Enseignants précaires en luttes

Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede bipbip » 13 Juin 2016, 03:27

La mobilisation se construit chez les précaires de l’ESR, et elle commence à porter ses fruits !

Les 28 et 29 mai dernier avait lieu à Saint-Denis un meeting des collectifs de précaires de l’Enseignement supérieur et de la recherche (ESR). La fédération SUD éducation était invitée à titre d’observateur, et était présente au même titre que SUD recherche, la FERC-CGT et le SNESUP-FSU. Ce meeting a été à la fois l’occasion de faire le bilan de plusieurs mois de lutte de collectifs de précaires dans l’ESR et d’acter la création d’un cadre national pour ces collectifs. La Fédération SUD éducation salue pleinement cette démarche.

Depuis des années, le service public universitaire et de recherche est la cible d’une offensive particulièrement violente des capitalistes. Comme dans les autres services publics, le démantèlement du service public universitaire et de recherche va de pair avec une généralisation de la précarité. L’ESR est à la fois un laboratoire pour la précarité dans les services publics et le conservatoire de pratiques d’un autre âge comme la vacation, qui y est généralisée alors qu’elle a pratiquement disparu dans l’EN. Si cela fait des années que, ponctuellement et locale-ment, des groupes précaires se constituent et dé-noncent ces abus, cette année marque un tournant, en termes de synchronie et de convergence.

De nouveaux collectifs de précaires se sont montés depuis plusieurs mois pour faire valoir leurs revendications. Initialement, quatre collectifs se sont constitués à Paris I, Paris 8, Toulouse et Aix-Marseille. Depuis, d’autres se sont constitués : à l’INED, à Strasbourg, à Nantes, à Paris 4, Lille, Sciences Po, Paris 10, l’UVSQ, Lyon 2, Nanterre ou encore l’EHESS. Cela a débouché sur la journée d’action réussie du 13 avril, sur diverses actions à destination des présidences, des occupations de CA, etc… Ces collectifs sont constitués aussi bien de BIATSS que de doctorant-e-s, de docteurs sans poste, de vacataires ou de stagiaires.

Ces collectifs se sont aujourd’hui structurés en un « Collectif national des travailleur-se-s précaires de l’ESR ». Ils ont adopté une plateforme de revendications, qui articule l’exigence de titularisation de tou-te-s les précaires travaillant sur des fonctions pérennes avec des revendications immédiates (mensualisation du paiement des vacations, la création massive de postes, l’abrogation des critères de nationalité dans l’accès aux postes et aux financements…). Ils articulent en outre la précarisation en cours dans l’ESR à la loi Travail et revendiquent le retrait du projet de loi.

Les mobilisations ont commencé à payer. A l’Université Paris I, après 7 mois de lutte, le collectif de précaires de Paris 1 a obtenu satisfaction sur deux revendications : l’exonération des frais d’inscription pour les doctorant-e-s enseignant-e-s et la mensualisation de la vacation. Le moyen d’action légitime utilisé par les personnels a été la menace de la rétention de notes. Les personnels mobilisés ont subi des pressions inacceptables, que nous dénonçons fermement. Cette victoire partielle est un encouragement à continuer les mobilisations des précaires, dans l’ESR comme ailleurs.

La fédération SUD éducation :
►soutient sans réserve l’initiative des collectifs de travailleurs-se-s précaires de l’ESR,
►appelle à la construction d’un vaste mouvement de lutte contre la précarité dans l’ESR, porté par les non-titulaires comme les titulaires,
►revendique la création de postes à hauteur des besoins et la titularisation sans condition de toutes et tous les précaires de l’ESR,
►dénonce fermement les tentatives de culpabilisation et de pression dont les personnels mobilisés ont pu faire l’objet.

http://www.sudeducation.org/La-mobilisa ... -chez.html
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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede Pïérô » 17 Juin 2016, 08:06

Paris, vendredi 17 juin 2016

Repas de solidarité avec les précaires de l'ESR
à la Nouvelle Rôtisserie


Des membres francilien·ne·s du collectif des travailleur·e·s précaires de l'ESR vous convient à un repas de solidarité à la Nouvelle Rôtisserie vendredi 17 juin à partir de 19h30 (4 rue Jean et Marie Moinon, dans le 10e arrondissement à Paris, entre les métros Belleville et Goncourt).

Jusqu'à 22h, nous enchaînerons plusieurs services et partagerons nourriture, boisson, bonne humeur et perspectives de luttes. Vous aurez le choix entre deux menus, dont un végétarien, à prix libre. L'argent récolté permettra le financement des prochaines actions du collectif, notamment les frais d'impression et de transport des militant·e·s.

http://precairesesr.fr/2016/06/16/repas ... otisserie/
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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede Pïérô » 17 Sep 2016, 19:53

Saint-Denis (93), mardi 20 septembre 2016

Réunion publique d'information
Précaires à l'université Paris 8


La précarité touche aujourd'hui une majorité du personnel de l'Université : enseignant·e·s-chercheur·e·s, secrétariats administratifs, bibliothécaires, agent·e·s d'entretien, etc. Nous enseignant·e·s précaires de Paris 8, membres du Collectif national des travailleur·e·s précaires de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, avons été invisibilisé·e·s depuis longtemps, mais notre nombre va croissant. Nous refusons de nous taire plus longtemps. Dans la poursuite de la mobilisation contre la loi « Travail » nous avons décidé de nous constituer en collectifs locaux fédérés à un niveau national, et regroupant tou·te·s les travailleur·se·s précaires de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche - soit près de la moitié de ses effectifs.

Nos revendications sont aussi simples que réalisables : mensualisation du paiement des vacataires et des contractuel·le·s, et respect du droit du travail (signature d'un contrat de travail avant la prise de fonction et remise de fiches de paie mensuelles) ; exonération des frais d'inscription pour les doctorant·e·s ; fin du travail gratuit et rémunération de toutes les activités invisibles effectuées par les non-titulaires (surveillances d'examens et correction de copies, heures supplémentaires non payées, vacations et activités de recherche non rémunérées, recours abusif aux stages, etc) ; allongement de la durée de rattachement des nouvelles/aux docteur·e·s à leur laboratoire, avec accès aux locaux et aux financements au même titre que les titulaires ; titularisation des tou·te·s les contractuel·le·s et vacataires de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche travaillant sur des fonctions pérennes, etc.

Pour s'informer sur nos droits et nous rejoindre, nous organisons à Paris 8 une :

RÉunion publique
mardi 20 septembre 2016 à 12h30
Rendez-vous devant l'entrée de la bibliothèque

http://precairesesr.fr/2016/09/09/reuni ... a-paris-8/
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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede Pïérô » 20 Sep 2016, 20:05

L'Université française, laboratoire de la précarité

Une trentaine de doctorant.es chauffé.es à blanc par le mouvement social s’est constituée en collectif des précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR). Si l’initiative n’est pas nouvelle, il semblerait que ce mouvement-là ait plus de chances de s’instaurer durablement et de redonner des couleurs au tableau bien terne des universités lilloises. Focus sur les raisons de la colère des petites mains de l’université.

... http://labrique.net/index.php/thematiqu ... -precarite
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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede Pïérô » 28 Sep 2016, 00:52

29 septembre : réunion des précaires de l’université Paris-Descartes

Pour poursuivre dans la dynamique lancée lors de notre première réunion du 16 septembre 2016 (appel ci-dessous), nous, collectif des doctorant.e.s précaires de Paris-Descartes organisons une nouvelle rencontre le jeudi 29 septembre à 18h30 en salle J502 au 45 rue des Saints-Pères 75006.

Cette réunion aura pour objectif de présenter nos revendications et discuter des modes d’action à envisager. Elle est ouverte à tou.te.s les précaires de l’Université Paris-Descartes bien au delà des doctorant.e.s, même si pour l’instant c’est parmi elles-eux que nous trouvons les personnes les plus mobilisées.

C’est la rentrée et l’occasion de faire entendre nos revendications pour que les choses bougent pour les recrues que nous sommes à l’Université Paris-Descartes, que l’on soit contractuel·le, ATER, vacataire… ou qu’on n’ait pas obtenu de charge de cours ou de financement.

« A Paris 1, grâce à la mobilisation des doctorant·e·s et à la rétention de notes, les doctorant·e·s ont obtenu la mensualisation du paiement des vacations, l’exonération des droits d’inscription ainsi que la création d’un observatoire de la précarité. D’autres mouvements de précaires existent dans différentes facs dans toute la France (Nanterre, Lille, Nantes, Lyon 2…), et ont obtenu gain de cause, amenant à un recul de la précarité et à une meilleure répartition des cours et des financements entre les doctorant·e·s.

Il n’y a aucune raison qu’à Paris 5 ça ne bouge pas aussi ! Il suffit de nous rassembler plutôt que de rester isolé·e·s, et de lancer le mouvement !

Nous proposons de créer un collectif de précaires et de nous réunir afin d’établir nos revendications et de réfléchir aux moyens de les faire entendre aux décisionnaires de la fac.

https://paris-luttes.info/29-septembre- ... aires-6754
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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede Pïérô » 11 Oct 2016, 09:32

Mercredi 12 octobre 2016

Manifestation des universités

Contre la précarité et pour l'amélioration des conditions de travail et d'études de toutes et tous, manifestons ensemble le mercredi 12 octobre !

Rendez-vous à 14h sur l'esplanade des Grands Moulins pour rejoindre ensemble le ministère du budget à Bercy !

Une nouvelle rentrée universitaire sous le signe de l'austérité

Depuis 2009, le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche a baissé de 250 millions en euros constants, alors même que le nombre d'étudiant-e-s n'a cessé d'augmenter. Malgré la promesse de François Hollande de sanctuariser la Recherche, il a préféré poursuivre les plans d'austérité de ses prédécesseurs, aggravant largement une situation déjà préoccupante. Après la loi Travail, et le mouvement social pour défendre l'outil de défense des salariés que représente le code du travail, et si aujourd'hui ce sont les statuts de la fonction publique qui sont menacé, l'ESR expérimente ces réformes depuis quelques années déjà

Des politiques continues contre l'enseignement supérieur et la recherche publique

Notre situation découle en effet des réformes mises en œuvre depuis la fin des années 1990 : processus de Bologne (1998), qui visait à « harmoniser » les systèmes universitaires européens ; loi LRU (loi relative aux libertés et responsabilités des universités) qui a forcé les universités à devenir autonomes financièrement et à gérer elles-mêmes la masse budgétaire et salariale et, enfin, loi Fioraso (2013), qui a accentué la logique de la mise en concurrence en imposant le regroupement des universités, des grands établissements, des écoles au sein des COMUE (Communauté d'Universités et d'Établissements). L'ensemble de ces réformes reposent toutes sur une transformation fondamentale dans la manière de financer l'enseignement supérieur et la recherche : les universités doivent désormais chercher seules des financements privés, les forçant à se rapprocher des entreprises. A moins qu'elles ne fassent partie des rares à profiter du Crédit Impôt Recherche, concentrant les moyens sur les universités et les laboratoires ayant fait preuve d'« excellence ». Quoiqu'il en soit, elles sont toutes de plus en plus amenées à jouer de la masse salariale, en remplaçant des postes de fonctionnaires par des contractuels ou des vacataires (qui coûtent jusqu'à six fois moins cher) : les précaires, désormais de l'ordre de 40% chez les BIATSS et de 30% chez les personnels enseignants dans les universités, sont alors une simple variable d'ajustement, dont les conséquences, celles notamment de la paupérisation des jeunes chercheurs non titulaires, sont largement invisibilisées.

Une dégradation insupportable de nos conditions de travail et d'études

En plus de remettre en cause les statuts de la fonction publique, qui protègent encore les salarié-e-s face à l'emprise de l'employeur et leur permettent plus facilement de s'opposer à ces réformes, la précarité a des conséquences importantes sur la santé des travailleurs-ses de l'ESR : maladies professionnelles, telles que stress, burn out, turn over etc., que l'on voit cependant se développer partout face à un manque criant de personnels administratifs et enseignants. Si les personnels vivent le contrecoup de ces réformes, les étudiant-e-s sont en première ligne : salles surchargées, absence de suivi face à un manque de personnels, mettant en péril, en même temps que leur avenir, les missions de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Pour exiger un financement public de l'Enseignement supérieur et de la recherche, une augmentation du budget nécessaire à l'embauche des personnels administratifs et enseignants et en finir avec la politique managériale de précarisation qui a déjà montré ses limites, retrouvons-nous toutes et tous ensembles, personnels administratifs et enseignants précaires ou titulaires et étudiant-e-s, pour manifester le mercredi 12 octobre à Paris.

Rendez-vous à 14h sur l'esplanade des Grands Moulins pour rejoindre ensemble le ministère du budget à Bercy !

Signataires :
Collectif des travailleur.e.s précaires des l'Enseignement Supérieur et de la Recherche


http://precairesesr.fr/2016/10/02/contr ... 2-octobre/
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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede Pïérô » 18 Oct 2016, 08:41

Paris, mardi 18 octobre 2016

Assemblée générale francilienne
pour la mobilisation des précaires de l'ESR

à 18h30, Université Paris-1 Tolbiac,
Centre Pierre Mendes-France (PMF), Amphi-I, 90, rue de Tolbiac

Afin de faire le point sur la campagne d'information et de mobilisation contre la précarité qui a lieu en ce moment et partout en France, et de discuter des perspectives de mobilisation à l'échelle francilienne et nationale, nous invitons tou.te.s les personnels non-titulaires de l'ESR (BIATSS, enseignant.e.s-chercheur.e.s, chercheur.e.s, étudiant.e.s contractuel.le.s ..) à une :

Voici une proposition d'ordre du jour qui pourra être modifié en début d'AG :
• Bilan de la semaine d'information et de mobilisation
• Idée d'une manifestation nationale contre la précarité
• Autres actions en direction du ministère
• Mandat pour l'intersyndicale
• Point d'info sur les prochaines rencontres nationales, les 26 et 27 novembre à Lille

La pétition nationale a déjà dépassé les 1500 signatures confirmées en ligne et les pétitions en version papier remontent nombreuses, c'est beaucoup mais nous pouvons encore mieux faire. N'hésitez pas à la diffuser par internet ou en version papier.

http://precairesesr.fr/2016/10/12/ag-fr ... e-tolbiac/
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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede bipbip » 31 Oct 2016, 12:32

Contre la précarité dans l’enseignement supérieur et la recherche

Appel commun à rassemblement

Communiqué commun à plusieurs organisations représentant les enseignant-es chercheur-es, les personnel-les BIATSS et les étudiant-es. Il fait suite aux différentes annonces concernant le budget de l’enseignement supérieur ou plutôt le manque de budget. Il appel a se mobiliser le 7 novembre.

... https://www.solidaires.org/Contre-la-pr ... -recherche
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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede bipbip » 01 Nov 2016, 15:44

Paris jeudi 3 novembre 2016

AG pique-nique contre la précarité à l'université Descartes

à 12h, au Centre Universitaire des Saints-Pères,
Université Paris 5 - Descartes, Salle J. 330, 45 rue des Saints Pères

Nous sommes plusieurs à avoir monté depuis septembre dernier un mouvement contre la précarité à l'université Paris-Descartes. Pour l'instant, nous sommes surtout des doctorant·e·s mais nous sommes bien sûr aussi ouvert·e·s aux docteurs sans poste et aux autres personnels de l'université, et nous sommes par ailleurs également soutenus par de nombreux maîtres·ses de conférences et titulaires de l'université.

Le but est de lutter contre l'isolement dont nous sommes souvent victimes, et de se rassembler pour lutter ensemble pour plus de visibilité de notre travail (souvent sous-payé, ou payé 6 mois plus tard, voire gratuit) et pour de meilleures conditions de travail et de traitement. Dans ce cadre, parmi d'autres revendications, nous proposons par exemple de demander l'exonération des frais d'inscriptions pour les doctorant·e·s ou encore la mensualisation du salaire et la contractualisation des vacations.

RDV le 3 novembre à 12h en salle J 330 au 45 rue des Saints-Pères pour un pique-nique convivial
(ramenez vos salades, sandwichs et tutti quanti).

À cette occasion, nous pourrons discuter de vos idées, des priorités à mettre, de nos modes d'action, et nous évoquerons également le rassemblement des précaires de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche qui se tiendra le 7 novembre après-midi devant l'Assemblée Nationale.

D'ores et déjà, vous pouvez
• vous inscrire sur notre liste de diffusion en nous écrivant un mail (*protected email*)
• liker notre page facebook https://www.facebook.com/Collectif-des- ... 796866577/
• signer la pétition nationale contre la précarité dans l'enseignement supérieur et la recherche ici http://precairesesr.fr/en-finir-avec-la ... erche-esr/.
• consulter l'appel à mobilisation rédigé par le collectif national et les syndicats ici http://precairesesr.fr/2016/10/25/rassemblement7nov/.
• télécharger et diffuser le tract ici http://precairesesr.fr/wp-content/uploa ... ESR-P5.pdf.

Au plaisir de vous y voir nombreuses et nombreux et de profiter de cette occasion pour nous rencontrer !


http://precairesesr.fr/2016/10/26/ag-pi ... nts-peres/
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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede bipbip » 05 Nov 2016, 13:54

[Radio] La précarité dans la recherche

Emission consacrée à la précarité dans la recherche. Un manque de moyen et un statut fragile qui touchent particulièrement les jeunes chercheurs en sciences humaines.

Pour en discuter, la fondation Copernic reçoit deux invités dans le studio et une intervenante par téléphone :
- Artemisa chercheur en sociologie
- Gabriel, chercheur doctorant en cinéma à Paris 8, membre du collectif contre la précarité dans l’ESR
- et par téléphone enseignante chercheur en sociologie à Paris 1 et membre de l’observatoire de la précarité de l’Université de Paris 1

Première partie sur l’état de la précarité dans la recherche :
Explication du parcours Master-thèse pour devenir docteur, mais postes ensuite ?

Seconde partie historique des luttes contre la précarité dans l’ESR :

Dans cette troisième partie, quelles revendications, solutions pratiques et budgétaires pour diminuer la précarité dans la recherche.

à écouter : http://www.modes-d-emploi.net/spip.php?article563
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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede Pïérô » 06 Nov 2016, 12:58

Paris, lundi 7 novembre 2016

Rassemblement contre la précarité dans l'ESR

à 16h, Esplanade des invalides, Paris 7e
Croisement rue de Constantine / rue de l'Université

Contre la précarité dans l'enseignement supérieur et la recherche

Pour l'amélioration des conditions de travail et d'études de toutes et tous, rassemblons-nous le 7 novembre 2016 !

Une nouvelle rentrée universitaire sous le signe de l'austérité


Depuis 2009, le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche, (ESR), a baissé de 850 millions en euros constants, (cf. Cour des Comptes), alors même que le nombre d'étudiant·e·s n'a cessé d'augmenter (+ 260 000 depuis 2009). La politique budgétaire d'austérité du gouvernement aggrave ainsi largement une situation déjà préoccupante. La précarité explose dans l'ESR et les réformes mises en place depuis quelques années déjà détruisent nos conditions de travail et mettent en danger le service public d'ESR.

Des politiques récurrentes contre l'enseignement supérieur et la recherche publique

Notre situation découle en effet des politiques d'austérité et des réformes mises en œuvre depuis la fin des années 1990 : loi Pacte pour la recherche (2006), loi LRU (loi relative aux libertés et responsabilités des universités, 2007) qui a rendu les établissements d'ESR financièrement autonomes et leur a transféré la gestion de la masse salariale, loi pour l'enseignement supérieur et la recherche (2013), qui a accentué la logique de la mise en concurrence en imposant le regroupement des universités, des grands établissements, des écoles au sein des COMUE (Communauté d'Universités et d'Établissements). Ces réformes reposent toutes sur une transformation fondamentale dans la manière de financer l'enseignement supérieur et la recherche : le développement des financements par des appels à projets (ANR, Europe, régions, associations caritatives, Programme Investissement d'Avenir) au détriment des crédits récurrents, ce qui met en concurrence les établissements, les laboratoires et les services et favorise le développement de la précarité.

La précarité est-elle la seule perspective pour les plus jeunes ?

Pour faire baisser la masse salariale, on remplace des postes de fonctionnaires par des contractuels ou des vacataires (qui coûtent bien moins cher) : les précaires - désormais de l'ordre de 40% chez les personnels BIATSS, 30% chez les personnels enseignants dans les établissements d'ESR et 21,4% dans les organismes de recherche (40% à l'Inserm) - sont alors une simple variable d'ajustement. La conséquence est la paupérisation de nombreux personnels et notamment les moins qualifiés mais aussi les jeunes chercheurs, ingénieurs et techniciens non titulaires, devenus quasi invisibles. Les regroupements et fusions d'établissements au sein des ComUE hors d'échelle rassemblant plusieurs milliers de personnels et des dizaines de milliers d'étudiants, vont encore accentuer cette précarisation généralisée des personnels, premières victimes des baisses salariales et des baisses de budget, le recul de la réussite étudiante et le développement des emplois précaires.

Une dégradation insupportable de nos conditions de travail et d'études

En plus de remettre en cause les statuts de la fonction publique, qui donnent des garanties aux salarié·e·s face à l'emprise de l'employeur et qui garantissent l'accès à un service public de qualité à toutes et tous, la précarité a des conséquences importantes sur la santé des travailleurs-ses de l'ESR. Les maladies professionnelles, telles que stress, burn out, etc., se développent partout à cause d'un manque criant de personnels administratifs, techniques, chercheurs et enseignants. L'autonomie des établissements, l'austérité imposée et la possibilité de moduler les services des personnels qui anticipaient dans l'ESR l'inversion de la hiérarchie des normes introduite par la loi Travail que des millions de travailleurs ont combattue pendant plusieurs mois, a contribué à dégrader considérablement les conditions de travail de tous les personnels et des contractuels en particulier.

Si les personnels subissent le contrecoup de ces réformes et le manque de moyens, les étudiant·e·s sont également en première ligne. Salles surchargées, absence de suivi à cause d'un manque de personnel, mettent en péril l'avenir des étudiants et les missions de l'enseignement supérieur et de la recherche. L'augmentation conséquente du nombre de bacheliers rend nécessaire une politique ambitieuse pour les accueillir et réussir leurs études dans les filières de leur choix.

Le gouvernement a annoncé une augmentation de 850 millions d'€ du budget de l'ESR pour 2017. Cette augmentation qui fait suite à la mobilisation du milieu notamment en mai dernier lors de l'annonce de coupures sur le budget de l'ESR, est loin d'être au niveau des enjeux. Cela permettra tout juste d'accueillir les 45 000 étudiant·e·s en plus de la rentrée. Il faut enfin un vrai investissement de l'État dans l'ESR, suffisamment significatif pour qu'on puisse résoudre la précarité et assurer sur l'ensemble du territoire une formation de qualité pour toutes et tous, meilleur gage d'un enseignement supérieur et d'une recherche de haut niveau.

Pour exiger :
• une réelle augmentation du financement public de l'Enseignement supérieur et de la recherche: +3,5 milliards d'euros/an pendant 10 ans pour atteindre l'objectif de 1% du PIB pour la recherche publique et 2% du PIB pour l'enseignement supérieur ;
• un plan d'investissement concret vers les premiers cycles pour assurer la réussite de tou·te·s les étudiant·e·s ;
• la fin de la politique de précarisation et la mise en place d'un plan de titularisation de tou·te·s les contractuel·le·s et vacataires de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche travaillant sur des fonctions pérennes ;
• un plan pluriannuel de création d'emplois de fonctionnaires enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs, personnels techniques, de bibliothèque et administratifs à hauteur de 6 000 créations d'emplois/an pendant 10 ans.

Retrouvons-nous toutes et tous ensembles, personnels précaires ou titulaires et étudiant·e·s, pour se rassembler devant l'Assemblée Nationale le 7 novembre à Paris (débat sur le budget).

Rendez-vous à 16h Place du Président-Édouard-Herriot !
Métro Assemblée Nationale ligne 12


SNTRS-CGT, CGT Ferc-Sup, CGT-INRA, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, SNETAP-FSU, SNPREES-FO, Sup Autonome-FO, Sud Recherche EPST, Sud Education, Solidaires étudiant·e·s, Collectif des travailleur·e·s précaires de l'ESR


http://precairesesr.fr/2016/10/25/rassemblement7nov/
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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede bipbip » 22 Nov 2016, 03:01

Assemblée des précaires de l’éducation nationale IdF jeudi 24 novembre 2016

Appel à une assemblée des précaires de l’éducation nationale jeudi 24 novembre à 19h à la bourse du travail

Nous, précaires de l’éducation nationale de l’Ile de France (professeurs contractuels, AED (assistants d’éducation), AP (aides pour accompagnement personnalisé), AESH (acompagnant des élèves en situation de handicap), AVS (auxiliaire de vie scolaire), CUI (contrat unique d’insertion, CDD contrôlées par les missions locales)...), appelons à une assemblée publique afin d’élaborer des revendications communes contre notre situation précaire

le jeudi 24 novembre 2016 à 19h00
à la Bourse du travail centrale de Paris, 3 rue du Château d’Eau, (salle Ferrer).

https://paris-luttes.info/assemblee-des ... -de-l-7066
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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede Pïérô » 08 Fév 2017, 21:40

L’Éducation nationale, premier employeur de précaires

De contrats précaires en RSA, de RSA en contrats précaires.
Appel de l’Assemblée des précaires de l’éducation IdF

L’Éducation nationale, premier employeur de précaires
De contrats précaires en RSA, de RSA en contrats précaires

Nous, précaires de l’Éducation nationale, nous nous retrouvons depuis peu afin de nous organiser, établir des revendications et agir pour la reconnaissance de notre travail. Professeur-es contractuel-les, AVS, CUI, AED, AP, AESH, sous ces sigles et situations contractuelles différentes se cachent une même réalité : des salaires de misère et un mépris de notre travail.

L’Éducation nationale ne se soucie pas des besoins des élèves ni de principes pédagogiques, et pas davantage de nos conditions de vie et de travail. Considérés comme des variables d’ajustement, alors même que nous sommes nécessaires au bon fonctionnement des établissements, nous enchaînons les contrats précaires souvent payés en-dessous du seuil de pauvreté. Sans statut réel, nous sommes souvent en but au mépris de nos hiérarchies, et de nos collègues. Par ailleurs, par l’usage des contrats précaires, l’Éducation nationale fragilise nos droits, réduit les postes afin de nous mettre en concurrence, nous isole et nous contraint à accepter ses conditions.

L’État utilise cyniquement les CUI comme une rustine temporaire puisant dans les viviers de la précarité sans offrir de perspectives à l’issue du contrat. Dans un contexte de massification du chômage et de la pauvreté par le biais de ces contrats, l’État entretient un système de précarité en proposant une flopée de contrats à peine plus élevée que le RSA. Ces contrats servent aussi la casse de la fonction publique, en venant menacer tou.te.s celles et ceux qui ont un statut de fonctionnaire.

Parce que nous constatons que, sous les différences de nos fonctions, nous vivons des réalités similaires : contrat de courte durée, problèmes de paie, de renouvellement, de gestion de nos emplois du temps, etc. ;

Parce que se réunir et agir collectivement permet de briser l’isolement et de créer les solidarités qui nous permettent d’affronter avec plus de force les difficultés que nous rencontrons ;

Parce que nous ne sommes pas une main-d’œuvre jetable pour élèves encombrants ;

Et parce que ce sont nos luttes qui construisent nos droits,

Nous exigeons la titularisation immédiate et sans conditions de tou.te.s les précaires, avec une augmentation de salaire. À fonction pérenne, poste pérenne.

Afin de nous organiser nous nous retrouvons tous les 1er mardis et 3e jeudis du mois.


Lors des prochaines assemblées nous discuterons notamment de l’appel à une journée de grève des précaires de l’éducation au mois d’avril. Elles auront lieu les mardi 7 février, jeudi 23 février, mardi 7 mars et jeudi 23 mars 2017 à la Bourse du Travail centrale, 3, rue du Château-d’Eau métro République.

Dans la perspective de cette grève, nous organisons un repas de soutien à l’Assemblée des précaires de l’éducation le dimanche 26 février 2017 à la Cantine des Pyrénées à partir de 12h. Adresse : 77 rue de la mare, Paris 20e, métro Jourdain (ligne 11). Venez nombreux-ses !

Contacts :
Fb Assemblée des précaires de l’éducation – IDF
@ precaires.education@riseup.net

Nous revendiquons :

Statut
- Titularisation de tous les précaires, sans conditions de concours, de nationalité, de diplôme, par la création d’un nouveau corps de fonctionnaires.
- Fin de l’embauche de CUI, basculement de tous les personnels dans le droit public sans conditions de diplôme.
- Embauche par le rectorat plutôt que par les chefs d’établissement.
- Création de contrats pérennes.
- Arrêt des temps partiels imposés.

Conditions de travail
- Reconnaissance comme membre à part entière de la communauté éducative et pédagogique des établissements.
- Augmentation générale des effectifs.
- Temps de coordination et de préparation compris dans le temps de travail.
- Pas d’affectation sur plusieurs établissements.
- Pour les AVS-Mutualisés, limitation à deux du nombre d’élèves accompagnés.
- Libre organisation des emplois du temps et des grilles de poste ; temps de pause méridienne d’une heure sur temps de travail.

Salaire
- Augmentation des salaires, un salaire décent.
- Prise en charge du repas, des transports, de la mutuelle par l’employeur ; facilité d’accès au Pass éducation.

Formation
- Droit à une réelle formation, sur le temps de travail / rémunérée, diplômante.
- Droit à la VAE automatique ; accès aux concours internes dès la première année.


https://paris-luttes.info/l-education-n ... emier-7458
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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede Pïérô » 15 Fév 2017, 04:08

Bordeaux, mercredi 15 février 2017

Rassemblement - Nous ne sommes pas des Pénélopes !

Le collectif **EVS/AVS/AESH** de la CGTéduc'action33 des précaires pauvres de l'éducation nationale appelle à un rassemblement
à 14h, Rectorat, 5 rue Carayon Latour (Cours d'Albret), Bordeaux

Nous ne sommes pas des Pénélopes !

Nous, nous avons des emplois réels mais nos salaires sont fictifs !
Nous dénonçons cette situation et exigeons qu'enfin nous ayons un vrai salaire, un vrai statut et une vrai emploi"

Pour illustrer notre colère, nous invitons tous les participants à arborer un masque de Pénélope Fillon devant le rectorat (fourni gracieusement...).

Nous ne devons pas nous laisser faire et montrer au Rectorat que nous ne lâchons rien ! Pour dénoncer nos conditions de vie et de travail, nous devons continuer à nous rassembler, à nous entre-aider et à nous soutenir pour gagner ensemble. Nous devons obtenir la satisfaction de notre revendication centrale qui est l'obtention d'un statut de la fonction publique pour les AVS-AESH-EVS.

Nous appelons largement l'ensemble des personnels AESH-AVS-EVS mais aussi enseignants et parents d'élèves à se joindre au rassemblement pour une prise en compte effective de l'accompagnement du handicap à l'école.

A cette occasion nous avons demandé une audience pour régler les nombreux problèmes :
Lors de l'audience, le collectif AVS-AESH-EVS portera également, comme nous le faisons à chaque fois, les dossiers individuels.
Si des collègues veulent se faire entendre et écouter par le rectorat, veuillez nous contacter afin de défendre au mieux vos requêtes.

Le Collectif AVS-EVS-AESH de la CGT éduc'actionAquitaine


https://cgteducaquitaine.wordpress.com/ ... precarite/
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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede bipbip » 18 Fév 2017, 18:28

Modulation/annualisation du temps de travail des CUI-CAE, le grand capharnaüm de l’Éducation nationale

CUI-CAE : halte au travail gratuit !

Depuis la mise en place de l’annualisation des contrats CUI-CAE, SUD éducation dénonce cette pratique comme étant illégale. La justice nous donne raison, encore 3 victoires aux prud’hommes ! Le ministère reconnaît aujourd’hui son erreur. Alors pourquoi l’annualisation persiste‑t‑elle dans certaines académies ? SUD éducation demande une nouvelle audience au ministère et agit localement pour mettre fin à cette pratique abusive.

Depuis la mise en place de l’annualisation des contrats CUI-CAE, SUD éducation dénonce cette pratique comme étant illégale.

Pour ces contrats de droit privé, le code du travail s’applique. Les semaines basses ne peuvent pas être de 0h. Les semaines de vacances sont des semaines de fermeture de l’établissement. C’est donc l’article L.3141-29 qui s’applique. Il stipule que :

« lorsque qu’un établissement ferme pendant un nombre de jours dépassant la durée des congés légaux annuels, l’employeur verse aux salariés, pour chacun des jours ouvrables de fermeture excédant cette durée, une indemnité qui ne peut être inférieure à l’indemnité journalière de congés ».

Cet article du code du travail, qui est toujours en vigueur, prévoit donc une indemnité au moins égale au salaire pendant les périodes de fermeture des établissements qui dépassent la durée des congés payés légaux.

La justice nous donne raison, encore 3 victoires aux prud’hommes dans le 91 !

Le conseil des prud’hommes d’Évry, dans un jugement du 7 novembre 2016, a reconnu l’annualisation de CUI-CAE faite par le rectorat de Versailles (26h effectuées sur 36 semaines pour une rémunération sur la base de 20h) comme abusive et a condamné ce dernier à payer le rappel de toutes les heures complémentaires sur toute la durée du contrat.

Au passage l’État perd encore 28 500€ pour ces 3 jugements, le cadre du contrat CUI-CAE n’étant par ailleurs pas respecté non plus pour l’obligation de formation et l’accompagnement du retour à l’emploi !

Le ministère reconnaît aujourd’hui son erreur

Contrairement aux propos qui nous avaient été tenus en audience en 2014, le ministère a reconnu récemment que la modulation permet des semaines « hautes » et des semaines « basses », mais qu’elle implique un temps de travail moyen de 20 heures sur l’ensemble des 36 semaines travaillées de l’année scolaire – ce qui n’est pas le cas avec l’annualisation, qui débouche sur des semaines de 24 heures hebdomadaires, voire de 26 heures, durant les 36 semaines travaillées de l’année scolaire.

Enfin ! Le ministère reconnaît donc que les CUI-CAE ne peuvent pas travailler au-delà du temps de travail spécifié sur leur contrat sous prétexte de compenser les semaines de congés scolaires.

Il s’engage à « sensibiliser » le réseau des gestionnaires de CUI-CAE. Il avait donné des instructions dans ce sens dès la rentrée 2016 aux inspecteurs d’académie.

Alors pourquoi l’annualisation persiste‑t‑elle dans certaines académies ?

SUD éducation appelle tous les personnels concernés à se réunir pour discuter d’une action commune afin de mettre fin au travail gratuit et pour demander le paiement des heures complémentaires effectuées.

Si vous êtes sous contrat CUI-CAE et que votre temps de travail est annualisé (22h, 24h ou pire encore 26h effectuées payées 20h), contactez le syndicat SUD éducation de votre département.

SUD éducation demande une nouvelle audience au ministère et agit localement pour mettre fin à cette pratique abusive.


http://www.sudeducation.org/CUI-CAE-hal ... atuit.html
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