Soutien aux sans papiers et exilé-es

...Sans Papiers, antifascisme...

Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 21 Fév 2018, 18:25

Solidarité. La route de l’exil passe par la fac

Depuis trois semaines, des dizaines de migrants sont accueillis à l’université Paris-VIII, avec le soutien d’un collectif d’étudiants qui veut les épauler dans leurs démarches.

Dans une des salles de classe, les matelas s’alignent les uns à côté des autres avant d’être repliés au petit matin pour laisser place à des cours. Dans une autre pièce, c’est le coin cuisine avec ses ustensiles et ses piles de boîtes de conserve. Dans le couloir, les murs sont tapissés de Post-it colorés qui correspondent à une liste de matériels, répertoriés en fonction de l’urgence des besoins. Messages en arabe, en anglais, en amharique… À l’entrée, un panneau plante le décor : « No alcohol ». Ainsi va la vie dans le bâtiment A de l’université Paris-VIII, à Saint-Denis, où, depuis le 30 janvier, plusieurs dizaines de migrants occupent quelques salles avec le soutien d’un collectif d’étudiants. La plupart sont originaires du Soudan, de Guinée, d’Éthiopie, de Somalie et d’Érythrée. Et espèrent parvenir, enfin, à régulariser leur situation après avoir traversé la Méditerranée, arpenté plusieurs pays européens et vécu la grande précarité des trottoirs parisiens.

À l’image des facs de Grenoble et de Nantes, le collectif n’a pas choisi d’occuper l’université Paris-VIII par hasard. « On perpétue ainsi la tradition d’ouverture sur le monde de l’établissement, explique-t-il. Dans une université, c’est également la présidence qui décide de l’entrée ou non des forces de police, pas la préfecture… » De quoi offrir, donc, un répit supplémentaire aux exilés pour qu’ils puissent être au chaud. Mais aussi pour qu’ils aient le temps « de construire des solidarités et une parole politique » que la rue, avec ses évacuations à répétition et sa survie quotidienne, rend impossible.

... https://humanite.fr/solidarite-la-route ... fac-650658
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 02 Mar 2018, 00:47

Accueil des étrangers. Marée solidaire à Ouistreham

De plus en plus d’exilés se retrouvent sur la côte normande, à la recherche d’un moyen de franchir la Manche. Un vaste élan de solidarité les accompagne, malgré les coups bas officiels.

... https://humanite.fr/accueil-des-etrange ... ham-651289
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 04 Mar 2018, 22:41

Débat

Pour l'asile.
Une autre politique d'immigration est possible

Saint-Denis (93) lundi 5 mars 2018
à 18h, Université Paris 8 - Saint Denis, Amphi D001, 2 rue de la Liberté

Image

Cet évènement est soutenu par :

des enseignant-e-s de l'université Paris 8, Solidaires Etudiants Paris 8, des militant-e-s soutenant l'occupation des exilé-e-s à Paris 8, RUSF (Paris 8).

Avec :
• Michel Agier,
• la Brigade Anti Déportations (BAD),
• le Collectif des exilé-e-s de P8,
• le Collectif des étudiant-e-s sans papier de Paris 8,
• le Comité de soutien des occupant-e-s de Paris 8,
• le Comité des occupant-e-s de l'Université de Nantes,
• Eric Fassin,
• Nacira Guénif,
• Nicolas Jounin
• les travailleurs sans papier qui occupent actuellement des usines en région parisienne,
• Erika Koenig (avocate en grève),
• Karine Parrot (GISTI),
• Mohammad (militant Soudanais),
• et bien d'autres …

À l'heure où vont s'engager les débats parlementaires sur le projet de loi Asile et Immigration, et alors que des exilé.e.s et leurs soutiens occupent des salles dans notre université depuis un mois, nous ne pouvons plus ignorer que la politique d'immigration menée en France et en Europe nous concerne directement - non seulement les étrangères et étrangers parmi nous, de plus en plus victimes d'un véritable harcèlement d'État, mais plus généralement toute la société qui vit au rythme des rétentions, des expulsions, et de la pénalisation des gestes de solidarité. Le pire ne serait-il pas de finir par s'y habituer, voire de trouver normal ce qui se passe au « pays des droits de l'homme » ? « Passer quoiqu'il en coûte » nous avertissaient Georges Didi-Huberman et Niki Giannari. Car leur passage, c'est aussi le nôtre.

La continuité des politiques d'immigration, quel que soit le gouvernement, et leur durcissement progressif, finit par imposer l'idée que l'alternance n'ouvre pas d'alternative : le prétendu réalisme, tant politique qu'économique, ne laisserait pas le choix. Autrement dit, l'immigration n'apparaît plus guère comme un fait indéniable et un enjeu politique ; ce serait juste un « problème » à gérer. Pourtant, elle renvoie bel et bien à une politique, celle que mène un État à l'intérieur et à l'extérieur de ses frontières. Cette politique n'a rien d'inéluctable, puisqu'elle procède d'un choix : les parlementaires en sont donc responsables et ils en seront tenus comptables. Au lieu de nous résigner, nous voulons saisir la double occasion de ce projet de loi et de cette occupation, au plus près de nous dans le temps et dans l'espace, pour rappeler qu'il s'agit bien de politique - d'enjeux, d'alternatives et de choix. Bref, une autre politique d'immigration est possible.

Pour en parler, des chercheuses et chercheurs, des militantes et militants, mais aussi les personnes directement concernées, et d'autres encore, interviendront lors d'une soirée lundi 5 mars, de 18h à 21h, dans l'amphithéâtre D001 à Paris-8. Ces réflexions communes sont ouvertes à toutes et tous, parce qu'elles nous concernent toutes et tous. Réfléchir pour agir dans notre société, en particulier là où c'est le moins facile, ce pourrait être une définition de la mission de l'université ; en tout cas, c'est celle que, face à une actualité qui nous bouscule, nous revendiquons.

https://paris.demosphere.eu/rv/60462
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 04 Mar 2018, 22:51

A Briançon, la « politique en actes » d’une population fortement mobilisée pour l’accueil des migrants

« En montagne, on ne laisse jamais quelqu’un en difficulté. » Cyniquement oubliée par les autorités, cette évidence ne l’a pas été par les habitants de la sous-préfecture des Hautes-Alpes, perchée à 1300 mètres d’altitude et située sur l’une des voies de passage les plus empruntées – et les plus dangereuses – entre l’Italie et la France. Entre les maraudes qui récupèrent les migrants, les multiples lieux d’hébergement, alternatifs ou chez l’habitant, l’approvisionnement en nourriture, en linge... Tout un écosystème de solidarités montre l’exemple d’une population mobilisée pour un accueil digne de celles et ceux qui sont lancés sur les routes de l’exil. Reportage.

https://www.bastamag.net/A-Briancon-la- ... see-pour-l
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 06 Mar 2018, 10:14

Rassemblement suite à l'expulsion des migrants de Jussieu

Paris mercredi 7 mars 2018
à 13h, Campus Jussieu
en bas de la tour centrale (tour Zamansky), 4 place Jussieu

Nous appelons les personnels et les étudiants au rassemblement mercredi 7 mars à partir de 13h au pied de la tour Zamansky pour exprimer notre indignation suite à la décision d'expulser des réfugiés du campus de Jussieu.

La CGT (Ferc-sup Sorbonne Université et SNTRS) le SNCS-FSU et SUD Education, Solidaires étudiant.e.s condamnent l'attitude de la direction de Sorbonne Université. Nous saluons l'attitude des collègues et des étudiants qui ont marqué leur solidarité avec les migrants.

Pour continuer, nous appelons à soutenir la lutte des migrants, ainsi que, les travailleurs sans papier qui occupent l'entreprise Defi Technologie (16 avenue Daumesnil paris 12ème) pour obtenir leur régularisation. Tout geste de soutien est important : visite sur le site, solidarité financière sur place.

https://paris.demosphere.eu/rv/60454
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 08 Mar 2018, 17:13

Rassemblement départemental de soutien aux migrants

Retrait du projet de loi Collomb Macron asile-immigration
Droit inconditionnel à l'accueil et au séjour


Créteil (94) vendredi 9 mars 2018
à 17h30, Préfecture du Val-de-Marne, Créteil
21 à 29 avenue du Général de Gaulle

Par un nouveau projet de loi, le gouvernement veut aggraver encore la situation des réfugiés, des travailleur·euse·s et jeunes scolarisé·e·s sans papiers qui résident en France. Il veut :
•porter la durée d'enfermement en centres de rétention de 45 à 90 jours voire plus
• systématiser les expulsions des débouté·e·s du droit d'asile et des migrants qui sont passés par d'autres pays européens
• empêcher la quasi-totalité des régularisations des travailleur·euse·s, jeunes et familles sans papiers
• réduire le délai de recours contre les refus de séjour, à quinze jours
• généraliser les audiences au tribunal par vidéoconférence au mépris des droits de la défense et du caractère public des audiences.

Trois circulaires du ministère de l'Intérieur en novembre-décembre 2017 ont déjà considérablement aggravé la situation et transforment les centres d'hébergement d'urgence en centres de tri et de fichage.

Les forces de police harcèlent les migrants, y compris les mineurs, qui arrivent en France, même dans la neige, comme c'est le cas à la frontière italienne (vallée de la Roya, Briançonnais…), détruisent ou confisquent leurs affaires, les frappent et les gazent comme à Calais ou comme à Porte de La Chapelle. L'Etat foule aux pieds ses engagements internationaux en refusant d'enregistrer les demandes d'asile ou de prendre les mineurs sous sa protection. Les citoyen·ne·s qui viennent en aide aux migrants sont poursuivis pour délit de solidarité.

De plus en plus en plus de jeunes scolarisé.es se voient refuser le séjour au moment de leurs 18 ans et reçoivent une obligation de quitter le territoire.

Les travailleur·euse·s sans papiers sont dans des situations de plus en plus précaires, à la merci du bon vouloir des patrons. Les conditions exigées pour leur régularisation sont de plus en plus dures. Et pourtant ces travailleur·euse·s sont nombreux dans le nettoyage, la restauration, le bâtiment ou encore au MIN de Rungis.

Nous ne pouvons pas laisser l'Etat aggraver la précarité et la peur du lendemain de toutes ces femmes et de tous ces hommes dans le seul but d'exacerber la concurrence entre salarié·e·s : il en va des droits et de la situation de tous nos concitoyen.ne.s.

Les travailleur·euse·s sans papiers et les jeunes scolarisé.es doivent obtenir des papiers qui les sortent de la précarité, de l'insécurité et qui leur assurent un avenir.

Les migrant·es doivent être accueilli·e·s dignement. En France comme ailleurs, ils et elles ne sont pas responsables des guerres et des conflits, des désordres climatiques ou de la misère : ce sont nos gouvernements les vrais responsables.

C'est pourquoi les organisations soussignées exigent :
• Le droit à un accueil digne pour les migrant.es, le respect du droit d'asile
• Le droit effectif d'obtenir une carte de séjour en particulier pour tous les jeunes scolarisé.es, travailleur·euse·s sans papiers, déboutés du droit d'asile...
• L'arrêt des poursuites contre celles et ceux qui apportent aide et soutien aux migrants. La solidarité n'est pas un délit !
• L'arrêt des expulsions.

Rassemblement
Vendredi 9 mars à 17h30
Devant la préfecture de Créteil
Signez la pétition !

Maltraitance informatique

A Créteil et dans des préfectures et sous-préfectures de plus en plus nombreuses, déposer un dossier de première demande de titre de séjour ou de régularisation devient quasiment « mission impossible ». Obtenir un rendez-vous ne peut se faire que par internet. Encore faut-il une connexion internet… Et encore faut-il des centaines de connexions pour obtenir un rendez-vous… quand on a de la chance. La réponse habituelle, c'est qu'il n'y a pas de place disponible et qu'il faut renouveler sa demande ultérieurement.
Si cette maltraitance s'installe, elle touchera bientôt l'ensemble de la population. Ne laissons pas faire !

A l'appel de
• Associations du Val-de-Marne : RESF, ASSOUEVAM, LDH, MRAP, CIVCR, CTSPV, ATTAC, Romeurope, FCPE…
• Organisations syndicales : CGT 94, Solidaires 94, FSU 94
• Avec le soutien de : NPA 94, PCOF 94, PCF 94, Ensemble ! 94, EELV 94, France insoumise les groupes d'action du Val-de-Marne…

https://paris.demosphere.eu/rv/59961



Réunion publique
« Solidarité avec les migrant-e-s, comment s'organiser? »


Paris vendredi 9 mars 2018
à 19h, Maison des Associations du 3e arrondissement, 5 rue Perrée

Réunion publique organisée par le Collectif solidarité migrant-e-s Paris centre
en présence de:
• Collectif Solidarité Migrant-e-s Paris 20 ème
• Collectif solidarité Migrants Wilson ( organise la distribution de petits déjeuners porte de la chapelle)
• Coordination des sans papier 75
• La Chapelle debout ( collectif d'aide aux migrants)

https://paris.demosphere.eu/rv/60323

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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 10 Mar 2018, 14:15

Lyon
Manifestation contre la loi Collomb samedi 10 mars 2018

Contre la loi Collomb et sa politique antisociale et raciste, nous exigeons :
- Liberté de circulation et régularisation : des papiers pour toutes et tous !
- Un logement décent pérenne pour toutes et tous
- Abrogation des accords de Dublin (obligeant les migrant-e-s à demander l’asile dans leur 1er pays d’enregistrement)
- Prise en charge immédiate par l’aide sociale à l’enfance de tous les jeunes mineurs isolés et le droit à l’enseignement pour tous et toutes…

Manifestation samedi 10 mars, 14h30, place des Terreaux (Lyon – métro Hôtel de ville).

Liberté de circulation ! Réfugié.e.s, migrant.e.s, vous êtes les bienvenu.e.s !

Projet de Loi Macron “immigration-asile” Unité pour son Retrait !
Des papiers, une école, un toit pour tous !
Respect des droits fondamentaux !

À Lyon :
⇨ Des mineurs isolés à la rue, des dizaines en attente d’une place au lycée, des lycéens convoqués à la police de l’air et des frontières,menacés d’expulsions… Et des enfants sans toit dans les écoles…
⇨ des demandeurs d’asile sans hébergement : deux mois d’attente avant d’être reçus en préfecture ; les dublinés* pourchassés,
⇨ des centre d’accueil qui fonctionnent comme des centres de tri,
⇨ des familles vivant ici depuis 5 ans et plus menacées d’expulsion (enfants scolarisés et parents détenteurs de propositions d’embauche)
⇨ des militants assignés au tribunal par la Métropole pour avoir ouvert un immeuble non occupé afin de mettre à l’abri des sans toits.
À Lyon et dans toute la France, des initiatives et mobilisations se multiplient contre ces violations des droits fondamentaux.

Le projet de loi Macron : “mettre fin au droit d’asile”

Ce projet présenté comme équilibré va en réalité, d’après le Syndicat des avocats de France (SAF), “mettre fin au droit d’asile” :
⇨ Rendre l’asile impossible
Réduction de 120 à 90 jours du délai pour faire la demande à compter de l’entrée sur le territoire ; réduction à 15 jours du délai pour présenter un recours le rendant quasi-impossible ; suppression de l’appel suspensif, recours aux moyens électroniques pour l’envoi des convocations et décisions ; généralisation des audiences en visioconférence…
⇨ Ficher, trier, expulser plus et plus vite
Prise d’empreintes et photos systématiques lors des vérifications de
situation ; élargissement des motifs d’assignations à résidence et de
rétention dont la durée passerait de 45 à 90 voire 135 jours ;
accentuation du “délit de solidarité”…

Ces mesures contre les étrangers participent de l’offensive du gouvernement contre les acquis essentiels des travailleurs et de la jeunesse. Il s’agit de créer des boucs émissaires pour diviser et interdire les solidarités contre cette politique antisociale.

Retrait du projet Macron liberticide et xénophobe !

Liberté de circulation : des papiers pour toutes et tous !

Respect du droit d’asile ; abrogation des accords de Dublin* (obligeant les migrant-e-s à demander l’asile dans leur 1er pays d’enregistrement)
Prise en charge par l’aide sociale à l’enfance de tous les jeunes mineurs isolés ; droit à l’enseignement pour tous et toutes…


P.-S.
Collectif de soutien aux réfugiés et migrants Lyon-69 : ATTAC-Rhône, CGT Vinatier, CGT-Éduc’Action Rhône, Union Départementale CGT, Union Départementale CNT, Collectif Agir Migrants, Collectif Amphi Z, Collectif 69 Palestine, Coordination Urgence Migrants, Émancipation-69, FSU 69, LDH Rhône, Lutte ouvrière, Migrations Minorités Sexuelles et de Genre, MRAP LYON 1-4, MRAP LYON 3-7-8, Planning Familial 69, RESF-69, Solidaires 69, Solidaires EtudiantEs, SUD santé sociaux 69, UJFP Lyon, Alternative Libertaire, Coordination des Groupes Anarchistes-Lyon, EELV 69, ENSEMBLE !, France Insoumise 69, L’insurgé, MJCF Rhône, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche 69, PCF, UPC…
Contact : collectifrefugie69@laposte.net
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 10 Mar 2018, 18:07

Appel à multiplier les solidarités avec les personnes exilées

Le mouvement d’occupation qui agite les universités et les villes de France nous montre chaque jour un peu plus que les personnes exilées ne sont pas accueillies mais chassées, triées, criminalisées. Parvenu.e.s à passer les frontières de l’Europe forteresse, les exilé.e.s sont confronté.e.s à une politique migratoire qui assume publiquement la privation de leurs droits fondamentaux.

Être exilé.e en France aujourd’hui, c’est se voir refuser le droit au logement, au travail, à la scolarisation. C’est être la cible d’un harcèlement quotidien fait de violences policières et bureaucratiques. C’est devoir justifier à l’infini les causes d’un exil toujours considéré avec suspicion. C’est être réduit à un ensemble d’assignations discriminantes qui distinguent notamment « migrants économiques », « migrants politiques » ou « mineurs isolés étrangers ». C’est vivre en permanence dans l’angoisse d’une expulsion brutale via la procédure Dublin, laquelle empêche tout projet d’installation dans le pays choisi.

Aux frontières et dans les villes, le « délit de solidarité » est employé par le gouvernement pour combattre juridiquement et policièrement les personnes qui les soutiennent. Médias et discours politiques entretiennent un climat anxiogène qui divise la population en faisant des exilé.e.s les nouveaux « ennemis intérieurs » (terroristes, violeurs, criminels, responsables du chômage…), justifiant le développement d’un Etat policier. Cette situation est la continuité des politiques coloniales, racistes et impérialistes qui ont fait de la France une « puissance mondiale ». La « Françàfric », le franc CFA, les dettes injustes et les ventes d’armes aux dictatures ne sont que des exemples de ces politiques qui assurent le maintien d’un mode de vie extrêmement vorace en ressources entretenant misère économique, guerres et bouleversements climatiques.

De Villars-les-Dombes à Briançon, des métropoles aux campagnes, nous sommes nombreux-ses à nous organiser contre leur cynisme, à construire des solidarités par nos différentes luttes. Nos occupations ne s’inscrivent pas dans des démarches humanitaires, paternalistes et éducatives. Nous ne demandons pas la charité, mais exigeons l’égalité et la justice. Ces lieux de rencontre sont des laboratoires d’auto-organisation, des espaces d’échange de savoir-faire qui bouleversent quotidiens et pratiques d’accueil. Par la déconstruction des logiques de domination, ainsi que par l’action collective, nous tissons de nouvelles manières de vivre ensemble.

Partant du constat de l’échec des politiques publiques, nous proposons une alternative solidaire, bâtie avec l’expérience de toutes et tous. Nous réaffirmons l’inconditionnalité de l’accueil et des droits inaliénables pour toutes les personnes, qu’elles soient demandeuses d’asile, sans-papier, sans-abris, mineures ou majeures. Aucune frontière n’empêchera jamais les peuples de décider du lieu sur lequel ils souhaitent vivre. Pourquoi lorsqu’un français migre vers un pays africain pour travailler, il est nommé « expatrié » plutôt que « migrant économique » ?

Nos pratiques souhaitent aller à contre-courant d’une société toujours plus individualiste, crispée et anxieuse. Nous dénonçons ensemble le discours de la peur, omniprésent et manipulateur. Discours qui participe de la déshumanisation des exilé.e.s, envisagé.e.s comme des envahisseurs ainsi qu’à l’inscription de l’état d’urgence dans le droit commun.

En 2016, l’INSEE recensait 2,9 millions de logements vides en France. L’Etat peut les réquisitionner. A l’inverse, Lyon Métropole, comme d’autres agglomérations, fait le choix de dépenser 1,8 millions d’euros pour la surveillance de ses bâtiments vides. L’exclusion spectaculaire dont sont victimes toutes les personnes sans-abri n’est pas une fatalité mais un choix politique.

Nous appelons à développer un réseau de solidarités inter-occupations et inter-villes. Il s’agit maintenant de susciter une prise de conscience collective. Nous appelons à poursuivre et étendre les mouvements d’occupation dans les universités et ailleurs. Toutes les compétences sont nécessaires dans cette lutte qui se joue au quotidien. L’expérience nous apprend que la désobéissance civile est une stratégie efficace. Que chacun.e s’empare de ces questions. Elles nous concernent tous.tes.

Nous appelons aussi à une convergence des luttes entre le mouvement contre la réforme de l’université et nos mouvements d’occupation. Ce sont les mêmes actionnaires, politiques et médias qui ont intérêt à sélectionner, que ce soit aux frontières de l’Etat ou à celles de la fac. Leurs intérêts communs entretiennent le racisme systémique et divisent celles et ceux qui subissent leur politique. Inspirons-nous des Nantais.e.s qui occupent aujourd’hui un château construit pour les négriers ; réquisitionnons les 11 millions de logements vides que compte l’Europe ; retrouvons-nous chaque fois que l’occasion d’exiger l’égalité se présente, comme ce sera le cas le 31 mars dans de nombreuses villes françaises !


Occupant.e.s et soutiens de Lyon, Grenoble, Nantes.


https://nantes.indymedia.org/articles/40393
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 12 Mar 2018, 21:29

1500 personnes ont manifesté dans les rues de Lyon contre la loi Collomb le 10 mars

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Compte rendu et photos : https://rebellyon.info/1500-contre-la-loi-Collomb-18797
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 13 Mar 2018, 04:53

Apéro-débat d'Alternative libertaire
« Aux côtés des migrant-e-s »

Paris mardi 13 mars 2018
à 19h30, Bar-restaurant « Le Lieu-Dit », 6 rue Sorbier

Enfermer plus, plus longtemps, contrôler, pénaliser, criminaliser : le projet de loi immigration porté par le gouvernement s'annonce catastrophique pour les personnes migrantes. Il est également dangereux pour les personnes qui les accompagnent, en premier lieu les salarié-e-s du secteur associatif et social qui interviennent dans les lieux d'hébergement destinés à devenir des lieux de contrôle. Le travail social auprès des personnes étrangères risque de se retrouver, sous l'ère Collomb-Macron, réduit à une opération de tri et de fichage...

La riposte doit s'organiser ! Venez en discuter à notre apéro débat !

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http://alternativelibertaire.org/?Aux-c ... -Paris-20e
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 16 Mar 2018, 18:07

Solidarité avec les migrant-e-s et les exilé-e-s [Radio]

L’émission de l’Actualité des Luttes – FPP 106.3 – du 8 mars nous parle de la solidarité avec les migrant-e-s et les exilié-e-s à travers des prises de paroles au sein du bâtiment A de Paris 8 occupé ainsi que le témoignage d’un agriculteur de la Vallée de la Roya.

Dans cette émission, l’Actualité des Luttes – FPP 106.3- diffuse un reportage réalisé le 20 février dernier lors du rassemblement en solidarités avec les exilées qui occupent le bâtiment A de l’université Paris 8 à Saint Denis.

Dans une seconde partie nous écouterons le témoignage d’un agriculteur de la Vallée de la Roya qui s’est organisé en solidarité avec les réfugiées et mineurs isolées et qui intervient lors du Tribunal Permanents des Peuples qui avait lieu à Paris les 4 et 5 janvier 2018. Bonne écoute !

https://paris-luttes.info/radio-solidar ... grant-9726
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 16 Mar 2018, 22:01

Soirée de solidarité avec les exilé.e.s

Le Mas d'Azil (09) Dimanche 18 mars 2018

17:30 : projection du film SORAN FAIT SON CINÉMA à la salle multimédia. "Ce film retrace la longue route de Soran, réfugié kurde, entre le Kurdistan iranien et l'Angleterre, où il veut s'inscrire à une école de cinéma. De faux papiers en passeurs, de marches silencieuses en prisons, Soran lui-même filme son périple, avec la complicité de la réalisatrice, Fulvia Alberti. (durée : 66 min)"

19:00 : Apéro-soupe, chez Nadia & Guillaume, place du marché.

Soirée organisée par le collectif solidarité migrant.e.s 09 (solidaritemigrantes09@riseup.net)

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https://iaata.info/18-mars-au-Mas-d-Azi ... -2441.html
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 18 Mar 2018, 18:24

Un mineur isolé pris en charge par l’ASE de Paris meurt faute d’un suivi adapté !

Nour s’est jeté à la Seine le 14 mars, un rassemblement est organisé le 21 mars à 18h pour dénoncer l’absence de prise en charge à l’origine de ce nouveau drame...

Un mineur isolé pris en charge par l’ASE de Paris meurt faute d’un suivi adapté !

Il se prénommait Malik Nurulain mais préférait qu’on l’appelle Nour. Nour est mort le 14 février 2018, retrouvé noyé dans la Seine à Paris. Il avait 17 ans.

Victime de tortures, il avait fui le Pakistan à l’âge de 15 ans.

En France depuis un an, sous la responsabilité de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) de Paris, il bénéficiait depuis peu de la protection subsidiaire accordée par l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides).

Depuis cinq mois, il était pourtant logé seul à l’hôtel sans encadrement adéquat et en grande détresse psychique. Il avait déjà été pris en charge à deux reprises en hôpital psychiatrique avant que l’ASE ne décide de le mettre à l’hôtel faute de place adaptée en foyer.

Quelques mois après son placement à l’hôtel, il est sauvé d’une première tentative de suicide dans la Seine et pris en charge pour la troisième fois en hôpital psychiatrique. À sa sortie, il est à nouveau relogé à l’hôtel, seul face à ses traumatismes. Son corps inerte est repêché sept jours après sa sortie de l’hôpital.

Seule responsable légale de ce mineur non accompagné, l’ASE l’a maintenu à l’hôtel, dans un environnement manifestement inadapté pour assurer sa protection et ce malgré les risques avérés de suicide et les signalements répétés de l’entourage (amis, associations, administrateur ad hoc). En conséquence, nous dénonçons l’inaction de l’ASE de Paris qui, selon nous, relève d’une situation manifeste de non assistance à personne en danger.

Interrogée par l’entourage de Nour cinq jours après sa sortie de l’hôpital, l’ASE affirmait n’avoir aucune nouvelle de lui. Le signalement de la disparition à la Brigade des mineurs ne sera fait que douze jours après sa sortie de l’hôpital. Au moment du signalement de sa disparition par l’ASE, il était déjà mort depuis cinq jours.

Sans la mobilisation d’associations et d’individus qui ont croisé le chemin de ce garçon, la mort de Nour serait probablement passée sous silence.

Le système actuel de la prise en charge de ces jeunes est totalement inadapté. Il est inadmissible qu’un mineur, qui relève de la protection de l’enfance, reste seul dans un hôtel sans l’accompagnement régulier de professionnels, alors qu’on connaît, de surcroît, sa vulnérabilité puisqu’il sort d’un séjour en hôpital psychiatrique. L’ASE a failli à son obligation de protection.

Comme de nombreux autres exilés, Nour avait risqué sa vie pour venir chercher la protection de la France. Ce n’est pas l’exil qui l’a tué, mais la défaillance du système de prise en charge des mineurs non accompagnés à Paris.

À la mémoire de Nour et pour dénoncer les défaillance de la prise en charge des mineurs non accompagnés à Paris.

Appel à un rassemblement le mercredi 21 mars, à 18 heures, Place de l’Hôtel de Ville

Organisations signataires :
• Adjie (Accompagnement et défense des jeunes isolés étrangers)
• Admie (Association pour la Défense des Mineurs Isolés Étrangers)
• Asmie (Association de Solidarité avec les Mineurs Isolés Étrangers)
• Collectif de vigilance du 12e pour les droits des étrangers
• Fasti (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou⋅te⋅s les Immigré⋅e⋅s)
• Fédération de Paris de la Ligue des Droits de l’Homme
• Gisti (Groupement d’information et de soutien des immigré⋅e⋅s)
• Hors la Rue
• La Voix de l’enfant
• Melting passes
• Mrap (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples)
• Parcours d’Exil
• Resf (Réseau Éducation Sans Frontières)
• SUD Conseil départemental de Seine-Saint-Denis
• Utopia 56


https://paris-luttes.info/un-mineur-iso ... e-par-9732
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 19 Mar 2018, 18:33

Courte occupation Basilique Saint-Denis par les sans-papiers

Aujourd’hui dimanche 18 mars 2018 à 14h30les sans-paiers ont occupéla Basilique de Saint-Denis La police est intervenue avec violence, elle a expulsé les sans-papiers. Le , Pierre Garelli, a été arrêté brutalement.

Cette occupation à l’initiative de environ 150 sans-papiers de la CSP 75 et CSP 93, est une action menée pour exiger :
• le retrait du projet de loi Asile-immigration
• la régularisation de tous les sans-papiers
• l’accueil inconditionnel des migrants

L’expulsion à eu lieu très vite et à cette occasion il y a eu de la répression.

https://paris-luttes.info/occupation-ba ... denis-9751
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 23 Mar 2018, 00:53

Rassemblement devant la préfecture Bobigny
avec les exilé.e.s de l'université Paris 8

Vendredi 23 mars 2018
à 14h, Esplanade devant la préfecture 93 à Bobigny, 1 esplanade Jean Moulin

Des papiers pour tou.te.s les exilé.e.s de Paris 8 !!!!

« Des papiers pour tou.te.s », c'est la revendication des exilé.es de Paris 8. Résister à la loi « Pour une immigration maitrisée et un droit d'asile effectif», c'est se tenir, aujourd'hui, demain, à leurs côtés et porter cette revendication simple.

Depuis un mois et demi, le bâtiment A de Paris 8 est occupé par des exilé.es de plusieurs nationalités et des personnes solidaires. Pour se protéger des violences policières à chaque coin de rue, qui font des quartiers de La Chapelle et de la Villette le terrain d'une véritable chasse à l'homme. Pour se protéger du froid, de la neige, de la pluie. Pour ne pas mourir sur un bout de trottoir comme Karim, exilé soudanais, la semaine dernière à la porte de la Chapelle, sous le regard indifférent des passant.e.s et des travailleurs « sociaux » du camp Hidalgo. Pour contrer la violence des institutions, la prise d'empreintes à l'électricité, l'enfermement et la déportation. Pour résister à un projet de loi qui n'est rien d'autre que l'aggravation d'une situation de fait, créée par ce droit dérogatoire au droit commun qu'est le droit des étranger.es et par une pratique administrative et judiciaire raciste. Pour tout cela, il a fallu et il faut encore s'organiser.

S'organiser, à Paris 8, c'est occuper un bâtiment et lutter pour que ces questions ne soient pas appréhendées sous l'angle de la gestion de population, du maintien de l'ordre public ou de l'urgence humanitaire. Il ne s'agit pas d'une mise à l'abri, mais bien de construire un rapport de force avec ces autorités qui écrivent ou appliquent la loi. Des revendications et une parole politique propres aux exilé.es sont nées. Ici, tous les jours, nous construisons un lieu de vie commune. Ici, au quotidien, nous nous organisons. Nous manifestons à Paris 8, devant la préfecture, dans les rues, devant le CRA du Mesnil-Amelot pour libérer l'un des nôtres arrêté en préfecture alors qu'il allait renouveler son récépissé. Nous pratiquons l'auto-défense juridique et politique. Nous ne nous laisserons pas faire.

Par notre lutte, nous piétinons le CESEDA (Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) et affrontons les préfectures. Face au racisme d'Etat, nous pouvons gagner, créer une brèche dans les politiques racistes de l'Etat français, redonner espoir aux 1300 personnes qui dorment dans la rue à Paris, aux enfermé.es en CRA en attente de déportation, aux réfugié.es statutaires sans logements, aux mineur.es rejeté.es au faciès par le DEMIE, aux débouté.es de l'asile.

C'est pourquoi nous appelons à manifester avec nous devant la prefecture de Bobigny le vendredi 23 mars à 14h


https://fr-fr.facebook.com/events/1036553339832421/
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