire d’application, la campagne de recrutement pour la deuxième “promo” est actuellement ouverte. C’est tout un système parallèle à l’Éducation nationale qui se met en place. Il s’agit de privatiser le recrutement de contractuelLEs, engagéEs pour deux ans, mais aussi l’accompagnement et la formation, ou plutôt le formatage par "une machine de diffusion de l’idéologie de marché", pour reprendre le mot de Maria Noland dans un article d’août 2017 de L’Humanité. Pour l’instant, une seule académie a signé cette convention, 60 candidatEs se sont présentéEs devant un jury composé en partie de cadres de grandes entreprises, 29 ont été retenuEs. On peut facilement en prévoir la diffusion dans d’autres académies, quand on sait que certains dirigeants de Teach For France sont des proches du pouvoir actuel, comme Laurent Bigorne, qui dirige aussi l’Institut Montaigne.

Sur le site de Teach For France, on peut lire : “Les performances globales du système éducatif ne sont pas à la hauteur des investissements croissants qui sont consentis”.

Dans un langage plus direct, Pierre Gattaz et le MEDEF ne disent pas autre chose dans leur slogan “Si l’école faisait son travail j’aurais un travail”. La formule a soulevé l’indignation et le ministre Blanquer a été obligé d’intervenir. Pourtant, le “Grand Plan d’Investissement” présenté par Édouard Philippe, le 25 septembre, présente un argumentaire étrangement voisin de celui de Teach For France. Ainsi, dans la deuxième priorité “Compétences et emploi” du Grand Plan il est prévu d’investir “en faveur de la formation des maîtres et des professeurs, sur une logique d’appel à projet […]. L’enjeu est d’autant plus grand que l’enseignement est appelé à être profondément transformé par les développements du numérique”.

Notons bien qu’il ne s’agit pas de partager les richesses produites pour financer le droit à une éducation émancipatrice pour touTEs, à la poursuite d’études de son choix, ou de s’organiser, de se former aux pédagogies coopératives, pour lutter contre l’échec scolaire. Non, il s’agit d’investir, c’est-à-dire d’assurer une dépense qui rapportera des bénéfices. On pourrait se dire naïvement que l’éducation cela ne rapporte pas. Ce serait oublier, que par exemple, la communication de millions de métadonnées concernant élèves, parents et enseignantEs, ouvre un immense marché publicitaire aux nombreuses entreprises privées (maisons d’édition, cours privés de soutien scolaire, multinationales américaines du GAFAM,… ) qui travaillent déjà sur le marché de l’éducation. Ce serait aussi oublier que pour la société capitaliste, endoctriner les jeunes avec la “culture de l’entreprise”, pour en faire une main d’œuvre “flexible”, c’est-à-dire précaire à vie, non seulement docile mais encore consentante, cela peut “rapporter gros”.

Raymond Jousmet, 26 septembre 2017 

L’Émancipation syndicale et pédagogique – 2/10/2017– page 2

http://www.emancipation.fr/spip.php?article1635

Re: l’Éducation n’est pas une marchandise.

MessagePosté: 10 Déc 2017, 19:25
de bipbip
Rendre les jeunes 100% employables

Si le MEDEF arrêtait de se gaver, tout le monde pourrait bosser !

Tandis que Bernard Arnault, Dassault ou Total défiscalisent des milliards sur le dos des travailleur-ses et des précaires (Paradise Papers), le MEDEF joue à « vis ma vie de patron- ne » avec des élèves de collèges dans des mini entreprises, développe des supports
ludiques pour apprendre le fonctionnement d’une banque en classe, organise des déjeuners « les boss invitent les jeunes »… autant de dispositifs qui visent à adapter l’école au monde de l’entreprise et « rendre les jeunes 100% employables »

Luc Johann, recteur de l’académie de Lille

- « Chefs d’entreprises, vous êtes les bienvenus. Nous voulons absolument travailler avec vous pour répondre ensemble aux besoins du pays. C’est ma mission quotidienne » Valenciennes, le 21/11/2016
Alors que le MEDEF se donne des allures de sauveur humaniste et providentiel d’un « système éducatif à bout de souffle » qui « génère 100 000 décrocheurs par an ainsi qu’un taux de chômage de 25% chez les jeunes », on constate au quotidien les désastres de son action dans le monde du travail (1 million d’emplois promis et non créés contre un cadeau de 20 milliards du CICE) autant qu’à l’école :
appauvrissement de l’enseignement qui se réduit à une douzaine de compétences de base pour favoriser « l’employabilité » et « l’adaptabilité »
management des personnels et élèves qui sont évalué-e-s en permanence
comme ils le seront toute leur vie (PPCR, évaluations nationales, socle…)
traçabilité des futur-e-s employé-e-s avec le LSUN et Base Elèves
fabrication de chair à canon par le développement de l’apprentissage
mise en concurrence des établissements et des personnels soumis à des petit-e-s chef-fe-s de plus en plus nombreux-ses

Pierre Gattaz, président du MEDEF

- « l’entreprise c’est, après la famille, la plus belle institution » Réponse à une élève durant la Semaine Ecole-Entreprise novembre 2016

Les valeurs portées par SUD Education sont opposées à celles de l’école capitaliste. Nous estimons bien au contraire qu’il faut promouvoir les pratiques et les valeurs coopératives d’entraide, entre collègues et entre élèves, pour construire ensemble une autre école dans une autre société, égalitaire et émancipatrice.

L’ÉCOLE N’EST PAS UNE ENTREPRISE L’ÉDUCATION N’EST PAS UNE MARCHANDISE

Aperçu des dispositifs et partenariats du MEDEF avec l’éducation Nationale

. Convention entre l’Education Nationale et le MEDEF pour permettre au MEDEF d’intervenir dans les établissements, notamment durant la Semaine Ecole Entreprise
. Parcours Avenir (développement de l’esprit d’initiative des élèves de la 6ème à la terminale)
. Label Lycée des métiers (indicateur d’excellence en fonction de l’adaptation des filières aux besoins des employeurs locaux)
. Action Ecole Entreprise (plateforme d’initiatives du MEDEF en milieu scolaire)
Salon des mini-entreprises (les élèves deviennent patron-nes)
. Campus des métiers et des qualifications (78 en France)
. Pôles de stages (pour renforcer les liens école/entreprise)
. IDE (institut du monde de l’entreprise qui intervient sur les programmes de SES)
. CNEE (conseil national éducation économie)
. Semaine de l’industrie …


http://www.sudeducation.org/Si-le-MEDEF ... gaver.html

Re: l’Éducation n’est pas une marchandise.

MessagePosté: 16 Déc 2017, 17:10
de bipbip
Enseignement professionnel : les Régions en veulent toujours plus…..

Tract de la Fédération SUD éducation

L’association des régions de France a publié le 8 novembre 2017 un manifeste de 18 réformes concernant notamment l’orientation des jeunes et la nature de la formation initiale en matière d’Éducation Nationale. Penchons-nous sur leurs propositions.

Florilège des propositions de l’ARF

Intégrer les missions d’orientation scolaire, d’informations sur les métiers et sur les évolutions d’emploi dans les missions du SPRO (service public régional d’orientation). Les professeur-e-s principaux/ales seront placé-e-s au cœur de ce service)
Développer l’apprentissage et rendre obligatoire l’information en direction des collégien-ne-s et des lycéen-ne-s des formations possibles en apprentissage.
-
Mutualiser les CFA et lycées professionnels notamment en matière de plateaux techniques et en facilitant pour les enseignant-e-s et formateurs/trices l’exercice conjoint en lycée et en alternance. Promouvoir la transversalité des voies de formation. Possibilité pour un-e collégien-ne de faire son stage de 3ème en CFA et permettre aux jeunes d’effectuer une première année en CFA sans contrat d’apprentissage.

Confier aux régions l’organisation de la totalité de l’offre de formation professionnelle initiale, dans les voies professionnelles et technologiques, y compris les BTS et licences professionnelles pour renforcer la cohérence de l’offre de formation sur les territoires vis-à-vis des jeunes et vis-à-vis des entreprises.

Renforcer l’articulation lycée professionnel et entreprise par la valorisation de l’alternance, la présidence des conseils d’administration des lycées professionnels par des personnalités extérieures (à l’instar de ce qui prévaut dans les lycées agricoles).

Pour SUD Éducation, transférer l’ensemble des compétences en matière de formation professionnelle initiale des voies professionnelles et technologiques aux Régions revient à abandonner l’ambition d’une scolarisation commune pour tou-te-s les jeunes.

Les adolescent-es et jeunes adultes seront réduit-e-s à une fonction utilitariste si ils et elles ne peuvent prétendre qu’à des formations répondant aux besoins immédiats des entreprises d’un territoire.

Cela conduira à accentuer les inégalités régionales et à offrir des formations ne permettant pas aux futur-e-s salarié-e-s d’envisager un avenir professionnel au-delà du territoire où ils et elles ont été scolarisé-e-s.L’école, l’enseignement professionnel compris, doit demeurer un espace dédié aux savoirs et au développement de l’esprit critique dans le cadre d’un projet éducatif qui prime sur l’intérêt à court terme des entreprises privées.

Ces propositions ne font qu’entériner une volonté de précarisation accrue dans le marché du travail allant jusqu’à proposer des formations en CFA sans contrat d’apprentissage.
Pour les enseignant-e-s de Lycée professionnel et technologique, ces propositions augurent un changement de statut, une territorialisation forcée et un avenir inquiétant.

... et servent les patrons sans attendre.

C’est la dernière proposition qui vient d’être reprise au LGT Jacques Monod de Lescar en Région Nouvelle Aquitaine. Le président de la chambre de commerce et d’industrie de Pau, par ailleurs représentant du MEDEF, a été élu président du conseil d’administration pendant un an comme l’autorise la loi Fillon de 2005 (le proviseur peut, au titre de l’expérimentation, proposer pour un an la présidence du CA à une personnalité extérieure). Seul SUD Education s’y est opposé.

Cette volonté d’emprise sur le CA montre une fois de plus l’ambition de soumettre l’école au diktat de l’entreprise.

Comme le prouve encore la charte des codes du travail du LP Savary-Ferry d’ARRAS où le MEDEF local a passé commande d’un diplôme maison (attestation de docilité à présenter lors d’entretien d’embauche aux entreprises locales) et est parvenu à l’imposer au CA qu’il noyaute.

Pour rappel, SUD Éducation milite pour :
une école complètement déconnectée des aléas du monde de l’entreprise.
la suppression de la présence des personnes extérieures issues du monde de l’entreprise dans les CA.
une formation professionnelle initiale uniquement sous statut scolaire.
une carte des formations établie par l’Éducation Nationale et non pas par les Régions.


http://www.sudeducation.org/Enseignemen ... l-les.html

Re: l’Éducation n’est pas une marchandise.

MessagePosté: 09 Fév 2018, 13:30
de Pïérô
Avec la loi Vidal, de nouvelles perspectives de croissance pour le marché de l’orientation

Après l’explosion des cours particuliers lancés par des entreprises privées, voici lancées les entreprises de l’orientation. Une nouvelle preuve que l’éducation est devenue un marché. Exemple avec tonavenir.net, ou comment acheter son parcours d’étudiant.

... https://larotative.info/avec-la-loi-vid ... -2631.html

Re: l’Éducation n’est pas une marchandise.

MessagePosté: 10 Fév 2018, 21:54
de bipbip
Subordonner l’université aux intérêts privés

Le Sénat vote un amendement pour contingenter les filières en fonction du marché

Le texte de la loi Orientation et Réussite des Étudiants (ORE), autrement connu sous le nom de « Plan Étudiants » est finalement passé devant le Sénat, qui l’a très largement adopté. Et les sénateurs y ont même ajouté quelques réjouissances : comme le contingentement, proposé par LR, des filières en fonction de l’insertion professionnelle.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Le-S ... -du-marche

Re: l’Éducation n’est pas une marchandise.

MessagePosté: 24 Mar 2018, 13:44
de bipbip
Éducation. Parcoursup fait décoller le business de l’orientation scolaire

Lettres de motivation, CV, attendus… Les nouvelles règles instaurées par la plate-forme d’accès à l’enseignement supérieur font le beurre des officines privées de « coaching scolaire ». Ce marché florissant, qui surfe sur l’angoisse et les promesses de sélection, menace l’égalité entre élèves.

«Vive Parcoursup ! » Stéphane Boiteux est ravi. Enchanté, même, de la nouvelle plate-forme d’accès à l’enseignement supérieur. Sur son compte Facebook, il ne tarit pas d’éloges. Parcoursup ? « C’est une démarche responsable et engageante », s’enflamme-t-il. Bien plus « réfléchie, sérieuse et argumentée » que son célèbre et décrié prédécesseur ­Admission postbac (APB). Un vrai plaidoyer. Il faut dire que Stéphane Boiteux ne cherche pas à rejoindre la fac. Lui n’est plus un lycéen en quête d’avenir. Mais le patron intéressé de Motivsup.fr, une de ces multiples officines privées de « coaching scolaire » qui promettent aux élèves de terminale de les guider vers la filière de leur rêve, moyennant finance. Chez Motivsup, on reste relativement modeste. Il vous en coûtera 49,90 euros pour obtenir un questionnaire d’auto­évaluation sur les « dix compétences clés identifiées par le World Economic Forum » et un entretien téléphonique avec un « expert ». Le résultat n’est pas garanti. Moins, en tout cas, que le chiffre d’affaires de Stéphane Boiteux et de tout le secteur du « conseil en orientation » qui fait son beurre des nouvelles règles d’entrée à l’université.

Un marché juteux et peu réglementé

Avec ses exigences et sa logique sélective, le portail Parcoursup, ouvert depuis mi-janvier, s’est révélé une aubaine pour ce marché florissant et peu réglementé qui surfe sur l’angoisse des familles. Fondatrice en 2009 de Tonavenir.net, Sophie Laborde-Balen assure que son activité a progressé ces dernières semaines « de 25 % à 30 % » par rapport à 2017. Studyrama, Diplomeo, Quiétude, Recto Versoi… Tous se frottent les mains également. « Clairement, les candidats sont inquiets de ne pas obtenir la formation qu’ils veulent », résume Clotilde du Mesnil, fondatrice de Cowin Coaching, pour expliquer cet afflux. Alors que les quelque 800 000 lycéens ont encore jusqu’au 31 mars pour compléter leur dossier d’inscription, les offres et communications criardes vont continuer d’envahir les réseaux sociaux et autres salons d’orientation…

Présents, pour la plupart, depuis des années sur le créneau, les acteurs privés ont, cette année, tiré un sacré profit des nouvelles règles qui accompagnent Parcoursup. En plus de formuler ses vœux, chaque élève doit désormais rédiger, pour toutes les formations demandées, y compris universitaires, une sorte de lettre de motivation (« projet de formation motivé ») et parfois un curriculum vitae, avec l’obligation de prouver qu’il répond aux « attendus » fixés par la filière visée. Des exigences dont peu de lycéens ont l’habitude. Et qui donnent à la procédure d’inscription des allures de compétition entre postulants, le tout sur fond d’universités aux capacités d’accueil incertaines.

... https://humanite.fr/education-parcoursu ... ire-652380

Re: l’Éducation n’est pas une marchandise.

MessagePosté: 30 Avr 2018, 17:41
de bipbip
Partenariat public-privé

Plus de 30 écoles offertes aux géants du BTP : le plan à un milliard d’euros de la mairie de Marseille

Un milliard d’euros pour la destruction et la reconstruction de 34 écoles vétustes. C’est ce que compte engager la ville de Marseille sur 25 ans, dans le cadre d’un grand partenariat public-privé. Elle confie ainsi la clé des infrastructures à quelques grands groupes du BTP en contrepartie d’une lourde redevance annuelle. Face à une méthode désormais bien connue pour son impact néfaste sur les finances publiques, des élus d’opposition, syndicalistes enseignants, parents d’élèves, architectes, professionnels du bâtiment ou simples citoyens se mobilisent.

... https://www.bastamag.net/Plus-de-trente ... rd-d-euros