L'université en lutte

Re: L'université en lutte

Messagede Pïérô » 04 Nov 2013, 01:24

Re Grenoble (prolixes :wink: )

[fac en lutte !] Lettre ouverte aux Enseignants-Chercheurs de Grenoble.

Le comité de mobilisation issu des Assemblées générales de Grenoble, Le 2 Novembre 2013.

A vous, enseignant-e-s chercheur-euse-s à Grenoble, de tout grade et de toutes disciplines,

A Grenoble, depuis plusieurs semaines se sont tenues des assemblées générales sur le campus universitaire. La 3ième, le 24 Octobre, a rassemblé une centaine d’étudiant-e-s et quelques personnels sur le parvis de la Bibliothèque universitaire Droit Lettre. Peut-être en avez-vous entendu parler, ou avez-vous vu sur les murs du campus fleurir les affiches d’appel à la mobilisation ?

Nous nous sommes rassemblé-e-s par refus de la réforme Fioraso, mise en place dans la continuité de la LRU, et par refus de la logique de casse actuellement à l’œuvre, et actuellement approfondie. L’austérité et les effets des baisses continues des budgets alloués aux universités se font cruellement sentir. Les conséquences sont multiples : un grand nombre de formations sont menacées, que ce soit par la fermeture simple ou la fusion de ces dernières au sein de licences mixtes. Ces licences n’auront pas les moyens matériels et humains d’une vraie pluridisciplinarité. Elles connaitront irrémédiablement une perte massive d’effectif. Les étudiants aisés se dirigeront vers des licences de qualité dans d’autres académies ou dans le privé (qui désormais peut délivrer des diplômes équivalents), les étudiants précaires souvent salariés, n’auront pas les moyens de suivre une charge accrue de cours avec des critères d’assiduité excluant.

Ces baisses d’effectifs s’accompagneront à leur tour de baisses des budgets alloués et ainsi de suite. Tôt ou tard les effectifs d’enseignants et de personnel seront revus à la baisse. C’est d’ailleurs ce que présage d’ores et déjà la réforme récente du statut d’enseignant chercheur.

Le gouvernement actuel comme son prédécesseur travaille à la destruction du service public de l’enseignement supérieur. Il vise clairement à créer deux universités : une université chère et sélective pour les « élites » et des centres de formations à courts termes prenant en charge sur fonds publics la formation des salariés. Ces derniers ne disposeront d’aucuns diplômes garants d’une qualification réelle mais seulement d’un paquet de « compétences » renouvelables, en ce sens la casse de l’université est à mettre en lien avec la précarisation massive du monde du travail. La création de FUN est un autre exemple de déclinaison pratique de cette politique.

Aujourd’hui, dans plus d’une trentaine d’universités, des Ag et des actions ont commencé à s’organiser ; c’est le moment pour tout un chacun de se poser la question de sa situation par rapport aux réformes, et de prendre position ; la neutralité est impossible, et les illusions de pouvoir soutenir les luttes de loin sans s’y impliquer –la logique du passager clandestin- ont été dissipées depuis la victoire de Pécresse contre les personnels et les étudiant-e-s, en 2007 et 2008. Les enseignant-e-s ont commencé à se mobiliser. Dans de nombreuses universités à l’instar de celle de Montpellier, ils déposent des motions dans les conseils universitaires, participent aux assemblées générales avec les étudiants et les personnels. ; Ils ont reçus du ministère une fin de non-recevoir qui illustre bien les limites du « dialogue social » et des conseils… [Voir http://www.sauvonsluniversite.com/]. A l’évidence, c’est seulement par l’établissement d’un rapport de force concret que nous pourrons espérer obtenir gain de cause.

Sur le campus, la prochaine Assemblée Générale aura lieu le Mercredi 6 Novembre à 12h au petit amphithéâtre extérieur devant l’Arsh et le Bshm de l’UPMF ; Vous y êtes invités, vous y êtes attendus, vous y êtes le ou la bienvenue !

Nos salutations, sincères et déterminées.

http://grenoble.indymedia.org/2013-11-0 ... uverte-aux

AG mercredi 6 Novembre à 12h devant l’ARSH et le BSHM
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 07 Nov 2013, 10:16

Montpellier

l'Université Montpellier III est bloquée jusqu'à mardi, suite à une assemblée générale de 1000 personnes, dans ce cadre d'un mouvement contre la rigueur budgétaire.
Etant donné qu'il y a de l'agitation sur pas mal d'autre facs, l'assemblée fait proposition d'appel à une coordination nationale le 14 novembre pour essayer de généraliser le mouvement.


Toulouse, appel à grève pour ce jeudi 7 novembre :
Le syndicat Solidaires-Etudiant-es lance un appel à la grève pour le 7 novembre. En cause la loi sur l’autonomie des universités qui plombe les finances de Toulouse II.

Ça fait plusieurs mois que le feu couve et que revient en boucle la question de l’autonomie des universités imposée par la loi Pécresse en 2009 et confirmée par la loi Fioraso de 2013. Aujourd’hui, un grand nombre d’universités est livré aux affres de la gestion et obligé à des plans de rigueur sans précédent.

Certaines se voient obligées de geler des postes pour absorber, entre autres, « le solde du Glissement vieillesse technicité (GVT) en constante augmentation, des dotations globalement à la baisse et, dernièrement, les hausses de salaire des personnels de catégorie C ». La phrase est de Jean-Michel Minovez, le président de l’université Toulouse II-Le Mirail.

« Nous n’avons pas été élu(e)s pour réduire les postes, diminuer les crédits consacrés à la formation, la recherche, la documentation ou la vie étudiante », s’énerve-t-il.

Hier, Jean-Michel Minovez a eu affaire à une délégation d’étudiants l’informant d’un appel à la grève lancé pour le 7 novembre.

Quelques heures plus tôt, une assemblée générale de 170 étudiants en avait non seulement validé l’idée mais aussi son extension à toutes les catégories socioprofessionnelles de l’université, ainsi que la jonction du mouvement aux autres places universitaires toulousaines. Selon Léo Humbert, du syndicat Solidaires-Etudiant-es, « le même scénario s’est déroulé à Paul-Sabatier ». Au Mirail, le syndicat, dénonce notamment la fusion des filières de lettres classiques et modernes qui n’est autre « qu’une suppression déguisée de ces mêmes filières qui entraînera la disparition de licences et de masters et ponctionnera les crédits des départements de recherche ».

Jean-Michel Minovez ne nie pas. Lui qui a signé ce mardi une motion avec 16 autres présidents d’université s’alarmant « de la situation financière critique de leurs établissements et de l’absence de réponse apportée par l’État ». Le message a été porté en Conférence des présidents d’université (CPU) la semaine dernière. Cette dernière n’a pas encore donné suite.

Une sur cinq est en déficit

Selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, 14 à 15 universités, sur 76 au total, devraient être en déficit cette année. Parmi elles, 9 connaissent des situations critiques après avoir été deux années dans le rouge - en 2011 et en 2012. Par ailleurs, une trentaine connaît « des situations un peu tendues » avec des fonds de roulement (pour les investissements) inférieurs à trente jours, considérés comme le seuil de sécurité.

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article6370


Guyane
Guyane : la grève universitaire se poursuit après les annonces de Geneviève Fioraso.

Le collectif constitué d’étudiants et de l’intersyndicale du pôle universitaire guyanais (PUG), en proie à de nombreux dysfonctionnements depuis la rentrée, a reconduit, jeudi 31 octobre, son mouvement de grève, commencé il y a près de quatre semaines, malgré les annonces gouvernementales. La grève est reconduite "jusqu’à la prochaine assemblée générale, prévue lundi", a déclaré Laurent Linguet, maître de conférence au PUG.

Les grévistes réagissaient aux déclarations, mercredi, de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, sur la nomination prochaine d’un "administrateur provisoire" pour le PUG, et des premiers pas vers une autonomie renforcée.

UNE UNIVERSITÉ DE PLEIN EXERCICE ET PLUS DE MOYENS

L’assemblée générale ayant reconduit la grève a rassemblé un "noyau dur" de 80 à 100 personnes. Lle préfet et le recteur devaient rencontrer, jeudi, des représentants des grévistes."Même si tous les étudiants grévistes ne sont pas sur le piquet de grève durant ces vacances, la mobilisation est intacte, une centaine de personnes répond chaque soir aux animations proposées", a assuré M. Linguet.

Les grévistes maintiennent leur " exigence de la création par décret d’une université de plein exercice au lieu de l’autonomie renforcée ", qui selon eux n’apporte pas de garantie sur la durée.

Et surtout les protestataires estiment que "les moyens proposés" par Mme Fioraso "sont largement insuffisants pour permettre à notre jeunesse d’étudier correctement". Les grévistes soulignent que les "cinq redéploiements de postes d’enseignants-chercheurs" annoncés ne sont accompagnés "d’aucune création de postes" y compris "d’agents administratifs et techniques". Ils estiment que, contrairement à ce qu’indique l’annonce de la ministre, "la restauration est loin d’être rétablie" sur le campus, "puisqu’elle n’a jamais été mise en œuvre".

Le Monde & AFP, 31 octobre 2013
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article6383
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Re: L'université en lutte

Messagede fabou » 08 Nov 2013, 22:09

On est en train de mettre en place des moyens pour que les étudiants puissent suivre leur cours, afin que ça ne devienne pas un argument anti-blocage.
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 11 Nov 2013, 16:22

Appel de Montpellier pour une mobilisation nationale le 14 novembre
Appel national : Jeudi 14 Novembre.

Partout en France, les universités pratiquent des coupes budgétaires. La LRU puis la loi Fioraso, qui s’inscrit dans sa continuité, ont étranglées financièrement les établissements détruisant petit à petit l’enseignement
supérieur et la recherche.

Une quinzaine d’universités en France sont en déficit et mettent en place progressivement une politique d’austérité passant par :
la suppression de filière
la sélection des étudiant-e-s notamment par tirage au sort
le gel ou la suppression de postes

Certaines de ces mesures sont déjà appliquées à Montpellier, c’est un véritable plan de rigueur qui est proposé, avec la suppression de l’annexe de Béziers et une réduction du budget de 4 millions d’euros pesant sur les étudiant-e-s et les personnels.

Face à cette situation, depuis maintenant 1 mois et demi, des mobilisations ont lieu dans des dizaines d’universités et dans les IRTS. Les lycéen-ne-s se mobilisent également pour s’opposer aux expulsions de leurs camarades et aux réformes touchant l’université.

Dans cette situation il est urgent et nécessaire de coordonner nos luttes.

Nous, étudiant-e-s et personnels de l’Université Paul Valéry réunis à plus de 1000 personnes en Assemblée Générale le mercredi 6 novembre, appelons les autres universités en France à faire du jeudi 14 novembre une journée nationale de mobilisation contre les politiques menées par le gouvernement.

À la suite de cette journée, nous appellerons à une coordination nationale rassemblant sur Montpellier les mandaté-e-s des universités en lutte pour organiser ensemble notre mobilisation.

Contacts :
Adresse mail : mobilisationum3@gmail.com
Blog : www.mobilisationum3.wordpress.com
Facebook : « L’université Montpellier III passe à l’austérité, mobilisons nous »
« mobilisation nationale et internationale pour sauver les universités »
Twitter : « @MobilisationUM3 »

http://mobilisationum3.wordpress.com/20 ... septembre/
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 13 Nov 2013, 08:11

Lyon :

Appel à AG jeudi 14 novem­bre

Mobilisons-nous ! Assemblée Générale Jeudi à Lyon 2 (campus de Bron)

Cela fait maintenant un an et demi que le gouvernement Hollande-Ayrault est à la tête de l’Etat. Leur politique s’inscrit dans la continuité de celle de Sarkozy, détruisant les acquis sociaux et imposant l’austérité au plus grand nombre.

Mardi 5 novembre plusieurs milliers de lycéen-e-s et d’étudiant-e-s ont manifesté contre les expulsions de sans-papiers.

Déjà avant les vacances, personnels, étudiant-e-s et enseignant-e-s s’étaient mobilisé-e-s contre la détérioration de l’université à Rennes 2, Montpellier 3, à Béziers, à Paris 1...Conséquences directes des lois LRU et Fioraso.

A Lyon 2 aussi la situation est préoccupante et tend à se dégrader.

Mobilisons-nous !

- Diminution de plus de 50% des bud­gets des dépar­te­ments

- TD sur­char­gés : peut-on étudier à plus de 40 en TD ?

- Regroupement de cours de dif­fé­rents niveaux : des TD d’ita­lien de L2 et L3 fusion­nés.

- Refus d’ins­crip­tion dans cer­tai­nes filiè­res dès la L1 faute de place.

- Bâtiments insa­lu­bres : faute d’inves­tis­se­ments, le bâti­ment K risque la fer­me­ture.

- Précarisation du per­son­nel : moins de postes pour tou­jours plus de charge de tra­vail.

Ces méfaits sont les consé­quen­ces direc­tes des lois LRU et Fioraso, minis­tre actuelle de l’Enseignement supé­rieur.

Ces lois enté­ri­nent l’auto­no­mie des uni­ver­si­tés qui doi­vent doré­na­vant gérer leur fonc­tion­ne­ment et leur per­son­nel sans le budget néces­saire. Ainsi, soit elles font appel à des par­te­nai­res privés qui finan­ces les filiè­res « ren­ta­bles » (exit anthropo, arts, musi­co­lo­gie...), soit elles impo­sent une véri­ta­ble aus­té­rité bud­gé­taire.

Ces atta­ques s’ins­cri­vent dans une logi­que plus glo­bale : faire payer la crise à la majo­rité. Cela se tra­duit par une aus­té­rité géné­ra­li­sée dans tous les sec­teurs de nos vies : loge­ment, trans­ports, santé, emplois, études, loi­sirs...tout doit être ren­ta­ble !

Etudiant-e-s, tra­vailleur-se-s, chô­meur-se-s, avec ou sans papiers, résis­tons !

Jeudi 14 novem­bre à 12h, nom­breux-ses en Assemblée Générale en amphi C (bâti­ment K)

http://rebellyon.info/?Mobilisons-nous- ... e-Generale

Université Lyon 2 en lutte, page Facebook : https://www.facebook.com/lyon2enlutte?h ... ion=stream
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 14 Nov 2013, 01:40

Facs en luttes n°5
Facs en lutte ! Bulletin de mobilisation de la Fédération Solidaires étudiant-e-s N°5 − Dimanche 10 novembre

QUELQUES MOBILISATIONS :

Guyane : Grève depuis le 8octobre. Blocages et actions !
Besançon : Première AG le 12 novembre à l’appel de l’intersyndicale ! Manifestation étudiante et lycéenne contre les expulsions jeudi 7 novembre.
Bordeaux 3 : Assemblée générale le 20 novembre à l’appel de l’UEC, CNT, NPA, Solidaires étudiant-e-s

Caen : AG à 80 personnes dès la rentrée. Journée d’action le 12 novembre. AG ce jour-là et actions prévues. Quelques personnels dans la lutte mais syndicats très divisés.

Clermont-Ferrand : ISTRA dans la lutte. Mobilisation en cours avec une AG la semaine prochaine à l’université.

Dijon : Manifestation étudiante/ lycéenne jeudi 14 novembre !
Grenoble : AG jeudi 14 novembre

Lille 3 : Assemblée générale de la licence pluridisplinaire, jeudi à 100 personnes. L’AG du comité de mobilisation a été annulée par l’unef et ses tendances. Prochaine AG jeudi 14 novembre.

Lyon : AG le jeudi 14 novemlbre. Comité de mobilisation en construction et collectif d’étudiant-e-s en philosophie « CERF », comité étudiant pour la révolution des facultés. Personnel-le-s peu mobilisés

Montpellier : AG de 1000 personnes le 6 novembre. Vote du blocage jusqu’à mardi 12. Appel à une journée nationale le 14 et une coordination nationale la semaine du 20. Un comité de mobilisation qui regroupe jusqu’à 100 personnes à chaque fois. Lutte interprofessionnelle et comité de mobilisation mixte.

Nantes : AG le 13 novembre

Paris 1 : Prochaine AG le 19, avec action. Participation à la manifestation parisienne du 14.
Paris 3 : Prochaine AG mardi 12. Participation à la manifestation jeudi 14.
Paris 4 : Participation à la journée du 14 novembre.
Paris 7 : AG sur la question des locaux

Paris 8 : AG d’UFR cette semaine. Jeudi 14 novembre : AG, action et repas. Vendredi 15 : action CA.
Paris 10 : Participation à la manifestation jeudi 14

Rennes : Manifestation des IRTS samedi 9. Coordination nationale le week end prochain. À Rennes 2 une intersyndicale se réunit la semaine prochaine.

Toulouse le Mirail : Plus de 200 personnes en AG jeudi 7 novembre. Journée de grève et de mobilisation. Vote du soutien à Montpellier et à suivre l’appel au 14 (journée d’action) et à la coordination nationale.

La loi Fioraso ne doit pas s’appliquer :
La mobilisation se poursuit dans des établissements de l’ESR, étranglés par la pénurie budgétaire organisée. La fermeture de l’annexe de Béziers, la fusion obligatoire avec gel de postes de bordeaux 1, 2 et 4, la fusion-disparitions de filières (...) sont à la fois des conséquences de la LRU et les objectifs de la loi Fioraso. La libéralisation de L’ESR continue par ces mesures à dégrader nos conditions d’études et de travail !

5e semaine de mobilisation : continuons la lutte !
En ce retour des vacances, des assemblées générales continuent de fleurir. Les facs ne sont pas muettes malgré les difficultés à se mobiliser : stages, généralisation de la feuille d’émargement, perte de bourses pour les absent-e-s, UE à projets de court terme, moitié des étudiant-e-s cumulant emploi salarié et études...

Par ailleurs le mot d’ordre « d’éducation ouverte à tou-te-s » a vu le jour dans beaucoup de villes tandis que les IRTS vont connaître leur première coordination nationale samedi.

Suivons l’appel à la coordination nationale de Montpellier :
« Nous, étudiants et personnels de l’Université Paul Valéry réunis à plus de 1000 personnes en Assemblée Générale le mercredi 6 novembre, appelons les autres universités en France à faire du jeudi 14 novembre une journée nationale de mobilisation contre les politiques menées par le gouvernement.

À la suite de cette journée, nous appellerons à une coordination nationale rassemblant sur Montpellier les mandatés des universités en lutte pour organiser ensemble notre mobilisation. »

Cette semaine s’annonce donc une semaine de luttes. Convergentes comme à Lille avec la bataille engagée par les lycéen-ne-s et les étudiant-e-s contre les expulsions, convergentes à Toulouse avec les erasmus espagnol-e-s en lutte pour garder le système de bourses, convergentes comme à Montpellier avec un comité étudiant-e-s/personnel-le-s ensemble dans la lutte...

Solidaires étudiant-e-s appelle les personnel-le-s à nous rejoindre dans la lutte, et tou-te-s à rejoindre l’appel de Montpellier en construisant de nouvelles assemblées générales et multiplier l’information sur la loi fioraso et la politique libérale menée.

SOLIDAIRES ÉTUDIANT-E-S APPELLE TOUTES ET TOUS A LUTTER POUR UNE EDUCATION OUVERTE A TOU-TE-S, CRITIQUE, DEMOCRATIQUE !

http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/ ... luttes-no5

Doc pdf : http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/ ... utte_5.pdf
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 20 Nov 2013, 02:38

Un site "étuqiant-e-s en lutte"
http://etudiantesenluttes.wordpress.com/
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Re: L'université en lutte

Messagede fabou » 21 Nov 2013, 02:35

Amplifions le mouvement étudiant à l’Université Paul-Valéry !

Image

Après avoir passé la journée de ce mardi 19 novembre, jour de blocage de la faculté, à retenir le Conseil d’Administration de l’Université Paul-Valéry à l’intérieur du bâtiment administratif (Anne Fraïsse, la présidente, ayant fait voter en matinée la mise en place des Capacités d’Accueil dans 6 filières, ce qui signifie la mise en place du tirage au sort pour les premières années dès septembre 2014. Une attitude qui confirme encore une fois ce que nous disions dès les prémices du mouvement étudiant, en septembre), les étudiants mobilisés ont voté en Assemblée Générale la reconduction du blocage pour le mercredi 20, le jeudi 21 et le mercredi 27 novembre (vous êtes ainsi invités à venir aider à la mise en place de ces actions le matin à partir de 7h à l’entrée principale de la fac), ainsi qu’une manifestation jusqu’au CROUS afin d’exiger le paiement immédiat des bourses, une majorité d’étudiants ne les ayant toujours pas reçu. Le départ de cette manifestation aura lieu à 13h devant l’entrée principale de l’Université.

Cette ouverture du mouvement étudiant vers la problématique plus globale de la précarité, ainsi que l’apparition de nouveaux modes d’action plus spontanés et créatifs (l’occupation de la CCI de la semaine dernière, et la mise en quarantaine du CA ce mardi), laissent entrevoir l’entrée de ce mouvement dans une phase plus autonome et offensive.

-> http://scalp34.wordpress.com/2013/11/19/20112013-amplifions-le-mouvement-etudiant-a-luniversite-paul-valery/
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 22 Nov 2013, 11:20

Les étudiantEs de Paris 8 tiennent tête au Conseil d’Administration :
http://paris-luttes.info/les-etudiantes ... 8-tiennent


Facs en lutte N°6
Bulletin de mobilisation de la Fédération Solidaires étudiant-e-s
PDF : http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/ ... es/pdf.png


Coordination Nationale des universités en lutte ce week end à Montpellier
Coordination Nationale des universités en lutte ce 23 et 24 Novembre à Montpellier !

L’Assemblée Générale de Montpellier 3 appelle à une première Coordination Nationale des universités en lutte le 23 et 24 Novembre à Montpellier
Partout en France, les universités pratiquent des coupes budgétaires. La LRU puis la loi Fioraso, qui s’inscrit dans sa continuité, ont étranglées financièrement les établissements détruisant petit à petit l’enseignement supérieur et la recherche.

Une quinzaine d’universités en France sont en déficit et mettent en place progressivement une politique d’austérité passant par :
- la suppression de filière
- la sélection des étudiant-e-s notamment par tirage au sort
- le gel ou la suppression de postes

Certaines de ces mesures sont déjà appliquées à Montpellier, c’est un véritable plan de rigueur qui est proposé, avec la suppression de l’annexe de Béziers et une réduction du budget de 4 millions d’euros pesant sur les étudiant-e-s et les personnels.

Face à cette situation, depuis maintenant 1 mois et demi, des mobilisations ont lieu dans des dizaines d’universités et dans les IRTS. Les lycéen-ne-s se mobilisent également pour s’opposer aux expulsions de leurs camarades et aux réformes touchant l’université.

Dans cette situation il est urgent et nécessaire de coordonner nos luttes.

À la suite d’AG massives (1000 à 1500 étudiants et personnels à chaque fois), nous appelons à une coordination nationale rassemblant sur Montpellier les mandaté-e-s des universités en lutte pour organiser ensemble notre mobilisation le weekend du 23 et 24 novembre

Contacts :
Adresse mail : mobilisationum3@gmail.com
Blog : http://www.mobilisationum3.wordpress.com
Facebook : « L’université Montpellier III passe à l’austérité, mobilisons-nous »
« mobilisation nationale et internationale pour sauver les universités »
Twitter : « @MobilisationUM3 »

http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/ ... ionale-des
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 25 Nov 2013, 02:20

Lyon

Quand la présidence de l’université fait arrêter des étudiants

Alors que la crise de l’université va en s’empirant, des étudiants de Lyon 2 rassemblés jeudi 21 novembre ont été arrêtés.
Voir Interpellations à Lyon 2 : http://rebellyon.info/?Interpellations-a-Lyon-2

Ils étaient plus d’une cen­taine à pro­tes­ter contre l’opa­cité du congrès élargi convo­qué par le pré­si­dent de l’uni­ver­sité, Jean-Luc Mayaud, congrès qui devait exa­mi­ner les pos­si­bi­li­tés de « dépas­ser » la crise ins­ti­tu­tion­nelle. Une mani­fes­ta­tion avait été appe­lée par le comité de lutte de l’uni­ver­sité, man­daté par l’Assemblée géné­rale des étudiants (qui avait réuni 150 per­son­nes), afin d’empê­cher la tenue du congrès jugé non-démo­cra­ti­que.

La BAC et la police natio­nale ont été appe­lées par la direc­tion et ont vio­lem­ment chargé les étudiants qui occu­paient le Congrès élargi.

Après cela, com­ment Jean-Luc Mayaud qui évoquait dans son der­nier mail l’uni­ver­sité où conver­gent les inté­rêts de tous -étudiants, per­son­nels, ensei­gnants, équipe pré­si­den­tielle- nous fera t-il croire à l’uni­ver­sité-sanc­tuaire ? Monsieur Mayaud orga­nise avec son équipe res­treinte la ges­tion de pénu­rie qui conduit à la pri­va­ti­sa­tion de l’uni­ver­sité : il sait que cette pri­va­ti­sa­tion ne peut qu’aggra­ver les condi­tions de tra­vail des per­son­nels les plus pré­cai­res et lisser des pro­gram­mes déjà bien consen­suels. Il sait qu’elle ne répond qu’aux inté­rêt du patro­nat.

Nous ne nous api­toyons pas sur ces arres­ta­tions car nous ne sommes pas dupes : évidemment l’uni­ver­sité n’est pas un sanc­tuaire, évidemment les inté­rêts de la pré­si­dence et les nôtres sont anta­go­ni­ques. Lorsqu’un tel anta­go­nisme s’exprime -dans la mobi­li­sa­tion crois­sante des étudiants, dans les récen­tes démis­sions qui ont affecté l’admi­nis­tra­tion-, il n’est plus sur­pre­nant qu’un pré­si­dent d’uni­ver­sité fasse appel aux matra­ques pour faire régner l’ordre.

Nous exi­geons la libé­ra­tion immé­diate des cama­ra­des qui ont été arrê­tes sans aucune inculpa­tion et nous appe­lons l’ensem­ble des orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les et poli­ti­ques à adres­ser leur sou­tien en relayant et signant ce com­mu­ni­qué. Nous appe­lons également à témoi­gna­ges, photos et vidéos de la répres­sion et des arres­ta­tions.

http://rebellyon.info/?Quand-la-presidence-de-l

Arrestations de 4 étudiant-e-s grévistes à Lyon

Aujourd’hui, 4 étudiant-e-s grévistes de l’Université de Lyon 2 (dont 3 militant-e-s de la FSE Lyon, membre de la fédération Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes) ont été interpellé-e-s au sein de l’université par les CRS et la BAC.

Ces arrestations illégitimes s’inscrivent dans un contexte de tensions. Les étudiant-e-s dénoncent le forcing du président de l’université, M. Jean-Luc Mayaud, qui souhaite imposer des mesures d’austérité draconiennes à son université du fait de la fusion des établissements universitaires de Lyon.

Ce midi, 200 étudiant-e-s se sont rassemblé-e-s devant la salle où se tenait le Conseil élargi de la Présidence réuni en Congrès extraordinaire de crise sur le site « Berges du Rhône ». Les étudiant-e-s ont calmement occupé la salle pour organiser une assemblée générale impromptue. Une heure plus tard, les CRS et la BAC, sur demande du président de l’université, ont envahi le bâtiment administratif dans le but de stopper l’assemblée générale.
Ils ont violemment arrêté 4 personnes dont 3 militant-e-s de notre fédération en blessant de nombreux étudiant-e-s au passage.

Cette répression est l’ultime recours d’un président d’université aux abois pour camoufler l’autoritarisme de sa politique et les désaveux multiples que lui manifestent personnels et étudiant-e-s (3 démissions de vice-présidents depuis septembre).

La fédération Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes, dénonce fermement ces arrestations, les violences qui les ont accompagnées et nous exigeons la libération des 4 interpellé-e-s et l’abandon des charges qui pèsent sur eux.

Nous dénonçons également avec rigueur les politiques d’austérité qui génèrent précarité et casse du service public d’enseignement supérieur.

La fédération Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes, réaffirme son soutien à la mobilisation des étudiant-e-s et dénonce les violences policières qui ont eu lieu ainsi que l’attitude de Monsieur Mayaud dans cette affaire. Elle appelle la communauté universitaire à faire front contre ses violences et à rejoindre les étudiant-e-s dans leur mobilisation.

le 23 novembre

http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/ ... udiant-e-s

La répression ne nous arrêtera pas !
Mardi tous en Assemblée Générale !


Ce jeudi 21 novembre, la seule réponse aux revendications des étudiant-e-s qui ont investi le Congrès « élargi » convoqué ce même jour, a été la répression policière commanditée par la direction.
La répression des étudiant-e-s mobilisé-e-s ne nous arrêtera pas !
Mardi 26/11 TOUS en Assemblée Générale à 12H (amphi C - bâtiment K - campus de Bron)


En effet, la pré­si­dence de l’uni­ver­sité devant ce qu’elle a elle-même dési­gné comme une « crise » avait appelé à un conseil élargi (qui sem­blait n’exclure per­sonne) censé trou­ver des solu­tions autour d’un petit nombre de res­pon­sa­bles et d’élu-e-s. Le mail envoyé diman­che der­nier à l’ensem­ble des étudiant-e-s et des per­son­nels expli­quait que la crise dépas­sait lar­ge­ment le cadre de l’uni­ver­sité Lyon 2. Dès lors, pour­quoi pré­ten­dre la résou­dre dans une réu­nion interne à l’uni­ver­sité où sont convo­qués seu­le­ment les élu-e-s des conseils ?

Quand la Démocratie sauce Mayaud tourne au vinaigre…

Près d’une cen­taine d’étudiant-e-s ont tenté de par­ti­ci­per légi­ti­me­ment à un conseil opaque qui pré­ten­dait déci­der pour elles-eux sans elles et eux, alors qu’illes sont les usag-ère-er-s de ce ser­vice public. Il faut savoir que la LRU a réduit de 25% la repré­sen­ta­tion étudiante déjà étiolée aupa­ra­vant, au sein de ces Conseils. L’accès au Congrès nous a été refusé par un bar­rage des agents de sécu­rité incen­die, sous ordre de la direc­tion, expo­sés alors malgré leur fonc­tion, à la foule dési­reuse de ren­trer. C’est en effet désor­mais une tech­ni­que assu­mée de la pré­si­dence d’uti­li­ser ces agents de sécu­rité incen­die comme une véri­ta­ble milice. Aucun coup n’a été porté sur ces agents (contrai­re­ment au com­mu­ni­qué offi­ciel de la pré­si­dence). Les éventuelles bles­su­res sur les agents allé­guées par Jean-Luc Mayaud sont donc pure­ment acci­den­tel­les. Notre seule « vio­lence » que le pré­si­dent et les médias ne ces­sent de mettre en avant fut une pous­sée col­lec­tive pour ren­trer dans l’amphi­théâ­tre... Ce ne serait pas pro­duit si la Présidence n’avait pas refusé notre par­ti­ci­pa­tion au congrès qui était très clai­re­ment annoncé.

Le dialogue version Mayaud, c’est porte fermée, matraque et garde à vue pour les étudiant-e-s mobilisé-e-s !

Nous avons donc pu ren­trer dans le grand amphi­théâ­tre, lieu du congrès « élargi », celui-ci n’avait pas com­mencé et nous nous sommes tous ins­tal­lés. En atten­dant l’arri­vée du Président nous avons chanté quel­ques slo­gans tel que « N’ayez pas peur de la démo­cra­tie ».

Le pré­si­dent a refusé de venir s’expri­mer devant nous. Une demi heure plus tard un membre de l’admi­nis­tra­tion a demandé aux élus du congrès de sortir du Grand Amphi afin de réa­li­ser la réu­nion dans le bâti­ment de la pré­si­dence, pour exclure les étudiants mobi­lisé-e-s. Nous avons donc suivis les invi­tés auto­ri­sés et avons du forcer l’ouver­ture de la porte du bâti­ment pré­si­den­tiel.

Une fois dans le bâti­ment, nous avons réclamé audience auprès du pré­si­dent Jean-Luc Mayaud, retran­ché dans son bureau.
Tandis que nous étions dans l’attente d’un inter­lo­cu­teur de l’admi­nis­tra­tion (autre que les vigi­les) nous avons déci­dés de tenir dans le cou­loir, assis et dans le calme, une assem­blée élargie, spon­ta­née, avec l’ensem­ble des étudiants et du per­son­nel qui refu­saient le simu­la­cre de démo­cra­tie orga­nisé par Mayaud. Mais c’est alors, que le pré­si­dent donna, très rapi­de­ment, l’ordre à plu­sieurs dizai­nes de CRS d’inter­ve­nir vio­lem­ment pour nous délo­ger et nous sou­met­tre à une sou­ri­cière, savam­ment orga­ni­sée.
S’en sont suivis des coups de matra­que (dont cer­tains réi­té­rés sur des étudiant.e.s à terre), 6 inter­pel­la­tions effec­tuées avec une grande vio­lence, ciblant entre autres des syn­di­ca­lis­tes étudiant-e-s connu-e-s, et répon­dant à des iden­ti­fi­ca­tions opé­rées par des agents de sécu­rité incen­die.
Lire sur Rue89Lyon, le témoi­gnage d’un étudiant.

Mayaud croit pou­voir réduire aujourd’hui notre mou­ve­ment à un groupe de « meneurs », qui serait orches­tré par un syn­di­cat étudiant. S’il pense qu’en répri­mant ceux qu’il iden­ti­fie comme les « meneurs » du mou­ve­ment, ce der­nier s’éteindra, la Présidence commet une grave erreur d’ana­lyse.

Nous ne sommes mani­pulé-e-s par per­sonne, notre combat est légi­time et conti­nuera malgré la répres­sion !

La crise de la présidence ? Un symptôme de la destruction massive de l’Université par les réformes Pécresse-Fioraso

Cette réac­tion, les démis­sions consé­cu­ti­ves de vice-pré­si­dents et l’inter­ven­tion poli­cière tra­dui­sent un pro­ces­sus poli­ti­que de liqui­da­tion de l’uni­ver­sité publi­que et la volonté de l’impo­ser par la force si néces­saire. La démar­che de mar­chan­di­sa­tion du savoir depuis l’ins­tau­ra­tion du pro­ces­sus de Bologne (euro­péen), des lois LRU (Pécresse) et Fioraso encou­rage ces pra­ti­ques auto­ri­tai­res et anti­dé­mo­cra­ti­ques.

Elle pré­pare à court terme main­te­nant, si nous nous lais­sons faire, l’alter­na­tive entre la faillite bud­gé­taire des uni­ver­si­tés, et des aug­men­ta­tions de droits d’ins­crip­tions pour tou-te-s les étudiant-e-s.

Par la pré­si­den­tia­li­sa­tion des uni­ver­si­tés et l’intro­duc­tion de per­son­na­li­tés exté­rieu­res tou­jours plus nom­breu­ses dans les conseils elle tend à trans­for­mer les établissements d’ensei­gne­ment supé­rieur en uni­ver­sité-entre­prise diri­gées par un comité de pilo­tage res­treint et auto­cra­ti­que.

Ils pri­va­ti­sent on rend public ! S’ils fer­ment les portes, nous les ouvri­rons !

La VRAIE vio­lence c’est nos condi­tions de vie, d’étude et de tra­vail misé­ra­bles ! La vraie vio­lence c’est leur pseudo-démo­cra­tie qui nous est impo­sée par des flics armés !

En ce qui nous concerne, nous n’avons que notre force col­lec­tive !

Leur répres­sion ne stop­pera pas notre mobi­li­sa­tion ! Les arres­ta­tions ciblées, vio­len­tes et injus­ti­fiées, ren­for­cent notre déter­mi­na­tion autour d’un ras­sem­ble­ment plus que jamais néces­saire.

Nos reven­di­ca­tions :

- Abrogation des lois LRU et fio­raso
- Abandon des pour­sui­tes contre les inter­pel­lés et retrait des plain­tes de la pré­si­dence
- Banalisation des cours du mardi 26/11 dès 12h
- Droit de réponse du comité de mobi­li­sa­tion à tra­vers la dif­fu­sion d’un mail à l’ensem­ble des mem­bres de Lyon 2.

TOUS EN ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MARDI 26/11 sur le campus de Bron 12H amphi C (bâtiment K)

Ordre du jour pro­posé :
- Retour sur la mani­fes­ta­tion de jeudi 21 novem­bre et sur les lois. Pourquoi on est en lutte.
- Les reven­di­ca­tions, les pers­pec­ti­ves de trans­for­ma­tion sociale.
- La mobi­li­sa­tion à venir
- Vote sur les pro­po­si­tions

Le comité des étudiant-e-s mobi­lisé-e-s de Lyon II


P.-S.
plus d’infos : page facebook « Université Lyon 2 en lutte » https://www.facebook.com/lyon2enlutte?fref=ts.
http://rebellyon.info/?La-repression-ne ... retera-pas
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 28 Nov 2013, 01:00

Appel suite à la Coordination Nationale

Appel de la 1ère Coordination Nationale des Universités en lutte du 23 et 24 novembre 2013

Suite à l’appel de Montpellier 3, la coordination nationale s’est déroulée les 23 et 24 novembre. Elle a permis de réunir les délégations des universités de Paris 8, Lyon 2, Lyon 3, Bordeaux 3, Clermont-Ferrand, Caen, Toulouse et Montpellier 3.

Partout en France, les mêmes problèmes persistent : difficulté a finir le mois, casse du service public, accès aux soins et logements mis à mal… Ces difficultés au quotidien ne sont que la conséquence de politiques d’austérité volontaires, évitables et coordonnées à l’échelle mondiale. Les universités ne sont pas épargnées et pratiquent également des coupes budgétaires. Le processus de Bologne, LRU puis la loi FIORASO, qui s’inscrit dans sa continuité, ont étranglées financièrement les établissements, détruisant petit à petit l’enseignement supérieur et la recherche.

Aujourd’hui c’est une quinzaine d’universités en France qui sont en déficit et mettent en place progressivement une politique d’austérité passant par : la suppression de filières et d’antennes locales, la sélection des étudiant-e-s notamment par tirage au sort, le gel ou la suppression de postes…

Face à cette situation, des mobilisations ont lieu dans des dizaines d’universités et dans les Instituts de Formation du Travail Social. Dans ce contexte, il est urgent et nécessaire de coordonner nos luttes. C’est pourquoi des délégations de 7 universités se sont réunies en table ronde dans le but de s’organiser et d’établir une base commune de revendications, et des perspectives concrètes

Ainsi nous exigeons :

• L’abrogation du processus de Bologne, ainsi que les lois LRU, FIORASO qui en découlent,
• Un réengagement financier complet de l’État dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR),
• Un vrai cadrage national des diplômes (pas de concurrence entre les facs),
• La titularisation de toutes et tous les précaires de l’ESR (enseignants, personnel administratif et technique…),
•Un retrait immédiat des personnalités extérieures (patronat, MEDEF, collectivités territoriales…) des Conseils Universitaires,
• Solidarité internationale avec tous et toutes les étudiant-e-s et les universités en lutte,
• Solidarité avec les travailleurs/euses en lutte.

Pour construire un rapport de force, un appel interprofessionnel (étudiants ET personnels) a été lancé pour une journée d’action nationale le mardi 10 décembre. Le 14 décembre, l’Université Paris 8 appelle à des manifestations d’ampleur dans toutes les universités que nous relayons.

La Coordination Nationale appelle :

• Toutes les universités à s’inscrire dans le mouvement,
• À la grève étudiante, Les luttes étudiantes à soutenir et à s’impliquer avec celles des travailleurs-euses
• Les Assemblées Générales à participer à la prochaine Coordination Nationale les 25 et 26 janvier 2014.


Mardi 10 décembre : journée d’action nationale
Samedi 14 décembre : Manifestations partout en France

L’université n’est pas une entreprise, le savoir n’est pas une marchandise.
Ensemble, Ripostons !


http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article6452
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 29 Nov 2013, 13:23

Lyon
Ça frémit dans les facs, ça bout à Lyon-II

La loi Fioraso qui, dans le prolongement des lois LRU, accentue la privatisation de l’Enseignement supérieur, commence à faire réagir. La contestation monte dans certaines facs (Montpellier, Paris-VIII...). C’est au tour de Lyon-II d’entrer dans la danse : avec en toile de fond une direction d’université en voie de dislocation, les AG succèdent aux actions coup-de-poing, malgré la répression policière.

Le mouvement étudiant est en train de prendre de l’ampleur à Lyon-II. L’université Lumière a rejoint le camp des facs en lutte actuellement (Montpellier, Paris-VIII, …) : depuis quelques semaines des diffes de tracts et des tables d’informations sont tenues quotidiennement.

Ce mouvement est une réponse à la loi Fioraso, dite loi « d’autonomisation » et qui, dans la continuité des lois LRU, privatise toujours plus les universités. La loi Fioraso prévoit que le financement des différents cursus se fera par le biais d’investissements privés. Ce qui signifie deux choses : d’une part le contenu des formations sera moins indexée sur nos besoins que sur ceux de l’investisseur ; d’autre part les formations de sciences humaines et autres cursus jugés inutiles et non rentables seront à terme supprimés !

L’université Lyon-II, bien que non déficitaire, n’échappe pas à cette politique d’austérité. Le projet de son président, Jean-Luc Mayaud, est de rassembler les différentes universités (Lyon-I, Lyon-II, Lyon-III, la fac catho), avec d’autre écoles lyonnaises et la fac de Saint-Etienne pour former un pôle universitaire. L’enjeu : concentrer les moyens, fusionner les filières, et supprimer un maximum de postes…

« N’ayez pas peur de la démocratie ! »

Il semblerait que la crise ne fasse pas des ravages que chez les étudiant.e.s, les personnels et les enseignant.e.s. Elle s’immisce jusqu’au sein de l’administration Mayaud, en voie de désagrégation : 4 vice-présidents sur 6 ont démissionné, ne supportant plus la pression de la hiérardhie. Sentant le sol se dérober sous ses pieds, dimanche 24 novembre, le président de l’université, a déclaré dans un mail envoyé à tout le monde qu’il ne serait pas un « chef sacrificiel » et qu’il convoquait un conseil d’administration « élargi » pour « solutionner la crise à Lyon-II ».

L’assemblée générale des étudiant.e.s en lutte a décidé d’envahir ledit CA pour faire entendre ses revendications. Environ 200 personnes y sont parvenues, en bousculant les membres de la sécurité incendie (utilisée comme milice par Mayaud) qui nous barraient le passage. Nous avons pris place calmement dans l’amphi présidentiel en scandant : « Ce congrès est illégitime, délogeons les pantins du pouvoir », ou encore « N’ayez pas peur de la démocratie. » Pris de panique devant ces dangereux gauchistes, le président a officiellement annulé le CA au bout d’une demi-heure, tout en essayant malgré tout d’en faire monter des membres dans son bureau ni vu ni connu. Vu ! Pas de chance… Hors de question que ce conseil se tienne sans nous, on est donc allé trouver le président dans son bureau pour lui demander des explications.

« Dispersez vous les CRS ont ordre de vous charger »

Le bâtiment étant verrouillé de l’intérieur, une porte a été cassée… La foule est montée jusqu’au hall devant le bureau du président, mais les portes sont restées fermées… D’où AG sauvage dans ce hall, avec les étudiant.e.s et quelques prof et personnels qui nous avaient rejoints. Tout le monde est resté assiss devant la porte à discuter, jusqu’à l’interruption par une magnifique sommation : « Obéissance à la loi, dispersez vous, à partir de ce moment les CRS ont ordre de vous charger ! » Des CRS et des gars de la BAC sortaient de toutes part, c’était hallucinant !

Nous avons réussi à sortir collectivement du bâtiment, puis une fois dehors, à nous enchaîner les uns les autres pour éviter les interpellations ciblées. Les CRS nous ont poussés hors de l’enceinte de la fac et se sont jetés sur les personnes « gênantes » : 6 en tout, dont 2 d’AL. S’est ensuivie une garde à vue de vingt-deux heures pour violence aggravée en réunion, dégradations aggravées en réunion et rébellion. Nous sommes en attente des suites judiciaires de cette affaire… Les camarades qui n’ont pas été arrêté.e.s ont été dispersés à coups de tonfas, de boucliers et de lacrymo… Ils et elles se sont ensuite rassemblées devant l’hôtel de police où les attendait un comité d’accueil d’une trentaine de CRS.

500 en assemblé générale

Mardi 26 novembre s’est tenue la 4e AG de lutte, qui a réuni entre 400 et 500 personnes, ce qui montre que la mobilisation va crescendo, la répression ayant soulevé l’indignation. Résultat : des échanges plutôt positifs, pas figés sur le corporatisme étudiant (remise en cause du capitalisme, etc.). L’assemblé s’est prononcé :
- contre la destruction des services publics ;
- pour le réinvestissement de l’État à hauteur des besoins de l’université ;
- pour l’interdiction aux forces de l’ordre de rentrer dans les facs ;
- pour la représentation majoritaire des étudiants au CA
- pour l’abandon des poursuites contre les étudiant.e.s interpellés ;
- pour que les absences en TD ne soient pas compatabilisées.

Un certain nombre d’actions ont été décidées, parmi lesquelles :
- participation et organisation de la prochaine coordination étudiante ;
- occupation et blocage d’un amphi ;
- blocage systématique des CA ;
- participations à d’éventuelles journées de mobilisations nationales et actions interprofessionnelles ;
- grève.

Par la répression ils croyaient étouffer la révolte dans l’œuf. Grossière erreur !

A Lyon-II comme partout, continuons la lutte contre les politiques d’austérité et les violences institutionnelles !

N’arrêterons pas le combat contre les véritables dégradations, commises par cette politique, et qui frappent nos conditions de vie, d’étude et de travail !

Myriam (AL Lyon), le 27/11/2013

http://www.alternativelibertaire.org/sp ... rticle5578
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 04 Déc 2013, 01:45

Universités : Réveil contre l’austérité

Contre l’austérité à l’Université, un mouvement se met en place dans de nombreuses universités. En ligne de mire  : les dégradations au quotidien des conditions d’études, mais aussi les lois LRU et Fioraso qui en sont la cause.

Depuis plusieurs semaines, des assemblées générales étudiantes ont eu lieu dans les facs franciliennes ainsi qu’à Toulouse, Rennes, Montpellier, Bordeaux, Caen, Lille ou encore Grenoble. Le point commun entre tous ces établissements de l’enseignement supérieur, c’est l’indéniable dégradation des conditions d’études et de travail, conséquence de restrictions budgétaires. Ces dernières se traduisent concrètement par des fermetures de filières et d’options, la suppression ou le gel de postes (enseignants, administratifs, entretien) ou encore par des classes de Travaux dirigés surchargées.

Désinvestissement de l’Etat

Cette austérité aux effets immédiats n’est pas une fatalité, comme voudrait nous le faire croire le gouvernement. C’est un choix politique qui répond à la même logique libérale qui vise à casser méthodiquement les services publics. A l’université, cette casse s’effectue à travers le principe de l’autonomie budgétaire mise en place avec la Loi de responsabilité des universités de 2007.

Derrière le terme alléchant d’autonomie se cache en réalité un désinvestissement de l’État du financement des universités, forçant ainsi ces dernières à se soumettre à des partenariats avec le privé. Les conseils d’administration des facs se contentant de gérer la misère, l’intérêt du patronat prend le pas sur celui de l’enseignement et de la recherche. La loi Fioraso, du nom de la ministre «  socialiste  » de l’Enseignement supérieur, votée en juillet 2013 n’est qu’une aggravation de la LRU.

La plupart des assemblées générales s’accordent sur des revendications similaires comme l’abrogation de la loi Fioraso et de la loi LRU ainsi que le réengagement financier total de l’État dans l’Education et l’Enseignement supérieur et de recherche.

Développer nos luttes

Les facs ne sont pas les seules à connaître des mobilisations. Les écoles et les filières du travail social subissent aussi une conséquence indirecte de la loi Fioraso. La gratification obligatoire des stages, faute de moyens donnés aux établissements publics et associatifs pour qu’ils accueillent des stagiaires et de prise en charge par les écoles de la prospection de stages pour toutes et tous, se retourne contre les étudiantes et étudiants. Ceux-ci se voient refuser toutes leurs demandes de stage, pourtant nécessaires à la validation de leurs diplômes. En réponse, des mobilisations se construisent dans la plupart des écoles, et l’Institut régional du travail social de Rennes a appelé à une coordination nationale le 16 novembre.

Ces dernières semaines, les universités ont également été le théâtre de menaces venant de l’extrême droite, qui se propose d’y éradiquer les «  gauchistes  ». Deux militantes de l’Unef ont été agressées  [1]. La mobilisation naissante est aussi une façon de montrer que les étudiants et étudiantes n’entendent pas se laisser intimider, mais continueront de se battre pour leurs conditions d’études.

Toutes ces agitations doivent être des encouragements à coordonner et développer nos luttes. C’est dans ce sens que Solidaires-Étudiant-e-s, AL, le NPA et la Gauche anticapitaliste ont organisé une journée d’action nationale dans les facs le 24 octobre, avec une manifestation à Paris. Nous le savons, seul un mouvement d’ampleur encore à bâtir, pourra porter le coup d’arrêt à ces régressions et faire naître des alternatives pour un enseignement plus égalitaire et émancipateur.

Ben (AL Nantes)

[1] Voir "Le fascisme en actes : Violences d’extrême droite".

http://www.alternativelibertaire.org/sp ... rticle5583


Caen

Agitation à la fac de Caen

Depuis la fin de l’année dernière, des assemblées générales et des actions de perturbation essaiment à l’université de caen. La nouvelle loi Fioraso est venue renforcer la soumission de l’enseignement supérieur au capitalisme, alors que les plans sociaux sont la solution pour faire face aux déficits budgétaires qui frappent de nombreuses universités depuis leur « autonomie ». Non-remplacement des départs en retraites et dégradation des conditions de travail, fusion de filières et renforcement de leur vocation professionalisante, intrusion des entreprises privées, sélection par tirages au sort dans certaines facs etc. dans un contexte général d’austérité. Les revendications sont très étatistes et pas mal centrées sur la fac, la mobilisation est faible, mais il y a quand même un peu d’agitation.

Loi Fioraso et déficit des universités : un nouveau coup dur pour les universités, les personnels et les étudiant-e-s

Geneviève Fioraso est l’actuelle ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Son parcours laisse on ne peut plus rêveur : dans la région grenobloise, cette dernière était en effet à la fois PDG de Minatec Entreprises (spécialisée dans les nanotechnologies), maire adjointe de Grenoble, membre ou co-présidente de trois Sociétés d’Economies Mixtes publiques-privée liées à « l’innovation technologique » et évidemment à Minatec Entreprises, ou encore membre d’association de loi 1901 dont la plupart sont liées à la facilitation et la coordination des rapports entre secteurs publics et secteurs privés. C’est donc une ancienne patronne et une lobbyiste convaincue du rapprochement public-privé qui dirige actuellement ce ministère. Son cabinet ministériel et composé très majoritairement de partisans et artisans de la loi LRU… Vous vous rappelez ?

La loi LRU, cette loi qui a rendue autonome financièrement les universités, passant par une diminution considérable de la dotation budgétaire d’Etat, et poussant ces dernières à rechercher d’autres sources de financements, notamment via les entreprises privées ou le mécénat. La loi LRU qui a également transférer la gestion financière et humaine de la « masse salariale » de l’Etat aux universités, avec une accentuation en parallèle des pouvoirs des conseils d’administration et surtout des Président-e-s d’universités, faisant de ces dernier-e-s de vrai-e-s chefs d’entreprises. Cette fameuse loi qui fait qu’actuellement, plus d’un tiers des universités françaises sont en déficit budgétaires (et plus de la moitié en difficultés financières) et utilisent les salarié-e-s comme variable d’ajustement en supprimant des dizaines et des dizaines de postes (voire des centaines dans quelques universités), provoquant suppressions d’heures de cours, surcharge d’étudiant-e-s dans certains TD, et dégradations des conditions de travail et d’études. Cette loi qui pousse les universités, les filières, les centres de recherches et les personnels à la compétition la plus totale, et force actuellement à des suppressions ou fusions de filières (considérées comme insuffisamment rentables pour l’économie capitaliste) voire d’universités…

Et bien non seulement la loi Fioraso ne remet rien en cause de cette foutue loi LRU, mais elle accélère et enfonce le clou de la marchandisation de l’enseignement supérieur et de la recherche.

La loi, passée à l’Assemblée Nationale et au Sénat pendant l’été (comme sa frangine LRU en 2007, on change pas les bonnes méthodes), préconise notamment la mise en place de « communautés d’universités », dont l’objectif principal est de faire fusionner les universités les unes entre les autres, afin de créer de grands pôles régionaux de l’enseignement supérieur censés être compétitifs sur la scène internationale, passant par des fusions de filières et de centres de recherche, pour une soi-disant question de « lisibilité ». Mais ce sont bien les étudiant-e-s les plus précaires et les personnels qui vont trinquer. Toute fusion génère des suppressions de postes. Et toute fusion supprime des filières, empêchant les étudiant-e-s n’ayant pas les moyens de se déplacer à des centaines de kilomètres de chez eux/elles de s’inscrire dans la filière de leur choix. Dans le même temps, les pouvoirs vont se concentrer dans les mains de l’instance dirigeante du regroupement/fusion d’universités, d’ailleurs composée à seulement 50% de membres élu-e-s, les autres étant nommé-e-s et de préférence lié-e-s à l’économie régionale.

Le projet de loi transfert également « l’accréditation des diplômes » directement par les universités et laisse ainsi encore plus de largesse à ces dernières pour concevoir directement leurs propres diplômes, renforçant la régionalisation et la mise en compétition des universités. En parallèle, les UFR (Unité de Formation et de Recherche) vont être supprimées et les universités vont pouvoir créer les composantes qu’elles souhaitent. Rappelons que la nouvelle Licence mise en place à partir de 2012 et finalisée en 2014 introduit les représentant-e-s du « milieu socio-économique régional » dans la conception des enseignements, dans les enseignements, et dans les jurys d’examens. Mis bout à bout, tout se tient : les universités créent des diplômes dont les objectifs sont de former une main-d’œuvre directement exploitable par le patronat local.

De plus, le projet Fioraso prévoit de transformer la Licence en une simple continuité du lycée, reléguant la spécialisation au Master. Cette volonté est à mettre en lien avec la professionnalisation forcée des filières depuis 2007 au moins, où les connaissances fondamentales liées à une discipline sont petit à petit remplacées par des « compétences » communes à toutes les filières (langues, informatique, projet professionnel, etc.), dont l’objectif est bien de faire intégrer des logiques managériales et économiques aux futur-e-s salarié-e-s/chômeur-euse-s, interchangeables et sans connaissances précises sur le marché du travail. L’idée ici est également de limiter l’accès à la recherche au plus grand nombre, abordable dans un futur très proche uniquement en Master, où la sélection sociale est plus importante. Contrairement à ce que disent les gouvernements successifs, ce n’est pas la professionnalisation qui permettra d’enrayer l’échec en Licence, mais un plan massif de résorption de la précarité étudiante qui gonfle chaque année, poussant les ¾ des étudiant-e-s à se salarier dans le courant de l’année (et plus de la moitié pendant l’année universitaire).

Pour finir, ce projet de loi, dont la tonalité réside principalement dans le rapprochement des universités avec le monde de l’entreprise, va accentuer et accélérer la pénurie budgétaire des universités, poussant ces dernières à supprimer toujours plus de postes et chercher des financements privés. Ce processus est celui le plus prisé dans le monde pour justifier à un moment une hausse importante des frais d’inscription, comme en Angleterre, au Chili, au Canada etc. Déjà en France, les frais d’inscriptions augmentent chaque année bien au-delà de l’inflation, et de manière croissante de la Licence au Doctorat, l’idée étant bien de limiter les longues études aux étudiant-e-s socialement acceptables et compétitifs… Combien de temps allons-nous laisser faire ? En ce moment même, dans plusieurs universités françaises, des étudiant-e-s et des personnels tentent de se mobiliser contre ce projet de loi, contre le déficit des universités, et plus largement contre la sujétion de l’enseignement supérieur et de la recherche au système capitaliste, via des assemblées générales et l’auto-organisation. Il est vrai qu’on ne peut compter sur des organisations syndicales comme l’Unef, organe étudiant des MJS (et donc du PS), pour mobiliser, cette dernière étant favorable à la loi LRU, la professionnalisation des filières, et bien sûr, le projet Fioraso.

Les assemblées générales des universités de Lyon 2, Montpellier 3, Paris 8, Caen, Toulouse 2, ou encore Grenoble, ont mandaté des étudiant-e-s pour se retrouver en CNE (Coordination Nationale Etudiante) à Montpellier 3 (fac la plus mobilisée pour le moment) le week-end du 23-24 novembre afin de se coordonner à l’échelle nationale et établir une plate-forme commune de revendications. Une prochaine CNE aura lieu les 25 et 26 janvier 2014, probablement à Lyon.

Partout, mobilisons-nous et lions nos luttes, contre la marchandisation et la destruction des services publics, la casse du code du travail, des droits sociaux, et l’enrichissement exponentiel de quelques-un-e-s au dépens de la majorité.

Texte écrit par Syndicat de Luttes-Caen (SL-Caen), membre de la fédération Solidaires Etudiant-e-s,
actualisé par Seb-Caen.


http://sous-la-cendre.info/1893/agitati ... ac-de-caen


Lyon

Assemblée Générale inter-facs jeudi 5 décembre : amplifions la lutte !

En France et dans le monde, étudiants-tes et travailleurs-euses connaissent précarisation des conditions de vie, du travail, et des études. A Lyon II comme dans de nombreuses universités, on s’organise contre cette précarisation. Ainsi, malgré la répression policière de la mobilisation naissante, la dernière Assemblée Générale a réuni plus de 500 personnes.

LA MOBILISATION NE FAIT QUE COMMENCER…
AMPLIFIONS LE MOUVEMENT !
ENSEMBLE, NOUS POUVONS AGIR !

Une destruction programmée des universités

Nous condam­nons fer­me­ment le pro­ces­sus de pri­va­ti­sa­tion dégui­sée des uni­ver­si­tés qui, en orga­ni­sant la pénu­rie de finan­ce­ments publics (aggra­vée par les mesu­res d’aus­té­rité), contraint les uni­ver­si­tés à cher­cher des finan­ce­ments dans le privé. Depuis plu­sieurs semai­nes la mobi­li­sa­tion se cons­truit à Lyon II et dans de nom­breu­ses autres facs (Montpellier III est occu­pée par 1 500 étudiants-tes, des AG à Caen, Paris, Toulouse, Rennes..)
Au sein de nos uni­ver­si­tés le pro­ces­sus de Bologne (UE et appli­qué par l’État) s’illus­tre par l’appli­ca­tion des lois LRU et Fioraso.

Ces lois enté­ri­nent « l’auto­no­mie des uni­ver­si­tés » : en clair, les facs doi­vent gérer leur per­son­nel et les for­ma­tions avec des bud­gets très insuf­fi­sants.

Dans ce contexte, les uni­ver­si­tés sont contrain­tes de faire appel à des par­te­nai­res privés qui finan­cent les filiè­res « ren­ta­bles » à leurs yeux. Les filiè­res jugés économiquement non ren­ta­bles sont vouées à dis­pa­raî­tre ( par-exem­ple, à Lyon II, l’art du spec­ta­cle a perdu 60% de budget cette année).

Des connaissances au service des entreprises !

Les res­tric­tions bud­gé­tai­res appli­quées par l’Université s’ins­cri­vent dans un pro­ces­sus plus large de sou­mis­sion de la pro­duc­tion du savoir aux inté­rêts économiques. Par exem­ple, à Lyon 2 un master de géo­gra­phie dépend des socié­tés Veolia et Lafarge. Comment parler d’indé­pen­dance scien­ti­fi­que dans une telle situa­tion ?

Cette mar­chan­di­sa­tion du savoir impli­que également une offre de for­ma­tion adap­tée aux besoins des entre­pri­ses. L’uni­ver­sité devient un réser­voir de main d’œuvre docile pour les entre­pri­ses (stages pro­fes­sion­nels rému­né­rés au lance-pierre par-exem­ple). _ Cette casse du ser­vice public entraîne donc en réa­lité une totale dépen­dance aux inté­rêts économiques, et on ne nous apprend plus a acqué­rir un esprit cri­ti­que mais les seules « com­pé­ten­ces » utiles aux entre­pri­ses.

Facs poubelles pour la majorité, filières d’excellence pour une minorité !

En défi­ni­tive, c’est une uni­ver­sité à deux vites­ses qui est créée : les moyens se concen­trent dans les filiè­res dites d’excel­lence (ultra-sélec­ti­ves) et mar­gi­na­li­sent les filiè­res dites peu ren­ta­bles ou inu­ti­les économiquement.

La sélec­tion s’opère déjà à l’Université : limi­ta­tion des « capa­ci­tés d’accueil », aban­don forcé des études de par l’impos­si­bi­lité de conci­lier celles ci avec un job sélec­tion par le décou­ra­ge­ment orches­tré des étudiants dans cer­tains cursus ou encore par l’échec dès les pre­miè­res années.
Ce pro­ces­sus aggravé par la loi FIORASO engen­drera une hausse des frais d’ins­crip­tion, (déjà à l’œuvre pour cer­tains Diplômes Universitaires, Doctorat ou pour les repri­ses d’études) qui péna­li­sera les étudiants les plus pré­cai­res, par­ti­cu­liè­re­ment les enfants des clas­ses popu­lai­res qui seront de fait évincés de l’accès à l’ensei­gne­ment supé­rieur et n’auront plus le choix de leurs for­ma­tions.

Conséquences directes des lois Fioraso et LRU

- Précarisation des per­son­nels, sup­pres­sion et gels de postes, sur­croît de tra­vail pour les per­son­nels.

- Dégradation des condi­tions d’étude : TD sur­char­gés, réduc­tion du nombre d’heure de cours, refus d’ins­crip­tion pour motif de capa­cité d’accueil, hausse des frais d’ins­crip­tion…

- Création de grands pôles régio­naux uni­ver­si­tai­res ( CUE) regrou­pant facs publi­ques et pri­vées avec pour consé­quence la sup­pres­sion des filiè­res en dou­blons et la fer­me­ture pure et simple d’anten­nes loca­les (Bézier, Bourg-en-Bresse). Les étudiants les plus pau­vres, qui n’ont pas la pos­si­bi­lité de démé­na­ger en seront les pre­miè­res vic­ti­mes : la sélec­tion sociale s’aggrave.

CONTRE LA REGRESSION SOCIALE, MOBILISONS-NOUS !

L’appel du 26 novem­bre a été entendu.
Les étudiants ont affirmé leur ras-le-bol par le vote majo­ri­taire de la GRÈVE lors de l’assem­blée géné­rale. Pour per­met­tre l’ampli­fi­ca­tion du mou­ve­ment nous exi­geons désor­mais la sup­pres­sion du contrôle des pré­sen­ces en TD ainsi que la bana­li­sa­tion des cours pour la pro­chaine Assemblée Générale INTER-FACS Lyonnaises le 5 décem­bre 2013 à 12h

Venez par­ti­ci­per en masse à l’Assemblée géné­rale INTER-FACS (Lyon I, Lyon II, Lyon III, IEP, ENS…) le 5 décem­bre 2013 12h HALLE DES SPORTS DE BRON

Notre Mobilisation est néces­saire ! Ne rien faire c’est cau­tion­ner !

Ils veu­lent nous impo­ser par la force la pri­va­ti­sa­tion et la mar­chan­di­sa­tion du savoir : à coup d’ inter­ven­tion de CRS s’il le faut, comme l’a com­man­di­tée le Président Mayaud jeudi 21 novem­bre lors d’un ras­sem­ble­ment à Lyon II.

Une casse sociale géné­ra­li­sée à com­bat­tre dans l’unité !
Ces restruc­tu­ra­tions n’ont pas uni­que­ment lieu dans les Universités, mais c’est bien l’ensem­ble de la société qui est pré­ca­ri­sée. Les nom­breux plans de licen­cie­ment l’illus­trent quo­ti­dien­ne­ment. Le der­nier en date étant celui de l’entre­prise Maury-Ducros qui sup­prime 5000 emplois en France, dont 300 dans le Rhône.
La réforme des retrai­tes est une autre illus­tra­tion des dégra­da­tions des condi­tions de vie et de tra­vail qu’on impose à la majo­rité !

Alors qu’on nous parle d’aus­té­rité, les iné­ga­li­tés économiques et socia­les n’ont jamais été aussi impor­tan­tes et ne ces­sent de s’aggra­ver.

Il y a pour­tant bien assez de riches­ses dans ce monde pour satis­faire les besoins de tous et toutes ! A nous de les repren­dre !

Nous savons que seule la lutte conjointe des étudiants-tes, ensei­gnant-e-s-cher­cheurs-euses, per­son­nels de l’uni­ver­sité et des tra­vailleurs-euses nous per­met­tra d’être enten­dus. Au-delà du Président Mayaud, c’est au gou­ver­ne­ment à qui l’on s’adresse !

http://rebellyon.info/?Assemblee-Generale-inter-facs
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 05 Déc 2013, 02:10

Montpellier jeudi 5 décembre

L'industrie de l'armement s'implante dans l'université

Jeudi 5 décembre à l'université Montpellier II, se tient l'inauguration de la fondation privée Van Allen. Conséquence de la loi LRU, cette fondation est hébergée et financée à hauteur de 60 000 euros par an par l'argent de l'université.

A travers cette fondation l'UM 2 s'associe à trois entreprises (3D+, Intespace, Astrium) qui développent des activités d'armement (systèmes pour missile à tête chercheuse notamment) et qui comptent parmi leurs clients différents ministères de la défense européens ainsi que l'OTAN. En 2012, le chiffre d'affaire d'Astrium, pour ne citer que lui, avoisinait les 6 milliards.

En réalité cette «fondation» est une entreprise camouflée dans le but d'exploiter les savoirs universitaires élaborés grâce à des dizaines d'années de subventions publiques. Ces entreprises délocalisent leur centre de Recherche et Développement afin de réduire leurs coûts et de s'octroyer les fonds publics dont ils privents les étudiants et les chercheurs.

Lors de cette inauguration les investisseurs se donnent rendez-vous au sein de l'université pour se féliciter de leur nouvelle acquisition. Geneviève Fioraso s'en réjouit, d'autant plus qu'elle est PDG de l'entreprise Minatec – entreprise de nanotechnologie – dont les intérêts convergent étrangement avec les objectifs de cette fondation.

Contre la fac des patrons – Mobilisons-nous
Rassemblement jeudi 5 décembre
8H45 devant la B.U de l'UM2


Comité de mobilisation
mail : mobilisationum3@gmail.com
Facebook : L'université Montpellier 3 passe à l'austérité, mobilisons-nous
(info mail)
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 08 Déc 2013, 13:09

Appel enseignement supérieur et recherche à mobilisation le jeudi 12 décembre
Communiqué intersyndical de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche
L'austérité étrangle les universités et les organismes de recherche.
Desserrons l'étau !


Le désengagement de l'Etat se traduit par de nombreux gels et suppressions de postes dans les universités et les organismes. Toutes les catégories de personnels sont concernées, enseignants-chercheurs, chercheurs, bibliothécaires, ingénieurs, techniciens, administratifs. De nombreux contrats de CDD ne sont pas renouvelés, malgré les besoins. Le gouvernement sacrifie l'avenir des jeunes qui ne pourront plus postuler aux postes supprimés ou gelés. Les témoignages sur les difficultés budgétaires qui remontent de toutes les universités mettent notamment en question le passage aux Responsabilités et Compétences Elargies et les Partenariats Public/Privé. Certains établissements n'échappent qu'in extremis à une situation de cessation de paiement. Partout, au motif de sauver les formations, les seuils d'encadrement des étudiants sont relevés, on fait pression sur les collègues pour effectuer gratuitement des heures complémentaires ou transformer les heures de cours en heures de TD, on recherche les économies d'échelle dans tous les secteurs. Les étudiants en sont les premières victimes.

Dans les organismes, avec un budget recherche pour 2014 annoncé encore une fois en baisse, on ne renouvelle au mieux qu'une partie des départs. Certains comme l'IRSTEA annoncent une année 2014 sans aucun recrutement, l'IRD prévoit seulement 8 postes au concours chercheurs et aucun en ITA, et le CEA un plan de réduction du nombre de personnels. Tous évoquent des années 2015 et 2016 catastrophiques.

Dans ce contexte de pénurie, les cas de souffrance au travail se multiplient. La mise en place de la loi Fioraso et des communautés d'universités et d'établissements, souvent accompagnée de fusions d'universités, menées au pas de charge, conduiront à des réorganisations et des regroupements de services qui risquent d'aggraver encore les conditions de travail et réduire l'emploi C'est dans ce contexte aussi que se préparent des modifications statutaires qui maintiennent la possibilité de modulation des services pour les enseignants-chercheurs. Dans ces conditions, le Service public d'Enseignement supérieur et de Recherche n'a plus les moyens d'assurer la qualité de ses missions, au service du plus grand nombre.

En outre, avec le gel du point d'indice depuis 3 ans et le nombre de promotions en baisse, le pouvoir d'achat des personnels titulaires et précaires régresse et nombre d'entre eux, notamment les catégories C et B, sont en voie de paupérisation. La précarité n'est nullement résorbée et peut atteindre 30 à 40 % de l'effectif de certains laboratoires et services.

Il est urgent que la gestion des personnels et de la masse salariale de l'enseignement supérieur revienne au niveau ministériel et que de véritables augmentations des budgets récurrents soient consenties Cela implique notamment de revenir en profondeur sur la logique du Crédit d'Impôt Recherche, véritable niche fiscale, qui sert aujourd'hui surtout à financer des intérêts privés par des stratégies de contournement fiscal, avant que de servir l'intérêt général. Une telle mesure permettrait de dégager des recettes budgétaires à même de financer le service public et son développement.

Il est temps de réagir !

Les organisations soussignées s'adressent solennellement au gouvernement pour qu'il donne immédiatement aux établissements les moyens nécessaires à l'exercice de leurs missions.

Les organisations soussignées s'opposent aux mesures d'austérité mises en œuvre dans les établissements et appellent les personnels des universités et des organismes de recherche à intervenir collectivement pour s'opposer à toutes les mesures d'austérité budgétaire qui seront présentées dans les conseils d'administration qui vont se tenir ces prochains jours. Assemblées Générales, rassemblements, pétitions, motions, refus de vote ou vote contre les budgets, journées « fac morte ou université en lutte », information à la presse et au public … . Les formes d'action sont multiples et doivent être décidées localement.

Au-delà des initiatives locales indispensables, les organisations appellent à une journée nationale d'action et de grève dans les établissements, laboratoires, formations et services :

• contre l'austérité : pas de suppression d'emplois et arrêt des gels de postes, pour un abondement de la masse salariale permettant de couvrir toutes les dépenses de personnel et des crédits récurrents permettant le fonctionnement des universités et des organismes de recherche,

• retour à une gestion nationale et ministérielle des personnels et de la masse salariale des établissements d'enseignement supérieur,

• pour l'amélioration du pouvoir d'achat de tous et le développement de l'emploi. Il faut notamment la création d'un nombre de postes suffisants pour qu'une réelle possibilité d'intégration soit offerte aux personnels précaires,

• pour revenir sur les réformes de l'ESR mises en œuvre depuis 2005 ( loi Pacte pour la Recherche, loi sur les Libertés et les Responsabilités des Universités, loi du 22 juillet 2013 relative à l'Enseignement Supérieur et à la Recherche….).


Les organisations signataires :
CGT (SNTRS, INRA, FERC-Sup), FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP), UNSA (SNPTES, SUP-recherche), Solidaires (SUD-Recherche-EPST, SUD-Education), FO (SNPREES)

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article6476

Paris :
rassemblement à 14h30 Place Jussieu puis manifestation vers le MESR
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