Animateurs-trices en luttes

Animateurs-trices en luttes

Messagede Pïérô » 15 Aoû 2011, 14:28

Au sujet des travailleurs-euses des centres aérés et des colonies de vacances

un communiqué de Solidaires Isère sur leur recours devant les tribunaux concernant les salaires et les conditions de travail des animateurs-trices des colonies de vacances. Cette affaire commence à faire un peu de bruit.... et les réactions des employeurs, y compris de l'économie "sociale", sont dignes du Medef. Un tract SUD-Rail à destination de ces collègues (centres de vacances du CCE, ALSH des CE...) reprend l'argumentation.


de Union Syndicale SOLIDAIRES Isère

Les travailleurs des centres aérés et des colonies de vacances doivent avoir les MÊMES droits que TOUS les travailleurs

Le gouvernement doit respecter la décision de la cour de justice européenne

Par une loi et un décret, le gouvernement a légalisé la pratique fort ancienne et inscrite dans la convention collective de l’animation socio-culturelle de ne payer les moniteurs de colonie de vacances que 2 fois le smic horaire par jour, soit 18 euros brut, sans que soit au demeurant limitée la durée de travail. Et fait, selon ces dispositions légales et réglementaires, ces jeunes travailleurs sont donc au travail ou en astreinte, 24 heures sur 24. Allant bien au-delà de ce qui fut présenté devant le Parlement comme une simple « sécurisation juridique », ces textes :

Limitent à 80j par an, le nombre de jours qu’un jeune peut effectuer comme moniteur ou animateur de centre aéré. Le but de cette limitation n’est pas avoué : il s’agit tout simplement d’éviter que ces travailleurs ne se constituent des trimestres valides pour les droits à la retraite, alors que dans le même temps, bien entendu, leur rémunération déjà dérisoire, se voient imputée des cotisations afférentes : comment ne pas parler de vol ?

Ouvrent la possibilité à toute entreprise quelle que soit son statut juridique et notamment les entreprises à but lucratif (sociétés anonymes, S.A.R.L…) la possibilité d’employer des jeunes dans ces conditions, possibilité naguère réservée aux seules associations à but non lucratif. Cette extension au demeurant se situe dans le droit fil de la concurrence libre et non faussée imposée par l’Union Européenne. Comment réserver au seul secteur à but non lucratif un pareil avantage : employer des salariés sans limite du temps de travail pour 18 euros par jours ?

Ouvrent enfin la possibilité de recourir à cette forme de sous-emploi dans le cadre de camps de vacances organisés pour les personnes handicapées, ce qui, jusqu’alors était clairement exclu pour d’évidentes raisons : ni la charge de travail, ni la qualification requise ne sont compatibles avec le statut « d’animateur occasionnel » comme la loi qualifie ces emplois.

Conscient de scandale que représentaient ces textes et à défaut de pouvoir contester la loi elle -même l’Union Syndicale SOLIDAIRES Isère a décidé, lors de la parution du décret, de le déférer devant le Conseil d’État.

Après un temps anormalement long, face à des questions de droit pourtant simples, cette Haute Juridiction :

. a rejeté notre contestation portant sur la rémunération minimale, dérogatoire au SMIC.

. a rejeté notre contestation sur la limitation du nombre de jours que peut effectuer un jeune Grenoble le 01 août 2011 comme « animateur occasionnel ».

. a estimé la question de la compatibilité de ce décret qui ne prévoit aucun repos journalier et limite à 24 heures le repos hebdomadaire obligatoire, avec le droit communautaire qui impose d’accorder à tout travailleur un repos journalier de 11 heures et un repos hebdomadaire de 35 heures, suffisamment complexe pour devoir être tranchée par la Cour de Justice de l’Union Européenne.

La C.J.U.E. par une décision rendue en octobre 2010 a reconnu pleinement le bien fondé de nos arguments : l’affaire est renvoyée devant le Conseil d’État qui doit désormais entériner cette position et on ne peut que s’étonner, là encore, de la lenteur de cette juridiction.

L’Union Syndicale SOLIDAIRES Isère :

. affirme que les moniteurs de colonie de vacances et les animateurs de centre aérés sont des salariés comme les autres et doivent bénéficier des mêmes droits, en termes de rémunération et de durée de travail ;

. exige en tout état de cause, qu’aucun statut dérogatoire ne soit accordé au bénéfice des entreprises à but lucratif qui d’ores et déjà abusent largement de ces travailleurs sous statut dérogatoires ;

. exige également qu’aucune situation dérogatoire au droit commun ne soit admise dans et pour les centres de vacances pour personnes handicapées. Une offensive est menée par les syndicats patronaux concernés afin de trouver un biais juridique permettant d’exclure les moniteurs de colonie de vacances des droits aux repos affirmés par la CJUE.

Ils voudraient les transformer en salariés « bénévoles », sous l’argument fallacieux que les jeunes se trouvent satisfaits de leur situation et qui plus est, sont nourris et logés .

Ces mêmes syndicats patronaux arguent également de la menace que fait planer sur la survie même des centres de vacances, le surcoût qu’impliquera le respect de la décision de la CJUE.

L’Union syndicale SOLIDAIRES rappelle son attachement à l’existence de ces centres qui permettent à nombre d’enfants des classes les moins riches de partir en vacances.

L’Union syndicale SOLIDAIRES estime toutefois qu’il n’appartient pas aux jeunes employés comme moniteurs d’en assurer la pérennité par le biais d’un travail gratuit.

C’est à l’État et à lui seul qu’il incombe de prendre en charge selon ce qui est nécessaire, le coût afférent à une juste rémunération de ceux qui acceptent, dans des conditions souvent difficiles le travail d’encadrer des enfants et adolescents.

Union Syndicale SOLIDAIRES Isère



de SUD-Rail et l’Union syndicale Solidaires :

Garantir les droits des animateurs !

Le recours de Solidaires Isère devant le Conseil d’Etat sur les salaires et les conditions de travail des animateurs-trices des centres de vacances et de loisirs a permis de poser des questions de fond sur cette situation  Même dans un secteur particulier comme celui-ci, les salarié-e-s ont des droits, qu’il faut faire respecter  Dans les CE et CCE de la SNCF, gérés par des syndicalistes, la situation n’est pas brillante.

 Une situation inacceptable
La convention collective de l’animation socio-culturelle permet de ne payer les moniteurs de colonie de vacances que 2 fois le smic horaire par jour, soit 18 euros brut, sans que soit vraiment limitée la durée de travail. Et fait, selon ces dispositions légales et réglementaires, ces jeunes travailleurs sont donc au travail ou en astreinte, 24 heures sur 24.
En 2010, Solidaires 38- qui regroupe notamment les syndicats SUD de l’Isère- a engagé un recours devant le Conseil d'État. Le recours portait sur 3 points, la rémunération, la limitation annuelle du nombre de jours travaillés, le temps de travail.
Le Conseil d'État a rejeté les 2 premiers points et a considéré le point sur le temps de travail suffisamment complexe pour nécessiter l'avis de la cour de justice de l'union européenne (CJUE). La CJUE nous a alors donné raison. Le décret gouvernemental ne respecte pas la législation en matière de temps de travail et de repos.

 Des réactions patronales hallucinantes
Cette décision connue, les syndicats patronaux de l'animation socio-culturelle ont hurlé à la faillite des colonies de vacances si le temps de travail des moniteurs devait relever du droit commun... et des représentant-e-s d'associations et de CE, de CCE font de même ! On croit rêver : les représentants de « l’économie sociale et solidaire » emploient les mêmes arguments que le Medef et les libéraux !
Ce n'est pas parce que la majorité de ces salarié-e-s sont des jeunes qu'ils/elles doivent avoir moins de droits que les autres : c'est totalement injuste, et c'est un danger pour tous car le patronat essaie toujours d'aligner les droits de tous vers le bas

Pour SUD-Rail et l’Union syndicale Solidaires, si les vacances et les loisirs des jeunes sont une activité particulière, qui peuvent évidemment imposer des contraintes, cela ne doit pas pour autant faire des salarié-e-s de ce secteur des salarié-e-s sans droits et sous payé-e-s !

 Dans nos CE et au CCE, ce n’est guère mieux
Dans nos CE et CCE, pourtant gérés par des syndicalistes, ce n’est guère mieux. Bien sûr, la situation est « moins pire » que dans certaines entreprises du secteur, où les vacances ne sont qu’une activité destinée à se faire du fric. Mais doit-on se contenter pour autant de cette situation : évidemment, non !
La faiblesse de la rémunération, comparée aux responsabilités imposées par cette activité, ce n’est pas acceptable. Un seul jour de repos par semaine, ce n’est pas acceptable !
Nous aussi, nous sommes attaché-e-s à la pérennité des colonies de vacances. Mais cela ne doit en aucun cas empêcher d’améliorer le sort des salarié-e-s : ils/elles ne doivent pas faire les frais d’une situation dont ils/elles ne sont pas responsables.

SUD-Rail et l’Union syndicale Solidaires réaffirment que les salarié-e-s des centres aérés et des colonies de vacances doivent avoir les mêmes droits en terme de rémunération et de durée du travail que l’ensemble des salarié-e-s.
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede Barra Mine » 15 Aoû 2011, 16:13

Pour avoir une amie qui travaille toute l'année en tant qu'animatrice je peut vous dire en effet que c'est du grand n'importe quoi.... payée avec un lance pierre, elle effectue de plus 10 heures de travail chaque mercredi alors qu'elle est déclarée comme un contrat de 8 heures. Et elle et ses collègue sont du négocier ferme auprès de leur direction pour que les heures passées en réunions (imposées par la direction) leur soient payées en plus.
Celà dit dans certains autres structures c'est pire, les animateurs et animatrices ont carrément le statut de "vacataire" (c'est à dire payé à l'heure effectuée uniquement donc pas de congé payé, pas d'arrèt maladie et aussi possibilité d'être renvoyés sans justification, plus la paye versée avec un mois de décalage). Et dans ces centre là c'est la mairie qui gère le truc et paye les anims... comme quoi les collectivités locales parfois c'est encore plus fort que le medef.
En matière d'infinie, il n'y a que l'univers et la bétise humaine. Et en ce qui concerne l'univers j'ai des doutes. (Einstein)
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Messagede bipbip » 02 Juil 2015, 13:33

Les animateurs ne veulent pas plus d’enfants à charge

Les onze centres d’animation de Bordeaux étaient en grève ce mercredi après-midi. Motif : l’augmentation actée par la mairie du nombre d’enfants à la charge des animateurs. Ceux-ci ont manifesté devant l’Hôtel de Ville.

Le décret lié à la loi des rythmes scolaire permet de confier jusqu’à 18 enfants à un animateur pour les 6-12 ans. Pour cette tranche d’âge, la mairie de Bordeaux a décidé de passer de 12 à 14 enfants par animateur et de 8 à 10 pour les maternelles. Or la profession dit redouter la détérioration des activités et sorties proposées au jeune public, à cause d’effectifs trop chargés.

Le 24 juin, le personnel de l’association des centres d’animation de quartiers de Bordeaux (Acaqp) a décidé de lancer un appel à la grève. Une première, de mémoire d’ »anciens ». La revendication est simple : conserver le taux d’encadrement actuel.

... http://rue89bordeaux.com/2015/07/animat ... ts-charge/

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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede bipbip » 03 Sep 2015, 23:38

Accueil périscolaire au Havre. Les animateurs des écoles se mettent en grève

Au Havre (Seine-Maritime), mercredi 2 septembre 2015, les animateurs se sont mis en grève. Ils dénoncent de « très mauvaises conditions de travail » liées à la réforme scolaire.

Au lendemain de la rentrée scolaire, mercredi 2 septembre 2015, un mouvement de grève a perturbé le fonctionnement des écoles publiques du Havre (Seine-Maritime). Les animateurs qui encadrent l’accueil périscolaire des enfants, le matin et le soir, ainsi que les activités du centre de loisirs du mercredi après-midi, ont décidé de ne plus assurer ces services « jusqu’à nouvel ordre ». « Ils dénoncent de très mauvaises conditions de travail », tempête l’intersyndicale CGT, FO, CFDT, CGT-ICTAM qui épaule la centaine d’agents, dans leur combat.
Mercredi 2 septembre 2015, en début de matinée, une cinquantaine de grévistes étaient présents dans le hall de l’Hôtel de Ville pour demander un entretien avec le maire, Édouard Philippe.

... http://www.normandie-actu.fr/au-havre-l ... re_153550/
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede Pïérô » 22 Nov 2015, 22:12

Animateurs-trices gratos ?

L’animation est un vrai métier !

Un projet de loi propose d’instaurer le statut de volontariat dans le secteur associatif. Cette loi, si elle est votée, mettra en place un statut de « sous » salarié-e, sans salaire, sans congés, sans couverture sociale. La Fédération SUD Santé Sociaux exige le retrait de ce projet et la reconnaissance du métier avec un réel contrat de travail assorti du statut du salarié.

NON au volontariat, NON à l’engagement éducatif !

Un certain nombre de parlementaires du Parti Socialiste, appuyés par le lobby associatif, viennent de déposer un projet de loi visant à simplifier la gestion des associations. Leur idée : supprimer le salariat en mettant en place le « volontariat » défini comme un « engagement librement consenti sans rétribution ni obligation » !

Après le Contrat d’Engagement Educatif (CEE) plébiscité par les politiques, la « gauche » nous propose un statut d’anima-trices-teurs volontaires sans aucune considération pour les salariés de l’animation.

Rappelons que la Cour Européenne de Justice, saisie par Solidaires, avait sanctionné le CEE et donné raison aux salarié-e-s dans la mesure où dans ce type de contrat ne figurait aucun droit au repos !

Le CEE comme alibi.

Le projet de loi que nous dénonçons s’appuie sur un rapport de 2014, Rapport d’Yves Blein au 1er ministre : « Simplification pour les associations », octobre 2014, dont elle extrait et déforme l’argument que les « familles modestes et de classes moyennes inférieures » partent moins en vacances dans le cadre des colonies.

En cause, le CEE qui aurait « largement contribué à aggraver la situation [financière] des colonies de vacances » suite à la mise en place « des règles relatives au repos journalier » imposées par la Cour Européenne de Justice et qui entraineraient des « surcoûts d’hébergement et de nourriture ».

Pour les politiques à l’origine de cette proposition de loi, les repos des professionnels nuiraient donc aux départs en vacances des enfants pauvres !

Ils n’ont donc pas trouvé d’autre solution que mettre en place un statut de volontaire, sans rétribution, sans couverture sociale et…sans congés… !

Retrait du projet de loi !

On remarquera l’habileté de ces politiques « de gauche » plus prompts à contourner le droit du travail et les décisions de justice qu’à créer des emplois !

A aucun moment la question du retrait de la Caisse d’Allocations Familiales (par la baisse de ses aides), celle de l’augmentation des coûts de transports, d’hébergement, de consommables et des activités (des activités de consommation) n’est évoqué comme raisons possibles du surcoût des vacances et des difficultés des familles pour faire partir les enfants en vacances !
Ces politiques n’ont vraiment qu’une courte vue des réalités.

Les associations d’Education Populaire se frottent les mains.
Après avoir dispensé des formations professionnelles payantes pour les anima-trices-teurs, elles vont maintenant pouvoir réduire le coût des vacances en proposant des contrats plus que précaires puisque sans rémunération, sans congés, sans couverture sociale.

Avec SUD, osons dire NON !
. Non au volontariat,
. Non au CEE et à toutes les autres formes de contrats qui précarisent le travail.

La lutte pour les loisirs pour tou-te-s ne doit pas se faire au détriment des salarié-es professionnel-les.

La Fédération SUD Santé Sociaux exige une reconnaissance du métier par la mise en place d’un réel contrat de travail et un vrai statut pour les salarié-es.

http://www.sudsantesociaux.org/l-animat ... etier.html
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede Pïérô » 26 Nov 2015, 20:38

Bordeaux : les animateurs sont de nouveau en grève

Le mouvement dure depuis le mois de juillet. Plusieurs centres d'animation et de loisirs n'ont pas fonctionné ce mercredi

Pas d'accueil d'enfants, un rassemblement de grévistes sous la pluie devant la mairie, une entrevue à peine accordée sous le porche de l'hôtel de Rohan entre représentants des grévistes et fonctionnaires du service enfance de la ville. Plus une partie de jeu de quilles nordique place Pey Berland. Voilà le tableau de l'après-midi hier, dans le conflit qui oppose depuis le mois de juillet des animateurs socio-culturels de plusieurs centres d'animation et de loisirs de Bordeaux, et la mairie.

... http://www.sudouest.fr/2015/11/25/borde ... 3-2780.php
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede Pïérô » 15 Fév 2016, 06:46

Haute-Garonne

Ligue de l'enseignement : la grève continue

Les salariés grévistes de la Ligue de l'Enseignement de Haute-Garonne ont occupé pour la quatrième journée de suite, hier, les locaux du siège de l'association. Et la grève illimitée, votée mercredi soir, continuera ce week-end. «Le dialogue social est toujours bloqué. Nous allons continuer à occuper les locaux, pour faire pression sur nos dirigeants», expliquait hier un porte-parole de l'intersyndicale CGT-Sud-CFDT. Hier, les grévistes ont contacté la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte), pour qu'elle joue le rôle de «médiateur» dans le conflit qui les oppose à la
direction. Une rencontre pourrait avoir lieu lundi, sous l'égide de cet organe de l'État.

... http://www.ladepeche.fr/article/2016/02 ... tinue.html
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede bipbip » 18 Fév 2016, 15:19

Temps d’animations périscolaires à Marseille : 92 animateurs licenciés

Dans un courrier adressé à Mme Casanova, adjointe à l’éducation de la mairie de Marseille, l’association SLFA, chargée des TAP dans 18 écoles de la ville a annoncé son retrait de la mission qui lui avait été confiée. Une décision qui entraine le licenciement de 92 animateurs et qui est révélatrice de l’amateurisme de la mairie de Marseille dans sa gestion des temps d’animation périscolaires.

... http://www.sudeducation.org/Temps-d-ani ... res-a.html
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede Pïérô » 18 Fév 2016, 21:39

Le bras de fer continue entre les salariés en grève et la Ligue de l'enseignement

Percussions, sifflets, banderoles, une soixantaine de salariés ont de nouveau manifesté, hier, devant le siège de la Ligue de l'enseignement de Haute-Garonne, rue des Amidonniers à Toulouse. La grève engagée depuis début février entre salariés et direction se durcit. La Ligue de l'enseignement, en redressement judiciaire depuis octobre 2015, a lancé un plan social qui prévoit 37 licenciements et le transfert «de tout son personnel de Clae (centre de loisirs associés à l'école) et d'ADLP (accueil de loisirs de proximité)», dénoncent les salariés qui ne décolèrent pas. Hier, une assemblée générale, qui a réuni une centaine de personnes, a décidé d'une nouvelle grève le 17 mars

... http://www.ladepeche.fr/article/2016/02 ... ement.html
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede Pïérô » 25 Fév 2016, 21:37

Nouvelle grève à la Ligue de l'enseignement

Les salariés de la Ligue de l'enseignement (Fédération de Haute-Garonne), en redressement judiciaire depuis le 20 octobre 2015, ne lâchent rien. Le mouvement de grève, qui dure depuis quinze jours pour dénoncer le licenciement de 37 salariés, enfle et une nouvelle manifestation est annoncée, aujourd'hui, au siège de la Ligue, 23 rue des Amidonniers. Les salariés en grève illimitée, qui espèrent que la Ligue de l'enseignement 31 conservera la gestion des accueils de loisirs et des centres de loisirs associés à l'école (CLAE), annoncent la couleur : une assemblée générale à partir de 14 h 30, suivie «d'une opération coup de poing».

... http://www.ladepeche.fr/article/2016/02 ... ement.html
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede L . Chopo » 22 Mar 2016, 17:59

Pour la défense des centres d’animation et contre la suppression des cours individuels de musique le 27 mars à Paris

NON à la suppression des cours individuels (musique et chant) et semi-collectifs (prévus pour moins de 6 élèves) à la rentrée 2016 dans les 51 centres d’animation de la Ville de Paris.
RASSEMBLEMENT DES SALARIES, DES PRESTATAIRES ET DES USAGERS DES CENTRES D’ANIMATION Dimanche 27 mars de 15H à 17H Place du Châtelet

http://www.cnt-so.org/Rassemblement-pour-la-defense-des



Pour la défense des centres d’animation et de la culture émission de La CNT-SO sur Radio Libertaire, du 7 mars 2016.

http://www.cnt-so.org/Defense-des-centres-d-animation-et
.
L. Chopo
Pour la Confédération Nationale des Travailleurs - Solidarité Ouvrière (CNT-SO)
http://www.cnt-so.org


"Il faut que la critique se dérobe à la mise en demeure permanente d'indiquer des solutions sur-le-champ." -Anselm Jappe-
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede Pïérô » 24 Mar 2016, 19:51

Toulouse : vive tension entre la direction de la Ligue de l'Enseignement et les salariés opposés aux suppressions d'emplois

Des incidents ont éclaté ce lundi entre les salariés grévistes et la direction de la Ligue de l'Enseignement Haute-Garonne au moment ou la justice examinait la situation de l'association actuellement en redressement judiciaire.

De vifs incidents ont eu lieu devant le Tribunal de Grande Instance de Toulouse ce lundi en début d'après-midi au moment où la justice examinait le dossier de la Ligue de l'Enseignement de Haute-Garonne, une association qui gère notamment des centres de loisirs pour le compte de la mairie de Toulouse et qui connaît de graves difficultés financières.

La police a dû intervenir et la direction de l'association a été contrainte de quitter les lieux sous la pression des salariés, dont une partie est en grève depuis 5 semaines. Les policiers ont "escorté" la direction dans leur véhicule qui a ensuite été bloqué par les manifestants

... http://france3-regions.francetvinfo.fr/ ... 56957.html
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede Pïérô » 28 Mai 2016, 01:03

Angers Licenciements à la MPT de Monplaisir : le ton monte

Face à la baisse de 10% des subventions allouées par la Ville, la MPT de Monplaisir se dit contrainte de devoir procéder à deux licenciements pour motif économique.

"Notre seule solution pour assurer la pérennité de la MPT est de réduire la masse salariale », estime Annie Girard, présidente du conseil d'administration, qui assure que des propositions de reclassement seront faites aux deux salariés licenciés.

Un argument que réfute en bloc les salariés mobilisés ce mercredi sur la place de l'Europe. « La baisse de la subvention de la Ville ne justifie pas ces licenciements économiques, estime Christian Lemaire, secrétaire départemental du syndicat SUD santé-sociaux. Pour nous, il y a autre chose derrière tout ça mais nous ignorons quoi. Car malheureusement, le conseil d'administration n'a pas répondu à notre demande de rendez-vous ».

... http://www.courrierdelouest.fr/actualit ... 016-269306
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede bipbip » 05 Sep 2016, 10:48

Rythmes scolaires et rentrée 2016

Apprentissages et activités périscolaires, c’est toujours la galère !

Publiés au mois d’août au journal officiel, deux décrets concernant les rythmes scolaires institutionnalisent dans la partie réglementaire du code de l’éducation l’ensemble des dispositions dérogatoires du décret Hamon, généralisent les PEDT (projet éducatif territorial) et entérinent les taux d’encadrement des élèves pour les activités périscolaires.

Aucune amélioration des conditions d’apprentissage

Alors que cette réforme ne présente aucun bénéfice ni pour les apprentissages des élèves ni pour leurs activités périscolaires, le ministère pérennise des dispositions introduites au départ à titre expérimental contre l’avis des personnels enseignants et d’animation.

Si les dérogations du décret Hamon ont parfois été accueillies positivement, comme une possibilité d’éviter les pires effets de la réforme Peillon, elles ne changent pas le fond de cette réforme et elles n’effacent pas ses effets néfastes pour les conditions de travail des personnels et pour les conditions d’apprentissage des élèves et ont même créé de nouvelles difficultés.

Quant à l’augmentation des taux d’encadrement pour les activités périscolaires, elle est unanimement refusée par les personnels d’animation.

Des économies pour les mairies

Face aux surcoûts que représente la réforme des rythmes, pour les collectivités territoriales, ces mesures n’ont d’autre but que de leur permettre de faire des économies.

En effet réunir sur un après-midi les activités périscolaires répond bien souvent aux préoccupations budgétaires des mairies.

Les dispositions Hamon poussent à généraliser des journées de 6 heures, à l’encontre des motivations supposément chrono-biologiques de la réforme.

Tout comme les taux d’encadrement élevés dégradent les conditions d’accueil et de sécurité des enfants ainsi que les conditions de travail des animateur-trice-s.

Des inégalités territoriales renforcées

Un cadre dérogatoire permet d’organiser des semaines de moins de 24 heures d’enseignement par semaine. L’allègement des semaines en raccourcissant les vacances crée un cadre horaire global sur l’année, ce qui va vers l’annualisation du temps de travail des personnels. Cela permet aux communes d’adapter le calendrier des vacances et renforce la territorialisation de l’école au détriment de l’égalité des élèves et des personnels sur le territoire.

Cette réforme reste donc néfaste pour les élèves, les enseignant-e-s et les animateur‑trice‑s.

C’est pourquoi SUD éducation continue de revendiquer son abrogation.

Réformer les rythmes scolaires nécessite une réflexion plus large sur l’école avec :
.La réduction les effectifs par classe.
.Des programmes dont les contenus laissent du temps à la manipulation, l’expérimentation, la recherche…
.La possibilité d’un réel travail en équipe et la mise en place de pédagogies coopératives.
.La différenciation entre le temps de travail des PE (professeur-e-s des écoles) devant élèves et le temps d’enseignement pour les élèves (18 h devant élèves + 6 h de concertation, travail en équipe...) sans porter atteinte au principe de polyvalence qui permet une vision globale du fait éducatif.
.Plus de PE que de classes, plusieurs PE par groupe d’ élèves, renforcement du travail en équipe, regards croisés sur les élèves et les pratiques…
.La différenciation de l’organisation du temps et des activités scolaires selon l’âge des enfants.
. Une formation à la hauteur des attentes des personnels.

Autant de revendications qui vont dans le sens de notre projet d’une autre école dans une autre société, égalitaire et autogestionnaire.

SUD éducation appelle à signer la pétition contre la casse des conditions de travail dans le périscolaire.

Elle revendique la fin des expérimentations pour revenir à des taux d’encadrement de 1 animateur-trice pour 10 enfants de moins de 6 ans et de 1 pour 14 enfants de plus de 6 ans.

https://www.change.org/p/periscolaire-non-à-la-casse-des-conditions-de-travail-oui-à-des-temps-éducatifs-de-qualité-pour-les-enfants

http://www.sudeducation.org/Rythmes-sco ... -2016.html
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede bipbip » 18 Sep 2016, 13:48

Appel intersyndical à la grève de tou-te-s les travailleurs/euses du périscolaire le 19 septembre

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http://www.sudeducation.org/Appel-inter ... ve-de.html
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