Enseignants précaires en luttes

Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede bipbip » 21 Juil 2017, 11:07

Académie de Créteil : une centaine de professeurs stagiaires menacés de licenciement

Ils pourraient être licenciés malgré un avis favorable de leurs formateurs. Les syndicats sont vent debout.

« J’ai passé une année horrible ! On se retrouve dans des situations graves, en fragilité, parce qu’on n’est pas du tout soutenus, ni conseillés. » Des trémolos non feints dans la voix, cette professeur stagiaire a été convoquée devant une commission pour statuer de sa titularisation. Mais comme une centaine de ses collègues de l’académie, c’est une lettre de licenciement qu’elle s’attend à recevoir.

Ce mercredi après-midi, une vingtaine d’entre eux, accompagnés par les représentants syndicaux du Snudi-FO se sont rassemblés devant le rectorat de Créteil pour dénoncer cette situation. « Nous alertons sur les problèmes de formation des professeurs stagiaires depuis la mastérisation. Comment peut-on leur reprocher de ne pas être capables de faire classe quand on ne les a pas formés pour ? », dénonce Marie-France Chiche du Snudi-FO.

Selon le syndicat, ces professeurs avaient pour la plupart des avis favorables de leurs formateurs de l’école supérieure du professorat (Espe). L’inspection qui les a amenés à être convoqués devant la commission a eu lieu en mai, et le jury ne se serait basé que sur son rapport.

« Il n’y a jamais eu de procédures d’alerte, on a laissé ces stagiaires devant une classe toute l’année pour à l’issue recevoir un avis négatif ! », souligne Thierry Audin, responsable des stagiaires au Snudi-FO. « Souvent, on les licencie puis on leur propose de devenir contractuel. Alors ils sont capables ou pas capables ? », abonde Marie-France Chiche.

... http://www.leparisien.fr/ablon-sur-sein ... 1481423551
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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede bipbip » 02 Sep 2017, 15:28

Créteil (94) mercredi 6 septembre 2017

Rassemblement
Pour le réemploi de toutes et tous les non-titulaires
dans des conditions d'affectations justes !


La rentrée 2017 s'annonce encore une fois bien difficile pour les non-titulaires de l'académie de Créteil, alors même que le recours à la précarité continue d'augmenter dans plusieurs disciplines (Maths, Espagnol...).

Certains collègues reçoivent en ce début juillet des "promesses d'embauche" pour 2017-2018 très floues. Les premières lettres de "non-renouvellement" commencent également à parvenir à certains collègues. Il est par ailleurs à craindre qu'encore une fois de nombreux non-titulaires exerçant dans des disciplines dites « en tension » ne pourront être réemployés, se voyant répondre par les services du rectorat que plus aucun poste n'est disponible, alors même que les besoins existent dans une académie qui ne bénéficie pas des moyens suffisants pour assurer ses missions de service public d'éducation. De plus, le rectorat n'édite pas les attestations de fin contrat permettant de toucher les allocations chômage à temps. Ce traitement inadmissible de la part d'une institution publique rajoute de la précarité à la précarité. Les personnels précaires ne doivent pas être utilisés comme variable d'ajustement des politiques d'austérité !

Nos organisations syndicales continuent de revendiquer le réemploi de l'ensemble des collègues non-titulaires, avec des affectations tenant compte des fiches de vœux transmises au printemps dernier. Elles continuent de revendiquer la fin des temps partiels imposés.

Dans ce sens, elles dénoncent la décision prise par le rectorat d'annuler la Commission Consultative Paritaire dite « d'affectation » qui devait se tenir mi-juillet comme c'était le cas depuis deux ans. Certes, cette commission ne répondait absolument pas à nos revendications, mais c'était le début d'une prise en compte de la nécessité d'affecter les non-titulaires de façon transparente et équitable.

Pour toutes ces raisons l'intersyndicale de l'académie de Créteil (CGT Educ'action, SNFOLC-FO, SNETAA-FO, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SUD Education) appelle l'ensemble des personnels à se mobiliser pour :
• Le réemploi de toutes et tous les non-titulaires !
• La fin des temps partiels imposés !
• Une réelle commission paritaire d'affectation pour les non-titulaires !
• Pour en finir avec la précarité la solution reste la titularisation de toutes et tous les non-titulaires.

Rassemblement

Mercredi 6 septembre 14h00 devant le rectorat de Créteil (métro Créteil-L'Echat)

https://paris.demosphere.eu/rv/56193

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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede bipbip » 19 Sep 2017, 09:38

Non à la précarisation de la fonction enseignante ! Non au recrutement de contractuels !

Pétition de l’intersyndicale de l’éducation 63(SUD ÉDUCATION , SE-UNSA, SNUDI-FO, SNUipp-FSU, CGT’ Éducation adressée à Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’éducation Nationale ,Marie-Danièle Campion, Recteur de l’Académie de Clermont-Ferrand .

Pour signer cette pétition : https://www.change.org/p/monsieur-le-mi ... ntractuels

Devant le refus du ministère d’ouvrir plus largement la liste complémentaire pour répondre au déficit en personnels que connaît le département du Puy De Dôme, l’administration prévoit le recours à des emplois contractuels pour assurer des fonctions enseignantes.

Nous refusons cet expédient qui installe la précarité dans notre métier et de fait fragilise le statut de la Fonction publique.

Ces nouveaux collègues, privés du statut de fonctionnaire, subiront des pressions à la réembauche incompatibles avec un travail serein. D’autre part, leurs besoins en formation absorberont le peu d’heures encore disponibles pour la formation continue des personnels.

Or, nous le rappelons, le métier d’enseignant est un métier qui s’apprend !

C’est pourquoi nous n’avons cessé de réclamer une amélioration de la formation des enseignants. La réussite des élèves en dépend ! Contrairement à ce qu’affirme l’administration, et comme le prouve l’expérience de trop nombreuses académies, si nous acceptons que cette année soient recrutés des contractuels alors il faudra composer à l’avenir avec cette forme de précarisation de notre mission.

Le recrutement par la voie contractuelle est un leurre.

Il ne peut aboutir qu’à créer un malaise, aussi bien chez les personnels recrutés dans des conditions de grande précarité que chez nos collègues qui devront assumer les conséquences d’une telle politique de recrutement.

D’autres solutions existent.

Aussi, pour faire face à la pénurie de personnel, il est urgent de réaliser des recrutements sur la Liste Complémentaire ou bien de permettre à des collègues en attente d’INEAT, d’intégrer notre département.


https://www.solidaires.org/Non-a-la-pre ... utement-de
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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede bipbip » 23 Nov 2017, 15:15

L’assemblée des précaires de l’éducation reprend du service !

Appel à une nouvelle assemblée jeudi 23 novembre 2017 à 18h30 à la Bourse du travail 3 rue du Chateau d’eau 75010 Paris (métro République ou Jacques Bonsergent).

L’Éducation nationale, premier employeur de précaires.
De contrats précaires en RSA, de RSA en contrats précaires.


Nous, précaires de l’Éducation nationale, nous nous retrouvons depuis peu afin de nous organiser, établir des revendications et agir pour la reconnaissance de notre travail.
Professeur-es contractuel-les, AVS, CUI, AED, AP, AESH, sous ces sigles et situations contractuelles différentes se cachent une même réalité : des salaires de misère et un mépris de notre travail.

L’Éducation nationale ne se soucie pas des besoins des élèves ni de principes pédagogiques, et pas davantage de nos conditions de vie et de travail. Considérés comme des variables d’ajustement, alors même que nous sommes nécessaires au bon fonctionnement des établissements, nous enchaînons les contrats précaires souvent payés en-dessous du seuil de pauvreté. Sans statut réel, nous sommes souvent en but au mépris de nos hiérarchies, et de nos collègues. Par ailleurs, par l’usage des contrats précaires, l’Éducation nationale fragilise nos droits, réduit les postes afin de nous mettre en concurrence, nous isole et nous contraint à accepter ses conditions.

L’État utilise cyniquement les CUI comme une rustine temporaire puisant dans les viviers de la précarité sans offrir de perspectives à l’issue du contrat. Dans un contexte de massification du chômage et de la pauvreté par le biais de ces contrats, l’État entretient un système de précarité en proposant une flopée de contrats à peine plus élevée que le RSA. Ces contrats servent aussi la casse de la fonction publique, en venant menacer tou.te.s celles et ceux qui ont un statut de fonctionnaire.

Parce que nous constatons que, sous les différences de nos fonctions, nous vivons des réalités similaires : contrat de courte durée, problèmes de paie, de renouvellement, de gestion de nos emplois du temps, etc. ;

Parce que se réunir et agir collectivement permet de briser l’isolement et de créer les solidarités qui nous permettent d’affronter avec plus de force les difficultés que nous rencontrons ;

Parce que nous ne sommes pas une main-d’œuvre jetable pour élèves encombrants ;

Et parce que ce sont nos luttes qui construisent nos droits,

Nous exigeons la titularisation immédiate et sans conditions de tou.te.s les précaires, avec une augmentation de salaire. À fonction pérenne, poste pérenne.

Contacts :
Fb Assemblée des précaires de l’éducation – IDF
@ precaires.education@riseup.net

Nous revendiquons :

STATUT
• Titularisation de tous les précaires, sans conditions de concours, de nationalité, de diplôme, par la création d’un nouveau corps de fonctionnaires.
• Fin de l’embauche de CUI, basculement de tous les personnels dans le droit public sans conditions de diplôme.
• Embauche par le rectorat plutôt que par les chefs d’établissement.
• Création de contrats pérennes.
• Arrêt des temps partiels imposés.

CONDITIONS DE TRAVAIL
• Reconnaissance comme membre à part entière de la communauté éducative et pédagogique des établissements.
• Augmentation générale des effectifs.
• Temps de coordination et de préparation compris dans le temps de travail.
• Pas d’affectation sur plusieurs établissements.
• Pour les AVS-Mutualisés, limitation à deux du nombre d’élèves accompagnés.
• Libre organisation des emplois du temps et des grilles de poste ; temps de pause méridienne d’une heure sur temps de travail.

SALAIRE
• Augmentation des salaires, un salaire décent.
• Prise en charge du repas, des transports, de la mutuelle par l’employeur ; facilité d’accès au Pass éducation.

FORMATION
• Droit à une réelle formation, sur le temps de travail / rémunérée, diplômante.
• Droit à la VAE automatique ; accès aux concours internes dès la première année.


https://paris-luttes.info/l-assemblee-d ... -de-l-9043
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Re: Enseignants précaires en luttes

Messagede bipbip » 11 Jan 2018, 18:09

Le 5 avril, Grève des précaires de l’éducation nationale !

Appel de l’Assemblée des précaires de l’éducation nationale - IDF à une grève nationale des précaires le 5 avril 2018

Pour un mouvement des précaires de l’éducation : tou-tes en grève le 5 avril 2018

#PrecairesEducNatEnGreve05042018
#PrecairesDeLeducationEnGreve

Nous, précaires de l’Éducation nationale, nous réunissons régulièrement à la Bourse du travail de République, en assemblée ouverte, afin de nous organiser, recenser nos revendications et agir pour la reconnaissance de notre travail. Puisque c’est par la grève que nous obtiendrons la satisfaction de nos revendications et puisque c’est la satisfaction de nos revendications qui transformera nos conditions de travail respectives, nous considérons que seule une grève nationale des précaires de l’éducation nous permettra d’atteindre notre but. Il appartient à chacun.es d’entre nous de s’approprier localement cette journée de mobilisation du jeudi 5 avril 2018 et de la préparer dans nos établissements respectifs.

Professeur-es contractuel-les, AVS/AESH [1], CUI [2], AED [3], AP [4], personnel d’entretien et de cantine, mais aussi élèves, enseignant-es titulaires et parents d’élèves, nous sommes tou.tes concerné-e-s par la montée de la précarité dans la fonction publique : classes sur-chargées, sous-effectifs, salaires minuscules, renouvellements incertains, missions aléatoires et informelles etc.

Considérés comme des variables d’ajustement, alors même que nous sommes nécessaires au bon fonctionnement des établissements, nous enchaînons les contrats précaires souvent payés en-dessous du seuil de pauvreté.
Sans statut digne de ce nom, nous sommes souvent en but au mépris de nos hiérarchies.

Par ailleurs, par l’usage des contrats précaires, l’Éducation nationale fragilise nos droits, réduit les postes et nous met ainsi en concurrence, nous isole et nous contraint à accepter ses conditions. L’Éducation nationale est le premier employeur de précaires de France : elle entretient un système d’emplois subalternes fondé sur la précarité, en proposant une flopée de contrats à peine plus élevée que le RSA et en laissant leur renouvellement entre d’autres volontés que les nôtres : celles des gestionnaires du budget, notamment ceux de nos établissements (nous voulons entre autres que notre recrutement puisse relever du Rectorat, non plus des chefs d’établissement). Ces contrats effectuent aussi la casse de la fonction publique, la mise au pas par la précarité de nouvelles générations de surveillants, AVS/AESH, assistants pédagogiques et enseignants, tout.e.s non titulaires. Cette situation ne fait que s’aggraver avec l’arrivée des services civiques dans les collèges et lycées.

En supprimant cet été plus de 20 000 contrats CUI dans l’éducation nationale, le gouvernement a bien démontré le mépris avec lequel, ici comme ailleurs, il nous considère.

Nous nous mobilisons pour de meilleurs salaires, des effectifs à la hauteur des besoins, la reconnaissance pleine et entière de nos fonctions pédagogiques, une maîtrise de nos emplois du temps et la garantie du renouvellement de nos contrats.
À plus long terme, nous voulons la titularisation de tout-es celles et ceux qui le souhaitent, sans conditions de concours, de diplôme, de nationalité, de formation ou de stage.

Nous appelons tou-te-s les précaires de l’éducation à se mettre en grève le jeudi 5 avril, à mobiliser leurs collègues en prenant le temps d’en discuter collectivement dans les écoles et établissements.

Si vous voulez participer à la construction de cette journée de grève :
• diffusez cet appel autour de vous et sur les réseaux sociaux
Événement facebook
#PrecairesEducNatEnGreve05042018 et #PrecairesDeLeducationEnGreve
• participez aux assemblées des précaires de l’éducation et aux actions menées pour la réussite de cette journée de grève. Vous pouvez nous contacter à : precaires.education@riseup.net
La prochaine assemblée aura lieu le jeudi 11 janvier à 18h30 à la Bourse du travail (3 rue du Château d’eau)
• se coordonner entre collectifs/assemblées de précaires déjà existant.e.s


Le jour même :
Faire grève, ça permet de libérer du temps et de se rencontrer. Alors ne reste pas chez toi (en plus on pourra se compter) :

Pour l’Île de France :
• Assemblée générale de grève à 10h30 à la Bourse du travail (3 rue du Château d’eau, 75010 - métro République)
• Manifestation

Faire grève j’ai le droit ?
Eh oui ! Tou-tes les personnes travaillant avec un contrat de travail ont le droit de faire grève. Dans la fonction publique il suffit qu’un syndicat ait déposé un préavis de grève couvrant tous les personnels, ce qui est fait ! Ensuite pas d’obligation de prévenir, il n’y a pas de service minimum ni de délai de prévenance (seulement pour les enseignant-es chargé-es de classe du 1er degré)

Mais faire grève ça coûte cher !
C’est pour ça que nous avons mis en place une caisse de grève : chacun-e peut contribuer en solidarité puis l’argent est redistribué aux grévistes égalitairement. Nous organisons des repas de soutien régulièrement pour l’alimenter (voir sur notre page fb) et avons mis en place un pot commun sur internet : http://www.lepotcommun.fr/pot/950xw1c5

Ne restons pas isolé.e.s, Organisons-nous,
Ce sont nos luttes qui construisent nos droits



Notes
[1] Accompagnant-e d’Élève en Situation de Handicap / Auxiliaire de Vie Scolaire
[2] Contrat Unique d’Insertion
[3] Assistant-e d’ÉDucation
[4] Assistant-e Pédagogique

P.-S.
mail : precaires.education@riseup.net
page facebook : https://www.facebook.com/precaires2leducationIDF/
twitter : @Precaires_Educ


Le tract à imprimer et diffuser : https://paris-luttes.info/home/chroot_m ... il2018.pdf

https://paris-luttes.info/le-5-avril-gr ... es-de-9284
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