Mouvement dans l'éducation, à suivre...

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 31 Jan 2014, 11:47

Dans le mensuel Courant alternatif de janvier
La contre - « réforme des rythmes scolaires » :
les premiers pas d’une lutte à venir...


Sous couvert de « refonder l’école », la gauche poursuit la besogne entamée par ses prédécesseurs de droite. C’est maintenant au tour du ministre Peillon de prendre sa part du détricotage et de la restructuration d’un cadre scolaire aujourd’hui jugé obsolète et peu performant. Les exigences du marché de la main d’œuvre ainsi que le coût de sa reproduction appellent selon des formules consacrées à « entamer des réformes » et faire « des économies ». Préparée bien avant l’élection de Hollande mais imposée ex nihilo, l’application de la contre-réforme des rythmes dissimule derrière une fausse polémique entretenue autour de la réorganisation « du temps de l’enfant », l’objectif de marchandiser en la sous-traitant, tout ou partie de l’activité.


Non seulement les socialistes ne sont revenus sur aucune des mesures qui, sous le gouvernement Sarkozy, avaient mobilisé contre elles certains enseignants du premier degré : le fichage informatique par le serveur « Base élève », la réduction de l’enfant à une somme de « micro-compétences » par la création du « Livret Personnel de Compétences », la restriction du droit de grève des enseignants avec l’obligation de se déclarer gréviste 48 heures à l’avance, mesure qu’accompagne toujours un service d’accueil dit « minimum »- mais ils ont, en prime, imposé de front leur « réforme des rythmes scolaires ».

L’argument de départ est simple, si ce n’est simpliste : les écoliers français ont les journées de classe parmi les plus longues en Europe avec le nombre de jours d’école le plus faible. Cette organisation du temps scolaire serait l’une des causes principales des mauvais résultats enregistrés dans l’enquête menée sous l’égide de l’OCDE(1) et annoncés par Peillon avant même qu’ils ne soient rendus publics...

Rationaliser le temps, parcelliser « les compétences »

Dorénavant, les élèves travailleront neuf demi-journées dans la semaine au lieu de huit auparavant. Ce qui, soit dit en passant, n’est que l’application au pied de la lettre d’un amendement figurant déjà dans le décret du ministre de droite Darcos, en date du 15 mai 2008(2)... La priorité est donnée aux plages horaires du matin réservées aux apprentissages, le temps libéré se trouve converti l’après-midi en activités dites « périscolaires ». Pour justifier ce nouvel aménagement, l’équipe Peillon amalgame la question du temps de présence hebdomadaire des élèves à celle de l’inégalité d’accès aux pratiques dites « culturelles ». Une démonstration sans cohérence ni rapport avéré, qui réduit les conditions de l’accès à la culture - à quelle culture par ailleurs ? - à une simple affaire d’emploi du temps.

Afin d’asseoir la légitimité de leur politique, les socialistes se sont adjoints les services « d’experts en Chronobiologie ». Ces spécialistes seraient parvenus à abstraire un « temps de l’enfant », du temps mesuré, qu’impose à toute activité humaine le cours de la société marchande(3). Dans ce cas, reconnaissons que l’intention n’est nullement d’ordre qualitatif. Elle n’aspire, en réalité, qu’à rationaliser au moindre coût le temps passé par l’élève dans les apprentissages. Rien de nouveau, si ce n’est un ajustement commandé par les modalités actuelles de la reproduction sociale. De la sorte, ce temps rationalisé sera soumis aux apprentissages parcellisés en « micro-compétences » dont les résultats, après évaluation, seront enregistrés dans le liberticide et contesté « Livret Personnel de Compétences ». En bout de chaîne, une nouvelle poignée de scientifiques, ceux de l’enquête PISA, évaluera au vu des résultats la mise en conformité promise et attendue du système d’enseignement. En résumé, on est confronté en l’espèce à une forme de sous-taylorisme ajusté au milieu scolaire, en accord avec les attentes du marché de l’emploi. Il va sans dire que ce « temps de l’enfant », tel que se le figurent nos experts, trouve harmonieusement sa limite là où commence l’intérêt de l’industrie des loisirs et du tourisme, c’est à dire précisément dès le vendredi après-midi, veille de week-end...

La « Réforme des Rythmes » en acte

Dans un premier temps, les dix-sept pour cents de communes qui ont choisi d’appliquer le décret dès cette année ont commencé par battre le rappel du personnel territorial et le mettre en ordre de marche. Au sein de certaines municipalités, les fiches de postes ont été modifiées sans concertation ni parfois compensation et les Brevets d’Aptitude au Fonction d’Animateur passés en urgence et attribués dans la foulée. De manière dérogatoire, les taux d’encadrements des enfants ont été modifiés et revus à la hausse dès le mois d’août 2013. Le compte n’y étant pas, les municipalités les plus zélées et les mieux dotées ont recruté des travailleurs sous contrat de droit privé payés 7,39 € net de l’heure pour trois heures de travail hebdomadaires maximum(4). Le résultat ne s’est pas fait attendre. « L’Apprendre Autrement », selon la formule ministérielle, s’est donné à voir pour ce qu’il est en réalité : un embrouillamini qui entretient à dessein la confusion entre activités scolaires et « périscolaires » ; un simple affichage qui ne trompe personne puisque le sens réel de cette contre-réforme se niche ailleurs. Dans des municipalités dirigées par des ministres en place, comme celle de Boulogne-sur-mer, par exemple, l’effort déployé l’est d’abord en matière de propagande afin de faire avaler la pilule à la population. Dans une atmosphère de village Potemkine, les visites officielles succèdent aux romans photos des publications municipales et les injonctions pleuvent afin, coûte que coûte, de tenir la ligne. Par ailleurs, la politicaillerie y a trouvé un terrain supplémentaire où faire étalage de sa misère. Ainsi observe-t-on à la veille des élections municipales, le Front de Gauche, par exemple, contester dans la rue la politique de Peillon et la défendre le même jour face à des grévistes et des parents d’élèves venus réclamer des comptes sous les lambris de l’hôtel de ville...

Ce à quoi travaillent les Socialistes

Si l’Etat ne dévoile pas encore l’intégralité de son plan, plusieurs signaux permettent d’entrevoir ce vers quoi on s’achemine. Avec la « Réforme des Rythmes », il s’agit également de s’appuyer sur la loi de décentralisation afin de faire passer l’organisation du temps scolaire sous la coupe des pouvoirs locaux. Une mesure justifiée dans la période par la baisse des financements publics et corroborée par le transfert d’activités en sous-traitance. C’est dans ce cadre précis, celui d’un accord de partenariat avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, que le groupe Total s’est engagé à verser la somme de 4 millions d’euros, afin de financer les activités périscolaires du plan Peillon(5).

Ces premières mesures ont été immédiatement contestées par ceux qui y voient essentiellement une remise en cause du cadre national de l’enseignement et de « l’Egalité Républicaine ». En réalité, à la lecture d’un récent rapport de la Cour des Comptes, on comprend qu’il s’agit du premier acte d’un dessein plus ambitieux. Dans une de ces dernières informations livrée au gouvernement, la juridiction recommande de revoir les procédures d’affectation des personnels afin de « redresser les résultats des élèves », estimant qu’une « réforme d’ensemble des modalités de gestion » s’impose(6). Enfin, tout s’éclaire lorsque l’on apprend que l’opération concernera bientôt autant le second degré que les écoles élémentaires. La loi dite de « refondation » projette, en effet, d’étendre la « réforme des rythmes » aux collèges puis aux lycées.

Dans le premier degré, le glissement vers la flexibilité et l’annualisation du temps de travail est déjà une réalité. Depuis septembre, les enseignants mobiles qui travaillent alternativement dans des circonscriptions où s’appliquent et ne s’appliquent pas la réforme cumulent illégalement des dépassements de temps de service que le cadre établi par l’administration ne sait leur permettre de récupérer. C’est également l’organisation par cycle des écoles qui déborde depuis cette année au collège. On y multiplie d’ailleurs les activités d’enseignement conjointes « Elémentaire/Collège » sous forme de « Rallyes » agrémentés de réunions, de concertations, d’ateliers et de plénières communes...

C’est donc bien de la déréglementation des systèmes d’enseignement et de leur privatisation rampante dont il est question au travers de cette contre-réforme. L’objectif que poursuit ce gouvernement socialiste tient, on l’aura compris, moins à la recherche de l’épanouissement de l’enfant qu’à la casse du statut des travailleurs du secteur.

La mobilisation sur le terrain

Peu de temps après la rentrée de septembre, la mesure réussissait le tour de force de fédérer contre elle et dans une opportune convergence : des parents trompés sur la marchandise mais fermement opposés à toute récupération politicienne(7), des territoriaux mis devant le fait accompli, des enseignants excédés d’un énième changement de cap imposé sans concertation et des vacataires déboussolés et démissionnaires à tour de rôle. Un plaisir à ne pas bouder quand on sait le flop que fit à la même période la non-mobilisation sur les retraites.

Depuis, plusieurs communes ont préféré arrêter l’expérience en cours de route essentiellement sous la pression de parents mobilisés. Ailleurs, ils ont contesté le gouvernement sur son propre terrain, celui de la représentativité. Des questionnaires élaborés et distribués par les parents auprès des familles ont fait mentir les chiffres avancés par le ministère pour imposer sa loi. Dans les établissements où les familles se sont largement exprimées, les résultats du dépouillement révélaient jusqu’à plus de 70% d’insatisfaction et une large majorité réclamait l’abrogation ou la modification du décret.

Le 13 novembre, la journée de boycott national organisée une fois encore à l’initiative des parents fut un réel succès. Dans de nombreux endroits où le boycott s’appliqua, les enseignants firent cours devant des classes pratiquement vides.

Pour gagner : dépasser la seule défense des intérêts corporatistes

Chez les enseignants, naturellement, les choses n’avancent pas au même train. Les syndicats majoritaires du premier degré soutiennent le gouvernement au pouvoir et participent au suivi de la réforme dans les instances paritaires. C’est à Paris, pour le moment, que la mobilisation est la plus forte. Là où, essentiellement, la base du SNUIPP, contre les positions de sa direction multiplie des journées de grève très suivies. Depuis l’automne, cette politique a coûté au SNUIPP le départ de plus de mille adhérents, ce qui, convenons-en, est un signe plutôt encourageant...

Partout ailleurs, les journées de grèves du 14 novembre et du 5 décembre 2013 ont connu un relatif succès si l’on tient compte du fait que 80% des écoles n’appliquent pas encore la réforme.

C’est donc, espérons-le, à la rentrée prochaine que le véritable rapport de force s’engagera. Cela dépendra essentiellement de l’attitude qu’adopteront les enseignants vis à vis des appareils syndicaux qui prétendent les représenter. Il est devenu crucial de gagner quelque chose après des années de reculs, il l’est tout autant d’y parvenir en s’affirmant collectivement, a contrario de la résistance souvent individuelle, isolée, parfois quasi-clandestine menée par certains enseignants sous les années Sarkozy.

Enfin et parce qu’il n’est jamais trop tard pour commencer à bien faire, le moment est peut-être venu pour les enseignants de dépasser la seule défense du statut et d’un service public mythifié. Comment ne pas comprendre qu’il devient dérisoire d’affronter la logique marchande qui est à l’œuvre en se dissimulant derrière une fonction symbolique totalement dévaluée, ce que l’Etat, lui, a compris depuis longtemps...

Dans les écoles, les enseignants travaillent désormais en lien avec de multiples catégories de travailleurs sans statut, précarisés et sans cesse plus nombreux. L’arrivée dans les établissements des vacataires de la réforme Peillon en est la dernière illustration. C’est désormais en direction de ces travailleurs que les rares enseignants sur une position de classe, syndiqués ou non, doivent se tourner afin de déjouer les tentatives de division que les municipalités de gauche s’emploient à encourager depuis septembre. La suite reste à écrire...

Un travailleur de la reproduction sociale. Boulogne-sur-mer, le 16/12/13.

(1) A propos de l’enquête PISA, lire : « Pisa, un fétiche utile à quoi ?, in :« http://www.questionsdeclasses.org/ ?...

(2) Lire, de Claire Leconte (qui pour sa part est favorable à la réforme) : Argumentaire démontrant l’absurdité du décret publié dans le cadre de la loi pour la refondation de l’école. http://www.claireleconte.com/pages/...

(3) Sur le rapport qu’entretient le « Capital » au « Temps », lire ou relire avec profit le classique de E.D. Thompson, intitulé : « Temps, discipline du travail et capitalisme industriel ». Extrait : « De l’organisation du travail à la planification des loisirs, de l’exploitation de l’espace à la conception du quotidien, ce sont toutes les structures de la société capitaliste moderne qui naissent des rouages du temps mesuré. »

(4) L’un d’entre eux témoigne : « les TAP c’est la pire organisation jamais vue ; du délire et maintenant je paie pour faire ça 3h/semaine alors que l’on m’avait juré que le RSA ne serait pas touché. Là j’ai eu 100 euros et on m’en retire 180... »

(5) http://www.sudeducation.org/Rythmes...

(6) « Gérer les enseignants autrement ». Rapport de la cour des comptes en date du 22 mai 2013.

(7) Les tentatives de récupération de la contestation par la droite ont toutes avorté pour le moment. De son côté, la FCPE appuie la réforme, mais semble bien isolée, et certaines sections locales se sont démarquées de la direction en rejoignant la contestation

http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1472
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Messagede bipbip » 02 Fév 2014, 11:01

Mobilisation dans les ZEP du 92
Grève continue dans les bahuts classés ZEP du 92 :
http://paris-luttes.info/greve-continue-dans-les-bahuts
Suite de la mobilisation dans les ZEP : un lycée de Colombes bloqué !
http://paris-luttes.info/suite-de-la-mo ... n-dans-les
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Messagede bipbip » 13 Fév 2014, 00:19

Grève unitaire le 13 février en Ile-de-France

Nombreux éléments et appels ici : http://paris.demosphere.eu/rv/31084
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Messagede bipbip » 14 Fév 2014, 00:08

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Messagede bipbip » 26 Fév 2014, 13:41

Communiqué intersyndical
Rythmes scolaires : rien n’est réglé !

Depuis un an les nombreuses grèves des enseignants avec les agents territoriaux, notamment en février, novembre et décembre 2013, ont exprimé le refus des personnels de voir le décret du 24 janvier 2013 sur les rythmes scolaires être mis en œuvre.
Aujourd’hui, quoiqu’en dise Vincent Peillon, rien n’est réglé pour les communes qui ont mis en œuvre la réforme en septembre 2013, celles qui devraient l’appliquer en 2014 ainsi que pour les personnels enseignant-e-s et non enseignant-e-s qui la subissent.

La mise en œuvre de la réforme confirme la confusion entre le scolaire et le périscolaire, l’utilisation inappropriée des locaux scolaires par des personnels parfois non habilités et souvent en nombre insuffisant, l’inégalité territoriale, les risques évidents de transferts des missions de l’État vers les collectivités territoriales... Elle confirme aussi les problèmes d’organisation des remplacements et des compléments de temps partiel. C’est une dégradation des conditions de travail des personnels et un risque d’annualisation pour de nombreux collègues. C’est inacceptable !

Nos syndicats ont exigé à plusieurs reprises, à tous les niveaux « la suspension de cette réforme et l’ouverture immédiate de discussion pour une autre réforme » sans résultats. Dans de nombreux départements les personnels à l’initiative de nos organisations continuent de se mobiliser pour demander la suspension, l’abrogation ou le retrait du décret du 24 janvier.

Si 1 800 communes ont signifié leur refus de mettre en place la réforme en 2014, plusieurs milliers de communes n’ont pas rendu de projet aux vues des difficultés rencontrées.

Dans le même temps nos organisations ont adopté des vœux communs en ce sens dans de nombreuses instances statutaires.
Tout le monde constate que le mécontentement des enseignants et des personnels territoriaux est grand et qu’aucune réponse du ministre ne leur est apportée. Les enseignants et les personnels territoriaux le disent : cette réforme dégrade les conditions de travail de tous les personnels et les conditions d’apprentissage et d’accueil de tous les élèves.
Les personnels territoriaux et d’animation refusent déqualification et précarisation dans un cadre
contraint de réduction des dépenses publiques

Le ministre doit maintenant entendre les personnels.
Nos organisations expriment, à nouveau, leur total soutien aux initiatives prises dans les départements pour exiger l’abrogation du décret Peillon.


Les syndicats FNEC-FP-FO ; SPS-FO ; CGT-Educ’action ; CGT services publics ; SUD-éducation ; SUD Collectivités territoriales décident de s’adresser au ministre pour exprimer leur volonté que la réforme des rythmes scolaires soit remise à plat par le retrait du décret du 24 janvier. Le ministre doit répondre aux personnels.
Ils inscrivent leurs revendications sur la question des rythmes dans le cadre de la journée de grève interprofessionnelle du 18 mars en opposition aux politiques d’austérité, pour la défense de la Sécurité sociale, des services publics, des conditions de travail et des salaires.

Les organisations décident de maintenir le cadre d’action commune pour envisager les suites à donner à leurs revendications.

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Messagede bipbip » 02 Mar 2014, 11:28

Grève reconductible à partir du 4 mars dans le 93
http://solidaires.saintdenis.over-blog. ... -mars.html
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Messagede bipbip » 09 Mar 2014, 02:03

Appel a extension :

Grève dans l'éducation
« Pour avoir les moyens de travailler correctement »


Appel à l'AG 2nd degré du 4 mars :

« En grève le 13 ! »

L'appel de l'AG soutenu par SUD, CGT, SNUEP-FSU... Relevé du taux de grévistes le 4 fait à l'AG.

APPEL DE L'AG DU 4 MARS

Mardi 4 Mars, 400 collègues se sont réunis devant l'Assemblée Nationale pour dénoncer le manque de moyens dans l'éducation. 137 collègues de 33 établissements du 93 et de quelques établissements du 92, du 94 et du 95 en grève se sont réunis en Assemblée Générale à la Bourse du Travail de Paris.

L'Assemblée Générale, soutenue par la CGT éduc'action Créteil, la CNT 93, le SNUEP- FSU Créteil, Sud éducation Créteil, Sud éducation 92 et 75, appelle les établissements à se mettre en grève le plus rapidement et le plus nombreux possible afin de construire par des tournées d'établissements une journée de grève massive le 13 mars 2014.

L'Assemblée Générale appelle les autres établissements des autres départements et académies à rejoindre le mouvement.

L'Assemblée Générale appelle à développer les liens avec les parents d'élèves et les lycéens par les réunions communes, tracts, manifestations…

L'Assemblée Générale revendique avec l'intersyndicale :
• Le respect des seuils
• L'abaissement du nombre d'élèves par classes
• L'ouverture immédiate de toutes les divisions nécessaires en collège et en lycée pour faire face à la hausse démographique
• Le respect des horaires réglementaires en lycée professionnel
• La titularisation de tous les précaires
• Le retour des heures 93 dans tous les établissements et toutes les divisions
• la mise en place d'un plan de rattrapage et de développement pour créer tous les postes nécessaires (rattrapage sur les fermetures des années 2002 à 2013, rattrapage lié à l'évolution démographique, développement pour abaisser les effectifs)
• Le paiement des jours de grève

L'Assemblée Générale appelle à mettre en débat dans tous les établissements la réforme des statuts.

Toutes et tous en grève, en manifestation vers le ministère et en AG le 13 Mars
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 16 Mar 2014, 12:55

STOP A LA PRECARITE ! Tou-te-s en grève le 20 Mars 2014

SUD Education 92 appelle à la grève le jeudi 20 mars pour faire cesser la précarité galopante qui nuit à la continuité du service public. Tous les personnels sont couverts par un préavis de grève, dans le premier et dans le second degré, titulaires et non-titulaires, enseignants, AVS, EVS, AP, AED.

AVS en grève le 20 Mars 2014 : Auxiliaire de Vie Scolaire… un métier au rabais

La scolarisation d’un enfant est une chose qui coule de source dans l’esprit de chaque parent. Malheureusement, cela devient le parcours du combattant lorsque l’enfant présente une différence. Les enfants porteurs de handicaps sont de plus en plus scolarisés dans leur école de quartier grâce notamment à la loi de février 2005. L’Éducation Nationale met à disposition des familles une aide à la scolarisation dans le cas où l’enfant en a besoin : ce sont les Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS ou accompagnants scolaires).

Nous, AVS, apportons une aide essentielle au jeune en situation de handicap : aide au déplacement, aide à l’organisation, explication et reformulation des consignes, adaptation et pédagogie spécifique à chaque enfant, gestion de son rapport aux autres, mise en confiance, prise en compte de la souffrance de l’enfant, …

Trop d’incohérences nous empêchent d’exercer ce métier dans de bonnes conditions.

3 statuts différents à partir de septembre 2014 :

- CDD de droit privé (CUI-CAE) : contrats renouvelables dans la limite de 24 mois

- CDD de droit public (AED) : contrats renouvelables dans la limite de 6 ans

- CDI de droit public (AESH) : à partir de septembre 2014, possibilité de CDisation après 6 ans de CDD

Une absence de formation qui devrait nous permettre de répondre au mieux aux différentes situations de handicap que nous rencontrons. Actuellement, seule l’expérience que nous acquérons année après année nous permet de répondre à tous ces types de situations. Si nous souhaitons nous former (braille, langue des signes, etc..), c’est à notre charge. Le ministère semble toutefois se décider à mettre en place des actions de formation pour les personnels sous CUI-CAE cette année, mais avec une visée d’insertion professionnelle vers un emploi durable à l’issue du contrat (préparation aux concours administratifs, aide-soignant, auxiliaire de puériculture, etc.), et non une visée de professionnalisation des AVS.

Un temps partiel imposé de 20 h/semaine, quand le temps scolaire est de minimum 24h.

Un salaire honteux et inacceptable se situant bien en dessous du seuil de pauvreté : entre 570 et 670 € selon les contrats.

Des collègues non payés pendant plusieurs mois, ayant pour conséquences des retards de loyers avec menaces d’expulsion (article du Parisien du 27/11/13).

QUEL AVENIR NOUS PROPOSE-T-ON ?

→ Une CDIsation pour un nombre très restreint d’AVS (la moitié au bout de 6 ans). Cette CDIsation ne pourra se faire qu’au bout de 6 ans de CDD. Les CDI seront toujours sur des contrats de 20h, donc avec des salaires similaires.

→ Tous les personnels AVS sous contrat CAE-CUI sont exclus de cette CDIsation.

→ Le ministère prévoit un diplôme de niveau V, c’est- à-dire bien inférieur au niveau scolaire requis pour exercer notre fonction. Notre accompagnement comporte une dimension « pédagogique » : accompagner les élèves vers l’autonomie de la maternelle au lycée. Nous ne sommes pas des aides-soignant(e)s.

Du fait de ces conditions extrêmement précaires et des mauvaises conditions de travail (gestion de situations complexes sans formation, missions floues ou non-respectées), le taux de rotation de l’emploi est très important, ce qui engendre des dysfonctionnements de service (période longue d’absence entre deux renouvellements de contrat sur le temps scolaire, changement d’auxiliaire en cours d’année donc perte de référent pour les élèves, professionnalisation impossible de ce métier, etc.),

Pour Sud Éducation, la situation n’est pas acceptable.

Pour nous, AVS, elle est invivable.

Pour vous, parents, enseignants et directeurs d’école, elle ne doit plus être acceptée.

Arrêtons de cautionner une société qui brade les accompagnements des élèves en situation de handicap.

En application de la loi Le Pors, le statut de fonctionnaire doit rester la norme pour des missions pérennes.

IL Y A URGENCE ! NOUS DEMANDONS POUR EXERCER AU MIEUX NOTRE METIER :

- Une titularisation de tous les AVS en poste, sans condition de concours, ni de nationalité

- Le droit d’exercer notre métier à temps plein

- Une revalorisation du salaire

- Une formation adaptée.

SUD Education 92

http://sudeducation92.ouvaton.org/spip.php?article1009
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 25 Mar 2014, 12:31

Appel à rassemblements le 2 avril devant les Rectorats pour la scolarisation des élèves atteints de handicap

Appel SUD education
Rassemblement du 2 avril devant les Rectorats ; pour la scolarisation des élèves atteints de handicap : exigeons tous ensemble la titularisation des Auxiliaires de vie scolaire !

La fédération SUD éducation appelle à participer aux mobilisations qui se dérouleront le mercredi 2 avril 2014 en faveur de la scolarisation des élèves en situation de handicap et pour exiger un véritable statut pour les personnels exerçant des missions d’AVS. Nous vous invitons à prendre contact avec vos syndicats locaux pour rejoindre les rassemblements qui auront lieu dès 9h00 devant les Rectorats de toutes les académies.

Le 22 août dernier, le gouvernement a annoncé la création d’un « statut spécial », la reconnaissance « d’un vrai métier » pour les collègues accompagnant les élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire. M. Ayrault et M. Peillon proclamaient alors « la fin de la précarité » pour les auxiliaires de vie scolaire (AVS)... Si ce coup médiatique de rentrée a pu susciter une lueur d’espoir chez les personnels concernés et les parents d’élèves en situation de handicap, la réalité, une fois l’effet d’annonce passé, s’avère très cruelle :

• Un CDI uniquement pour les AVS qui arrivent au terme de leurs reconductions, donc ayant déjà exercé 6 ans comme AED-AVS. Ces dernier-e-s devront s’être auparavant engagé-e-s dans un dispositif de VAE... En 2014, la mesure ne concernera donc que 2 500 postulant-e-s sur 28 000 AED-AVS, soit moins de 10% de ces dernier-e-s...

• Un CDI qui portera sur la « même quotité de temps de travail », leurs salaires resteront donc scandaleusement faibles et n’excéderont que très rarement les 600-700€ !

• Cette possibilité de « CDIsation » ne concernera pas les accompagnant-e-s en contrat aidé, notamment les 8 000 accompagnant-e-s recruté-e-s cette rentrée. C’est donc plus de 50 000 EVS, soit plus de 60% des accompagnant-e-s qui ne seront pas concerné-e-s. Que d’inégalités de statuts pour un même travail !

• Une « formation équivalente à celle que reçoivent tous les auxiliaires de vie scolaire leur sera offerte », c’est-à-dire 120 heures en tout ; on appréciera ce « grand plan de formation » !

Nous sommes bien loin d’un métier et de conditions de travail décentes, nous sommes également bien loin des préconisations rendues au printemps dernier par le rapport du groupe de travail interministériel sur la « professionnalisation des AVS » qui a longuement planché sur la question !

► SUD éducation affirme que l’accompagnement des élèves en situation de handicap et les conditions de travail de celles et ceux qui les accompagnent méritent tout autre chose qu’un coup de communication.
► SUD éducation revendique des moyens supplémentaires pour l’aide aux élèves en situation de handicap et la titularisation sous statut de fonctionnaire pour toutes celles et tous ceux qui ont exercé cette mission.
► SUD éducation revendique la mise en place d’une réelle formation, indispensable à l’exercice du métier d’auxiliaire de vie scolaire.

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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 05 Avr 2014, 00:25

Rythmes scolaires : on ne lâche pas l’affaire !
Campagne de la Fédération SUD éducation
http://www.sudeducation.org/Rythmes-sco ... e-pas.html
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 12 Avr 2014, 09:52

Communiqué de l'intersyndicale Gardoise (30)
composée des fédérations de personnels enseignants et territoriaux
CGT, FO, SUD et SNUipp-FSU

RYTHMES SCOLAIRES : SITUATION

Bilan de l'action de l'intersyndicale gardoise

Dans le Gard, sept assemblées générales de secteurs se sont tenues depuis fin janvier : à Alès, Nîmes, Bagnols sur Cèze, Beaucaire, Sommières, Saint-Hippolyte-du-Fort, Vauvert. Les responsables des sept syndicats qui composent l'intersyndicale se sont déplacés dans chacune de ces assemblées générales.

Outre les débats, toujours constructifs, avec les collègues enseignants et les personnels territoriaux, ces AG ont permis de dégager des actions.

Au niveau départemental, un rassemblement devant la DSDEN a été organisé le mercredi 26 février, réunissant plus de 100 personnes, enseignants, territoriaux, parents et élus. Lors de l’audience, la discussion avec le DASEN a confirmé les critiques portées avec force par l'intersyndicale. : rupture avec les principes républicains d’égalité, de gratuité, de laïcité de l’école ; volonté de territorialisation du système éducatif, atteintes aux statuts des personnels et dégradation de leurs conditions de travail, dysfonctionnements majeurs remettant en cause la sécurité des enfants.

L’intersyndicale a rédigé une lettre aux parents, que de nombreux collègues ont fait circuler, et une lettre aux Maires qui a été envoyée à tous les Maires gardois.

Au niveau local, des réunions parents et enseignants ont permis la mobilisation des parents d’élèves, qui à leur tour ont engagé des actions : blocages d’école, pétitions. Des actions envers la municipalité ont abouti à des prises de position du Conseil Municipal contre le décret. Ces actions continuent.

A Pujaut, suite à l'AG de Bagnols, une directrice d'école a pris l'initiative de mobiliser les 22 collègues qui composent l'équipe enseignante de la commune, ainsi que les parents d'élèves. Ce sont plus de 200 personnes qui étaient réunies dans l'école pour s'informer et discuter. Deux représentantes de la municipalité nouvellement élue étaient également présentes. L'intersyndicale, invitée, était représentée et a participé aux débats.

A l'issue de la discussion, les parents d'élèves d'un commun élan ont demandé aux représentantes de la Mairie d'arrêter toute démarche de mise en place de la réforme et de prendre position contre le décret "rythmes scolaires". Les élues ont affirmé que si telle était la position majoritaire, la Municipalité respecterait la volonté populaire. Un sondage est mené à l'initiative des parents d'élèves pour que l'opposition à la réforme (déjà manifeste par l'affluence à la réunion !) ne puisse plus être mise en doute par les élus.

A Villeneuve lès Avignon, le Maire a annoncé lors d'un Conseil d'école qu'il ne mettrait pas en place la réforme des rythmes scolaires. Cette décision est à mettre à l'actif de la mobilisation des enseignants, qui ont fait pression, avec les parents, tout au long de ces derniers mois, sur la municipalité pour qu'elle change de politique et prenne position contre la réforme.

Dans le Gard, à notre connaissance, les communes de: Nîmes, Villeneuve-lès Avignon, Monoblet, Sauve, Saint-Julien les Rosiers, Jonquières-Saint Vincent, Cendras et Saint André de Majencoule ont déjà pris position, soit pour ne pas appliquer le décret, soit pour demander son abrogation. Il y en a certainement d’autres (faites-nous le savoir !).


L'intersyndicale gardoise appelle tous les collègues à s'organiser, dans leur école, leur commune,
afin de faire prendre position aux conseils municipaux contre la réforme.

L'intersyndicale gardoise s'engage à œuvrer auprès de leurs organisations nationales pour qu'une date de mobilisation soit proposée dans les meilleurs délais."


Nationalement, plus de 2700 communes ont à ce jour pris position contre la réforme.

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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 26 Avr 2014, 09:45

Communiqué de la Fédération SUD éducation du 25 avril 2014

Rythmes scolaires, Hamon prolonge Peillon.
Pour SUD éducation c’est toujours non. Imposons des alternatives par nos mobilisations



Benoît Hamon, fraichement nommé ministre de l’Éducation de Manuel Valls, vient de préciser le vendredi 25 avril ses projets sur les rythmes scolaires dans le premier degré.

Après une période de grand flou, où il était question « d’assouplissement », puis « d’expérimentation », puis de « nouveau cadre réglementaire », puis « de ne rien s’interdire », etc., les choses sont désormais aussi claires qu’elles peuvent l’être dans le cadre du bricolage constant du ministère sur cette question : il s’agit de conserver le cadre de la réforme Peillon et de répondre uniquement à une partie des difficultés des mairies - les seules dont les demandes ont été prises en compte.

Les deux seules nouveautés des annonces de B. Hamon sont deux expérimentations :
1. « il sera possible d’alléger les semaines [de 24 heures de classe] en raccourcissant les vacances scolaires. »
1. il sera possible d’organiser les heures de classe sur 8 demi-journées par semaine (dont 5 matinées obligatoirement) au lieu de 9 car « il sera désormais possible de regrouper les activités périscolaires sur un après-midi par semaine, ce qui permettra aux maires, notamment en milieu rural, de faciliter l’organisation des activités périscolaires et de faire des économies d’échelle » selon les mots mêmes du ministre. Cela ne répond en rien à l’essentiel des problèmes de cette réforme.

Rien sur les difficultés pour les enfants et les familles, rien sur les inégalités engendrées, rien sur la territorialisation, rien sur les revendications des personnels en termes de réduction du temps de travail, de hausse des rémunérations, d’amélioration des conditions de travail. Et pour les élèves, Hamon réintroduit la possibilité des journées de 6 heures de classe alors que leur suppression était le motif annoncé de la réforme !

Nous ne pourrons compter que sur nos mobilisations pour imposer l’abrogation de cette réforme, la suspension de sa mise en œuvre et une tout autre réforme pour l’école, ses élèves et ses personnels. C’est le sens de la campagne que la fédération SUD éducation a relancé sur le thème : « Rythmes scolaires, on ne lâche pas l’affaire !

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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 02 Mai 2014, 02:05

Journée d’action le 6 mai dans le 92

Journée d’action, de grève et de mobilisations contre le décret Peillon et le projet de décret Hamon sur les rythmes scolaires dans le 92 le 6 mai !

De plus en plus de personnes sont convaincues du caractère néfaste de la réforme des rythmes scolaires tant pour pour les enseignant.e.s que pour les élèves.

L’expérience montre la dégradation des conditions de travail, de vie et d’apprentissage qu’elle implique.

De plus, elle accroît considérablement les inégalités territoriales et est coûteuse pour tout le monde.

Dans les Hauts-de-Seine, de plus en plus de communes la refusent.

Les fonctionnaires de l’Etat et territoriaux qui exercent dans et autour des écoles ne lâchent pas et continuent la lutte : à Nanterre, les animateurs débrayent régulièrement, à Gennevilliers, des pétitions sont signées en masse pour demander au maire de ne pas appliquer la réforme et de demander au ministre d’abroger le décret, à Boulogne les enseignants et les animateurs, avec la CGT et le SNUDI FO s’adressent de nouveau au maire pour qu’il n’applique pas la réforme et s’adresse au ministre pour qu’il abroge le décret.

SUD Education 92, la CGT Educ’action, SNUDI FO 92 appellent à faire du mardi 6 mai une journée de mobilisation d’action, de grève et de mobilisations contre cette réforme dans le 92.

D’ors et déjà est organisée une Assemblée Générale à 10h à l’Espace des Grésillons de Gennevilliers, ainsi qu’un Rassemblement à 11h45 devant la mairie de Gennevilliers. D’autres actions ont lieu à Nanterre. Les syndicats appellent à se joindre au mouvement.

SUD Education 92
CGT Educ’action 92
SNUDI FO 92

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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 13 Mai 2014, 10:42

Communiqué de presse intersyndical CGT Education, FNEC FP-FO, SUD Education, FAEN, CGT services publics, FSPS-FO

Non aux mesures "d’assouplissement" de la réforme des rythmes scolaires

Les organisations syndicales CGT Education, FNEC FP-FO, SUD Education, FAEN, CGT services publics, FSPS-FO, réunies le 29 avril, considèrent que la mobilisation massive des personnels de l’Éducation nationale et des collectivités territoriales, à l’automne 2013, contre la réforme des rythmes scolaires a conduit le gouvernement à faire évoluer le texte initial.

Les mesures « d’assouplissement » de la réforme, annoncées par le ministre le 25 avril 2014 ne constituent pas une réponse à la demande des personnels.

L’intersyndicale estime que le projet de décret, qui sera présenté au comité technique ministériel du 5 mai, aggrave les inégalités territoriales en créant un système complexe, laissant chaque commune organiser le temps scolaire sans cadrage national. Pour les temps périscolaires, dont elles auront la charge, l’assouplissement des taux d’accueils se fera au détriment de la sécurité des enfants et des conditions de travail des agents.

De plus, la concurrence avec l’école privée, qui n’est pas tenue de mettre en œuvre la réforme, sera accentuée.

Nos organisations ne voient aucune amélioration des conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels (enseignants et personnels des collectivités territoriales) dans les mesures proposées.

Le nouveau ministre de l’Éducation doit renouer le dialogue avec l’ensemble des personnels concernés par cette réforme (Enseignants, Atsem, Animateurs, éducateurs sportifs et culturels…) et retirer le décret de 2013.

Il doit ouvrir de réelles négociations pour une autre réforme qui prenne en compte l’intérêt des enfants, dans des conditions d’apprentissage viables et partagées par tous les personnels.

Les organisations syndicales exigent une réforme qui refuserait les inégalités territoriales et assurerait l’égal accès de tous à l’école publique.

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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 15 Mai 2014, 13:00

Victoire aux Prud’hommes pour les EVS/AVS dans les Bouches-du-Rhône ! L’Etat voyou va devoir payer !
http://www.sudeducation.org/Victoire-au ... r-les.html
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