Mouvement dans l'éducation, à suivre...

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede fu hsang » 03 Fév 2009, 17:44

ha merde , c est dommage
non plus serieusement c est bien qu ils s autonomisent ...
apres les autonomes ont le droit de s habiller comme ils veulent ,perso je savais pas qu il y avait un uniforme ,chacun fait suivant la situation et le moment ,apres ne dit pas que les anarchistes n ont rien a voir avec les malfaiteurs !!! tu nies l histoire du mouvement quand meme ,et je ne parlerais pas d une certaine orga vu que nous sommes sur un forum publique ,si ça ça te choque , et bien ...t es sur que tu t es pas trompé???
si tu ne comprends pas l ironie et l humour et les vertus de la provocation humoristique (je te renvoie au mouvement provo ) ... t es dans une orga ??? :D :D
apres moi j etais au comite de mob a grenoble ,et ce matin a l ag ( j ai pas pu rester jusqu au bout ) mais bof bof ...
j ai surtout ecouter les diantsdiants dans les couloirs de la fac ,et ils etaient plus remontés qu a l ag ;c est bizarre quand meme
fu hsang
 
Messages: 353
Enregistré le: 25 Jan 2009, 12:27

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bajotierra » 03 Fév 2009, 18:00

apres ne dit pas que les anarchistes n ont rien a voir avec les malfaiteurs !!! tu nies l histoire du mouvement


On ne doit pas avoir la même vision ni de l'histoire , ni du "mouvement ".

si tu ne comprends pas l ironie et l humour et les vertus de la provocation humoristique (je te renvoie au mouvement provo ) ...t es dans une orga ???


Parceque tu trouves que je ne suis pas drôle ?

apres moi j etais au comite de mob a grenoble ,et ce matin a l ag ( j ai pas pu rester jusqu au bout ) mais bof bof ...


Tu devrais développer cela m'intéresse de savoir de quoi ça cause .
bajotierra
 

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede fu hsang » 03 Fév 2009, 18:17

toute la base du mouvement anarchiste espagnol(c est tout simple ),des qu il y avait un camarade licencie c etait pression physique sur le patron ,un camarade avait plus de bouffe ,ils s organisaient pour qu ils en aient ,les fascistes faisaient chier ,coup de poing et flingue a la main ...tu connais ??? , jusque dans les annees ,80 ha ces annees 80 ou nous avons perdu les pratiques de base ,certains sont alles travailler dans les radio associatives ,grace a mitterand , d autres se sont investi dans le social (encore mitterand ),certains sont devenus profs meme alors que l Education nationale n a pas pour but d emanciper ,mais bon , bref la decennie des trahisons les annees 80 de toute part , en france y a eu une orga que je ne citerais pas mais que tu dois connaitre ,bon elle existe plus mais elle a donne naissance a des orgas qui n ont plus rien a voir avec elle ...je ne la citerais pas (forum publique ) mais reflechit un peu elle est pas dure a trouver
si ça va t es drole :)
bin j ai pas trop bien compris ,ça parle d autonomie (diable encore) des universites mais a grenoble ça fait longtemp que les universites ont un financement privé ,surtout les charges de TD qui s excitaient
apres comment dire ,je ne suis pas un grand fan des AG ,ça me gonfle vite ,j ai toujours l impression que les annees passent ,et que les discours sont les memes !!! rien de tres innovant et je me suis cassez avant la fin !!!
fu hsang
 
Messages: 353
Enregistré le: 25 Jan 2009, 12:27

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bajotierra » 03 Fév 2009, 18:47

toute la base du mouvement anarchiste espagnol(c est tout simple ),des qu il y avait un camarade licencie c etait pression physique sur le patron ,un camarade avait plus de bouffe ,ils s organisaient pour qu ils en aient ,les fascistes faisaient chier ,coup de poing et flingue a la main ...tu connais ???


Oui mais ce n'étaient pas des "malfaiteurs" et au contraire leurs actes répondaient a la violence issu du capitalisme et de l 'état .
Si les anarchistes étaient des malfaiteurs alors le pouvoir qui leur est antinomique serait bienfaiteur , or il n'en est rien . De nos jours le pouvoir croule sous le poids des mensonges, trahisons, corruptions, délits , escroquerie et crimes contre l'humanité .

D'accord avec ton analyse des annés 80 .....;

bin j ai pas trop bien compris ,ça parle d autonomie (diable encore) des universites mais a grenoble ça fait longtemp que les universites ont un financement privé ,surtout les charges de TD qui s excitaient
apres comment dire ,je ne suis pas un grand fan des AG ,ça me gonfle vite ,j ai toujours l impression que les annees passent ,et que les discours sont les memes !!! rien de tres innovant et je me suis cassez avant la fin !!!


Je te comprends le mileu militant universitaire est imbu de son importance et tend facilement a penser que ses intêrêts corporatistes se confonfent avec l'intêrêt général (ce qui est bien commode quand on veut "changer le monde " sans se remettre en question soi même )
bajotierra
 

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 04 Fév 2009, 01:30

http://www.lille.snes.edu/spip.php?article1589

Après le 29, poursuivre la mobilisation dans les établissements et dans l’académie :
grève le lundi 16 février.

Le 29 janvier un mouvement populaire exceptionnel a permis d’affirmer la volonté d’avoir une autre politique face à la crise. Les mots d’ordre portaient sur les salaires, l’emploi et les services publics. Le gouvernement tente aujourd’hui de maintenir son cap tout en prétendant entendre les « inquiétudes » de la population.

Maintenir le cap pour Darcos, c’est maintenir les 13 500 suppressions de postes.
Les dotations sont désormais arrivées dans tous les collèges et lycées. On peut constater d’une part que les créations de postes en collèges se révèleront très insuffisantes (dans le nord, en collège, c’est une création de poste pour 85 élèves en plus, soit 8 au total pour 716 élèves supplémentaires). En lycée, c’est l’hécatombe avec au minimum 3,5 postes supprimés par établissement en moyenne. Au minimum car le recteur rend aussi au ministère 56 postes d’enseignants mis à disposition, actuellement occupés par des TZR qui manqueront bien évidemment à la rentrée. Certains établissements savent déjà que la rentrée sera difficile :

Branly Boulogne : - 12 postes,
Queneau Villeneuve d’Ascq : - 11 postes,
Darras Liévin, Béhal Lens : - 10 postes,
Mariette Boulogne : - 6 postes,
Gondecourt : 7 postes,
Picasso Avion : - 5 postes, etc

Pour les zones de remplacement, le recteur ne veut toujours pas dire combien de postes seront supprimés, probablement entre 100 et 150. Cela signifie que tous les postes de TZR restés vacants après mouvement seront supprimés : en clair que les problèmes de remplacement s’aggraveront encore l’an prochain. Et cela n’évitera probablement pas des mesures de carte pour certains TZR.

Maintenir le cap pour Darcos, c’est imposer par tous les moyens la réforme à laquelle il prétend avoir renoncé sous la pression des mobilisations des personnels et des lycéens.
Le recteur garde en effet 36 postes sous le coude, probablement pour l’expérimentation en lycée annoncée par le ministère. Si on en juge par les circulaires qu’envoie le recteur de Bordeaux, il s’agit bel et bien mettre en place des dispositifs présents dans sa réforme du lycée et particulièrement combattu : « mise en place d’un accompagnement individualisé, semaine de bilan et d’orientation au milieu de l’année et passage de 3 à 4 conseils de classe (semestrialisation), groupes de compétences en langues vivantes ».

Il faut refuser de céder au chantage (des postes contre la réforme) et insister sur le fait que ces moyens étaient destinés initialement à l’éducation prioritaire dans le projet de budget. Comment accepter que l’on supprime des centaines de postes mais que l’on en trouve 36 pour imposer une réforme unanimement rejetée ? Ces moyens doivent être rendus aux établissements.

Maintenir le cap pour Darcos, c’est poursuivre la casse de l’emploi public.
Si on ne crée donc pas les postes de CPE, de conseillers d’orientation nécessaires ou d’assistants sociaux, le ministère propose l’embauche de 448 médiateurs dans l’académie de Lille ; Il s’agira de contrats aidés installés dans une centaine d’établissements (soit 3 à 4 par établissements) pour « faire le lien avec les familles des élèves absentéistes » et ce, dès le 1er mars, après 15 jours de formation !

Le recteur de son côté retient des informations qui devraient être communiquées aux organisations syndicales.. Espère-t-il ainsi faire passer plus facilement les suppressions et les réformes de son ministre ? Le calendrier de préparation de la rentrée 2009 a été resserré, avec l’obligation de faire remonter les décisions de CA avant les vacances. Nous ne disposons actuellement toujours pas d’informations précises sur la situation dans l’académie ( structures et dotations) et nous avons écrit en ce sens au recteur.

Nous avons également protesté sur les projets de modification du calendrier du bac et de l’orientation

Il y a donc un travail d’information et de mobilisation à faire dans chaque établissement.

Il faut débattre de la situation en AG et déterminer les éventuelles modalités d’action : communiqué de presse, boycott du CA, etc..

Le SNES national appelle à faire des soirées d’informations dès cette semaine avec les élèves et les parents. Alertez la presse, envoyez au S3 des documents, photos, qui seront mis sur le site.

Faites remonter au S3 l’ensemble des informations et des décisions d’action Le site du SNES doit permettre d’avoir une information complète sur les mobilisations. Ainsi, le lycée Queneau de Villeneuve d’Ascq qui perd 11 postes a déposé un préavis de grève le 9 février.

Nous venons d’apprendre la venue à Cambrai de Darcos le jeudi 5 février. Il se rend au lycée Paul Duez vers 9 heures.
Nous appelons tous ceux qui le pourront à se déplacer devant le lycée avec banderoles, pancartes et drapeaux pour dire au ministre que nous voulons le maintien de tous les postes et une amélioration de nos conditions de travail.

Pour fédérer ces actions et poursuivre dans l’Education, la mobilisation du 29 janvier, le SNES et la FSU, la CGT et SUD appellent à la grève le lundi 16 février dans l’académie de Lille ; d’autres organisations réservent leur réponse à la prochaine intersyndicale le 5 février.


il y a 2 heures 5 min.
ASSOCIATED PRESS

Un directeur d'une école primaire de l'Isère qui refusait d'enregistrer des informations dans la banque de données "Base-élèves", a été démis mardi par l'Inspection académique de l'Isère, a-t-on appris de source syndicale. Lire la suite l'article

Cette décision -la première du genre en France- a été prise lors d'une commission administrative paritaire. Elle prendra effet au 1er septembre, à moins que le directeur n'accepte de rentrer les données informatiques avant le 27 mars, a indiqué le syndicat SNUIPP.

Jean-Yves Le Gall, démis de son titre de directeur de l'école primaire de Notre-Dame-de-Vaulx (Isère), conservera toutefois sa fonction d'instituteur.

Selon l'inspectrice d'académie, Monique Lesko, "il ne s'agit pas d'une sanction mais d'une mesure administrative de retrait d'emploi".

Le fichier "Base-élèves", destiné à la gestion et au suivi du parcours scolaire des enfants, est expérimenté depuis 2005 et doit être généralisé à partir de 2009. Selon la Ligue des droits de l'homme, près de 200 directeurs d'école se sont déjà déclarés opposés à ce logiciel. AP
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 08 Fév 2009, 15:08

Sauvons les BEPs

Signer la pétition

La réforme de l’Enseignement Professionnel que les ministres de l’Education Nationale et de l’Agriculture veulent mettre en place à la rentrée 2009 en dépit de l’avis négatif du Conseil Supérieur de l’Education, supprime la quasi-totalité des formations de BEP / BEPA et généralise le Bac Pro en 3 ans.

Les formations en 2 ans aux diplômes BEP / BEPA permettent aux jeunes lycéens professionnels d’obtenir un premier niveau de qualification. Elles sont l’un des maillons essentiels pour leur poursuite d’études et leur réussite au niveau IV. Leur suppression exclurait du système public d’éducation nombre des élèves les plus en difficulté et précipiterait l’augmentation des sorties sans qualification. Le BEP/BEPA ne doit pas se réduire à une simple certification «maison» passée en cours du cycle du baccalauréat en 3 ans.

Dans la logique de cette réforme, le développement des formations de CAP organise le tri des élèves dès leur entrée dans la voie professionnelle et les confine au niveau V en réduisant fortement leur possibilité de poursuite d’études en baccalauréat professionnel. Au ministère de l’agriculture, le développement des CAPA et BPA par la voie de l’apprentissage hypothèque gravement les chances d’un apprenti de poursuivre sa formation en Bac Pro.

Le parcours 2 ans BEP / BEPA + 2 ans Bac Pro a permis à toute une tranche d’âge d’accéder au niveau IV de formation et lui a facilité l’accès à l’enseignement supérieur. C’est pourquoi nous sommes opposés à la suppression des sections de BEP/BEPA et à la généralisation du baccalauréat professionnel en trois ans.

Cette réforme ne répond pas à l’attente des jeunes et de leur famille, les élèves de l’Enseignement Professionnel méritent MIEUX : des formations adaptées qui débouchent à tous les niveaux de qualification sur des diplômes nationaux reconnus par les branches professionnelles.

Cette réforme, dont la logique est d’accompagner les suppressions massives de postes dans les lycées, se fait dans la précipitation, une grande confusion, beaucoup d’incohérences et d’iniquité entre les élèves.

Le ministre doit donc renoncer à la publication des décrets et arrêtés rejetés au Conseil Supérieur de l’Education ainsi qu’aux suppressions de postes et de sections à la rentrée 2009. Il a décidé de suspendre la réforme du lycée, il faut qu’il fasse la même chose pour l’enseignement professionnel.

NOUS NOUS ADRESSONS AUX MINISTRES DE L’EDUCATION ET DE L’AGRICULTURE POUR LEUR DEMANDER DE SUSPENDRE IMMEDIATEMENT
LA REFORME DE L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL, DE REOUVRIR LE DOSSIER
SUR LA VOIE PROFESSIONNELLE ET D’OUVRIR DE VERITABLES NEGOCIATIONS AVEC LES ORGANISATIONS SYNDICALES

Pétition à l'initiative de :
CGT EDUC’ACTION , SFOERTA-FO , SN-FO-LC , SNALC-FGAF , SNEP-FSU , SNETAP-FSU , SNUEP-FSU , SUD EDUCATION , SUD-RURAL , SYAC-CGT


Darcos: les "positions fortes" de l'extrême gauche "embarrassent" le ministre mais aussi les syndicats


Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a évoqué samedi sur France Culture, les "positions fortes" acquises par l'extrême-gauche dans le système éducatif, affirmant qu'elles "embarrassent" autant les syndicats que le ministre.

Au moment où le Nouveau Parti Anticapitaliste d'Olivier Besancenot voit le jour, le ministre a été interrogé sur le rôle de l'extrême gauche. "De fait nous avons vu l'extrême gauche prendre des positions fortes dans le système éducatif, nous voyons des coordinations locales, souvent tenues par des militants qui souvent relèvent de cette politique-là", a-t-il répondu.

Le ministre juge "tout à fait normal que dans des périodes de crise extrême ou la mondialisation est mise en cause tout ce qui est altermondialite, altercapitaliste, tout ce qui essaie d'inventer une utopie, suscite l'attention et l'intérêt, et que la montée des extrêmes, de l'extrême gauche en particulier, soit dans ce contexte presque un phénomène réactif inévitable": "même, si évidemment", a-t-il ajouté, "vous vous en doutez, je considère que c'est une pensée fausse" et qu'il n'y a "rien" à en "espérer".

M. Darcos a fait valoir d'autre part que "comme dans cette extrême gauche, il y a une part de théorisation importante, un rattachement à des doctrines", il est compréhensible que soient partie prenante"un certain nombre d'intellectuels et naturellement beaucoup d'enseignants et professeurs".

Pour autant, "les syndicats réformateurs qui veulent parler avec nous restent extrêmement forts", a ajouté le ministre, affirmant: "ils sont aussi embarrassés que moi par cette situation".

"Quand je parle avec les fédérations", il ressort des discussions que "ça embarrasse le ministre qu'il y ait eu des gens incontrôlables sur le territoire mais" que "ça embarasse aussi les confédérations car ca ne facilite pas des politiques raisonnables".
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede sebiseb » 08 Fév 2009, 21:25

Même si je n'ai pas trop le temps de poster sur le forum en ce moment, j'ai pris quelques minutes pour signer cette pétition. Merci beaucoup Nico37 pour nous avoir informé de cette initiative.. Personnellement, et en tant que Professeur de Lycée Professionnel je suis directement touché - À plus où moins court terme, le ministère devrait m'exiler je ne sais pas où vu la rareté de ma spécialité :langue: <- ce que m'inspire ce crétin de ministre, et tout ceux qui sont aux ordres de cette dictature !
$apt-get install anarchy-in-the-world
$world restart
Avatar de l’utilisateur-trice
sebiseb
 
Messages: 1093
Enregistré le: 14 Aoû 2008, 14:51
Localisation: Île de France - Centre

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede fu hsang » 08 Fév 2009, 22:07

bajotierra a écrit:Oui mais ce n'étaient pas des "malfaiteurs" et au contraire leurs actes répondaient a la violence issu du capitalisme et de l 'état .
Si les anarchistes étaient des malfaiteurs alors le pouvoir qui leur est antinomique serait bienfaiteur , or il n'en est rien . De nos jours le pouvoir croule sous le poids des mensonges, trahisons, corruptions, délits , escroquerie et crimes contre l'humanité


heu comment dire
le droit c est la raison du plus fort ou une connerie du style ,et je crois que dans notre societe le Pouvoir (sous un verni democratique )est perçu comme ...démocratique ,donc acceptable ,c est pas grave d etre un malfaiteur ...et puis bon le preux chevalier anarchiste ...j y crois pas trop
oui je suis un malfaiteur dans le sens ou je m oppose a l Etat et a son droit ..l Etat est coupable parce qu il est l Etat ,tout simplement ,l Etat ne subsite que par des actes qu il condamne pour les individus mais l Etat ne sera jamais un malfaiteur il est le garant de la democratie
si hitler avait gagné ,je crois qu il aurait juger d autres personnes pour crime contre l humanité ,et une autre definition aurait ete accepte ,
...apres je comprends que tu veuilles changer l angle de vue de la societe mais crois moi dans pas longtemp les malfaiteur seront plus nombreux ..et puis bon je sais que tout prisonnier de droit commun est un prisonnier politique
fu hsang
 
Messages: 353
Enregistré le: 25 Jan 2009, 12:27

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 11 Fév 2009, 01:13

Darcos sur RMC

CAISSE DE SOLIDARITE NATIONALE AVEC LES ENSEIGNANTS DESOBEISSEURS

Les enseignants désobéisseurs refusent de collaborer au démantèlement du service public d'éducation. Ils affichent auprès de leur inspecteur leur désobéissance. La réponse des Inspections académiques consiste essentiellement en sanctions financières.

Cette sanction se veut dissuasive : 1 jour de salaire en moins pour ½ heure ou 1 heure d'aide personnalisée détournée (« partiellement non faite »). L'administration espère par ce biais entraver la progression de la désobéissance qu'elle redoute bien plus que toute autre action légale.

La répression contre les désobéisseurs ne doit pas enrayer cette force non-violente qui se développe et qui perturbe l'administration. Les sanctions financières sont certes disproportionnées, mais elles sont surtout proportionnées à la menace que ressentent les inspections académiques face à l'extension de cette résistance qui, de fait, rend impossible l'application des réformes.

La création d'une caisse de solidarité nationale constitue une riposte pour rendre les sanctions financières dérisoires et montrer la solidarité des citoyens envers les enseignants désobéisseurs.

Pour soutenir les enseignants désobéisseurs, vous pouvez envoyer vos chèques à l'adresse suivante :


Véronique Decker Ecole Marie Curie Impasse Emile Zola 93000 BOBIGNY

Chèque à l'ordre de : Sud Education Créteil (avec la mention au dos : "Soutien aux désobéisseurs")
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 15 Fév 2009, 16:31

Communiqué intersyndical départemental
CGT éduc'action, FSU, sgen-CFDT, SUD éducation

Les conséquences du budget 2009 de l’Éducation Nationale et des 13500 suppressions de postes sont maintenant connues dans le département du Loir et Cher.
Dans le 1er degré c’est –13 postes pour 180 à 200 élèves de plus et une attaque sans précédent contre les RASED.
Dans les collèges c’est +5 postes pour 150 élèves de plus et dans les SEGPA c’est – 1 poste pour 30 élèves de plus.
Dans les lycées, c’est –12 postes pour 100 élèves de moins.
Dans le même temps il est prévu de supprimer 180 à 190 postes de remplaçants dans le 2nd degré, sur l’académie d’Orléans Tours, alors que tous les jours, des dizaines d’enseignants ne sont pas remplacés et que le rectorat essaie de débaucher des étudiants pour assurer temporairement les heures d’enseignements non remplacées.
La même situation prévaut dans le 1er degré où chaque jour 10 écoles ont une classe sans prof faute de remplaçants en nombre suffisant.
C’est aussi 4 postes d’administratifs supprimés à l’Inspection Académique.

En 2009-2010, ce sont des conditions dégradées d’enseignement, d’études et de travail qui seront offertes aux jeunes du Loir et Cher et aux personnels, à tous les niveaux.
Des classes plus chargées, des effectifs trop lourds ou des enfants qui ne pourront être accueillis.
Des dédoublements, des dispositifs de soutien, d’aide aux élèves qui ne pourront être mis en place
Des personnels encore plus nombreux sur plusieurs établissements
Un nombre d'heures supplémentaires insupportable.

Nous disons STOP !!!
Il est urgent que les personnels, les parents, les élèves soient entendus.

Suite aux différentes mobilisations, aux différentes instances de « concertation » (CA d’établissements, CTPD, CTPA, CAEN, CDEN) qui ont toutes dit l’exigence d’une autre préparation de rentrée 2009 avec d’autres moyens, le recteur et l’IA doivent revoir leur copie et d’urgence apporter d’autres réponses.

Nous demandons :
l’abandon des suppressions de postes envisagées,
la création des postes correspondants aux besoins nouveaux dus à l’afflux d’élèves dans le 1er degré et dans les collèges, aux besoins de remplacements et à la résorption de la précarité.
Une autre politique éducative qui permette d’assurer la formation et la qualification de tous les jeunes dans le cadre du Service Public d’Éducation.

Dans le même temps la réduction des postes offerts aux concours et la réforme au pas de charge de la formation des maîtres, les suppressions de postes d’enseignants chercheurs et le démantèlement de la recherche apporte son lot quotidien de mobilisations.

Nous appelons les personnels, les étudiants, à un nouveau rassemblement
MERCREDI 18 FEVRIER
à 14h 30 à BLOIS
devant la préfecture.
Nous invitons les parents d’élèves, les élus à se joindre à ce rassemblement.
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede sebiseb » 15 Fév 2009, 17:12

Darcos ne connaît même pas le système actuel de formation des enseignants. Il affirme que ceux-ci vont simplement remplacer de temps à autres des enseignants au cours de leur deuxième année d'iufm ; C'est totalement faux, les enseignants du premier degré faux au moins une journée complète dans une même classe au cours d'une année - dans un emploi du temps banalisé, ceux du second degré font 6 heures chaque semaine devant élèves, là encore dans un temps banalisé sur l'année scolaire.

On savait que ceux qui nous dirige ne connaissent pas leurs dossiers, mais de là à s'appuyer sur des énormités pour faire passer le boa de leurs réformes :evil:

Premier point : L'iufm devait s'améliorer dans ce temps d'apprentissage sur le terrain, mais seul un institut comme l'iufm était une garantie pour banaliser ce temps. Il ne faut pas avoir été bien longtemps à la fac pour s'attendre à ce que l'option "enseignant" soit reléguée à la portion congru du master,
Second point : Avoir bac+5 pour enseigner permettra de revaloriser le salaire ? Je ne comprends pas ? Qui empêche l'actuel gouvernement de revaloriser les salaires des enseignants (jeunes et moins jeunes) quelque soit leur niveau ? Il faut vraiment être haut-fonctionnaire pour faire une équation tel que bac+i égale salaire de base * i !?
Troisième point : Avoir bac+5 assure une meilleure qualité des enseignements aux élèves - Transmettre des savoirs, assurer "un bon" enseignement relève de la plus pure pédagogie - Même si les méthodes pédagogiques s'apprenent (je ne crois pas quelles soient innées), nul ne remettra en doute le fait que de très bons ouvriers de ci de là apprenne chaque jour un métier à des jeunes en stages, ou jeunes travailleurs..

Bref, non seulement Darcos à tout faux sur toute la ligne, mais en plus il persiste, et signe en faisant de ces énormités des arguments pour faire passer ses réformes !
$apt-get install anarchy-in-the-world
$world restart
Avatar de l’utilisateur-trice
sebiseb
 
Messages: 1093
Enregistré le: 14 Aoû 2008, 14:51
Localisation: Île de France - Centre

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 26 Fév 2009, 02:20

Appel à témoignage « professeurs étrangers » :

Etudiant(e) étranger(e) en France, issu(e) de l'un des vint- six autres pays de l'Union européenne ou de l'Espace Economique Européen (Ex : Suisse, Lettonie, Islande) ;

Vous avez été lauréat(e) de l'un des concours d'enseignement (Premier ou Second degré : PE, certifié, agrégé, PLP), de CPE ou COP, mais vous n'avez pas été titularisé(e) ou bien vous avez rencontré des difficultés particulières lors de l'année de stage au motif de votre nationalité étrangère ou de votre formation universitaire dans un pays étranger ou en France.

Nous vous invitons à témoigner - de manière anonyme si vous le souhaitez - dans le but de recenser les freins ou les blocages au titre de votre nationalité étrangère lors de votre formation ou titularisation afin d'entreprendre éventuellement une action collective auprès des autorités françaises sur ce point qui semble poser problème.

Pour témoigner écrivez à : professeurs_etrangers@yahoo.fr
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 27 Fév 2009, 19:19

Sondage: une majorité de Français souhaite plus de fonctionnaires à l'hôpital et dans l'enseignement
il y a 35 min

L'immense majorité des Français (92,5%) juge qu'il faut augmenter le nombre de fonctionnaires à l'hôpital, ainsi que dans l'enseignement (68,2%), d'après un sondage de l'institut Obea-Infraforces pour "20 Minutes"-France-Info qui révèle que 72% des sondés ont une bonne image des fonctionnaires.

Près de la moitié des sondés (47,7%) estiment que le gouvernement doit renoncer à son plan de réduction des fonctionnaires contre 45,9% qui pensent le contraire. Ils sont 92,5% à prôner une augmentation des embauches à l'hôpital, 72,4% dans la recherche, 68,2% dans l'enseignement et 49,6% pour les forces de l'ordre.

Par contre, le nombre de fonctionnaires devrait être diminué dans les administrations aux yeux de 36,9% des personnes interrogées.

Globalement, 72% des Français ont une bonne image des fonctionnaires (57,2% assez bonne image, 15,2% une très bonne image), contre 11,9% qui en ont une mauvaise image et 4,3% une très mauvaise image. Ils sont même 73,2% à trouver qu'on peut en être fiers.

Ce sondage a été réalisé par téléphone du 10 au 19 février 2008, auprès d'un échantillon national représentatif de 1.057 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas. AP


DHG : l'UNL appelle à voter contre !

Paris, le 26 Février 2009.

Alors que les Dotations Horaires globales (DHG) tombent dans les lycées, celles-ci sont encore une fois revues à la baisse. L'Union Nationale Lycéenne appelle les conseils d'administration à voter contre cette nouvelle réduction de moyens dans l'éducation.

Les Dotations Horaires Globales correspondent au nombre d’heures attribuées par les rectorats à chaque établissement pour son fonctionnement. Ainsi, plus les DHG sont faibles plus le nombre de postes supprimés est important. Depuis plusieurs années on remarque une baisse régulière des DHG, et ainsi, de plus en plus de suppressions de postes. Cette année encore, les conseils d’administrations de chaque lycée vont ainsi devoir voter des DHG très insuffisantes dans la majorité des cas. En effet, cette année, plus de 13 500 postes devraient être supprimés dans l’éducation nationale.

L’Union Nationale Lycéenne, premier syndicat lycéen, s’est toujours battu contre cette baisse des DHG, qui ampute encore et toujours l’Éducation Nationale de ses moyens. Dans la continuité du mouvement lycéen contre les suppressions de postes au printemps dernier et en décembre 2008, l’UNL demande à tous les acteurs de la communauté éducative de voter contre les DHG présentées lors des conseils d'administrations.

Afin de stopper la destruction de l'Education Nationale, l’Union Nationale Lycéenne appelle l’ensemble des acteurs de chaque lycée à protéger l'avenir du lycée en votant contre les DHG proposées.

Lucie Bousser
Présidente de l'Union Nationale Lycéenne
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 03 Mar 2009, 00:00

LA LUTTE PAYE…quand on s’en donne les moyens !

Dans l’Education, à l’automne, la détermination des lycéens a fait reculer Darcos sur la réforme du lycée et en hiver, les personnels du supérieur et les étudiants sont en train de faire reculer Pécresse d’ores et déjà sur les attaques statutaires contre les enseignants chercheurs

Au niveau interprofessionnel, *les Antilles montrent la voie des revendications et des actions unifiantes

A chaque fois c’est la grève reconductible unitaire, associant coordinations et syndicats, rythmée par des manifestations de rue de plus en plus massives, qui a permis d’inverser le rapport de force contre ce Pouvoir qui mène une guerre de classe, comme cela apparaît clairement avec l’aggravation de la crise et les cadeaux faramineux sans contrepartie au capitalisme financier. C’est ainsi que les travailleurs ne paieront pas la crise du système.

FAISONS DE ce printemps la saison du tou-TE-s ensemble

Ces luttes ont besoin d’être soutenues, parce que le pouvoir joue la division pour avoir le moins possible à lâcher et nous avons besoin de ces luttes pour porter ensemble des coups décisif à ces serviteurs zélés du capitalisme et pour gagner sur les revendications de touTEs.

Dans l’Education, en premier lieu où, outre le supérieur et les IUFM, le premier degré (et les collectivités locales sur le SMA) donnent du fil à retordre au gouvernement. Le second degré et les syndicats les plus représentatifs du premier degré sont dramatiquement absents, se bornant à conforter le succès des journées d’actions interprofessionnelles en ne faisant rien dans leur secteur pour qu’il y ait une dynamique avant et après, condamnant les personnel à attendre le prochaine « temps fort » en avril-mai, comme l’an passé. C’est inconcevable, vu le niveau d’agression, que nous avons touTes à l’esprit contre le service public, les statuts, la protection sociale, les salaires, les libertés et les droits fondamentaux…

Pour une réelle confrontation avec le pouvoir, pour préparer la grève générale et pour gagner sur les revendications, le 19 mars interprofessionnel doit s’insérer dans un dispositif de mobilisation avec des AG dans les établissements et les écoles dès le 2 et partout où ce sera possible des AG de ville et/ou départementales dès 5 mars, journée de mobilisation dans les universités et dans les DOM, qui appellent les unes et les autres à les rejoindre dans la grève.

En Ile de France, une AG IdF de mobilisation, ouverte au supérieur et à l’interpro., se tiendra le 5 mars à 17 h 30 à la Bourse du travail de République à Paris, 3 rue du Château d’Eau, avec l’objectif d’être en grève le 10 mars d’appeler, lors d’une AG IdF qui se tiendra ce jour là, à la reconduction à compter du 10, pour assurer le succès et les suites du 19/03.
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 05 Mar 2009, 01:36

L'école primaire : terrain d'un conflit asymétrique
02 Mars 2009 Par Sebastien Rome

L'objectif prioritaire de Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos en matière d'éducation était de mettre au pas les syndicats d'enseignants. Bien que cette mission soit pour l'instant remplie, même si les manifestations du 19 janvier amorcent un retournement de situation, le monde des enseignants du premier degré est plus que jamais bouillonnant. Désobéissances, micro-contestations multipliées par milliers, débrayages, luddismes, manifestations locales...A trop se satisfaire de leur victoire sur les syndicats, notre Président et notre Ministre risquent de laisser un champ de ruine derrière eux où tout le monde sera perdant. A moins qu'une nouvelle forme de lutte ne soit en train de s'inventer.

------------------------------------

Premier billet d'une série de quatre.

------------------------------------

Quelques éléments d'un passé presque oublié.

Pendant deux ans la stratégie d'actions réformatrices de Nicolas Sarkozy a été d'aller vite et fort. Il impressionnait les « forces conservatrices de la société »par sa brutalité exprimée au travers d'une capacité à « rompre les tabous » et à faire ce que personne n'avait eu « le courage » de faire avant lui. Les « partenaires » sociaux fréquemment invités à négocier ou à être entendus, allaient, de manière « responsable », à tous les rendez-vous estimant qu'il était préférable de savoir à quelle sauce « nous » serions mangée mais aussi dans l'espoir d'arracher quelques « avancées ».

C'est comme cela que se sont déroulées les discussions sur l'Aide personnalisée, fille de la suppression du samedi matin. Au terme de sept réunions de travail, le Se Unsa et le Sgen-CFDT ont signé un relevé de conclusions commun avec le Ministère en présentant leur action comme une avancée ! Il est d'ailleurs cocasse de relire les lignes suivantes « Ces deux heures viennent renforcer l’action des maîtres et la différenciation pédagogique qu’ils mettent en œuvre dans la classe avec, le cas échéant, la participation d’autres maîtres, notamment les enseignants spécialisés des RASED ». On comprendra aisément pourquoi le ministre s’est coupé sans appel du monde de l’enseignement primaire même avec les syndicats les plus « ouverts » au dialogue. Dans un style purement sarkoziste, et qui a surpris plus d'un connaisseur du monde de l'éducation, Xavier Darcos s'est livré à quelques fantaisies sur la maternelle ou sur les manifestations de 2007-2008 (cliquez ici pour un exemple d'article de l'époque) C'était « la fin de la co-gestion » où les syndicats étaient écoutés mais pas entendu.

Ainsi, face à l'avalanche de réformes les syndicats n'arrivaient plus à faire et, sitôt une réponse commençait à être organisée suite à une annonce, un autre sujet surgissait, les déstabilisant à nouveau. Xavier Darcos, en habile connaisseur de la « maison », comme la presse le surnomme, parvenait à doser ses réformes pour rendre les contre-attaques ridicules aussi bien sur les maternelles ou les RASED. Il y a quelques jours encore, interrogé sur France Culture par Claude Lelièvre sur les enseignants désobéissants, il répondait, facilement à une remise en cause de sa politique par les « désobéisseurs », « qui peut croire que d'offrir deux heures d'aide à des élèves en difficulté, c'est les mettre en danger ». En effet, qui peut croire...Enfin, décrivant le sentiment des syndicats, une délégués syndicale concluait une de nos conversations par un « c'est la guerre ».

Est-ce l'image d'une escadrille de bombardiers ultra modernes pilotés par Darcos et Sarkozy pilonnant des enseignants en fuite ou cachés décrirait au mieux la situation ?

On peut garder de cette image une idée : lorsque les forces sont disproportionnées dans un combat militaire, les « petits » ne parviennent à la victoire qu'à la condition de mener une « guérilla », ici démocratique, cherchant à atteindre le talon de l'adversaire plutôt que son front avec un lance pierre (on ne connaît qu'un seul cas de réussite...). On peut presque, à coup sûr, dire que le fort peut l'emporter sur le terrain, en faisant passer ses réformes, tout en perdant politiquement.

Au printemps 2008, les syndicats estimaient que tout le monde avait baissé les bras, était devenu individualiste, pour preuve, les syndicats n'attiraient vraiment, le gouvernement se servait de cet état de fait pour disqualifier la parole syndicale qui ne représentait plus rien. Je suis encore aujourd'hui d'avis contraire, car il y a manifestement une volonté de s'engager autrement, sans suivre les syndicats. Les syndicats sont appelés à s'engager avec ces francs-tireurs sans prendre la tête du mouvement. Il y avait un ras-le-bol des grèves sans lendemain et là encore Xavier Darcos a raison de se moquer de la « grévinnionité aigüe » des enseignants qui pouvaient parfois aller jusqu'à manifester pour défendre des « acquis » pédagogiques contre lesquels ils avaient manifesté quelques années plus tôt. Cette volonté de s'engager sans syndicats a des conséquences paradoxales dont ni les syndicats, ni les francs-tireurs ont une parfaite conscience.

Les luttes sociales asymétriques

L'été passa et l'année 2008-2009 a vu naître les premières formes de ce que l'on pourrait nommer les luttes sociales asymétriques. Essayons de comprendre ce qui est en train de se passer.

Les syndicats affaiblis échouent à rassembler les foules lors des manifestations du début d'année 2008. Les manifestions sur le thème « une école votre avenir » du 10 décembre 2008 et du 17 janvier 2009 sont aussi des échecs. Par contre la manifestation, sur le même thème du 19 octobre, et la grève et la manifestation du 20 novembre 2008 sont réussies. Les grèves et manifestations du 29 janvier dernier sont aussi à mettre dans la colonne crédit car, les enseignants du premier degré étaient très présents. Par ailleurs, les actions hors syndicats (nuit des écoles, collectifs parents-enseignants, manifestations locales, occupation d'écoles...), voire remettant en cause les habitudes syndicales, comme l'exprime Alain Refalo, l'initiateur de la désobéissance pédagogique, se multiplient localement.

N'assistons-nous pas au travers de ce localisme à l'expression informe d'une profession gagnée par l'anomie ? Quelle est la cohérence d'un mouvement qui se cherche une forme et qui oscille entre fort engagement et désertion ?

Le concept de luttes sociales asymétriques fournit, je crois, un bon moyen de saisir unité du mouvement. Aucune contestation sociale (ni même aucun acte social) ne peut se penser autrement que la combinaison d'actions d'individuelles locales et d'actions collectives générales. Si la puissance du PCF et de la CGT d'antan a souvent été interprétée par l'uniformisation de la pensée et de l'action qui effaçait l'individu dans la masse comme à la limite de la mer un visage de sable (ceci n'est pas une citation mais un emprunt), on ne doit pas pour autant oublier les raisons profondes d'un mouvement qui marqua le XXième siècle : l'espoir d'individus qui, guidés par le sentiment que l'action collective permet de prendre une revanche sur la vie qui ne les a pas épargnés, choisissent le sacrifice et la lutte collective pour offrir un avenir à leur enfant.

On pourrait résumer ainsi les choses : l'action collective donnait une forme et un sens à l'action individuelle. Ce n'était qu'à la condition de créer des organisations massives que l'on pouvait combattre à jeu égal avec les puissants.

Nous sommes exactement dans le cas inverse aujourd'hui : l'action individuelle donne une forme et un sens à l'action collective. Chaque individu, en sa conscience (« en conscience, je refuse d'obéir » écrit Alain Réfalo), détermine s'il juge bon d'agir. Si aujourd'hui, ce ne sont que 2000 lettres individuelles de désobéissances qui ont été signées (2000 personnes qui risquent les sanctions pour défendre des valeurs) le mouvement de contestation des réformes du premier degré dépasse largement les 2000 personnes. C'est ainsi que, sur la seule ressource des individus épars, des actions surgissent d'un peu partout. Les blocages d'évaluations CM2 n'ont rien eu de concertés. Les nuits des écoles sont lancées par quelques uns et suivies selon le gré des vents informationnels d'Internet.

Ce qui illustre au mieux cette manière d'agir c'est ce blog, sorte d'agrégateur de blogs des collectifs disséminés dans toute la France. Il est aussi le signe d'une volonté de donner, non pas une forme (c'est un véritable fouillis ! ce blog), mais à voir la multiplicité des actions et à les coordonner.

Les évolutions possibles du mouvement sont au nombre de quatre :
- l'émergence d'une figure représentant les collectifs
- la « requalification » par le gouvernement des syndicats, heureux de revenir à la co-gestion responsable.
- La naissance d'un mouvement pleinement conscient de lui même et installé dans la longue durée infusant ses idées dans la société.
- L'essoufflement à ne rien voir venir

Les deux premières options sortiraient le conflit de son asymétrie, lui reprennant une forme classique des luttes sociales. Les deux dernières options poursuivent la logique asymétrique de la lutte où le temps devient « le nerf de la guerre ». Soit les individus portant des actions isolées les unes des autres parviendront à imprégner la société de leur combat afin d'influer sur l'opinion des français et les prochaines élections, soit ils fatigueront.

Ainsi, la réorientation de la politique éducative n'est qu'un but secondaire (qui ne s'obtient que dans un second temps). Ce qui prime, c'est de convaincre, les parents d'élèves, son voisin, sa boulangère, le gendarme, le commerçant, le petit patron...Il s'agit aussi d'interpeller les élus locaux, quel que soit leur bord, pour qu'ils se déterminent face aux choix de la politique éducative du gouvernement.

C'est par ce qu'il y a ce travail de fond que des manifestations massives sont possibles mais à la seule condition d'être perçue comme des évènements. Le mode sur lequel il faut penser les grèves et manifestations du 29 janvier est celui de l'évènement sportif ou du festival qui rassemble les individus un même jour pour une même cause. Il doit d'ailleurs se préparer comme tel. Le caractère execptionnel, dont on fait la publicité auprès d'un large public longtemps à l'avance et que de petites mains sur le terrain préparent, prime sur les raisons même de manifester. Jamais les manifestations n'ont été aussi fortes dans les petites villes signe de la volonté d'à la fois de rompre avec la tradition (manifester dans les capitales régionales) et créer la surprise dans des villes plus petites. C'est cela qui fait événement. Personne ne doit s'y tromper, le 29 janvier, les syndicats ne sont pas de retour. C'est autre chose qui se joue.

Le propre du combat asymétrique, c'est qu'il mine les fondements de l'adversaire et qu'il a besoin, aussi, d'évènements, parfois purement symboliques (telles les appels ou de rares manifestations), qui marquent les médias. L'espace qu'occupe ces mouvements est celui de l'horizontalité car leur principe premier est de se répandre dans la société. Toutefois, pour ne pas être uniquement « underground », la visibilité médiatique est essentielle. D'où la propension de Mediapart à attirer les appels en tout genre, voire les suscitant. C'est que le principe d'asymétrie est au centre du fonctionnement mùme de Mediapart : multitude d'expressions individuelles dans le Club et visibilité médiatique évènementielle à la Une du journal (que ce soit par un article ou par la montée en Une d'un billet de blog). Ainsi, et pour redoubler ce que je suis en train de dire, Mediapart travaille le terrain de la liberté de la presse avec son journal informatique et se donne à voir par l'organisation d'évènements.

Contre les mauvais penseurs qui estimaient certaine la mort de la démocratie avec l'avènement de l'individualisme, on assiste au renversement des principes d'actions individuelles et collectives. On peut même se risquer à décrire comment ce renversement a eu lieu au sein du premier degré. Les instituteurs étaient fortement présent au PCF. Thorez disaient d'eux qu'ils appartenaient à la petite bourgeoisie d'Etat qui trahirait la cause. On retrouva les enseignants fortement représentés dans le monde associatif plus conforme à leur idéal d'horizontalité et de co-gestion (idéal déjà présent dans les mouvements Freinet et coopératifs). Naturellement, l'implication politique de ces personnes ne peut prendre d'autre forme que celle qu'elle prend aujourd'hui.

Ainsi, c'est la capacité que chaque individu décide de mobiliser contre (parfois pour) une cause qui induit l'action collective. Mais ne nous illusions-nous pas. Ce n'est rien d'autre que ce qui s'est mis en place au moment du passé « glorieux » des luttes sociales. Des petites gens allaient distribuer des tracts au marché, organisaient des réunions, interpellaient leurs élus, désobéissaient aux ordres d'un chef...il ne se passe rein d'autres aujourd'hui, sauf qu'il n'y a plus d'organisation centralisant ces actions.

De là découle les micro-luttes sources d'une lutte sociale asymétrique. Verrons nous l'émergence d'une nouvelle forme de lutte ou est-ce l'ultime étape avant l'anomie totale au sein d'une profession ? Ce qui est certain, c'est qu'à la sortie de ce conflit, rien ne sera plus comme avant.

A venir :

Pratique du conflit asymétrique
Pour une démocratie asymétrique
Polémique avec mon député
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

PrécédenteSuivante

Retourner vers Education, culture et recherche, santé et social

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 1 invité