L'université en lutte

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 11 Oct 2009, 11:23

Appel de juristes : non à une Université à deux vitesses (4 octobre 2009)

Nous, enseignants-chercheurs en droit, avocats, magistrats, soucieux du respect de l’égalité des étudiants devant le service public de l’enseignement supérieur, tenons à alerter tous ceux qui aspirent à la pérennité des principes fondamentaux qui fondent le modèle universitaire français et, plus particulièrement, la communauté des juristes et des étudiants en droit, de ce qui suit :

Il y a un an, l’université Paris-II innovait en créant un « collège de droit », consistant, selon les propos tenus par son Président dans son blog, à « offrir un parcours spécifique qui exploite au maximum les potentialités de nos meilleurs étudiants et qui réponde vraiment à un besoin du marché ». Depuis, d’autres universités semblent vouloir suivre cette voie : Paris-I, Montpellier, Toulouse, bientôt Bordeaux- IV...

L’exemple de Paris II est édifiant : seuls les étudiants ayant obtenu mention très bien au baccalauréat peuvent s’inscrire à ce collège du droit, moyennant la somme conséquente de 200 euros qui s’ajoutent aux frais d’inscriptions du cursus classique, afin de suivre 130 heures annuelles d’enseignements complémentaires dans des disciplines telles que la philosophie, la sociologie du droit ou le droit comparé. Ce collège, qui se superpose à la formation classique des trois années de licence, délivre un diplôme d’université (DU) ne répondant pas à une spécialisation, comme c’était jusqu’alors le cas, mais à un complément à la formation de base offerte à la masse des étudiants, destiné à renforcer la culture générale d’une petite élite dès la première année des études universitaires. Cette innovation a été présentée comme une solution permettant aux universités d’entrer dans la « bataille de l’excellence » afin de « concurrencer les grandes écoles » pour que nos universités, sur le modèle de Paris II, demeurent « compétitives » sur le « marché » de la formation universitaire.

Nous condamnons fermement la mise en place d’une Université « à deux vitesses », qui institutionnalise la discrimination entre étudiants mais aussi la concurrence entre universités.

• Il s’agit, dans les faits, de former deux catégories d’étudiants :

une catégorie censée constituer une « élite », en outre financièrement capable de s’acquitter de frais d’inscription supplémentaires, aspirant à une meilleure formation susceptible de mieux la positionner sur le marché de l’emploi (4,4% des étudiants inscrits en première année de droit à Paris II, en 2008/2009) ;
une autre catégorie, la « masse », stigmatisée dès la première année comme nécessairement moins bonne, et à laquelle ne serait assurée qu’une formation standard, la fragilisant nécessairement sur le marché du travail. Tout étudiant a le droit de suivre les mêmes enseignements qui lui permettent d’acquérir une culture générale. Aujourd’hui la discrimination est telle, tant pour les concours de la fonction publique que pour l’accès aux emplois privés, que l’on ne peut accepter qu’un étudiant puisse voir son destin grevé dès l’origine.

• Il s’agit, en réalité, de susciter une concurrence débridée entre universités, contraignant les étudiants à s’inscrire dans l’université présentant la meilleure « offre », en termes d’« excellence », de sorte qu’un tel projet serait nécessairement présenté comme « inéluctable » par les « pragmatiques ».

Nous condamnons fermement la logique de privatisation dans laquelle s’inscrit nécessairement cette formation universitaire « à deux vitesses ». En effet, l’habilitation ministérielle n’est obtenue, conformément à la philosophie de la Loi « Pécresse », que si le DU « s’autofinance », par l’acquittement de frais d’inscriptions supplémentaires notamment, ce qui démontre que cette sélection ne s’opère pas que sur des critères prétendument méritocratiques. De plus, la création de « Collèges de droit » s’inscrit dans l’incessante politique de restriction budgétaire puisqu’elle permettra de justifier la réduction du nombre de matières offertes au plus grand nombre des étudiants et donc des postes d’enseignants amenés à les dispenser.

Nous appelons tous ceux qui voient en l’Université un Service Public destiné à offrir au plus grand nombre un enseignement de qualité, à se mobiliser pour éviter de telles dérives.

Premiers signataires : Michèle BONNECHERE (Professeur de droit privé à l’Université d’Evry, Val d’Essonne), Valérie BOYANCE (Avocate au Barreau de Bordeaux), Emmanuel GAYAT (Avocat au Barreau de Seine Saint Denis), Julien GIUDICELLI ( Maître de conférences en droit public à Bordeaux IV), Gilles J. GUGLIELMI (Professeur de droit public à Paris II), Pierre LANDETE (Avocat au Barreau de Bordeaux, ancien membre du Conseil de l’ordre, ancien Président de l’Institut de défense des étrangers), Jean-Pierre MAUBLANC (Professeur de droit public à Bordeaux IV), Emmanuelle PERREUX (Présidente du Syndicat national de la magistrature), Mireille POIRIER (Maître de conférences en droit privé à Bordeaux IV, membre du Conseil national des Universités), Marc RICHEVAUX (Magistrat, Maître de conférences en droit privé à l’Université du Littoral-Côte d’Opale, membre du Conseil national des Universités), Mathieu TOUZEIL-DIVINA (Maître de conférences en droit public à Paris Ouest-Nanterre, La Défense), Jean-Marc TRIGEAUD (Professeur de droit privé à Bordeaux IV), Marie-Thérèse VIEL (Maître de conférences en droit public à Bordeaux IV)…

Pour vous joindre à cet appel : mireille.poirier@u-bordeaux4.fr ou julien.giudicelli@u-bordeaux4.fr
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Messagede Nico37 » 13 Oct 2009, 19:49

SNESUP-FSU Nord Pas de Calais - Communiqué de presse du 12 octobre 2009 : Non à la fermeture du centre IUFM de Douai !

Le SNESUP-FSU, première organisation syndicale des enseignants du supérieur, a pris connaissance de la « décision » du président Christian Morzewski de l’université d’Artois de fermer sine die le centre IUFM de Douai.

D’une part et sur la forme, la légalité de cette « décision » apparaît extrêmement contestable : annoncée lundi 5 octobre aux personnels de ce centre, elle a manifestement été prise unilatéralement, alors qu’une telle mesure nécessitait les avis préalables d’au moins quatre instances de l’université : le Conseil d’école de l’IUFM, le Comité Technique Paritaire, le Conseil des Études et de la Vie Universitaire et le Conseil d’administration.

En outre, cette « décision » a été prise au mépris flagrant de la convention-cadre conclue au lendemain de l’intégration de l’IUFM à l’université d’Artois, qui pose le principe de la collaboration entre les 6 universités de l’académie en matière d’organisation de la formation des enseignants.

Le SNESUP-FSU Nord Pas de Calais se réserve ainsi la faculté de saisir le juge administratif en annulation de cette décision.

D’autre part et sur le fond, cette « décision » est mal fondée. Son auteur invoque la simple application de la loi : mais quelle loi ? Ni la loi LRU, ni les textes réglementaires ou circulaires publiés à ce jour sur la réforme de la formation des enseignants n'imposent de telles fermetures.

Peut-être le président de l’université d’Artois se réfère-t-il à une allusion à la suppression des IUFM dans un discours prononcé l’an dernier par le président de la République, ce qui reviendrait à reconnaître force de loi à ses propos…Ce serait d’autant plus surprenant que la puissante bataille menée au premier semestre de cette année par la communauté universitaire a, précisément, conduit le gouvernement à reculer sur de tels projets. Que cache cette volonté d’anticiper sur des dispositions légales très hypothétiques, sinon le projet personnel du président Morzewski, également annoncé à la presse sans consultation des instances de l’université, de création d’un « campus » à ARRAS dont tout porte à croire qu’il s’agit d’une tentative de contre-feu au Campus Grand Lille ?

Cela, incidemment, illustre le danger créé par le campus lillois de « dommages collatéraux » pour les trois autres universités de l’académie et leurs territoires d'implantation, que dénonce par ailleurs le SNESUP-FSU depuis plus d’un an, et encore récemment lors du Conseil Académique de l’Education Nationale du 5 octobre dernier.

Enfin et en opportunité, indépendamment même des inévitables conséquences dommageables d’une telle décision du point de vue des intérêts légitimes des collectivités territoriales directement concernées, il s’agit d’un véritable coup de force, première étape vers le monopole par la seule université d’Artois d’une mission nécessitant, au contraire, une coopération interuniversitaire académique renforcée. Il s’agit aussi de confier la formation des enseignants aux seules UFR et Facultés de cet établissement alors qu’elles n’en ont manifestement pas toutes les compétences, au détriment de la qualité de la formation professionnelle des enseignants que les formateurs qualifiés et expérimentés de l’IUFM sont en mesure d’apporter.

Comment ne pas craindre que la fermeture du centre IUFM de Douai, au prix de nombreuses reconversions imposées, voire de licenciements, que le président Morzewski semble envisager sans états d’âme, ne préfigure la disparition, à terme, des autres centres ?

Le SNESUP-FSU exige du président Morzewski qu’il retire son projet immédiatement et sans conditions.
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Messagede Nico37 » 17 Oct 2009, 15:48

MOTION EVOLUTION DES CARRIERES DES MAGASINIERS DE BIBLIOTHEQUES

Adressée aux autorités de tutelle

Nous, représentants des personnels de la bibliothèque de l'université Paris 8 réunis en CPE le 6 octobre 2009, déplorons les faibles perspectives d'évolution de carrière pour nos collègues magasiniers, comme en témoignent la liste toujours plus longue des personnels (20 cette année) répondant aux critères de promouvabilité et le faible taux de candidats promus. Le corps des Assistants de Bibliothèque est devenu pratiquement inaccessible alors qu'il nous était
présenté lors de sa création comme une vraie possibilité de débouché en catégorie B.

• Nous dénonçons ce jeu de dupes qui consiste à demander au personnel magasinier d’effectuer des tâches initialement dédiées à la catégorie B pour pouvoir prétendre accéder à cette dernière alors que le nombre de postes à pourvoir est insignifiant au regard du nombre d’agents concernés.
• Nous nous inquiétons pour les magasiniers effectuant consciencieusement les tâches qui leur sont dévolues – tâches qui sont en perpétuelle augmentation – et dont les perspectives d’évolution de carrière sont limitées aux concours internes.
• Nous demandons instamment au ministère de tutelle de porter une attention particulière à cette situation et de rétablir un juste équilibre en augmentant de façon significative le nombre de poste à pourvoir dans le corps des Assistants de Bibliothèque afin d’éviter le découragement et la démotivation d’un personnel à la base d’un édifice pyramidal appelé à devenir instable.

Les élus SNASUB-FSU et SNPREES-FO de la commission paritaire d’établissement du S.C.D PARIS 8


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Messagede Nico37 » 21 Oct 2009, 22:42

Motion des conseils des IUT de l'Université Paul Sabatier réunis en session extraordinaire le 5 octobre 2009


Dans le cadre de la nouvelle autonomie des universités, les IUT ont perdu leur dotation spécifique (budget et emplois) du ministère. Les directeurs et Présidents d'IUT ont demandé que le ministère s'implique dans une identification claire des moyens et des responsabilités dévolus aux IUT : poursuite d'un financement à la hauteur des besoins des formations technologiques via les universités, soutien à la mise en place par les universités d'un Contrat interne d'Objectifs et de Moyens avec leurs IUT. Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a déclaré à plusieurs reprises que les IUT représentaient une formidable réussite, qu'elle veillerait à ce qu'ils ne soient pas maltraités, et a promulgué en mars 2009 une circulaire qui rappelle les termes du Code de l'Education à propos du statut des IUT et impose aux universités la mise en place de contrats d'objectifs et de moyens avec leurs IUT.

Aujourd'hui, force est de constater qu'un grand nombre d'universités n'a pas respecté la circulaire de la ministre : pas de signature de contrats d'objectifs et de moyens et/ou démembrement du budget des IUT. Les conseils d'IUT perdent peu à peu leurs prérogatives et leur raison d'être, la disparité de traitement devient la règle.

A l'Université Paul Sabatier de Toulouse, les COM 2009 ont été signés en juillet 2009. Pourtant, la situation des deux IUT devient de plus en plus intenable:
Structuration budgétaire 2010 proposée au mois de septembre par le président qui retire de fait aux conseils et aux directeurs d'IUT la qualité d'ordonnateur de droit des deux tiers des recettes et des dépenses,
Contestation du rôle des IUT dans la responsabilité des Licences Professionnelles,
Absence de concertation et d'arbitrage sur des questions importantes qui concernent directement les IUT,
Absence de positionnement des IUT dans le texte stratégique de l'UPS et contestation permanente de la place des IUT dans l'université.
Le Président de l'UPS, qui a bien voulu participer à cette session extraordinaire, n'a pas levé ces inquiétudes.
Les conseils des deux IUT réaffirment leur attachement au caractère universitaire des IUT et à l'autonomie de gestion qui les responsabilise et qui a permis le développement de leur efficacité..

Ils demandent :
au Président de l'UPS que l'Université définisse clairement la place et les missions des IUT dans le respect des règles posées par le Code de l'Education et rappelées dans la circulaire 2009-1008.
à la Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche de prendre des mesures incontestables et immédiates de régulation nationale pour éviter le démantèlement progressif de tous les IUT.
Ils mandatent les Directeurs et Présidents d'IUT :
pour alerter les partenaires socio-économiques et politiques de cette situation et
pour mettre en œuvre les conditions qui garantissent la maîtrise autonome des moyens des IUT au sein de l'Université

Adoptée à l'unanimité moins une abstention
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 24 Oct 2009, 20:22

CNFDE : réunion de rentrée

2008-2009 : une mobilisation sans précédent de tous les acteurs de la formation des enseignants a imposé un moratoire partiel d'un an sur la mise en place d'une réforme unanimement reconnue comme calamiteuse. Mais la volonté du gouvernement reste entière et la publication des décrets sur la "mastérisation" en juillet 2009 (concours en M2, suppression du stage dans les conditions actuelles pour les lauréats des concours 2009) montre qu'il poursuit les mêmes finalités : économies généralisées, démantèlement des IUFM et de leur potentiel de formation, dégradation de la formation professionnelle des enseignants, affaiblissement des masters recherche, notamment en Lettres et Sciences Humaines, mise en concurrence des établissements, création d'un marché de la formation des enseignants où les opérateurs privés commencent à intervenir, dénaturation des concours et baisse des postes, constitution d'un vivier de diplômés disponibles pour des embauches précaires, remplacement des enseignants titulaires par des étudiants, etc.
Quelle est la situation en cette rentrée universitaire ? Comment les établissements réagissent-ils aux manoeuvres gouvernementales ? Dans quel état d'esprit les enseignants et les candidats aux divers concours abordent-ils cette année "de transition" ? Quel est l'état des forces et quelles sont les perspectives de lutte aujourd'hui ?
La Coordination Nationale de la Formation des Enseignants fait le constat suivant : l'année dernière, l'unité a été payante. Tous ensemble, nous avons pu bloquer la remontée des maquettes dans toute la France, empêchant ainsi que l'irrémédiable se produise. Tous ensemble, nous avons su construire une plate-forme de revendications qui a pu rallier la quasi-totalité des organisations professionnelles et des acteurs de la formation des enseignants. Il serait extrêmement dangereux, pour nous tous, pour les valeurs que nous défendons, de nous replier aujourd'hui sur nos situations locales et de ne plus s'appuyer sur cette communauté pensante et agissante que nous avons commencé à faire vivre. Rien ne serait pire que de jouer le jeu de la concurrence inepte que le gouvernement appelle de ses voeux.
Nous serions plus forts en adoptant des positions communes : quelle attitude avoir à l'égard des stages ? devons-nous élaborer des maquettes de masters professionnels ? quel calendrier pour les épreuves des concours ? faut-il diplômer les candidats recalés aux concours ?
faut-il participer à la refonte des concours ? Il nous faut débattre de toutes ces questions.
Nous vous proposons donc de participer à une rencontre nationale qui aura lieu

Le samedi 24 octobre au centre Censier (Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, 15, rue Santeuil, Paris 5e, M° Censier-Daubenton) Amphi A à partir de 10 h

Tous ceux qui se préoccupent de la formation des enseignants sont les bienvenus à titre individuel (enseignants, chercheurs, formateurs, préparationnaires, stagiaires,...) mais il serait souhaitable que des organisations (AG, syndicats, associations,...) envoient des mandatés à la réunion.


Adresse des étudiants, stagiaires et personnels de l'IUFM du Mans


Nous, étudiants, stagiaires et personnels de l'IUFM du Mans constatons que la réforme de l'IUFM est un véritable danger pour la formation et pour le service public d'éducation nationale en général.

Elle représente une aberration pédagogique en diminuant le temps de formation pratique jusqu'alors existant. Elle supprime l'intérêt de la formation en ne permettant plus d'acquérir le recul nécessaire à la pratique par des retours théoriques au sein de l'IUFM.

Elle obéit à une logique de réduction des coûts en ne rémunérant plus l'année de formation pratique dans le seul but de faire des économies.

Elle ne fera que renforcer la sélection sociale déjà existante d'une part en ne rémunérant plus l'année de formation pratique, d'autre part en repoussant à bac +5 l'obtention du concours ce qui décourage les étudiants socialement les plus précaires.

Elle met fin au principe de la formation continue des enseignants, appuyée sur la formation en alternance des stagiaires, qui devront pourtant exercer leur métier pendant plus de 40 ans.

Elle met en péril tout le service public d'éducation et le statut de fonctionnaire en donnant la possibilité d'obtenir un master d'enseignement sans obtenir le concours. Au vu de la logique actuelle de réduction de postes, alors que les besoins augmentent, et d'autonomie des établissements, cette réforme va favoriser et accélérer la mise en place toujours plus importante de contractuels dans les écoles, les collèges et les lycées et donc de diminuer la qualité du service public d'éducation.

Cette réforme, nous ne pouvons pas l'accepter.

C'est pourquoi le comité de mobilisation de l'IUFM du Mans demande l'abandon immédiat de la réforme « Darcos-Pécresse ».
Pour nous, la reconnaissance effective formation par un master doit obligatoirement s'appuyer sur le principe de la formation alternée et sur sa rémunération.

Nous appelons l'ensemble des IUFM, des Universités, des organisations syndicales et étudiantes à organiser le plus vite des Assemblées Générales partout en France et à se donner comme objectif une journée nationale de grève au cours du mois de Novembre.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 26 Oct 2009, 19:38

Motions de la 5e Coordination Nationale de la Formation Des Enseignants

Appel à la mobilisation

La CNFDE, réunie à l’Université Paris 3, le 24 octobre 2009 réaffirme que, de la maternelle à l’université, enseigner est un métier qui s’apprend.

Elle exige le retrait des décrets du 28 juillet 2009 et de la circulaire d’organisation des stages du 27 août 2009, qui conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires.

Elle dénonce une réforme qui obéit à une logique de réduction des coûts et de sélection sociale en ne rémunérant plus l’année de formation professionnelle. Elle vise à normaliser le recours à des personnels précaires, en dehors du statut de fonctionnaire d’État.

Elle appelle les personnels des IUFM et des UFR à ne pas participer à la mise en place des stages en responsabilité pour les étudiants préparant les concours de recrutement et à tout mettre en œuvre pour l’empêcher.

Elle appelle les enseignants, dans les écoles et les établissements du second degré, à ne pas participer à l’accueil, l’encadrement et l’évaluation des étudiants dans le cadre de ces stages.

Elle s’associe à l’inquiétude des parents d’élèves et les appelle à dénoncer la mise en place de ces stages.

Elle réaffirme son attachement au service public d’État d’enseignement et à une voie unique de recrutement et d’embauche, les concours nationaux. La formation, pour toute la profession, premier comme second degré, requiert une coopération étroite entre UFR, IUFM et formateurs de terrain.

Elle réaffirme que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, dite de la « mastérisation », détruit la formation initiale et continue des enseignants et contribue à détruire le service public de l’éducation nationale.

En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues et parents d’élèves à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.

Motion

La réforme du recrutement et de la formation des enseignants contribue au démantèlement du service public d’État. Le désengagement de l’État se poursuit, avec une explosion des suppressions de postes, avec la fin d’une institution universitaire et laïque assurant une formation unique pour tous les enseignants à l’échelle du territoire national. Désormais, l’Éducation nationale serait la seule fonction publique sans école de formation : la porte est ainsi ouverte aux officines privées qui vendent de la formation d’enseignants.

Cette réforme fait courir de nombreux dangers au service public d’éducation :
- une dégradation de la formation initiale,
- un affaiblissement de la formation continue,
- la suppression de la formation en alternance rémunérée, avec le statut de fonctionnaire stagiaire, suppression qui porte atteinte à la démocratisation du métier d’enseignant,
- la dévolution de l’organisation de la formation post-concours aux seuls Rectorats et/ou Inspections Académiques,
- le renforcement du recrutement d’enseignants hors concours et/ou précaires, qui remet en cause, à terme, le statut de la fonction publique d’État.

La circulaire sur l’« organisation de stages pour les étudiants en master se destinant aux métiers de l’enseignement » :
- prépare la suppression de l’année de formation en alternance des fonctionnaires stagiaires,
- réduit le temps de préparation au concours pour les étudiants et compromet leurs chances de réussite,
- conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires,
- introduit 50 000 nouveaux contrats précaires dans l’Éducation nationale,
- sacrifie l’apprentissage des élèves pour pallier les difficultés de remplacement des enseignants et ne garantit pas la sécurité des enfants.

En conséquence, la coordination exige :
- le retrait de la réforme des concours et du recrutement des enseignants,
- le retrait des décrets du 28 juillet 2009,
- le retrait de la circulaire d’organisation des stages,
- le maintien de la formation en alternance rémunérée après le concours, avec - le statut de fonctionnaire stagiaire, et avec une décharge des deux tiers pour - la formation didactique et pédagogique,
- le maintien des IUFM, en tant qu’écoles professionnelles, et de leur potentiel de formation et de recherche, en termes de personnels, de moyens et de lieux de formation,
- un recrutement de fonctionnaires statutaires, de la maternelle à l’université, par concours et à la hauteur des besoins, selon un plan pluriannuel de recrutement,
- le maintien d’un cadrage national et de programmes nationaux pour les épreuves des concours.

Elle s’élève contre le passage en force des ministères en demandant :
- le maintien de la formation en alternance avec le statut de fonctionnaire stagiaire pour les lauréats du concours 2010, dans les mêmes conditions que pour les lauréats des concours 2009,
- que tous les étudiants qui passent le concours 2010 puissent se présenter au concours 2011 et devenir fonctionnaires stagiaires.

En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.

Elle appelle à une nouvelle réunion de la CNFDE le samedi 28 novembre et décide de créer une commission de travail qui élaborera des contre-proposition s, qui seront soumise à la CNFDE lors de la prochaine assemblée générale.

Textes adoptés à l’unanimité.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 28 Oct 2009, 18:36

Le 27 octobre, la Coordination Nationale des Universités réunie à Nanterre a adopté le communiqué et les motions qui suivent.

Communiqué et motions de la 13ème Coordination Nationale des Universités 27 octobre 2009, Université Paris Ouest Nanterre

Communiqué de presse

La Coordination Nationale des Universités, réunie ce mardi 27 octobre 2009 à l’université Paris Ouest Nanterre, et représentant vingt établissements, réaffirme son opposition fondamentale aux réformes portées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et par le Ministère de l’Education Nationale.
Elle dénonce dans ces réformes une mise à sac de la recherche et de l’enseignement, de la Maternelle à l’Université, l’instauration d’une logique managériale et l’imposition de l’idéologie du profit financier. Elle dénonce la dégradation programmée des conditions de travail et de vie des étudiants et des personnels.
Elle appelle la communauté universitaire et éducative, les étudiants et les parents d’élèves à entrer en résistance et à tout mettre en œuvre pour défendre le service public d’enseignement et de recherche.

Motion n°1

La Coordination Nationale des Universités appelle les UFR à s’approprier la motion suivante, comme cela a déjà été fait dans plusieurs établissements :
Nous refusons la mise en place de masters professionnels d’enseignement et nous ne remonterons aucune maquette les concernant, que ce soit au niveau mention, spécialité ou parcours.
Ce nouveau type de master aurait pour conséquence inéluctable la création d’un immense vivier de « reçus-collés » sans aucune perspective professionnelle crédible, et mettrait en cause, à court terme, l’existence même des concours.
Nous dénonçons des mesures transitoires absurdes. Alors que, l’an dernier, le Ministère a accusé les enseignants de vouloir brader les diplômes en validant automatiquement le semestre, il exige maintenant la validation automatique de tout ou partie du M1, y compris pour les étudiants recalés au concours.
Nous ne collaborerons pas à une réforme aussi chaotique.

Motion n°2

La Coordination Nationale des Universités reprend à son compte les motions de la Coordination Nationale de la Formation des Enseignants (CNFDE) du 24 octobre 2009, en particulier son appel à la mobilisation. Comme la CNFDE, la CNU réaffirme que, de la maternelle à l’université, enseigner est un métier qui s’apprend.
Elle exige le retrait des décrets du 28 juillet 2009 et de la circulaire d’organisation des stages du 27 août 2009, qui conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires.
Elle dénonce une réforme qui obéit à une logique de réduction des coûts et de sélection sociale en ne rémunérant plus l’année de formation professionnelle. Elle vise à normaliser le recours à des personnels précaires, en dehors du statut de fonctionnaire d'État.
Elle appelle les personnels des IUFM et des UFR à ne pas participer à la mise en place des stages en responsabilité pour les étudiants préparant les concours de recrutement et à tout mettre en œuvre pour l’empêcher.
Elle appelle les enseignants, dans les écoles et les établissements du second degré, à ne pas participer à l’accueil, l’encadrement et l’évaluation des étudiants dans le cadre de ces stages.
Elle s’associe à l’inquiétude des parents d’élèves et les appelle à dénoncer la mise en place de ces stages.
Elle réaffirme son attachement au service public d'État d’enseignement et à une voie unique de recrutement et d’embauche, les concours nationaux. La formation, pour toute la profession, premier comme second degré, requiert une coopération étroite entre UFR, IUFM et formateurs de terrain.
Elle réaffirme que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, dite de la « mastérisation », détruit la formation initiale et continue des enseignants et contribue à détruire le service public de l’éducation nationale.
En conséquence, elle appelle les étudiants, stagiaires et collègues et parents d’élèves à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.

Motion n°3

La Coordination Nationale des Universités exprime son inquiétude devant les pressions croissantes exercées sur la situation administrative et professionnelle de chercheurs et des enseignants-chercheurs sur des critères qui paraissent principalement « managériaux » et de nature à porter atteinte à l’indépendance de la recherche et de l’enseignement supérieur.
La CNU exige l’arrêt immédiat de cette politique, dont par ailleurs la crise de France Telecom a mis en évidence les effets néfastes dans un contexte de privatisation des services publics analogue à celui actuellement infligé à la recherche publique et aux universités.
La Coordination exige :
- La suspension de l’application de la loi dite « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique », et l’abrogation rapide de cette loi.
- Le retrait de l’actuel contrat d’objectifs 2009-2013 du CNRS avec l’Etat.
- L’arrêt des interventions de services et directions « des ressources humaines » dans le « suivi » de chercheurs ou d’enseignants-chercheurs.
- La liberté pour les chercheurs et les enseignants chercheurs d’exister en tant qu’individus au sein des laboratoires avec leur propre sujet de recherche original.

Motion n°4

La Coordination Nationale des Universités dénonce la privatisation rampante de l’enseignement et de la recherche qui s’opère par le biais :
- des fondations universitaires ou partenariales de droit privé, visant à justifier le désengagement financier de l’Etat et menaçant l’indépendance du service public ;
- des partenariats public/privé, plaçant les établissements sous le joug des entreprises ;
- d’un budget en trompe-l’œil : la hausse de 1,8 milliard annoncée par Valérie Pécresse pour les universités recouvre, pour l’essentiel, des primes, et des crédits d’impôt reversés au secteur privé ;
La CNU exige des créations massives de postes statutaires et la résorption de la précarité, ainsi que l’arrêt de la politique contraignant les chercheurs du secteur public à travailler pour le secteur privé, pendant que le secteur privé licencie ses propres chercheurs.
Appel et calendrier
La Coordination Nationale des Universités appelle à des mobilisations locales et à des rassemblements régionaux le 17 novembre 2009, en particulier pour assurer le succès de la journée de grève et de manifestation du 24 novembre 2009.
La CNU soutient l’appel de la Ronde Infinie des Obstiné-e-s (à l’initiative de Paris 8) à se retrouver, à partir du 16 novembre, tous les lundis, de 18h à 20h, Place de l’Hôtel de Ville à Paris.
La CNU lance un appel à la CNFDE, au Forum des sociétés savantes, à la Coordination des BIATOSS, à la Coordination des étudiants, à Ecole en Danger et aux différents collectifs défendant le service public d’enseignement, afin de se réunir en symposium contre la réforme de la mastérisation, le samedi 30 janvier 2010 à Paris I ou Paris IV.
La CNU envisage une prochaine réunion, en fonction de l’actualité, le samedi 5 décembre 2009 dans une université parisienne.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 05 Nov 2009, 21:28

La majorité des universités autrichiennes toujours occupées ! Le 30 octobre 2009

Chronologie de la mobilisation

Ces dernières années, la situation des universités autrichiennes n’a cessé de se dégrader: introduction de droits de scolarité, recul de l’accès garanti à tous ceux désireux d’étudier, manque de places dans les cursus. Les deux causes principales de ces problèmes sont le manque de financement public, et l’introduction hâtive du LMD – qui fut notamment utilisée pour restreindre l’accès à des filières entières. Les raisons de se mobiliser ne manquaient donc pas, depuis des années. Jeudi 22 octobre, une goutte d’eau a fini par faire déborder le vase.
Ce jour, à midi, se sont rassemblés des centaines d’étudiants des Beaux-Arts et de l’université de Vienne, avec pour objectif d’attirer l’attention sur les problèmes universitaires. Rapidement, ces manifestants se sont décidés à occuper l’Audimax de l’université de Vienne (le plus grand amphi d’Autriche). La nouvelle de l’occupation s’est alors répandue comme une traînée de poudre, et de nombreux étudiants vinrent prêter main forte.
Ce qui a ainsi commencé comme une protestation spontanée est devenu en moins de huit jours une mobilisation de la quasi-totalité des universités autrichiennes; partout se multiplièrent occupations de bâtiments et manifestations. Ainsi l’université de Vienne est-elle occupée en permanence par plusieurs milliers de personnes – des groupes auto-organisés se chargeant de résoudre les différents problèmes logistiques, de l’approvisionnement à l’organisation des premiers secours en passant par le soutien juridique; par ailleurs, une centaine de groupes de travail thématiques discutent des alternatives possibles, aussi bien en ce qui concerne la politique universitaire qu’à propos des problèmes sociaux englobants. Et sept jours après le début de l’occupation, une manifestation a rassemblé dans Vienne 40.000 personnes – soit l’une des plus grandes manifestations universitaires que l’Autriche ait jamais connue (NdT: l’université de Vienne compte environ 70.000 étudiants). Et le lendemain, à Graz, la deuxième plus grande ville autrichienne, des milliers d’étudiants se retrouvaient eux aussi dans la rue.
Les revendications des étudiants sont larges: ainsi la démocratisation et le financement suffisant des universités sont-ils à l’ordre du jour, aussi bien que le droit de chacun à l’accès à l’enseignement supérieur, ou un quota de 50% de femmes à tous les niveaux de l’université. De nombreuses organisations, autrichiennes et étrangères, se sont solidarisées avec le mouvement étudiant; par ailleurs, de nombreux enseignants soutiennent les revendications des étudiants. La dynamique de la mobilisation, et le grand nombre de ces soutiens, font que les étudiants sont bien décidés à poursuivre l’occupation des universités, et à mener toute action de protestation nécessaire pour parvenir à leurs fins.

Contact:
mail: internationalpress.unsereuni@gmail.com
tel.: +43 699 1920 3371
web: www.unsereuni.at
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 07 Nov 2009, 17:32

Les personnels ouvriers des CROUS ont envoyé un préavis de grève pour les journées du 23-24-25-26 novembre.

Ils comptent protester contre l'ensemble des problèmes qui touchent actuellement le CNOUS et les CROUS ( pénibilité au travail, précarité, etc...) Ce sont ces personnes qui sont confrontés tous les jours aux étudiants et subissent avec eux le délitement des services qu'ils proposent .
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 14 Nov 2009, 14:43

Mail de la Résidence Universitaire d'Antony

Pour tous ceux qui pensent que si le gouvernement prône qu'il est important de créer des logements pour les étudiants,il ne peut cautionner la destruction d'un sixième (16%) de tout le logement social étudiant : 2500 places pour étudiants à la Résidence d'Antony, 2000 chambres (il y a des T2 aussi).
La lettre adressée à Pécresse lui rappelle ses responsabilités, car elle a écrit en janvier 2009 que l'Etat garantissait qu'il n'y aura pas de destruction avant construction au préalable de logements sur ce site d'Antony.

Ce qu'il faut, c'est pas une destruction, mais une rénovation.

La communauté d'agglomération qui comprend Antony (maire: Devejian pendant 20 ans, maintenant Siffredi) a récupéré ce janvier 2009 la propriété de ces 11 hectares juste à côté du parc de Sceaux, et va virer les étudiants: ce 9 octobre, ils ont voté la destruction de la MOITIE de cette résidence, avec la soit-disant rénovation d'autres bâtiments... qui risque de tripler le prix des chambres restantes.
On a rédigé et envoyé la lettre ci-jointe, on demande à tous ceux qui soutiennent cette lutte de l'envoyer à Pécresse, et de la transmettre. Les infos sur l'envoi sont en bas dans le mail.
Si vous avez entendu que la résidence d'Antony, c'est à détruire car c'est terrible, sachez que c'est de la démagogie. Voir le reportage de France Culture avec les images de la résidence. Pour y avoir habité une année, je peux
dire que c'est un très bon endroit pour travailler. Chambre de 10,8 m2 pour travailler, plus salle de bain à deux, douche partagée entre 4 filles ou garçons, groupes d'études, eau chaude et chauffage sans problème toute l'année, salle de sport, salle de spectacle, et parc, et tout à côté du parc de Sceaux... 11 hectares de terrain, à 20 min de Paris, il semble que le ministre de la relance Patrick Devejian et le maire d'Antony, Siffredi, préfèrent y voir une opération immobilière...Depuis que Patrick Devejian est devenu maire d'Antony en 1983, il veut détruire cette résidence.

Enfin, regardez la vidéo, c'est plus parlant, ça date de juillet.

Depuis, le bâtiment C est entièrement muré.
Et c'est aussi le blog avec de nombreux
documents, dont la lettre où Valérie Pécresse promet qu'il n'y aura pas de destruction sur ce site sans au préalable construction de logements à la place.

Une lettre a été rédigée à Pécresse. On veut qu'elle reçoive une marée de lettres lui présentant la situation, lui demandant de prendre ses responsabilités.Lisez-la, envoyez-la à Pécresse d'ici le 20 novembre,et transmettez-la à d'autres gens pour qu'ils fassent de même.Vous avez ici le message explicatif (présentation de la situation, les adresses), et en fichier joint le mail.
Pour le Collectif Sauvons Jean Zay : sauvonsjeanzay@laposte.net
Amis de la Résidence Universitaire d'Antony : maya.meurice-labbe@laposte.net
marie-jo.ehrhard@orange.fr
Blog: sauvonsjeanzay.blogsport.com

Bonjour,Vous avez marqué votre intérêt pour la résidence Universitaire Jean Zay à Antony et pour beaucoup d'entre vous êtes déjà intervenus pour sa défense. Nous faisons aujourd'hui appel à vous. Une délibération de la Communauté d'agglomération des Hauts de Bièvre (CAHB) , votée majoritairement le 9 Octobre, a validé un Protocole d'accord entre la
CAHB le département du 92 dirigé par Patrick Devedjian (qui s'est empressé de le valider aussi) et le CROUS (dont nous ne savons pas s'il l'a validé). Ce Protocole prévoit la démolition de plusieurs bâtiments de la RUA d'ici à 2013 (pratiquement la moitié de la RUA), alors que le rapport technique d?état des lieux ne l'exige en rien. Nous n'entendons pas laisser faire, des mobilisations et des procédures juridiques sont en cours. Le collectif « pour donner un avenir à la RUA » (1) agit sous plusieurs formes, avec l'AARUA. Nous vous proposons de vous joindre individuellement à l'une des actions :
- envoyer à madame La Ministre de l?enseignement Supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse une lettre par mail ou courrier, pour appuyer la demande des organisations qui composent le collectif. Pour cela, il suffit d'envoyer la lettre ci -jointe, que vous pouvez enrichir, modifier par un commentaire personnel si vous le souhaitez, par courrier papier (adresse donnée sur la lettre) ou à une adresse mail du Ministère (en précisant bien l'objet ) , de préférence au secrétariat qui suit : secretariat.ministre@recherche.gouv.fr ou secretariat.moinard@recherche.gouv.fr (ou les 2 en signalant que vous envoyez aux deux adresses). C'est une initiative qui doit être rapide et définie dans le temps. Pour plus d'efficacité nous souhaitons que l'essentiel des envois se fasse dans les deux semaines à venir entre le 9 et le 23 Novembre. Que tous ceux qui le peuvent envoient d'ici vendredi 13 pour créer le mouvement. Merci de nous mettre en copie amis.rua@hotmail.fr ou de nous informer de votre intervention pour que nous puissions mesurer l'importance du mouvement. Seule une réaction en nombre permettra d'être entendu, nous comptons donc sur vous pour envoyer à tous vos réseaux et leur demander de relayer. Merci d'avance M.B.

Le collectif organise actuellement la tenue d?une table ronde à Paris sur la situation sociale des étudiants et la nécessaire (et possible) réhabilitation de la Rua, table ronde qui devrait avoir lieu d'ici la fin de l'année 2009. Si vous avez des idées de personnalités du monde universitaire, des sociologues, des architectes urbanistes, des chercheurs, des gens de terrain, des anciens résidants « reconnus » et moins connus qui pourraient apporter leur contribution, n'hésitez pas à nous en faire part au plus vite.

1 Sont membres du Collectif : Association des Amis de la RUA (AARUA), Alternative citoyenne, ATTAC (Antony, Châtenay-Malabry, Bourg-la-Reine, Le Plessis-Robinson, Sceaux), Citoyens à Antony, Défi pour Antony, Citoyens Solidarité Logement-CNL Ligue des droits de l'homme section Antony, Ligue des droits de l'homme Fédération 92, Secours populaire, UNEF, FCPE, FSU, 92, FSU 91, UNSA 91, les conseillers d'opposition de la CAHB, les élus d'Antony Plus, les élus d'Union pour Antony, Parti communiste Français, Parti de gauche, Parti radical de gauche, Parti socialiste, les Verts Antony, section d?Antony du MoDem , Jeunes Démocrates 92
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 16 Nov 2009, 23:53

Mardi 17 novembre

La Coordination Nationale des Universités appelle à des mobilisations locales et à des rassemblements régionaux. Le front de lutte pour l’éducation (collectif lycéen) appelle à la mobilisation : listes des rassemblements, ici et là.

À PARIS : 14H LUXEMBOURG. LA CNU AYANT APPELÉ À UNE JOURNÉE DE MOBILISATION, LA SORBONNE A CHOISI DE SE JOINDRE AUX LYCÉENS.
À Toulouse : manifestation à 14 heures place du Capitole (source : La Dépêche)
Rouen : 10h hôtel de ville
Lyon (69) : 14h place Bellecour
Nantes (44) : 15h place Bretagne
Rennes : 11h place de la gare
Colmar : 8H10 devant Camille See ; 9H à Blaise Pascal, 10H à Bartholdi, 11H à Schongauer.
Reims : 14h maison des syndicats
Nancy : 14h place Maginot
Quimper : 10h place de la Résistance
Montpellier : 11h à la fontaine des trois glaces (comédie)
Valenciennes (59) : 10h place d’Armes
Aix en Provence (13) : 7h30-45 devant les lycées Vauvenargues, Zola, Gambetta, St Eloi.
Le Havre : 14h Hotel de Ville
Thonon (74) : 15h15 devant le lycée
Cluses (74) : devant le lycée
Bordeaux : 14h à la Victoire
Cergy Pontoise : 14h devant la préfecture
Joigny (89) : Devant le lycée Louis Davier (heure à déterminer en AG)
Cherbourg (50) : Départs devant les lycées à 10h, RDV 10h30 à la mairie.
Agen : 14h, place de la Préfecture
Caen : 14h, Phénix (Campus 1)
Grenoble : 10h, gare SNCF
Montreuil sur Mer : 9h devant le lycée E. Woillez
Marseille : 14h devant l’inspection académique
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 02 Déc 2009, 22:48

Lu dans l'AEF

Emploi précaire : les premiers résultats de l'enquête menée par une intersyndicale supérieur-recherche
38 % des personnels en « emplois précaires » pensent ne pas pouvoir accéder à un statut de fonctionnaire, contre 22 % qui pensent pouvoir y parvenir, selon les résultats d'une enquête menée par une intersyndicale supérieur-recherche (1), lancée le 21 octobre 2009. A ce jour, près de 4 000 personnes des universités et des organismes de recherche ont répondu au questionnaire en ligne. Ces emplois précaires peuvent concerner « des doctorants, post-doctorants, ouvriers, administratifs, quelles que soient les formes de rémunérations ( CDD , vacations, honoraires, allocations, bourses, travail gratuit, etc.) ». Les personnels ont jusqu'au 18 décembre 2009 pour répondre au questionnaire pour une publication des résultats à la mi-janvier 2010.
Selon les résultats « provisoires » de l'enquête, les personnels travaillant dans les domaines des sciences humaines et sociales et des sciences de la vie sont ceux qui ont le plus répondu. S'agissant des niveaux de rémunérations, « de fortes disparités sont à observer ». Elles s'expliquent par « la persistance du travail gratuit » et les réponses indiquent que « seuls les post-doc perçoivent des salaires supérieurs à 1 500 euros mensuels ».

LONGUES PÉRIODES DE CHÔMAGE

Ainsi, les « précaires doivent enchaîner les contrats (54 % des répondants ont déjà signé trois contrats et plus, dont 15 % plus de cinq contrats), entrecoupés de périodes de chômage parfois longues (87 % des répondants ont connu des périodes de chômage, et pour 33 % celui-ci a duré six mois et plus) ».

Par ailleurs, la majorité des répondants déclarent souhaiter continuer à travailler dans l'enseignement supérieur ou la recherche (63 %) et seuls 8 % disent « ne pas le souhaiter du tout, les autres hésitant à se prononcer ».

En outre, les précaires sont en majorité des femmes (59 %), des trentenaires (38 % ont moins de 30 ans sans compter les doctorants, la moitié avec les doctorants). Une « minorité importante » (16 %) est constituée de quadragénaires et de quinquagénaires, parmi lesquels les femmes sont fortement surreprésentées (70 %).

(1) SNTRS- CGT , Ferc 'Sup-CGT, CGT- Inra , CGT- Ifremer , SNCS- FSU , Snesup -FSU, Snasub -FSU, Snep -FSU, Snetap -FSU, Sgen - CFDT Recherche EPST , Sup'Recherche- Unsa , SNPTES -Unsa, CFTC -Recherche, Sud-Education Sud-Recherche EPST, Sud-Etudiant, l' Unef , SLR et SLU .
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 14 Déc 2009, 20:26

Fédération des syndicats Sud étudiant
Communiqué de presse Le 14 décembre 2009

Reprise des Assemblées Générales


Tandis que les étudiant-e-s de plusieurs pays européens (Autriche, Allemagne, Suisse, Espagne, Serbie, etc..) mènent des luttes massives et acharnées contres des réformes libérales visant à annihiler ce qui pouvait rester de leurs services publics respectifs d'enseignement supérieur, à soumettre de plus en plus les formations et la recherche à des intérêts marchands et à accroitre la sélection sociale au sein de de ces établissements (hausse des frais d'inscription), leurs camarades hexagonaux ne sont pas en reste.

En effet, si le gouvernement et madame Pécresse en particulier croient avoir définitivement fait taire la contestation dans les universités françaises, ils se trompent. Bien que sortant de deux années de lutte jamais égalées en terme de durée qui n'ont eu pour conséquence que de vagues promesses de la part de madame la ministre, les étudiants et les étudiantes sont loin d'être résigné-e-s ,mais bien au contraire, déterminé-e-s à aller jusqu'au bout de leur exigence: une université publique, gratuite, démocratique et ouverte à toutes et à tous.

Fortes de tout cela et en toute logique, des réunions d'information et des assemblées générales recommencent à se tenir dans plusieurs grandes villes du pays (Paris, Toulouse, Clermont-Ferrand...). Celles-ci sont l'émanation de la colère des personnel-le-s et des étudiant-es face à un gouvernement qui bafoue le service public d'enseignement et de recherche à grand coups de contres-réformes, celles-ci sont leur seul moyen d'expression réellement démocratique et ce indépendamment de la pseudo-démocratie des conseils universitaires et des centrales syndicales bureaucratiques engluées depuis longtemps dans des démarches cogestionnaires opaques.

Ainsi nous adressons un message à tous ceux et à toutes celles qui voudraient saborder par des intimidations ou des violences ces assemblées, comme ce fut le cas par exemple lors de l'assemblée générale du 24 novembre à Toulouse. Lors de cette AG, en effet, un groupe d'une trentaine de personnes s'est positionné au bas de la salle et a demandé à lire une déclaration.

Cela fait, ce groupes d'individus n'a cessé de perturber le déroulement de l'assemblée générale par des cris, des insultes et diverses gesticulations allant jusqu'à arracher à plusieurs reprises le fil du micro. Lorsqu'un militant de Sud Étudiant présent à la tribune s'est levé pour le récupérer, le groupe s'est rué sur lui, provoquant une rixe avec les syndicalistes de lutte présents dans l'AG sous le regard médusé des étudiant-e-s présent-e-s.

Face à ces agissements inqualifiables, la fédération Sud Étudiant tient à rappeler que nous ne saurions tolérer ces graves attaques contre les structures d'autogestion des luttes et contre les militant-e-s qui cherchent à faire respecter certaines formes minimales de démocratie. Les forces politiques qui cherchent à imposer leurs opinions au sein des assemblées générales étudiantes par la violence physique ou par des procédés autoritaires s'opposent au syndicalisme démocratique et à la possibilité d'émergence de luttes étudiantes.

La Fédération Sud Étudiant réaffirme son soutien aux camarades toulousain-ne-s agressé-e-s et à la démocratie étudiante trop souvent bafouée par les gouvernements successifs et par des groupes politiques ou syndicaux souhaitant contrôler les assemblées générales étudiantes pour leur fins particulières.
En conséquence, et soyez en sûrs, partout ou Sud Étudiant sera présent, nous ferons tout pour que ces événements ne se reproduisent plus.

On ne transige pas avec la démocratie !
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 04 Jan 2010, 22:01

Quand l’UNI renoue avec le fascisme…

Ce mardi 8 décembre ont eu au Havre lieu les élections universitaires.
Grâce à sa solide implantation en Lettres et Sciences Humaines, SUD-Étudiant conserve un élu au CEVU. Nous tenons à remercier les 12% d’électeurs qui ont fait le choix d’un syndicalisme de lutte sans compromission.

Le second événement de la journée est l’arrivée à l’université des membres de la direction nationale de l’UNI, venus faire campagne pour la section locale, inexistante. Leur élue au CNESER, Anne-Laure Blin, nous a prouvé son inculture en nous déclarant que nos idées étaient « pires que le nazisme, car la mort des esprits (les idées de gauche) est bien plus grave que la mort physique ». La stupidité deces propos n’a d’égal que le ridicule de son déguisement de pingouin. Ces militants ne se sont malheureusement pas bornés au dénigrement. Les militants de SUD et de l’UNEF ont d’abord subi des intimidations (coups d’épaule), puis des insultes et des menaces : « On va vous manger les tripes », ou bien « J’aime pas ta gueule » proféré à l’encontre d’un membre de l’UNEF, aux cheveux probablement trop frisés et au teint peut-être un brin trop mat.

Puis, après qu’un membre de SUD eut osé crever un des ballons qui ornaient royalement l’entrée des Affaires Internationales, les insultes homophobes ont fusé envers deux d’entre nous. « Sales pédés ! » C’en était trop.
Après avoir rappelé les lois anti-homophobie et déclaré notre intention de porter plainte, nous avons exigé le nom de cet individu aux discours
nauséabonds. Sa réponse fut claire : « Rien à foutre de vos lois de merde sur l’homophobie ! » Puis des menaces : « Vous êtes morts ! », et enfin,
des coups ! Résultat : Un hématome et trois jours d’Interruption Temporaire de Travail pour le militant de SUD en question. Moindre mal lorsqu’on sait que c’est sa pratique d’un art martial qui lui a permis de parer les coups…

Voilà qui est assez symptomatique de la droite décomplexée. Issue de l’extrême droite, l’UNI avait été réhabilitée par Nicolas Sarkozy avant les élections présidentielles, dans sa volonté de récupérer des voix du Front National. Réhabilitée et après avoir policé son image, l’UNI peut maintenant renouer avec ses pratiques historiques.

À propos de la violence, citons le président de Paris X Nanterre, qui déclarait en 1988. « Il doit être bien entendu que les règles démocratiques doivent permettre à toutes les organisations politiques et syndicales de distribuer leurs propagandes mais il n’est pas admissible que les diffuseurs de celles-ci soient armés. Ils ont quitté l’Université en entonnant des chants nazis. » Trois ans plus tôt, cette même section n’avait pas hésité à utiliser comme titre d’un de ses tracts « Notre honneur s’appelle fidélité », devise de la Waffen SS...

Pour ce qui est de l’homophobie, le fait de nous insulter de « pédés » et de s’étonner de notre indignation est en cohérence avec leur idéologie : « Vous êtes homos ??? » ont demandé ces sympathiques miliciens à qui nous avons refusé de répondre sur ce point : se justifier aurait été rentrer dans leur logique. Créée en opposition à Mai 68, l’UNI dénonçait la « chienlit » et l’ « antifrance », notamment les «mouvements de libération féminins, les front homosexuels, les alternatifs, les écologistes politisés, les autonomes,les promoteurs d’immigrés, les anarchistes ».
Plus tard, au moment du vote du PACS, L’UNI déclare « une société ne saurait prendre la responsabilité de mettre en danger l’avenir des enfants, ainsi que leurs droits à bénéficier d’une éducation qui ne soit ni déviante ni marginale », ou encore « La Famille j’y crois […] parce que c’est elle qui nous a transmis, et qui doit continuer à transmettre l’héritage historique, culturel, religieux qui est l’essence même de la France. J’y crois et je la défends parce qu’en défendant la famille, je défends l’âme même de la France. »

Fier de son identité anti-fasciste, SUD-Étudiant vient de déposer une plainte pour « agression physique, et verbale au sujet de l’orientation sentimentale et sexuelle réelle ou supposée des victimes », et envisage fermement de se porter partie civile. L’Association pour le Droit à l’Orientation Sexuelle libre (ADOS) nous a informé de son soutien. Le fascisme ne passera pas !

Sud Etudiant Le Havre

samedi 2 janvier 2010
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 23 Jan 2010, 12:00

Profitant des vacances de noël, j'ai monté une page Netvibes (veille RSS) recensant tous les sites, blogs et forums existants autour des mouvements dans l'éducation (universités, IUFM, BIatoss, lycées...) afin de mieux suivre en temps réel l'actu (nationale et mondiale ; de la maternelle à l'université). Les flux sont classés par académie, selon le classement du ministère de l'enseignement et de la recherche.
Toutefois, certains sites ou forums des mouvements n'ont pas de flux RSS (j'en avais recensé 4 ou 5 seulement, ce qui est peu), ils ne sont donc pas présents sur cette page.

Cette page permet d'offrir une vision plus rapide, plus précise de nos mouvements - ce qui manquait lors des deux dernières années. Il serait, je pense, utile de la diffuser largement. Vous trouverez également un lien vers le fichier .opml de ces flux, pour que vous puissiez les ajouter sur votre propre lecteur de RSS (ce qui est mieux, à la fois parce que vous suivez depuis votre ordinateur, et aussi parce que ça évite d'encombrer la bande passante).

Contactez-moi pour m'indiquer de nouveaux liens, les modifier, les enlever, ou proposer de nouveaux onglets, etc. (attention, certains sites, bien qu'ils soient recensés, ne sont plus actifs depuis quelques mois - je les ai pris au cas où ils redeviendraient actifs ; cela pour dire qu'il peut se passer quelque chose dans une région, sans que cela soit présent sur le site que j'ai trouvé).

Voici l'adresse de la page à diffuser : http://www.netvibes.com/mvteducsup#Pres ... et_contact.

Je rappelle aussi qu'il y a actuellement dans toute l'Europe (Autriche, Allemagne, Italie, Grèce...) et dans le monde (Californie) des mouvements étudiants qui attendent que la France les rejoigne (en ce moment, en France, si peu d'universités bougent encore, il y a les IUFMs qui, eux, sont en lutte contre la mastérisation).
Un appel à un contre-sommet a été lancé pour les 11-13 mars (a-priori à Vienne) par les étudiants italiens (ce qui a été repris par les étudiants autrichiens), à l'occasion de la réunion européenne destinée à célébrer les 10 ans du processus de Bologne. C'est un évènement à communiquer absolument, point de rassemblement de tous les personnels, étudiants, lycéens, chercheurs... d'Europe.

La lutte continue,

A bientôt,

Erwann Bleu (mon pseudo, si vous voulez vérifier qui je suis à l'aide de google) - mon blog perso sur le mouvement : http://ventdautomne.sosblog.fr/
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