Mouvement dans l'éducation, à suivre...

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Messagede bipbip » 23 Juin 2013, 13:47

Rythmes scolaires : SUD éducation dépose un recours en référé suspension

Dès la première semaine de rentrée des mobilisations et des grèves sont prévues. La lutte continue, et notre action juridique veut y contribuer. Le recours est déposé en référé-suspension afin que le Conseil d’État l’examine avant la rentrée scolaire de septembre 2013.

http://www.sudeducation.org/Rythmes-sco ... ,4759.html
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Messagede bipbip » 30 Juin 2013, 09:43

Communiqué de la fédération SUD éducation du 27 juin 2013

Budget 2014 : adieu les 60 000 postes !

Continuant sa politique de bonne gestion des intérêts des plus riches qui tourne le dos à toute répartition plus juste des richesses, le premier ministre l’annonce avec fierté : « pour la première fois depuis 1958, nous allons présenter en 2014 un budget en diminution ». Mais il ne faut surtout pas parler d’austérité…

Il prétend conserver des priorités sociales, notamment pour l’éducation. La réalité des chiffres le dément : seulement 9 à 10 000 créations de postes sont annoncées pour 2014 dans l’ Éducation Nationale et l’Enseignement Supérieur et la Recherche. C’est 14 000 postes annuels qu’il aurait fallu pour recréer les 60 000 postes promis pour l’Éducation Nationale sur la mandature (ce nombre de 60 000 postes est un minimum puisqu’il ne permettrait même pas de compenser les 80 000 suppressions subies sous Sarkozy, alors qu’il manquait déjà des postes avant la purge). Sans surprise, la promesse ne sera donc pas tenue.

De plus, la quantité annoncée masque mal la réalité des « postes » créés. Pour l’essentiel, ceux-ci seront des contrats précaires à temps partiel, comme par exemple 6 000 Emplois d’Avenir Professeur.

Alors que la loi d’orientation et de programmation vient d’être définitivement adoptée, la fédération SUD éducation dénonce depuis le début la supercherie de la pseudo-refondation de l’école de Vincent Peillon, tant sur les orientations que sur les moyens.

Face à l’austérité généralisée que le gouvernement veut imposer, dans l’éducation comme pour le reste, nous ne pourrons compter que sur nos luttes. C’est dans cette perspective que la fédération SUD éducation s’adressera à l’ensemble des personnels et des organisations syndicales en vue de construire une vaste mobilisation à la rentrée dans le but d’imposer des alternatives pour le service public, la protection sociale et les droits des salarié-e-s.

http://www.sudeducation.org/Budget-2014 ... 0-000.html
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 09 Juil 2013, 00:16

Trop tard pour la date, mais cela me parait important au niveau de l'info. :)
Pour soutenir les parents de l’Ecole Freinet Bonneveine 2 à Marseille

Repas de mobilisation ce lundi 8 juillet au soir

Depuis 5 jours et 4 nuits, les parents d’élèves de l’école Freinet Bonneveine 2, située 42 Bd du Sablier à Marseille (8ème arr.), occupent pacifiquement et dans la bonne humeur les locaux scolaires, alors que les vacances ont commencé.

Ils demandent que soient rapidement accordées les dérogations et inscriptions demandées par 18 familles, qui permettraient de faire vivre la grande section de maternelle. La balle est dans le camp de la mairie...

Au delà de cette urgence absolue, ils exigent, soutenus en cela par de nombreux anciens parents, le maintien dans cette école d’une pédagogie moderne, émancipatrice et ouverte sur le monde, ce qui implique de la part de l’Education nationale d’y affecter des enseignants motivés et formés. C’est le devenir de l’école Freinet, et du projet de société qu’elle porte, qui est en jeu à Bonneveine 2 !

La mobilisation exemplaire des parents a déjà fait bouger médias, élus, responsables de fédérations de parents d’élèves et associatifs, qui les soutiennent dans leur demande. Merci à eux tous !

Le cabinet du Ministre de l’Education, alerté, a pris position en leur faveur, et ils attendent des réponses rapides.

Comment les aider ?

- Une pétition circule, à signer et faire signer :
http://www.petitions24.net/pour_le_main ... ie_freinet

- Alerter vos élus pour leur demander d’agir en faveur de cette mobilisation.

- Se rendre sur place à tout moment pour les soutenir, et ce lundi 8 juillet au soir, pour un repas de mobilisation. Amener "le boire et le manger".

http://www.millebabords.org/spip.php?article24032
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 04 Sep 2013, 07:17

Communiqué de la fédération SUD éducation

Rentrée 2013 - Austérité, régressions... Mobilisation !

La rentrée 2012 s’était caractérisée par la carence de plan d’urgence pour l’école et l’absence de rupture avec ce qui avait été programmé sous Sarkozy. Cette rentrée des classes 2013 est la première a avoir été entièrement préparée par V. Peillon. Un an après le lancement du processus de « refondation », malgré quelques corrections, la politique éducative du nouveau ministère est en continuité avec les précédentes. Elle poursuit la mise en œuvre de l’école du socle commun et des compétences, l’adaptation de l’école aux exigences du marché, la dégradation des conditions de vie et de travail des personnels, la territorialisation du service public (à commencer par l’enseignement professionnel) et la précarisation des travailleurs/euses de l’éducation, de la maternelle à l’université. Elle s’inscrit dans le cadre de la politique d’austérité poursuivie par le gouvernement pour répondre aux exigences du patronat.


- Cette rentrée est d’abord marquée par les effets de la politique anti-immigrée de M. Valls : absence de certain-e-s de nos élèves sorti-e-s de force du territoire avec leurs parents faute de titre de séjour (qui plus est après avoir été retenu-e-s en centre de rétention à l’encontre des droits de l’enfant), élèves à la rue après avoir été expulsé-e-s de leur logement précaire, élèves stigmatisé-e-s et traqué-e-s parce qu’ils sont Roms, Africain-e-s, Maghrébin-e-s ou Asiatiques.

- Pour 1 élève sur 5, c’est la rentrée chaotique de la réforme des rythmes scolaires dans le primaire. Une réforme bricolée, non financée, inégalitaire, imposée malgré l’opposition qu’elle a suscitée. Le ministre lui-même annonce des couacs prévisibles, en particulier sur le périscolaire, où dans beaucoup de communes les élèves seront en sureffectifs avec des personnels mis en difficulté, sans formation ni qualification adaptées. SUD éducation a d’ailleurs déposé un recours pour faire annuler le décret Peillon sur les rythmes. En juillet, le Conseil d’État a rejeté notre demande en procédure d’urgence et il doit se prononcer sur le fond dans les semaines qui viennent. Ce sont les mobilisations, dont certaines sont déjà programmées, qui permettront de créer le rapport de force pour imposer des alternatives. Nous leur apporterons tout notre soutien.

- C’est la rentrée de l’adieu à la promesse des 60 000 créations de postes. Dans le cadre du projet de budget, moins de 10 000 créations de postes sont annoncées pour 2014 dans l’Éducation Nationale et l’Enseignement Supérieur et la Recherche. C’est 14 000 postes annuels qu’il aurait fallu pour recréer les 60 000 postes promis sur la mandature (ce qui ne permettrait même pas de compenser les 80 000 suppressions subies sous Sarkozy, alors qu’il manquait déjà des postes avant la purge). Sans surprise, la promesse ne sera donc pas tenue.

Pire encore, même les postes prétendument créés ne sont pas pourvus. Aux concours de 2013, 1900 enseignant-e-s n’ont pas été recruté-e-s. 14 % des postes « ouverts » dans le secondaire restent vacants. Dans le primaire, quelques 300 postes n’ont pas été pourvus, avec des zones particulièrement touchées : 179 postes sur 1055 non pourvus à Créteil, 34 à Versailles, 28 à Paris... Beaucoup de candidat-e-s au professorat des écoles ont été recalé-e-s par un zéro éliminatoire alors que leurs résultats étaient globalement bons, ce zéro étant parfois attribué dans leur discipline de formation universitaire... Si le ministère avait donné consigne de ne pas pourvoir tous les postes, un grand nombre de recalé-e-s par ce zéro se sont vu-e-s proposer des contrats précaires.

Il y aura donc à la fois des classes sans profs et un développement de la précarité enseignante, avec le recrutement de contractuels, vacataires, etc. Il y a urgence à titulariser les précaires, améliorer enfin les conditions de vie et de travail des enseignant-e-s, par la réduction du temps de travail, la diminution du nombre d’élèves par classe, la fin des pressions hiérarchiques... Il y a urgence aussi à améliorer le niveau de vie des étudiant-e-s.

- C’est une rentrée où la précarité se développe à tous les niveaux : refus de titulariser les précaires, Assistant de Prévention et de Sécurité, Emplois d’Avenir Professeur... L’effet d’annonce sur la « pérennisation des AVS » ne doit pas masquer qu’il ne s’agit pas de les titulariser sous statut de fonctionnaire, mais seulement de leur accorder éventuellement un CDI de droit privé, après 6 ans d’ultra-précarité en CDD. Cela ne masque pas non plus que beaucoup d’AVS sont aujourd’hui sous contrat aidé et ne sont pas concerné-e-s par la mesure. [1]

- C’est une rentrée sans restauration des RASED, puisque sur les 5000 postes supprimés il n’en est recréé que 72 – et encore tous ne seront pas occupés faute de places suffisantes en formation ces dernières années.

- C’est la rentrée de la confusion dans les écoles et les établissements avec les différents statuts des stagiaires, des étudiant-e-s de Master 2 admissibles aux fonctionnaires stagiaires admis.

- C’est la rentrée de la mis en place de la loi Fioraso sur l’enseignement supérieur et la recherche, qui entérine et amplifie la destruction du service public déjà largement entamée par le système LMD, le Pacte pour la Recherche et la LRU, avec « l’autonomie » concurrentielle et managériale des établissements.

--------------------------------------------------------------------------------

Trois gros chantiers sont ouverts par le ministère pour l’année à venir : l’éducation prioritaire, les statuts et missions, la réforme du collège. Sur le lycée, la réforme de la droite est maintenue, le gouvernement prévoyant cette année d’organiser un bilan avant une réforme peut-être dans les années suivantes. Le Conseil Supérieur des Programmes va commencer ses travaux, sans que nous sachions encore vraiment si les personnels et leurs représentant-e-s y seront réellement associé-e-s.

- Sur l’éducation prioritaire, le débat est mal engagé puisque le ministère affirme qu’il n’y a pas de problème de moyens...

- Sur le collège, le ministère programme la séparation du temps des élèves en trois parties : un tronc commun ; des enseignements complémentaires différenciés ; des activités de renforcement (soutien, tutorat, aide personnalisée…). Un tronc commun, cela veut dire des branches distinctes : les différenciations sont notoirement le biais par lequel se réintroduisent des hiérarchisations entre options et parcours qui favorisent la reproduction des inégalités sociales et culturelles. Quant à l’extériorisation hors de la classe du traitement de la difficulté scolaire, elle a été mise en œuvre au primaire et au lycée (aide personnalisée). Dans les deux cas, c’est un échec. Son extension au collège témoigne du renoncement à la création des conditions pour que les difficultés des élèves soient traitées au sein de classe.

- De toutes parts, la casse des statuts des enseignant-e-s du 1er et du 2nd degrés est programmée. Le ministère prévoit une usine à gaz de 13 groupes de travail avec les organisations syndicales. La Cour des comptes recommande de graves remises en cause : annualisation, toutes et tous remplaçant-e-s, hiérarchie partout, service au bon vouloir des chefs locaux, polyvalence au collège, mobilité forcée inter-degrés, recrutement local, poste à profil pour tout le monde, affectation à la tête du client, salaires au mérite... Elle n’a pas été désavouée par V. Peillon. Et les premiers éléments qui se dégagent des projets ministériels sont sans ambiguïté : au collège, la tripartition du temps des élèves pourrait être l’occasion de revoir à la hausse les maxima de service, sous prétexte par exemple qu’une heure « d’encadrement » d’activités de renforcement ne pourrait être comptée comme une heure de classe… Pour mettre en œuvre sa réforme des rythmes au primaire, le ministère entend définir les obligations réglementaires de service hebdomadaire des PE non plus à 24 heures, mais à « 24h en moyenne, avec récupération ». Ce qui est programmé, c’est donc une flexibilisation du temps de travail des PE, soumis à l’arbitraire des DASEN.

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- Enfin, c’est la rentrée d’une nouvelle attaque sur les retraites : poursuite de la loi Fillon, augmentation de la durée de cotisation jusqu’à 43 annuités, baisse des pensions et des salaires. Il nous faut construire la mobilisation la plus large pour refuser tout nouveau recul, http://www.sudeducation.org/Greve-inter ... le-10.html.


Pour l’éducation comme pour le reste, le véritable changement dépend de nos mobilisations. La fédération SUD éducation appelle les personnels à se réunir en assemblée générale de rentrée et à participer massivement à la grève et aux manifestations du mardi 10 septembre. La grève et les manifestations du 10 septembre sont la première étape dans la construction d’un mouvement d’ensemble pour changer les rapports de force : par nos luttes, empêchons toute régression de nos droits, imposons l’abrogation des contre-réformes et la satisfaction de nos revendications, pour une autre école, une autre société.

http://www.sudeducation.org/Rentree-201 ... sions.html


Communiqué CNT Éducation

Changeons de rythmes : organisons AG et grèves !

C’est la première vraie rentrée de notre ministre. L’année passée, il tentait d’en finir avec dix années de suppressions de postes et annonçait une grande réforme de l’Éducation nationale. On connaît le résultat : la continuité, c’est maintenant !

Sans surprise, le recrutement effectué n’a pas été à la hauteur des annonces et les promesses de Peillon n’auront pas suffit à couvrir les départs en retraite, et encore moins les besoins réels des établissements. Cette année encore, les effectifs de classe seront bien au-dessus de ce que réclament les enseignant.e.s, et les 2 000 suppressions de postes d’AED ne risquent pas d’améliorer les conditions de travail.

Aucun changement non plus sur le fond : Base Élèves se porte bien, les Livrets de Compétences aussi ! Et parce que le gouvernement socialiste n’a aucune intention de s’arrêter en si bonne marche, la privatisation de l’éducation et la territorialisation continuent : la précarité va bon train (lire notre communiqué sur les Emplois de Vie Scolaire) entre contrats aidés et CDD, Peillon ne laissant aucune place pour une revendication légitime : la titularisation des personnels précaires. Quant à la réforme des rythmes scolaires pour le 1er degré, elle ne s’appliquera que dans quelques communes et, à l’exemple de Paris, contre l’avis unanime des personnels.

Mais au-delà, cette rentrée 2013 est marquée par l’annonce du gouvernement de s’attaquer une fois de plus aux retraites. On commence à connaître la chanson : la sécu est en déficit d’environ 7 milliards chaque année, tandis que depuis l’ère Sarkozy ce sont bel et bien plusieurs dizaines de milliards d’euros d’exonération de charges sociales dont profite le patronat... Pourtant c’est encore aux inquiétudes du MEDEF que le gouvernement a décidé de répondre. Et le PS de se défendre en expliquant que dans une réforme juste tout le monde doit payer, patron comme salarié.e.s ! Tout en évitant de rappeler que la hausse des cotisation patronales sera compensée par la baisse des cotisations familiales... Décidément leur vision n’est pas la nôtre ! Mais à l’heure ou les gouvernements successifs marchent main dans la main avec ceux dont les profits sont l’écho de notre précarité, la CNT FTE appelle tous les personnels de l’éducation à se mobiliser dans la grève le 10 septembre prochain.

Alors, oui, il va falloir reprendre le chemin du collectif et imposer notre rythme. L’urgence c’est de nous retrouver en AG pour créer ensemble une autre école, celle qui produira le changement, maintenant !

Rendez vous des luttes :
• Mercredi 4 septembre, la CNT Éducation Paris appelle à la grève contre la réforme Delanoé-Peillon.
• Mardi 10 septembre, la CNT Education appelle à la grève et aux manifestations pour la défense de nos retraites. À Paris manifestation à 14h de République à Nation...
• Jeudi 19 septembre, du 1er au second degré tous les profs du 93 seront appelés à la grève pour un plan d’urgence afin d’avoir un professeur pour chaque classe et des effectifs inférieurs à 25 élèves.

Un plan d’urgence pour pouvoir enseigner... On est très loin d’une refondation !
http://www.cnt-f.org/changeons-de-rythm ... reves.html
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 15 Sep 2013, 11:32

Appel à grève le Jeudi 19 septembre 2013, Lycées pro de l'académie de Créteil
appel unitaire CGT, CNT, FSU, SUD
http://www.cgteduc93.fr/IMG/pdf/tract_l ... 2013-3.pdf
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 22 Sep 2013, 02:21

Déclaration de SUD éducation et de Solidaires, lors de la séance du 19 septembre 2013 du Conseil Supérieur de l’Éducation
CSE du 19/09/2013 : Déclaration de SUD éducation et de Solidaires

La Déclaration liminaire à ce premier CSE de l’année nous offre l’occasion de faire un retour sur cette rentrée scolaire, la première à avoir été préparée par vous, Monsieur le Ministre. Un an après le lancement de la « refondation », malgré quelques correctifs, la politique éducative du ministère demeure fondamentalement en continuité avec les précédentes.

Et de façon fort significative, ce premier CSE correspond à une journée de grève et de manifestation dans le premier et le second degré, à l’appel d’une intersyndicale CGT, SNES, SNUIPP, SUD éducation, avec le soutien de la FCPE, de la FIDL et de l’UNL, dans le département de la Seine-Saint-Denis, un de ceux qui concentrent le plus de difficultés.

Votre politique poursuit l’école du socle commun et des compétences, l’adaptation de l’école aux exigences du marché, la dégradation des conditions de vie et de travail des personnels, la territorialisation du service public (à commencer par l’enseignement professionnel) et la précarisation. Elle s’inscrit dans le cadre de la politique d’austérité poursuivie par le gouvernement pour répondre aux exigences du patronat.

Cette rentrée est d’abord marquée par les effets de la politique anti-immigrée de M. Valls : absence de certain-e-s de nos élèves sorti-e-s de force du territoire avec leurs parents faute de titre de séjour (qui plus est après avoir été retenu-e-s en centre de rétention à l’encontre des droits de l’enfant), élèves à la rue après avoir été expulsé-e-s de leur logement précaire, élèves stigmatisé-e-s et traqué-e-s parce qu’ils sont Roms, Africain-e-s, Maghrébin-e-s ou Asiatiques.

Pour 1 élève sur 5, c’est la rentrée chaotique de la réforme des rythmes scolaires dans le primaire. Une réforme bricolée, non financée, inégalitaire, imposée malgré l’opposition qu’elle a suscitée. Pour le périscolaire les élèves seront souvent en sureffectifs avec des personnels mis en difficulté, sans formation adaptée. SUD éducation a d’ailleurs déposé un recours pour faire annuler le décret Peillon sur les rythmes. En juillet, le Conseil d’État a rejeté notre demande en procédure d’urgence et il doit se prononcer sur le fond dans les semaines qui viennent. Ce sont les mobilisations, dont certaines sont déjà programmées, qui permettront de créer le rapport de force pour imposer des alternatives. Nous leur apporterons tout notre soutien.

C’est la rentrée de l’adieu à la promesse des 60 000 créations de postes. Dans le cadre du projet de budget, moins de 10 000 créations de postes sont annoncées pour 2014 dans l’Éducation Nationale et l’Enseignement Supérieur et la Recherche. Il en aurait fallu 14 000 par an pour recréer les 60 000 postes promis sur la mandature (ce qui ne permettrait même pas de compenser les 80 000 suppressions subies sous Sarkozy, alors qu’il manquait déjà des postes avant la purge). Cette promesse ne sera donc pas tenue.

De surcroît, les postes « créés » ne sont pas tous pourvus. Aux concours de 2013, 1900 enseignant-e-s n’ont pas été recruté-e-s. 14 % des postes « ouverts » dans le second degré restent vacants. Dans le primaire, quelques 300 postes n’ont pas été pourvus, avec des zones particulièrement touchées : 179 postes sur 1055 non pourvus à Créteil, 34 à Versailles, 28 à Paris... Beaucoup de candidat-e-s au professorat des écoles ont été recalé-e-s par un zéro éliminatoire alors que leurs résultats étaient globalement bons. Un grand nombre de recalé-e-s par ce zéro se sont vu-e-s proposer des contrats précaires. C’est une rentrée où la précarité se développe à tous les niveaux : refus de titulariser les précaires, Assistant de Prévention et de Sécurité, Emplois d’Avenir Professeur... L’effet d’annonce sur la « pérennisation des AVS » ne masque pas qu’il s’agit seulement, après 6 ans de grande précarité en CDD, de leur accorder éventuellement un CDI de droit privé, et non de les titulariser sous statut de fonctionnaire. Cela ne masque pas non plus que beaucoup d’AVS sont aujourd’hui sous contrat aidé et ne sont pas concerné-e-s par la mesure.

C’est une rentrée sans restauration des RASED, puisque sur les 5000 postes supprimés il n’en est recréé que 72 – et encore tous ne seront pas occupés faute de places suffisantes en formation ces dernières années.

C’est la rentrée de la confusion dans les écoles et les établissements avec les différents statuts des stagiaires, des étudiant-e-s de Master 2 admissibles aux fonctionnaires stagiaires admis, en passant par les Emplois d’Avenir Professeur, qui ont fait de cette rentrée sans doute la plus complexe à gérer pour les services sur un plan technique, mais sur le terrain, ce sont bien nos collègues qui doivent faire face aux difficultés.

Il y a urgence à titulariser les précaires, à améliorer enfin les conditions de vie et de travail des enseignant-e-s, par la réduction du temps de travail, la diminution du nombre d’élèves par classe, la fin des pressions hiérarchiques... Il y a urgence aussi à améliorer le niveau de vie des étudiant-e-s.

Cette rentrée se déroule enfin alors que votre gouvernement veut mettre en œuvre une nouvelle série d’attaques contre les retraites. Le projet de réforme contient essentiellement des régressions : validation des contre-réformes de la droite ; maintien des décotes ; obligation d’attendre 62 ans pour avoir le droit de partir, 67 ans pour ne pas subir de décote ; augmentation de la durée de cotisation à 43 annuités ; baisse des pensions ; baisse des salaires nets et augmentation des cotisations ; report de 6 mois de la revalorisation des pensions. Cela ne trompe pas : le MEDEF s’en satisfait. Le gouvernement comptait sur la résignation. Le 10 septembre, des centaines de milliers de salarié-e-s se sont mobilisé‑e‑s contre son projet. Cette première étape appelle vite des suites plus larges encore. SUD éducation et l’Union syndicale Solidaires y mettront toutes leurs forces, pour empêcher toute régression et imposer des alternatives.

http://www.sudeducation.org/CSE-du-19-0 ... on-de.html
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 14 Oct 2013, 00:32

Rythmes scolaires
Ni Peillon ni Delanoë, ni Fillon ni Copé / Contre toute instrumentalisation politicienne des rythmes scolaires

Dans la petite portion des communes qui – sous la pression gouvernementale – ont témérairement opté pour son application dès cette année, la mise en œuvre de la réforme Peillon des rythmes scolaires confirme à souhait la pertinence des critiques que nous n’avons eu de cesse de lui opposer depuis l’exposition de son projet. Six semaines après la rentrée, il est permis d’esquisser avec quelque précision un inventaire des dommages engendrés par le décret Peillon : inégalités territoriales accrues entre communes riches et pauvres, rurales et urbaines, entre quartiers d’une même agglomération ; injustices sociales aggravées avec des services payants et/ou sélectifs ; pataquès organisationnels susceptibles de mettre en danger la sécurité des élèves ; mise en cause des droits des travailleurs/ses ; fatigue supplémentaire pour les élèves et les personnels ; développement de la précarité ; dégradation des conditions de travail liée à l’occupation des locaux ; démantèlement du service public et recours à des prestataires privés… Le mouvement de contestation, loin de s’estomper, revêt aujourd’hui de multiples formes, portées par des enseignant-e-s excédé-e-s, des agents municipaux surexploité-e-s, des parents d’élèves inquiet-e-s, des communes en difficulté. SUD éducation soutient ces mobilisations. Le décret doit être abrogé ; des alternatives pour l’école publique, les personnels et les élèves doivent être imposées par nos luttes.

Escomptant surfer sur une désapprobation en voie de généralisation, l’UMP s’est lancée dans une vaste opération de récupération politicienne de cette question des rythmes scolaires, avec des arrière-pensées fort mal camouflées à l’approche des élections municipales de 2014. Les mêmes qui, hier encore, conspuaient la grève des enseignant-e-s – la disqualifiant comme une expression des plus arriérées du corporatisme –, cherchent aujourd’hui à faire croire qu’ils seraient les ardents défenseurs de l’intérêt supérieur des enfants et du bien-être personnel et professionnel des personnels de l’éducation nationale. Mais les Fillon et les Copé, les Darcos, Chatel et compagnie ne peuvent se prévaloir d’aucune espèce de crédibilité en la matière, eux qui ont détruit avec méthode et ténacité le service public d’éducation et, pour complaire aux industries du divertissement de fin de semaine et aux familles les plus aisées, mis en œuvre – déjà, hélas ! – une réforme des rythmes scolaires rejetée sans appel par l’ensemble des acteurs de l’éducation.

Qui peut raisonnablement accorder, dans la défense du service public d’éducation, une once de crédit à ceux-là mêmes qui ont organisé la suppression de 80 000 postes alors même qu’il en manquait ? Qui peut raisonnablement accorder, dans la promotion de l’intérêt des enfants, une once de crédit à ceux-là mêmes qui ont promu la réduction de leurs horaires de classe, le resserrement des heures d’enseignement sur des journées trop longues, l’adjonction à celles-ci d’heures de pseudo « aide personnalisée » pour des élèves qui n’en peuvent déjà plus dans l’objectif – malheureusement largement atteint – de détruire les Réseaux d’Aide Spécialisés aux Élèves en Difficulté (RASED) ? Qui peut enfin raisonnablement accorder, dans la défense des droits des personnels, une once de crédit à ceux-là mêmes qui ont réduit leur niveau de vie, dégradé leurs conditions de travail, cherché à renforcer le poids de la hiérarchie et programmé la casse de leurs statuts ?

La réforme Peillon des rythmes scolaires a été instaurée dans la plus grande des précipitations et imposée, malgré ses incohérences manifestes et des oppositions importantes, avec comme objectif de répondre à un enjeu de communication. Faute de « refondation » véritable de l’école publique, pour des raisons liées au choix de l’austérité budgétaire et à des options idéologiques, le gouvernement devait bien donner l’illusion qu’il faisait quelque chose à propos de l’école, occuper le terrain médiatique, instaurer une réforme symbolique qui donnerait l’impression d’un changement structurel. Là aussi l’intérêt des enfants a été invoqué dans le même temps où, cédant au lobby touristique, on maintenait un zonage des vacances pédagogiquement absurde et d’interminables périodes de 10 semaines sans interruption. La réalité même de cette réforme des rythmes confirme qu’elle ne promeut pas l’intérêt des enfants comme elle le prétend.


La question des rythmes scolaires est de divers côtés l’objet d’instrumentalisations politiciennes bien éloignées des enjeux véritables. L’intérêt des enfants, les droits des personnels, le service public d’éducation valent mieux que ces manœuvres. La seule attitude à adopter pour les personnels, c’est l’indépendance syndicale vis-à-vis de tous les pouvoirs politiques et l’autonomie de leur action revendicative pour une réelle amélioration de l’école publique pour tous et toutes (effectifs de classe réduits, enseignant-e-s titulaires en nombre suffisant et formé-e-s, dotations égales en moyens matériels, réduction du temps de travail, réelle formation initiale et continue des personnels…)

http://www.sudeducation.org/Ni-Peillon- ... on-ni.html
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 21 Oct 2013, 00:13

Appel à la grève le 13 novembre
Récupération ? Travail gratuit ! SUD éducation appelle à la grève le 13 novembre !

Durant le 3ème trimestre de l’année scolaire 2012/2013, nous apprenions que le mercredi 13 novembre 2013 ou le mercredi 11 juin 2014 (ou les après-midis des mercredis 13 novembre 2013 et 11 juin 2014) seraient travaillés pour rattraper le jeudi 31 octobre des vacances de la Toussaint.

Depuis le dossier de rentrée d’août 2013, des démentis adressés par les rectorats et les Directions académiques arrivent dans les écoles et les établissements pour expliquer aux personnels que le rattrapage concerne en réalité le lundi 2 septembre, jour de pré-rentrée des enseignants, au prétexte que les élèves devraient bénéficier de 36 semaines d’enseignements… ce qui ne sous-entend pas pour autant qu’elles doivent être complètes.

Il est aberrant de demander aux personnels de rattraper ce jour en invoquant un nombre précis de jours d’école pour les élèves alors même que le zonage des vacances provoque, de fait, un nombre de jours d’école qui n’est pas le même sur l’ensemble du territoire.

L’incompréhension et une légitime exaspération s’installent chez les personnels que le ministère veut obliger à travailler un jour de plus pour récupérer une journée déjà travaillée. Nous demandons donc au Ministre de revenir sur cette journée présentée comme du rattrapage.

Dans le cadre d’une toute autre politique pour le service public d’éducation et pour ses personnels, ce qui suppose d’abroger la loi de refondation et ses décrets, la Fédération SUD éducation s’oppose à la « récupération » le mercredi 13 novembre et le 11 juin 2014 d’un jour déjà travaillé par les personnels. SUD éducation appelle à la grève le 13 novembre.
Pour une réforme des rythmes et un calendrier scolaire dans l’intérêt des élèves et de l’ensemble des personnels
Contre l’augmentation du temps de travail et le travail gratuit
Pour la réduction du temps de travail, par semaine et sur la vie

Fédération SUD éducation, le vendredi 18 octobre 2013

http://www.sudeducation.org/Recuperatio ... t-SUD.html
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Messagede bipbip » 26 Oct 2013, 08:02

Appel interfédéral national à la grève le 14 novembre

Rythmes scolaires : appel interfédéral national à la grève le 14 novembre

Fédération des Services Publics CGT, CGT Educ’action, FNEC-FP-FO, Fédération SPS-FO, SUD-Éducation, Fédération SUD Collectivités Territoriales, FAEN

La réforme des rythmes, mise en place à la rentrée 2013 pour un peu plus de 20 % des écoliers, fait apparaître de grandes difficultés.

En faisant glisser les missions d’enseignement de l’Éducation nationale vers les communes, elle crée de graves inégalités de traitement sur le territoire, et crée une confusion entre scolaire et périscolaire (locaux, activités…).

Elle va à l’encontre de l’intérêt des enfants et de celui de l’ensemble des acteurs concernés.

Cette réforme bâclée a été mise en œuvre contre l’avis d’une majorité des personnels et de leurs organisations syndicales, elle a été imposée sans les moyens d’encadrement nécessaires.

C’est un échec pour Vincent Peillon et ceux qui l’ont soutenu, le ministre doit en tirer les conséquences et retirer son décret.

Les organisations syndicales, Fédération des Services Publics CGT, CGT Educ’action, FNEC-FP-FO, Fédération SPS-FO, SUD-Éducation, Fédération SUD Collectivités Territoriales, la FAEN, réunies en interfédérale le 22 octobre 2013, appellent l’ensemble des personnels du 1er degré ainsi que les personnels des collectivités territoriales, animateurs, éducateurs territoriaux, enseignants artistiques territoriaux et ATSEM, à faire grève le jeudi 14 novembre 2013, pour obtenir la suspension immédiate de la mise en œuvre de la réforme et l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

L’intersyndicale nationale apporte son soutien aux mouvements locaux déjà prévus les 12 et 13 novembre 2013.

Nos organisations appellent leurs instances locales et départementales à se réunir en intersyndicales et en assemblées générales avec les personnels, dans le cadre unitaire le plus large possible, pour débattre de la construction de la grève du 14 novembre et des suites à donner à cette lutte pour imposer une autre réforme.

http://www.sudeducation.org/Rythmes-sco ... appel.html
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Messagede bipbip » 12 Nov 2013, 00:34

Communiqué de la fédération SUD éducation du 10 novembre 2013
Peillon multiplie les provocations à la veille de la grève sur les rythmes

À quelques jours d’un mouvement national de grève qui s’annonce décisif, le Ministère de l’Éducation Nationale multiplie les provocations :
- Le ministère vient de publier son premier bilan selon lequel « dans la quasi-totalité (93,5%) des communes, la mise en œuvre des rythmes scolaires se déroule sans difficulté ».
- Le ministère vient de communiquer aux organisations syndicales un projet de décret portant « modification des obligations de service des personnels enseignants du premier degré » qui est une véritable bombe.
Ces provocations doivent renforcer la détermination des personnels à se mettre massivement en grève.


Un bilan ministériel qui fait la sourde-oreille aux difficultés de terrain

Le ministère vient de publier son premier bilan selon lequel « dans la quasi-totalité (93,5%) des communes, la mise en œuvre des rythmes scolaires se déroule sans difficulté ».

Les personnels ne sont pas dupes, et leur vécu sur le terrain est très éloigné de ces allégations : inégalités territoriales accrues entre communes riches et pauvres, rurales et urbaines, entre quartiers d’une même agglomération ; injustices sociales aggravées avec des services payants et/ou sélectifs ; pataquès organisationnels susceptibles de mettre en danger la sécurité des élèves ; mise en cause des droits des travailleurs/ses ; fatigue supplémentaire pour les élèves et les personnels ; développement de la précarité ; dégradation des conditions de travail liée à l’occupation des locaux ; démantèlement du service public et recours à des prestataires privés…

Le ministère lui-même est contraint de reconnaître que dans plus d’une commune sur huit (12,8 %) les activités périscolaires mises en place sont payantes pour les familles, même s’il cherche à minimiser cette information. On constate à quel point le ministère tourne le dos à l’égalité et au service public !

À quelques jours d’un mouvement national de grève qui s’annonce décisif, le Ministère de l’Éducation Nationale multiplie les provocations :


Attaque contre les statuts des PE : flexibilisation de leur temps de service

Le statut des PE définit leurs obligations réglementaires de service à 24h de classe/semaine. Au lieu de chercher à résoudre les problèmes posés par la réforme des rythmes dans le respect des statuts, le Ministère vient de communiquer aux organisations syndicales un projet de décret portant « modification des obligations de service des personnels enseignants du premier degré » qui est une véritable bombe.

La réforme des rythmes donnant lieu à des mises en œuvre différentes d’une école à l’autre, ce décret permettrait que les « personnels enseignants du premier degré chargés soit de fonctions de remplacement soit de l’accomplissement d’un service hebdomadaire partagé entre plusieurs écoles » travaillent plus de 24 heures par semaine : selon le projet, « les heures d’enseignement accomplies au cours de l’année scolaire en dépassement des obligations de service hebdomadaire (…) donnent lieu, au cours de cette même année, à un temps de récupération égal au dépassement constaté. » C’est donc un début d’annualisation du temps de travail des PE qui serait engagé, et assurément une flexibilisation. Cerise sur le gâteau dans ce projet : « L’autorité académique définit le calendrier des temps de récupération ». Cela se fera « après consultation de l’agent », mais c’est le DASEN qui décidera quand les jours seront récupérés !

SUD éducation s’oppose fermement à ce projet, prendra toutes les initiatives pour lui faire échec et appelle les personnels à le contrer. Nous refusons toute flexibilisation et toute annualisation du temps de travail, et nous revendiquons la définition de celui-ci par des maxima de service hebdomadaires diminués.


Ces provocations doivent renforcer la détermination des personnels à se mettre massivement en grève. Les fédérations CGT, FO, SUD et FAEN de l’éducation et des collectivités territoriales appellent tous les personnels travaillant dans les écoles à faire grève le jeudi 14 novembre 2013 pour obtenir la suspension immédiate de la mise en œuvre de la réforme, l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires et pour imposer une autre réforme. Elles soutiennent les mobilisations locales décidées le 12 ou 13. Dans plusieurs dizaines de départements, les sections du SNUipp appellent aussi à la grève. Unité dans la grève : imposons le retrait et des alternatives !

http://www.sudeducation.org/Peillon-mul ... tions.html

Dossier sur la grève nationale du jeudi 14 novembre et les mobilisations des 12 et 13 novembre :
http://www.sudeducation.org/Rythmes-sco ... onale.html
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Messagede bipbip » 16 Nov 2013, 12:29

Communiqué de la fédération SUD éducation du 15 novembre 2013
Après la grève importante de la mi-novembre :
gagner par nos luttes sur les rythmes scolaires, c’est possible !


Le ministère a beau essayer de le minimiser : les 13 et 14 novembre, la grève contre la réforme Peillon des rythmes scolaires a été très importante.

Ce haut niveau de mobilisation confirme que cette réforme est massivement rejetée par les personnels. SUD éducation, FO et la CGT ont eu raison d’appeler à la grève nationale pour la suspension immédiate de la réforme, l’abrogation du décret, et pour exiger une autre réforme. Pour SUD éducation, le débat sur les rythmes scolaires ne peut être dissocié d’une réflexion de fond sur une école émancipatrice ; une réforme des rythmes scolaires est inséparable d’une amélioration des conditions d’accueil et d’enseignement pour les élèves, et des conditions de travail de l’ensemble des personnels.

V. Peillon s’obstine à refuser d’entendre que sa réforme est inacceptable. Il se permet même de multiplier les provocations : il envoie des messages de mépris à celles et ceux qui proposent des alternatives en leur demandant de « réfléchir avant de parler » ; il soumet aux organisations syndicales un projet visant à flexibiliser le temps de travail des professeur-e-s des écoles remplaçant-e-s ou en poste fractionné ; il élabore un calendrier scolaire pour les prochaines années qui ne corrige aucun problème et qui vise à obliger les enseignant-e-s à faire leur rentrée pendant le mois d’août…

Le rapport de force est en train de se construire. Gagner par nos luttes, c’est possible !

La mobilisation doit se poursuivre et s’amplifier. Déjà, localement, des assemblées générales ont décidé de reconduire la grève, des intersyndicales appellent à des rassemblements, etc. La fédération SUD éducation soutient l’ensemble de ces mobilisations et appelle à les multiplier.

Il faut maintenant des suites nationales. Le 20 novembre, une intersyndicale se réunira : pour SUD éducation elle doit déboucher sur un appel unitaire à la grève sur l’ensemble du territoire.

Pour SUD éducation, la question de la construction d’une grève reconductible est désormais à l’ordre du jour.

Nous appelons les personnels à multiplier les assemblées générales pour engager les suites de la mobilisation.

http://www.sudeducation.org/Apres-la-gr ... la-mi.html
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 17 Nov 2013, 18:15

Contre la réforme des rythmes scolaires, suivi du mouvement jour par jour :
http://paris-luttes.info/contre-la-reforme-des-rythmes
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Messagede bipbip » 04 Déc 2013, 01:31

Réforme des rythmes scolaires - Grève nationale jeudi 5 décembre

Grève nationale jeudi 5 décembre : maintenant, gagner c’est possible !

C’est aujourd’hui sur la question des rythmes scolaires que le rapport de force avec le ministère se joue. Après le 14 novembre, gagner par nos luttes, c’est possible : imposons la suspension de la réforme, l’abrogation du décret, une autre réforme !

Le jeudi 5 décembre est la prochaine date de grève nationale. Nous appelons les personnels à multiplier les assemblées générales pour préparer la mobilisation et pour mettre en débat la poursuite du mouvement. Pour SUD éducation, la question de la construction d’une grève reconductible est désormais à l’ordre du jour.

Le ministère a beau essayer de le minimiser : les 13 et 14 novembre, la grève contre la réforme Peillon des rythmes scolaires a été très importante. Ce haut niveau de mobilisation confirme que cette réforme est massivement rejetée par les personnels.

V. Peillon s’obstine à refuser d’entendre que sa réforme est inacceptable. Il se permet même de multiplier les provocations : il envoie des messages de mépris à celles et ceux qui proposent des alternatives en leur demandant de « réfléchir avant de parler » ; il soumet aux organisations syndicales un projet visant à flexibiliser le temps de travail des professeur-e-s des écoles remplaçant-e-s ou en poste fractionné ; il élabore un calendrier scolaire pour les prochaines années qui ne corrige aucun problème et qui vise à obliger les enseignant-e-s à faire leur rentrée pendant le mois d’août ; il étend l’abaissement des taux d’encadrement à l’ensemble des activités périscolaires…

Pour SUD éducation, le débat sur les rythmes scolaires ne peut être dissocié d’une réflexion de fond sur une école émancipatrice ; une réforme des rythmes scolaires est inséparable d’une amélioration des conditions d’accueil et d’enseignement pour les élèves, et des conditions de travail de l’ensemble des personnels. Cela passe par un autre budget, ce qui suppose de rompre avec l’austérité. Cela suppose aussi d’imposer des mesures immédiates pour les élèves et les personnels.

Mais c’est aujourd’hui sur la question des rythmes scolaires que le rapport de force avec le ministère se joue. Le préalable, c’est l’abrogation du décret Peillon sur les rythmes. Après des années de régressions et de défaites, gagner sur la question des rythmes scolaires sera un point d’appui pour l’ensemble de nos revendications. Le rapport de force est en train de se construire. Après le 14 novembre, gagner par nos luttes, c’est possible : imposons la suspension de la réforme, l’abrogation du décret, une autre réforme !

Le jeudi 5 décembre est la prochaine date de grève nationale. Nous appelons les personnels à multiplier les assemblées générales pour préparer la mobilisation et pour mettre en débat la poursuite du mouvement. Pour SUD éducation, la question de la construction d’une grève reconductible est désormais à l’ordre du jour.

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Depuis le lancement du projet Peillon, SUD éducation ne cesse de le répéter : les élèves et les personnels ont besoin de mesures immédiates, conditions préalables à un changement des rythmes scolaires :

- Suppression de l’aide personnalisée ou de ses successeurs et mise en place de RASED complets sur tous les territoires, avec les collègues des différentes spécialités (pédagogiques, rééducatives et psychologiques), qui ne doivent être ni fu-sionnées ni supprimées mais reconnues et maintenues dans leurs spécificités
- Augmentation du nombre de postes aux concours et titularisation de tous les personnels précaires
- Abrogation de la masterisation et mise en place d’une véritable formation initiale rémunérée
- Abrogation des programmes actuels
- Abandon du socle commun et de sa déclinaison en livret personnel de compétences
- Réaffirmation de la liberté pédagogique et abandon des procédures de fichage des élèves et de contrôle du travail des enseignant-es
- Réappropriation du pouvoir décisionnel par les équipes pédagogiques
- Augmentation des salaires des personnels de la fonction publique
- Suppression de toutes formes d’annualisation du temps de travail
- Rétablissement des droits syndicaux, du droit de grève et abrogation du service minimum

Le débat sur les rythmes scolaires ne peut être dissocié d’une réflexion de fond sur une école émancipatrice
.

La réforme des rythmes est un enjeu pour les élèves de la maternelle à l’université, pour leur famille et l’ensemble de la société, ainsi que pour tous les personnels de l’éducation et agents territoriaux .

C’est pourquoi Sud éducation revendique :

- La réduction du temps de travail de tous les personnels
- La réduction du nombre d’élèves par classe
- Une réforme du contenu des programmes et des apprentissages
- L’augmentation du nombre de titulaires-remplaçants pour garantir le droit des personnels à être remplacé en cas de congés maladie, de stages, de formations continues et assurer les droits syndicaux
- Le développement d’une formation continue de qualité sur le temps de service pour tous les personnels
- Des dispositifs de soutien aux apprentissages (plus d’enseignant-es que de classes)
- L’autogestion des personnels dans les écoles et les établissements

Pour que l’ensemble des questions puissent être réellement posées et que les personnels puissent enfin participer à la transformation de l’école, la fédération SUD éducation revendique les bases d’une véritable refondation et l’abrogation du décret Peillon.

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Rythmes scolaires : appel à la grève nationale dans l’unité le jeudi 5 décembre

Le 14 novembre, la Fédération des Services Publics CGT, la CGT Educ’action, la FNEC-FP-FO, la Fédération SPS-FO, la Fédération SUD Éducation, la Fédération SUD Collectivités Territoriales et la FAEN ont appelé à la grève nationale pour obtenir la suspension immédiate de la mise en œuvre de la réforme, l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires et pour une autre réforme. Les enseignants et les agents et fonctionnaires territoriaux étaient en grève et ont manifesté massivement.

Pour toute réponse, Vincent Peillon prétend, d’une part, annualiser les obligations de service des enseignants du primaire assurant des fonctions de remplacement ou exerçant sur des postes fractionnés et, d’autre part, élargir l’abaissement des taux d’encadrement à l’ensemble des activités extra scolaires.

Les personnels et les élèves devraient donc faire les frais de la réforme.

La réforme des rythmes, mise en place à la rentrée 2013 pour un peu plus de 20 % des écoliers, fait apparaître de grandes difficultés. Déjà de nombreuses communes annoncent leur refus de la mettre en place en 2014.

En faisant glisser les missions d’enseignement de l’Éducation nationale vers les communes, elle crée de graves inégalités de traitement sur le territoire, et crée une confusion entre scolaire et périscolaire (locaux, activités…).

Elle va à l’encontre de l’intérêt des élèves et de celui de l’ensemble des acteurs concernés.

Cette réforme bâclée a été mise en œuvre contre l’avis d’une majorité des personnels et de leurs organisations syndicales, elle a été imposée sans les moyens d’encadrement nécessaires.

C’est un échec pour Vincent Peillon et ceux qui le soutiennent encore, le ministre doit en tirer les conséquences et retirer son décret.

À l’intersyndicale du 20 novembre au siège du SNUipp-FSU, les organisations Fédération des Services Publics CGT, CGT Educ’action, FNEC-FP-FO, Fédération SPS-FO, SUD-Éducation, Fédération SUD Collectivités Territoriales ont pris acte positivement de la proposition du SNUipp d’appeler les enseignants du 1er degré à la grève sur une plate-forme qui revendique notamment la suspension de la réforme des rythmes.

Le ministre ne peut se prévaloir d’aucun consensus, il doit répondre au personnel, il doit répondre à la grève.

Pour l’unité d’action de l’ensemble des personnels concernés, les organisations syndicales, Fédération des Services Publics CGT, CGT Educ’action, FNEC-FP-FO, Fédération SPS-FO, SUD-Éducation, Fédération SUD Collectivités Territoriales, réunies en interfédérale le 21 novembre 2013, appellent l’ensemble des personnels du 1er degré ainsi que les personnels des collectivités territoriales, animateurs, éducateurs territoriaux, enseignants artistiques territoriaux et ATSEM, adjoints techniques … à faire grève le jeudi 5 décembre 2013, pour obtenir la suspension immédiate de la mise en œuvre de la réforme et l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

Nos organisations appellent leurs instances locales et départementales à se réunir en intersyndicales et en assemblées générales avec les personnels, dans le cadre unitaire le plus large possible, pour assurer le succès de la grève du 5 décembre et des suites à donner à cette lutte pour imposer une autre réforme.

Les organisations syndicales se réuniront à la suite du 5 décembre dans l’unité la plus large possible pour faire le point sur la poursuite du mouvement pour faire aboutir ces revendications.

Le 21 novembre 2013

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Après le 5 décembre : mettre en débat la reconduction de la grève

Communiqué de la Fédération SUD éducation

Ce jeudi 5 décembre, nous serons un très grand nombre à faire grève et à nous réunir en assemblées générales.

Les 13 et 14 novembre dernier, la grève contre la réforme Peillon des rythmes scolaires a été très importante. Ce haut niveau de mobilisation confirme que cette réforme est massivement rejetée par les personnels.

Par ailleurs, le recours en annulation du décret Peillon déposé devant le Conseil d’État par la Fédération SUD éducation sera très prochainement jugé sur le fond.

Le ministère est en difficulté : c’est le moment de de franchir un palier supplémentaire dans la mobilisation. Nous pouvons imposer la suspension de la réforme, l’abrogation du décret, une autre réforme !

Pour SUD éducation, c’est bien la question de la construction d’une grève reconductible qui est désormais à l’ordre du jour.
Nous appelons l’ensemble des personnels à mettre en débat la reconduction de la grève.

http://www.sudeducation.org/Reforme-des ... -4998.html
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 06 Déc 2013, 00:52

Appel à rencontre assistants d'éducation
Création d'un réseau de solidarité et de lutte

Au début de l'été 2013, une grève d'une semaine secouait la cité scolaire Rodin (13e). Certains pions (AED, ou Assistant d'éducation) ne s'étaient pas vus reconduire leur contrat, comme sanction pour avoir participé à des mouvements sociaux de personnels ou avoir revendiqué trop fort.

Nous relayons ici un appel à la création d'un réseau de solidarité et de lutte entre AED.

Avis aux AED

Nous sommes surveillant.e.s dans des établissements de Paris et sa banlieue.

L'année dernière nous avons entendu parler d'une grève entamée par des collègues de collèges parisiens contre la non reconduction de leurs contrats. Cette situation ressemblait fort a ce qui s'était produit dans un autre collège un an auparavant quand la quasi-totalité d'une équipe avait été gentiment congédiée parleur direction.

Suite a des discussions, nous avons fait plusieurs constats :

Nos situations s'inscrivent dans un mouvement de précarisation plus large : contrats merdiques, baisses des salaires, départs a la retraite de plus en plus tardifs... Une évolution que tout le monde peut observer en comparant son entrée dans le monde du travail a celle de ses parents...

Un constat plus précis : Etre précaire c'est surtout être isolé.e et impuissant.e en cas de problèmes.

On nous présente le fait d'être paye.e pendant les vacances comme un privilège alors que chaque heure rémunérée est effectuée, que nous travaillons parfois dix heures d'affile sans même avoir de pause, que nos CDD peuvent être reconduits cinq fois plutôt qu'une et que chaque année il faut rester en bon termes avec la direction et ne pas trop l'ouvrir pour être reconduit.e.s .

On nous considère non qualifié.e.s et interchangeables en entrant dans la profession (« pions » ?), alors qu'être surveillant.e.s c'est des mois d'apprentissage, de tâches pédagogiques, administratives et de surveillance en plus des tâches ponctuelles confiées a l'improviste.

Et la réalité du travail de surveillant.e.s évolue : avant un job d'étudiant.e.s, les surveillant.e.s sont aujourd'hui aussi des non diplomé.e.s, mères et pères de familles, précaires en tout genre.

Parce que nous connaissons la réalité du terrain et que nous voulons être capables de nous défendre par nous-mêmes, nous appelons à la création d'un réseau de solidarité, d'infos et de luttes propres aux AED sur Paris et sa banlieue.

Ce sera un outil pour nous rencontrer. Il nous permettra de réagir, de nous mobiliser dans plusieurs bahuts et de s'entraider face aux problèmes qui touchent les précaires, mais aussi de se former entre nous au droit du travail, de partager des éxpériences et d'êtres uni.e.s, visibles et de peser dans nos luttes !

Nous sommes 1400 en Ile de France et nous ne sommes pas solidaires parce que nous ne nous connaissons pas.

Nous appelons tout.e.s les AED syndiqué.e.s ou non à nous rejoindre
Organisons-nous ! Par les AED ! Pour les AED !


Retrouvons-nous le 8 décembre 2013, à 15h, à la Cantine des Pyrénées, 331 rue des Pyrénées, Paris 20è.

http://paris-luttes.info/assistants-d-e ... creation-d
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 14 Déc 2013, 02:04

Relancer, relancer...

Rythmes scolaires : en janvier, la mobilisation doit continuer !

Après l’importante grève du 14 novembre, la grève du 5 décembre a encore été très forte. Le rejet de la réforme Peillon des rythmes scolaires est massif et déterminé. Pourtant, le ministère s’entête à vouloir l’imposer. La lutte doit se poursuivre et s’amplifier pour gagner la suspension de la réforme, l’abrogation du décret, une autre réforme.

Pour SUD éducation, la mobilisation doit avoir des suites nationales rapidement en janvier, et c’est par la grève que la lutte doit se poursuivre. Il ne s’agit pas de continuer à égrener des journées d’actions isolées, qui vont finir par démobiliser. Ce qui doit être à l’ordre du jour, c’est la construction d’une grève reconductible pour faire céder le gouvernement. Les organisations syndicales doivent proposer ensemble la grève en janvier et la mise en débat de sa reconduction.

C’est ce que la fédération SUD éducation a défendu lors de l’intersyndicale nationale le mardi 10 décembre. C’est ce que nous défendrons le 17 décembre lors de la prochaine réunion des organisations syndicales.

Le 13 décembre 2013

http://www.sudeducation.org/Rythmes-sco ... er-la.html
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