anti-fascisme, initiatives, manifs, contre-rassemblements

...Sans Papiers, antifascisme...

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Messagede Pïérô » 01 Oct 2008, 07:26

Manif unitaire antifa, Lille, 4 oct

NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS


Racisme d’Etat débridé, répression de militant-e-s syndicaux, démantèlement des conquêtes sociales et crise du capitalisme international permettent aujourd’hui à l’extrême droite de se refaire une santé et de travailler à sa réorganisation.
L’extrême droite régionale, nouant des contacts avec des organisations comme le Vlaams Belang, le mouvement Nation ou encore le Voorspost, s’appuie sur un contexte transfonstalier en crise (tensions entre les communautés flamande et wallone) pour favoriser des regroupements sur des bases culturelles, religieuses, communautaires mais aussi sociales.
Le FN Nord/Pas de calais a aussi effectué récemment un ‘ toilettage interne ‘ de manière à favoriser le courant de Marine Le Pen. En parallèle, certain-es exclu-es ou démissionnaires du FN se sont eux rapproché des groupuscules identitaires et régionalistes à l’image de Luc Pécharman récent allié du Bloc identitaire aux dernières élections lommoises.
C’est ainsi que s’est ouverte à Lambersart la « Maison du peuple flamand ».
Sous cet intitulé d’apparence anodine et sous couvert de folklore flamand, se dissimulent en réalité des organisations radicales d’extrême droite.


Cette maison, créée par les groupuscules « Jeunesses Identitaires » et « Terre Celtique », est un lieu de rassemblement de divers mouvements fascistes qui ne cachent en rien leurs affinités avec la mouvance extrémiste européenne, et notamment néo-nazie.
« Terre Celtique » est une association fondée par un ancien mercenaire d’extrême droite, ex-membre de la sécurité du FN. Les « Jeunesses Identitaires », groupuscule d’extrême droite radicale, affichent sans complexe leur idéologie xénophobe. Ils tentent, par exemple, d’organiser chaque hiver la distribution aux plus démuni-es de la « soupe au cochon», action interdite dans plusieurs villes pour discrimination manifeste envers les personnes de confession juive ou musulmane.

C’est très prochainement dans le quartier de Fives-Lille que les groupes identitaires entendent déverser leurs idées nauséabondes. En s’installant dans un quartier populaire, c’est encore sous des apparences socio-culturelles que la future maison du peuple flamand ouvrira ses portes aux habitants et habitantes afin d’attirer et d’embrigader les déçu-es de la politique institutionnelle.
Le fascisme se veut social afin de gagner les masses populaires. Il a su adopter certaines idées venant du socialisme comme du syndicalisme, pour attirer les classes défavorisées. Aujourd’hui, c’est sous couvert de la défense des identités régionales qu’il répand son idéologie révisionniste, nationaliste, raciste, homophobe et clairement anti égalitaire.


NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS,

IMPOSONS NOTRE UNITE ET NOTRE SOLIDARITE!

Laisserons-nous s’installer et prospérer près de chez nous un véritable foyer d’extrême droite?
Nous appelons les habitants et habitantes du quartier à s’organiser afin de ne pas laisser la gangrène fasciste gagner du terrain, et à prendre toutes les mesures pour empêcher son développement.



MANIFESTATION le SAMEDI 4 OCTOBRE 2008

RDV 14H30 métro Bois Blancs



Signataires : SOLIDAIRES, CHICHE, MRAP LILLE/NORD PAS DE CALAIS, LIGUE DES DROITS DE L’HOMME , CNT UL, SUD SANTE SOCIAUX 59/62, SUD ETUDIANT-ES, SCALP, SUD EDUCATION, ALTERNATIVE LIBERTAIRE, COMITE SANS PAPIERS 59, GDALE, FLAMANDS ROSES, NPA Lille, LCR, INDIVIDU-ES ANTIFASCISTES …..



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Re: manif unitaire antifa, Lille, 4 oct

Messagede Makhno » 24 Oct 2008, 21:18

De toute façon je pense que l'extrême droite a moins de chance de passer que la gauche, voire extrême-gauche. L'extrême droite fait plus peur au capitalisme que la gauche (juste la simple gauche). S'est quand même bien de lutter contre la fascisme ! :antifa:

"Le drapeau français n'appartient pas au FN !" Bérurier noir :guitare:
Modifié en dernier par Makhno le 26 Oct 2008, 19:16, modifié 1 fois.
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Re: manif unitaire antifa, Lille, 4 oct

Messagede Pïérô » 26 Oct 2008, 01:33

:gratte: ...j'ai pas bien tout compris....
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manif antifa à Strasbourg, coups de gueule.

Messagede lou » 04 Juin 2009, 09:57

Petit retour sur une manifestation antifa à Strasbourg le 13 Mai dernier: j'apprends par un copain militant que les Identitaires et Alsace d'abord ont loué un resto pour se rencontrer en plein centre de Strasbourg. Etant un peu deconnecté du reseau antifa depuis que j'ai quitté NO PA, je me pointes avec deux amis à l'heure prévue après avoir pris quelques renseignements sur le site des IDentitaires. Arrivé là je retrouve la fine fleur des antifas Strasbourgeois, plus quelques militants du NPA et quelques étudiants derrière une banderolle soit une cinquantaine de personnes face à une douzaine de flics. Sur place, j'apprends qu'une réunion de préparation à eu lieu mais qu'il a été decidé de ne pas faire un appel large, qu'en gros personnes n'a reussit à se mettre d'accord et en plus y a pas de tract. Je reste un peu, puis voyant qu'il ne se passe rien je fais le tour du resto avec deux copains pour voir si il y a une autre entrée: bingo, il y a une autre porte et c'est par là que rentre les invités avec un service d'ordre minimale: 2 sbires. On prends des photos tranquilou avant de se faire reperer par le service d'ordre et nous partons tranquillement. Deux jours plus tard, vidéo sur le site des identitaires avec la gueule de tous les militants présents, et en tout et pour tout 10 lignes dans le 20 minutes... Alors bon, je comprends bien que ça fait plaisir de se retrouver de temps en temps pour s'auto congratuler entre "vrais" antifa bla bla bla mais franchement ca sert à quoi? Sur un evenement de ce type, c'était un appel aussi large que possible qu'il fallait faire, avec tract pour informer la population, coup de téléphone au restaurant pour faire pression ect... En plus, j'ai appris que 1) le restaurant en question était utilisé assez souvent par une grosse assoc de défense des homosexuels, 2) le truc était annoncé depuis trois semaines; autant dire que y avait moyen de faire capoter la rencontre. Mais non, on prefère se battre entre orgas, reserver son petit pré carré, parceque "c'est nous les vrais antifas", pour un résultat zéro pointé. Avec ce genre de rassemblement je comprends mieux pourquoi on a du mal à mobiliser sur l'antifa. lLantifa de rue c'est très bien mais ça n'est que le dernier maillon de la chaine et franchement au concours des gros bras on perd toujours face aux fafs, alors il serait temps de se pencher sur une autre maniere de faire de l'antifa, de façon à être efficace!
je serai post-féministe quand nous en serons au stade du post-patriarcat.
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anti-fascisme, initiatives, manifs, contre-rassemblements

Messagede Pïérô » 17 Sep 2010, 23:49

Tours, les fachos sont de sortie, nous aussi...
Rassemblement et contre-rassemblement ce jeudi 16 septembre


. . . . . . . . . . Image

Alors évidemment il y a des choses à redire, parce que les anti-fascistes qui occupaient la place ont été éjectés par la police et coincés contre le mur du palais de justice. Tout a été mis en oeuvre pour permettre aux fachos de s'exprimer sur cette place du centre ville. Et les arrestations sont dues au fait que la police procédait à des contrôles d'identité intempestifs et a pratiqué de la provocation à l'égard des contre-manifestant-es.

. Interview d'un membre d'AL37 lors du rassemblement par Polémix et La Voix Off :
http://www.yousendit.com/download/UFVwZ ... b0N4dnc9PQ

. et une autre sur TV Tours, journal de ce jour, vend 17, à 3mn15 : http://www.tvtours.fr/
on appréciera au passage en suivant la totalité du journal comment d'un côté la préfecture met en scène un hommage à un prefet résistant à l'époque au gouvernement de Vichy, alors que celui en place autorise nos fascistes à revendiquer le retour à ce régime...

Il reste qu'il faut envisager de batir dans le durable une opposition construite et unitaire face au développement de l'extrème droite et pas seulement car aujourd'hui le gouvernement mène une politique qui reprend des thématiques nauséabondes...


http://alternativelibertaire37.over-blo ... 24607.html
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Re: anti-fascisme et au delà, manifs, contre-rassemblements

Messagede Johnny Pivert » 18 Sep 2010, 12:32

Salut,

Sur le blog d'AL 93, on peut voir une petite vidéo de la mobilisation contre la venue de Gollnisch à St Denis, vendredi dernier. Des mobilisations antifascistes apparaissent dans tout la France depuis des mois (Chauny, Lyon, Bordeaux, Paris, Toulouse, Tours...) et il serait peut-être temps de faire le lien entre elles.
Un sujet auquel nous devrions réfléchir...

http://libertaires93.over-blog.com/arti ... 93516.html
Johnny Pivert
 
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Re: anti-fascisme et au delà, manifs, contre-rassemblements

Messagede berneri » 26 Sep 2010, 14:48

http://www.resistances.be/pseudorebel.html
L'extrême droite manipule « sa » jeunesse


L'escroquerie
pseudo rebelle


Anti-système et révolutionnaire, l'extrême droite ? Les jeunes qui scandent les slogans haineux des partis nationalistes ou des mouvements identitaires se trompent de colère. Pire, en usurpant un discours rebelle, ils se font manipuler et ratent finalement leur vie...


Publicité pour le journal français «Métro» publiée en avril 2008. Elle illustre la manipulation des jeunes par l'extrême droite – Document : «Métro» 2008.


L'extrême droite n'est pas rebelle. Pourtant, plusieurs organisations nationalistes de droite se présentent comme des mouvements contestataires anti-système. Force est de constater, historiquement et aujourd'hui encore, que l'extrême droite utilise un «profil rebelle» uniquement dans le but de récupérer des jeunes en révolte contre l'ordre établi. Le «discours révolutionnaire» - déjà entendu dans la bouche de leaders de la droite extrême, populiste et nationaliste, comme Jean-Marie Le Pen - sont des leurres pour embrigader, par intoxication, la jeunesse et les déçus de la politique.


Au service de l'ordre bourgeois
De tout temps, les partis et organisations d'extrême droite ont appartenu aux milieux les plus réactionnaires, rétrogrades et conservateurs de la droite pure et dure. Dans les années 1970, en Belgique, le Front de la jeunesse (FJ), une organisation néofasciste, fut utilisé comme groupe de propagande et d'action par les notables du Centre politique des indépendants et cadres chrétiens (Cepic), l'aile ultradroite du Parti social-chrétien (PSC), le parti le plus réactionnaire de l'époque. En France, le Parti des forces nouvelles (PFN, une scission radicale du Front national de Le Pen et parti-frère du FJ belge) apporta son appui au président Valery Giscard d'Estaing. Auparavant, en Mai 1968, face aux étudiants en révolte contre l'«ordre bourgeois», le mouvement Occident collabora avec les forces de l'ordre et les «barbouzes» du Service d'action civique, le Sac, conduit par le futur ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, aujourd'hui poursuivi dans des dossiers politico-judiciaires. Le mouvement Occident sera dissout et ses dirigeants fonderont le mouvement politique Ordre nouveau, à la base ensuite du Front national français, dont les contacts avec des policiers d'extrême droite seront extrêmement nombreux.

De nos jours, des partis et des groupuscules d'extrême droite continuent à diffuser des slogans révolutionnaires pour endoctriner des jeunes, pour les récupérer et les contrôler. Certains dirigeants de ces partis nationalistes ou identitaires livrent alors à des services de police ou de renseignements des informations sur leurs membres. En particulier sur leurs jeunes militants. Qui se retrouvent alors souvent fichés par la police.


Affiche de RésistanceS, le web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite © asbl RésistanceS 2008


Une vie familiale ratée
La récupération du vocabulaire et de l'allure rebelle par des partis comme le Front national (français et belge) ou le Vlaams Belang fait partie d'une usurpation. L'utilisation de noms aux accents révolutionnaires pour baptiser des organisations d'extrême droite suit le même processus récupérateur. La revendication d'une idéologie «nationaliste-révolutionnaire» n'a de «révolutionnaire» que le nom. Au final, les jeunes rebelles attirés par une ultradroite prétendant être en insurrection contre le système ont été à chaque coup récupérés par les piliers fondamentaux du même système. L'extrême droite n'est donc pas rebelle. Ne l'a jamais été et ne le sera jamais (*).

Les jeunes qui rejoignent l'extrême droite se font totalement manipuler. Pire, par leur engagement politique dans ses rangs, souvent, ils ratent ensuite leur vie familiale et professionnelle.

Isabelle De Connickx

(*) Cette escroquerie politique a fait l'objet d'une étude spécifique de Manuel Abramowicz : « L'extrême droite se donne un label révolutionnaire pour séduire des jeunes », publiée en 1998 dans « L'école face au racisme : les jeunes au défis de l'ethnicité », ouvrage collectif dirigé par Joël Kotek et Ahmed Medhoune, éditions Quorum, pages 111 à 129.




Quand Nation lâche ses radicaux

Un exemple parmi tant d'autres de manipulation de jeunes nationalistes radicaux par des partis d'extrême droite «traditionnels» : le mouvement Nation, fondé en 1999 par des dissidents du Front nouveau de Belgique et d'autres dissidents du Front national de Daniel Féret, affirme être le représentant du courant «nationaliste-révolutionnaire». Il dit regrouper les radicaux du nationalisme et de la mouvance identitaire. Ses discours sont radicaux. Et quelques jeunes, dès lors, sont attirés par ce type de mouvement. Or, ses dirigeants, par opportunisme ou politiquement correct, lâchent leurs jeunes militants lorsque ceux-ci ont des ennuis, notamment judiciaires. Plusieurs activistes ou sympathisants de Nation, par exemples, après avoir participé à des manifestations interdites organisées par ce mouvement, comme le 1er mai dernier à Charleroi, se sont fait arrêter. Ensuite, ils durent payer de fortes amendes administratives pour participation à une manifestation illégale. Ce qui fait mal au portefeuille des militants, pas des dirigeants du mouvement !

Récemment, après que RésistanceS, le web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite, a évoqué les liens entre le mouvement Nation et Konflikto 28, un groupe wallon de skins-nazis, le premier a immédiatement nié tout contact avec le second. «Le mouvement NATION affirme qu'aucun projet, ni aucune communication n’est entretenue ni établie avec ce groupuscule» peut-on ainsi lire dans notice de Jeune Nation – la section juvénile du mouvement Nation – diffusée en juin dernier.

Il y a quelques années, c’est un jeune du Vlaams Blok, proche du groupe néonazi l'Assaut, fondé et dirigé par l'actuel président de l'asbl mouvement Nation, qui avait été abandonné par ses «camarades» suite à sa condamnation pour négationnisme. Pourtant, le groupe l'Assaut avait été un partisan acharné de la négation des crimes nazis... avant le vote, en 1995, de la loi qui condamnera le négationnisme...

IDC
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Re: anti-fascisme et au delà, manifs, contre-rassemblements

Messagede berneri » 26 Sep 2010, 14:52

http://www.leprogres.fr/fr/article/3367 ... toile.html


Rhône
Identitaires lyonnais : la nouvelle extrême droite tisse sa toile

publié le 23.06.2010 04h00
*

L'ENQUÊTE Sur le terrain et sur le net, dans les facs et les associations, les « identitaires » lyonnais tissent leur toile. Les récents « apéros saucissons » organisés en France mettent au jour la stratégie de ces nouveaux militants

Pas de local. Pas de chef. Mais étonnamment bien structurés. Les militants de Rebeyne seraient, selon eux, environ 70 à Lyon. Rebeyne, en parler lyonnais, ça veut dire révolte. C'est le nom qu'ils se sont donné. A Lyon seulement puisque la mouvance dont ils se revendiquent est présente partout en France. Les Identitaires.
Ils font régulièrement parler d'eux au travers d'actions plus ou moins spectaculaires. Présentés comme une frange de l'extrême droite, ou de la droite populiste à la mode italienne, la mouvance identitaire n'est pas nationaliste. Plutôt « patriote, attachée à la terre. Nous avons une triple identité, commente Damien Rieux, membre du mouvement depuis sa création, il y a environ 18 mois, une identité locale, nationale et européenne ».
Ce qui caractérise ces identitaires, c'est déjà leur âge. Ils sont jeunes, une vingtaine d'années tout au plus. Et un engagement très marqué. Ils cotisent entre 5 et 10 euros par mois et connaissent leur argumentaire sur le bout des doigts. Pas de jeunes, paumés et sans repères. Non, des jeunes intégrés dans une vie sociale et familiale, issus pour la plupart des classes moyennes. Des étudiants pour beaucoup, quelques artisans. Romain est étudiant à l'EM Lyon, « boursier ! » s'empresse-t-il d'ajouter, « et ce n'est pas avec l'argent de mes parents ». Damien, le fils de militant communiste, est en licence de communication. « Mais ici, on a tous les profils » ajoute-t-il, « on doit même avoir un chômeur… »
Des références politiques, mais pas de « pas de références religieuses », martèlent les militants, « mais on respecte l'héritage chrétien, s'attaquer à l'Eglise, c'est s'attaquer à notre culture », commente le jeune-homme présent sur le parvis de la cathédrale Saint-Jean pour s'opposer au Kiss In, (embrassade géante), organisé par des associations pro gay qui luttent contre l'homophobie. « Moi, je ne suis pas croyant, raconte Damien, mais ça ne m'empêche pas de me trouver bien dans une église ». En revanche, moins d'empathie vis-à-vis de l'Islam. « A priori, on n'a rien contre , ce n'est pas notre culture, c'est tout », explique lentement Romain. « Sous prétexte de tolérance, de laïcité, on laisse tout faire. Ce qu'on veut, c'est défendre les identités, insistent les jeunes militants, celle des Tibétains, des Marocains ou des Indiens d'Amérique. Le problème, c'est qu'en France, c'est nous qui risquons devenir les Indiens. Le désastre, c'est l'émigration, la fuite des cerveaux vers les pays industrialisés ».
In fine, un discours qui trouve parfois écho. Et dans tous les milieux. Propagande sur internet, prosélytisme, nostalgie d'un âge d'or, valeurs morales, opposition à l'Islam... Bien qu'ils s'en défendent, ces identitaires, qui portent le germe de l'extrême-droite française, cherchent bien à recruter la jeunesse de notre époque
Geoffrey Mercier
gmercier@leprogres.fr


Des coups de com' qui font mouche

Avant de coller des affiches, les Identitaires lyonnais ont trouvé plus efficace pour faire parler d'eux. Leur fait d'arme ? L'invasion d'un Quick Halal à Villeurbanne. Leur vidéo de militants a fait le tour de France. Plus de 200 000 vues sur internet.
Actions à proximité du cercle du silence aux Terreaux, à la bibliothèque de la Croix-Rousse, lors des manifestations organisées par RESF...
Au final, des coups d'éclat, jamais de plainte. « On ne casse rien, on fait ça avec humour, se justifie Romain. Nous avons préparé notre coup un ou deux mois avant. Mais vous savez, depuis, on a reçu de nombreuses menaces de mort ». Car le halal, c'est l'un de leurs chevaux de bataille : « On est parfois obligé de prendre sa voiture pour ne pas manger halal, tempête le jeune homme. Quand vous êtes étudiant et que vous avez 5 ou 6 euros pour déjeuner, il vous reste les kebabs. Le halal, c'est aussi le financement de l'islam via les taxes de certification ».
G.M
Questions à Jean-Yves Camus, chercheur associé à l'IRIS, spécialiste de l'extrême droite: pour eux, l'élément le plus « dissolvant », c'est l'Islam

D'où provient cette mouvance ? Quels sont ses liens avec l'extrême droite ?
Il y a un certain nombre d'animateurs qui ont fait leurs armes dans des mouvements d'extrême droite, parfois même activistes dans ces mouvances. Ils ont mûri leur réflexion et embarqué avec de nouveaux militants. C'est un mouvement historiquement nouveau.

Quel est le ciment idéologique des Identitaires?
On peut situer les identitaires entre le Mouvement Pour la France, de Philippe de Villiers et le Front National. Une sorte de droite populiste qui prend pour modèle la Ligue du Nord italienne.

Ils ont vraiment l'ambition de prendre le pouvoir?
Oui, ils ont effectivement cette ambition et surtout d'influer sur le climat politique en mettant dans l'air du temps un certain nombre de thèmes. Ils y réussissent de manière disproportionnée grâce notamment à leur activité sur le net.

Au fond, ils défendent quoi ?
Ils défendent plusieurs thèmes. Ce ne sont pas des Jacobins, ni des Souverainistes, ils sont favorables à une fédération des identités régionales dont le ciment civilisationnel. Ça passe notamment par le refus de l'immigration et le multiculturalisme. Pour eux, l'élément le plus « dissolvant », c'est l'Islam.
Recueillis par G.M
Des camps d'entraînement avec cours de combat au programme

Les jeunes Identitaires l'ont compris, la conquête se fait aussi sur le terrain : dans les facs, les clubs les associations. « Nous sommes cette jeunesse des camps d'été, des longues ascensions en montagne, des arts martiaux et des coups reçus. La jeunesse de l'effort, de la sueur et du dépassement de soi. Nous sommes cette jeunesse qui refuse toutes les drogues », indiquent-ils. Un programme qui s'appuie sur la restauration de certaines « valeurs morales ». Des camps de formation, les jeunes lyonnais ont eu l'occasion d'y participer, dans une maison de la banlieue d'Aix-les-Bains l'année dernière, en Savoie. Au programme, cours de combat, marches en forêt, et formation politique… La vie à la dure. Comme les grands.
Mais les Identitaires se donnent aussi une mission. « Certains parents nous soutiennent, ce qu'on fait est assez positif. On fait du sport, du foot, du rugby, des randonnées ». Mais dans sport, il y aussi sports de combats. Rebeyne a monté sa structure propre pour initier les militants au self-défense dans une structure au nom non-équivoque : « Les Lugdunum Torgnoles ». Tous les jeudis soirs, dans une salle de sport de la Presqu'île, ils sont un petit groupe à enfiler les gants. Prêts à en découdre.
G.M

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La stratégie internet

Tout se joue d'abord sur le net. Les récents exemples d'organisation de pseudos apéros dans les quartiers à forte population musulmane en est l'exemple. A Lyon, en 48 heures, plus de 2 000 membres pour adhérer à l'idée. Parmi eux, des Lyonnais lambda. Mais également une frange de l'extrême droite la plus dure. Dans un communiqué, le FN soutient l'opération évoquant « élan festif et spontané qui vise à montrer, au grand jour, l'attachement du peuple Français à son mode de vie et à ses traditions aujourd'hui gravement menacées », commente Christophe Boudot, secrétaire général de la fédération du Rhône.
Rapidement, et devant les levées de bouclier, les organisateurs ont baissé les armes en renonçant à leur projet. A moins que le seul objectif soit de faire parler d'eux. Car ça marche.
L'opération saucisson à la Goutte d'Or a été reprise dans tous les médias nationaux. Idem localement pour l'opération lyonnaise « Rosette et pinard ».
G.M
Des résultats électoraux en Provence et en Alsace qui ouvrent la voie

Frange de l'extrême droite ? Les jeunes de Rebeyne ont un petit sourire un coin. Tout au plus consentent-ils à considérer que les gens leur mettent cette étiquette. Un groupe pourtant affilié au Bloc Identitaire. Un mouvement fondé en avril 2003 par Fabrice Robert, l'un des dirigeants d'Unité Radicale, mouvement dissous en août 2002 après la tentative d'assassinat perpétrée par l'un de ses membres, Maxime Brunerie, contre Jacques Chirac le 14 juillet 2002. Les proximités idéologiques avec des mouvements plus radicaux sont bien réelles. L'agence de presse Novopress.info peut également être intégrée dans ce courant, puisqu'elle a été initiée par Les Identitaires et dirigée aujourd'hui par Bruno Larebière, un ancien du journal Minute. Elle dispose en parallèle de nombreux relais dans les régions dites « à forte identité ».
Mais le combat est également dans les urnes. A l'occasion des régionales de 2010, une liste est présentée en Languedoc-Roussillon intitulée « Ligue du Midi » qui recueille 0,7 % des voix, et en Provence-Alpes-Côte d'Azur est présentée une liste baptisée « Ligue du Sud » autour de Jacques Bompard (ex FN), qui recueille 2,7 % des voix. Le score le plus élevé est réalisé dans le Vaucluse (8,4 %).
En Alsace, la liste d'Alsace d'abord a obtenu 4,98 % des suffrages. Forts de ces résultats, les identitaires lyonnais envisagent également de se positionner lors de prochaines échéances électorales. Pourquoi pas les cantonales. Car les élections pour ses jeunes se résument le plus souvent à l'abstention ou au bulletin blanc. « A Lyon, personne ne nous représente commentent-ils.
G.M
Repères

> Le Bloc-Identitaire, mouvement national créé en 2003. Parti politique depuis 2009
> Pour un fédéralisme européen
> Revendique 2 000 adhérents en France, 70 à Lyon
> Opposition au métissage ethnique, à la mondialisation, l'islamisation
> Publication : « Identitaires »
> Président: Fabrice Robert, ancien membre d'Unité Radicale
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Re: anti-fascisme et au delà, manifs, contre-rassemblements

Messagede Nico37 » 19 Mar 2011, 14:42

Dossier réalisé par Le Comité de Vigilance antifasciste de Franche-Comté (CVA FC), à propos de l’organisation d’un concert nazi le 19 mars 2011 en Franche-Comté. Egalement, à titre d’information, le dossier pour la fermeture d’un local nazi à Lyon qui appuie certains éléments du dossier.

http://ddata.over-blog.com/0/33/43/88/d ... 19mars.pdf


Gros et importants compléments d'infos
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Re: anti-fascisme et au delà, manifs, contre-rassemblements

Messagede Pïérô » 26 Mar 2011, 00:31

Rassemblement devant la CGT contre une conférence de Presse prévue par le Front National
le lundi 28 mars :

La préférence nationale est incompatible avec le syndicalisme

Les valeurs de la CGT sont totalement incompatibles avec le racisme, la xénophobie, la peur de l'autre.

La CGT a la vocation de défendre et d'unir tous les salariés quels que soient leur couleur de peau, leur citoyenneté ou leur pays d'origine.

Ces valeurs humanistes de solidarité et de fraternité entre tous les salariés sont vitales face à un patronat et à des gouvernements qui, en France comme en Europe, renforcent l'exploitation du monde du travail, en laminant nos droits, en affaiblissant la protection sociale et en privatisant les services publics pour les placer aux mains des financiers.

Ne laissons pas le Front National diviser le monde du travail au profit de ces derniers.

Lundi 28 Mars , la Fédération CGT des Services Publics reçoit l'ex-Secrétaire Général du syndicat CGT des territoriaux de la Mairie de NIVANGE (Moselle), adhérent du Front national et candidat sur une de ses listes aux élections cantonales. Il sera accompagné de son avocat.

Le FN a l'intention de se saisir de l'occasion pour médiatiser le dépôt de sa plainte à l'encontre de la CGT en convoquant une conférence de presse devant notre confédération !

La CGT donne rendez-vous a tous ses militants et a toutes celles et tous ceux qui veulent exprimer leur attachement a des valeurs fondamentales

Rendez-vous
Lundi 28 mars à partir de 13h00
devant lE SIEGE DE La CGT

263 rue de Paris, Montreuil (93)
Métro Porte-de-Montreuil ou Robespierre
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Manif antifasciste à Forbach (57) Dimanche 11 sept 2011

Messagede bipbip » 10 Sep 2011, 10:07

appel :

Contre-manifestation antifasciste à Forbach Dimanche 11 septembre 2011

L’extrême droite radicale et fasciste ne cesse actuellement de se développer. Comme ailleurs en Europe et il y a quelques semaines en Norvège, la France est touchée : agressions racistes à Toulouse, Lyon, Lille, ouvertures de locaux fascistes (Lille, Lyon, Forbach), c’est également dans la région de Bitche qu’à la mi juillet un concert néo-nazi a regroupé près de 2000 personnes !

C’est dans ce contexte que le 11 septembre 2011, un groupuscule d’extrême droite présent sur la scène nationale a décidé d’organiser une manifestation « contre l’islamisation de l’Europe ». C’est d’ailleurs ce groupe nationaliste qui ouvrira prochainement des locaux en Moselle Est.

Nous ne pouvons tolérer ce mot d’ordre raciste ni laisser leurs activités fascistes s’implanter dans notre région, comme ailleurs.

Dans ce contexte de crise économique, rappelons que le fascisme ne peut être considéré comme une alternative politique pour les travailleurs et les classes populaires.

Comme nous l’a montré l’histoire, les intérêts fascistes n’ont jamais été ceux du mouvement social.

Ainsi, le 11 septembre, et alors que le préfet, pourtant sollicité, a décidé d’autoriser la manifestation fasciste, il est de notre devoir de faire barrage à l’extrême droite, afin de ne pas laisser l’intolérance, raciste, xénophobe ou homophobe investir nos rues.

CONTRE MANIFESTATION ANTIFASCISTE
DIMANCHE 11 SEPTEMBRE 2011
RDV à 19h00 à FORBACH
devant la Salle des fêtes – quartier du Wiesberg


Le collectif d’appel à la contre manifestation est composé des organisations suivantes : Action Antifasciste – ATTAC 57 – CGT Moselle – CNT 57 – Couleurs Gaies – Jeunesse communiste – MRAP Moselle – NPA 57 – SOS Racisme.

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barrer la route à l’extrême droite, le 8 oct Wazemmes (59)

Messagede Pïérô » 06 Oct 2011, 06:10

Manifestation antifasciste le samedi 8 octobre 2011 à 15h devant le marché couvert de Wazemmes (près de Lille 59)

Une manifestation antifasciste d’ampleur, la seule solution pour barrer la route à l’extrême droite le 8 octobre

Profitant d’un contexte social tendu et d’une crise du capitalisme sans précédent, l’extrême droite entend poursuivre son implantation tout azimut. Partout en France et en Europe, elle distille son racisme et sa xénophobie sous la forme de l’anti-islam et de l’ultra nationalisme ainsi que de l’homophobie et du sexisme.

Le 08 Octobre 2011 à Lille, c’est un ensemble de groupuscules fascisants provenant de toute la France qui appelle à se rassembler et à manifester. Toute la frange la plus dure de l’extrême droite française qui sera présente, allant des nationalistes autonomes aux identitaires en passant par les néo-nazis.

Face à cette provocation de l’extrême droite, nous nous organisons en conséquence !

Pour ne pas laisser étaler leur politique de haine, de racisme et de stigmatisation de l’immigration, opposons leur la solidarité des travailleurs-euses face aux idées de l’extrême droite. Ensemble soyons uni-es, déterminé-e-s et solidaires dans l’action contre le fascisme qui est le bras armé du capitalisme.

Manifestation le samedi 8 octobre 2011 à 15h devant le marché couvert de Wazemmes

Une soupe sera proposée par le CSP 59 à l’arrivée du cortège place de la République.

Premiers signataires : Alternative Libertaire, Alternatifs, Cnt, Comité « Libérez Les », Comité Solidarité Basque, Csp 59, Gauche Unitaire, Initiative Communiste Ouvrière, Jc Lille, Mrap 59/62, Npa , Parti de Gauche, Sud Éducation 59/62, Sud Étudiant-e Lille, Turbulences Sociales, Uec Lille…

Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: barrer la route à l’extrême droite, le 8 oct Wazemmes (5

Messagede Nico37 » 07 Oct 2011, 01:15

Rassemblement des Identitaires le 8 octobre à Lille (CGT CG 59)

Oopstan (Maison Flamande), Troisième Voie, Maison de l'Artois, Front Comtois, Nation autonome, les belges de Nation, toute cette belle jeunesse saine et bien nourrie de France (?) appelle ce samedi 8 octobre 2011 à une manifestation sous la forme d'un « Front Populaire Solidariste » rallié opportunément et in extremis par la Nouvelle Droite Populaire. Ce rassemblement se fera sous le «patronage» de Roger Salengro, Ministre de l'Intérieur du Front Populaire, malheureux suicidé de l'extrême-droite française (Gringoire, Action Française). « Hommage patriote » à Salengro, militant SFIO, qui se voit reconverti pour le coup, à son « cadavre » défendant, en combattant de la « Préférence Nationale ».

Recyclant à tout va, cette extrême-droite d'un jeune siècle qui ne s'annonce ni spirituel ni heureux, se déclare ni-ni : ni fascisante, ni néo-nazie, ni xénophobe, ni raciste, ni dangereuse, ni autoritaire. Ces enfants de choeur aux gueules de paras endeuillés par une infructueuse « corvée de bois* », récupèrent tout ce qui peut semer le doute dans les esprits quant à leurs véritables intentions : Jaurès, Salengro, le Front populaire et les victoires de la classe ouvrière, les Sans-culottes, les Communards, la solidarité, l'indignation, la défense des travailleurs, tout y passe même la laïcité...

Plus révoltés qu'eux tu meurs et justement, gare à ceux, militants de gauche et syndicalistes dont la révolte passe par la récupération prolétarienne, la grève, l'occupation des usines, la reprise de l'outil de travail, la maîtrise de la production, la redistribution des richesses...Car les identitaires et les syndicalistes nationalistes aiment l'ordre et luttent aux côtés des patrons nationaux contre...les salariés tout comme Marine Le Pen réclamait à Sarkozy le
retour forcé des salariés grévistes au boulot à l'automne dernier.

Dans les faits, « plus à droite qu'eux, tu tombes ». La Troisième voie (pour utiliser un terme générique) marche dans les pas de ses prédécesseurs et exploite son registre historique : menaces et haines. Par prévention, les organisateurs identitaires ont fermé les commentaires des blogs militants, mais leur Mouvance publie quand même. Ainsi sur fdesouche.com qui a relayé l'appel à manifestation des identitaires, SamLacoupe écrit le 1er octobre, en commentaire à un fait divers : « pour ma part, je n’aurai jamais la moindre compassion pour une salope d’européenne qui se maque avec un africain, qu’il soit noir ou du nord! » et encore mOSXquito : « Je préfèrerais voir des milliers d’immigrés Roumains à une seule blatte musulmerde ! » Dauphiné commentant l'élection d'une miss régionale : « Non, elle n’est pas laide, elle est affreuse. C’est une b.o.u.g.n.o.u.l.e…Je suis un gros beauf, et alors !!! l'heure n'est plus au politiquement correct !" ou encore sur Novopress...

Il faut savoir qu'au-delà des divergences doctrinales, les identitaires, leurs protecteurs et leurs maîtres à penser, espèrent la victoire de Marine LePen (qu'ils jugent trop molle) aux Présidentielles, et tablent ensuite sur une guerre civile.

Samedi 8, si la Préfecture le permet, c'est la peste qui défilera dans les rues de Lille.

Ramassis hétéroclite mais dangereux qui scellera le soir même, son alliance mortifère avec la chair martyrisée et dans le sang du cochon auquel on aura fait sa Fête. Mauvais présage !

La Cgt du CG59 pour toutes ces raisons s'associe à l'appel repris ci-dessous.

*Corvée de bois : Exécution sommaire des prisonniers algériens pendant la guerre d'Algérie. 1958, extrait de la lettre d'un jeune soldat dans Pierre Vidal-Naquet, La torture dans la République, Paris, Maspéro, 1972 «On demandait des volontaires pour descendre les gars qu'on avait torturés (…)C'est peut-être pas du boulot très propre (…).Alors, au fond, on nettoie le pays (l'Algérie) de toute la racaille... Et puis, ces gars, ils veulent le communisme, alors vous comprenez... ? »

Source des commentaires :
http://www.fdesouche.com/245321-lille-% ... e-respect-%...
http://www.fdesouche.com/245634-drome-z ... hine-pho...
http://www.novopress.info

APPEL

Profitant d’un contexte social tendu et d’une crise du capitalisme sans précédent, l’extrême droite entend poursuivre son implantation tout azimut.

Partout en France et en Europe, elle distille son racisme et sa xénophobie sous la forme de l’antiislam et de l’ultra nationalisme ainsi que de l’homophobie et du sexisme.

Le 08 octobre 2011 à Lille, c’est un ensemble de groupuscules fascisants provenant de toute la France qui appelle à se rassembler et à manifester. Toute la frange la plus dure de l’extrême droite française qui sera présente, allant des nationalistes autonomes aux identitaires en passant par les néo-nazis.

Face à cette provocation de l’extrême droite, nous nous organisons en conséquence !

Pour ne pas laisser étaler leur politique de haine, de racisme et de stigmatisation de l’immigration, opposons leur la solidarité des travailleur-es face aux idées de l’extrême droite.

Ensemble soyons uni-es, déterminé-e-s et solidaires dans l’action contre le fascisme qui est le bras armé du capitalisme.

Rendez-vous le samedi 8 octobre 2011, devant le marché couvert de Wazemmes à 15h.

Une soupe sera proposée par le CSP 59 à l’arrivée du cortège place de la République.

Les signataires à l'heure d'aujourd'hui : ACF, Alliance Rouge et Noire, AL, Alternatifs, APU Moulins, CGT (syndicat Conseil Général 59, section Mairie de Lille, UL historique de Douai, ULs de Seclin, Auchel, Béthune, Bruay, Isbergues et Lillers), CNT (UR 59/62, UL de Metz…), CNT-NCA Belgique, Comité « Libérez-les », Comité Solidarité Basque, Comité SOS RACISME Lille, Cordillera, Coordination Communiste 59/62, CSP 59, FA Béthune, Flamands Roses, Front Syndical de Classe, Gauche Unitaire, GDALE-CGA, Initiative Communiste Ouvrière, JC Lille, LDH, Le Cri du Coron, MRAP 59/62, NPA, Parti de Gauche, PCF (Lille et Seclin), PRCF, Solidaires 59/62, Spartak Lillois, SUD éducation 59/62, SUD étudiant-e Lille, SUD mairie de Lille, Turbulences Sociales…

Syndicat CGT CG 59 Lille, le 3 octobre 2011
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Re: barrer la route à l’extrême droite, le 8 oct Wazemmes (5

Messagede Nico37 » 08 Oct 2011, 00:56

Manifestation antifasciste de samedi : "il ne s'agit pas de crier au loup !"Publié le jeudi 06 octobre 2011 à 16h57 - JULIA MEREAU - nordeclair.fr

Le collectif d'associations, de partis et de syndicats entend opposer "les couleurs d'une région métissée" à la manifestation d'extrême-droite qui se tient à Lille ce samedi.

A Lille, samedi, ils attendent un petit millier de manifestants, dont un certain nombre d'étudiants pour défendre les couleurs d'une ville et d'une région "métissée". Le collectif "Lille antifasciste" organise cette marche en réaction à la manifestation des identitaires flamands.

"Ils disent qu'ils vont manifester pour défendre l'emploi mais ce sont des adeptes du double discours. En réalité, leur haine du musulman est réelle". Pour preuve, ils citent la fête du cochon que les identitaires organisent en fin de manifestation. En réaction toujours, les mouvements de gauche, d'extrème gauche et anti capitaliste proposeront une soupe pour tous les sans papiers.

" Ils cachent leur discours, mais la haine est bien réelle "

Leur rendez-vous est programmé à 15h, au départ du Marché de Wazemmes. Leur objectif est clair : "Il s'agit de dénoncer une idéologie proche du nazisme". Celle-là même, préviennent-ils, qui se cachera dans le cortège organisé par les identitaires (Maison Flamande, Troisième Voie, Front Comtois, Nationalistes Autonomes, Belges de Nation, etc), au même moment dans les rues de Lille, sous couvert d'appel à mobilisation pour sauver les emplois. "Ils ont dit ça pour ne pas se faire interdire leur manif". "Effectivement, s'ils avaient dit qu'ils allaient manifester pour leur fête du cochon, ç'aurait été différent ! Ils cachent leur discours mais leur haine du musulman est bien réelle", martèle Manu du CNT, qui en veut pour preuve leur fête du cochon, qui est bien organisée en fin de manifestation.

" Les couleurs d'une région métissée " face à " la rancoeur de l'extrême-droite "

Avec lui, syndicats, partis politiques de gauche, organisations et mouvements militants de gauche et d'extrème gauche * sont ainsi mobilisés pour défendre à rebours, les "couleurs d'une région métissée, multicolore et ouverte, qui ne veut pas du discours de haine et de ranceur de l'extrème droite", insiste Annick Batalan pour la Ligue des Droits de l'Homme. En fin de parcours, eux, proposeront en réaction une soupe pour tous les sans papiers, sur la place de la République. "Le but, c'est d'être nombreux en face pour leur barrer la route". Entendez de façon imagée. En conférence de presse aujourd'hui, le collectif a insisté sur le fait qu'il n'est pas question pour cette mobilisation anti fascite d'aller croiser la route des identitaires, à Lille, samedi. "Nous n'avons pas besoin de violence pour nous faire entendre, et ce serait leur faire trop de publicité". En parlant de publicité, ils affirment aussi qu'il vaut mieux être présent plutôt que de les laisser faire, sans mot dire. "Vous imaginez les gros titres de la presse du lendemain ?, interroge Romain, de Sud étudiant. Ils ne parleraient que de ça. Là, au moins, les titres seront plus équilibrés."

* ACF, Alliance Rouge et Noire, AL, Alternatifs, APU Moulins, CNT, Comité "Libérez-les", Comité Solidarité Basque, Cordillera, Coordination communiste 59/62, CSP 59, FA Béthune, Flamands Roses, Front Syndical de Classe, Gauche Unitaire, GDALE-CGA, Initiative Communiste Ouvrière, JC Lille, LDH, Le Cri du Coron, MRAP 59/62, NPA, Parti de Gauche, PCF de Lille, PRCF, Solidaires 59/62, Spartak Lillois, SUD éducation 59/62, SUD étudiant-e Lille, Turbulences Sociales, UEC Lille, Unions locales CGT Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers.


La manifestation d’extrême droite radicale à Lille est finalement autorisée
Le préfet du Nord a finalement décidé d'autoriser la manifestation prévue samedi 8 octobre à Lille à l'appel de plusieurs organisations d'extrême droite radicale en la restreignant et en la cantonnant à un quartier.

Cette manifestation, annoncée sur Internet de longue date mais déposée au dernier moment auprès de la préfecture, doit rassembler les militants identitaires lillois de la Maison flamande Opstaan dirigée par Claude Hermant (auteur, il y a quelques années, d'une surprenante interview sur ses activités passées de mercenaire dans Libération) , ceux du mouvement Troisième Voie de l'ancien skinhead parisien Serge Ayoub, ceux encore du Front comtois, des nationalistes autonomes ainsi que les Belges de Nation. Quelques figures de Lyon Dissident/Bunker Korps, qui mêle skinheads et hooligans traînant dans le sillage de l'Olympique lyonnais, devraient aussi faire le déplacement.

La maire (PS) de Lille, Martine Aubry, avait appelé personnellement le préfet du Nord pour lui faire part de son souhait de voir ce défilé interdit, selon son cabinet.

Le défilé a été convoqué sous le mot d'ordre "Défendons nos emplois, notre avenir, notre pays". Le propos est d'appeler à "une révolution nationale contre le capitalisme mondial". Et de poser l'acte de naissance d'une Fédération du Front populaire solidariste.

Cette manifestation a par ailleurs reçu le soutien de... Riposte laïque via la plume de Jacques Philarcheïn.

Salengro à nouveau récupéré

Serge Ayoub, l'un des co-organisateurs, dit attendre "entre 500 et 900 personnes". Il ajoute : "C'est pas mal pour un acte de naissance". Il déclare encore vouloir "ancrer le nationalisme dans le social". Présent à Lille le 4 octobre pour une conférence de presse, M. Ayoub déclarait vouloir rendre hommage à l'ancien maire de Lille, ministre socialiste du Front populaire, Roger Salengro (1890-1936). "On a choisi Salengro pour montrer aux socialistes qu'ils ont perverti le socialisme", avance M. Ayoub, se référant au "projet de loi Salengro sur les quotas d'immigration prédéfinis par rapport aux besoins de l'Etat". Ce texte avait déjà été cité par le FN lors des européennes de 2009. Le site Arrêt sur images s'est penché sur la question et, archives à l'appui, démonte l'argumentaire.

Ministre de l'intérieur du Front populaire, Roger Salengro est par ailleurs l'auteur de la loi de dissolution des ligues factieuses en 1936. Pour cette raison, la presse d'extrême droite – notamment Gringoire et L'Action française – s'est déchaînée contre lui, menant une campagne très dure en l'accusant notamment d'avoir "déserté" en 1915. Il oppose démenti sur démenti sans parvenir à mettre fin aux attaques. Fragilisé psychologiquement, il met fin à ses jours à Lille, le 17 novembre 1936.

Une contre-manifestation est appelée dans le quartier lillois de Wazemmes à l'appel de syndicats et d'organisations de la gauche de la gauche. La préfecture a du coup décidé de fermer tout le centre-ville aux défilés.


L’extrême droite sème le trouble…
ou quand les néo-fascistes essayent de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas !


La manifestation organisée le 8 octobre 2011 à Lille par un collectif intitulé « Front populaire solidariste » (composé de la Maison flamande, des Nationalistes autonomes, du Front comtois et de 3ème voie) a pour thème officiel la « défense de l’emploi » et se fera sous le « patronage » de Roger Salengro (ministre du Front populaire et militant socialiste SFIO originaire de Lille qui s’est suicidé en 1936 suite une campagne de diffamation menée par les journaux d’extrême droite « L’action française » et « Gringoire »). Cette thématique de la « défense de l’emploi » est une escroquerie et une manipulation. C’est bien d’une manifestation d’extrême droite dont il s’agit ! D’ailleurs, la Nouvelle droite populaire (organisation qui, comme son nom l’indique, affiche clairement son appartenance… à la droite !) soutient cette manifestation et annonce qu’une délégation sera présente à la manifestation lilloise. Tout comme Marine Le Pen qui, en octobre 2010 lors du mouvement de la grève contre la réforme des retraites, demandait à Sarkozy de contraindre les salariés grévistes à reprendre le travail, les néo-fascistes mentionnés ci-dessus sont les adversaires du monde du travail. Racistes et xénophobes, ils trouvent Marine Le Pen trop molle. Autoritaires, ils préconisent l’instauration d’un régime dictatorial. Les organisateurs de la manifestation du 8 octobre ont beau avoir supprimé la possibilité de publier des commentaires sur les sites officiels de leurs organisations réciproques, militants et sympathisants néo-fascistes répandent leur haine du métissage et leurs idées nauséabondes sur des sites satellites ou des blogs personnels.

Malgré des divergences doctrinales, des querelles intestines, des différences sociologiques et des looks très diversifiés, de nombreuses passerelles existent entre les militants des organisations d’extrême droite (Troisième voie, Front national, Mouvement national républicain, Parti de la France, Bloc identitaire, Opstaan, Nationalistes autonomes, Nouvelle droite populaire…) et leurs satellites (Riposte laïque, Égalité et réconciliation…).

Bien que réfutant leur appartenance à l’extrême droite, toutes ces organisations s’apparentent historiquement et idéologiquement au fascisme et même, pour certaines d’entre elles, au nazisme. Troisième voie, par exemple, fait partie de la tradition « nationaliste-révolutionnaire » (GUD, GNR, Nouvelle résistance, Unité radicale, Jeune Europe…). Comme beaucoup de mouvements d’extrême droite des années 1920-1930-1940, ces organisations tentent de séduire le monde du travail en prétendant lutter contre le capitalisme, en récupérant les symboles du mouvement ouvrier et en se revendiquant de certains de ses militants. La récupération par l’extrême droite des thématiques, des slogans, des codes et de l’iconographie des différentes composantes de la gauche et du mouvement ouvrier n’est pas nouvelle. C’est ainsi par exemple qu’en Allemagne, dans les années 1920, les fascistes ont créé le parti nazi (l’acronyme « nazisme » étant la contraction de « Nationalsozialismus » dont la traduction en français est « national-socialisme »). Le programme du parti nazi prétendait avoir une dimension sociale (d’où la couleur rouge de son drapeau). D’après les travaux de l’historien Götz Aly (source : Wikipédia), les nazis témoignaient d’un réel souci des classes populaires (créant des mutuelles et des prestations sociales, luttant contre le chômage, favorisant des loisirs et des fêtes pour les couches populaires, etc.). Pour Aly, ce fut d’ailleurs l’une des clés de la popularité du régime. Bien sûr, la tendance « socialisante » (avec des guillemets !) de la doctrine nazie fut cause de dissensions graves entre les dirigeants du parti. Alors que Goebbels qualifiait le nazisme à ses débuts de « bolchévisme national », Hitler – par pragmatisme et opportunisme politique – finira par accepter de collaborer avec les capitalistes allemands tout en éliminant les courants du parti jugés trop « socialisants ».
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Re: barrer la route à l’extrême droite, le 8 oct Wazemmes (5

Messagede Nico37 » 08 Oct 2011, 13:13

À bas le fascisme, l’extrême droite, l’État et le Capital samedi 8 octobre 2011

Les élections appro­chent et on voit res­sor­tir le spec­tre du fas­cisme. À Lille, des grou­pus­cu­les crypto-fas­cis­tes, iden­ti­tai­res et néo-nazis connais­sent un regain d’acti­vité (achat de pro­prié­tés sous cou­vert de « folk­lore régio­na­liste », concerts, ras­sem­ble­ments, auto­col­lants, trac­ta­ges et occu­pa­tions de lieux publics).

Les anar­chis­tes ont tou­jours lutté et conti­nue­ront à lut­ter contre la pré­sence fas­ciste. Les options racis­tes, auto­ri­tai­res, patriar­ca­les de l’extrême droite et de ses satel­li­tes sont en totale oppo­si­tion avec nos idéaux. Mais, selon nous, le fas­cisme ne se com­bat pas seu­le­ment quand comme aujourd’hui il devient plus visi­ble.

Le Pen dégueule, Gauche et Droite appliquent sa politique

Au moment du 21 avril 2002, on nous a fait le coup du grand ras­sem­ble­ment pour défen­dre la République dans les urnes. On oublie que la véri­ta­ble res­pon­sa­ble aura été la gau­che plu­rielle de Jospin avec sa poli­ti­que anti­so­ciale. Les minis­tres de l’Intérieur du Parti « Socialiste » ont été sur la même lon­gueur d’onde que Sarkozy et les siens dans la chasse aux sans-papie­rEs ou la répres­sion (et Aubry ne s’illus­tre pas à Lille par son oppo­si­tion à la poli­ti­que pré­fec­to­rale). La Loi sur la Sécurité Quotidienne votée par la gau­che plu­rielle à l’époque pré­pa­rait le ter­rain à la droite et allait à peu près aussi loin que les lois Sarkozy.

Ce der­nier a depuis mul­ti­plié les lois et aggravé la situa­tion. Depuis dix ans le bilan d’une droite sans com­plexe est excep­tion­nel­le­ment lourd : un matra­quage liber­ti­ci­des, une volonté de remise en cause de l’IVG, une chasse ouverte aux sans­pa­pie­rEs et aux migran­tEs, un racisme décom­plexé cri­mi­na­li­sant les musul­ma­nEs et les habi­tan­tEs des quar­tiers popu­lai­res, une cri­mi­na­li­sa­tion tou­jours plus grande des mou­ve­ments sociaux, une casse sociale phé­no­mé­nale (RSA, licen­cie­ments mas­sifs, pré­ca­ri­sa­tion des sala­riéEs et des chô­meu­reu­ses...).

Dans ce contexte, les fascistes sont à l’aise

De plus, le « renou­vel­le­ment » du monar­chi­que FN (où la fille hérite du père) per­met à tout un ensem­ble de poli­ti­ques et d’intel­lec­tuel­les de « sor­tir du bois » et de pré­sen­ter ce parti comme un « vivier » d’idées à pren­dre en compte. Illes ne font que dire enfin ce qu’illes fai­saient ! Cette poli­ti­que d’assi­mi­la­tion des idées de l’extrême-droite par la droite et la « gau­che » a favo­risé l’émergence de grou­pes encore plus extré­mis­tes, se pré­sen­tant par­fois faus­se­ment sous des traits anti­ca­pi­ta­lis­tes mais en réa­lité amou­reux de la hié­rar­chie et de la force, racis­tes, sexis­tes et homo­pho­bes. Ces grou­pes sont nui­si­bles et dan­ge­reux. Déjà direc­te­ment par leur vio­lence phy­si­que, mais également parce qu’ils peu­vent être uti­li­sés comme des épouvantails pour nous faire oublier tou­tes les atta­ques du pou­voir poli­ti­que contre la société, nous « occu­per » pen­dant que les par­tis de gou­ver­ne­ment conti­nuent leur tra­vail de casse sociale.

Le fascisme se combat dans les luttes, pas dans les urnes !

Combattre le fas­cisme, c’est s’atta­quer tous les jours à ses raci­nes : le capi­ta­lisme qui génère les iné­ga­li­tés, le chô­mage, l’insé­cu­rité sociale, l’État qui favo­rise l’injus­tice, le natio­na­lisme, le sexisme et le racisme. Prenons nos affai­res en mains ! Au-delà des élections c’est dans les lut­tes des anti-sexis­tes, des sans-papie­rEs, des sala­riéEs, des chô­meurs/ses, des loca­tai­res expul­séEs et exploi­téEs... que nous par­vien­drons à impo­ser un autre rap­port de force. Agir au lieu d’élire, à la veille d’une année 2012 d’avance gâchée pour les lut­tes socia­les par l’élection pré­si­den­tielle, c’est enfin nous per­met­tre d’être acteurs/rices de nos vies pour ne plus être à la merci de lea­ders plus ou moins mal­fai­san­tEs, de patron­NEs tou­TEs puis­san­tEs...

La lutte pour l’égalité économique et sociale est la seule réponse au fascisme


MOBILISATION ANTIFASCISTE À LILLE LE 8 OCTOBRE Hebdo Tout est à nous ! 118 (06/10/11)

À Lambersart, près de Lille, il est recommandé de ne pas visiter la Maison du peuple flamand (Vlaams Huis). Sous le vernis du folklore se cache difficilement un local identitaire d’extrême droite dirigé par Claude Hermant, un ancien du service d’ordre du FN et ex-barbouze. Ayant agrégé tous les fonds de poubelle de l’extrême droite radicale (Jeunesses identitaires, Nouvelle Droite populaire, skinheads fascistes, hooligans, etc.), cette maison pollue la vie politique locale, en essayant de se donner une respectabilité de local communautaire et social remettant dans le droit chemin des brebis égarées. Sports de combat, stages para­militaires de survie, paintball, conférences nauséabondes, manifestations antimigrants, etc. : voilà le programme concocté par « le druide » Hermant et son équipe dans l’objectif avoué de « former des combattants ». Malgré les alertes formulées par des collectifs antifascistes, les autorités ont toujours refusé de fermer ce local. Récemment, Claude Guéant a estimé que la Vlaams Huis ne causait pas de trouble à l’ordre public.

Malgré des scissions internes et des difficultés à la suite de mobilisations antifascistes, la Vlaams Huis s’est installée dans le paysage au point de faire un petit (L’artésienne à Auchel, dans le Pas-de-Calais), de se doter d’une orga de jeunesse, Opstaan, et de tisser des liens avec le sinistre Serge Ayoub, alias Batskin, ex-leader des skins fascistes parisiens des années 1980, et des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR). Ayant repris du service, Ayoub a monté son propre local à Paris (Le Local) et son groupuscule politique 3e voie.

Le 8 octobre, la VH organise sa troisième fête du cochon pour s’opposer au hallal et à « l’islamisation ». Non contents de s’empiffrer de 3 km de saucisses (véridique) les 350 participants ont également prévu une manifestation à Lille. Ils recevront le concours d’organisations venues de Lyon, Paris, Montbéliard, Lorraine : Ayoub et ses playmobils en T-shirts moulant de 3e voie, le Front comtois, les Nationalistes autonomes, les Belges de Nation… Environ 600 militants de ce que l’extrême droite radicale compte de plus immonde prévoient donc de parader à Lille ce 8 octobre.
Pour faire valoir que Lille est une ville métissée, populaire et solidaire, une manifestation antifasciste est appelée par un collectif de plusieurs dizaines d’organisations du mouvement ouvrier (15 heures, place du marché de Wazemmes). La préfecture refuse pour l’instant d’interdire la manif des fafs, et nous met sur un pied d’égalité avec eux en interdisant aux deux manifs de traverser le centre-ville.

Cette initiative antifasciste, malgré ses limites, est un premier pas encourageant pour la mise en place d’un travail permanent et durable entre organisations qui n’avaient plus l’habitude de travailler ensemble sur ces questions. D’autres mobilisations sont déjà prévues pour imposer notre calendrier sans attendre d’événement fasciste à contrer.

Antoine Sindelar


Lille : manif de l'extrême-droite et protestations. Profils de néonazis 08/10/2011 à 08h37 - mis à jour le 08/10/2011 à 11h49 | 1306 vues

Groupuscules d'extrême-droite ultras et skins venant d'un peu toute la France se sont donnés rendez-vous à Lille, samedi 8 octobre, pour une manifestation baptisée "Front populaire solidariste".
Le prétexte ne manque pas de culot : rendre hommage à Roger Salengro, ministre nordiste du Front Populaire ( le vrai, celui de 1936 ! ) qui s'était suicidé après une violente campagne de diffamation de l'extrême-droite. Une récupératon que démonte Arrêts sur image.

La Ligue des droits de l'Homme avait demandé l'interdiction de la manif . « Je suis désolé, mais ce sont les franges les plus radicales de l'extrême droite qui vont défiler, comme Troisième Voie, Nation ou le Front Comtois. Il y aura des nazillons », souligne le président de la fédération du Nord.
Le FN lui-même est obligé de prendre des distances, au moins publiquement : « Je ne serai pas à la manif, je les trouve trop extrémistes " explique son secrétaire départemental à Nord-Eclair

Une contre-manifestation est organisée. De SOS-Racisme en passant par le MRAP, les anars, la CGT, la LDH, les syndicats SUD , le NPA ou le Front de Gauche, on souhaite un rassemblement "très large" , "non pas pour en découdre", mais pour s'opposer à la banalisation de l'extrême-droite et ne pas laisser faire sans rien dire ces tentatives de développement de l'ultra-droite dans le Nord.

Image
Crânes rasés et uniformes para-militaires : sur le site "Troisième Voie", un instructif diaporama de leur défilé du 9 mai dernier

Le précédent de Lyon : saluts nazis, attaques de vendeurs de kebabs

Le 14 mai 2011 à Lyon , à l'issue d'une manif du même genre ( "la marche des cochons") organisée par le Bloc Identitaire, une bande de 80 néonazis s'étaient livrés des attaques contre des marchands de kebabs, d'un bar passant de la musique africaine, ponctuant le tout de salut hitlériens ( voir Le Progrès de Lyon : L'extrême-droite radicale sème la panique dans les rues)

Un précédent qui a de quoi inquiéter les Lillois. Ainsi que leur maire, Martine Aubry qui s'est adressée au préfet pour lui demander sa vigilance .

Identitaires, nationalistes, FN, skins : revue de profils

Les responsables de "La Maison Flamande", de "Troisième Voie" , du "Front Comtois" protestent de leurs bonnes intentions. Leur profil n'est pourtant pas si lisse.

A La Maison Flamande, le "responsable de la sécurité", Tony Vanhemelsdaele, vient d'écoper d'une condamnation pour des slogans nazis Luc Pecharman, autre leader, a délaissé ses responsabiltés au FN, suite à une ténébreuse affaire de détournements dans la caisse du parti, imputée à son ami Philippe Bernard

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Claude Hermant, autre chef de la Maison Flamande, avait joué les barbouzes en Afrique, pour le compte du FN. Au moment de la scission Le Pen / Bruno Megret, il avait fait des révélations sur la "DPS" le "service de sécurité" du FN,

Hermant a créé aussi un blog "Terre celtique" et un "forum union anti-racaille" dont le programme est clair : "Les membres de Terre-Celtique s’entraînent deux fois par semaine afin de reprendre le control de la rue et être efficace face à la racaille des quartiers, il ne faut pas se voiler la face la racaille ne comprend que la violence"

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Le Front Comtois : croix celtique, écriture gothique (utilisée en Allemagne sous Hitler)
Et pose-photos avec croix gammées, devant les intimes

La première mouture du Front Comtois, ("Les jeunesses identitaires de Franche-Comté") avait été interdite après la profanation d'une mosquée à Belfort où ils avaient laissé des tags nazis et une tête de cochon. A l'islamophobie et la "défense de la race européenne ", ce Front-là n'oublie pas de joindre des allusions antisémites et le soutien aux négationnistes : "la Shoah, est LE tabou devant lequel il faut se prosterner le plus bas possible "

Anti-avortement, homophobes revendiqués, soutien aux criminels de guerre serbes, concerts néo-nazis, etc... : le Front comtois développe sa violence et son racisme dans toutes les directions. Ses responsables comparaîtront devant la justice en décembre prochain, voir l'Est Républicain

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Serge Ayoub. Comme Le Pen, il se présente en ce moment comme un grand "démocrate". Aux dernières nouvellles, il porte encore à l'arrière du crâne son tatouage : un trident, l'emblème du parti nazi hongrois durant la 2ème guerre mondiale.

Serge Ayoub est la vedette de Troisième Voie Sous le nom de "Batskin", il était le chef des holigans néonazis du PSG, "les Boulogne Boys". Condamné (entre autres) pour une agression commise sous les caméras de la télé.

Comme Le Pen-fille, il emploie en ce moment la tactique de la "dédiabolisation", se présentant comme un défenseur des travailleurs (blancs). Cela ne l'empêche pas de faire cette confession : " Je n’ai jamais renié ce que j’étais, j’ai évolué comme tout le monde, .. j’ai approfondis mes principes, je ne les ais pas balayés." .

En effet, en parallèle de son actuel tournant "national -socialiste et démocrate", il relance ses JNR ("Jeunesses nationalistes révolutionnaires"), une bande de skins et bastonneurs en uniformes para-militaires. Un peu dans le genre des SA d'Hitler.

A Paris , son bar "Le Local" est devenu un lieu de rencontres du "Tout-facho" . On y croise aussi bien les crânes rasés que la mouvance FN-BCBG, à commencer par Marine Le Pen lorsqu'elle était en recherche de soutiens pour prendre la présidence du FN. Déjà soutien du FN et alliée du Bloc Identitaire, la présidente de Riposte Laïque est tombée sous le charme de S. Ayoub, admirant en lui "un poète", entouré d'amis "capables d'imposer le respect ... et de faire le coup de poing". Riposte Laïque vient d'ailleurs de publier un article soutenant cette manif de Lille...


Lille : une manifestation demain pour barrer la route à la « frange la plus radicale de l'extrême droite » vendredi 07.10.2011, 08:24 - La Voix du Nord

Pour ne pas laisser le champ libre à la manifestation organisée notamment par le groupuscule Troisième voie à Lille, demain, des organisations antifascistes appellent, elles aussi, à battre le pavé au même moment. Une « contre-manif » pour dire « non au fascisme ». ...

Ils sont prêts ! À la veille de la manifestation annoncée à Lille, des nationalistes autonomes, du Front comtois et de Troisième voie, Manu (CNT), Romain (Sud étudiant), Damien (NPA), Eddy (Alternative libertaire), Stéphane (Comité solidarité basque) et leurs troupes sont bien décidés à « barrer la route à cette frange la plus radicale de l'extrême droite ». But avoué : « Être plus nombreux qu'eux, 1 000 - 1 500 militants », tout simplement.

Avec cette « manifestation très large », Annick (LDH) souhaite rappeler que « nous vivons dans une région métissée, ouverte, accueillante ». Tout en regrettant que se retrouvent « sur le même plan une manifestation citoyenne, à l'appel de trente associations, et une manifestation de haine avec des groupes d'extrême droite... sous prétexte de terroir, d'identité flamande ». Au passage, elle trouve « particulièrement scandaleux » la manière dont se présente Serge Ayoub (Troisième voie), qui compte défiler pour défendre l'emploi « en se réclamant de Roger Salengro ».

Ce qui impose justement, selon Stéphane, d'être « très vigilant... Si on baisse la garde, ils sont capables de se développer dans des pays en difficulté : on ne va pas les laisser s'implanter. On a trop peur que ces gens-là reviennent au pouvoir ».

En découdre ? « Ce n'est pas le but »

Pour autant, les organisateurs de ce rassemblement ne prévoient pas d'en découdre avec leurs opposants... « Ce n'est pas le but », souligne Manu, pendant qu'Eddy rappelle qu'il s'agit simplement de « dénoncer une idéologie proche du nazisme ». Alors qu'un autre organisateur souligne : « La violence est de leur côté, pas du nôtre. » De toute façon, a priori, les deux manifestations ne devraient pas se croiser pour des raisons de sécurité, selon le préfet. Seule certitude : elles sont toutes les deux écartées de l'hypercentre. « On n'a pas peur », disent les antifascistes en choeur, sûrs quand même que la tension sera palpable en ville demain après-midi. • B. Vi.

La manifestation des antifascistes partira à 15 h, place du Marché à Wazemmes, pour finir place de la République.

UN RASSEMBLEMENT HORS CENTRE-VILLE

Le préfet Dominique Bur ne va pas interdire la manifestation des identitaires : « J'ai parfaitement conscience des risques en ce qui concerne l'ordre public. Il y a un principe dans notre pays, c'est la liberté de manifester. » En revanche, le représentant de l'État semble vouloir mettre les moyens pour éviter tout incident : « Avec l'interdiction, le risque, c'est que les gens viennent quand même. Je suis plutôt sur la ligne d'interdire un périmètre aux manifestants, un périmètre qui comprend une partie importante du centre et tout ce qui est à proximité de l'hôtel de ville. On va tenir ce périmètre, on a les moyens de le tenir. L'idée, c'est qu'il n'y ait aucun contact entre la manifestation et la contre-manifestation. » Évidemment, Dominique Bur n'a pas voulu préciser les effectifs des forces de l'ordre qui seront présentes samedi à Lille.

Ce vendredi matin, la préfecture a indiqué que ce périmètre, dans lequel il serait interdit de manifester samedi, est délimité par la rue Nationale, la place du Général de Gaulle, la rue Faidherbe, la place de la gare, la rue de Tournai, l'avenue Charles Saint-Venant, les rues Saint-Sauveur et Mottez, les boulevards Louis XIV, de la Liberté et la place de la République.


La manif d'extrême-droite redoutée aura lieu à Lille

Contrairement à la volonté de Martine Aubry et des associations de gauche, le rassemblement d'extrême-droite prévu samedi à Lille a été accepté par le préfet du Nord. Pour assurer l'ordre public et éviter les affrontements, un périmètre sera également interdit dans le centre-ville à la contre-manifestation de gauche.

La manifestation d'extrême-droite tant redoutée aura finalement lieu samedi. Le préfet du Nord, Dominique Bur, n'a finalement pas suivi Martine Aubry, qui lui demandait fin septembre d'interdire ce rassemblement d'organisations nationalistes venus de toute la France, mais aussi de Belgique. Entre 500 et 800 militants sont ainsi attendus par les services préfectoraux.
"Il y a un principe constitutionnel de liberté de manifester, rappelle-t-on à la préfecture du Nord. En revanche, pour maintenir l'ordre public, un périmètre sera interdit aux deux camps dans un large périmètre du centre-ville." Car, si on ne connait pas encore le parcours précis de la manifestation d'extrême-droite, les contre-manifestants sont déjà prêts : ils défileront à partir de Wazemmes, à 15h.
"On n'ira pas à l'affrontement, indique Anna, membres de Solidaires Lille. Mais on ne veut pas leur laisser récupérer le pavé. Ils ont choisi Lille, car ils essaient de revenir en force avec la Maison flamande." En effet, c'est une nouvelle fois, Opstaan, l'association de jeunes identitaires de la Maison flamande de Lambersart, qui est à l'origine de ce rassemblement très médiatisé.
"Notre mots d'ordre c'est la défense de nos emplois, se défend Claude Hermant, dirigeant de la Maison flamande. Nos manifestations se sont toujours bien passées. Les troubles viennent toujours des contre-manifestants." Les organisateurs veulent lisser au maximum leur image, refusant par exemple de se voir comparer au Bloc identitaire, dont un rassemblement avait dégénéré le 14 mai à Lyon : "Nous sommes ni de gauche, ni de droite", résume Serge Ayoub, leader de Troisième voie solidariste et ancien chef de file... skinhead.
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