L'université en lutte

Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 28 Sep 2013, 08:27

Provocation lors d'une AG étudiante à Montpellier
Provocation de la droite extrême à l'Université Montpellier III

Ce jeudi 26 septembre se tenait à l'Université Paul Valery une assemblée générale afin de protester contre les mesure d'austérité proposées par la présidence de l'Université : fermeture du site de Béziers, sélection par tirage au sort à l'entrée de la fac, licenciement d'une partie des personnels précaires...

La section montpelliéraine de l'UNI, syndicat de droite dure voire extrême, lié à l'UMP a choisi de faire une provocation contre les grévistes. Les militants de l'UNI connus pour professer l'inégalité des civilisations(http://www.liberation.fr/politiques/201 ... ais_794233) sont venus casser la mobilisation.

Etrangers à la fac de lettres, inscrits en fac de droit qui n'est pourtant pas concernée par les mesures d'austérité, ils sont venus casser le mouvement.

Habillés en costume cravate, les militants de l'UNI ont tenté de perturber l'Assemblée Générale aux cris de « Gréviste= futur chômeur », « il y a trop d'immigrés en France » le tout en chantant la Marseillaise.

La dizaine de militants de l'UNI est venue accompagnée d'un service d'ordre de gros bras issu de boites de sécurité privée ou du service d'ordre de l'UMP, qui ont tenté de se faire passer pour des « étudiants concernés par leurs droits au travail ».

Heureusement, la réaction des étudiants de l'Université a été à la hauteur de la provocation, ceux ci leur ont barrés l'accès à l'Assemblée Générale malgré les menaces de leur escorte « d'étudiants de première année » de plus de 45 ans.

Refoulés une première fois, ils sont revenus avec plus de militants. Là encore, des étudiants choqués, des antifascistes, des militants syndicaux, libertaires leur ont barré la route.

Au final, c'est la compagnie d'intervention de la police nationale qui a du protéger les militants de l'UNI qui se sont enfuits sous les quolibets et les moqueries des étudiants.

L'échec de la provocation de la droite extrême venue casser la grève est une bonne chose. Elle et est de bonne augure pour la mobilisation. Néanmoins, nous devons rester vigilants et nous rappeler que les groupes de droite extrême tels que l'UNI sont toujours du coté des possédants. Leur perspective est l'écrasement des précaires et des plus pauvres. Ils doivent être combattus en tant que tels.

Alternative Libertaire Montpellier

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur l'UNI et son histoire trouble.
http://scalp87.over-blog.com/article-14274611.html

http://al-montpellier.over-blog.com/pro ... ellier-iii
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 01 Oct 2013, 10:54

Une Université n’est pas une entreprise !
Communiqué Solidaires Etudiant-e-s, syndicats de luttes

Démission de Vincent Berger, président de l’université Paris VII Denis Diderot

D’après des informations AEF du 24/09/2013, Vincent Berger démissionnerait de son poste de président de l’université de Paris 7 Denis Diderot, pour rejoindre celui de conseiller de François Hollande à l’Élysée sur les questions d’enseignement supérieur et de recherche. Au delà du fait que Vincent Berger n’a pas informé les syndicats de Paris 7 de cette décision, ce qui en dit long sur la transparence de son mandat, nous estimons important de réagir.

L’un des principaux dossiers du mandat de Vincent Berger a été la deuxième tranche de construction du campus Paris Rive Gauche. La construction de ces bâtiments, via un partenariat public-privé avec l’entreprise Vinci, a littéralement siphonné les fonds publics au profit d’une entreprise privée qui a construit des bâtiments largement en dehors des normes de sécurité. Solidaires étudiant-e-s, après avoir prévenu des risques, n’a pas eu d’autre choix devant l’absence de réaction que de se constituer partie civile dans un recours devant le tribunal administratif, qui nous a donné raison il y a quelques mois. La question est maintenant de savoir comment se sortir de cette situation.

Pour Solidaires étudiant-e-s, la réponse est claire : une mise aux normes des bâtiments s’impose, et Vinci doit payer les travaux pour rattraper une construction désastreuse. Jusqu’à maintenant, la présidence a choisi de s’enfermer dans un soutien inconditionnel à Vinci, allant jusqu’à entraver les libertés syndicales en empêchant Solidaires étudiant-e-s de diffuser ses tracts et de tenir une réunion publique sur la question. Solidaires étudiant-e-s prend acte de la démission de Vincent Berger, dont le mandat restera marqué par une gestion opaque et l’absence totale de transparence vis-à-vis des personnels et usagers de l’Université.

Nous appelons les futurs candidats à la présidence de Paris 7 à se positionner clairement pour une remise aux normes des bâtiments, afin de permettre des conditions d’études et de recherche décentes.

Si nous ne nous réjouissons pas particulièrement de cette démission, nous voulons croire qu’elle peut augurer d’un changement d’attitude de la présidence de Paris 7, qui doit impérativement se rappeler qu’une Université n’est pas une entreprise !

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45

le 1er octobre
http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/ ... t-e-s-1298
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 05 Oct 2013, 12:31

Enseignement supérieur et recherche, conférence de presse intersyndicale le 9 octobre
Petit déjeuner de presse le mercredi 9 octobre

CGT (SNTRS, Ferc-Sup, CGT-INRA), FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP, SNETAP) Sud Recherche EPST SNPREES-FO Solidaires Étudiant-e-s

A Mesdames et Messieurs les Journalistes Madame, Monsieur,

Les organisations soussignées, vous invitent à un petit déjeuner de presse le MERCREDI 9 octobre à 9 h 30 au MOUCHA CAFÉ 227 Boulevard Saint Germain angle du Boulevard St Germain et de la rue de Bellechasse métro Solférino

Au cours de cette conférence de presse seront abordés les points suivants :

* L’analyse du budget 2014, à la lumière des difficultés des universités et des organismes tant en matière de crédits que d’emplois.

* Les décrets consécutifs à la loi Fioraso sur l’Enseignement Supérieur du 22 juillet, notamment celui relatif aux enseignants-chercheurs.

* L’analyse des conséquences de la politique gouvernementale sur la réorganisation des universités et des organismes (fusions, regroupements, etc.) et le poids des régions.

* La mise en place des Espé et les conséquences de la loi sur l’École. Nous aurons également l’occasion d’évoquer toutes les difficultés du dialogue social au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR).

Comptant sur votre présence, Bien cordialement. Pour les organisations

Arnaud LE NY (SNESUP-FSU) - Daniel STEINMETZ (SNTRS-CGT) Contacts pour confirmer votre présence : Snesup-FSU : Carmen Alava - 0659126981 Sntrs-CGT - Laetitia Lefebvre - 0149583585

le 4 octobre

http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/ ... ur-et-1300
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Montpellier : Université Paul-Valéry : Ni austérité, ni stat

Messagede fabou » 09 Oct 2013, 12:15

Montpellier : Université Paul-Valéry : Ni austérité, ni statut quo, nous voulons autre chose !

Article publié dans SCALPel n°1.

Le 17 septembre, la petite communauté universitaire s’est réveillée avec la gueule de bois. En cause, un e-mail, envoyé par la présidente de l’Université Montpellier III, Anne Fraïsse (la même qui, lors des précédents mouvements sociaux, avait appelé les CRS pour matraquer les étudiants en grève), déclarant, l’air grave et solennel, la mise en place de plusieurs mesures de rigueur budgétaire, dont, notamment, la fermeture de l’antenne de Béziers ainsi qu’une limitation des inscriptions, via la mise en place d’un tirage au sort pour sélectionner les nouveaux étudiants.

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Pourquoi ces annonces médiatiques tout à coup ?

Ici, il n’est nul question de convictions ni de hasard. Si Anne Fraïsse se met soudainement à claironner partout vouloir « sauver sa fac », il s’agit avant tout pour elle de sauver ses deux sources de revenus personnels, la présidence de la fac, ainsi que son poste de professeur de lettres classiques.

Rappelons qu’en réalité, rien n’oblige la fac à mettre en place ces mesures. Le déficit budgétaire de la fac, chiffré à 3 millions d’euros, risque de conduire la fac à être mise sous tutelle du rectorat l’an prochain, mais en aucun cas de la faire fermer. Anne Fraïsse perdrait ainsi son poste de présidente … Mais ce n’est pas tout. Ce que le gouvernement préconise, c’est de fermer les licences à petits effectifs, on voit là bien que le petit parcours « lettres classiques », celui ou Mme Fraïsse enseigne, se trouverait donc menacé.

Il apparaît donc qu’à un petit calcul personnel s’ajoute ainsi un calcul purement politicien. En effet , il s’agit surtout ici pour la présidente de la fac, à quelques mois des élections universitaires, de se mettre en avant, et de se racheter à peu de frais un vernis contestataire, alors qu’avec son équipe, ainsi que la majorité des élus étudiants, elle a appliqué consciencieusement les réformes ultralibérales (LRU, loi Fioraso) qui mènent aujourd’hui à la situation actuelle de la fac !

Refuser ces mesures … et après ?

Ces mesures austéritaires sont à combattre, car elles s’inscrivent dans un contexte d’une vaste offensive menée contre les jeunes, les précaires et les vieux, comme en témoigne la réforme des retraites mise en place par le gouvernement actuel, qui ne fait qu’amplifier de façon désastreuse les mesures prises par les précédents gouvernements. En ce qui concerne l’UM3, revenir à la situation antérieure serait certes moins pire, mais cela ne remettrait ni en question le caractère profondément inégalitaire de l’enseignement supérieur, ni la fonction de reproduction du modèle social qu’assure la fac. Or, nous voulons nous situer résolument du côté de l’émancipation, c’est à dire du côté du refus sans concessions de ce modèle social qui exploite nos corps, occupe nos esprits, pollue nos relations et détruit notre monde.

Et c’est pour cela qu’il nous apparaît nécessaire de construire une lutte autonome et créative, dépassant le cadre étriqué des revendications réformistes, dans laquelle de nouvelles pratiques anti-autoritaires naîtront, s’affranchissant des habituels défilés de politiciens en herbe que sont les AG. De cette lutte, nous l’espérons, émergera l’envie et l’expérience, même fugace, d’un futur débarrassé de toutes les formes de dominations.


http://scalp34.wordpress.com/2013/10/09/universite-paul-valery-ni-austerite-ni-statut-quo-nous-voulons-autre-chose/
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Re: L'université en lutte

Messagede Blackwater » 11 Oct 2013, 21:58

A Grenoble, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a (il y a quasi que Solidaires Etudiant-e-s comme réelle organisation de lutte sur le campus)...Nous avons tracté sous forme de barrages filtrants la semaine précédent la première AG et on a ramené quasi 50 personnes. Peut-on espérer un plus grand réveil de la part des étudiants?

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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 16 Oct 2013, 00:34

AG contre Fusion universitaire et austérité budgétaire
Réapproprions-nous l’Université.

- AG à Paris 13 : mardi 15 octobre de 11h45 à 13h45 (amphi7)
- AG à Paris 3 : le jeudi 17 octobre à 12h (salle D03)
- AG à Paris 7 : le vendredi 18 octobre à 12h15 (amphi A1)
- AG à Paris 5 : le jeudi 7 novembre (lieu à confirmer)

Les exécutifs en ont décidé ainsi : nos universités « fusionneront » en 2016 - si nous les laissons faire !

Paris 3, Paris 5, Paris 7 et Paris 13 vont disparaître au sein d’une superstructure multidisciplinaire dans un contexte plombé par les difficultés financières. Sans concertation, décision brutale venue des instances dirigeantes du PRES, ce projet déjà bouclé se contentera d’être soumis en 2015 à l’approbation des CA de nos universités, devenus de vulgaires chambres d’enregistrement.

Le personnel des différents établissements est, dans sa grande majorité, très inquiet voire tout à fait opposé à ces restructurations.

Et alors ?

Et alors, on s’achemine tranquillement, envers et contre tout, vers une méga-université à la géographie absurde, regroupant plus de 100 000 étudiants. Elle serait plus grosse encore que les regroupements déjà réalisés en France qui, la preuve en est faite maintenant, génèrent un accroissement marqué des déficits, une aggravation du mille-feuille institutionnel, un éloignement des instances décisionnelles des personnels et des étudiants, des gels de postes, la suppression ou la réduction de certaines formations, des conditions de travail détériorées, un service public d’enseignement dégradé...

Les présidents poursuivent avec zèle les politiques imposées par les gouvernements successifs depuis 10 ans sans dénoncer l’asphyxie financière qui en résulte.

On nous avait dit et répété, jusqu’en septembre, quand on ne savait pas encore que la décision avait été engagée en haut lieu dès juillet : « fusion, fédération, confédération ? Rien n’est fait, on en discute, on en discutera, on consultera, on réfléchira, ne vous en faites pas. » C’était faux ! Tout était déjà écrit. Les pseudo-consultations organisées ici ou là ont été des mascarades ; et celles qui ont été sincères n’ont pas été prises en compte.

Il convient aujourd’hui de rappeler l’université à des missions essentielles de service public, missions que seul le service public peut garantir ; l’université doit pouvoir offrir un cadre satisfaisant pour l’enseignement et la recherche, sans que soient constamment mises à mal la démocratie et la collégialité.

Nous devons maintenant reprendre le contrôle de nos universités. Nous devons nous réapproprier l’Université. L’intersyndicale SPC, composée de représentants des syndicats de personnels et d’étudiants CFDT, CGT, FO, FSU, SUD, UNEF, vous invitent à des assemblées générales dans chacune des universités concernées :

- AG à Paris 3 : le jeudi 17 octobre à 12h (salle D03)
- AG à Paris 5 : le jeudi 7 novembre (lieu à confirmer)
- AG à Paris 7 : le vendredi 18 octobre à 12h15 (amphi A1)
- AG à Paris 13 : mardi 15 octobre de 11h45 à 13h45 (amphi7)

http://paris.indymedia.org/spip.php?article14312
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Re: L'université en lutte

Messagede Blackwater » 16 Oct 2013, 22:21

DÉCLARATION DES ORGANISATIONS DE JEUNESSE ET ÉTUDIANTES EN SOLIDARITÉ AVEC LA MOBILISATION DES UNIVERSITÉS !

À l’instar de tout les services publics, comme la Santé ou l’Éducation Nationale, l’Enseignement supérieur subit depuis de nombreuses années les contre-réformes libérales. Elles visent à déréglementer le contenu et à abaisser la qualité de nos formations, à faire entrer le privé dans le financement et la gestion des universités, à adapter la future main d’œuvre que constituent les étudiants et étudiantes aux besoins des grandes entreprises tout en détruisant les garanties collectives que constituaient les diplômes.
La même logique est à l’œuvre lorsqu’il s’agit d’allonger la durée de cotisation pour accéder à la retraite et de baisser les pensions : détruire les acquis sociaux et faire payer la crise aux classes populaires. Pour cette raison, nous, organisations étudiantes et de jeunesse, appelons les étudiants et étudiantes à se mobiliser le 15 octobre aux côtés des salariés contre la "réforme" des retraites actuellement en discussion parlementaire.
Pour mettre un coup d’arrêt à cette logique, une mobilisation commune de tous ceux et celles qui subissent les politiques antisociales sera nécessaire.
Nous soutenons les assemblées générales de Béziers, Montpellier 3, Rennes 2 et Paris 1 ou encore Toulouse-Le Mirail, ainsi que toutes celles qui auront lieu dans les prochains jours contre l’austérité à l’université.
Partout en France, les universités sont confrontées à la pénurie budgétaire. La seule réponse apportée est la mise en place de plans d’austérité locaux qui se traduisent par une sélection accrue, une remise en question des examens (suppression des rattrapages, tirage au sort, ...), des suppressions de filières et d’options, etc, voire la fermeture complète d’une fac à Béziers.
Si ces problèmes sont les mêmes partout, c’est qu’ils découlent d’une même politique nationale. La LRU, votée en 2007 par le gouvernement Sarkozy et maintenue par l’actuel gouvernement, a transféré la gestion des budgets aux universités. La loi Fioraso votée en juin 2013 ne fera qu’aggraver cette situation. Couplée à un désengagement financier de l’État et à la libéralisation de l’Enseignement supérieur depuis plusieurs années, cette autonomie budgétaire est à l’origine de l’ensemble des problèmes qui dégradent au quotidien les conditions d’études et la qualité des diplômes.
Beaucoup d’étudiants et d’étudiantes ont décidé de réagir face à cette situation. L’austérité à l’université n’est pas une fatalité.
Une mobilisation est en cours, à laquelle plusieurs centaines d’étudiants et d’étudiantes participent pour satisfaire leurs revendications. Mais une victoire n’est pas possible si ces luttes se mènent isolées, université par université.
C’est en menant notre combat ensemble, à l’échelle nationale, que nous serons plus nombreux et nombreuses pour gagner sur nos revendications.
Nous appelons donc à une journée nationale de mobilisation étudiante le jeudi 24 octobre.
Nous appelons les étudiants et étudiantes de toutes les universités françaises à se réunir d’ici là en assemblées générales, à discuter et à adopter des plates-formes de revendications notamment :
- Le refus de toutes les mesures d’austérité et des politiques libérales dans les universités
- Le réengagement financier de l’État, des financements à 100% publics à hauteur des besoins
- La titularisation des précaires de l’ESR et un plan pluriannuel d’embauche massive des personnels à hauteur des besoins ;
- La fin de l’autonomie financière des universités à l’origine des problèmes actuels
Communiqué unitaire de Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes, d’Alternative Libertaire, du Nouveau Parti Anticapitaliste et de la Gauche Anticapitaliste.

le 16 octobre

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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 21 Oct 2013, 00:26

A Lyon 2, jeudi 24 octo­bre jour­née de mobi­li­sa­tion uni­ver­si­taire, infor­ma­tion sur les campus, pro­jec­tion/débat sur les retrai­tes et dis­cus­sion sur les pers­pec­ti­ves de luttes.

Lycéens et étudiants, en lutte contre le gouvernement !

Depuis maintenant quelques semaines, plusieurs universités et lycées en France ont été secoués par des grèves et des manifestations, visant chaque fois la politique du gouvernement « socialiste ». Dernière mobilisation en date, celle des lycéens à Paris, La Rochelle, Grenoble, Avignon, etc jeudi 17 octobre contre les expulsions de lycéens et collégiens sans-papiers.

Alors que les décla­ra­tions – et les actions – du minis­tre de l’inté­rieur Valls enva­his­sent l’espace média­ti­que, confir­mant que ce gou­ver­ne­ment mène une poli­ti­que dans la conti­nuité de celle de Sarkozy, les lycéens ont réagi aux expul­sions de Léonarda, 15 ans, arrê­tée pen­dant une sortie sco­laire, et de Khatchik, élève en lycée pro. Les lycéens ont ainsi dit haut et fort que leur ennemi n’était pas l’étranger, comme sem­blent le dire PS, UMP et FN, mais bien la poli­ti­que scan­da­leuse du gou­ver­ne­ment, les rafles de la police, la répres­sion géné­ra­li­sée de la misère sociale. Des dizai­nes de lycées ont été blo­qués et des mil­liers de lycéens ont défilé dans les rues de Paris au cri de « Valls démis­sion ! ».

Symboliquement, c’est également un 17 Octobre qu’en 1961 les algé­riens à Paris se révol­taient contre le racisme d’État,en rom­pant le couvre feu à l’encontre des nords-afri­cains pré­sents en métro­pole. Aujourd’hui, si on ne noie plus les « étrangers » dans la Seine, l’État fran­çais expulse à tour de bras, ren­voyant les immi­grés vers des situa­tions qui les met­tent en danger, tandis que l’Europe se ferme de plus en plus, lais­sant des cen­tai­nes de réfu­giés se noyer en Méditerranée. Si des mil­liers de réfu­giés fuient leurs pays d’ori­gine au péril de leur vie, c’est pour­tant en grande partie à cause des effets de la poli­ti­que de pillage économique de ces pays, notam­ment par la France. Les expul­sions de Léonarda et Khatchik mon­trent à nou­veau l’immense scan­dale de la poli­ti­que du gou­ver­ne­ment en matière d’immi­gra­tion, qui consiste à expul­ser des per­son­nes qui ont fui des condi­tions de vie insup­por­ta­bles dans leurs pays d’ori­gine, alors que celles-ci vivent, étudient ou tra­vaillent en France.

Dans les facs, la colère monte contre la poli­ti­que de casse sociale du gou­ver­ne­ment : à Montpellier, les Assemblées Générales et les mani­fes­ta­tions ras­sem­blent des cen­tai­nes d’étudiants contre les coupes bud­gé­tai­res, qui se tra­dui­sent là-bas par la fer­me­ture d’un site uni­ver­si­taire, la sup­pres­sion de postes de per­son­nels et d’ensei­gnant­set un manque de moyens au quo­ti­dien qui aggrave les condi­tions d’études.

Toutes les uni­ver­si­tés fran­çai­ses sont concer­nées : la loi Fioraso, der­nière mise à jour de la LRU, aggrave une situa­tion fort peu relui­sante. Ce sont ainsi les étudiants et les per­son­nels des uni­ver­si­tés qui vont payer les pots cassés, via des sup­pres­sions de postes, la non-réno­va­tion des campus, la sup­pres­sion en masse de filiè­res jugées « trop chères » (supres­sion de 5800 mas­ters) ou pas assez « pro­fes­sion­na­li­san­tes » (com­pren­dre : qui ne répon­dent pas bien aux capri­ces du patro­nat) voire, à terme, des aug­men­ta­tions de frais d’ins­crip­tions.

La réforme des retrai­tes, énième atta­que contre les tra­vailleurs et la jeu­nesse par la baisse des salai­res et le report effec­tif de l’âge de départ, cons­ti­tue également l’un des prin­ci­paux motifs de la colère des étudiants en lutte. Déjà, des Assemblées Générales se sont tenues dans de nom­breu­ses uni­ver­si­tés à Paris, Toulouse, Dijon, Rennes , Bordeaux, Lille, Caen, Grenoble ou encore en Guyane. Une jour­née de mobi­li­sa­tion dans les uni­ver­si­tés a par ailleurs été déci­dée par des orga­ni­sa­tions de jeu­nesse pour le jeudi 24 octo­bre.

Dans un contexte où c’est toute la poli­ti­que du gou­ver­ne­ment qui cons­ti­tue une atta­que contre nos condi­tions de vie, d’étude et de tra­vail, nous devons dès à pré­sent ren­for­cer la lutte par­tout où cela est pos­si­ble. Chômeurs, tra­vailleurs, étudiants, lycéens : nous fai­sons face à un nombre gran­dis­sant d’atta­ques, qui s’ajou­tent aux dif­fi­cultés de notre quo­ti­dien. Le gou­ver­ne­ment et le patro­nat se moquent de ques­tions qui sont capi­ta­les pour nous : se loger, payer nos fac­tu­res, ache­ter à manger, aspi­rer à autre chose qu’à un avenir assom­bri par la crise du capi­ta­lisme, qu’on cher­che sans cesse à nous faire payer. Le gou­ver­ne­ment pré­fère s’atta­quer à nos cama­ra­des sans-papiers, ren­for­cer l’injus­tice sociale, nous pré­ca­ri­ser nous et nos parents.

Dans nos facs, dans nos lycées, sur nos lieux de tra­vail : orga­ni­sons-nous et lut­tons !

- Jeudi 24 octo­bre : jour­née de mobi­li­sa­tion uni­ver­si­taire. A Lyon 2, infor­ma­tion sur les campus, pro­jec­tion/débat sur les retrai­tes et dis­cus­sion sur les pers­pec­ti­ves de luttes.

- Après les vacan­ces uni­ver­si­tai­res : Assemblée Générale à l’uni­ver­sité Lyon 2 (plus d’infor­ma­tions dès la ren­trée).

FSE, section lyonnaise de Solidaires étudiantEs-Syndicats de lutte

http://rebellyon.info/?Lyceens-et-etudiants-en-lutte
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Re: L'université en lutte

Messagede Blackwater » 21 Oct 2013, 17:35

Voilà ce qu'on a fait à Grenoble ce matin :wink:

Compte-rendu de la journée d’action du 21 Octobre 2013 (Vidéo à venir)
Publié le octobre 21, 2013
Pour sa première apparition officielle, le comité de mobilisation de Grenoble contre la loi Fioraso avait choisit un rendez-vous plein de sens : Le conseil d’administration du PRES de Grenoble, qui avait lieu ce Lundi entre 9h et 12h dans la salle des colloques du BSHM. Afin de ne pas perturber le bon déroulement de l’action (déplacement in-extremis de la réunion par les bureaucrates), le com’mob n’avait volontairement pas communiqué sur cette action. Maintenant que celle-ci s’est déroulée dans la joie et la bonne humeur, nous pouvons vous en rendre compte.

Après s’être réuni-e-s un peu à l’écart, les militant-e-s du com’mob se sont rendu, plein-e-s de bruit, de slogan et de chansons au seconde étage du BSHM où se déroulait une triste réunion, de technocrates élus par personne et qui décident pour tout le monde. Pour eux, le programme du jour c’était de voter les multiples partenariats public-privés (comprenez financement des entrepreneurs par l’Etat) visant à la rénovation de notre campus qu’ils disent d’excellence (comprenez sans classe populaires, sans qualification et sans expérience critique). Pour plus d’informations, n’hésitez pas à lire l’ordre du jour de ce conseil d’administration ici : Ordre du jour du CA du PRES de Grenoble (21/10/13)

Cette bande d’encravaté-e-s ne fut ainsi pas tout à fait ravie de nous voir débouler au milieu de son conseil d’administration, dont les enjeux semblaient d’importance. Après avoir chantés de plus belle, trois textes furent lu. Le premier se trouve dans l’article précédent et concerne directement la loi de privatisation de l’université de Fioraso, le second concernait l’expulsion des jardins d’utopie, potagers collectif et autogérés actifs depuis près de 7 ans sur le campus grenoblois (Pensez à signer la pétition ici). Le troisième concernait enfin, l’une des conséquences immédiate de la loi Fioraso : la création de France université numérique, la plateforme d’hébergement de cours en ligne qui permettra très rapidement de se passer d’un bon nombre d’enseignant-e-s en chairs et en os, comme on le sait trop chers pour le contribuable.

Une fois le message passé, les bureaucrates furent assez déçu de voir que nous comptions point quitter la salle de réunion. Plutôt de que de nous faire participer à ce conseil qui nous concerne, nous étudiant-e-s, bien plus que n’importe qui, les bureaucrates ont préférés partir, nous abandonnant par la même un buffet de petit déjeuner bien mérité.

BUREAUCRATES : 0

ETUDIANT-E-S : 1

Mais déjà la salle quittée et les bureaucrates évacués que nous sifflaient aux oreilles une joyeuse rumeur : Mme Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur, grande architecte du nouveau projet de privatisation de l’université serait attendue, aujourd’hui à Grenoble pour allez distribuer les susucres à ses chienschiens les plus zélés, comprenez les présidents des universités de Grenoble. Ni une ni deux, un nouveaux rendez-vous est fixé en fin matinée. A 11h50 la nouvelle tombe : Geneviève est là, l’occasion parfaite de lui faire passer notre message : Retire ton projet de loi, Abroge la LRU, réinjecte massivement de l’argent dans l’université et fout les patrons dehors. En somme, démerde toi pour que l’université devienne laïque, gratuite, critique et populaire. Nous revoilà en route pour l’administration centrale de l’UPMF où Geneviève déjeune. Arrivés aux portes de la salle de réunion, les slogans tonnent et l’entrée nous ait refusée. Finalement la porte s’ouvre, Geneviève à été évacuée par la porte de derrière. En bas, la police qui était aux abonnés absent depuis le début de la matinée et finalement massivement arrivée. Dommage pour eux, aucune insulte n’a été proférée, personne n’a été violenté, pas un objet cassé ni même une feuille de papier froissée, seulement un message : NON A LA LOI FIORASO.

La bande de gai-e-s luron-e-s repart libre et satisfaite.

ETUDIANT-E-S : 2

BUREAUCRATES : 0

Image


http://mobilisationfacgrenoble.wordpres ... o-a-venir/
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Re: L'université en lutte

Messagede Blackwater » 23 Oct 2013, 20:41

Refuser la peur, résister et riposter

Depuis quelques jours, des mobilisations se construisent dans les établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche, alors que les lycéen-ne-s sortent dans la rue pour s’opposer à l’expulsion de leurs camarades.
Ces mobilisations se heurtent à la police qui use de gaz lacrymogènes contre les lycéen-ne-s en lutte, violente et arrête les militant-e-s pour le droit au logement.
Plus préoccupant encore, une militante de l’Unef Paris 1 a été agressée à coups de cutters après avoir reçu des menaces en lien avec son activité syndicale.
Notre fédération qui participe aux mobilisations dans les établissements d’éducation publique et privée, est consciente que la lutte pour des systèmes de solidarité universelle s’accompagne de son lot d’oppositions réactionnaires. Nous savons, et nous en faisons l’expérience, que lutter pour l’instruction publique et la sécurité sociale universelle nous expose aux menaces des opposants à l’égalité.
Depuis 10 ans, les universités sont en lutte quasiment chaque année pour refuser la libéralisation du service public d’enseignement supérieur et de la recherche. Des dizaines de milliers de lycéen-ne-s ont manifesté contre les projets de casse de l’éducation nationale, contre la sélection et l’appauvrissement des contenus et aujourd’hui contre l’expulsion de camarades. Des milliers d’enseignant-e-s se sont battu-e-s pour que l’éducation reste un droit et non un privilège.
L’extrême droite qui se plaint d’être diabolisée, ostracisée, bénéficie de la complaisance des médias qui relayent largement ses discours tandis que les discours émancipateurs peinent à se faire entendre.
En tant que syndicat héritier des luttes pour les acquis sociaux, des luttes pour l’éducation ouverte à toutes et tous, de celles qui ont combattu le fascisme et les dictatures du XXe siècle, nous disons haut et fort que la peur n’est pas dans notre camp. Que nous ne nous laisserons jamais intimider par des gens qui ne savent qu’agresser ceux et celles qu’ils considèrent être la cause du problème et menacer les actrices et acteurs de la lutte sociale. Que nous nous sentons plus fort-e-s que ceux qui n’ont jamais fait qu’œuvrer pour la casse des droits des travailleur-se-s et qui les opposent entre eux/elles.
Autogérer nos luttes, par les Assemblées Générales et les Coordinations Nationales et dans tous nos espaces quotidiens est un acte antifasciste.
Développer une éducation libre, gratuite et critique de la crèche jusqu’à l’enseignement supérieur est un acte antifasciste.
Lutter pour un travail émancipateur est un acte antifasciste.
Réfléchir les rapports de domination qui se jouent à chaque moment de nos vies et travailler à les éradiquer est un acte antifasciste.
Régulariser tou-te-s les sans-papiers est un acte antifasciste.
Permettre à toutes et tous l’accès à un logement et à un revenu décent est un acte antifasciste.
Se battre pour empêcher les licenciements, les fermetures d’entreprises et développer les droits syndicaux, est un acte antifasciste.
Faire entendre notre voix, coûte que coûte, est un acte antifasciste.
Arrêtons de leur donner la parole, ils l’ont trop. Ils l’ont quand ils agressent. Ils l’ont quand une école ferme, et quand un centre de rétention ouvre. Quand un-e camarade meurt.
Ils l’ont autant que l’élite à laquelle ils disent ne pas appartenir tout en défendant ses intérêts.
Organisons la solidarité !
Défendons nos acquis sociaux ! Refusons la casse de l’éducation publique ! Faisons taire l’extrême droite !
Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes

http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/ ... esister-et

L’éducation est un droit, pas un privilège !
Tou-te-s ensemble, continuons la mobilisation !
Depuis maintenant plusieurs semaines des débuts de mobilisation ont lieu dans des dizaines d’établissements de l’enseignement supérieur face à un même constat : l’autonomie budgétaire mise en place avec la LRU (Loi de Responsabilité des Universités) en 2007, et dont la loi Fioraso votée en Juillet 2013 n’est que l’aggravation, conduisent nos universités au bord de la faillite. Plutôt que de s’y opposer fermement, les Conseils d’Administrations gèrent laborieusement la situation.
Les conséquences pour nous sont immédiates : TD surchargés, réduction de l’offre d’enseignement (suppression de filières, d’options...), capacités d’accueil réduites avec pour effet des centaines d’étudiantes et d’étudiants privé-e-s d’inscription, suppression d’une université (Béziers), recours massif aux emplois précaires, suppressions et gels de postes.
C’est contre ces effets directs, conséquences des réformes néo-libérales de l’université, que des AG ont lieu comme à Montpellier, Toulouse, Rennes, Paris, Saint-Denis et dans de nombreuses autres villes. Au niveau des écoles du travail social et des filières sociales et médico-sociales, des mobilisations se construisent sur la question des stages sur Bordeaux, Rennes, Montrouge-Paris, Montpellier et une dynamique s’enclenche dans d’autres villes (Besançon, Grenoble, …). L’IRTS (Instituts Régionaux du Travail Social), de Rennes a appelé il y a quelques jours à une Coordination Nationale des IRTS, qui aura lieu chez eux le 16 Novembre.
Dans le même temps les lycéen-ne-s se sont mobilisé-e-s avant leurs vacances par rapport à l’expulsion de deux de leurs camarades, demandant la démission du ministre de l’intérieur et appelant à l’arrêt des expulsions. Tous ces mouvements sont l’expression d’un refus des politiques de casse de l’éducation et de répression envers les immigré-e-s.
En dehors du fait que c’est une forte dégradation des conditions de travail et d’accès à l’éducation, c’est la fin d’un modèle d’enseignement supérieur que nous sommes en train de vivre, et ce depuis plus de dix ans maintenant. Il faut se rendre à l’évidence, il y a urgence à rompre avec ces réformes libérales qui mettent fin à ce qui fut un bien public.
Le type d’enseignement supérieur dont nous disposons ne concerne pas seulement les étudiant-e-s et les personnels qui y travaillent mais l’ensemble de la société. Pour repousser ces transformations réactionnaires et aller plus loin dans ce qui a été réalisé à l’époque de la massification scolaire, il nous faut construire des luttes afin de réactualiser l’idée d’une université réellement ouverte à tous et toutes, sans conditions, critique, émancipatrice, populaire et démocratique !
Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes, appelle à :
une première journée de mobilisation et de grève le Jeudi 24 Octobre
la manifestation parisienne ce même jour, à 14H à Denfert-Rochereau, qui se dirigera vers le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche
la convergence des universités, des écoles du travail social et lycées en lutte, pour une mobilisation contre les politiques libérales de casse de l’éducation et de l’enseignement supérieur
l’auto-organisation du mouvement, par des Assemblées Générales et des Coordinations Nationales
Nous exigeons :
L’abrogation de la loi Fioraso et de la LRU
Le réengagement financier total de l’État dans l’éducation et l’enseignement supérieur et de recherche
Un salaire socialisé pour tou-te-s les étudiant-e-s
L’accès de toutes et tous à l’éducation, sans distinction
La délivrance automatique de papiers pour toutes les personnes inscrites dans l’enseignement français
Une éducation et un enseignement supérieur gratuit, public, émancipateur et critique
Tou-te-s ensemble, luttons pour une nouvelle éducation, renforçons la mobilisation !
Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes

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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 28 Oct 2013, 14:31

Grenoble par Solidaires Étudiant-e-s Grenoble
Une première journée nationale de mobilisation contre la casse de l’enseignement supérieur, qui en appelle d’autres !

info grenoble : suite aux décision de la 3ième AG de Grenoble, la 4ième se tiendra a la rentrée le Mercredi 6 Novembre a 12h au petit amphithéâtre extérieur en béton entre l’UFR Arsh et le Bshm, commençons dès a présent a faire tourner l’information !]

Les universités ont répondu présentes à l’appel lancé pour une journée commune de mobilisation le 24 octobre contre la casse de l’enseignement supérieur et de la recherche. Dans plusieurs universités les étudiant-e-s se sont mis-e-s en grève, des présidences se sont vues envahies, des AG ont eu lieu dans de nombreux établissements comme à Caen, Paris 3, Toulouse ou encore Grenoble. A Montpellier a eu lieu une marche nocturne de 500 personne tandis qu’à Paris, une manifestation a réuni 600 étudiant-e-s et lycéen-ne-s autour d’une revendication commune : "Pour une éducation ouverte à toutes et tous, des moyens pour étudier, pas pour expulser !"

Les établissements universitaires de la formation et de la recherche publique sont pour la plupart dans un état désastreux, à cause du désengagement financier de l’état, organisé par la LRU (Loi des libertés et responsabilités des Universités, votée en2007). C’est le constat porté par les assemblées générales, depuis maintenant trois semaines, qui, bien que se mobilisant sur des problèmes locaux, pointent du doigt l’origine de la situation, c’est-à-dire les politiques libérales, menées par tous les gouvernements, dans le cadre du processus de Bologne. A cela s’ajoute la nouvelle loi cadre de l’ESR (loi Fioraso), votée ce mois de Juillet, qui instaure de nouvelles mesures comme l’obligation de fusions ou regroupements d’établissements publics et privés, une orientation plus sélective entre le lycée et l’université, une disparition de la recherche en Licence, au profit de l’acquisition de "compétences". Sous prétexte de "lisibilité des diplômes", cette loi entraine aussi la disparition de nombreuses filières et spécialités de masters.

Particulièrement, le mot d’ordre "L’université n’est pas une entreprise" semble être de la plus grande actualité étant donné que le ministère a annoncé cette semaine la création d’un statut d’étudiant/entrepreneur et l’instauration de cours entrepreneuriat et d’innovation dans toutes les filières, et ce dès la licence. Depuis l’année dernière les personnels, BIATOSS, enseignant.e.s, chercheurs.ses et syndicats de l’ESR dénoncent cette nouvelle loi qui impose de nouvelles normes de compétitivité et de rentabilité. Le fonctionnement des universités, les enseignements et la recherche en sont gravement altérés ; cela détruit nos conditions de travail et d’études.

Il nous semble donc primordial de rappeler, pendant que les lycéen-ne-s descendent dans la rue contre l’expulsion de leurs camarades, au moment où des syndicalistes se font agressées par des membres de l’extrême-droite et que différents secteurs de l’éducation se mobilisent et convergent vers une réelle opposition aux mesures gouvernementales, que nos lieux d’études se doivent d’être ouverts à toutes et tous, qu’ils se doivent d’être des lieux d’émancipation ; il est urgent de lutter offensivement.

Contre la marchandisation du savoir, contre la loi Fioraso !
Pour une éducation publique, gratuite,laïque, critique et populaire, ouverte à toutes et tous, il est temps d’agir !

Solidaires Étudiant-e-s appelle toutes et tous à se mobiliser !


http://grenoble.indymedia.org/2013-10-2 ... re-journee
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 29 Oct 2013, 11:51

Comité de mobilisation de Grenoble en action, vidéo

Envahissement du conseil d'administration du PRES (Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur) de Grenoble, appelé à acter la fusion des universités et par là même une baisse drastique des moyens. Face à cela, des étudiant-e-s de Grenoble, en lutte contre la privatisation de l'université et favorable à une université laïque, gratuite, critique et populaire ont décidé d'envahir ce lieu de décision illégitime afin de transmettre leur message.

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Re: L'université en lutte

Messagede Blackwater » 30 Oct 2013, 04:43

D'ailleurs on était 5 d'AL à cette action!
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Re: L'université en lutte

Messagede Pïérô » 31 Oct 2013, 15:56

Bin, tu pouvais pas faire passer les infos ? :wink:

D'ailleurs il y a même un blog :) :
Grenoble mobilisé contre la loi Fioraso !
http://mobilisationfacgrenoble.wordpress.com/



Sur Montpellier
Infos piochées sur Démosphère

lundi 4 novembre 2013 à 18h
UNIVERSITÉ PAUL VALERY - UM3
Réunion du comité de mobilisation contre l'austérité à la fac paul va
Entres les amphi A,B et C (parvis des amphis) avant de trouver une salle
Le comité de mobilisation execute les décisions de l'AG... Il est ouvert à tout le monde.
2 grosses actions à organiser... N'hésitez pas à venir, on a besoin de monde...
RDV 18h Entres les amphi A,B et C (parvis des amphis) avant de trouver une salle

mercredi 6 novembre 2013 à 6h
blocage de la fac paul va contre l'austérité
A Paul va, comme ailleurs.... STOPPONS LA RIGUEUR!
Blocage de la fac toute la journée.
Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas venir à la fac, cela veut dire qu'il faut venir tenir le blocage afin qu'il n'y ait pas cours et profiter de ce moment là pour se mobiliser, prendre son avenir en main, ne pas se résigner à subir l'austérité des puissants, prendre conscience: VENIR EN AG. Sinon le blocage n'aura servi à rien.
10h Assemblée Générale
Cela vous concerne. Cela est votre avenir. Choisissons la fac dans laquelle on veut étudier, le monde dans lequel nous voulons vivre.
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Re: L'université en lutte

Messagede Pïérô » 02 Nov 2013, 08:09

Bulletin "Facs en lutte ! " avec un état de la mobilisation
pdf : http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/ ... te_4-3.pdf
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