Bibliothèquaires en luttes

Re: Bibliothèquaires en luttes

Messagede bipbip » 01 Déc 2018, 02:52

Pour gagner sur nos revendications, on lâche rien !

Grève le samedi 1er décembre !

Face aux revendications légitimes que portent le personnel de la BnF et plusieurs organisations syndicales depuis des mois, après 16 jours de grève très suivis depuis la fin du mois de mai, les réponses de la direction de la BnF et du ministère de la Culture sont très largement insuffisantes :
Après plusieurs semaines de mobilisation, des réponses largement insuffisantes !

Liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères : Appel de seulement 6 personnes de la liste complémentaire, dont un seul contractuel à temps incomplet de la BnF, ce qui laisse sans solution 29 personnes de cette liste, dont 9 agent-e-s « vacataires » de la BnF, alors que les besoins de postes existent partout à la BnF à cause du sous-effectif cumulé d'année en année (90 postes de magasiniers-ières de perdu-e-s en 8 ans) et de l'augmentation de charge de travail qui en découle. Il n'y a donc aucun rééquilibrage du recrutement en faveur de la catégorie C, malgré les promesses initiales de la direction à ce sujet.

« Vacataires » en fin de contrat : Passage en CDI de seulement 6 « vacataires » en CDD ayant beaucoup d'ancienneté sur la vingtaine de collègues en fin de contrats le 31 décembre prochain, les autres ne se voyant proposer que des prolongations de contrats de quelques mois, ce qui ne constitue pas une vraie solution permanente.

Amélioration des conditions de travail : Aucune accélération ou engagement supplémentaire sur l'amélioration des conditions de travail sur les différents sites.

Sortie de la précarité : La mise en place d'un volet interne pour les prochains recrutements de magasiniers/ières est toujours bloquée.

Direction des Publics : Si des reclassements dans le bon groupe d'emploi ont finalement été arrachés pour certain-e-s agent-e-s concerné-e-s par la création de la DPU, ainsi que des garanties sur le respect des métiers et des statuts, il n'y a pas de réponse sur les postes actuellement vacants, sur la stabilisation définitive de plusieurs collègues, sur la prise en compte des demandes concrètes des agent-e-s concerné-e-s et sur l'avenir réel des agent-e-s des Vestiaires. On est donc loin d'un vrai volet social pour la création de cette nouvelle direction.

Au niveau des primes : La direction reste pour l'instant bloquée sur son système injuste et inégalitaire de CIA, qui remet en cause le système social de la prime de fin d'année en faveur des bas salaires, ce que nous ne pouvons pas accepter. De plus, les augmentations prévues de régime indemnitaire sont en-dessous de ce qui aurait pu être fait si les crédits fléchés accordés avaient été entièrement utilisés pour cela.
Les dernières annonces inadmissibles sur les postes et le budget 2019 :

Perte de 10 postes en équivalent temps plein travaillé, ce qui va encore aggraver la situation, la BnF ayant perdu 270 postes depuis 2009, avec une surreprésentation de la catégorie C.
Diminution de 50 000 euros du budget de formation.
Diminution de 10 000 euros du budget de l'Action Sociale, qui est pourtant un budget essentiel.

Alors, puisque le peu de réponses sont insuffisantes, puisque la direction et le ministère de la Culture refusent de prendre vraiment en compte les besoins de l'établissement et la situation des agent-e-s, on continue, on lâche rien et on agit !

Toutes et tous en grève le SAMEDI 1er déc. ! Rendez-vous sur le piquet de grève

dans le hall Est à partir de 11h !

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF


https://paris.demosphere.net/rv/65921
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Re: Bibliothèquaires en luttes

Messagede bipbip » 10 Mar 2019, 15:59

Les précaires à la pointe de la grève perlée

BNF : Les précaires à la pointe de la grève perlée

À la Bibliothèque nationale de France, on n’en peut plus sous-effectif et du mépris de la direction ! Depuis neuf mois, l’activité est perturbée par une mobilisation qui a ses temps forts chaque samedi, et qui implique particulièrement les collègues en CDD.

Depuis le printemps 2018, les visiteuses et visiteurs du site François-Mitterrand de la Bibliothèque nationale de France n’ont pas pu rater, presque chaque samedi, le piquet de grève à l’entrée de cet énorme édifice, bien connu à Paris 13e. C’est la « grève des samedis » qui rassemble une soixantaine d’agentes et d’agents, dont beaucoup de précaires.

Cela fait dix ans que le sous-effectif se creuse à la BNF, avec plus de 300 postes supprimés depuis 2009, notamment en catégorie C, chez les magasinières et magasiniers. Le sous-effectif, ça veut dire une dégradation continue des conditions de travail, moins de services aux lecteurs et lectrices… et le retour de contrats ultraprécaires.

Le personnel et l’intersyndicale CGT-SUD-FSU revendiquent le pourvoi des postes manquants par l’appel de toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasinières et magasiniers, des passage en CDI pour les CDD dits « sur besoins permanents », et l’arrêt des réorganisations-bricolages qui font croire au public que tout va bien.

Au sein de l’intersyndicale, même si l’unité prévaut, il y a des approches différentes sur la façon de mener la lutte. Parmi les plus investis sont les précaires. Ce sont surtout elles et eux qui, épaulé.es par SUD-Culture, ont lancé cette « grève des samedis » commencée le 26 mai 2018. Piquet bien visible à l’accueil, distribution de tracts, manifestations sur le site, blocage des caisses… Après plusieurs samedis d’action, des prolongations de CDD ont été gagnées et quelques postes créés.

La grève des samedis se poursuit

La direction a néanmoins persévéré dans sa politique agressive. Durant l’été 2018, elle annonce une réorganisation du « service public » pour les personnels, avec une augmentation du nombre de samedis travaillés, le recours à des contrats courts étudiants, des samedis sur heures supplémentaires, un nouveau cycle de travail du mardi au samedi, etc.

Dès la rentrée de septembre, la grève des samedis a donc été relancée. La direction de la BNF, elle, ne répond plus. C’est sous la pression des agentes et agents, et des syndicats qui ont boycotté les instances représentatives du personnel, qu’à l’automne se tiennent cahin-caha de pseudo-négociations. Les autorités de tutelle, interpellées, soit renvoient la balle vers l’établissement, soit expliquent sans sourciller à 200 agentes et agents ayant envahi le conseil d’administration le 29 novembre que c’est désormais l’heure de faire des efforts ! C’est ainsi ? La grève des samedis se poursuit.

Après le mépris, le chantage. La direction a tenté un deal : la titularisation de quelques précaires, en échange d’un abandon de la lutte par toutes et tous les autres. Inacceptable  ! Samedi 16 février se tenait la 27e journée de grève depuis le début du mouvement.

Charline (Amie d’AL)


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