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Re: Luttes secteur santé public-privé

MessagePosté: 01 Avr 2018, 13:38
de Pïérô
Angers. Au CHU, l’intersyndicale se mobilisera jeudi et vendredi matin
La directrice générale du CHU, Céline Jaglin-Grimonprez, s’était exprimée dans notre édition du mardi 27 mars, pour défendre le plan d’économie et de modernisation. Les syndicats réagissent, dénonçant des propos "mensongers".
Le comité technique d’établissement qui se tient à l’hôpital, jeudi matin, devrait être l’objet d’âpres discussions entre les représentants de la direction et ceux de l’intersyndicale. En jeu, l’avenir de l’établissement confronté aux 10,8 millions de déficit de 2017.
... https://www.ouest-france.fr/pays-de-la- ... in-5651871


La Résistance Continue !

TOUS EN GREVE, LE PLUS NOMBREUX POSSIBLE

JEUDI 5 AVRIL 14H30 - EN BAS DU BMA
Puis manifestation vers la Place du Ralliement

Pour faire connaître les dangers du plan d’économie à la population angevine !
Départ du CHU en cortège, RDV 14h30 devant le BMA.
Nous appelons tous les établissements de Santé du Maine et Loire à venir nous rejoindre.

On lâche rien! RESISTANCE !

https://www.facebook.com/events/1890238204339844/

Re: Luttes secteur santé public-privé

MessagePosté: 05 Avr 2018, 17:33
de bipbip
Ras-le-bol contagieux dans les hôpitaux de Lyon

Le mouvement de grève entamé le 22 janvier aux urgences de l’hôpital Lyon Sud a fait tache d’huile. Si les personnels des urgences de Lyon Sud ont « suspendu » leur grève le 19 mars (« mais on sera encore là pour les actions », affirment-ils), le mouvement concerne à présent quatre autres hôpitaux, et dépasse le cadre des Hospices civils de Lyon (HCL).

À l’hôpital Édouard Herriot, les deux services d’urgences et la post-urgence reconduisent la grève depuis plus de 8 semaines. Ils ont été rejoints par les personnels des urgences de l’hôpital de la Croix-Rousse, avant que ceux de l’hôpital Saint-Luc-Saint-Joseph, hôpital privé avec mission de service public, n’entrent eux aussi dans la bagarre. Et la semaine dernière, ce sont les urgences de l’hôpital psychiatrique du Vinatier qui ont rejoint le mouvement.

« Y’a urgences, l’hôpital est malade »

Course à la rentabilité, tarification à l’activité, « lean management », développement de l’ambulatoire, fusions et regroupements : depuis 10 ans, ce sont plus de 1 000 postes qui ont été supprimés sur l’ensemble des HCL. Et pour 2018, la direction annonce officiellement 159 nouvelles suppressions de postes. En réalité, il y en aura davantage, car elle a écarté de son calcul les postes effectivement supprimés mais externalisés. Dans tous les services, les difficultés liées au manque de personnel et de moyens se font sentir et les conditions de travail se dégradent.

Mais c’est d’abord aux urgences, plus sensibles à l’augmentation de l’activité notamment pendant la période hivernale, que les personnels ont dit « stop ». Avec des temps d’attente interminables, des patientEs qui passent la nuit dans des brancards à cause du manque de lits, les soignantEs ont depuis longtemps le sentiment que, dans de telles conditions, ils ne peuvent plus faire leur travail. Dans chaque service, ils et elles ont formulé des revendications propres, qu’on peut résumer globalement ainsi : plus de moyens, plus de personnel, l’embauche des contractuels, ainsi que des revendications salariales (ils dénoncent notamment les nuits majorées 80 centimes de l’heure).

Dès le départ, les grévistes de Lyon Sud ont eu le souci d’étendre leur mouvement. Alors qu’ils peinaient à toucher les autres services de leur hôpital, c’est surtout dans les services d’urgence des autres hôpitaux lyonnais qu’ils ont trouvé des relais, aidés en cela par des liens déjà existants entre collègues des différents hôpitaux, conscients de faire face aux mêmes types de problèmes.

... http://www.anti-k.org/2018/04/04/ras-le ... x-de-lyon/

Re: Luttes secteur santé public-privé

MessagePosté: 09 Avr 2018, 21:00
de bipbip
“Ça va péter !” : les syndicats du CHU de Limoges dénoncent un épuisement général

Une nouvelle mobilisation des salariés du CHU a eu lieu ce jeudi 5 avril. Ils dénoncent la suppression de postes annoncée, un manque de moyens et des conditions de travail dégradées.

Un ras-le-bol général. C’est le sentiment qui ressort chez les salariés du CHU mobilisés ce jeudi 5 avril.
En début d’après-midi, 200 personnes ont manifesté sur le parvis de l’hôpital.

Puis une délégation s’est rendue à la faculté de médecine où la direction du CHU présentait aux cadres son plan stratégique 2020, qui prévoit, selon les syndicats, la suppression de 158 postes et de 101 lits dans l’établissement.
La réunion a été interrompue, et pendant une heure le directeur du CHU a écouté les doléances des salariés qui l’ont interpellé dans un climat tendu, ainsi que de certains patients présents.

... https://www.anti-k.org/2018/04/08/ca-va ... t-general/

Re: Luttes secteur santé public-privé

MessagePosté: 12 Avr 2018, 15:20
de bipbip
Rassemblement contre le plan social à l'APHP - Hôpitaux

vendredi 13 avril 2018
à 13h, Devant l'Hôpital Pitié-Salpêtrière, 47-83 boulevard de l’Hôpital

15h : Convergence devant l'hôpital Pitié Salpêtrière avec cheminots et étudiants
(plus d'infos sur la manifestation cheminots, postiers, étudiants, ici https://paris.demosphere.eu/rv/61516)

Image

https://paris.demosphere.eu/rv/61515

Re: Luttes secteur santé public-privé

MessagePosté: 12 Avr 2018, 20:26
de Pïérô
Tours
Le service des admissions du CHU Trousseau en grève reconductible à partir du 10 avril
Confronté à une réorganisation du service qui lui est imposée, le personnel des admissions de l’hôpital Trousseau débute une grève reconductible le 10 avril 2018. Communiqué de l’équipe des Admissions.
... https://larotative.info/le-service-des- ... -2735.html

Emission de Demain Le Grand Soir du 11 avril 2018 avec le collectif santé 37
à écouter : http://demainlegrandsoir.org/spip.php?article1857

Re: Luttes secteur santé public-privé

MessagePosté: 15 Avr 2018, 13:34
de bipbip
Rassemblement inter-urgences de Lyon lundi 16 avril

Le mouvement lancé par le personnel des urgences de Lyon Sud le 22 janvier dernier continu de s’étendre aux urgences des hôpitaux lyonnais. Rende-vous à 12h30 place de la Comédie.

A chaque grève, dans chaque hôpital, c’est le même combat contre le manque de moyens et de personnels, la précarité, l’insécurité les conditions de travail devenues intolérables, les conditions d’accueil et d’hospitalisation inhumaines...
Nous avons décidé de nous regrouper dans un mouvement inter-urgences pour mener ensemble ce combat difficile. Nous mettons en place depuis plusieurs semaines des actions communes pour rendre cette réalité visible aux yeux du grand publique.
Nous sommes ASH, ASD, IDE, CDS, médecins, agents administratifs, secrétaires médicales, soignants de tous les horizons, nous appelons au rassemblement le 16 avril à 12h30 pour sensibiliser la population de façon ludique, dans la bonne humeur et le calme.

Les Urgences du Vinatier, HEH, Croix-Rousse, Saint-Joseph Saint-Luc et Lyon Sud

https://rebellyon.info/Rassemblement-in ... Lyon-19022

Re: Luttes secteur santé public-privé

MessagePosté: 19 Avr 2018, 20:30
de Pïérô
Le ras-le-bol au CHU de Lille

Depuis le 11 avril dernier, plusieurs salariés du CHU de Lille sont en grève, à l’appel de la CGT. De nombreuses revendications pour les grévistes, notamment un renfort de l’équipe de sécurité du CHU, la création d’un poste de médecin d’accueil et d’orientation, ou encore le remplacement de toutes les absences.

Ce lundi, ils étaient une trentaine à manifester devant l’institut Gernez Rieux à Lille. Ils sont intervenus dans une réunion qui réunissait une partie de la direction, dont le directeur général du CHU. Le DG a décidé de mettre un terme à la réunion pour quitter les lieux et rejoindre son bureau dans le bâtiment de la rédaction.

Les grévistes ont décidé de le suivre et camper devant son bureau un partie de l’après midi. Une rencontre a été proposée par la direction ce mardi soir à 19h.

https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/ ... u-de-lille

Re: Luttes secteur santé public-privé

MessagePosté: 20 Avr 2018, 07:37
de bipbip
Mise à mort de l’hôpital public. À Lyon, la résistance s’organise

Depuis nombre d’années, les gouvernements s’attèlent au démantèlement de l’hôpital public, avec la nouvelle ministre de la santé venant de la société civile, ancienne experte pour l’industrie pharmaceutique, le mouvement s’accélère. Entre fermetures de lits, suppressions de postes, gèle des salaires, l’hôpital public se meurt.

Début février notre ministre de la santé, Agnès Buzyn, accompagnée du Premier ministre, annonçait que le gouvernement allait lancer un grand plan de « modernisation » de l’hôpital public. Le budget alloué pour ce projet de sabotage du service public hospitalier s’élève à 100 millions d’euros. Il faut rappeler que le gouvernement, peu de temps avant mais en catimini cette fois, annonçait une énième cure de rigueur budgétaire de 1,2 milliards d’euros pour les hôpitaux. Agnès Buzin veut aussi accroitre la médecine et la chirurgie ambulatoire (soins administrés sans hospitalisation), à hauteur de 55% d’ici 2022 pour la première et 70% pour la deuxième, afin de fermer des lits et supprimer des postes, alors que le nombre de personnel au sein des hôpitaux publics est déjà nettement insuffisant. Le but est que l’hôpital soit de moins en moins un service public et tende à devenir une entreprise à but lucratif qui doit augmenter sa productivité et faire du chiffre. Ces dernières années, a été imposé le « lean management », une nouvelle forme d’encadrement qui prétant faire disparaître les soi-disants « temps morts ». En réalité, ce temps était, jusqu’à présent, consacré à la présence auprès des patient-e-s. Il est donc clair que la priorité, pour le gouvernement, n’est pas la qualité des soins administrés aux patient-e-s, mais bel et bien la rentabilité financière.

Depuis de nombreuses années, les gouvernements successifs, démantèlent l’hôpital public :
• Suppression chaque année de plusieurs centaines de postes
• Fermeture de lits continuelle
• Création des ARS (agence régionale de santé ex ARH créée dans les années 2000) dont la mission est de surveiller et sanctionner les hôpitaux qui dépenseraient « trop d’argent »
• Mise en place de la T2A , « tarification à l’activité » (grille tarifaire de remboursement d’un acte de médecine, de chirurgie quel que soit le lieu de l’intervention). Pourtant, un acte ne coutera pas le même prix s’il est pratiqué à Paris, Perpignan ou Lille, ce qui, de fait, met les hôpitaux de certaines régions davantage en déficit que d’autres, et sont donc sanctionnés par l’ARS pour « mauvaise gestion » qui impose des coupes budgétaires pour palier à ce même déficit qu’elle a créée par la T2A. Suite à une tribune signée par plusieurs centaines de médecins demandant sa suppression, et aux mouvements de grèves qui prennent de l’ampleur dans les hôpitaux, le président a prétendu vouloir revoir la TA2 .

A côté de cela, les pouvoirs publics encouragent le développement et l’installation de nouvelles cliniques privées qui pratiquent la surfacturation des soins à la charge des patient-e-s, alors que les soins ne sont pas de meilleures qualités dans le privé que dans le public. Ils sont même souvent, bien au contraire, de qualité inférieure dans le secteur privé. Par exemple, à Lyon les accouchements dans le secteur privé, sont surfacturé 500€ à la charge des patientes. De plus, les établissements hospitaliers privés ne pratiquent que les actes qui sont rentables pour eux laissant les autres aux hôpitaux publics.
L’hôpital public a la vocation de soigner toutes les personnes, quel que soit leur revenu, leur situation administrative et leur pathologie. Mais comment assurer cette mission d’utilité publique quand les gouvernements baissent sans cesse les budgets alloués au service public hospitalier, ferment des lits, suppriment des postes, gèlent sans cesse les salaires (plus d’une année sur 2 depuis 20 ans) et favorise le secteur privé qui fait de la santé une vulgaire marchandise.
Le gouvernement avait annoncé que tout allait changer, que les « professionnels de la politiques » allaient laisser la place à la soi-disant « société civile » qui serait plus apte à diriger le pays connaissant mieux la « vie réelle ». Notre ministre de la santé, Agnès Buzyn qui, dès les premiers mois de son arrivée au pouvoir, a mis en place les 11 vaccins obligatoires (3 auparavant) n’est pas seulement une spécialiste en hématologie. Elle a longtemps été très proche des grands groupes pharmaceutiques, comme Novartis [1] , pour lesquels elle a travaillé en tant qu’experte. Elle a même fait partit des personnes qui ont combattu l’obligation faîtes aux experts, après le scandale du Médiator [2], de déclarer tout lien d’intérêts avec les laboratoires. A ce propos, les "visiteurs médicaux", VRP de l’industries pharmaceutiques auprès des professionnel-le-s de santé en libéral, ainsi que des services hospitaliers privés et publics appliquent des techniques commerciales agressives et envahissantes pour imposer leurs nouveaux médicaments toujours présentés comme plus « performants », mais qui sont, avant tout, toujours plus chers, au détriment des patient-e-s et de la Sécurité Sociale. Il y a encore peu de temps ces mêmes visiteurs, employés des laboratoires, avaient le droit d’offrir des avantages en nature (voyages, vacances, cadeaux, ...) aux médecins, chefs de services, ... pour leurs "bonnes commandes". Ces méthodes ont été supprimées il y a peu mais ne nous leurrons pas, d’autres stratégies pour récompenser les "bons acheteurs" ont vu le jour (paiement de colloques dans de grands hôtels, de pots de départs / de repas de jour de l’an fait par de grands traiteurs, ...). Plusieurs milliards d’euros sont en jeu, donc tout est permis pour se remplir les poches. Il est intolérable de voir un médicament passé à moins de 5 € lorsqu’il tombe dans le domaine public alors qu’il a couté plus de 900 € pendant ses 20 ans d’exploitation (durée des brevets). L’objectif officiel de l’industrie pharmaceutique est de soigner mais son but réel est de s’enrichir en rackettant la Sécurité Sociale. Ceci explique l’intérêt de ces grosses industries et laboratoires pharmaceutiques à placer, à tout prix, des produits nouvellement brevetés. D’ailleurs, ces dernières années dans les pharmacies et les hôpitaux certains médicaments, peu rentables pour l’industrie, ont très souvent été en rupture durant plusieurs semaines voire plusieurs mois, ce qui a obligé les pharmacies et hôpitaux à acheter, en remplacement, d’autres médicaments, nouvellement brevetés et donc beaucoup plus chers. L’État, qui orchestre la mise à mort de l’hôpital public et le démantèlement de la Sécurité Sociale dissimule à peine sa connivence avec l’industrie pharmaceutique.
La colère gronde dans les services hospitaliers et pas seulement aux urgences, les personnel-le-s des autres services aussi sont toujours moins nombreu-ses-x et surchargé-e-s au détriment des patient-e-s. Les retours sur repos sont monnaie courante, les plannings sont sans cesse modifiés, les locaux et les matériels sont en piteux état. Et les autorités annoncent encore leur volonté de « faire des économies » en fermant des lits, en supprimant des centaines de postes (encore 200 à Lyon pour 2018), en gelant les salaires pour plusieurs années. L’injonction est de faire plus avec moins, transformer le soin en une activité bassement rentable en le vidant de son sens et traiter les patient-e-s comme de machines à réparer et non plus comme des personnes dont la santé est un droit fondamental.

Une lutte a commencé aux Hospices Civils de Lyon depuis la mi-janvier avec la grève illimitée à l’hôpital de Lyon Sud rejoint par quasi toutes les urgences de Lyon. Espérons que ce ne soit qu’un début car l’enjeu est très grave et la colère légitime. Mobilisons-nous pour un autre hôpital public autre que celui de l’argent !!


https://rebellyon.info/Mise-a-mort-de-l ... blic-19033

Re: Luttes secteur santé public-privé

MessagePosté: 22 Avr 2018, 10:10
de bipbip
HÔPITAL Il en va désormais de la vie des patients

Depuis des mois, les hospitaliers sont vent debout pour défendre le service public de santé avec le sentiment de n’être pas entendus.

Toulouse, Lyon, Paris, Rennes… les mouvements de grève sont permanents dans les hôpitaux publics. Et particulièrement dans les services d’urgence où circulent pressées, au milieu des patients, des blouses blanches ornées de brassards « en grève ». Assignées au travail, faute d’effectifs suffisants. Même le droit de grève leur est contesté. « Les conditions de prise en charge sont intolérables. Les professionnels, en sous-effectif permanent, sont à bout », expliquait un responsable syndical FO du CHU de Strasbourg lors d’un rassemblement sous les fenêtres de la ministre de la santé Agnès Buzyn, mercredi dernier. Face à l’évidence, dont les décès de deux patientes à Rennes et Reims, elle-même reconnaît que 15 % des services d’urgence sont « en surchauffe ». Emmanuel Macron, taclé la semaine dernière par des soignantes de Rouen, s’est, dimanche soir, senti obligé d’annoncer « une vaste réforme de l’hôpital, fin mai début juin » et la lune : « Il n’y aura pas d’économies sur l’hôpital dans ce quinquennat », et même des investissements, a-t-il promis. Quid de la loi de finances de la Sécurité sociale qui impose 1,7 milliard d’euros d’économies aux hôpitaux en 2018 ?

... https://www.humanite.fr/hopital-il-en-v ... nts-653818