Infos sur la psychiatrie

Re: Infos sur la psychiatrie

Messagede Pïérô » 11 Mai 2017, 16:03

Cappelle-la-Grande : nouvelle grève à l’EPSM des Flandres

Les jeudi 11 et vendredi 19 mai, une grève est organisée par le personnel de l’unité d’hopsitalisation de psychiatrie Jean-Baptiste-Pussin.

Depuis début mars, la colère gronde à l’unité d’hospitalisation de psychiatrie de l’EPSM. Et le personnel a décidé de manifester son mécontentement les jeudi 11 mai et vendredi 19 mai. Les employés veulent défendre leur outil de travail et dénoncent le manque de moyens humains. « Selon les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS), la prise en charge en psychiatrie rend nécessaire la mise en place de moyens institutionnels et tout particulièrement d’une équipe soignante formée, compétente, en nombre suffisant. Or l’effectif actuel ne le permet pas », signale Michel Delannoy, secrétaire CGT à l’EPSM des Flandres.

Des agents « au bord de la rupture »

Le manque de moyens humains « chronique » génère de la « souffrance autant pour le personnel que pour les patients, voire de l’agressivité », affirme-t-il. Il reconnaît que l’EPSM, « comme tous les établissements publics de France, subit les contraintes budgétaires imposées par la politique gouvernementale ». Mais il s’interroge : « Y a-t-il encore de la place pour l’humain en psychiatrie ? »

Hausse des effectifs, remplacement des arrêts longs, arrêt des rappels au domicile et respect de la vie privée sont les revendications du personnel en grève.

... http://www.lepharedunkerquois.fr/dunker ... 3b0n209205
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Infos sur la psychiatrie

Messagede bipbip » 28 Mai 2017, 15:02

Lyon

Le 29 mai 2017 soyons toutes et tous en grève et manifestons devant l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes

Le syndicat santé social 69 rejoint l’appel à faire grève et à manifester devant l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes (ARS) au 241 Rue Garibaldi, 69003 Lyon lé 29 mai de 11h00 à 14h00

Les revendications sont :
Non au démantèlement de la psychiatrie adulte et de la pédopsychiatrie de secteur
Non aux fermetures de lits, d’unités, de foyers, de la radio, des structures de proximité.
Non à l’abandon des populations au nom des économies
Pour la défense de la psychiatrie publique de secteur,
Pour l’accès de tous et toutes aux soins et à la prévention
Non à l’institutionnalisation du mépris et de la souffrance au travail
Non aux réductions d’effectifs, aux 49,5 suppressions de postes et aux économies de fonctionnement (non remplacement de maternités, de maladies, gel de postes vacants,…)
Seul un rapport de force pourra faire ceder les gouvernements successifs qui ne cherchent qu’à privatiser pour le profit d’une minorité.

Union, Action, Autogestion

Ce rassemblement est appelé pour l’instant par la CGT Vinatier, la CFDT Vinatier, le collectif pédopsychiatrie Vinatier, le collectif pédopsychiatrie Saint-Jean de Dieu,…

https://rebellyon.info/LE-29-MAI-2017-s ... s-en-17840
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Re: Infos sur la psychiatrie

Messagede bipbip » 30 Mai 2017, 11:00

Dans la psychiatrie publique, des restrictions budgétaires au prix de la santé des patients et des salariés
Les salarié·e·s de l’hôpital psychiatrique de Lyon sont en grève le 29 mai. Ils et elles se mobilisent contre les restrictions budgétaires imposées par l’Agence Régionale de Santé et la dégradation des conditions de soin et de travail qu’elles entraînent. Entretien avec Jean-Noël, électricien, et Mathieu, infirmier, syndicalistes à la CGT Vinatier.
... https://rebellyon.info/Restrictions-bud ... er-l-17871


Un comité d’accueil pour le directeur de l’ARS à l’hôpital St Jean de Dieu
Le mardi 30 mai, le directeur de l’ARS Rhône-Alpes se rendra à l’hôpital St Jean de Dieu pour faire appliquer sa politique de marchandisation de la santé et du démantèlement de la psychiatrie de secteur !
Alors même qu’un rassemblement a eu lieu la veille pour dénoncer les politiques d’austérité dans la santé, cette venue juste avant l’été pour acter cette politique du chiffre est un scandale !
Soyons nombreuses et nombreux afin de lui réserver l’accueil qu’il mérite !
RDV mardi 30 mai à 11h devant les locaux administratifs du CH St Jean de Dieu au 290, route de Vienne, Lyon 8e.
https://rebellyon.info/Comite-d-accueil ... S-au-17878
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Re: Infos sur la psychiatrie

Messagede bipbip » 10 Juin 2017, 13:05

Amiens : le personnel de l'hôpital psychiatrique Philippe Pinel en grève

Coupes budgétaires, suroccupation, suppression de service : le quotidien du personnel de l'hôpital psychiatrique Philippe Pinel à Amiens est de plus en plus difficile. L'intersyndicale qui réunit la CGT, FO, la CFDT et SUD a déposé un préavis de grève qui court jusqu'à début juillet.

... http://france3-regions.francetvinfo.fr/ ... 69259.html
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Re: Infos sur la psychiatrie

Messagede bipbip » 10 Juil 2017, 11:00

Lyon
En psychiatrie : Silence ! On (en)ferme ! Débrayage contre l’austérité le 11 juillet !


Au CH St Jean de Dieu, l’unité Erasme est en péril. Porteuse d’un projet de soin issu de la psychothérapie institutionnelle et d’une approche groupale, l’unité est dans le colimateur de la direction : ça coûte trop cher ! Les patients et le personnel sont directement touchés par cette coupe budgétaire et se mobilisent.


Au CH St Jean de Dieu, à l’unité Erasme, le 27 juin 2017, la cadre supérieure de santé accompagnée du médecin chef du pôle viennent nous annoncer, sous couvert de réduction budgétaire, la fermeture pure et simple de l’unité, dans un délai de deux ans maximum.

Mais que l’on se rassure ! Cela reste une hypothèse de travail, mais visiblement une piste qui est priorisée par la direction. Le but étant d’ « uniformiser » les moyens sur les pôles afin de conserver seulement deux unités d’entrée de 25 lits chacune. Ce qui signifie la suppression de 25 lits temps plein sur le G27. De plus, il est prévu une « mutualisation » des moyens entre le G25 et G26, ce qui supprimerait également 25 lits sur le G25.

L’argument reste le fameux « virage ambulatoire ». Mais aucune création de postes, ni de moyens supplémentaires, encore moins de structures pour accueillir ces patients ne sont envisagés !

En effet, l’hôpital se voit réduire son budget annuel de 2,5 millions d’euros et il va bien falloir les trouver quelque part !

Ce sont les patients, les familles et le personnel qui ont à subir ces impératifs financiers au détriment de l’accès au soin et d’une prise en charge de qualité.

Quant à nous, équipe d’Erasme, l’effet de cette annonce officielle a été cataclysmique. Après l’annonce de la fermeture du 11e poste, d’un travail sans médecin depuis plusieurs mois, l’injonction à réécrire un projet d’unité, voilà qu’on nous annonce qu’on est bon pour la benne, patients compris ! Après tous les sacrifices réalisés pour faire fonctionner au mieux notre unité, un absentéisme quasi-inexistant, nous méritons cette considération !

Après nous avoir adressé à plusieurs reprises des patients compliqués, relayés de manière intra-sectorielle, nous avoir baratinés sur l’intérêt de notre projet d’unité pour les prises en charge de patients psychotiques, voilà qu’on nous congédie sans aucun remerciement, et sans aucune explication.

Avec un mi-temps d’assistante sociale, nous sommes restés pendant des années à 30 patients, plus 10 à 12 patients en hôpital de jour.

Et l’on nous dit aujourd’hui que la durée d’hospitalisation est trop longue, que ces soins ne sont plus adaptés aujourd’hui et que notre approche en terme de groupes et de soins institutionnels coûte trop cher ! Et ce alors même qu’une approche en terme de soins institutionnels a fait ses preuves pour des patients promis à un circuit unité d’entrée-UMD !
On tente de nous rassurer en nous précisant qu’on ne fera pas l’objet d’un plan social mais que le personnel en place n’a aucune garantie de rester sur le secteur.

Nous, l’ensemble du personnel d’Erasme nous allons nous battre contre cette décision que nous refusons catégoriquement !

Car au-delà de la considération faite au personnel, c’est toute la chaine du soin qui est attaquée, toute la compétence et le savoir-faire professionnel qui sont dénigrés. Aucune solution n’étant apportée pour les patients, cela signifie tout simplement qu’ils vont se retrouver sans soin à l’extérieur, livrés à eux-mêmes avec leur pathologie.

Cette annonce concerne l’ensemble du personnel hospitalier, touché de plein fouet par l’ensemble de la restructuration et des restrictions budgétaires opérées par St Jean de Dieu.
Ne nous y trompons pas, il faut faire du soin lucratif, labélisé par l’ARS sans aucune préoccupation de la clinique des patients. IL FAUT FAIRE DU FRIC !

Nous n’allons pas en rester là et nous allons défendre nos emplois, la qualité de soins et leur accès pour tous les patients du secteur. Ensemble soyons solidaires pour le maintien de notre unité ! Luttons contre cette politique financière déshumanisante, battons pour une politique de santé publique et accessible à toutes et tous !


P.-S.
Soyons nombreuses et nombreux pour un débrayage bruyant mardi 11/07 de 14h à 16h devant le batiment administratif !
(290 route de Vienne)
Pour protester contre la fermeture programmée des unités de soins, demander le maintien des ASH et manifester notre refus de cette politique d’austérité à l’hôpital ! Soyons tous mobilisés et solidaires !


https://rebellyon.info/En-psychiatrie-S ... erme-18011
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Re: Infos sur la psychiatrie

Messagede bipbip » 18 Aoû 2017, 13:16

Santé mentale. Violences au-dessus d’un nid de coucou

L’hôpital psychiatrique est en pleine crise de nerfs, due à la réduction des moyens humains et financiers constatée depuis des décennies. Les patients subissent ainsi davantage l’optique répressive que thérapeutique.

Il est 7 heures dans le service de gérontopsychiatrie de l’hôpital de Rouffach, dans le Haut-Rhin. Un patient sonne pour appeler une infirmière. Les couloirs sont encore calmes. La soignante de garde approche sans faire trop de bruit. Puis tout bascule. « Il avait un couteau de cuisine à la main. Il a lacéré la soignante avec des gestes désordonnés », raconte Thomas Eschbach, président de l’Unsa dans l’hôpital. L’infirmière crie, se débat jusqu’à ce que sa collègue parvienne à tirer sur le cordon de son boîtier d’alarme. Des infirmiers arrivent. Le patient est neutralisé et emmené en chambre d’isolement. C’était le 1er juillet dernier.

« Cette violence, nous ne pouvons plus la tolérer, nous ne pouvons plus la subir seuls », s’indigne Thierry Habermacher, secrétaire de la CGT au centre hospitalier spécialisé de Rouffach. À l’unanimité, les syndicats infirmiers de l’établissement dénoncent la hausse continue des violences qu’ils subissent. Le 31 janvier dernier, un patient étrangle un infirmier : 81 jours d’arrêt. Le 27 février, un autre prend la tête d’une patiente et la frappe contre un mur. La marque reste dans le placo. « Nous avons eu autant d’agressions entre janvier et avril cette année que pour toute l’année  2014 », témoigne Thomas Eschbach.

... https://www.humanite.fr/sante-mentale-v ... cou-639991
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Re: Infos sur la psychiatrie

Messagede bipbip » 30 Aoû 2017, 19:30

COMMUNIQUE DE L’USP du 29 août 2017

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Colomb, donne aujourd’hui ses consignes à la psychiatrie

Quelle place ont le ministre de la Santé et le président du Comité national de santé mentale dans cette injonction ? Le ministre de l’Intérieur s’appuie pour le faire sur une étude épidémiologique inédite qui affirme qu'environ un tiers des 17000 personnes fichées «S» présentent des troubles psychologiques, à partir de laquelle il nous livre son diagnostic : « délire autour de la radicalisation islamique ». Il prend en exemple l'homme qui a tué une femme avec une fourgonnette ces derniers jours à Marseille. Pourtant la justice ne retient pas le motif terroriste pour cet homicide. Mais les enquêteurs parlent de « piste psychiatrique », ce qui suffit pour le discours approximatif et manipulateur du ministre. Il parle alors d'un « esprit faible » ayant agi par « mimétisme » avec les tueurs de Daesh à Barcelone. Parler de personnes ayant des troubles mentaux de cette manière est arrogante – esprit faible – est insupportable. Sachant que les personnes concernées ignorent très généralement être fichées, nous nous interrogeons sur la nature de l’enquête de ses services qui amène le ministre à parler ainsi, et nous en attendons la publication avec impatience !

Le pire n’est jamais sûr, mais là c’est le ministre de l’Intérieur qui le met en œuvre ! A partir de son diagnostic, il prescrit une conduite à tenir aux psychiatres : mettre en place des protocoles pour identifier les « profils qui peuvent passer à l'acte ». Depuis que les études sont menées sur les adeptes en France de Daesh, on sait qu'il n'y a pas de profil, et que dans la majorité des cas il n'y a que des jeunes en petit groupe fermé qui s'orientent ensemble vers une action terroriste, même si la réalisation en est solitaire. Le ministre, cependant, croit pouvoir préciser que le profil psychiatrique est à rechercher parmi les « individus qui souffrent de troubles psychiatriques « graves ». Et pour cela, les psychiatres, en institution comme en ville, devraient « collaborer » (sic) avec la police.

La compétence des psychiatres n’est pas d’être des fonctionnaires de police, mais cela n’empêche pas le ministre de les interpeller comme tels .Une telle confusion, de la part d’un des plus haut responsable de l’Etat, ne fait que mettre en évidence la situation des institutions psychiatriques, déjà souvent catastrophique à la suite de décisions sécuritaires des derniers quinquennats et des mesures d’austérité imposées par les différents gouvernements depuis 20 ans. Les restructurations continues, le manque de personnel qualifié qui en résultent ont des effets cumulatifs négatifs sur une relation de confiance qui permette d’anticiper d’éventuels passages à l’acte. D’ailleurs, les violences dans les services sont de plus en plus fréquentes, ce qui ne fait pas l'objet de l'attention du ministre de l'Intérieur.

C’est le moment pour notre syndicat de redire, après tant d'autres fois, que les terroristes ayant frappé en France sont des groupes sans antécédents psychiatriques, et que les actes solitaires sont imprévisibles et ne s’annoncent pas au psychiatre ! Cela rejoint ce que toutes études démontrent : les « malades mentaux » commettent moins, en proportion, de violences que la population générale. Psychiatres et soignants en psychiatrie, nous fûmes nombreux à le rappeler fin 2008 à Nicolas Sarkozy, alors président de la République, lorsqu'il imposa que les institutions psychiatriques se conforment à ses exigences sécuritaires. Il y a une étrange continuité des gouvernements sur ce plan, bien détestable continuité ! Nous assistons ainsi à une récidive de stigmatisation d’État de ces personnes en grande vulnérabilité au nom d’actes terroristes !

Et puis, qui imagine que parmi des personnes préparant en groupe un attentat, l’un va confier son projet à un psychiatre ? Même un ministre de l’Intérieur peut comprendre que cela est très peu probable, et même dans cette hypothèse, quel professionnel de la psychiatrie ne ferait pas appel à la Loi ? Car celle-ci prévoit que les patients qui représentent une menace pour l’ordre public et sont hospitalisés dans ce cadre, sont suivis sous contrôle des préfets et des juges. La Loi prévoit également que « Quiconque pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou pour les tiers, soit un crime, soit un délit » sera poursuivi ; et c’est une situation où le secret médical n’est plus opposable.

Les lois actuelles imposent donc déjà ces signalements, dans les cas évoqués par le ministre.

Défendre notre éthique soignante et notre responsabilité légale est donc d’’affirmer qu’en aucun cas, nous ne participerons à un protocole de dépistage de terroriste. Si ce protocole voyait le jour, ce serait sans nous et contre nous.

C'est un appel à la résistance que nous adressons ici à nos collègues, et nous rejoignons ceux qui nombreux ont déjà exprimé leur colère.

Union Syndicale de la Psychiatrie

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Re: Infos sur la psychiatrie

Messagede bipbip » 14 Sep 2017, 14:14

’Nous, les intranquilles’ à Reims le 14 septembre 2017

Projection d’un film collectif (psychiatrie)

Nous, les intranquilles sera projeté le 14 septembre à 20h30 à l’Opéra à Reims.
La projection sera suivie d’une discussion avec les membres du Groupe Cinéma du centre Artaud et Nicolas Contant.

Résumé :
Nous les intranquilles commence au centre d’accueil psychothérapeutique Artaud. Le groupe cinéma du centre raconte la maladie, la thérapie, leur rapport au monde. Après un premier geste documentaire, le film devient participatif et met en scène son élaboration en collectif.
Les personnages cherchent à donner une image humaine de la folie. Ils s’amusent des idées reçues pour mieux les subvertir. En s’emparant ensemble du projet artistique, ils montrent qu’un autre monde est possible.

A propos du film
Extrait https://vimeo.com/198998654
Page facebook https://www.facebook.com/nouslesintranquilles
Une interview autour du film : https://www.moncherwatson.fr/single-pos ... ranquilles
Un article : http://www.cinemas-utopia.org/avignon/i ... &mode=film

https://reimsmediaslibres.info/Nous-les ... 4-628.html
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Re: Infos sur la psychiatrie

Messagede bipbip » 30 Nov 2017, 20:04

Mouvement de grève au sein des établissements publics de santé mentale de la Marne

Le personnel est en grève depuis deux semaines. Au centre des revendications: la nouvelle organisation du temps de travail et la fin de la précarité.

A l'appel de la CGT, le personnel des établissements publics de santé mentale de la Marne sont en grève depuis le 14 novembre dernier.

Première revendication, le refus de la nouvelle organisation du travail: au lieu d'avoir 2 week-ends par mois, l'un de leur repos serait décalé sur le dimanche et le lundi. Inadmissible pour les grévistes. Travailler trois samedi par mois entraînerait, notamment, de trop grandes complications au niveau de l'emploi du temps des familles. La direction répond par une meilleure organisation et une meilleure gestion du ratio patients/personnels lors des fins de semaine.

Deuxième revendication : l'établissement public de santé mentale de la Marne regroupe plusieurs établissements sur le département. 1100 personnels de santé y sont employés, dont 52 sont des contractuels. Le syndicat veut qu'ils soient titularisés.

Afin de se faire entendre, les manifestants se sont invités au conseil de surveillance prévu dans l'après-midi. La presse n'a pas été autorisée à y assister. La grève se poursuit.

Le reportage à Châlons-en-Champagne de Nicole Fachet et Philippe Cocquempot :

... https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 75517.html
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Re: Infos sur la psychiatrie

Messagede bipbip » 14 Déc 2017, 20:13

Grève au CHGR de Rennes :
vers une 6e semaine. Un hôpital toujours en manque de lits, des salariés toujours en souffrance

Ce lundi 11 décembre, les agents du du Centre Hospitalier Guillaume Régnier de Rennes entameront leur 6e semaine de grève, au sein de l’établissement de santé spécialisé en psychiatrie d’Ille-et-Vilaine.

Pour rappel, les agents en grève depuis le 7 novembre dernier, demandent des moyens financiers pour que l’établissement dispose des capacités en lits d’hospitalisation afin d’accueillir les habitants en souffrance psychologique et puisse réduire la surcharge de travail des agents par l’embauche de salariés pour assurer des soins de qualité.

L’ensemble des acteurs du CHGR (médecins, syndicats, salariés et même direction) reconnaissent le besoin de moyens financiers nouveaux pour l’hôpital et les partenaires de soins sont dans l’attente d’une réponse adaptée pour la psychiatrie rennaise.

Aussi, les agents du CHGR maintiennent leur mobilisation et continuent la grève jusqu’à ce qu’ils soient entendus, à savoir :

L’ouverture d’un service d’hospitalisation supplémentaire de 20 lits L’augmentation du pool d’établissement à hauteur de 15 ETP

L’amélioration des conditions de travail et la résorption de l’emploi précaire

L’octroi de moyens budgétaires à la hauteur des missions de service publics qui incombent au CHGR

La résorption des sous-effectifs notamment mis en lumière par les inscriptions au registre des Dangers graves et imminents et une analyse fine des causes de l’absentéisme

Le retour à 20 RTT annuels

Nous invitons la population à témoigner de leur soutien aux agents en grève en venant signer la pétition au barnum installé chaque semaine devant l’accueil de l’établissement.

Syndicat SUD Santé Sociaux

http://rennes-info.org/Greve-au-CHGR-de-Rennes-vers-une
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Re: Infos sur la psychiatrie

Messagede bipbip » 21 Déc 2017, 16:32

Rennes : 6 ème semaine de grève à l’hôpital Regnier

Le personnel de l'hôpital psychiatrique demande 20 nouveaux lits et 15 postes pour faire face aux demandes. La direction promeut les alternatives à l'hospitalisation à temps plein.

Sixième semaine de grève, et plusieurs dizaines de personnes ont encore une fois manifesté ce matin devant l'établissement Guillaume Regnier, à Rennes. Le personnel de l'hôpital psychiatrique demande l'ouverture de 20 lits et de 15 postes pour réduire l'attente et améliorer les conditions d'hospitalisation.

"Quand un patient souffre par exemple d'alzeihmer, et qu'on va devoir le changer de chambre parce qu'on en a besoin spécifiquement, même si on sait qu'on va le désorienter d'avantage", témoigne Julien Mahé, infirmier, la situation est parfois pénible.

... https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 88161.html
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Re: Infos sur la psychiatrie

Messagede bipbip » 06 Jan 2018, 16:36

Psychiatrie : crise profonde parmi les professionnels dans l'ensemble de l'Hexagone

A Rennes, Amiens ou encore Bourges, les soignants en psychiatrie sont en grève afin de dénoncer la dégradation globale d'un secteur de plus en plus contraint par des obligations de rendements.

Depuis bientôt neuf semaines les soignants du centre hospitalier Guillaume-Régnier, situé à Rennes, sont en grève. Les professionnels, qui sont représentés par le syndicat Sud Santé Sociaux, ne demandent pas une hausse des salaires, mais une hausse des moyens financiers pour soigner les patients. Tous dénoncent l'abandon et le désintérêt de l'Etat pour le secteur.

Pourtant, en France, les pathologies psychiatriques sont au troisième rang des maladies les plus fréquentes, juste derrière le cancer et les maladies cardiovasculaires. Selon le rapport de la Cour des comptes de 2011, entre 5 et 10 % de la population risque même d'être un jour atteint par un trouble mental.

Epuisement professionnel et "idées noires"

Sur la devanture du centre Guillaume-Régnier, plusieurs banderoles : "hôpital sans lits", "redonnons du sens à notre travail", "souffrance au travail". "Le patient est devenu un objet " explique Michel Roy, infirmier à l'hôpital psychiatrique de Rennes à l'AFP. Il poursuit : "je dis aux jeunes de fuir". En cause ? Le manque de moyen et l'absence de réaction étatique. Alors, pour sensibiliser l'opinion et les pouvoirs publics, les soignants posent "des heures, des jours" afin d'assurer 24 heures sur 24 le piquet de grève, confie Michel Roy.

Si la situation est aujourd'hui explosive à Guillaume-Régnier, c'est parce qu'un mal-être s'y est progressivement installé ces dernières années. Selon Sud Santé et la CGT, l'absentéisme aurait progressé de 1,5 % entre 2014 et 2016 et atteindrait en moyenne depuis cette date 8,5 %. Au total, les syndicats soulignent également que près de 1.400 signalements liés à des dysfonctionnements (violence, manque de lits, sous-effectifs) ont été adressés à la direction, à l'inspection du travail et au préfet. Dans cet établissement breton, comme l'explique Goulven Boullion, de Sud Santé Sociaux, c'est le "ras-le-bol et la tentative de suicide d'une collègue" qui ont décidé les syndicats à lancer un mouvement de grève. "Il n'est pas rare de retrouver un collègue seul à 23 heures pour gérer 15 personnes" précise-t-il. Même inquiétude chez Martine, 58 ans, qui s'occupe des soins paramédicaux. "Les collègues ont des idées noires. On a peur que cela se termine en suicide" prévient-elle.

Des grèves qui se multiplient

Jean-Pierre Salvarelli, membre du bureau national du Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH), résume sobrement : "on n'en peut plus". Depuis désormais 25 ans, il est psychiatre au Vinatier, une structure de la région lyonnaise de 2.500 soignants où 22.500 patients sont suivis chaque année. Tout comme d'autres confrères, il est l'un des signataires de "l'appel des psychiatres et médecins du centre hospitalier le Vinatier" rédigé en février 2017 et dénonçant la "tyrannie des économies comptables".

Plus généralement, les mouvements de grève se sont multipliés ces derniers mois. En avril, des praticiens du centre hospitalier de Montfavet, dans la région d'Avignon, se sont associés à des collègues exerçant à Rennes, à Lyon, mais aussi dans la Somme, le Cher et la Gironde. "Aujourd'hui, notre idée est d'entrer en résistance et d'interpeller les pouvoirs publics. Les impacts budgétaires, c'est soit on supprime des postes, soit on supprime des lits" explique Jean-Pierre Salvarelli.

... https://mobile.francetvinfo.fr/sante/ma ... google.fr/
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Re: Infos sur la psychiatrie

Messagede bipbip » 11 Jan 2018, 18:20

Rennes: La grève se poursuit à l’hôpital psychiatrique Guillaume Régnier

Le ministère a annoncé le déblocage d'une enveloppe de 1,648 million d'euros...

La mobilisation ne faiblit pas au centre hospitalier Guillaume Régnier (CHGR) à Rennes. Démarré le 7 novembre à l’appel du syndicat Sud Santé Sociaux, le mouvement de grève se poursuit en ce début d’année malgré le déblocage de 1,648 million d’euros par le ministère de la Santé. « Le ministère n’a pas encore répondu à la demande d’ouverture de 20 lits supplémentaires et à la création de 15 emplois », estime SUD Santé dans un communiqué.

... http://www.20minutes.fr/sante/2199211-2 ... me-regnier
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Re: Infos sur la psychiatrie

Messagede bipbip » 18 Jan 2018, 18:46

La grève suspendue à l’hôpital psychiatrique de Rennes

Le mouvement de grève débuté le 7 novembre au centre hospitalier Guillaume-Régnier de Rennes, spécialisé en psychiatrie, a été suspendu, a annoncé SUD-Santé, mardi 16 janvier.

« La grève est suspendue, nous allons rassembler l’ensemble des agents et nous laisser du temps pour renégocier », a déclaré Jacques Mény, de SUD-Santé, à l’Agence France-Presse. Réunis en assemblée générale dans l’après-midi, une quarantaine d’agents ont voté en faveur de cette suspension.

... http://mobile.lemonde.fr/sante/article/ ... tml?xtref=
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Re: Infos sur la psychiatrie

Messagede bipbip » 25 Jan 2018, 19:18

Jury : malaise dans les rangs des personnels soignants

Ils sont psychiatre et infirmier. Ont démissionné de l’hôpital de Jury car ils estiment ne plus pouvoir travailler dans ces conditions et considèrent que le personnel est maltraité, qu’il ne peut plus soigner dignement les patients.

Nicolas et Thomas (*) ont récemment démissionné de leurs fonctions de psychiatre et infirmier du centre hospitalier spécialisé de Jury. Les raisons de leur départ sont identiques : « Une forme de maltraitance institutionnelle dans cet établissement. »

« Une forme de la brutalité vis-à-vis du personnel »

« On ne peut fonctionner dans un service de psychiatrie avec trois personnes pour 25 patients. Des personnes qui doivent assumer le suivi des entretiens avec les malades, l’accueil des familles et l’exécution des consignes et prescriptions médicales. » « C’est une forme de la brutalité vis-à-vis du personnel, un manque de considération humaine pour les soignants qui veulent bien faire, aider les patients », analyse Nicolas, le psychiatre. Or, on ne peut leur demander de s’occuper humainement des patients, s’ils ne sont pas respectés dans leur travail », ajoute-t-il. »

Les équipes sont lasses. Elles ne sont plus de disponibles pour faire des activités avec les patients, pour accueillir les familles. « Je ne me retrouvais plus dans mon travail, dévoile Thomas, l’infirmier. je pensais m’occuper des patients. Les écouter, faire des activités. mais nous n’avons plus ce temps-là. » Les arrêts maladies se multiplient tout comme les burn-outs, les démissions, les départs pour changement de parcours professionnel, voire « les suicides dont on ne parle pas », ajoute Nicolas. Jury ne se distingue pas des autres hôpitaux psy de France.

Manque d’effectifs et moyens financiers en baisse

« On manque d’effectifs de médecins, de soignants, et les moyens financiers sont revus à la baisse. On nous demande de faire le même travail sans moyens et ce n’est pas possible. On a tous perçu la dégradation des conditions de travail au fil des années, sans soutien de la direction », relate Nicolas. « L’effectif minimum n’est plus respecté, confie Thomas, donc on rappelle le personnel sur ses jours de congés pour remplacer les absences imprévues. Les collègues n’ont plus de week-ends de libre. C’est récurrent dans tous les services. Ce qui engendre de plus en plus de fatigue. Un cercle vicieux. »

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