Mouvement dans l'éducation, à suivre...

Re: Mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 29 Avr 2015, 00:04

Préavis de grève « généralistes »

Le préavis « généraliste » évolue en fonction de l’actualité. Actuellement, il permet de couvrir l’ensemble des personnels travaillant dans les établissements scolaires (enseignant-es, enseignant-es-chercheurs-chercheuses et chercheurs-chercheuses, IATOSS, ITA et personnels éducatifs, titulaires ou précaires, de droit public ou de droit privé, employé-es par le ministère de l’Éducation Nationale, le Ministère de l’enseignement Supérieur et de la recherche, le Ministère de l’intérieur, de l’outre mer et des Collectivités Territoriales, ou le Ministère de la fonction publique ; une négociation préalable a eu lieu pour les personnels exerçant des fonctions d’enseignement dans une école maternelle ou élémentaire publique), qui se mobiliseront :

. Pour le retrait de la loi dite de refondation, notamment la réforme des rythmes scolaires.

. Contre la circulaire sur les nouveaux critères de régularisation des sans papiers du 28 novembre 2012 et la circulaire de lutte contre l’immigration irrégulière du 11 mars 2013 qui n’ont pas, dans la plupart des cas, résolu les problèmes dramatiques que vivent les jeunes scolarisés sans papiers et leurs familles. Pour les droits fondamentaux des étrangères et étrangers qui sont menacés : droits à la santé, à l’éducation, à la vie privée et familiale (regroupement familial et mariages des sans-papiers) et droit d’asile.

. Pour le maintien d’un réel service public national de l’éducation, contre les inégalités scolaires sur le territoire, contre la territorialisation des missions de l’école notamment à travers les PEDT, contre toute décentralisation du service public de l’orientation et de la carte de l’enseignement professionnel, contre la circulaire de missions du service social des élèves mise en négociation de prioriser l’affectation des assistants sociaux dans les 350 réseaux REP+ comprenant le collège et les écoles rattachés, contre l’oral de rattrapage du bac professionnel sous sa forme actuelle, les CCF, contre le passage des nouvelles épreuves orales de langues au baccalauréat général, qui remettent en question le caractère national du diplôme, contre l’externalisation de l’enseignement artistique avec le PEAC (Parcours d’éducation artistique et culturel).

. Pour l’abrogation des contre-réformes du précédent gouvernement (socle commun, Livret personnel de compétences, réformes des 3 lycées, des STI, multiplication des stages en alternance dans l’enseignement professionnel, LRU, RCE, modification du statut des enseignant-es chercheurs-chercheuses) et du gouvernement actuel (rythmes scolaires, loi Fioraso sur l’enseignement supérieur et la recherche). Pour l’abandon du protocole d’inspection des CPE, projeté par l’IGEN établissements-vie scolaire. Contre le dévoiement des missions des conseillers d’orientation, psychologues et la disparition du service public d’orientation. Pour le maintien du réseau de CIO et du statut et des missions actuels des COP (ce qui passe par un refus du détournement de ces missions et du transfert de certaines d’entre elles vers les enseignant-e-s). Pour le redéploiement d’équipes RASED complètes (et notamment les psychologues scolaires) sur les écoles avec ouverture de nouvelles formations spécialisées.

. Contre la flexibilité (remplacements à l’interne « Fillon- Robien ») et la précarité (assistants d’éducation, AVS, EVS, Contrats Avenir, Contrats d’Aide à l’Emploi, enseignant-e-s contractuel-les, etc.).

. Pour refuser le travail gratuit que l’on impose aux personnels (« lundi de pentecôte » travaillée en « journée de solidarité », deuxième journée de pré-rentrée, pré-rentrée en août ...). La Fédération SUD éducation dénonce toutes les attaques faites contre le droit du travail.

. Contre la dégradation continue des conditions de travail, d’étude et de vie (sur-effectifs, locaux hors normes ou inadaptés, multiplication des réunions hors du temps de travail, modifications des droits des TOS (affectation, mutation et congés), pressions hiérarchiques abusives, budgets insuffisants et inappropriés, carrières bloquées...) et notamment contre les suppressions de poste dans les écoles (cartes scolaires insuffisantes et inappropriées dans le premier degré), les établissements et les services et les dotations horaires insuffisantes.

. Pour le retrait de toutes les mesures de remise en cause ou limitation du droit de grève (service minimum, négociations préalables).

. Pour le rétablissement des droits syndicaux : droit à la formation syndicale (entravé dans de nombreuses académies), droit aux Réunions d’information syndicale sur temps de travail pour les personnels du premier degré (et réelle possibilité sur temps devant élèves, ce qui nécessite le rétablissement des moyens en remplacements).

. Pour l’abandon des sanctions contre les militant-e-s, notamment celles et ceux qui luttent contre « Base-élèves » qui organise le fichage des enfants, contre AFFELNET, contre le fichage des enseignant-es permis par le Décret 2012-342 du 8 mars 2012.

. Contre la répression syndicale et policière (vis-à-vis des élèves sans papiers, des militants RESF, des lycéen-ne-s et étudiant-e-s en lutte. Pour soutenir C. Marion ; qui se trouve dans une situation dramatique car licencié) et qui s’est gravement accentuée (provocation manifeste, violence et actions meurtrières) suite aux contestations sociales et écologistes de projets politiques (aéroport de Notre-Dame-des-Landes , barrage de Sivens, projet de Center-Parc dans la forêt des Chambarans …).

. Pour l’abrogation de toutes les réformes du système de retraites depuis 1993 (allongement de la durée de cotisation, report de l’âge légal de départ à la retraite, décotes,...) et retrait du projet 2013.

. Contre l’article 62-alinea VIII visant à supprimer le régime actuel des retraites outremer et le calcul des bonifications pour service fait dans ces territoires. Pour l’indexation des salaires à Mayotte.

. Contre l’Accord National Interprofessionnel (dit accord de Wagram) sur la « sécurisation » de l’emploi.

. Contre les nouveaux statuts du second degré (décret 2014-940) : horaires de travail des enseignant-e-s spécialisé-e-s en SEGPA/EREA/ULIS de 21 heures (au lieu de 18h comme pour les autres enseignant-e-s), les missions autres que l’enseignement pourraient être obligatoires sans limitation ni contrepartie, le principe contestable et inégalitaire de l’indemnité est maintenu au détriment des décharges horaires qui resteront exceptionnelles, exclusion des PLP des pondérations données dans le cycle terminal général et technologique...

. Pour une réforme de l’éducation prioritaire (et non limitée au REP+) qui inclut une décharge horaire dans le service de tous les personnels, pour répondre aux spécificités du travail en ZEP et garantir une amélioration des conditions de travail dans les établissements classés éducation prioritaire.

. Contre les LGBTphobies et l’abandon du dispositif des ABCD de l’égalité et pour la mise en œuvre des préconisations du rapport de Michel Teychenné « Discriminations LGBT-phobes à l’école - État des lieux et recommandations » .

. (Suite aux attentats terroristes) Contre l’instrumentalisation et le dévoiement de la laïcité qui visent à légitimer le développement d’un arsenal de mesures normatives et répressives visant à définir un « comportement citoyen » imposé à tous les niveaux. Pour la protection et l’arrêt des suspensions des personnels sur simple dénonciation et sans enquête impartiale, ainsi que la réintégration immédiate des personnels suspendus et l’annulation des sanctions (Jean-François Chazerans). Contre une judiciarisation disproportionnée à l’encontre d’élèves qui auraient tenu des propos faisant l’« apologie du terrorisme ». Pour favoriser au contraire l’échange collectif et coopératif, le développement de l’esprit critique, la construction patiente d’une pensée autonome chez les élèves. Pour une transformation des structures de l’école contre son fonctionnement inégalitaire et trop souvent discriminatoire.

. Contre l’annualisation des contrats aidés CUI-CAE : dans plusieurs départements, nombre d’AVS en CUI travaillent 24h payées 20h. Contre les modifications de leur contrat de travail et notamment les pressions qui sont faites pour leur faire signer des avenants modifiant les horaires de travail. Pour une réelle formation professionnelle et une titularisation sans conditions de ces personnels.

. Sud éducation réclame toujours l’abrogation de la masterisation et dans l’immédiat une harmonisation de la situation des stagiaires enseignant-e-s au niveau national : procédures de titularisation, reconnaissance des diplômes et certifications obtenus pour ne pas revalider d’UE MEEF, abandon du mémoire pour les étudiants en M2 en possession d’un M1 et en passe de valider le M2 au profit d’un écrit professionnel réflexif de 3 à 6 pages, mise en œuvre d’une formation utile et concrète réellement adaptée au parcours de chacun, prise en compte dans le temps de formation des temps d’échange tuteur/stagiaire, respect du temps des vacances scolaires en n’imposant pas de formation aux stagiaires, remboursement des frais de déplacement entre le domicile des stagiaires et leur lieu de formation, fin des conséquences négatives pour les boursiers des chevauchements de cours dus à la mauvaise coordination entre l’ESPE et les universités.

. Contre une « réforme » de l’éducation prioritaire qui développe l’école du socle et qui est menée à moyens constants. Pour l’attribution immédiate des moyens nécessaires à l’ensemble des actrices/acteurs de l’éducation (agents territoriaux, animatrices/animateurs CLAE, personnels médicaux sociaux, d’enseignement...) en fonction des besoins réels territoriaux et sociaux. Pour un renforcement des équipes, avec du personnel statutaire et formé et donc la fin du recours aux précaires. Pour l’arrêt du « management » des rectorats et des hiérarchies qui veulent diviser les personnels et mettre en concurrence les établissements.

. Contre des choix financiers et pédagogiques dans le numérique qui vont dans le sens des logiques économique et managériale : flicage des élèves et des personnels, partenariats avec des entreprises privées, appel à des prestataires privés, promotion de logiciels et formats propriétaires au détriment des logiciels et formats libres.

. Dans l’enseignement professionnel, nous revendiquons une pondération à 1,1 des heures effectuées en terminale bac pro et dans les deux années de CAP. Pour une compensation proportionnelle à la charge de travail effectuée, prenant en compte le nombre d’épreuves, de sous-épreuves et le nombre d’élèves concernés. Contre le taux scandaleusement bas de l’indemnité forfaitaire de 300 euros aux enseignant-e-s en relation à la charge de travail et aux contraintes que la mise en œuvre de CCF implique.

. Contre la loi OFPTLV (Orientation et Formation Professionnelle Tout au Long de la Vie) qui porte une vision libérale de l’École et une approche « adéquationniste » de la construction des parcours de formation : le projet de « carte cible » des CIO (fermeture de nombre d’entre eux), la mise en place en janvier 2015 du SPRO (Service Public Régional d’Orientation) couplé à la mise en œuvre du PIIODMEP (Parcours Individuel d’Information, d’Orientation et de Découverte du Monde Économique et Professionnel) pour la rentrée scolaire 2015 et la création d’un corps de psychologue de l’Éducation convergent vers le démantèlement du service public d’orientation de l’Éducation nationale et d’une manière plus générale vers une École assujetti au modèle économique libéral. Contre le décret n° 2014_1420 du 27 novembre 2014 qui modifie certaines dispositions relatives aux périodes de formation en milieu professionnel (PFMP). Pour le retour d’un parcours de formation en quatre ans, seul garant d’une formation professionnelle digne de ce nom. Pour la réduction des PFMP à 4 semaines par an au maximum, durée à définir selon les nécessités de chaque formation accompagnée d’une diminution du coefficient au bac. Contre les formations mixtes créées pour accueillir dans une même classe des publics différents (élèves sous statut scolaire, apprentis, adultes en formation continue) et dont le seul objectif est de faire des économies budgétaires. Contre un « parcours de découverte du monde professionnel » ayant pour but de stimuler « l’esprit d’entreprendre » des élèves. Pour une ouverture sur le monde qui ne se limite pas à l’entreprise, les élèves être incités à découvrir d’autres milieux (militant, associatif, syndical, politique...). Contre le statut de stagiaire positionnant les élèves dans une logique d’emploi. Contre des filières différenciées et pour un collège et un lycée uniques avec un enseignement polytechnique pour toutes et tous basé sur des pédagogies coopératives et émancipatrices.

. Contre la réforme des statuts dans le second degré, sur les missions, services, IMP (indemnités pour missions particulières) et les logiques inégalitaires et discrétionnaires qu’elles comportent, avec la mise en place de hiérarchies intermédiaires à la botte des chefs d’établissements dont l’autonomie est encore accrue, ainsi que l’alourdissement de la charge de travail : pondérations limitées au maxima de service et dont les stagiaires pourront être exclus, risque d’imposition de plus d’une heure supplémentaire, TZR en remplacement de courte et moyenne durée ne bénéficieront plus des décharges pour affectation multiple, missions supplémentaires inscrites dans les textes sans compensation (visites de stages), complément de service dans une autre discipline avec modalité d’accord floue.

. Contre le projet de « Collège 2016 » :cette réforme était pour l’essentiel déjà cadrée par la loi d’orientation de « refondation », à laquelle nous nous sommes opposé-e-s car elle porte des logiques d’inégalités, de mise en concurrence, de soumission à l’entreprise, de dégradation des conditions de travail. L’introduction de différenciations permet toujours que des hiérarchisations entre options et parcours se réintroduisent, favorisant ainsi la reproduction des inégalités sociales et culturelles.

. (Dans l’enseignement supérieur et la recherche publique) Pour l’utilisation des deniers publics pour les dépenses d’intérêt public, avec notamment la suppression du Crédit Impôt Recherche. Contre les évaluations-sanctions et des dispositifs de rémunération « au mérite » (primes d’« excellence », d’« investissement dans les fonctions », …). Pour l’abrogation des lois LRU/Pécresse et LRU2/Fioraso, et l’instauration d’un fonctionnement démocratique des universités, avec de vrais pouvoirs et contre-pouvoirs décisionnels aux mains des personnels. Pour une construction massive de logements étudiants et un véritable plan de rénovation de l’ensemble des universités et la gratuité des frais d’inscription à l’université.

. Contre toute prime au « mérite », surtout quand elles sont extravagantes (celles des recteurs viennent de passer de 15 200 € à 25 620 €)



La Fédération des syndicats SUD éducation revendique ainsi :

. des moyens suffisants pour un service public de qualité, un budget plus important pour le service public d’éducation, et donc l’arrêt du recrutement de précaires, la titularisation sans conditions de concours ni de nationalité de tous les personnels précaires ;

. La création de tous les postes de fonctionnaires nécessaires, et notamment la création de postes de titulaires remplaçant-e-s en nombre suffisant, volontaires, avec décharge de service horaire et sans annualisation de leur temps de travail ;

. Une réelle formation professionnelle pour tous les personnels ;

. Un corps unique avec un salaire unique ;

. Une augmentation uniforme des salaires : + 400 euros pour tous les salaires jusqu’à un plafond de 3000 euros, pour réduire l’éventail des rémunérations, avec un salaire minimum porté immédiatement à 1700 euros et l’indexation des salaires sur l’inflation pour garantir le maintien du niveau de vie des personnels en activité et à la retraite ; nous combattons toute rémunération « au mérite » et toute évolution différenciée des carrières.

. Une véritable réduction du temps de travail avec la semaine de 32 heures sans perte de salaire ni flexibilité, réduction du temps de travail qui doit se décliner effectivement par la diminution des obligations de service pour les catégories qui, comme les enseignant-e-s, n’ont pas bénéficié des lois sur les 39 ou sur les 35 heures ; nous défendons la définition du temps de travail par des maxima hebdomadaires de service sans annualisation ;

. L’amélioration des conditions de travail, en commençant par la réduction du nombre d’élèves par classe et la définition légale de seuils maximums pour les groupes, la prise en compte par l’employeur de la dimension du travail, de la pénibilité, de la souffrance au travail, des risques psycho-sociaux et de la médecine de prévention ;

. La compensation par des réductions de service des tâches supplémentaires et de la pénibilité liées à certaines fonctions et à certains postes de travail, plutôt que par des indemnités.

http://www.sudeducation.org/Preavis-de- ... -4067.html
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Messagede bipbip » 04 Mai 2015, 00:49

De l’autre côté du périphérique…

À Bobigny, parents et enseignants ne veulent plus, pour leurs enfants, d’une école au rabais. Ils organisent, ce mardi 5 mai, une opération « école déserte », dans tous les établissements scolaires de la ville, de la maternelle au lycée.

... http://www.libertaires93.org/De-l-autre ... rique.html
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Re: Mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 07 Mai 2015, 13:27

Enseignement agricole : Qui sème la lutte récolte la victoire

Au lycée agricole du Mans, on n’a pas trop l’habitude des AG et des piquets de grève, mais quand on s’y met, c’est pour gagner. C’est ce qu’ont montré les personnels de l’établissement, contre les suppressions de postes et en solidarité avec les salariés précaires éjectables.

Beaucoup moins connu que l’enseignement de l’éducation nationale, l’enseignement agricole public forme environ 180.000 jeunes en formation initiale et aussi de nombreux apprentis et adultes via les CFA et CFPPA [1].

Cet enseignement dispose d’une assez bonne image grâce notamment à des pratiques pédagogiques innovantes (cours en pluridisciplinarité, travail sur le terrain, sorties pédagogiques…). Cependant, l’EAP (enseignement agricole public) est aussi le temple de la précarité avec près de 40% de personnels précaires (notamment dans les CFA et CFPPA).

Promesses non tenues

Le lycée agricole du Mans n’est pas connu pour ses fortes mobilisations sociales, il vient pourtant de connaître l’une des plus grosses de son histoire. Au départ, on nous annonce la suppression d’un poste administratif, celui affecté à la gestion des bourses de l’enseignement agricole. Pourtant Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture et lui même sarthois nous avait promis en personne qu’il ne toucherait pas aux postes… La nouvelle passe d’autant plus mal qu’une collègue contractuelle venait de réussir son concours de déprécarisation et pouvait être titularisée sur ce poste.

Pendant trois semaines, la mobilisation monte en puissance, une pétition a été signée par l’ensemble des personnels et une majorité des élèves et des parents d’élèves. Les assemblées générales se suivent et restent très suivies avec plus de trente personnes à chaque fois. Notre autorité administrative régionale et nationale (SRFD et DGER [2]) nous mène en bateau de promesses en enfumage de novlangue technocratique.

Le tout nous amène à proposer une grève avec blocage de l’établissement, l’idée étant de frapper vite et fort. La validation de cette action a créé la surprise puisque notre établissement est d’ordinaire assez calme socialement. La grève est donc voté à une très large majorité pour le 20 mars 2015. La grève est soutenue par les sections syndicales Snetap-FSU (majoritaire), le SYAC CGT et Sud-Rural.

Dès le lendemain à 7 heures, le piquet de grève est installé. Distribution de tracts, brasero et barbecue sont de la partie. Avec plus de 80 % de grévistes et presque aucun cours assuré, ­l’action est un véritable succès. À noter que pour la moitié des grévistes, c’était la première grève de leur vie.

Le ministre lâche

Pour autant l’administration ne lâche rien et s’acharne à nous prendre pour des imbéciles. En revanche, cette lutte installée en pleine élection départementale dans le fief de Stéphane Le Foll fait tache, d’autant que l’actuel ministre lorgne sur la mairie du Mans à moyen terme. Le ministère accepte de recevoir une délégation du lycée le 26 mars.

Nous allons donc à dix collègues du lycée, épaulés par des syndicalistes du Snetap FSU et du SYAC CGT, rencontrer la conseillère de Stéphane Le Foll. Les collègues sortent écœurés de l’entrevue, de la froideur technocratique, de l’arrogance et du mépris exprimés par leurs interlocuteurs.

Loin de nous laisser abattre nous appelons de nouveau à la grève pour le mardi 31 mars avec cette fois-ci blocage total de ­l’établissement.

Le lendemain de cette rencontre, le ministère lâche et désavoue sa propre administration, le poste de titulaire est réaffecté au mouvement. Nous suivons de près la titularisation de notre collègue, car derrière les postes il y a des personnes, précarisées, mal payées et habituellement ce sont des femmes…

Cette lutte victorieuse bien que modeste nous montre que l’action collective fonctionne là où échouent les stratégies individuelles. La détermination, la solidarité des personnels, l’unité parfaite de l’intersyndicale nous montrent que c’est possible !

Lulu (AL Orne-Sarthe)


[1] CFA centre de formation pour apprentis ; CFPPA : centre de formation professionnelle et de promotion agricole.

[2] SRFD : service régional de la formation et du développement. DGER : direction générale de l’enseignement et de la recherche.

http://www.alternativelibertaire.org/?E ... ui-seme-la
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Messagede bipbip » 11 Mai 2015, 11:01

Réforme du collège : il y aura toujours une alternative à la résignation et aux inégalités !

Nous reproduisons ici le texte de la tribune publiée dans l’Humanité du lundi 4 mai 2015 signée par Laurence De Cock du collectif Aggiornamento Histoire géographie et Grégory Chambat du collectif Questions de classes(s).

« Civilisation » ou « barbarie », telle est, selon Marianne, l’alternative dans laquelle nous enferme la réforme du collège. Une certaine gauche - ralliée au libéralisme et au tout sécuritaire – en est ainsi réduite à relayer les thèses éducatives les plus conservatrices. Régis Debray et la « pédagogie-Nutella », Bruno-Roger Petit qui en appelle à Voltaire contre Dieudonné, Brighelli éructant contre « les idiots utiles des barbares », la question scolaire est réduite aux ricanements méprisants sur le collège « Jamel Debbouzze »...
Au nom d’un catastrophisme dans l’air du temps, on rigole bien dans les rédactions, les studios et sans doute les dîners mondains. Trop drôle ce jargon auquel on ne comprend rien ; trop drôle le naufrage d’une jeune ministre femme et (donc ?) pas à la hauteur ; trop drôles ces « pédago-bisounours » qui veulent tuer les savoirs.
Que toutes ces postures sont loin, très loin, de notre quotidien en classe. La réforme mérite d’être débattue, avec rigueur. Oui, l’école française est injuste, inégalitaire, exceptée pour quelques uns, toujours les mêmes. Et ce qu’elle réussit implacablement, sous l’œil vigilant de ses chiens de garde, c’est à se reproduire elle-même pour mieux reproduire la société telle qu’elle est. Ne laissons pas le monopole de la critique scolaire aux seules mains des conservateurs.
Enseignant.e.s, nous savons que la seule « réussite » qui vaille c’est celle de toutes et de tous ; voilà ce qu’ils appellent « égalitarisme ».
Partisans de la coopération, nous défendons le collectif contre l’intérêt particulier, le tri social, les classements et la « consommation » du savoir ; voilà ce qu’ils appellent « pédagogisme ».
Indifférent.e.s à toute méritocratie, nous pensons que la démocratie d’un système ne se mesure pas au nombre de dominés rejoignant le camp des dominants... voilà ce qu’ils dénoncent au nom de l’élitisme « républicain ».
C’est aussi pour ces raisons que nous ne souhaitons pas de cette réforme en l’état. Derrière les intentions louables - dans lesquelles nous nous reconnaissons parce que nous ne les avons pas attendues pour les promouvoir (interdisciplinarité, apprentissages en cycles, etc.) - se perpétuent des réalités structurelles qui contredisent les discours. On ne développe pas l’autonomie en renforçant les hiérarchies ni le travail en équipe en maintenant les inégalités de statuts, de fonctions. On n’éduque pas à la démocratie en concentrant entre les mains d’un seul le pouvoir de nommer et de « récompenser » qui bon lui semble.
Changer cette école, c’est faire enfin de l’égalité (pas celle du hasard des chances) « la » priorité à travers la mixité sociale (carte scolaire redessinée, et transports gratuits) - promesse oubliée. C’est la titularisation des précaires, la transformation des fameuses « indemnités » en temps de concertation, l’élection pour les fonctions spécifiques et la généralisation des établissements expérimentaux plutôt que la promotion individuelle de l’ « enseignant-innovant ».
L’autonomie n’est possible qu’à la condition d’une totale horizontalité. Osons le mot, cela s’appelle l’autogestion. Un horizon socialement émancipateur, non pour défendre ou « aménager » le système, mais pour le transformer.

http://www.questionsdeclasses.org/?Refo ... -il-y-aura
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Messagede bipbip » 12 Mai 2015, 10:47

Mercredi 15 avril 2015 à Lille, le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, la CGT, SUD et la CNT appelaient à un rassemblement académique pour protester contre la réforme du collège et contre les projets de circulaires d’application qui régiront le nouveau statut des enseignant-e-s du second degré à la rentrée 2015.

Vidéo : http://www.cnt-f.org/59-62/?p=16093

http://www.questionsdeclasses.org/?Merc ... a-Lille-le
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Messagede sebiseb » 12 Mai 2015, 18:39

Sur le site : Questions de Classe(s) -
Réforme du collège : il y aura toujours une alternative à la résignation et aux inégalités !

Indifférent.e.s à toute méritocratie, nous pensons que la démocratie d’un système ne se mesure pas au nombre de dominés rejoignant le camp des dominants... voilà ce qu’ils dénoncent au nom de l’élitisme « républicain ».

Ça tout dire et rien dire ??? Et surtout, tout et son contraire. Et au final de l'article, je suis assez d'accord avec le commentaire : « La question n’est pas d’être pour ou contre cette réforme mais de savoir si, à la rentrée 2016, les profs qui n’arrivent pas à se faire à l’idée que la condition sociale des élèves détermine leur réussite scolaire et leur avenir professionnel auront encore quelques raisons de ne pas désespérer. Car à la rentrée 2017, il sera trop tard pour y réfléchir…»
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Re: Mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 16 Mai 2015, 16:08

Grève le 19 mai contre la réforme du collège
appel intersyndical
Les organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU SNALC-FGAF, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action et SUD Éducation font le constat du maintien d’une réforme du collège contestée par la majorité des enseignants et rejetée au CSE par des organisations syndicales représentant plus de 80 % des enseignants du second degré.

Elles continuent à demander le retrait de cette réforme fondée sur l’autonomie des établissements et la multiplication des hiérarchies intermédiaires sous l’autorité du chef d’établissement et la reprise de discussions sur de nouvelles bases pour la réussite de tous les élèves.

Sans répondre aux véritables besoins du collège, cette réforme ne ferait en outre, si elle était mise en oeuvre en 2016, qu’engendrer davantage d’inégalités entre les élèves, aggraver les conditions de travail des personnels, mettre en concurrence personnels, disciplines et établissements.

Dans un contexte déjà largement dégradé pour tous les personnels, elles appellent à poursuivre les mobilisations en cours, débattre en AG des conditions de l’amélioration du collège, multiplier les formes d’action et se mettre massivement en grève le 19 mai.




Tract SUD éducation : http://www.sudeducation.org/docrestrein ... 4-2015.pdf

Tract de la CNT éducation 59/62 : http://www.cnt-f.org/59-62/wp-content/u ... i-2015.pdf
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Re: Mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 17 Mai 2015, 13:05

Décryptage de la réforme du collège par la fédération Éducation/Recherche de la CNT-SO
http://www.cnt-so.org/Decryptage-de-la-reforme-du

CNT-SO 4 pages PDF : http://www.cnt-so.org/IMG/pdf/cnt_so_4p ... ai2015.pdf
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Re: Mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 20 Mai 2015, 15:20

Histoire et perspectives actuelles de lutte pour refuser les heures supplémentaires dans l’Éducation Nationale

Quand on pense aux heures supplémentaires, on pense à la célèbre phrase "travailler plus pour gagner plus". Mais est-ce si simple ? Les heures sup. et cette notion de travailler en plus de notre temps de travail ont-elles juste comme but d’avoir une aumône supplémentaire pour vivre ? L’utilisation des heures sup. n’a pas comme impact de simplement remplir notre porte monnaie.

... http://larotative.info/histoire-et-pers ... s-976.html
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Re: Mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 25 Mai 2015, 15:54

Quel est l’esprit de "L’après 19 mai" ?

Un petit billet d’humeur…

Il n’y aura pas de suites ni d’avancées après le 19 mai… seulement des reculs

Grève ou pas grève le 19 mai ? Une chose semble certaine, il n’y aura pas de suites ni d’avancées après le 19 mai… mais des reculs !

Non pas qu’il faille s’aveugler sur l’hypocrisie qui entoure cette réforme. Lire et entendre un gouvernement de régression sociale se faire le défenseur de l’égalité ne peut tromper personne… d’autant qu’il en arrive finalement à défendre son projet en reprenant les arguments de ses adversaires… (cf. la lettre du Premier ministre à Libération vantant le "mérite républicain").

Mais penser que l’hétéroclite intersyndicale - encensée par différents mouvements souvent aussi obscurs que réactionnaires (le Collectif Racine ou SOS éducation) - peut faire avancer le collège n’est pas plus crédible. Ni même "espérer" le retrait de la réforme puisque le SNES ne la réclame plus… Peut-on attendre de cet appel une quelconque avancée vers plus de justice, moins d’inégalités ?

Nombreux sont celles et ceux qui expriment pourtant légitimement leur colère et leur aspiration à une autre école… mais il n’a jamais été - et il ne sera pas possible - de concilier l’élitisme et l’émancipation, la compétition et la coopération, la ségrégation et l’égalité, le culte des hiérarchies et l’autogestion…

Sauront-ils faire entendre une autre voix ? Il faut l’espérer… mais on n’y croit peu. Faute peut-être d’espaces pour construire un discours crédible et audible, le faire vivre et le diffuser… Partant du constat qu’il n’existe pas de lieux pour porter une autre parole sur l’école, pour relayer les luttes qui s’y déroulent (pour des moyens, des logements, des papiers, mais aussi une autre pédagogie) nous avons fait le pari qu’un site comme Questions de classe(s) pourrait contribuer à informer et à débattre vraiment. Nous n’attendons plus que les médias officiels relaient nos révoltes et nos projets, nous voulons le faire nous-mêmes. Les débats auxquels nous assistons ces dernières semaines démontrent qu’il faut retravailler cette perspective… Les luttes existent, les pratiques au quotidien aussi, mais elles n’émergent pas, ne se rencontrent pas et, au final, on voudrait que tout se résume à l’opposition de 2 camps auto-proclamés. Et ce sont toujours les mêmes que l’on entend.

Au lendemain du 19 mai, grévistes ou non-grévistes, il nous faudra combattre inlassablement la déferlante réactionnaire et conservatrice et ne surtout pas lui laisser le monopole de la critique du système… en se satisfaisant d’aménagement à la marge et à moyens constants.

Puissions-nous, au lendemain du 19 mai, retrouver une cohérence, sur le ciment du "social" et bâtir des mobilisations pour une autre école, la "nautre".

Grégory Chambat

http://www.questionsdeclasses.org/?Quel ... L-apres-19
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Re: Mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 26 Mai 2015, 06:14

Manifestation le 27 mai devant le ministère

Dans plusieurs arrondissements parisiens, la mobilisation des écoles contre les nombreuses fermetures de classes à la rentrée prochaine s’organise.

Manifestation devant le ministère le mercredi 27 mai après-midi

Dans le 19eme, où 14 fermetures sont prévues (dont 12 dans les quartiers les plus populaires !), une réunion de Coordination a rassemblé des enseignants et parents mobilisés d’une quinzaine d’écoles.

Blog : https://ecolepublique19.wordpress.com

Facebook : https://www.facebook.com/Ecolespubliques19

Pour le 19eme Départ collectif à 12h30 à la Rotonde place de Stalingrad.

Une nouvelle réunion de coordination des écoles du 19ème, est prévue le même jour, mercredi 27 mai à 18h, 1 rue de Nantes.

Pour le 14ème voir le blog http://mobilisationecolesparis14.blogspot.fr/

Merci de diffuser ces informations aux parents, enseignants que vous connaissez dans vos écoles respectives !

Nous sommes TOUS CONCERNES !!

Contre les fermetures, pour le remplacement des enseignants absents, etc..
Invitation à toutes les écoles parisiennes à faire de même !

Ce message a pour objectif de relayer à tous l’appel, des syndicats enseignants Snuipp-FSU, Snudi-FO, CGT Educ’Action, SUD Education, CNT-Ste, Se-Unsa, de collectifs de parents de tous bords, des UL FCPE et à l’attention de toutes les écoles parisiennes,

Soyons nombreux le 27 mai pour défendre nos écoles !

http://www.questionsdeclasses.org/?Mani ... -devant-le
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Re: Mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 27 Mai 2015, 01:42

Mais que fait SUD Éducation dans cette misère ?
Réforme du collège : communiqué et pétition de l’intersyndicale
Les organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNALC-FGAF, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action, SUD Éducation, SNCL-FAEN et SIES-FAEN dénoncent la publication des textes concernant la réforme du collège au soir même d’une grève majoritaire dans les collèges. Cette provocation et ce mépris des personnels sont contre-productifs : il est illusoire d’espérer mettre en œuvre une réforme contre les professionnels.

Elles dénoncent les manœuvres de récupération politiciennes et les amalgames.

Elles demandent l’abrogation de ces textes, décret et arrêté, et la reprise immédiate des discussions sur l’avenir du collège. En tout état de cause, elles refusent de discuter des modalités d’application de cette réforme.

Elles appellent les personnels à signer et faire signer la pétition intersyndicale, à poursuivre les mobilisations en cours : assemblées générales, délégations, rassemblements etc., et à mettre en débat une journée de grève nationale en juin.

Elles appellent d’ores et déjà à faire du jeudi 4 juin une nouvelle journée nationale de mobilisation dans tous les collèges : heures d’information syndicale, rencontres et débats avec les parents.

Lien pour signer la pétition intersyndicale : http://www.unautrecollege2016.net/


Pétition intersyndicale

La publication du décret et de l’arrêté définissant l’organisation du collège à partir de la rentrée 2016 met en place une réforme du collège plus bureaucratique que pédagogique qui ne répondra pas aux besoins de formation de la jeunesse de ce pays, ne réduira pas l’échec scolaire et mettra profondément en cause l’égalité d’accès aux savoirs et aux qualifications sur le territoire.

Elle est de plus un affront à une profession qui se bat au quotidien pour la réussite des jeunes qui lui sont confiés.

Les signataires demandent l’abrogation de ce décret et de cet arrêté et la reprise immédiate des discussions sur l’avenir du collège.

Pétition à signer sur http://www.unautrecollege2016.net

http://www.sudeducation.org/Reforme-du- ... ue-et.html


Motion d’actualité du VIIe congrès de la fédération SUD éducation
Pour un collège égalitaire, construire la grève jusqu’à l’abrogation

La publication au Journal Officiel des textes de la réforme du collège au lendemain d’une grève importante confirme la volonté du ministère de passer en force et son refus d’entendre les personnels. La lutte doit s’amplifier pour imposer l’abrogation de cette réforme. L’intersyndicale doit annoncer rapidement et fermement la date de la grève nationale prévue en juin.

Ces dernières semaines, le débat public a été confisqué, comme si la seule alternative était de défendre cette réforme de « modernisation » libérale ou de la refuser au nom d’un collège passéiste, inégalitaire et élitiste. Nous dénonçons les récupérations politiques de la droite et de l’extrême droite. Les personnels doivent s’organiser pour refuser que des groupes réactionnaires s’approprient leur mobilisation.

Nous ne partageons rien avec celles et ceux qui critiquent cette réforme au nom du refus d’approches pédagogiques des enseignements. Nous revendiquons des moyens à la hauteur des besoins et nous luttons pour un collège égalitaire avec un enseignement polytechnique qui garantisse à tou-te-s les élèves l’exploration de tous les types de savoirs, qu’ils soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques, reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.

Ce n’est pas la direction de la réforme ministérielle. Dans un contexte d’austérité, cette réforme ne prévoit aucune disposition pour améliorer les conditions de travail des personnels et les conditions d’apprentissage pour les élèves. Elle remettrait en cause le collège unique, accentuerait encore les inégalités, augmenterait l’autonomie des (chefs d’)établissements, induisant une concurrence toujours plus grande entre collègues, équipes, disciplines et établissements tout en multipliant des hiérarchies intermédiaires, dans la continuité des réformes statutaires sur les « missions et services ». Cette réforme modifie l’organisation des enseignements et des disciplines, selon des modalités imposées qui ont été définies sans les personnels.

La fédération SUD éducation appelle les personnels :
- à mener une campagne d’explication à la population des enjeux de cette réforme
- à signer la pétition intersyndicale pour l’abrogation du décret et de l’arrêté « collège 2016 »
- à étendre la mobilisation à l’ensemble des personnels de la maternelle à l’université
- à mettre en discussion dans les AG la grève reconductible jusqu’à l’abrogation
- à élaborer collectivement les revendications pour un autre collège et les moyens d’y parvenir

http://www.sudeducation.org/Pour-un-col ... taire.html
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Re: Mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 28 Mai 2015, 23:39

Occupation de l’Inspection Académique de Saint-Denis par des parents d’élèves et des enseignant-e-s grévistes

Ce jeudi 28 mai 2015, après une première action de blocage des bretelles d’accès à l’A1/A86 à la porte de Paris, les parents d’élèves mobilisé-e-s et les enseignant-e-s grévistes de Saint-Denis occupent actuellement - et au moins jusqu’à 17h - l’Inspection Académique (direction des écoles de Saint-Denis 2 et 3), située au 59 rue de la République (Saint-Denis centre-ville).

... https://paris-luttes.info/occupation-de ... ction-3319
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Re: Mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 30 Mai 2015, 19:27

Toulouse
Répression du droit de grève au collège Bellefontaine
Ce vendredi 22 mai, 5 collègues enseignants du collège Bellefontaine impliqués dans
le mouvement de grève du mois de novembre-décembre autour de la réforme des REP/REP+ ont reçu, chez eux, par voie d’huissier, chacun 2 courriers.


L’un comme l’autre les invite à consulter leur dossier administratif de carrière. Le
premier dans le cadre d’une procédure disciplinaire . Le second dans le cadre d’une
"procédure visant une mutation dans l’intérêt du service ".

Les deux procédures sont distinctes. La première est réglementaire, la deuxième
semble l’être également même si son cadre est pour l’instant assez flou. Néanmoins
leurs motifs apparaissent très clairement : il s’agit de sanctionner les faits de
grève intervenus au mois de décembre. L’énumération des griefs est éloquente, tous
reviennent à reprocher et sanctionner la grève et la lutte à nos collègues :

"manquement à l’obligation d’exercer vos missions conformément aux instructions de
vos supérieurs", "manquement à l’obligation de remplir l’intégralité des missions
qui vous sont dévolues en rapport avec vos obligations statutaires", "manquement à
l’obligation de loyauté vis-à-vis de l’équipe de direction du collège" ,
"manquements (...) de nature à perturber gravement le bon fonctionnement du service
public d’éducation du collège Bellefontaine".

On manque surtout de s’étouffer.

Depuis le mois de janvier l’administration du collège comme le rectorat ont par tous
moyens chercher à réprimer, créant un climat délétère qui a lourdement pesé sur le
travail de nos collègues et sur l’ambiance générale.
Après avoir tenté de diviser, de créer un climat de peur, vient le moment du coup de
matraque. Voire du poteau d’exécution.

Les motifs comme les méthodes sont proprement inacceptables. Il s’agit ni plus ni
moins que d’une remise en cause du droit de grève et d’une très claire répression
syndicale. Il s’agit de nous faire rentrer dans le rang à l’heure où on nous impose
réformes libérales et austérité. Il s’agit de remettre en cause les droits des
fonctionnaires et des personnels de l’éducation nationale.

Sud Éducation ne laissera pas faire un tel scandale ; d’ores et déjà un travail
intersyndical est en construction, la fédération et les autres syndicats sont
alertés, un communiqué sera rédigé et la presse informée. Nous étudierons par
ailleurs toutes les possibilités juridiques mais il est important de bâtir un
rapport de force. Le cas des collègues nous concerne car c’est nos droits et notre
statut qui sont attaqués de façon brutale et arbitraire.

Il faut diffuser l’information et la faire connaître. Nous ne laisserons pas nos
collègues être réprimés.

Sud Education 31

https://iaata.info/Repression-du-droit- ... e-721.html
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Re: Mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 31 Mai 2015, 13:50

Mercredi 3 juin,

Grande fête
Pour l'abolition de la précarité dans l'Éducation nationale !


RDV à partir de 14h et pour tout l'après-midi devant le Rectorat de Paris,
(94 avenue Gambetta - M°Gambetta ou St-Fargeau)

AVS-AESH, EVS, AED, Profs contractuels, etc... La précarité dans l'Education nationale touche un grand nombre de personnes exerçant des fonctions différentes mais essentielles au bon fontionnement des établissements. Par delà les différences de nos fonctions, nous rencontrons tou.te.s des difficultés similaires : problèmes de paiement des salaires, de renouvellement des contrats, de harcèlement, de mépris du rectorat... Panacée tranquille de l'administration, et plus encore dans cette période d'austérité budgétaire, la précarité touche de plus en plus de monde, et tant pis pour les problèmes qu'elle créé dans les établissements et pour les personnes qui la subissent : manque de surveillants, d'AVS-AESH, non-renouvellement des personnels ayant acquis une expérience, salaires sous le seuil de pauvreté, etc. Tout en rendant difficiles les solidarités et les possibilités d'organisation et de luttes.

C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui un appel à tou.te.s les personnel.le.s de l'Education nationale à nous rejoindre le 3 juin 2015 devant le rectorat pour une grande fête pour l'abolition de la précarité, et pour créer les possibilités d'un mouvement général des précaires de l'éducation !

Par ailleurs, une demande d'audience sera adressée au rectorat pour que nous soyons reçus le 3 juin afin de discuter des conditions de préparation de la rentrée 2015 pour les précaires.

Parce que le mépris doit cesser,
Parce que nous faisons face à des problèmes communs,
Et que ce sont nos luttes qui construisent nos droits,
AVS-AESH, AED, EVS, Enseignant.e.s,
Soyons nombreu.se.s le 3 juin pour faire sa fête à la précarité!

N'hésitez pas à apporter jus, gâteaux, apéros, jeux, instruments de musique... de quoi allier lutte et bonne humeur!

Le Collectif AVS 75-92

http://collectifavs75.blogspot.fr/2015/ ... ition.html
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