Soutien aux sans papiers et exilé-es

...Sans Papiers, antifascisme...

Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede Pïérô » 05 Aoû 2018, 00:11

Indre et Loire (37)

Au coeur de l’été : solidarité avec des mineurs laissés à la rue !
Jeudi 26 juillet, un campement abritant une trentaine de Mineurs Non Accompagnés s’est installé, encadré par Utopia 56 Tours et le Collectif solidaire des migrants de Saint-Pierre-des-Corps, dans le jardin de l’église de l’Assomption, avenue Lénine à Saint-Pierre-des-Corps.
Une quinzaine de tentes sous les arbres abritent de jeunes gens venus du Mali, de Guinée Conakry, de Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, d’Algérie, arrivés à Tours après des mois de voyage dans des conditions souvent extrêmement difficiles.
Se présentant comme mineurs, ils doivent, selon la loi, être pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance, service dépendant du Conseil Départemental. Cependant, en l’attente d’une évaluation fin août pour certains, ils se retrouvent à la rue, à la merci de tous les dangers.
Utopia 56 Tours, le Collectif solidaire des migrants de Saint-Pierre-des-Corps et des habitants de Saint-Pierre refusent que de jeunes gens soient abandonnés par les pouvoirs publics. Ils proposent d’organiser la solidarité autour des jeunes mais aussi de se mobiliser pour obtenir leur prise en charge par les pouvoirs publics.
... https://larotative.info/au-coeur-de-l-e ... -2876.html

Jeunes mineurs isolés à la rue : l’État et le département dos-à-dos
Retour sur la manifestation organisée à Tours par Utopia 56 ce mercredi premier aout pour dénoncer le non respect du droit à l’hébergement des jeunes mineurs isolés.
... https://larotative.info/jeunes-mineurs- ... -2879.html
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 08 Aoû 2018, 20:50

8-9 août : collecte de nourriture en soutien aux exilé.e.s de la vallée de la Roya

Encore beaucoup d’arrivant.e.s dans la vallée de la Roya cet été, il y a un grand besoin d’aide sur place et de ravitaillement de nourriture ! Une collecte aura donc lieu à Saint-Etienne et à Lyon afin de ravitailler les cantines solidaires de la vallée.
#délitdesolidarité #collombenpls

Image

Les besoins sont :

Produits de base à savoir en boites ou en produits sec ; haricots (verts, blancs, rouges), lentilles, petits pois, pois chiches, tomates concassées ou sauces tomates, maïs.

En gros tous les légumes et céréales qui peuvent se faire en boites ou en cartons.

Du thon, sardines et maquereaux, corned beef et raviolis sont les bienvenus car sans viande de porc.

Du riz, pâtes, semoule, purée ou polenta, de la farine, de l’huile,

Des épices et condiments, sel, poivre, piments, curry, …

Du café, du thé, du lait et du chocolat, du sucre, des biscuits de quoi préparer des petits déjeuners pour les familles hébergées dans la vallée de la Roya en attente de régularisation de leurs situations.

Deux collectes auront lieu, où l’on pourra bien sûr discuter et boire un verre :
- Le 8 août 2018 - 16h-21h
À l’Atelier des Canulars
91 Rue Montesquieu - 69007 Lyon
- Et le 9 août 2018 - 16h-21h
Au 17
17 rue de la Mulatière -42000 Saint-Etienne

http://lenumerozero.lautre.net/8-9-aout ... llee-de-la
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 11 Aoû 2018, 19:30

Deux personnes toujours pas relâchées suite à la marche Vintimglia-Calais

Il s’agit des marcheurs et marcheuses de plusieurs collectifs de sans-papiers de la région parisienne qui ont rejoint la marche depuis le passage de la marche à Paris, ainsi que des exilés ayant fait le chemin avec la Marche solidaire. 17 personnes ont été libérées mais 2 sont toujours retenues en centre de rétention à Calais.

Les autorités françaises et britanniques avaient été avertie de la marche et de la présence de sans-papiers dans les rangs des manifestant.e.s. Aucune opposition de leur part n’avait été communiquée aux organisateurs.

La police aux frontières aux ordres de la préfecture du Pas-De-Calais a choisi de faire un tri entre les marcheuses et marcheurs juste avant l’embarquement amputant ainsi la marche contestataire contre les frontières de celles et ceux qui en sont les premières victimes entravant ainsi leur droit de manifestation et d’expression.

En 2012, la Marche Européenne des Sans-papiers avait traversé plus de 8 frontières européennes pour revendiquer la libre-circulation, la régularisation et la justice sociale pour toutes et tous. A cette époque les autorités des pays concernés n’avaient pas entravé l’action.

En 2014 également, plus de 400 sans-papiers de différents collectifs allemands, français, italiens mais aussi tunisiens et marocains, s’étaient rendus à Bruxelles pour une semaine d’actions en marge d’un sommet européen consacré à la migration.

Nous demandons aux autorités, l’Etat et son ministère de l’intérieur, à reconnaître, selon les termes du juge des libertés de Rouen « l’arrestation déloyale » de Tidiane et Seydou et à les libérer immédiatement.

Pour le droit de circuler, de manifester et de s’exprimer pour tou.te.s avec ou sans papiers.

Marche des Solidarité


https://cric-grenoble.info/infos-global ... calais-683
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 11 Aoû 2018, 20:06

Suicide d’un mineur isolé étranger à Marseille : à quand la responsabilité des autorités reconnue ?

Vendredi 3 aôut un mineur isolé de 15 ans, a chuté du 4e étage d’un hôtel de Belsunce où il avait été placé. Jeudi 09 août ses camarades manifestaient devant l’hôtel du département pour avoir de ses nouvelles et demander davantage d’encadrement.

Le 3 août, un mineur isolé étranger de 15 ans tombe du quatrième étage de l’hôtel où il était placé. Il partageait ces quelques mètres carrés de fortune - alloués par la Direction des maisons de l’enfance et de la famille, dépendant du Conseil départemental - avec un autre adolescent, mineur isolé aussi. Le pronostique vital étant engagé, il est transporté à l’hôpital alors que son camarade de chambre est embarqué pour être interrogé par les autorités. Comme si le traumatisme n’était pas assez important, la police ne trouve rien de mieux à faire que de placer son camarade en garde à vue, bien que celui-ci parle d’un suicide depuis le début et que tout porte à le croire. Laissés dans l’ignorance ses camarades ont décidé de manifester jeudi 09 août devant l’hôtel du département pour avoir de ses nouvelles et demander davantage d’encadrement.

Traités comme des moins que rien par les autorités, les mineurs étrangers isolés à Marseille doivent affronter la rue et l’absence d’encadrement et d’aide dans leur parcours, les gazeuses et les coups de matraques des policiers du commissariat de Noailles, qui préfèrent les réprimer plutôt que de répondre à leurs obligations en appelant le 115 (foyer d’urgence), le mépris du conseil départemental qui préfère payer des pénalités à l’état plutôt que de débloquer des places en foyer pour placer les mineurs isolés qui ont pourtant des ordonnances de placement par la justice et la protection de l’enfance...

Dans ces conditions, pas étonnant qu’ils y aient tant de tentatives de suicides à Marseille et ailleurs. Pourtant malgré cette hostilité assumée, les mineurs étrangers isolés continuent de se battent et de réclamer les placement en foyer et à l’école qui leur sont dues. C’est ce qu’ils demandaient encore jeudi devant le bâtiment du conseil général...

Solidarité avec les mineurs étrangers isolés en lutte contre le mépris des institutions et les abus de la police !


https://mars-infos.org/breve-suicide-d- ... isole-3299
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 11 Aoû 2018, 22:43

QUI A DIT QUE LES FRANÇAIS ÉTAIENT ENDORMIS ?

SOLIDARITÉ MIGRANTS WILSON 21 mois de présence quotidienne,
250 000 repas collectés, confectionnés et distribués,

…La réalisation de comptes rendus de terrain quasi quotidiens qui ont fait sortir de l'invisibilisation programmée des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants totalement abandonnés à leur sort dans la Ville Lumière au mépris des protections auxquelles ils devraient avoir droit. Cette information de terrain a également abouti à la réalisation de centaines d'articles, films et reportages, en France et à l'étranger
L'interpellation régulière des pouvoirs publics a abouti à l'obtention d'un plan d''urgence à l'été 2017 (repas du soir subventionnés par la Ville et obtention d'un local pour le collectif; dispositif partiellement reconduit tout au long de l'année), à la (re)mise en service de points d'eau et à la prise en charge par la Ville (via Aurore) des petits-déjeuners en aout 2018.
Des dizaines de milliers d'heures passées à écouter, informer, orienter.
Distribution de (dizaines?) milliers de vêtements, kits d'hygiènes.
Tout cela a été rendu possible par l'engagement de chacun et l'addition de centaines de milliers de petits gestes On ne lâche rien !
Merci !

https://www.facebook.com/Solidarité-migrants-Wilson-598228360377940/?hc_ref=ARSlKrF2K3u7yX6VFhtNmNtil6Suzo9gfLMGvxtNQNVs8LPWnFXb80UB9nqhu
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 13 Aoû 2018, 19:07

Deportation violente empêchée par les passagers

Un homme détenu au centre fermé Caricole nous appelle en urgence. Ce 5 août à 10 heures du matin, on lui annonce qu’il sera expulsé le jour-même, à 16 heures sur le vol TUI au départ de Charleroi à destination d’Alger, il est immédiatement mis au cachot.

Mr A est un homme de 35 ans, né en Algérie, en Europe depuis 2004. Il a débord vécu en Italie et depuis 6 ans, il vit en Belgique. Il travaille dans la construction comme ouvrier manœuvre. Il a toujours travaillé, notamment sur des gros chantiers à Anvers et pour le centre commercial du canal à Bruxelles pendant 9 mois avant d’être enfermé d’abord à Merksplas puis à Bruges et enfin au Caricole à Steenokkerzeel. Il n’a néanmoins jamais eu de contrat de travail et donc ni papiers ni protection sociale.

C’est sa troisième tentative d’expulsion et on lui a promis une escorte policière. Il avait en effet refusé ses 2 premières tentatives d’expulsion. Il réside en Europe depuis 13 ans et ne souhaite pas retourner en Algérie.

Il fait partie de la grande famille des « criminels », comme Francken aime à les appeler, qui doivent coûte que coûte être expulsés du pays. Il avait en effet pris 6 mois de prison pour un délit mineur, avant d’être transféré dès sa sortie de prison vers un centre fermé par l’Office des Étrangers.

Un appel aux militants avait été lancé pour se rendre à l’aéroport de Charleroi afin d’informer les passagers voyageant sur le même vol de sa présence et leur expliquer sa situation.

Nous avons choisi de ne plus diffuser ces appels sur notre site, l’Office et l’Etat le surveillant, ce qui pourrait engendrer des réactions sécuritaires et entraver la mobilisation citoyenne.

Plusieurs personnes étaient présentes à l’aéroport pour sensibiliser les passagers et plusieurs messages nous sont parvenus.

Selon un contact : “sur place, l’avion pour Alger n’a toujours pas décollé.
Les passagers sont plutôt énervés et pour l’instant il n’est plus question de laisser embarquer l’homme de caricole ! »

« Il a été ramené au Caricole. Il a été massacré par son escorte. Des passagers ont refusé qu’il voyage avec eux. Une dame à crié très fort et a dit qu’on ne traite pas des personnes comme des animaux. Le commandant de bord a exigé qu’il quitte l’appareil. »
A son retour un détenu du centre nous rapporte : « il a été massacré par son escorte, il a des coups partout et ils ont insulté sa religion. C’est cela qui lui a fait le plus mal. »

Extrait du rapport médical qui décrit les violences policières

“Le dimanche 5 août 2018, Mr Allag a été transféré du centre Caricole au commissariat fédéral puis au commissariat à Charleroi. Durant ce dernier transfert, il a été attaché avec des ceintures, sa description fait penser à une camisole comme pour les patients agressifs. Il décrit avoir eu des douleurs parce que les ceintures étaient trop serrées. Au commissariat de Charleroi, on lui a également attaché les jambes. Il a été transféré dans l’avion par 6 policiers fédéraux et attaché les mains près de la taille puis encore ceinturé avec les mains devant le ventre et finalement attaché aux accoudoirs. La contention qu’il décrit rendait tout mouvement impossible.
Il a essayé de crier pour alerter les passagers de son expulsion contre sa volonté et des policiers lui ont alors comprimé le cou et la cage thoracique pour l’empêcher de crier. Il lui ont également poussé la tête entre 2 sièges en la coinçant comme dans un étau.
Un des policier l’a insulté : « nique ta mère » et dit que son coran devrait être jeté à la poubelle. Un autre policier qu’il identifie comme le responsable du groupe avec les yeux bleus et un t-shirt orange officiel l’a traité de « minable » et de « connard ».

Le travail des militants porte ses fruits ! Sur ce vol, c’est une dizaine de passagers qui a permis de mettre en échec cette expulsion. Cela a été possible parce qu’ils étaient au courant de la présence de cet homme AVANT de monter à bord.

En effet, pour éviter tout soulèvement ou compassion de la part des passagers, la personne « déportée » est forcé de monter à bord avant tout le monde. L’escorte policière qui l’accompagne est en civil afin de ne pas attirer l’attention. Ils s’installent à l’arrière de l’avion, parfois même derrière un rideau. L’embarquement des passages se fait quant à lui, uniquement par l’avant, ce qui empêche à tous de remarquer la présence d’un « deporté » à bord. À l’arrivée, ils sortent en derniers de l’avion. Ni vu, ni connu. L’affaire est classée.. ou presque !

Presque.. parce que cette fois, c’était sans compter sur le travail d’information mené par les militants avant l’embarquement !

Il faut donc continuer.. Continuer à dénoncer pour que les passagers puissent être mis au courant et puissent ensuite réagir en refusant de s´assoir, ou en n’installant pas leurs bagages dans les endroits prévus à cet effet par exemple. Continuer à dénoncer pour contourner les plans mise en place par la police pour garder ça discret. Continuer à dénoncer pour mettre d’autres explosions en échec !!

STOPDEPORTATIONS


http://bxl.indymedia.org/spip.php?article20805
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 18 Aoû 2018, 16:58

Les Millevaches en résistance contre les expulsions

La mobilisation et la solidarité des habitants de la région ont permis à quatre Soudanais menacés d’expulsion de s’installer à Faux-la-Montagne, dans la Creuse.

Les pensées tournées vers un avenir incertain, Noordeen, 21 ans et condamné à l’expulsion, semble perdu à Roissy. Il y a déjà deux ans et demi qu’il a fait ses valises pour fuir les massacres de son Soudan natal. L’assassinat de membres de sa famille, sous ses yeux, a poussé le jeune homme à prendre la route de la Libye, où il fut réduit en esclavage. Avec ses compagnons d’exode, il a ensuite rallié l’Europe, et la France, dans l’espoir d’y créer une destinée plus paisible… Un policier tire Noordeen de ses cauchemars. Ce 11 juillet, il apprend qu’il ne retournera finalement pas au Soudan, où la mort l’attendait. Ni même en Italie, où règne la peur des exactions commises sur les migrants. Noordeen Essak est autorisé à déposer sa demande d’asile en France. Il retourne sous son nouveau toit, à Faux-la-Montagne (Creuse), sur le plateau de Millevaches. Tout cela grâce à la mobilisation des habitants du village, sa nouvelle famille.
La Creuse a caché nombre d’enfants juifs sous l’Occupation

Tout a commencé il y a un peu moins d’un an. Marc Bourgeois, citoyen de Faux qui héberge encore aujourd’hui Noordeen, prend alors le train Paris–Eymoutiers. Il y rencontre Abdulaziz : « Il était attendu au centre d’accueil et d’orientation (CAO) de Peyrat-le-Château, mais est arrivé un jour plus tôt à Eymoutiers. Je lui ai donc proposé de dormir chez moi. » Malgré le refus du jeune Soudanais, les deux hommes se rendent visite, et Abdulaziz s’investit dans les activités associatives du village, en cuisinant et en récitant des poèmes en arabe. Marc Bourgeois, lui, se rend compte de la « mise en léthargie » des migrants dans les CAO et de la « partie de ping-pong entre la France et l’Italie » dont ils font l’objet. Entrés en Europe par l’Italie, les accords de Dublin les obligent à y déposer leur demande d’asile. Entre-temps, il rencontre Mudethir, Abdelmajid et Noordeen, trois autres Soudanais, victimes impuissantes de la fermeture des frontières de l’Europe, que la communauté locale souhaite aussi recueillir.

« C’est une terre d’accueil et de résistance, fortement marquée par le communisme rural. Le plateau de Millevaches est l’un des premiers maquis français, et la Creuse a caché nombre d’enfants juifs lors de la Seconde Guerre mondiale », résume Marc Bourgeois pour expliquer la mobilisation des habitants en faveur des exilés. Une tradition dont témoigne aussi l’actuelle maire de Faux-la-Montagne, Catherine Moulin, arrivée il y a trente-cinq ans dans la région. « François Chatoux, le maire de l’époque, a fait preuve d’une ouverture formidable en faisant tout son possible pour que l’on s’installe. Sa philosophie était d’accueillir tout le monde, sans tri. » Les habitants du village ont perpétué cette hospitalité creusoise envers les quatre exilés soudanais. D’autant que ces derniers, en quelques mois, se sont fait apprécier des presque 400 âmes de Faux-la-Montagne. « Ils ont rencontré beaucoup de monde, ont appris le français et se sont investis. On ne fait pas de différence entre eux et les jeunes d’ici. S’il y avait des jeunes de Faux-la-Montagne dans cette situation, je voudrais que des gens les accueillent comme ça », ajoute Marc Bourgeois.

Noordeen parvenait donc à oublier son passé et son douloureux périple quand, huit mois après son arrivée, il est convoqué à la gendarmerie de Felletin et apprend qu’il est sous le coup d’une expulsion. C’est le 9 juillet qu’il y retourne, en compagnie de Marc Bourgeois, qui l’héberge, mais aussi de 200 personnes révoltées qu’on leur « arrache l’un des leurs ».

... https://www.humanite.fr/immigration-les ... ons-659255
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede Pïérô » 20 Aoû 2018, 10:26

Ne les laissons pas faire! soyons tous là lundi 20 à 17H30 au centre ville devant la Préfecture à Quimper.

Des mineurs isolés sont venus chercher refuge à Quimper. Or, le Parquet de Quimper, profitant de cette période estivale vient de prononcer la mise à la rue d'une vingtaine d'entre eux, en ne reconnaissant pas leur minorité. On leur refuse ainsi l'accès aux droits de l'enfant (protection, scolarisation, hébergement).

C'est en toute impunité que le Parquet se base principalement sur des évaluations (au faciès) menées par le Conseil Départemental d'Action Sociale de Quimper (quelques exemples):

" il présente une apparence physique d'un adulte"

" l'assurance, la détermination, et l'autonomie dont a fait preuve A..... durant son trajet correspondent à l'attitude d'un adulte"

" il dit qu‘au décès de son père en 2012, il passait son examen de passage en 7 ième année, après vérification, il était alors âgé d'au moins 12 ans ce qui avancerait son année de naissance à 2000 et non 2001"

" il commence à travailler chez un mécanicien dès ses 13 ans , or ce sont des tâches confiés à des grands adolescents, ce qui remet en cause sa minorité".

Le doute doit pourtant profiter au requérant comme le prévoit la Circulaire interministérielle du 25 janvier 2016, l'ensemble de ces éléments ne permettant pas de conclure à sa majorité.

Le Parquet se base également sur des papiers d'identité originaux dont l'authenticité est mise en doute, pour les juger majeurs. Aucune preuve n'est versée.

Dans la très grande majorité des cas il est écrit " K....a présenté ses papiers, des documents ayant fait l'objet d'une analyse qui a conclu à l'irrecevabilité des documents présentés (extrait d'acte de naissance)".

Or, l’article 47 du Code civil prévoit que tout acte civil fait foi, jusqu’à preuve du contraire. Cela impose donc, à celui qui en conteste la validité ou l’authenticité, d’en rapporter la preuve. En l’espèce, tel n’est, à ce jour, pas le cas (cf Cour d’appel de DOUAI 15/01/2013 et TGI PARIS 07/10/2011 BHARATHI)

Enfin, lorsque parfois, un acte d'état civil est jugé bon (souvent des passeports), alors le Parquet, contrairement à la loi, demande des tests osseux pourtant unanimement condamnés, tant d'un point de vue éthique (cf procès-verbal du comité éthique du 29 mars 2018 du CHU de BREST) que sur leur fiabilité (cf le Haut Conseil de la santé publique du 23 janvier 2014).

Ces jeunes ont le droit à une justice équitable où le doute ne profite pas qu'au seul Parquet. C'est une pure violation des principes mêmes qui sous-tendent notre État de droit : droit à un procès équitable, droit à la défense et protection de l'enfance en danger.

Les discours politiques actuels veulent nous faire croire que ces enfants sont une menace pour notre sécurité ou notre économie.

Ne soyons pas dupes et ne les laissons pas faire.

Ne leur refusons pas notre aide et réagissons tous ensemble à cette dérive autoritaire et inique.
Nous appelons donc les citoyens, les associations, les syndicats, les partis à venir lundi 20 à 17H30 au centre ville devant la préfecture à Quimper.

https://www.facebook.com/TempsPartage/p ... 2254690817
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 23 Aoû 2018, 10:50

Repas partagé et après-midi musical et militant avec la Fanfare invisible

Clavières/Briançon (05) jeudi 23 août 2018
à 12h, Squat Chez Jésus, sous l'église : Sottochiesa okupato

La Fanfare invisible est dans les Escartons pour soutenir en chants et en actions les valeurs de solidarité et de fraternité sur lesquelles s'appuient des organisations et des habitants du Briançonnais. Résistants d'aujourd'hui, ils sont une force et une puissance qui perpétuent une tradition d'accueil, de liberté et de justice sociale. Leur combat est à résonance nationale et internationale. Des prises de paroles solidaires et des témoignages alterneront avec des impromptus musicaux et festifs.

Repas partagé préparé conjointement avec les Tabliers volants et les personnes présentes Chez Jésus.

L'après-midi : échange musical. Apportez vos instruments, vos carnets de chants et vos voix !

Site des Tabliers volants : http://www.tabliersvolants.org

Site de la Fanfare invisible : http://lafanfareinvisible.fr/accueil.html

Également avec le soutien de l'association Article Ier

https://04.demosphere.eu/rv/2085
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 28 Aoû 2018, 21:31

Un parisien à la montagne : mais que se passe-t-il à la frontière franco-italienne ?

Dans les Alpes, la résistance s’organise afin de soutenir les exilé.e.s de passage et lutter contre les frontières. Témoignage et réflexions d’un parisien ayant passé quelques jours dans un village frontalier au-dessus de Briançon.

Au départ, je n’avais pas prévu de me rendre à Clavière cet été. Et puis, en vacances pas trop loin, la connaissance d’un copain sur place... je me suis finalement décidé pour y passer quelques jours. Pour voir, pour aider, participer même juste un peu à la lutte qui se mène là-bas depuis maintenant plusieurs mois.

Dans ce petit village italien, collé à la frontière avec la France, un lieu a été ouvert puis occupé afin d’y accueillir les exilé.e.s de passage. En compagnie d’un ami, c’est donc là que je me rends directement en descendant du bus : l’accueil y est chaleureux, quelques visages familiers sont également présents. Un élément interpelle nécessairement : l’espace occupé correspond à la partie inférieure de l’église du village, en gros le sous-sol, mais comme le bâtiment est construit dans une pente l’accès se fait par l’extérieur et la lumière du jour y entre. Le lieu a donc humoristiquement été baptisé "Chez Jésus", depuis le mois de mars des centaines d’exilé.e.s y ont été accueillis, sûr que le Seigneur est pas contre pour ça de mettre à disposition une partie de sa demeure !

L’intérieur ressemble à celui de nombreux squats "urbains", bien organisé : une cuisine, des sanitaires, et puis au fond une salle commune faisant également office de dortoir. Une mezzanine y a été construite et aménagée au mois de juillet afin d’augmenter le nombre de couchages, laissant de la place en-dessous pour un espace non-mixte. La différence avec un squat de ville et bien c’est qu’on est à la montagne, à plus de 1700 mètres d’altitude et les personnes qui viennent ici ne sont pas encore à la recherche d’un logement stable, elles veulent d’abord passer la frontière pour atteindre la France.

Chaque jour, ce sont 10, 15, 20 personnes, parfois plus, qui arrivent à Clavière en bus depuis Oulx, une petite ville italienne située un peu plus bas dans la vallée. Principalement des hommes dans la vingtaine, parfois plus jeunes et même mineurs, des femmes plus rarement (je n’en ai pas croisé durant les quelques jours où je suis resté).

Juste après Clavière, la route traverse la frontière et c’est la France, avec la station de ski de Montgenèvre. Un poste-frontière y est installé mais pas de panique : il suffit d’être blanc.he pour que les accords de Schengen et la libre-circulation des personnes soient respectés. Les flics ne contrôlent en effet que les voitures dans lesquelles ils aperçoivent une couleur de peau qui ne leur convient pas, ou encore les véhicules ayant une plaque d’immatriculation bien fichée, parce qu’ils ont stationné un peu trop longtemps devant Chez Jésus par exemple...
Alors pour celleux qui ne sont pas blanc.he.s et qui ne possèdent pas les bons papiers pour passer, il reste les sentiers et la forêt.

Là aussi pourtant, gendarmes et flics sont bien présents, quand on ne tombe pas carrément sur un régiment de chasseurs alpins [1]. Parfois même, au détour d’un sentier, des randonneurs sortent leur brassard pour se révêler être en réalité des flics en civils et vérifier les identités.
Toutefois, l’ensemble de la zone frontalière n’est pas encore complètement sous leur contrôle, et heureusement souvent des exilé.e.s réussissent tant bien que mal à passer. Quand illes parviennent à parcourir sans croiser de flics les 18km de randonnée qui séparent Clavière de Briançon, illes sont accueilli.e.s au Refuge, premier lieu "safe" côté français où illes pourront notamment recevoir un soutien pour leurs démarches administratives.
Pour les moins chanceux.ses qui tombent avant sur des condés, ces derniers les ramènent généralement à l’entrée de Clavière, au niveau de la frontière, et illes n’ont plus qu’à revenir se reposer un peu Chez Jésus avant de tenter de nouveau de passer.

Alors que nous nous promenions avec un ami sur ces sentiers, des souvenirs d’adolescence nous sont revenus : lorsque nous partions en colonie de vacances à la montagne, plusieurs fois nous avons joué à "Douaniers-Contrebandiers". Dans ce grand jeu qui se pratique idéalement dans un grand espace en forêt, deux équipes possédants chacune une zone propre s’affrontent : les contrebandiers doivent faire passer un maximum d’objets dans un "refuge" situé dans la zone adverse, et les douaniers tentent de les en empêcher... Montagne et forêt, un cadre similaire, simplement ce qui se déroule chaque jour à la frontière est tout sauf un jeu, et les exilé.e.s ne sont pas des contrebandiers, illes n’ont pas d’objet particulier à faire passer, uniquement leur propre personne, dans l’espoir d’une vie meilleure...

Ce qui se joue dans ces montagnes, c’est une véritable lutte de territoire. Les personnes solidaires des exilé.e.s n’exercent évidemment pas le rôle de passeurs-ses mais l’existence d’un lieu comme Chez Jésus et la présence militante affaiblit la frontière. Ainsi, celleux qui se font refouler trouvent un endroit où dormir à proximité et peuvent rapidement retenter de passer, sans avoir à errer des heures et retourner plus bas dans la vallée. Lorsque des violences policières sont commises — ce qui est fréquent — la présence de soutiens permet également plus facilement de briser la loi du silence et de les dénoncer publiquement. Du côté de la population locale, si parfois malheureusement une certaine hostilité se manifeste (à commencer par le curé de Clavière), nombreux sont surtout les actes de solidarité : tous les jours des habitant.e.s des alentours viennent Chez Jésus apporter de la nourriture, des couvertures ou simplement témoigner de leur soutien. Route de passage au coeur des Alpes, touristes et camarades connaissant l’existence du lieu s’arrêtent également de temps en temps pour filer un coup de main.
Le principal risque judiciaire qui pèse sur tout ce beau monde, c’est d’être accusé « d’aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire français en bande organisée ». C’est en tous cas le chef d’inculpation qui a été retenu contre 7 personnes qui passeront en procès le 8 novembre, à la suite d’une marche de Clavière à Briançon le 22 avril dernier organisée en réaction à la manifestation de Génération Identitaire [2]. Aujourd’hui, il est donc plus que jamais nécessaire de renforcer la lutte autour de la frontière franco-italienne : à l’heure où la peste brune prolifère dans toute l’Europe, soyons des milliers en bande organisée à soutenir les exilé.e.s !

À Clavière, il n’y a pas besoin de regarder très loin pour réaliser que beaucoup de combats sont liés : tout autour la montagne est saccagée par les pistes de ski, les remontées mécaniques et les hideux lotissements des stations. On se doute bien que le passage des exilé.e.s ne peut qu’être mal perçu par une industrie touristique prête à maximiser ses profits à coups de canon à neige. Quelques kilomètres plus loin à vol d’oiseau, côté italien, c’est la lutte des No TAV de la Val di Susa dont on perçoit les échos...
Mais pour finir revenons Chez Jésus : un des intérêts de cette expérience est qu’elle permet d’organiser un soutien actif aux côtés des exilé.e.s tout en respectant les principes d’autonomie et d’autogestion. Pas de tri, pas de "gestion humanitaire", pas de contrôle social par une quelconque association comme c’est malheureusement trop souvent le cas dans ce type de luttes. Juste des exilé.e.s et leurs soutiens partageant ensemble un moment de vie. Depuis fin juillet, ce lieu est expulsable, on ne sait pas quand interviendra l’expulsion ni comment se réorganisera après la solidarité sur place.

Dans tous les cas, la lutte autour de cette frontière doit continuer à s’amplifier, le prochain rendez-vous se tiendra du 19 au 23 septembre, à l’occasion du camping itinérant Passa Montagna.

Soyons nombreux-ses à nous y rendre et partout continuons à nous organiser contre les frontières et leur monde !


https://paris-luttes.info/un-parisien-a ... -que-10686
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede Pïérô » 31 Aoû 2018, 11:39

Frontenay-Rohan-Rohan : résistance autour de la famille albanaise

Depuis la soirée du lundi 27 août 2018, l'Association solidarité accueil Frontenay-Rohan-Rohan, ou Asaf, occupe la salle polyvalente pour s'opposer à l'expulsion d'une famille albanaise censée se présenter à la brigade locale de la gendarmerie.

La mobilisation a été spontanée dans la soirée du lundi 27 août 2018 à Frontenay-Rohan-Rohan : en apprenant que Petrit et Kujitime Bulica ainsi que leurs trois enfants devaient se présenter avec leurs bagages au matin du mardi 28 août 2018 à la brigade locale de gendarmerie, le sang de la population locale n'a fait qu'un tour.

Voilà plus d'un an et demi que cette famille originaire d'Albanie fait l'objet d'un mouvement de solidarité. Assignés à résidence depuis plusieurs semaines, sous le régime d'une obligation à quitter le territoire après le refus de leur demande de statut de réfugié, la famille Bulica voit ses espoirs s'envoler. Le lundi 6 août dernier, plus de 250 personnes avaient manifesté leur soutien à Frontenay-Rohan-Rohan. Le conseil municipal lui-même avait voté une motion de soutien.

... https://www.lanouvellerepublique.fr/deu ... 52008b456f
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 06 Sep 2018, 15:58

Cantine sans frontières en soutien au migrants

Nîmes samedi 8 septembre 2018
à 12h, 29, rue Benoît Malon à Nîmes (Quartier de La Placette)

C'est la reprise des cantines solidaires, plus que jamais nécessaires ! Au menu un magnifique buffet Irakien. Nous vous attendons nombreux pour un savoureux moment de partage. Prix libre.

https://gard.demosphere.eu/rv/4728

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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 07 Sep 2018, 01:32

Arrestations à Schaeffer-Colonel Fabien

Nouveau rendez-vous vendredi matin 10H

Appel à se retrouver vendredi à 10h à l’angle de la rue Schaffer et de l’avenue du président Roosevelt pour aller en cortège avec les exilé.e.s à la mairie

... https://paris-luttes.info/arrestations- ... onel-10711
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede Pïérô » 07 Sep 2018, 22:00

65 Mineurs non accompagnés (MNA) abandonnés par les pouvoirs publics pendant 6 semaines au campement de St Pierre des Corps

CAMPEMENT des MINEURS ISOLES ÉTRANGERS TOUS CONCERNÉS, TOUS SOLIDAIRES !

Depuis le 26 juillet dernier, un campement de mineurs non accompagnés (MNA) était installé dans le jardin de l’église de l’Assomption à St Pierre des Corps.

Pris en charge par des militants et bénévoles d’Utopia 56 Tours et du Collectif solidaire des réfugiés de SPDC, ils étaient 65 jeunes abandonnés par l’État et le Conseil Départemental qui se renvoyaient l’un sur l’autre la responsabilité de l’accueil inconditionnel prévu par la loi.

Seules la municipalité de SPDC et la paroisse soutenue par le Diocèse apportaient leur aide permanente.

Dans l’opinion, mobilisée par la presse ,l’installation de ces jeunes mineurs sur le terrain de l’Assomption rue Lénine montrait une certaine idée de la solidarité et de la Fraternité, que de nombreux citoyens de tous bords s’empressaient de manifester concrètement. C’était « Un campement où renaît l’ Espoir » .

Mais le temps passant vite et Sachant que la paroisse souhaitait récupérer son terrain début septembre .Que faire concrètement des 65 jeunes présents au campement ? Les laisser à la rue ?

Chrétiens-Migrants avait saisi les pouvoirs publics le 13 Aout,pour demander une concertation entre l’État, ( Préfecture,DDCS),le Département , leurs sous -traitants , les bailleurs, et toutes les associations de défense des droits des étrangers , y compris celles , militantes, qui sont souvent exclues des dialogues nécessaires mais qui assurent le logement de 200 personnes en Indre et Loire .

A l’issue d’une rencontre entre la préfète et le Président du Conseil Départemental 37 le 31 Août ceux-ci annonçaient qu’il y aurait : 5 agents de plus à l’ASE et 25 places de « mise à l’abri » .Ces dispositions qui ne concernent pas les jeunes du campement n’intervenant qu’en octobre seulement. En outre, il était question de trouver des familles citoyennes pour les héberger .

Une solution est-elle enfin apportée ?

Or, le 5 septembre, le Conseil Départemental 37 a invité Utopia 56 Tours et le Collectif solidaire des réfugiés de SPDC, pour annoncer que :

- 49 mineurs du campement et -I0 mineurs hébergés par Utopia 56 dans des familles seront pris en charge par l’ASE et logés à l’hôtel ( notamment à St Avertin).

Cette mesure a été effectuée concrètement ,dès le lendemain, les transferts ont été réalisés par le Conseil Départemental 37, en présence des représentants du Diocèse et du service des étrangers de la Préfecture et avec un déploiement de moyens impressionnants :nous en sommes très heureux :

MAIS il RESTE 15 MINEURS qui ATTENDENT LES DÉCISIONS de leur RECOURS en JUSTICE et que PERSONNE ne VEUT PRENDRE en CHARGE.

D’autres jeunes continuent d’ arriver et le Département comme l’État ne semblent pas réellement prendre la mesure de la situation, si ce n’est en affichant des chiffres et en se rejetant l’un sur l’autre leur responsabilité.

Se défausser sur les citoyens et sur l’ Église pour pallier leurs manquements, est-ce acceptable ?

Certes, le problème du « flux migratoire » est plus large et implique une politique nationale et européenne mais nous, citoyens, militants associatifs et paroissiens de Tours :

- N’acceptons pas de nous substituer au Département et à l’État et exigeons que ces institutions subviennent aux besoins vitaux de ces jeunes (hébergement, hygiène, nourriture, soins de santé, transport)

-Refusons ensemble qu’ils soient abandonnés par les pouvoirs publics !

-Demandons un large dialogue entre les pouvoirs publics et les associations et collectifs pour que la loi qui prévoit la mise à l’abri de jeunes gens soit enfin respectée.
Organisons ensemble la Résistance et la Solidarité face à l’inacceptable.

Nous avons besoin de vous, venez nous rejoindre !

MANIFESTATION SAMEDI 8 SEPTEMBRE 14h

Départ Table de Jeanne Marie 65 rue Febvotte. Arrivée Place de la préfecture devant le Conseil Départemental 37


http://demainlegrandsoir.org/spip.php?article1904
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 12 Sep 2018, 21:37

Rafle matinale, Paris Austerlitz

Mardi 11 septembre, 7h56, une dizaine de policiers en civil font le pied de grue sur le quai 21 de la gare d’Austerlitz où le train en provenance de Briançon ne tarde pas à arriver ; six camarades exilé.e.s sont raflé.e.s.

Pas de flics ce matin, nouveau rendez-vous demain !

" Ce mercredi 12, on était bien présent.e.s pour contrer les rafles quasi quotidiennes qui ont lieu à gare d’Austerlitz ! Contrairement à hier (où 6 copain.e.s sans-papiers ont été arrêtés et placés en CRA) pas de présence de la PAF ! Des tracts ont été distribués aux travailleurs.ses de la gare ainsi qu’aux voyageurs.ses pour expliquer notre présence. Demain on recommence, fin des rafles et des déportations !! Soyons nombreu.x.ses demain à 7h20 sur le parvis de la gare côté Seine !

... https://paris-luttes.info/rafle-matinal ... litz-10729
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