L'université en lutte

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Messagede bipbip » 30 Oct 2017, 12:30

Fausse-bonne solution

Universités. Une majorité pour la sélection à la fac ?

En 1986, la loi Devaquet voulant instaurer la sélection à l’entrée des université s’était vue retirée suite à la mobilisation massive de milliers d’étudiants et lycéens qui tenaient à préserver l’accès à l’université pour toutes et tous. « Facs ouvertes aux enfants d’ouvriers et d’immigrés » pouvaient-ont entendre scandé dans les rues. 30 ans plus tard, la sélection est à nouveau à l’ordre du jour, semblant cette fois obtenir une approbation bien plus large. Mais d’où vient un tel changement d’opinion ?

... http://www.revolutionpermanente.fr/Univ ... n-a-la-fac
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Messagede bipbip » 01 Nov 2017, 17:20

Sélection à l’université

Licence modulable, « contrat pédagogique » : vers une université soumise aux intérêts privés

Le gouvernement a récemment dévoilé son projet en ce qui concerne l’Enseignement supérieur. Entre autres mesures en germe dans ce « Plan Étudiants », une licence modulable et un « contrat pédagogique » qui auront comme effet immédiat d’empêcher les jeunes issus des milieux les plus défavorisés de poursuivre leurs études.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Lice ... ets-prives
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Messagede Pïérô » 02 Nov 2017, 02:00

Mobilisation des étudiants à la faculté de Nanterre contre les baisses de budgets et la sélection

https://www.facebook.com/NTRVSSELECM1/? ... 3M&fref=nf
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Messagede bipbip » 02 Nov 2017, 15:28

Contre la sélection : du budget pour nos formations !

Le premier ministre, accompagné du ministre de l’éducation nationale et de la ministre de l’enseignement supérieur, a annoncé lundi dernier un grand plan pour favoriser, selon lui, la réussite des étudiant-e-s.

Ce plan propose notamment de refonder le système d’admission post bac (APB) en proposant aux lycéen-ne-s et futur-e-s étudiant-e-s de choisir jusqu’à 10 voeux d’orientation. Ces voeux ne sont plus classés, ce qui laisse la possibilité aux universités de consulter les dossiers des postulant-e-s avant de rendre une réponse. Il y a trois types de réponses qui pourront être données par les établissements : un « oui », un « oui mais » ou un refus. Le « oui mais » donnera alors lieu à une inscription sous condition de mise à niveau. L’étudiant-e-s devra donc faire une espèce « d’année zéro » rallongeant la durée de son cursus universitaire.

En somme le gouvernement donne la permission aux universités, selon leurs possibilités d’accueil, de refuser des étudiant-e-s. Celles-ci et ceux-ci conserveront la possibilité de saisir le recteur d’académie pour qu’une affectation leur soit proposée en correspondance avec leurs projets d’orientation. Ce système a largement prouvé son inefficacité à la rentré 2017, vu le nombre de postulant-e-s en master laissé-e-s sur le carreau. A la sélection par l’échec dû au manque de places et de moyens se rajoute une sélection officielle qui va d’autant plus accentuer la sélection sociale.

Le gouvernement permet une sélection à l’entrée de la licence au lieu de prendre ses responsabilités en terme de financement des universités. Les établissements vont recevoir plus de 200 000 nouveaux et nouvelles étudiant-e-s dans les cinq prochaines années. Un chiffre qui va rendre d’autant plus compliqué la mission de service publique des universités, si celles-ci ne reçoivent pas une augmentation de leurs budgets. Le gouvernement a annoncé 1 milliard d’investissement sur cinq ans pour soutenir la mise en place de la sélection. Mais, pour former correctement tout-es les étudiant-e-s, c’est plus de 3 milliards d’euros par an qu’il faudrait !

Il est nécessaire qu’un plan d’urgence pour l’enseignement supérieur soit mis en place pour permettre la rénovation des bâtiments, l’augmentation des capacités d’accueils et le recrutement de personnels enseignant-e-s et BIATSS.

De fait le gouvernement propose un plan pour permettre une sélection des étudiant-e-s mais sans l’assumer réellement.

Un plan qui va entériner la sélection sociale à l’université sans résoudre les problèmes de fonds, qui sont ceux du financement. Et une sélection absolument inacceptable compte tenu de la mission de service publique qu’ont les universités : celle de permettre à tout-es les bachelier-ère-s d’accéder à un niveau supérieur de compétences.

Nous demandons au gouvernement de prendre ses responsabilités et nous appelons tous les lycéen-ne-s et étudiant-e-s à se mobiliser pour refuser la sélection.

Nous revendiquons :
• Un plan d’urgence pour l’enseignement supérieur financé à hauteur de 3 milliards d’euros par an sur cinq ans.
• Un enseignement supérieur ouvert et qui permet la réussite de toutes et tous, la fin de la sélection par l’échec.
• L’ouverture de nouveaux droits pour une réelle augmentation de la qualité de vie des étudiant-e-s.

Solidaires Etudiant-e-s

http://www.solidaires-etudiant.org/blog ... ormations/
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Messagede bipbip » 05 Nov 2017, 20:41

Plan Vidal : toujours la sélection, toujours non !

Ils en avaient parlé, ils l’ont fait, et en sont fiers. C’est ce lundi 30 octobre que le Premier ministre et les ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ont présenté leur « plan étudiant ». Un plan concernant l’entrée dans les études supérieures, basé sur un renouvellement du système d’admission post bac (APB).

Alors que ce plan est présenté comme étant favorable à l’avenir des futur.e.s étudiant.e.s, c’est en fait encore une fois, une sélection drastique qui sera mise en place. Hiérarchisant les diplômes, les écoles, les étudiant.e.s... L’entrée dans les études supérieures sera, entre autre, contrôlée via la mise en place « d’attendus », c’est à dire de critères qui devront être validés par les lycéen.nes pour entrer dans la filière de leur choix. L’obtention du baccalauréat ne sera donc plus un critère suffisant pour continuer ses études. Tou.te.s les futur.e.s étudiant.e.s devront compter sur leurs notes du bac, du bac de français, de celles de tout leur cursus au lycée, ainsi que sur leurs (potentielles) activités extra-scolaires. L’entrée à la fac sera conditionnée par l’étude du dossier scolaire complet ce qui met les lycéen.nes en situation de soumission aux enseignant.e.s et aux directeurs et directrices.



De plus, alors que le gouvernement affirme que le droit d’accès des bachelier.ère à l’enseignement supérieur est garanti, il donne en parallèle la permission aux universités, selon leurs possibilités d’accueil, de refuser des étudiant.e.s. Mais ce droit d’accès garanti ne peut être pris au sérieux uniquement s’il est accompagné d’un financement permettant notamment l’ouverture de nouvelles classes.

Au delà de cette sélection qui rappelons-le, n’est aucunement liée au « mérite », le plan insiste sur le suivi des lycéen.nes lors de leur année de terminale. Par exemple avec l’intégration de deux semaines dédiées à l’orientation ou encore la mise en place de deux « professeur.e.s principaux » accompagnant les élèves tout au long de l’année. Mais ces processus de suivi devraient être accompagnés d’embauche de professeur-e-s ou du moins d’une considération de la charge de travail qui sera à fournir. Mais il n’en est rien, ce suivi sera donc bâclé par des enseignant.e.s épuisé.e.s et en manque de temps.

Le système APB actuel a en effet mis plus de 50 000 étudiant.e.s sur le carreaux à la rentrée 2017, mais cela ne doit pas servir de prétexte pour mettre en place la sélection. Par ailleurs le projet de "remise à niveau" à l’entrée en licence est une hypocrisie qui cache la sélection, mais dans l’absolu l’idée est juste afin de soutenir l’accès de tous les lycéen.nes. Nous dénonçons donc l’hypocrisie de ce dispositif et nous réclamons une véritable ouverture de l’enseignement supérieur à toutes et à tous, sans aucune sélection et pour ce, un budget permettant réellement de financer la formation des étudiant.e.s

Les syndicats Solidaires étudiant-e-s [1] et UNEF [2] ont d’ores et déjà clairement dénoncé le recul social que représente cette réforme. Reste maintenant à construire concrètement, aux cotés des lycéen.nes et des enseignant.e.s le rapport de force qui obligera le gouvernement à revoir sa copie, en commençant par allouer aux universités les budgets nécessaires a leur fonctionnement et à l’accueil de tous les étudiant-e-s, sans sélection !

La casse de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, comme celle du code du travail, découle d’une même logique. Elle nécessite une même réponse, celle de la grève et de la rue. Une raison de plus donc, pour nous étudiant-e-s et lycéen.nes, de nous mobiliser massivement le 16 novembre aux côtés des travailleurs et travailleuses contre la politique du gouvernement Macron.

La commission jeunesse d’Alternative libertaire


[1] communiqué Solidaires Etudiants du 2 novembre 2017 http://www.solidaires-etudiant.org/blog ... formations

[2] communiqué UNEF du 30 octobre 2017 http://unef.fr/2017/10/30/madame-la-min ... generation

http://www.alternativelibertaire.org/?P ... ujours-non
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Messagede bipbip » 09 Nov 2017, 13:08

Zéro pointé et boycott de la Fiche Avenir

Réforme APB : le gouvernement veut faire des profs les sélectionneurs de l’université. Hors de question !

Le 30 octobre, après de deux mois de concertation, , le gouvernement dévoilait son « plan Etudiant ». Des « prérequis » on passe aux « attendus » pour faire passer la pillule de la sélection à l'entrée de l'université. Censée oeuvrer à la réussite à l'université, la Fiche Avenir n'est qu'un outil de sélection et de réduction du nombre d'étudiants à l'université, sacrifiée sur l'autel de l'austérité. Et le gouvernement compte sur les enseignants de terminale pour valider ou non ces attendus et déterminer le cursus universitaire des élèves. La seule réponse : hors de question !

... http://www.revolutionpermanente.fr/Refo ... te-Hors-de
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Messagede bipbip » 12 Nov 2017, 20:25

Plan étudiants

Mise en place de la sélection à l’entrée de l’université : inacceptable !

À l’été 2017, des dizaines de milliers de bacheliers et bachelières se sont retrouvé-e-s sans affectation dans le supérieur. Cette situation de crise est tout sauf imprévue : elle est organisée par le gouvernement qui ne donne pas à l’enseignement supérieur les moyens de fonctionner. En effet, il manque l’équivalent de trois universités en France pour accueillir l’ensemble des bacheliers et bachelières alors qu’ils et elles étaient 200 000 de plus ces dernières années et seront à nouveau entre 40 et 50 000 supplémentaires l’an prochain.

C’est dans ce contexte que le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a décidé de lancer une large concertation dans l’optique d’« en finir avec le gâchis d’APB », et de sortir de cette « situation inacceptable » tout en instrumentalisant l’injustice du tirage au sort.

Hypocrisie et sous investissement chronique

Bien entendu, la Ministre a eu beau parler de « confiance mutuelle », il n’était pas question de discuter des moyens alloués aux universités afin qu’elles puissent assurer leur mission dans le cadre d’une augmentation importante et durable du nombre d’étudiant-e-s prévue depuis 20 ans.

Une sélection qui prend la porte… et revient par la fenêtre

Le projet de loi présenté le 30 octobre par la ministre établit purement et simplement la sélection à l’entrée à l’université, dès lors que « l’effectif des candidatures excède les capacités d’accueil d’une formation, les inscriptions sont prononcées par le président ou directeur de l’établissement dans la limite des capacités d’accueil, après vérification de la cohérence entre, d’une part, le projet de formation du candidat, les acquis de sa formation initiale ou ses compétences et, d’autre part, les caractéristiques de la formation ».

Il n’est pas besoin d’être voyant-e pour comprendre qu’en procédant ainsi, le gouvernement, en diminuant les budgets des universités, pourra faire en sorte que le nombre d’inscriptions excède dans chaque filière le nombre de places. À la sélection par l’échec dû au manque de places et de moyens s’ajoute une sélection officielle qui va d’autant plus accentuer la sélection sociale.

L’échec, c’est celui du gouvernement

Ce gouvernement se montre incapable de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour accueillir dignement, encadrer et garantir la réussite de toutes et tous. Répondre à l’échec par la sélection, c’est se féliciter d’apprendre à nager aux poissons.
En finir avec le baccalauréat comme premier diplôme universitaire, individualiser les parcours, mettre en place les pré-requis, c’est accentuer encore la sélection sociale, les mécanismes de reproductions et donc les inégalités.

Surcharge de travail pour les enseignant-e-s de lycée

De plus, la réforme compte faire reposer une partie du travail de sélection sur les enseignant-e-s du secondaire. Les mêmes qui étaient accusé-e-s par le gouvernement de ne pas suffisamment accompagner leurs élèves dans leurs vœux APB vont être chargé-e-s d’émettre un avis sur chaque vœu des élèves de terminale. Cela revient à faire effectuer un travail de tri et risque de transformer les conseils de classe qui doivent déjà donner l’avis pour le jury de bac en conseils d’orientations à rallonge. De plus, comment croire que les enseignant-e-s pourront connaître les 12 000 formations existantes ? Pour SUD éducation il est hors de question d’accepter tant cette nouvelle surcharge de travail gratuit que le rôle qui serait ainsi attribué aux professeur-e-s.

Construisons la lutte !

L’urgence est de garantir effectivement l’égalité du droit à l’éducation et aux études supérieures et d’assurer les conditions d’une véritable formation émancipatrice. Baisser le niveau de qualification de celles et ceux qui sont issu-e-s des classes populaires c’est envoyer des centaines de milliers de précaires sur un marché du travail que Macron s’emploie à déréguler.

Pour SUD éducation, l’heure est à la construction d’un large front de lutte pour enrayer cette contre-révolution du système éducatif. Il doit sans attendre s’inscrire dans le mouvement global de refus des politiques néo-libérales de Macron et de son gouvernement.


http://www.sudeducation.org/Mise-en-pla ... n-a-l.html
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 12 Nov 2017, 20:55

« Plan étudiant » : Non à la sélection déguisée !

FERC-CGT, FNEC-FP FO, FSU, SUD éducation, Solidaires étudiant-e-s, Unef, SGL,UNL

Lors de la conférence de presse tenue ce lundi 30 octobre par Monsieur Philippe, Madame Vidal et Monsieur Blanquer, ont été annoncées plusieurs mesures constituant le « Plan étudiant » qui remettent en cause le libre accès à l’enseignement supérieur de toute une génération et le principe du baccalauréat comme premier grade universitaire.

Le Gouvernement annonce un investissement de 1 milliard à destination de l’enseignement supérieur étalé sur cinq ans supposé répondre aux besoins. Ce chiffre comprend 450 millions d’euros déjà annoncés et budgétisés à travers le Grand plan d’investissement et qui se fera sous forme d’appels à projets. Toutes les universités n’y auront donc pas accès. Il ne reste que 500 millions d’euros sur 5 ans pour accueillir près de 3 millions d’étudiant.es d’ici 2025, ce qui est largement insuffisant. Pour nous, ce budget n’est pas à la hauteur des ambitions affichées. Aucune garantie n’existe sur les recrutements d’enseignant.es et de personnels techniques, administratifs et de bibliothèques pour accueillir l’ensemble des étudiant.es attendus, faire baisser les effectifs des cours en TD et en amphi, améliorer les conditions de travail des personnels de universités très dégradées ces dernières années.

Cette réforme propose un empilement de dispositifs : les lycéen.nes font des vœux, le conseil de classe doit donner son avis, les universités ont la possibilité de trier les dossiers selon un ordre de préférence et enfin les lycéen.nes auront une réponse négative, favorable ou favorable sous conditions. Le Ministère compte, sans oser l’écrire, imposer une filière aux lycéen.nes pour « gérer les flux ». L’afflux continu de nouveaux étudiant.es et le manque de places va forcément amener de plus en plus de filières à être « en tension », pour mémoire cette année ce sont 169 filières qui ont eu recours au tirage au sort faute de places.

La réforme de l’accès au premier cycle universitaire donnera la possibilité pour les universités de sélectionner les étudiant.es pour l’accès à une filière. La nouvelle procédure de recrutement des étudiant.es par les établissements à travers le futur APB permettra un nouveau type de réponse : « oui, si ». Cela pourra se traduire par une année de remise à niveau, un rallongement de cursus universitaire, l’inscription dans un parcours spécifique, etc. Au lieu de mettre en place des dispositifs pédagogiques pour tou.tes les étudiant.es sur la base du volontariat, le gouvernement fait encore une fois le choix d’imposer des dispositifs particuliers et d’entériner un enseignement supérieur à multiples vitesses avec la possibilité de mise en place de licences en 4 ans.

Cette réforme remet en cause le principe de libre accès à l’université qui garantit à chaque jeune titulaire du baccalauréat de pouvoir continuer ses études et aura de lourdes conséquences pour notre système éducatif et l’avenir des lycéen.nes. Pour nos organisations, l’argument selon lequel les mesures annoncées viseraient à améliorer l’orientation des élèves relève de la tromperie. Nous tenons à rappeler que le nombre de PSY EN qui sont les personnels qualifiés pour orienter les élèves est nettement insuffisant et qu’en ce moment même c’est bien le gouvernement qui prend la responsabilité de fermer des Centres d’Information et d’Orientation. En prévoyant que le conseil de classe de terminale examine les vœux du/de la lycéen.ne et participe à un avis formulé par le chef d’établissement, cela revient à faire des enseignant.es en lycée des acteurs de la sélection. Ces mesures sont cohérentes avec les déclarations du ministre de l’Education Nationale qui a fait connaître son intention d’introduire une part importante de contrôle continu pour l’obtention du diplôme. Ce serait la fin du baccalauréat comme diplôme national, reposant sur des épreuves nationales, terminales, ponctuelles et anonymes.

Pour nos organisations, le ministère individualise les échecs et renvoie systématiquement les dysfonctionnements de l’enseignement sur les étudiant.es, les jeunes, qui seraient trop nombreux, les enseignant.es qui ne sauraient pas s’adapter.

Nos organisations réaffirment :
La nécessité de travailler tout au long du parcours au lycée à une orientation choisie, construite, accompagnée et évolutive avec les moyens humains et financiers nécessaires.
Le maintien du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire, garantissant l’accès de tous les bachelier.es sur tout le territoire aux filières post bac et aux établissements de leur choix.
L’exigence d’ouverture de places supplémentaires en 1er cycle post bac et le refus de toute sélection à l’entrée à l’université.
Le refus de l’instauration de blocs de compétences en lieu et place des diplômes et des qualifications.
L’abandon du projet de loi sur 1er cycle post bac, condition pour permettre une réforme ambitieuse qui garantisse le libre accès de chacun au supérieur.

Nos organisations alertent les personnels, les étudiant.es et les lycéen.nes et leurs familles sur toutes les mesures qui vont à l’encontre de nos revendications et les invitent à se réunir pour préparer les mobilisations nécessaires.

Elles les appellent à se saisir de la journée interprofessionnelle de mobilisation et à manifester le 16 novembre.


http://www.sudeducation.org/Plan-etudia ... ction.html
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 14 Nov 2017, 12:15

Sélection à la fac : les organisations de jeunesse unissent leurs force contre le projet de Macron

Depuis quelques jours, le gouvernement a présenté son « plan étudiant », une série de mesures qui vont notamment instaurer une sélection à l’université et éjecter des études secondaires les étudiants les plus en difficulté, tout en cherchant à tout prix à éviter qu’un mouvement surgisse dans la jeunesse. Face à cette nouvelle offensive du gouvernement envers les lycéens et les étudiants, les universités préparent la riposte qui pourrait débuter dans la rue dès le 16 novembre. Crédit photo : © Plainpicture/Kniel Synnatzschke

... http://www.revolutionpermanente.fr/Sele ... -de-Macron
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Re: L'université en lutte

Messagede Pïérô » 15 Nov 2017, 08:55

Tours

Sélection à l’université : réunion publique et appel à manifester

Différents syndicats locaux alertent sur les projets de réforme de l’accès à l’enseignement supérieur, et organisent une réunion publique le 15 novembre aux Tanneurs.



Le gouvernement veut modifier les conditions d’accès à l’enseignement supérieur et les modalités d’études après le bac. Il prépare aussi des changements dans le secondaire (à la fois immédiats en termes d’orientation, et à horizon de 3 ans pour le bac qui pourrait ne plus être organisé par séries).

Cette réforme va bien au-delà de la modification du système APB [1] et de la suppression du « tirage au sort » qui intervenait, très injustement mais très marginalement, pour l’accès à certaines filières. Dans les projets du gouvernement, toutes les filières du post-bac (CPGE, BTS et DUT) seraient concernées, à des degrés divers, par la sélection.

Sous le terme (rassurant, mais qui s’y trompe ?) d’« attendus » (prérequis) et la mise en place de capacités d’accueil en Licence, la sélection est introduite pour l’entrée dans le post-bac. Ce changement lourd vient dans le contexte très insatisfaisant d’un enseignement supérieur déjà très sous-encadré et sous-financé, dans lequel l’accès et la réussite des étudiants sont très socialement marqués.

Universitaires, étudiant·e·s, professeur·e·s du secondaire, lycéen·ne·s, ces questions nous préoccupent et nous pouvons envisager d’autres pistes que celles sur lesquelles le ministère avance au pas de charge.

Nous vous invitons donc à une réunion ouverte à toutes et tous, le mercredi 15 novembre de 17h-19h aux Tanneurs (salle 302) et nous vous appelons à manifester le jeudi 16 novembre (place de la Liberté à 10h).

Les syndicats de la FSU 37 (SNESUP, SNEP, SNES), SNPREES-FO, Solidaires Etudiant·e·s de Tours.


Notes

[1] Admission Post-Bac est le service et le site web mis en place par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour réguler la demande de places en première année dans l’enseignement supérieur.


http://larotative.info/selection-a-l-un ... -2503.html
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 16 Nov 2017, 09:20

Le 16 novembre, toujours contre la sélection !

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http://alternativelibertaire.org/?Le-16 ... -selection
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 16 Nov 2017, 16:36

Lyon

Occupation à la fac

Etudiant.e.s, trouvez-vous une occupation !

Fort de nous avoir imposé ses ordonnances, Macron croit pouvoir instaurer tranquillement la sélection en licence et en master, la baisse des APL, les fusions d’universités… Pourtant dans le morne quotidien des facultés, la résistance prend forme.

Après une bouffe collective qui a réuni des étudiant.e.s et des demandeurs d’asile expulsés vendredi dernier, nous avons débuté cette nuit l’occupation de l’amphi C du campus de Lyon II Bron. Alors que les expulsions se multiplient, que la plupart des étudiant.e.s ont abandonné l’idée de lutter, la réappropriation des facs par celles et ceux qui y vivent nous a semblé une nécessité. Cette occupation en est pour nous le point de départ. Une brèche dans la monotonie des études. A la fois lieu de vie et d’organisation, cet espace doit permettre de s’informer, se rencontrer et collectivement réapprendre à lutter. C’est-à-dire se loger, faire à manger pour 100 personnes, préparer des actions, lire et écrire en commun, fabriquer des banderoles, organiser des blocages…

En effet cette ouverture ne tiendra pas si elle reste enfermée dans une salle. Face à des profs résignés et à un gouvernement intransigeant, il nous faut être offensif, rompre le cours normal des choses, perturber l’économie. Dans les facs, les lycées, au taf et sur les places, construisons-nous dans l’occupation, attaquons par le blocage. L’appel national du 22 novembre sera notre point de ralliement, d’ici là nous nous joignons à l’injonction que les aigris de tous bords font à la jeunesse : trouvons-nous une occupation !

Des occupant.e.s de l’amphi C, dans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16, 4h54 du mat’


https://rebellyon.info/Etudiant-e-s-tro ... tion-18396
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 18 Nov 2017, 19:37

Appel des organisations de jeunesse : Non à la sélection à l’entrée de l’université !

Depuis la rentrée nous avons été de toutes les mobilisations notamment contre les ordonnances visant à casser le code du travail et pour la défense des services publics.

En plus des ordonnances et de l’austérité qui s’abat sur l’ensemble des politiques publiques, nous avons pris connaissance du Plan étudiants présenté par le gouvernement. Le « plan étudiants », contient un certain nombre de mesures qui menace le libre accès à l’enseignement supérieur de toute une génération, remettant en cause les protections collectives des jeunes.

En effet, sur la base de leur dossier scolaire mais également de l’obtention de diplômes extérieurs tels que le bafa, les bachelier∙e∙s seront désormais sélectionné∙e∙s, trié∙e∙s à l’entrée de l’université. APB donnera désormais trois réponses possibles. Les bachelier∙e∙s qui pourront avoir accès directement à la filière de leur choix, se verront répondre « oui ». Les bachelier∙e∙s à qui l’on imposera des dispositifs pédagogiques tels qu’une année supplémentaire, se verront répondre « oui, si ». Enfin, dans les filières en tension, qui manquent de place, les universités pourront tout simplement répondre « non » et fermer leurs portes à des milliers de jeunes. Pour rappel, ce sont en cette rentrée plus de 160 filières qui étaient en tension, un nombre qui va s’accroitre en raison de l’augmentation continue des effectifs étudiants. A terme, c’est la majorité des filières à l’université qui pourront tout simplement barrer la route des jeunes.

Au lieu de mettre en place un véritable service public de l’orientation permettant aux professionnel∙le∙s de l’orientation d’accompagner réellement les jeunes, des mesurettes sont mise en place : telles que l’instauration de deux semaines d’orientation en terminale.

Au lieu de chercher à ouvrir le champ des possibles post-bac pour l’ensemble des jeunes, au lieu d’investir suffisamment dans les universités et de garantir un revenu pour permettre aux étudiant∙e∙s d’avoir les conditions d’études et de vie leur permettant de réussir, le Gouvernement veut imposer des choix d’orientation aux jeunes, ou pire, refermer les portes de l’Université.

Le Gouvernement a également annoncé sa volonté de contractualiser les relations entre les étudiant∙e∙s et les établissements universitaires. Plutôt que de s’interroger sur les causes d’échec dans l’Enseignement Supérieur, en remettant en cause le manque de moyens et de pédagogie dans les formations universitaires, le Gouvernement fait peser la faute sur les étudiant∙e∙s : ce seraient eux les vrais responsables. En cas d’échec, les étudiant∙e∙s risqueront de perdre des droits aux bourses, une protection sociale essentielle pour les plus précaires.

Nous exigeons l’abandon de toute forme de sélection dans la réforme du premier cycle universitaire, le maintien du cadrage national des droits étudiants que constitue l’arrêté licence et un investissement de 2 milliard d’euros par an pendant 10 ans pour l’enseignement supérieur.

Dans les études ou dans le travail, les jeunes défendent une société qui leur garantisse de nouveaux droits et qui leur permette de bénéficier de conditions de vie digne. Pour lutter contre le chômage, le temps de travail doit être réparti par sa diminution sans baisse de salaire entre tou·te·s et chacun·e doit avoir droit à une protection sociale suffisante, salarié·e·s comme personnes privé·e·s d’emploi. Le CDI doit redevenir la norme, l’accès au droit commun doit être garanti pour tou·te·s. Les jeunes en formation doivent avoir droit à une véritable protection sociale avec un revenu. De plus, les années d’études doivent être prises en compte dans le calcul de la retraite et de l’assurance chômage.

Face à ces attaques, nous appelons l’ensemble des jeunes – lycéen·ne·s, étudiant·e·s, privé·e·s d’emplois, travailleur∙ses – à se réunir, à se mobiliser partout, à s’organiser en assemblées générales, et à participer massivement aux manifestations du 16 novembre à l’appel des organisations syndicales. Nous y serons présent∙e∙s dans des cortèges unitaires communs. Par ailleurs, nous nous retrouverons très rapidement à la suite de cette journée pour poursuivre la mobilisation et définir les initiatives communes que nous pouvons poursuivre.

DIDF Jeunes, Ensemble Jeunes, Jeunes Ecologistes, Jeunes socialistes, JOC, LMDE, Mouvement Jeunes Communistes de France, MRJC, NPA Jeune, Osez Le Féminisme, Réseau jeune du Parti de Gauche, Solidaires Etudiant-e-s, SGL, UEC, UNEF, UNL

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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 18 Nov 2017, 23:18

« Plan étudiant » ou Projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants : une réforme au service du tri social !

Tract de Sud éducation Paris contre le « plan étudiant » instaurant la sélection à l’université

« Plan étudiant » ou Projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants : une réforme au service du tri social !

La fin de l’année scolaire 2016 – 2017 a été marquée par le fiasco total du système d’Admission Post-Bac (APB) : plusieurs milliers de bachelier-es se sont retrouvé-es sans inscription dans une formation d’enseignement supérieur, dont une immense majorité issu-es de la voie professionnelle, ce qui n’est pas anodin.

APB 2016-2017 : que s’est-il passé ?

Rien d’imprévu là dedans. La hausse démographique des années 2000 fait que, chaque année, il y a de plus en plus de bachelier-es : + 200 000 ces dernières années et ils-elles seront à nouveau entre 40 et 50 000 supplémentaires l’an prochain. Pour fonctionner et accueillir l’ensemble de ces bachelier-es, il manque à l’enseignement supérieur l’équivalent de trois universités.

Ouf, un « Plan étudiant » ?

C’est dans ce contexte que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR) a annoncé en grande pompe le 30 octobre dernier un projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants. Ce plan prévoit que chaque lycéen-ne puisse faire jusqu’à 10 vœux d’orientation non-hiérarchisés. Deux semaines pendant l’année de Terminale seront consacrées au projet d’orientation. Compilés, ces vœux seront ensuite étudiés par le conseil de classe du second trimestre et le chef d’établissement rendra un avis sur chacun d’entre-eux pour ensuite le transmettre aux établissements de l’enseignement supérieur via une « fiche Avenir ».

Le nombre de places dans chaque formation sera fixé par le recteur. Le tirage au sort et l’algorithme d’affectation automatique sont supprimés, les dossiers des lycéen-nes sont consultés par les équipes pédagogiques des établissements où ils souhaitent étudier.

Leur sélection se fera sur la base des « attendus » fixés pour chacune des formations avec des critères de type : filière de bac, notes dans certaines matières, 5 derniers bulletins de note, lettre de motivation, notes au bac de français, investissement associatif, ou encore suivi d’un MOOC présentant la filière.

Dans les formations sélectives (CPGE, DUT, BTS, écoles…) les réponses possibles aux élèves demeurent les mêmes : Oui, Non, En attente (liste d’attente).
Dans les formations « non-sélectives », les universités vont choisir des élèves qui remplissent ces « attendus ». S’il leur reste des places, elles doivent accepter d’autres élèves, mais en conditionnant leur inscription à l’acceptation d’un parcours pédagogique spécifique, par exemple une année de mise à niveau. L’étudiant-e devra donc faire une espèce « d’année zéro » rallongeant la durée de son cursus universitaire.

Pour les élèves qui n’auront eu aucune place car leurs attendus n’auront pas été jugés bon par les universités demandées, une commission rectorale d’accès au supérieur se réunira chaque semaine pour leur proposer des affectations dès les résultats du bac.
Les universités pourront proposer aux étudiant-e-s des parcours à la carte via les « contrats de réussite pédagogique » : remise à niveau, cursus pluridisciplinaire, accéléré ou accompagné, de durées variables… le tout supervisé par un « directeur des études » par grand champ disciplinaire qui pourra faire évoluer ce contrat de réussite pédagogique.

« Ce plan étudiant est une remise en cause du libre accès à l’enseignement supérieur. Il introduit purement et simplement la sélection à l’entrée à l’université.
Individualiser les parcours c’est établir une concurrence entre les élèves, mettre en place des pré-requis, et donc accentuer encore la sélection sociale et les inégalités.

Non au tri dès le lycée !

Afin de guider les élèves dans leurs choix d’orientation, le projet de loi prévoit la nomination dès décembre d’un second-e professeur-e principal-e dans chaque classe de Terminale. Leur mission est de conseiller les élèves en matière d’orientation, de choix de filières et de compiler leurs vœux pour étude approfondie lors du conseil de classe du second trimestre.

Une partie du travail d’orientation et de sélection reviendrait donc aux collègues enseignant-es des lycées : accompagnement des élèves dans le choix des filières, émission d’avis lors des conseils de classe devenant des conseils d’orientation, etc. En plus de la surcharge de travail que cela impliquerait en terme de travail d’orientation, le rôle des enseignant-es n’est pas de se transformer en auxiliaire de la sélection sociale : nous refusons ce travail de tri !

« Sud éducation Paris appelle les collègues des lycée à refuser d’émettre les avis à la suite des conseils de classe.

Pour un vrai service public d’orientation

Orienter est un métier et nécessite des qualifications spécifiques : c’est le rôle des conseiller-es d’orientation (devenu-es Psy-EN). Pourtant aujourd’hui cette mission est de plus en plus reléguée aux enseignant-es tandis que les conditions de travail des collègues Psy-EN se dégradent : augmentation des missions, baisse du nombre de postes, regroupement et fermeture des CIO et multiplication du nombre d’établissements couverts par un-e Psy-EN.
D’autre part, le projet de loi prévoit la mise en place d’un tutorat des lycéen-nes par… des services civiques !

« Sud éducation Paris revendique des moyens pour un service public d’orientation : réouverture des CIO, embauche de personnels titulaires et formés pour assurer ce travail auprès des élèves.

Des universités sous pression

L’annonce d’un investissement d’1 milliard d’euros à destination de l’ESR est un leurre. Y figurent 450 millions d’euros déjà budgétisés sous forme d’appels à projet : toutes les universités n’en bénéficieront pas, n’y auront droit que celles dont les projets sont en adéquation avec les volontés gouvernementales.

Il reste donc 550 millions d’euros budgétisés sur 5 ans pour accueillir près de 3 millions d’étudiant-es d’ici à 2025 ! C’est totalement insuffisant, d’autant qu’aucune garantie n’existe sur les recrutements de personnels titulaires. Bien au contraire, les contrats précaires, contractuels ou vacataires, se multiplient à tous les étages : personnels techniques, administratifs, enseignant-es et des bibliothèques. Les conditions de travail et d’étude des personnels et des usager-es des universités se sont fortement dégradées ces dernières années.

Ces quinze dernières années, les choix gouvernementaux en matière d’enseignement supérieur et de recherche sont clairs : l’université doit s’adapter au marché. Il s’agit de peser dans le jeu de la concurrence internationale et de proposer une offre compétitive qui s’intègre au modèle économique. Les regroupements et fusions d’université et les récentes réformes (Master en 2016, ESR en 2013, LRU en 2007, etc.) sont les symboles de cette mise au pas libérale de l’enseignement supérieur. Ces contre-réformes ont déjà des conséquences en terme de sélection sociale : filières sélectives, augmentation des frais d’inscription, etc.

« Les collègues enseignant-es/chercheurs-euses à l’université accompliraient le reste du travail de sélection en examinant un nombre de dossiers incalculables (tous les choix non hiérarchisés devant a priori être examinés !).
Sud éducation Paris les appelle à boycotter les recommandations des conseils de classe, à refuser la mise en place des « attendus » et ainsi à ne pas opérer de sélection à l’Université.

Il est urgent de réagir !

Ce « Plan étudiant » est une attaque de plus contre la jeunesse : baisse des APL, projet de rétablissement d’un service militaire obligatoire d’un an, etc. Cette sélection sociale va permettre de baisser le niveau de qualification de celles et ceux qui sont issu-es des classes populaires et ainsi envoyer des centaines de milliers de précaires sur un marché du travail que Macron s’emploie à déréguler.
Il faut s’opposer massivement et radicalement à cette logique.

« Sud éducation Paris appelle à la tenue d’assemblées générales de tou-tes les personnels et élèves/étudiant-es dans les facs et les lycées afin de décider collectivement la grève et le blocage, seuls à même de faire reculer le gouvernement.

À l’opposé de l’école du tri social, nous revendiquons une école polytechnique pour tou-tes et une université libre, gratuite et accessible à tou-tes, offrant une formation émancipatrice et pluridisciplinaire.


Vous pouvez trouver une version mise en page du tract sur notre site internet http://sudeducation75.org/

https://paris-luttes.info/plan-etudiant ... e-loi-9065
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Re: L'université en lutte

Messagede Pïérô » 19 Nov 2017, 12:44

Réforme de l’accès à l’enseignement supérieur : attention danger

Le 23 novembre à Tours, réunion publique d’information relative aux différentes réformes qui affectent le Baccalauréat, l’orientation post-Bac et le premier cycle de l’université.

Les syndicats de la FSU 37 (SNESUP, SNEP, SNES), SNPREES-FO, Solidaires Etudiants.es de Tours, UNEF-Tours appellent les lycéens.nes, étudiants.es, parents d’élèves, enseignants.es du secondaire et du supérieur à se mobiliser face aux différentes réformes qui touchent le Baccalauréat, l’orientation post-Bac et le premier cycle de l’université.

Le gouvernement veut modifier les conditions d’accès à l’enseignement supérieur et les modalités d’études après le bac. Il prépare aussi des changements dans le secondaire (à la fois immédiats en termes d’orientation, et à horizon de 3 ans pour le bac qui pourrait ne plus être organisé par séries).

Cette réforme va bien au-delà de la modification du système APB et de la suppression du « tirage au sort » qui intervenait, très injustement mais très marginalement, pour l’accès à certaines filières. Dans les projets du gouvernement, toutes les filières du post-bac (CPGE, BTS et DUT) seraient concernées, à des degrés divers, par la sélection.

Sous le terme (rassurant, mais qui s’y trompe ?) d’« attendus » (prérequis) et la mise en place de capacités d’accueil en Licence, la sélection est introduite pour l’entrée dans le post-bac. Ce changement lourd vient dans le contexte très insatisfaisant d’un enseignement supérieur déjà très sous-encadré et sous-financé, dans lequel l’accès et la réussite des étudiants sont très socialement marqués.
• Améliorer l’orientation et la réussite des étudiant.e.s ?
Le gouvernement met en place la sélection et des capacités d’accueil limitées dans toutes les formations du supérieur.
• Favoriser l’accès de toutes et tous à la formation de leurs choix ?
Les lycéen.nes issu.es des classes sociales les moins aisées seront les premier.es pénalisé.es.
• Soutenir les étudiant.es ?
L’enseignement supérieur reste sous-encadré et sous-financé.

Pour l’accès de toutes les bacheliers.es aux filières post bac et aux établissements de leur choix, parents, enseignants.es du secondaire et du supérieur, venez participer à la réunion publique le jeudi 23 novembre de 17h à 19h. Amphi 4 des Tanneurs.


http://larotative.info/reforme-de-l-acces-a-l-2512.html
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