Culture en soldes... luttes

Re: Culture en soldes... luttes

Messagede bipbip » 16 Mar 2016, 12:47

CONTRE LE TRAVAIL GRATUIT : AZOULAY DEMISSION !

Après une période d’essai d’un mois comme ministre de la Culture et de la Communication, madame Azoulay et son cabinet vont défendre le projet de loi « liberté création artistique, architecture et patrimoine (LCAP), ce 15 mars devant la Commission culturelle de l’Assemblée nationale et à partir du 21 mars devant la dite Assemblée.

Malgré la pétition contre le travail gratuit des artistes interprètes signée par de très nombreuses et nombreux artistes interprètes (cf. notre site www.fnsac-cgt.com) ainsi que de nombreux citoyens dont un nombre non négligeable pratique les arts en amateurs, le gouvernement par la voix de Mme Azoulay entend encore aggraver le texte sur les pratiques en amateur.

DE QUOI S’AGIT-IL ?

La Cgt spectacle a proposé des amendements à la loi pour favoriser le développement des pratiques en amateur et de leur exposition au public. En revanche nous nous élevons contre un texte de loi qui organise une billetterie lucrative et juteuse sur le travail non rémunéré des amateurs.

Nous soutenons l’idée que les spectacles amateurs organisés par leurs associations soient réputés non lucratifs même en autorisant une billetterie permettant de prendre en charge le coût des spectacles et le fonctionnement des groupements d’amateurs.

Pourtant le texte de loi, aujourd’hui, prévoit qu’une part de cette billetterie, sans contrôle et défiscalisée puisse générer des bénéfices juteux sur du travail gratuit ! C’est l’exploitation des artistes pratiquant en amateur, de leur passion artistique, de leur engagement et leur disponibilité qui est organisée !

L’alinéa 3 de l’article 11A prévoit de contourner la présomption de salariat des artistes interprètes, ce qui est la plus grande attaque contre les droits sociaux dont l’assurance chômage et la possibilité de vivre de nos métiers. Il s’agit de rendre possible de ne pas rémunérer les artistes. C’est donc le travail gratuit et dissimulé que le Ministère de la Culture et de la Communication entend rendre légal !

Cette possibilité était jusqu’à cette seconde lecture réservée aux structures relevant de la mise en œuvre de missions de service public, sur la base de missions spécifiques confiées par l’État et/ou les collectivités territoriales.

Le ministère de Mme Azoulay entend l’étendre à toutes les entreprises subventionnées ou privées du spectacle vivant dès lors que cela figurera dans leurs statuts. C’est la fin du salariat des artistes interprètes et la disparition de leur métier !

Dans le même temps les négociations assurance chômage des salariés intermittents et l’adoption du cadrage financier sont largement engagées sans que la ministre n’ait daigné nous recevoir ni s’exprimer sur ces questions. Sans doute pense-t-elle qu’en légalisant le travail gratuit pour les artistes interprètes, elle résoudra la question du prétendu « déficit » de l’annexe 10 !

De plus le ministère refuse de prendre en compte les revendications des artistes non-salariés comme les plasticiens dans la loi LCAP comme par exemple de s’opposer à l’article 10 quater qui institue une rémunération collective due par les moteurs de recherche.

La période d’essai est finie.

UNE SEULE REPONSE : NOUS NE SOMMES NI ENTENDUS, NI RESPECTÉS, NI DÉFENDUS :

AZOULAY DEMISSION !

Le Comité Fédéral National de la Fédération CGT Spectacle réuni le 15 mars 2016 à Paris.

http://www.fnsac-cgt.com/
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Marseille : Occupons le cinéma les Variétés !

Messagede Béatrice » 03 Mai 2016, 19:15

mercredi 4 mai 2016 à 14 h
37 Rue Vincent Scotto 13001

Occupons le cinéma les Variétés !
Primitivi et 360° et même plus

Au cinéma Les Variétés à Marseille : La fête est finie !!
Occupation pacifique mais déterminée du cinéma Les Variétés
Mercredi 4 mai à partir de 14h jusqu’à... - rejoignez nous ! -
La société Bastille-St Antoine qui dirige le cinéma fait son beurre sur le dos du cinéma indépendant : ça suffit !!


Cher toutes et tous,

Nous vous écrivons aujourd’hui pour une demande de soutien un peu inhabituelle.
Vous avez peut être vu ou entendu parler du film "La fête est finie" qui revient sur la Capitale européenne de la Culture 2013.
Le film a été produit par Primitivi, télévision de rue associative marseillaise. Produit est à vrai dire un bien grand mot, car il n’a bénéficié en terme de financement que de l’apport courageux de 3000€ effectué par la compagnie de théâtre "Les Inachevés", et d’une subvention de 3000€ du Conseil Général 13 pour la fabrication du DVD.
Tout, du tournage à la distribution a été largement basé sur le bénévolat des uns et des autres.
Nous avons néanmoins joué le jeu comme des grands, grâce au soutien irremplaçable de "360° et même plus", autre association marseillaise qui a assuré la distribution du film : sortie en salle, accompagnement par le réalisateur de plus de 80 projections uniques partout en France, nombreux articles dans la presse locale et nationale, la fête a duré toute l’année 2015.
Aujourd’hui la société "Bastille Saint-Antoine" qui gère le cinéma "Les Variétés" où le film est resté 7 semaines à l’affiche refuse de nous payer les 2901,68 € de billetterie.

Marseille a bien sûr été la ville ou le film a le plus tourné et pour donner un ordre d’idée, ces 2901,68€ représentent au moins 60% des bénéfices nets du film, qui pourraient, enfin, servir à payer un peu les soutiers de cette belle aventure, et surtout être investis dans les prochaines.

"Bastille Saint-Antoine" dirigé par Galeshka Moravioff n’en est pas à son premier coup foireux. Moravioff, aventurier du cinéma art et essai est bien connu comme "mauvais payeur" des distributeurs et beaucoup refusent de travailler avec lui. C’est en partie pour cela que les Variétés ont perdu le label "Art et essai" il y a deux ans. "Bastille Saint-Antoine" gère également Le César à Marseille, le cinéma La Bastille à Paris, et a géré les CNP de Lyon avant la faillite, ainsi que le Melville à Rouen. À Lyon, les salariés sont arrivés un jour et ont trouvé les portes du cinéma cadenassées. A Rouen, ils ont dû expliquer aux spectateurs qu’ils ne pouvaient être accueillis, parce qu’EDF leur avait coupé l’électricité !

Nous avions été mis en garde par les salariés des Variétés qui s’étaient eux-mêmes mis en grève en janvier pour protester face aux retards de paiement des salaires du mois de décembre. Mais nous n’avions pas d’autre choix pour aller au devant du public.

Quelles que soient les difficultés financières de "Bastille Saint-Antoine", nous estimons que ce n’est pas à nous, pauvres parmi les pauvres du cinéma d’en faire les frais. De plus, une rénovation de la salle 2 est prévue, comprenant le remplacement du projecteur numérique. La “cessation de paiement” invoquée par "Bastille Saint-Antoine" nous semble donc surréaliste !

C’est pourquoi nous nous invitons aux Variétés pour une occupation pacifique mais déterminée, et vous proposons de nous rejoindre, et de bloquer la billetterie du cinéma jusqu’à la régularisation de cette dette. Nous profiterons de cette occupation pour informer les spectateurs sur les coulisses de leur cinéma. Cette invitation sera également envoyée à la presse régionale et nationale à commencer par ceux qui ont soutenu “La fête est finie”.

Nicolas Burlaud, réalisateur et PRIMITIVI
Avec le soutien de 360° et même plus (distributeur)
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
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Messagede Pïérô » 21 Mai 2016, 13:01

Tours, le personnel des cinémas Studio en grève

Inédit en 53 ans, le personnel des cinémas Studio en grève !

L’association des cinémas Studio va connaître son premier mouvement de grève en 53 ans d’existence.

La section Sud Culture et les salariés des Studio ont décidé d’appeler à un débrayage ce samedi 21 mai face au mutisme de la direction et à la situation qui ne cesse de se dégrader depuis 2009.

Nos salaires stagnent et la précarité ne cesse de se développer, nous pensons que d’autres choix sont possibles et que les salarié-es ne sont pas l’unique variable d’ajustement.

Après le décès de notre collègue non remplacé, nous aurions imaginé une autre réponse de la part des Studio lors des dernières négociations salariales.

En 53 ans, mis à part l’évolution de la grille salariale de la convention collective, les cinémas Studio n’ont consenti qu’une seule fois à augmenter nos salaires en 2012.

Un autre élément d’incompréhension est la situation de précarité de notre collègue qui travaille à temps partiel alors que l’on fait de plus en plus appel aux intérimaires, ou aux bénévoles soit pour effectuer des remplacements soit pour couvrir des besoins criants.

La loi "Travail" n’augure rien de bon dans ce climat où notre direction a comme principe la recherche perpétuelle de la réduction de la "masse salariale".

Les cinémas Studio ont toujours défendu l’accès à un cinéma de qualité pour le plus grand nombre mais la dégradation de nos conditions de travail et le manque de reconnaissance des salarié-es n’aident pas à remplir cet objectif.

SUD Culture des Cinémas Studio

http://demainlegrandsoir.org/spip.php?article1572
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Re: Culture en soldes... luttes

Messagede Pïérô » 30 Mai 2016, 06:45

Les salarié-es des cinémas Studio en grève le 31 mai

Le personnel des Studio attend toujours une réponse de sa direction.

Réunis en AG ce jeudi 26 mai, les salarié-es des Studio ont décidé de faire un courrier répondant au tract distribué par la direction lors de notre débrayage de samedi 21 mai.

Nous allons aussi tenter de fédérer nos collègues des autres cinéma du département par la création d’un collectif des salarié-es de l’exploitation cinématographique.

Enfin, nous appelons à un nouveau débrayage et à un rassemblement mardi 31 mai à 19h aux cinémas Studio.

http://larotative.info/en-lutte-pour-le ... -1629.html

Grève aux cinémas Studio : lettre ouverte au conseil d’administration
http://larotative.info/greve-aux-cinema ... -1625.html
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Re: Culture en soldes... luttes

Messagede Pïérô » 18 Juil 2016, 02:52

Haute-Garonne
Les (ex) travailleurs et travailleuses des cinémas alertent sur leur situation

Alerte dans nos salles : les cinémas sont-ils encore des lieux de vie et de diffusion culturelle ? Le SPECTRe fait le point dans une lettre datée du 17 mai.

Nous sommes des travailleurs et travailleuses de diverses salles de Cinéma à travers la Haute-Garonne. Étant les premiers garant.e.s du bon déroulement dʼune projection et du fonctionnement dʼun cinéma ainsi que lʼinterface avec le public, aujourd’hui nous vous alertons des difficultés que nous vivons quotidiennement sur nos lieux de travail.

Depuis 2011, les salles de cinéma et l’ensemble de la filière, avec l’arrivée du numérique, ont connu de grands bouleversements tant sur le plan technique qu’organisationnel. Dans un premier temps, les laboratoires argentiques, les stocks de films, les transporteurs... ont fermé les uns après les autres, puis, rapidement, ce furent les salarié.e.s des multiplexes (premiers équipés en numérique) et finalement la moyenne et la petite exploitation qui ont subi des vagues de licenciements et de précarisation.

On ne cesse de parler d’exception culturelle française, de l’exemple que constitue notre pays quant à son parc de salles - mis en avant en terme de qualité technique - et à la diversité des lieux de diffusion. Cependant, les salarié.e.s des salles de cinéma, ultimes passeur.e.s de l’œuvre cinématographique vers le ou la spectateur.trice ne sont pas considéré.e.s à leur juste valeur. On a imposé progressivement aux salarié.e.s en place d’aller vers une ultra-polyvalence sans accompagnements spécifiques.

Les métiers désignés dans la Convention Collective de l’Exploitation Cinématographique n’existent plus. Les employés polyvalents, agents de cinéma, etc, ont remplacé les opérateurs projectionnistes, les caissiers et les agents d’entretien.
Pour autant, les grilles de salaires n’ont pas été modifiées et le métier s’est précarisé (recours régulier aux CAE, CUI, CDD, temps partiels en tout genre, voire aux bénévoles ou services civiques).

La disparition de l’obligation du CAP Opérateur Projectionniste de cinéma ou d’une formation diplômante pose divers problèmes tant au niveau de la spécificité et technicité de la diffusion d’un film, que de l’accueil (lien social, passation en terme de contenu) et de la sécurité du public et du personnel dans les salles de cinéma.

Les salles de cinéma n’étant pas soumises aux mêmes obligations que les ERP de type L (salles de spectacle), de nombreuses séances sont assurées par une seule personne diplômée ou non (du CAP Opérateur Projectionniste de cinéma, du SSIAP), ce qui pose le problème de travailleur.se isolé.e et des lourdes responsabilités qui en découlent.

Pour exemple, il n’est pas rare aujourd’hui que des problèmes techniques surviennent dans les salles (de plus en plus automatisées et planifiées à l’avance) sans pouvoir être résolus dans des délais corrects (lumières allumées, mauvais format image, niveau sonore,...). Comment faire quand on est seul.e si le moindre problème survient lors d’une projection ? Comment faire quand on est seul.e pour porter secours à un.e spectateur.ice en difficulté ?

Aujourd’hui on attend d’un.e salarié.e d’un cinéma d’être flexible et par exemple d’assumer simultanément : caisse, vente de confiserie, projection (préparation, maintenance, vérification technique...) travail administratif, standard, accueil des invité.es, présentation d’une séance, ouverture des salles et contrôle des billets... Autant de compétences et de souplesse qui ne sont ni prises en compte, ni valorisées.
Autre souplesse attendue : rappelons que nos établissements sont ouverts 7 jours sur 7, 365 jours par an avec des amplitudes de 16h (allant de 8h - projections scolaires - à la clôture de la salle à minuit voire au-delà).

Les plannings sont réajustés constamment, au dernier moment, sans aucune régularité et avec des amplitudes horaires très larges qui ne permettent que très difficilement de gérer de quelconques impératifs personnels. Ces horaires atypiques à lʼextrême, ne bénéficient d’aucun avantage dans la Convention Collective de l’Exploitation Cinématographique.

Rappelons qu’un cinéma peut être une entreprise SARL, indépendante ou issue d’une grande chaîne, une association ou une régie municipale. Par ces disparités de statuts, aucune convention collective commune, aucun accord de branche n’est appliqué à l’ensemble des salles.

La Loi Travail à l’étude a été comme un déclencheur pour notre mouvement de salariés de salles de cinéma car elle ne fait qu’amplifier ces problématiques.
• Comment soutenir les films plus fragiles et les coups de cœur des salles sans interactivité avec le public en tant que passeur.e.s d’images ?
• De même comment mettre en place lʼéchange et le débat autour des films avec le public après la projection, quand on doit nettoyer la salle et préparer la prochaine séance ?
• Comment assurer des projections de qualité (nécessité de contrôler les films ; les sous-titres), résoudre les problèmes techniques, répondre aux spectateurs ?
• Comment faire tout cela quand on est seul.e et mal payé.e ?
• À l’heure des équipements personnels home cinémas de plus en plus compétitifs et de bonne qualité, comment conserver la valeur ajoutée d’une salle de cinéma ?

Nous ne voulons plus être seul.e.s dans un bâtiment assumant la projection, l’accueil, la sécurité, le ménage, le service d’ordre, la communication et la multitude dʼautres tâches pour le bon fonctionnement de la salle dʼexploitation.

Nous, salarié.e.s de l’Exploitation Cinématographique, demandons qu’un diplôme soit exigé, que les grilles des Conventions Collectives soient recalculées et redéfinies en intégrant l’évolution de nos métiers, qu’elles soient identiques pour toutes et tous, salarié.e.s du privé, de l’associatif et de la territoriale.
Nous demandons aussi la prise en compte de nos horaires atypiques et leur revalorisation.

Des travailleurs et travailleuses dʼune quinzaine de salles de cinéma de Toulouse et ses environs.
Des travailleurs et travailleuses occasionnel.les ou de remplacement.
Des travailleurs et travailleuses au chômage.

Collectif SPECTR (Salarié.e.s et Précaires de l’Exploitation Cinématographique de Toulouse et sa région) : collectifcinemas@gmail.com


P.-S.

Sur Canal Sud : les forçats du ciné http://www.canalsud.net/?les-forcats-du-cine

Qu’on se le dise, dans vos salles de ciné, les salarié.e.s en ont gros sur le cœur…
Des conditions de travail qui se dégradent : polyvalence à outrance, départs de collègues non remplacés, les contrats aidés se généralisent et la précarité court.

http://www.canalsud.net/IMG/mp3/cinematok_4-2.mp3

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Re: Culture en soldes... luttes

Messagede bipbip » 13 Déc 2016, 13:14

Préavis de grève du 14 au 23 décembre dans les théatres publics de Lyon

Les théâtres et l’opéra publics de Lyon font l’objet d’un préavis de grève courant à partir du 14 décembre. Il fait suite à des premières journées de mobilisation intervenues au mois de novembre.

Ce mouvement vise notamment à protester contre les baisses d’effectifs décidées par la ville de Lyon, l’augmentation des charges de travail et la délocalisation d’une partie du travail dans des pays aux normes sociales moins strictes (et aux salaires plus bas). Il vise aussi à dénoncer le déroulement de la réorganisation des services de plusieurs théâtre lyonnais.

Voici le détails des revendications :

- Nous demandons l’arrêt immédiat des suppressions de postes dans tous les théâtres cités ci-dessus, en particulier à l’Opéra et au Théâtre des Célestins.
L’activité est restée intensive et les conditions de travail ne sont toujours pas acceptables. Le manque de personnel est toujours d’actualité. La précarisation de l’activité, par le biais de l’intermittence ne remplace pas les postes de fonctionnaires permanents et ne peut mener qu’à une dégradation de l’outil de travail et des conditions de travail.

De même, compte tenu de ce qui a été affirmé précédemment, nous demandons la déclaration immédiate de la vacance des postes gelés dans ces théâtres avec un recrutement de fonctionnaires sur ces postes.

- Les agents du TNG ont pu expérimenter pendant une saison la nouvelle organisation du travail mise en place par leur direction. Dans la perspective de ces transformations organisationnelles, la charge de travail a été mal estimée. Ainsi, compte tenu du décalage entre les ambitions de la programmation et les moyens accordés pour la réaliser, et compte tenu des problèmes de santé qui en découlent directement, nous avions demandé dans un premier temps un poste supplémentaire en son/vidéo pour ce théâtre. Néanmoins, si ce poste devait faire défaut, nous demandons à ce que les agents soient uniquement assignés au site du TNG, la programmation étant largement assez intense.

- Depuis 2001, la Ville de Lyon tente de changer le statut juridique du théâtre des Célestins. Depuis 15 ans, les agents vivent dans le stress et l’instabilité d’une situation que l’employeur s’évertue à faire perdurer jusqu’à ce jour. Cette situation, largement anxiogène, bat son plein depuis deux ans, avec le même cycle de tensions entre l’attente d’une décision de l’administration et les manœuvres de la direction pour faire glisser son projet.Avant d’annoncer et d’évaluer les différents risques posés par d’éventuelles restructurations, la direction passe à l’action en gelant et en supprimant les postes vacants. Un petit jeu, bien sûr inacceptable, qui réactive les problèmes de santé au travail. Quant au sujet des éléments quantitatifs sur les transferts de charge de travail induits par les non remplacements de postes, rien n’a été entendu.

Nous demandons donc la fin de ces grandes manœuvres portant atteinte à la santé des agents. Le constat que nous avons pu faire à propos des régies autonomes nous amène à demander le maintien du statut de l’établissement en régie direct. De plus, nous demandons un engagement clair de la direction et de la DAC pour cesser tous gels et toutes suppressions de poste pendant la durée du mandat.

- Le manque de personnel amène la direction de l’Opéra à faire appel à la sous-traitance. Mais cette dernière est délocalisée. Le dernier exemple est une délocalisation de la sous-traitance en Roumanie et en Espagne pour accompagner l’atelier couture. La moitié des costumes a donc été fabriquée dans ces deux pays. Ce choix bouleverse malgré tout l’organisation de l’atelier, il impacte le travail et son sens. Nous demandons donc à ce que les subventions dont
bénéficie l’Opéra servent bien à maintenir son niveau d’emploi prioritairement et d’en revenir à un développement de l’emploi local voir régional.

- Les forfaits des tournées pour les techniciens des théâtres n’ont pas été réévalués depuis le précédent règlement de 1997. Le coût de la vie, les rythmes de travail, les responsabilités ayant changées, nous demandons donc une réévaluation substantielle de ces forfaits. Dès septembre 2015, nous avons transmis nos revendications en la matière à la DAC, ces données sont donc clairement définies.

https://rebellyon.info/Un-preavis-de-gr ... atre-17270
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Re: Culture en soldes... luttes

Messagede Pïérô » 05 Aoû 2017, 14:35

Indre-et-Loire - Loches - Cité royale

Les grévistes montrent la face cachée du métier de guide

Les guides de la cité royale de Loches, travaillant au donjon et au logis royal, ont fait grève hier matin. Une première pour eux.

Delphine, 25 ans de travail, dans les monuments du département, je n'ai jamais fait grève pour les conditions de travail, est-il écrit sur la grande porte fermée du logis royal, hier matin. C'est le même cas et le même texte pour Paulo, guide depuis 22 ans, Christiane depuis 18 ans, Évelyne depuis 16 ans, Laurent depuis 15 ans, Nicolas depuis 10 ans. C'est aussi le cas de Marina, contractuelle, qui enchaîne les CDD et les périodes de carence depuis 2008 sans perspective de titularisation.

Hier matin, neuf guides de la cité royale - ils préfèrent le terme de médiateur culturel - ont débrayé une heure, de 9 h à 10 h, suite au préavis de grève déposé par le syndicat FSU La Territoriale 37 sur le bureau de leur employeur, le conseil départemental. Ils demandent une amélioration de leur condition de travail, ce qui sous-entend du renfort de personnel et une autre organisation de travail.

... http://www.lanouvellerepublique.fr/Indr ... de-3184966
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Re: Culture en soldes... luttes

Messagede Pïérô » 12 Sep 2017, 01:32

Toutes et tous mobilisé.e.s le 12 septembre !

Préavis de grève CGT Culture - SNAC-FSU - Sud Culture Solidaires

à télécharger : https://www.solidaires.org/IMG/pdf/2017 ... 47a1565df2
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Re: Culture en soldes... luttes

Messagede bipbip » 19 Sep 2017, 11:22

Mantes-la-Jolie (78) jeudi 21 septembre 2017

Réunion publique de
soutien aux salariés du CAC Georges Brassens
menacés de licenciements par la mairie


Nous invitons nos adhérents et toutes les personnes attachées au projet culturel du CAC Georges Brassens, à une réunion publique « CAC Georges Brassens : la fin… et après ? »

à 20h30 dans nos locaux,
CAC Georges Brassens, 18, rue de Gassicourt, Mantes-la-Jolie (78)

CAC Georges Brassens
Entrepreneur d'action culturelle à Mantes-la-Jolie depuis 1951

Depuis 66 ans, le Centre d'Action Culturelle Georges Brassens (association loi 1901) est au cœur de la vie des Mantais. Acteur majeur et fédérateur sur le territoire du Mantois disposant d'un rayonnement départemental et régional, le CAC Georges Brassens gère depuis 1971 un lieu de proximité, de rencontre et de création, d'expression et d'épanouissement personnel.

Le CAC Georges Brassens c'est aussi en quelques chiffres :
•76 activités culturelles et de loisirs proposées par
• 39 associations 1000 adhérents
• le passage de 1500 personnes par semaine
• 31 événements associatifs
• 32 spectacles professionnels
• (concerts musiques actuelles et jeune public)
• 70 concerts amateurs
• 19500 spectateurs 10 expositions plastiques
• 51 groupes musicaux
• répétant dans les studios
• 200 musiciens et 3 groupes accompagnés
• 12 stagiaires 2 services civiques
• 10 employés et 40 bénévoles
•1800 bénéficiaires d'actions d'insertion

Mais tout ça va disparaître…

Pétition https://paris.demosphere.eu/rv/56728

Image

http://www.cacgeorgesbrassens.com/assem ... mbre-2017/
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Re: Culture en soldes... luttes

Messagede bipbip » 16 Nov 2017, 18:02

Le plan secret du ministère UNE BOMBE CONTRE LA CULTURE

Audiovisuel, archives, spectacle, cinéma, musées… visés par une volonté de casse sans précédent.

Le document est explosif. La contribution du ministère de la Culture pour l’horizon 2022, dont nous poursuivons la révélation, est marquée par la recherche systématique de réduction d’emploi et de coûts couverts par l’appel à l’autonomie des établissements et leur prise en charge par les collectivités territoriales. Dans chacun des secteurs se dessine aussi, qu’il s’agisse des musées ou des lieux du spectacle vivant, une forte incitation à une révision à la baisse des ambitions culturelles sous couvert d’une rotation plus rapide et d’une réponse mieux adaptée aux attentes supposées des publics. Le Monde révélait hier, dans son édition datée de mercredi, les grandes lignes de la réforme de l’audiovisuel, largement guidée par une volonté de réduction des coûts et des ambitions, comme de compression du personnel.

... https://www.humanite.fr/le-plan-secret- ... ure-645625
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Re: Culture en soldes... luttes

Messagede bipbip » 14 Déc 2017, 22:46

A Grenoble, les salariés de la maison de la culture se mettent en grève

34 des 55 employés de la MC2 à Grenoble ont débrayé ce matin, dénonçant tant les méthodes que les résultats de leur direction. La pièce programmée ce mercredi soir est annulée.

Ce mercredi soir, Sombre rivière ne sera pas jouée à la MC2 de Grenoble. La pièce de théâtre, de l’artiste Lazare, est annulée en raison d’une grève des salariés de la maison de la culture. Depuis la fin de matinée, ils sont 34 sur un effectif de 55 employés à avoir débrayé. Ils dénoncent tant les méthodes que les résultats de leur direction.

Fin 2016, la cour régionale des comptes pointait déjà une situation financière «fragile», précisant que «les handicaps initiaux, insuffisance de fonds propres et mauvaise estimation des frais de fonctionnement» n’avaient pas été «surmontés». Le rapport concluait que «le modèle économique actuel n’étant pas soutenable, la MC2 doit s’attacher en priorité à la résorption du déficit». En 2016, il s’élevait à 432 000 euros pour un budget global de 10 millions d’euros, dont 65% proviennent de financements publics. La résorption du déficit est bien au cœur des dissensions qui ont mené à l’actuel mouvement de protestation.

... http://next.liberation.fr/culture/2017/ ... ve_1616456
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Re: Culture en soldes... luttes

Messagede bipbip » 18 Déc 2017, 12:59

La culture peut-elle être considérée comme un coût ?

Table ronde. Un document de travail, présenté comme une « contribution ministérielle aux travaux du comité action publique 2022 », définit une réduction systématique d’emplois et de coûts.

Table ronde avec Mirabelle Rousseau, metteuse en scène, compagnie Le TOC, Paris; Rainer Sievert, acteur et créateur; Marie-José Malis, directrice du Théâtre de la Commune à Aubervilliers, présidente du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac).

Un document de travail du ministère de la Culture (1)montre la recherche systématique de réduction d’emplois et de coûts dans tous les secteurs de la culture. Comment réagissez-vous ?

... https://humanite.fr/la-culture-peut-ell ... out-647345
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Re: Culture en soldes... luttes

Messagede bipbip » 14 Jan 2018, 23:06

Grève et manifestation pour défendre le service public de la culture

Paris 15 janvier 2018

Défendons le service public de la culture !

Lundi 15 janvier à 10h
Rassemblement devant le ministère de la Culture, place du palais royal (Métro Palais Royal - musée du Louvre)

LA CULTURE POUR TOUTES ET TOUS, DÉFENDONS LE SERVICE PUBLIC !

La ministre de la Culture réunit enfin, et pour la première fois depuis sa nomination, le Conseil National des Professions du Spectacle (CNPS) le 15 janvier prochain. Le CNPS est une instance de dialogue entre le Ministère et les organisations syndicales ou professionnelles du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel.
La ministre avait annoncé à l’automne que le budget 2018 était un budget de « transformation » et non de simple gestion. Nous n’avons pour l’instant aucune visibilité sur ses projets en matière de politique culturelle. Un certain nombre de signaux alarmants nous ont néanmoins été envoyés, parmi lesquels la baisse drastique du financement à l’audiovisuel public (-80 millions € par rapport aux prévisions du contrat d’objectifs et de moyens) et les documents de travail qui ont fuité dans « Le Monde » sur ses intentions au regard d’Action Publique 2022. Tout passe à la moulinette de l’austérité : l’audiovisuel public évidemment, mais également le spectacle vivant (durcissement des critères des aides à la création, révision des accords collectifs des établissements nationaux…), le cinéma indépendant (réforme du CNC), ainsi que les archives, le patrimoine, l’archéologie.
Le document que nous avons décrypté (voir sur notre site : CAP 2022 vers la fin du ministère de la Culture ?) montre la volonté de la ministre de « réviser, transférer et supprimer des missions » au sein du ministère mais aussi dans les collectivités territoriales.
Par ailleurs, nous observons un changement de priorités au sein du Ministère, qui privilégie maintenant l’action culturelle et la diffusion à la création artistique. Or, c’est bien de la liberté de création et de la diversité des œuvres que l’Etat doit être garant.
Enfin, nous ignorons comment seront financés les 450 millions € que coûtera le « pass culture », gadget de campagne de Macron, qui permettra à tout jeune de 18 ans de dépenser la somme de 500 € en produits culturels. Comme si la question de l’accès à la culture ne se résumait qu’à une barrière financière…

La diversité culturelle est en danger : le ministère veut des « champions industriels », au détriment des expressions plus fragiles et moins rentables économiquement.

L’emploi est en danger, dans tous nos secteurs d’activité. Les attaques contre le service public auront également des conséquences dans le privé.

Plus que tout, l’ouverture à tous les publics est en danger malgré les discours de façade. La question de l’égalité d’accès à la culture entre les territoires sera remise en cause par les baisses de moyens.
Au même moment, les réformes sociales fragilisent les droits des salarié.e.s, avec les ordonnances et des menaces sur la formation professionnelle, la protection sociale ou l’assurance chômage, et donc sur les droits des artistes et technicien.n.e.s, personnels administratifs ou d’accueil...

La mobilisation doit franchir une nouvelle étape le 15 janvier prochain. A cet effet, des préavis de grève ont été déposés dans tous nos secteurs. La Fédération CGT Spectacle et ses syndicats appellent l’ensemble des professionnels à se rassembler pour dire à la ministre et au gouvernement que nous ne laisserons pas sacrifier la politique culturelle ! Un service public de qualité est le garant d’une démocratie

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Re: Culture en soldes... luttes

Messagede bipbip » 12 Mai 2018, 20:04

Deuxième semaine de grève aux Catacombes de Paris

Le personnel des Catacombes de Paris a voté une nouvelle période de grève de mercredi à samedi, fermant de fait le monument aux touristes.

Un mouvement de grève qui avait touché la semaine dernière, par intermittence, les Catacombes de Paris a repris mercredi, fermant aux touristes le monument où sont rassemblés les ossements des anciens Parisiens, selon le site et de source syndicale. "100% des personnels d'accueil présents" ont débrayé mercredi, comme ils l'avaient déjà fait la semaine dernière de jeudi à samedi, a indiqué un porte-parole de la CGT.

Doublement du personnel, triplement de la prime. Les 20 agents d'accueil des Catacombes, soutenus par la CGT et Sud, demandent le "doublement du personnel", un triplement à 200 euros de leur prime spéciale pour travail en conditions difficiles et des améliorations des conditions de service. Un préavis de grève déposé pour mercredi court jusqu'à samedi, a précisé Matthieu Carrier, secrétaire général adjoint CGT des cadres et techniciens parisiens. Le lundi est jour de fermeture et les mardi et dimanche sont assurés par des vacataires, qui ne sont pas appelés à la grève. Mercredi après-midi, un mouvement de grève, pour "des raisons similaires", a été voté par les salariés de la crypte archéologique de l’Île de la Cité, sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, selon la CGT.

... http://www.europe1.fr/societe/deuxieme- ... is-3648017
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Re: Culture en soldes... luttes

Messagede bipbip » 19 Mai 2018, 19:42

Grève des catacombes : les grévistes refusent les semblant de négociations

Les agents des Catacombes se sont mis en grève depuis le 3 mai. Plus d'un demi-million de personnes viennent visiter le site par an. Les agents, personnel invisibilisé, se sont mis en grève et s'auto-organisent pour faire entendre leur voix, voix auxquelles la direction reste sourde. Nous relayons ci-dessous leur communiqué.

Les agents des Catacombes se sont mis en grève depuis le 3 mai sur la base de revendications précises et chiffrées, toutes validées en Assemblée générale par le personnel gréviste, et soumises à la direction avec l’aide des syndicats mandatés. Nous attendons depuis lors que commencent des négociations sérieuses. En effet, la direction n’a à ce jour pris aucun engagement d’un quelconque recrutement et hausse de la prime de pénibilité.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Grev ... gociations
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