Animateurs-trices en luttes

Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede bipbip » 01 Oct 2016, 12:22

Centres de loisirs Accoord : nouvelles perturbations ce mercredi

Certains salariés, soutenus par les trois syndicats de l'association chargée des accueils de loisirs des jeunes Nantais, organisent un nouveau mouvement, ce mercredi midi, après celui de la semaine dernière.

Après leur mouvement mercredi dernier qui avait perturbé l’accueil dans trois centres de loisirs nantais, des salariés de l’Accoord, l’association chargée de l’animation des accueils de loisirs et des centres socioculturels de Nantes, organisent un nouveau débrayage, ce mercredi, de 11 h 30 à 14 h 30. Ils se retrouveront près de la mairie de Nantes. Avec l’appui des syndicats FSU, CGT et FO, ils protestent contre le licenciement, « abusif » selon eux, d’une de leurs collègues, l’été dernier.

... http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-l ... di-4519566
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede bipbip » 17 Nov 2016, 14:11

Périscolaire :
de la régression à la lutte sociale !


Depuis la réforme des rythmes scolaires, les emplois précaires d’animateur-trices ont explosé et de nombreuses personnes exerçant le métier d’animateur tentent de (sur)vivre avec ce travail.

Les collectivités territoriales demandent de la qualité, de préparer les activités bénévolement alors que les salaires reçus ne permettent même pas de vivre décemment. Certaines mairies profitent même du turn-over de personnel pour baisser les salaires ou supprimer des postes, comme c’est le cas à Grenoble (mairie EELV, PG), dont la communication officielle dit pourtant vouloir donner la « priorité à l’éducation ».
La plupart des animateur-trices sont formé-es, ont des diplômes mais ne sont reconnu-es ni par la paye, ni par une reconnaissance sociale de la part des parents, des élu-es et des professionnel-les.
Depuis le mois de septembre, un mouvement national ponctué par trois grèves cherche à faire bouger les lignes, et obtenir entres autres :
• le retrait immédiat du décret du 1er août 2016 ;
• l’arrêt des diminutions d’heures et de salaires pour les travailleur-ses du périscolaire ;
• une revalorisation salariale ;
• la fin des arrêtés municipaux et services civiques pour l’embauche, la titularisation de tou-tes ;
• un vrai plan de formation et de professionnalisation pour une reconnaissance du métier d’animateur-trice ;
• l’augmentation des budgets accordés à l’éducation et aux associations.

Comment tenter d’ancrer la grève ? Comment la généraliser ?

Tout d’abord, nous avons organisé une intersyndicale Sud éducation, Sud collectivités territoriales et le syndicat précaires Solidaires afin de coordonner nos forces. Ensuite nous avons appelé une intersyndicale plus large. Sur le terrain, des tracts ont été massivement diffusés, avec un affichage devant les écoles appelant à une Assemblée générale. Le principe directeur est simple : libérer la parole, prise de conscience collective et auto-organisation. Nous n’en sommes qu’au début mais des dizaines d’animateur-trices se sont réuni-es. Il s’agit désormais de prendre conscience que les réformes territoriales et de l’éducation vont dans le même sens : une privatisation insidieuse de l’éducation et du périscolaire, qui va de pair avec une précarisation du personnel.
Les écueils à éviter sont grands :
• la mise en concurrence des services et des territoires, et in fine des salarié-es ;
• les prises de décisions hâtives, élaborées par des « experts » de la lutte ;
• les éventuelles récupérations politiques avec des réseaux locaux et féodaux qui ne rêvent que de prendre la place de l’ancien seigneur municipal...
Nous devons bien faire émerger des revendications qui partent du concret et nous donner des objectifs crédibles au regard de la difficulté à se mobiliser lorsqu’on est précaire (exemple : peur de ne pas être réembauché-e, pressions hiérarchiques...).

L’enjeu principal : donner une force concrète aux expressions « organisation collective à la base » et « rapport de force ».

C’est la première fois que les animateur-trices, dont le métier existe officiellement depuis 50 ans, entrent en lutte pour la reconnaissance de leur métier et l’amélioration de leurs conditions de travail. Pour exemple, ils-elles étaient 85 % à faire grève à Carcassonne. Nous devons leur apporter notre soutien par des diffusions de tracts aux parents et à nos collègues, en participant à des caisses de grèves...
À Grenoble particulièrement, le mouvement porté par des animateur-trices vacataires et titulaires s’inscrit dans la lutte plus globale contre la politique d’austérité de la municipalité (suppressions de postes, fermeture de bibliothèques, coupes dans les budgets liés à la santé, baisse des subventions aux associations, etc...) et la dernière grève a été très suivie, laissant entrevoir des suites enthousiasmantes. Et chez vous ?

Union syndicale précaires Solidaires Isère et Sud éducation Isère


http://www.sudeducation.org/Periscolaire.html
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede bipbip » 12 Déc 2016, 11:44

Nantes lundi 12 décembre 2016

Animation et syndicalisme - Café Pédagogique

à 18h30, Le 102 (CEMEA), 102 rue Saint-Jacques, 44200 Nantes

Le groupe de stagiaires du DEJEPS actuel s'interroge autour de questions liées au syndicalisme : comment se fait-il que très peu d'animateurs-trices soient syndiqué-es en France ? Quels sont les possibilités, quels syndicats salariés dans nos métiers et que défendent-ils ? Nous vous proposons de venir en débattre avec nous le lundi 12 décembre à 18h30 au 102

http://www.cemea-pdll.org/Animation-et-syndicalisme
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede Pïérô » 08 Fév 2017, 21:33

La "Gazette des centres d’animation" - N°1 - janv-fev 2017

Bulletin du collectif des centres d’animation de la ville de Paris

La "gazette des centres d’animation" est une publication liée au collectif des centres d’animation née dans le contexte de différentes mobilisations, auxquelles participe la CNT-SO, ayant eu lieu dans les centres d’animation parisiens (Paris Anim’) depuis un an.

Edito
Cette publication est née d’un constat, concernant en premier lieu les centres d’animation (aujourd’hui dits « Paris anim’ », voir encadré, page 2) et les espaces jeunes de la ville de Paris : quelle que soit l’association gestionnaire des lieux dans lesquels nous travaillons, la mairie est propriétaire des locaux et les politiques sont décisionnaires de nombre de mesures nous concernant. D’aucuns verraient là une forme de sous-traitance, mais ne soyons pas mauvaise langue... Dans ce contexte, il nous a semblé utile, voire nécessaire
de créer un outil qui permettrait de partager de l’information, mais aussi de mettre en commun nos expériences, nos questionnements.
Dans ce premier numéro, il sera beaucoup question de la politique Jeunesse de la ville de Paris et notamment des mesures concernant la musique car l’actualité rend urgent de faire circuler l’information à ce sujet : des licenciements ont eu lieu, nombre de prestataires risquent de ne pas être appelés à la rentrée de septembre 2017 (certains ont déjà reçu une lettre d’information allant dans ce sens), beaucoup ont déjà vu leur nombre d’heures diminuer... Pages 1 et 2 , vous pourrez lire l’ historique du mouvement de défense des ateliers individuels de musique, p 3 un point sur la situation de l’ancien centre d’animation des Amandiers, p 2, les conséquences de la politique de la ville pour les animateurs jeunesse. Nous espérons voir d’autres thèmes émerger, notamment via la participation de nos lecteurs et qui sait, futurs rédacteurs (appel à contribution p 1). Enfin, vous trouverez p 4 la dernière lettre envoyée aux conseillers de la ville de Paris par le collectif des centres d’animation.



Pétition en ligne
sur le site : http://www.cnt-so.org/petition.paris.fr/
- Non à la - suppression des cours individuels/ Important : il y a deux pétitions sur le sujet, signer en priorité celle du collectif.

Facebook
- Pour le maintien des cours individuels de Musique à Paris (page)
- Collectif des centres d’animation de la ville de Paris (groupe)

Contact du collectif
mailto:collectif.cadeparis@gmail.com

Mail de la Gazette
gazette.animation@gmail.com

http://www.cnt-so.org/La-Gazette-des-ce ... -animation
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede Pïérô » 06 Avr 2017, 23:25

Saintes (17)
Mobilisés « dans l’intêret de l’enfant »

33 écoles sur les 38 de l’Agglo étaient touchées par la grève des personnels encadrant les temps d’activités périscolaires.

Hier, 33 des 38 écoles de l’agglomération saintaise ont été concernées par la grève des agents assurant l’encadrement des temps d’activités périscolaires (les TAP). Pour rappel, ces derniers protestent contre la baisse du taux d’encadrement durant les TAP. Pour les moins de 6 ans, le ratio passe d’un encadrant pour 10 enfants à un encadrant pour 14 enfants et pour les plus de six ans de 14 à 18. Hier, une large majorité d’agents étaient donc en grève et n’ont pas assuré les TAP dans les écoles de la CdA.

... http://www.sudouest.fr/2017/04/05/mobil ... p=1&xtcr=1
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede Pïérô » 28 Juil 2017, 12:55

Deux-Sèvres - Thouars

A la mairie, ils sont allés grogner contre leur salaire

Douze animateurs du centre de loisirs de Fleury, à Thouars, sont montés au créneau hier pour contester le type de contrat qu’ils ont signé avec la Ville.

Couillons Ecervelés Exploités, Contrat Exploitation Esclavagiste. Sur les banderoles, quelques formules bien choisies pour exprimer leur amertume face au Contrat d'engagement éducatif (lire par ailleurs) qu'ils ont signé avec la Ville. Douze animateurs du centre de loisirs de Fleury étaient réunis hier soir devant l'hôtel de ville de Thouars pour rencontrer le maire, Patrice Pineau, et Philippe Cochard, adjoint en charge de l'éducation.

Soutenus par la CGT

L'objet de leur courroux ? D'abord le salaire prévu par ce type de contrat. « Une soixantaine d'euros la journée pour des semaines de 48 heures, soit environ 900 € par mois. Contre 1.300 € d'ordinaire », arguent les contestataires, âgés tous d'une vingtaine d'années. En leur soumettant le contrat seulement deux jours avant la prise de fonction, « on ne nous a pas laissé le choix », estiment-ils. « La façon dont les choses ont été faites n'est pas correcte », considère Gladys Roulleau. « Si j'avais su avant le type de contrat dont il s'agit, je ne me serais pas engagée », ajoute Emeline Lucas. Les animateurs protestaient également contre la quantité de travail à laquelle le CEE les restreint, « 80 jours au maximum ».
Ils étaient soutenus dans leur démarche par l'antenne locale de la CGT. « C'est une municipalité de gauche qui précarise les contrats de travail », remarquent les membres venus sur place, pointant directement du doigt la participation aux élections législatives sous l'étiquette de la France insoumise de Philippe Cochard.

... http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux ... re-3176251
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede Pïérô » 02 Aoû 2017, 12:04

Deux-Sèvres - Thouars

Centre de loisirs : le piquet de grève est planté

Les animateurs du centre de loisirs de Thouars se sont mis en grève hier matin. Ils ne décolèrent pas quant au type de contrat qu’ils ont signé avec la Ville.

La pilule ne passe pas. « On n'est pas là pour faire les rigolos, ça nous tient à cœur », insiste Pol Fouquet, animateur au centre de loisirs Fleury. Lui et ses 14 jeunes collègues ont établi leur piquet de grève hier matin devant les grilles de la structure thouarsaise, bien décidés à camper sur place jusqu'à ce que des décisions précises soient actées.

Une semaine après avoir rencontré la municipalité pour faire part de ses doléances et deux jours avant une seconde réunion prévue à l'hôtel de ville, l'équipe d'animation passe donc la vitesse supérieure. « Cela aurait été plus simple si ça avait été réglé directement, puisque là on embête les parents. Mais on pense à nous et aux années à venir », souligne Anaïs Pointecouteau.

Ne pas être considérés comme " des amateurs "

Rappelons que la grogne est relative au Contrat d'engagement éducatif (CEE) qu'ils ont signé début juillet avec la Ville.

Les animateurs estiment que le montant du salaire, qui leur a été communiqué deux jours avant la prise de poste, est insuffisant car inférieur au SMIC.

« On ne peut pas dire que parce que c'est un job d'été, c'est précaire. On a notre Bafa, certes c'est un diplôme non professionnel, n'empêche qu'il est quasiment obligatoire pour être embauché. Certains d'entre nous ont des diplômes de type licence en animations. On passe du temps à se former, il ne faut pas l'oublier. On voudrait ne plus être considérés comme des amateurs »

... http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux ... te-3182287
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede Pïérô » 12 Aoû 2017, 12:16

Fin des contrats aidés : Vers un plan social de grande ampleur dans le secteur associatif

Image

PDF : https://www.solidaires.org/IMG/png/sans_titre-806.png
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede bipbip » 14 Sep 2017, 18:42

Abandon précipité des TAP : des dizaines de personnes sur le carreau dans la région de Fougères

On a beaucoup parlé en ce début d’année 2017 du retour à la semaine d’école à 4 jours plutôt que 4 jours et demi, beaucoup moins des conséquences en coulisse dans les communes ayant fait le choix de cette modification.

Au delà des débats sur la pertinence du rythme scolaire le plus adéquat, dans lequel nous ne rentrerons pas, ce retour à la semaine à 4 jours signifie dans nombre d’écoles, la suppression des temps périscolaires. Afin de les mettre en place, les communes avaient soit recruter des animateurs et des animatrices soit mandater des associations et des entreprises pour le faire. Les annonces sur le retour à 4 jours ont été rapides, et les décisions tout autant, à la rentrée c’est de très nombreux salariéEs qui se retrouvent alors licenciéEs économiquement ou non renouveléEs sur le département.

L’école et son organisation sont politiques, les gouvernements successifs veulent tous y mettre leur empreinte, sans se soucier de l’organisation technique de ces réformes et des conséquences pour les personnes qui en vivent, les enfants et les parents.

La mise en place des temps périscolaires a été brutale, obligeant les municipalités à inventer dans la précipitation des solutions, et les municipalités pour certaines font un choix tout aussi brutal en revenant très rapidement à l’ancienne formule sans préparation, ni préavis, mettant ainsi de nombreuses personnes au chômage au mois de septembre. Les salariéEs animant les temps périscolaires avaient mis en place des outils et développer des compétences qui aujourd’hui ne seront plus utilisées par défaut de réflexion global des modalités et des méthodes d’éducation. La prise en charge des questions éducatives doit viser au bien-être des enfants et non à la gestion de temps scindées les uns des autres sans articulation et réflexion. Les TAP auraient pu, si l’investissement avait été à la hauteur, produire des temps réfléchis entre animateurs et enseignantEs, avec des temps qui n’auraient pas été pour remplir les trous de l’emploi du temps des enfants mais ceux de l’éducation populaire !

Mettre en place des politiques pour les détricoter quelques années plus tard, c’est ne pas tenir compte des enfants à qui on imposent en fonction des volontés des uns et des autres, des rythmes différents d’une années à l’autre, ce n’est pas tenir compte des parents, qui cherchent à organiser leur travail ou activité en fonction des temps scolaires, ce n’est pas tenir compte des salariéEs qui subissent ces décisions politiques.

Alternative Libertaire Fougères condamne ces choix non réfléchis aux conséquences désastreuses pour de nombreuses personnes et soutient l’ensemble des salariéEs touchéEs par ces licenciements et suppressions de poste. Aussi, nous tenons à rappeler que l’animation est malgré les compétences qu’elle nécessite, un travail payé au lance-pierre, et les personnes qui en vivent sont trop souvent une variable d’ajustement, sans rythme, ni salaire adéquat, ce n’est pas parce que beaucoup font leur travail avec passion qu’il faut l’apparenter à du bénévolat !

Afin de recenser les problématiques que cette situation engendre, vous pouvez contacter Alternative Libertaire Fougères : ✉fougeres@alternativelibertaire.org

ndlr
TAP Temps d’Activités Périscolaires


http://www.rennes-info.org/Abandon-prec ... es-TAP-des
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede bipbip » 04 Oct 2017, 20:55

La Courneuve : grève des animateurs depuis presqu'un mois contre des amplitudes de travail qui vont jusqu'à 10h30 par jour

La Courneuve : les animateurs en grève contre l’accueil imposé le matin

À la Courneuve, la nouvelle organisation avec le retour de la semaine de quatre jours à l’école impose aux animateurs, au nom de la réduction des finances publiques et de la gestion des absences, l’encadrement du temps d’accueil du matin, auparavant assuré par des contractuels, et ce sans prise en compte des contraintes personnelles et professionnelles des animateurs. Ces derniers ont décidé la reconduction de la grève entamée le 7 septembre jusqu’à la veille des vacances de la Toussaint.

Le 31 août dernier, les animateurs et animatrices ont appris, sans consultation préalable, qu’ils devaient encadrer l’accueil du matin (7h30-8h20) à raison de deux matins chacun. L’administration a demandé aux animateurs de prendre leurs dispositions et d’écrire à leur hiérarchie pour justifier de leur situation personnelle en cas d’empêchement. L’accueil du matin ne fait que renforcer les difficultés rencontrées par les animateurs : des plannings « gruyère », une organisation qui exclut le temps de trajet du temps effectif de travail, qui utilise un contingent d’heures variables (35h : 15h d’initiative, 20h de formation) hors annualisation. De plus, si les animateurs ont voté pour la semaine de quatre jours, c’est avec le planning d’avant 2014, et donc sans accueil du matin.

Olivia, animatrice permanente à 100 % raconte : « le lundi, mes collègues font l’accueil du matin qui dure cinquante minutes (7h30 à 8h20) et ils reprennent le travail pour la cantine qui dure deux heures (12h à 14h). Vous trouvez normal qu’il y ait une coupure de trois heures quarante entre les deux alors qu’ils sont salariés à temps plein ? Ensuite, ils travaillent deux pour le goûter (16h20 à 18h05). Encore une coupure de deux heures vingt sans travailler ! Ma journée à La Courneuve se passe de 7h30 et 18h05. (...) Après, on s’étonne que les absences augmentent ! Je suis solidaire avec eux ! On ne veut plus d’un emploi du temps gruyère qui dégrade notre santé mentale et physique (...) et impacte notre vie familiale. »

Les animateurs avaient pourtant précisé qu’ils étaient favorables à l’encadrement de l’accueil du matin, mais uniquement sur les journées continues de travail. La CGT propose l’encadrement de l’accueil du lundi et du vendredi matin sur la base du volontariat. Malgré ces propositions, la municipalité a refusé plusieurs fois de négocier depuis le 7 septembre et la grève a été reconduite. Le 14 septembre, la CGT avait pourtant soumis un projet de protocole. Le 25 septembre dernier, la municipalité a même cassé la grève en remplaçant les animateurs permanents par des contractuels sur l’accueil du matin. La CGT a déposé une pétition avec 700 signatures de parents, enseignants, agents de la ville.

Aussi la CGT des territoriaux de la Courneuve revendique un service public de qualité, et pour ce faire :

> une organisation du temps du travail associant les personnels d’animation ;
> le retour à un taux d’encadrement au service de la relation humaine avec l’enfant et de la qualité de l’intervention éducative ;
> le passage aux 35 heures pour les directeurs et directeurs adjoints ALSH ;
> un temps de travail annualisé pour les animateurs qui intègrent les heures de réunion, de préparation et de réunions inter-services et avec les partenaires éducatifs ;
> un remplacement des animateurs titulaires en congés par des contractuels ;
> un projet de service partagé et respectueux du métier d’animateur ;
> une association systématique des animateurs sur les sujets qui impactent leurs conditions de vie et de travail.


http://www.cgt.fr/La-Courneuve-les-anim ... matin.html
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Re: Animateurs-trices en luttes

Messagede bipbip » 21 Oct 2017, 14:11

Houilles : les animateurs des centres de loisirs réclament des renforts d’effectifs

En grève ce mercredi, ces professionnels qui encadrent les temps périscolaires estiment qu’ils ne sont plus en mesure, faute de moyens, d’exercer leur métier correctement.

« Sommes nous encore des animateurs ? » « Prenons soin des enfants comme de nos conditions de travail ». Une trentaine d’animateurs des centres de loisirs étaient en grève à Houilles ce mercredi. Derrière deux larges banderoles brandies devant la mairie, ces professionnels dénonçaient « un manque d’effectifs » et ses conséquences « visibles » sur l’accueil des enfants.

« Pour ces postes très peu attractifs financièrement, il y a un vrai problème de recrutement. Faute de personnels suffisants, les animateurs se cantonnent à assurer la sécurité des enfants comme ils peuvent. Leur cœur de métier — l’animation — passe à la trappe », insiste Aïssa Attouche, représentant du personnel de la commune et secrétaire général du syndicat autonome du personnel territorial de la ville de Houilles (SAPT-VH).

... http://m.leparisien.fr/houilles-78800/h ... 341120.php
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