qierrot a écrit:Je pense que ce texte est l'exemple même de ce qu'il ne faut pas faire si l'on veut construire dans une lutte, même construire une tendance minoritaire. Celà fait écoutez "moi", regardez "moi", je vous lis mon truc et je me casse (et en plus j'en suis tellement fier que je le montre sur le net). C'est la culture de la marge pour la marge, avec ce côté un peu méprisant pour ceux et celles qui sont là à écouter. Et, d'ailleurs c'est remplis de relents situs pas tres bien digérés, çà ne fait que du spectacle. Il n'y a ni proposition (lieu/heure de rencontre de réunion...) ni perspectives (alors, qu'est-ce qu'on fait concrètement d'une part, et d'autre part en terme d'axes revendicatifs, d'axes de luttes, de convergences, etc...?). La radicalité du verbe ne fait pas forcément la radicalité du message, du contenu et du sens. Cet exemple ne sert au final qu'à entretenir les poncifs véhiculés sur cette "sensibilité" politique.
Et je passe sur le côté "tirez vous" sans rien derrière parce que là...
Déja merci pour les "relents ... mal digérés", je ne sais pas ce que tu crois savoir et ce que tu as à dire sur mes lectures et mon transit intestinal mais évite de trop t'avancer dessus, tu risques peut- être de faire des erreurs.
Je saute par dessus les procès d'intention ("ça fait genre ceci ...ou cela ... méprisant... relents situs mal digérés") un peu (complètement) gratuits, mais c’est pas grave, je me fout un peu de ce que tu vas imaginer sur moi à la lecture d’un texte de forum.
Tout d'abord, quand bien même mon texte n'aurait été qu'une critique parfaitement gratuite sans aucune proposition, j'ose dire : et alors ?
Ouais, j’emmerde absolument tout l’imaginaire et la rhétorique « mobilisatrice » : « dynamique » et « mécanique » de « lutte », « conquête », « victoire », « mobilisation », « mouvement » : on est ni à la guerre, ni à l’usine … ni en séminaire d’entreprise, je l’ai dit dans le texte.
La réappropriation de nos vies quotidiennes ce n’est pas un « mouvement social » ni une « lutte » à mener contre la vilaine réforme (une de plus), c’est un processus permanent qui ne se décrète pas et qui ne se « vote pas », pour lequel on ne « mobilise » pas non, au contraire, on « démobilise » : de son boulot, de ses études, de son syndicats, en envoyant chier tous les « mobilisateurs » et les gourous professionnels.
Non je n’ai rien à proposer de concret aux gens : ni « dynamique », ni plan, oui je me contente de leur cracher que leur « mouvement diant- diants » est aliéné et morbide au possible, je leur dit de déserter, de se démobiliser … de tout … de se réapproprier leur temps, leur espace, vie, oui c’est à eux de se démerder, de se tirer les doigts du cul … tu appelles ça « vouloir se faire remarquer » ou faire le fier ?
Ceci dit, ca ne m’empêche en rien de « me bouger le cul », je suis de chaque mouvement social de région parisienne, sur à peu près tous les terrains, moi perso ça fait plus d’un an que je « fait grève » pour avoir le temps de me « mobiliser » comme un con, au point de foirer mes études à mort et de poireauter en premier année depuis des plombes, alors tes sous- entendu comme quoi je serais qu’un blablateur qui branle rien, vas y mollo, des initiatives auxquelles je participe ou que j’essaie d’organiser y en a tout un paquet, je limite pas mon « engagement » (encore un mot que j’aimerais rayer) politique à une interv’ en A.G, je suis connu sur Paris et dans ma fac depuis un peu plus longtemps que ça donc pour résumer :
Oui je crache sur l’encadrement et la partialité et la superficialité total du « mouvement étudiant » !
Non, je ne me limite pas à ça, et t’inquiètes pas que sur Nanterre des trucs autonomes y’en a eu et vas y en avoir de plus en plus, on est en train de gérer ça !