Galaxie extrême droite

...Sans Papiers, antifascisme...

Re: Galaxie extrême droite

Messagede bipbip » 15 Aoû 2018, 22:04

Avec le Pélican Solidaire, l’Action Française s’essaye au travail social

A l’heure où une partie de l’extrême droite radicale française revendique le fait de faire du « social », on peut remarquer que tous les groupes n’investissent pas ce terrain de la même manière. Ainsi, les différentes antennes du Bastion Social (ou l’Alvarium à Angers) misent davantage sur la médiatisation de leurs actions de solidarité sur les réseaux sociaux. L’Action française a perdu quelques militants avec l’arrivée du Bastion social à Marseille ou Aix, et semble rester en retrait sur ce terrain : or ses militant·e·s ne sont pas en reste quand il s’agit de jouer aux bonnes âmes charitables, mais préfèrent agir de façon plus discrète…

Le Pélican Solidaire est une association créée en novembre 2016 : selon son site officiel, son but est de venir en aide « aux personnes en situation de précarité et d’exclusion sociale ». Concrètement, les membres organisent des collectes de vêtements et les distribuent avec du café et des sandwichs lors de maraudes. L’association est officiellement présente dans différentes villes de province (Lyon et Toulouse notamment), mais c’est à Paris qu’elle est la plus active avec l’organisation régulière de maraudes. Celles-ci sont souvent racontées sur les réseaux sociaux grâce à une communication virtuelle efficace, la clé pour attirer un maximum de donateurs. Pas de discrimination à l’horizon, un projet généreux, une association dont l’utilité sociale est incontestable, pas de politisation officielle des membres… Vous commencez peut-être à vous demander pourquoi on vous parle de cette association. C’est qu’un examen un peu minutieux du profil de la plupart des animateurs franciliens de ce mouvement nous oblige à constater que beaucoup sont militants à l’Action française, ou proches de ce mouvement[1]. Coïncidence ? peu probable…

... http://lahorde.samizdat.net/2018/08/14/ ... il-social/
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Re: Galaxie extrême droite

Messagede bipbip » 01 Sep 2018, 17:28

du 7 au 9 septembre, une convention de tatouage aura lieu à kemper, au cœur de ce salon: "roz tatoo" (shop de tatouage et piercings de kemper) , voici un petit dossier qui présente roz tatoo et son entourage, bienvenu dans le milieu néo nazi de kemper...
on n'est pas encore débarrassé du capitalisme, mais on peut choisir de ne plus cautionner le fascisme pur et dur qu on peut y trouver...
à faire tourner....

https://www.facebook.com/pg/Collectif-A ... e_internal
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Re: Galaxie extrême droite

Messagede bipbip » 02 Sep 2018, 16:59

Casa Pound et la Duce vita : Les grands frères italiens du néofascime social

Il y a quinze ans, des militants nationalistes faisaient main basse sur un bâtiment romain abandonné. De ce se squat, centré sur l’action sociale (pour les seuls blancs) et le combat culturel, ils ont fait le fer de lance de leur mouvement, CasaPound. Depuis, celui-ci a essaimé dans toute l’Italie. Histoire d’une success story néofasciste.

Difficile de parler fascisme sans faire un détour par l’Italie. Il faut dire que nos voisins transalpins affichent un solide « palmarès » en la matière. Avec les vingt-deux ans de régime mussolinien, d’abord. Puis l’agitation sanglante déployée par les groupes néofascistes dans les années 1970, sous le nom de « stratégie de la tension » [1]. Et enfin, aujourd’hui, l’ancrage du mouvement CasaPound, dont les membres se revendiquent « fascistes du troisième millénaire ».

Modèle hégémonique

Le groupe a pris racine il y a quinze ans via Napoleone III à Rome, près de la gare centrale de Termini, avant d’essaimer en Italie en louant ou achetant des locaux. Ce qui a débuté en décembre 2003 par l’occupation d’un bâtiment vide par des nationalistes est devenu l’une des principales organisations de l’extrême droite radicale en Italie. Elle s’est aussi imposée comme modèle à suivre pour les groupes néofascistes de toute l’Europe, dont le Bastion social en France. « Il n’y a pas photo : le modèle qui a conquis l’hégémonie au sein des groupes néofascistes est clairement celui de CasaPound, explique Elia Rosati, spécialiste des droites radicales et militant antifasciste. Du point de vue militant, de l’organisation et de la communication, il s’agit d’une innovation sans précédent en Italie, et même en Europe occidentale. CasaPound apporte un style plus moderne, qui lui survivra sûrement. Un mix entre la violence d’Aube dorée, en Grèce, et un vrai travail de terrain, via tout un ensemble d’associations sportives, environnementales, syndicales, culturelles et d’assistance » [2].

L’objectif de l’occupation de 2003, puis de celles qui ont suivi jusqu’en 2006, était de s’insérer dans le domaine de l’assistance sociale à travers les luttes pour le droit au logement, imitant les centres sociaux occupés de l’extrême gauche. Mais CasaPound, à l’opposé du spectre politique, se veut une occupation « non conforme ». Comprendre : il s’agit de n’aider que les Italiens, « les vrais », les blancs. Baptisé « ambassade d’Italie dans un quartier multiethnique », l’immeuble squatté devient rapidement siège national du mouvement. En 2012, le maire philo-fasciste de Rome, Gianni Alemanno, tente même de le faire racheter par la commune pour 11.8 millions d’euros, avec l’idée d’en offrir l’usage aux occupants, avant de finalement abandonner face au tollé général.

Dans les rues environnant la via Napoleone III, les grandes affiches de l’organisation sont visibles un peu partout. Mais l’atmosphère reste cosmopolite. « Le quartier ne leur est pas acquis, CasaPound n’y a pas de véritable présence militante. Ses membres ne sortent de leur trou que rarement, bien protégés par la police contre ceux qui n’apprécient pas leur présence, raconte Elisabetta, une voisine. Récemment, ils ont agressé des gens qui refusaient leur tract – les policiers ne sont pas intervenus, prétextant qu’il s’agissait d’une manifestation autorisée... Ils possèdent aussi quelques bars ‘‘ classiques ’’, qui financent l’organisation et où travaillent ses membres et leurs proches. »

Structures parallèles

Pour Ant, qui dissèque la communication de l’extrême droite [3], ce sont ces « occupations de droite, les squats fascistes », qui ont attiré l’attention. Un coup de com’ efficace, alors que « seule la ville de Rome est concernée » et que les locaux sur le reste du territoire sont occupés légalement. Une focalisation qui n’a rien d’anodine, remarque Ant : « Voler les symboles et pratiques de la gauche a toujours été utile aux fascistes. Pour capter l’attention, simuler la rébellion, attirer la sympathie des jeunes et les drainer vers des sphères ambiguës difficiles à relier aux milieux de la droite profonde. C’est en créant de la confusion politique qu’ils tirent leur épingle du jeu. » Et ce d’autant plus aisément que les mouvements de gauche sont en perte de vitesse.

Cet aspect mouvementiste est l’un des points forts de CasaPound. « L’organisation a créé toute une série de structures parallèles qui se présentent comme des associations bénévoles et sociales pour intégrer les dynamiques d’assistance, précise Ant. Récemment, elles ont ainsi distribué des provisions aux victimes de séismes. » La droite néofasciste élargit ainsi son champ d’action et tente de se substituer aux acteurs classiques de l’action sociale. Dans son bastion d’Ostie, près de Rome, CasaPound distribue des couvertures aux sans-abri, de la nourriture et des vêtements aux démunis et aux précaires, délivre des cours du soir aux enfants. Et devient hégémonique, se félicite un responsable local : « Ici, il n’y a plus que nous : la gauche a disparu. Nous ne faisons plus peur. Les commerçants, et même les pêcheurs qui votaient PC, nous font maintenant confiance. »

Identité culturelle forte

C’est que la stratégie de CasaPound est diablement efficace : se ramifier par capillarité et mettre le paquet sur les jeunes. « C’est avec son travail politique dans les lycées que CasaPound obtient ses meilleurs résultats : elle s’y est imposée comme référence auprès des élèves, développe Ant. Notamment en présentant le fascisme comme une transgression. Ça devient branché chez les jeunes de dessiner une croix gammée ou de se dire fasciste. » Une mode qui doit aussi beaucoup au développement d’une contre-culture, de concerts, de marques de vêtements, à la présence active sur les réseaux sociaux ou à la création d’organisations étudiantes. Avec des locaux dans tout le pays, quinze librairies, huit associations sportives, une web-radio déclinée régionalement, une web-tv et des périodiques, sans parler des bars, salons de tatouages et commerces tenus par des membres, CasaPound sait se rendre reconnaissable, accessible et même attractive. Habile mariage d’une identité culturelle forte et d’une capacité d’action.

Le contexte politique a aussi joué, rappelle Elia Rosati : « Cette extraordinaire croissance du néofascisme n’aurait jamais été possible sans la présence au gouvernement et au Parlement d’un puissant bloc composé de la droite néolibérale de Forza Italia [Berlusconi], des xénophobes de la Ligue du Nord et des post-fascistes d’Alleanza Nazionale. Le néofascisme actuel a prospéré en lien avec ces partis. Ce qui lui a permis de bénéficier d’un espace politique, d’une protection pénale et d’une forte exposition médiatique. » De quoi donner des idées à l’organisation : depuis 2011, elle présente des candidats aux élections locales et régionales (ainsi qu’aux législatives, en 2018, où elle a fait moins d’1 % des voix). Et plusieurs villes comptent désormais des conseillers municipaux néofascistes. Ceux-ci n’ont même plus à cacher leur jeu, à l’image de cet élu de Bolzano : « Je suis fasciste, et alors ? […] Avec Mussolini, tout fonctionnerait mieux. J’ai un buste du Duce chez moi, j’en suis très fier. »

Agressions sanglantes

CasaPound a aussi su profiter du boulevard offert par la crise économique et l’intensification de la crise migratoire pour réaffirmer ses idées d’action sociale nationaliste, cette « solidarité » discriminatoire. « Ce modèle d’assistanat adressé aux seuls Italiens a si bien fonctionné que d’autres organisations plus radicales ou concurrentes veulent désormais le copier », constate Ant. Là réside le danger : le racisme et les discriminations se généralisent dans les discours politiques et deviennent « acceptables ».

En réalité, la misère ne préoccupe nullement les membres de CasaPound – ils utilisent juste des pauvres contre d’autres pauvres. Et se servent du vernis social pour (un peu) camoufler leurs convictions fascistes, antisémites et xénophobes. Ainsi que leur goût pour les agressions sanglantes. En 2011, à Florence, deux Sénégalais ont été abattus par un membre du mouvement. Et en janvier 2018, trois d’entre eux ont poignardé un militant antifasciste de Gênes. À l’évidence, l’action de CasaPound est aussi sociale qu’une fosse commune.

Notes

[1] Il s’agit d’attentats commis pendant les « années de plomb » par des groupes néofascistes souhaitant susciter un climat de violence politique pour favoriser l’émergence d’un État autoritaire.

[2] Extrait de « Galassia nera, lo stato dell’arte », article mis en ligne sur Globalproject.info le 16/02/18.

[3] Son travail est disponible sur ilpopolodellescimmie.noblogs.org.


http://cqfd-journal.org/Casa-Pound-et-la-Duce-vita-Les
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Messagede bipbip » 09 Sep 2018, 15:15

Serge « Batskin » Ayoub ou l’art de l’esquive

Alors que s’est ouvert mardi dernier le procès des présumés assassins de Clément Méric, et que Serge Ayoub est convoqué comme témoin dans cette affaire, un retour sur ce médiatique chef de bande d’extrême droite n’est pas inutile, d’autant que depuis la mort de Clément, d’autres affaires sont sorties avec des anciens militants de Serge Ayoub : c’est donc aussi l’occasion de faire le point sur ses dernières apparitions et sur son club de bikers.

Fuyant ses responsabilités, tant vis-à-vis de ses camarades qu’à l’égard de la justice, Serge Ayoub s’est fait porter pâle pour toute la durée du procès, tout en multipliant les provocations dans la presse d’extrême droite, au mépris de toute dignité. Espérons malgré tout qu’il finira par devoir s’expliquer : en attendant, voici d’une part un rapide rappel de son parcours, qui tout au long de la trentaine d’années de ses activités, a toujours mêlé délinquance et activités néonazies, et d’autre part une description plus précise de ses activités des cinq dernières années.

... http://lahorde.samizdat.net/2018/09/06/ ... -lesquive/
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Re: Galaxie extrême droite

Messagede bipbip » 11 Sep 2018, 10:55

Une librairie d'extrême droite à l'assaut du Quartier latin

Proche de Patrick Buisson, le patron de La Nouvelle librairie promet une "guérilla culturelle" au coeur du Paris étudiant.

... https://www.lexpress.fr/actualite/socie ... 34002.html
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Re: Galaxie extrême droite

Messagede bipbip » 12 Sep 2018, 20:04

Fafs aux abois : gare-toi

Le dessinateur Marsault enrage depuis l’annulation de son exposition dans la galerie Art-Maniak, après que celle-ci ait été mise devant ses responsabilités par des féministes qui y avaient exposé il y a peu. Après avoir ciblé la dessinatrice Tanxxx pour la livrer à la meute fasciste de ses fans, c’est Laurent Obertone, une autre icone de la violence fasciste qui vient en renfort de Marsault en ciblant notre camarade Nad Iam qui appelait à manifester contre toutes les tribunes offertes aux fascistes en général et à Marsault en particulier et ce sont maintenant l’entourage neo-nazi non plus de un mais de deux « artistes » fasciste qui s’attaquent aux militantEs (Nad Iam en premier lieu et tous ceux qui ont acquiescé publiquement à cet appel). Nouvel échec des pourfendeurs de la bienpensance et apologistes du IIIeme Reich, c’est Obertone qui se voit annuler l’événement qu’il projetait de faire au théâtre de l’Atelier. C’est alors Ring, la maison d’édition des deux auteurs aux abois, une des plus prestigieuses maison d’édition fasciste de France, qui multiplie les communiqués appelant, sous couvert de victimisation, au harcèlement ciblé des militantEs!

... https://www.lignes-de-cretes.org/fafs-a ... -gare-toi/
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Messagede bipbip » 23 Sep 2018, 13:15

Le président du Bastion Social Strasbourg prend la tête du mouvement national

Mercredi 19 septembre, le président du Bastion Social Strasbourg a pris la tête du mouvement identitaire au niveau national.

Mercredi 19 septembre, Valentin Linder a été nommé à la tête du mouvement identitaire Bastion Social. Le président de la section strasbourgeoise, responsable de l’ouverture du bar associatif L’Arcadia à l’Esplanade, remplace Steven Bissuel. Le fondateur lyonnais du groupe d’extrême-droite quitte la présidence pour des « raisons personnelles et judiciaires, » indique le mouvement dans un communiqué. Il a été condamné à 20 000 euros d’amende pour incitation à la haine raciale en août 2018.

... https://www.rue89strasbourg.com/preside ... asbourg%29
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Re: Galaxie extrême droite

Messagede bipbip » 27 Sep 2018, 11:28

2015-2018 : l’extrême-droite de plus en plus armée

Depuis plusieurs années, les groupes d’extrême-droite se réorganisent. Par des organisations comme le Bastion Social d’abord, mais aussi de manière plus souterraine. Corrélé à une forte augmentation de la circulation des armes en France et à une fascisation de la police, on voit des groupes d’extrême-droite s’armer, et parfois passer à l’action. Recension des moments où les fachos se sont retrouvés avec des armes entre les pognes.

... https://paris-luttes.info/2015-2018-l-e ... plus-10730
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Re: Galaxie extrême droite

Messagede bipbip » 27 Sep 2018, 21:01

Ces néo-nazis niçois qui sévissent en toute impunité sur le web et dans les rues de la ville

Les communistes niçois demandent la dissolution de "Nice Nationaliste".

Ces héritiers de l'Œuvre française, un mouvement qui se revendique fasciste et qui a été interdit en 2013 après la mort du jeune Antifa Clément Méric, prospèrent à Nice depuis plusieurs années. En toute impunité.

Sur ses comptes Twitter, Facebook ou Telegram suivis par plusieurs centaines de personnes, ce groupuscule d'ultra-droite fait l'apologie du IIIe Reich, commémore l'anniversaire de la mort d'Hitler et célèbre Mussolini comme "le plus grand homme d'État italien du XXe siècle."

Dans la ligne de leurs maîtres en propagande, Yvan Benedetti (ancien patron de l'Œuvre française et porte-parole du parti nationaliste français) et Ryssen (plusieurs fois condamné pour ses propos antisémites), les membres de "Nice nationaliste" déversent leur haine des juifs, des immigrés, des migrants, des gays, etc.

... http://www.nicematin.com/faits-divers/c ... lle-264041
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Re: Galaxie extrême droite

Messagede bipbip » 12 Oct 2018, 13:44

Strasbourg est-elle en train de devenir la base arrière du Bastion Social?

Créé à Lyon en 2017 avec à sa tête Steven Bissuel, le Bastion Social vient de changer de président. Steven Bissuel a en effet été condamné à 20 000 euros d’amende pour incitation à la haine raciale (1) et a quitté la présidence pour des « raisons personnelles et judiciaires ».

C’est connu, une section locale du Bastion Social, c’est vingt corps et un cerveau. Pas étonnant donc, en l’absence d’une autre forme de vie intelligente à Lyon, que la présidence ait dû changer de ville. C’est Valentin Linder, président de la section Strasbourg, qui a pris la suite de Bissuel à la tête du mouvement (2).

Âgé de 24 ans, fils de chef d’entreprise, Linder passe la majorité de son temps à l’Arcadia, probablement aux frais de papa. Présent lors des premières actions violentes à l’époque du GUD, Linder est maintenant dans un rôle qui lui va mieux : présenter un visage un peu plus fréquentable du Bastion Social et tenter tant bien que mal de sauver la face quand ses brutes font des siennes*.

Outre ce changement de présidence, il semble que les fachos se sentent bien à Strasbourg. En témoigne l’arrestation récente de deux membres du BS de Clermont Ferrand, sous le coup d’un mandat de recherche pour une agression qui avait valu 60 jours d’ITT à une personne. Les deux hommes s’était cachés à Mommenheim, en périphérie de Strasbourg, chez une membre du Bastion Social (3).

... http://lahorde.samizdat.net/2018/10/12/ ... on-social/
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Re: Galaxie extrême droite

Messagede bipbip » 23 Oct 2018, 17:04

Vers l'interdiction du site nazi et ultra-raciste "democratie participative.biz" ?

Réponse le 8 novembre prochain, au tribunal de grande instance de Paris : le Procureur de la République de Paris a demandé aux FAI - Fournisseurs d'Accès Internet ( Free, Orange, etc...) de bloquer l'accès à ce site hyper-raciste, sous astreinte de 10 000 euros par jour de retard..

Ce site, qui ose se nommer "democratie participative", a pour objectif très ouvertement déclaré d'impulser "un racisme de masse", (sic). Version française d'un site des suprémacistes blancs des USA, sa stratégie est de développer "une propagande populaire raciste" (sic), au moyen d'une profusion d'articles "spectaculaires", les plus injurieux et grossiers possibles, avec un racisme totalement débridé et assumé.

"Democratie participative.biz", qu'il serait plus approprié de nommer "Hitlérisme et haine raciste participative", incite aussi ses fans, ses "combattants racistes" (sic) à harceler des personnes, plus ou moins connues ou pas du tout, à perturber leur vie professionnelle et personnelle.

Un autre but de ce site est de faire tomber le barrage moral formé par la mémoire des horreurs du nazisme et du fascisme : les références au nazisme et à ses théorique raciales sont constantes. A côté d'articles "de fond" comme "La révolution raciste européenne que nous voulons" ou "Assumer l’hérésie : nous sommes racistes et voulons être des racistes", on trouve une profusion de citations et d'images "amusantes" (!!!) d'Hitler, de Goebbels, d'Himmler destinées à banaliser le nazisme et à présenter l'hitlérisme comme quelque chose de "cool", de "rigolo", ... et de logique.

Voir l'enquête, très documentée, publiée par Vigilances Isere Antifascisme ( cela nécessite une trentaine de minutes de lecture ) : "democratie participative.biz" : stratégie nazie de libération totale de la parole raciste pour harceler et menacer. Il faut les faire taire !

... https://www.isere-antifascisme.org/vers ... ativebiz-1
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Re: Galaxie extrême droite

Messagede bipbip » 23 Oct 2018, 18:54

Nouvelle librairie : un JNR et un vieux briscard d’extrême droite pour protéger Zemmour

L’ouverture d’une librairie d’extrême droite au cœur du quartier latin a eu les honneurs de la presse à la rentrée : un article dans l’Express qui faisait un petit tour du propriétaire, un autre dans Valeurs actuelles qui en a fait une promotion décomplexée… Mais c’est la venue d’Éric Zemmour qui a mis la Nouvelle Librairie sous les feux des projecteurs il y a trois semaines. On vous propose une petite présentation des individus censés assurer sa sécurité, avant de revenir dans un prochain article plus précisément sur le projet de la librairie et sur son gérant.

... http://lahorde.samizdat.net/2018/10/15/ ... r-zemmour/
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Re: Galaxie extrême droite

Messagede bipbip » 23 Oct 2018, 20:25

Qui sont les “personnalités” qui appellent à soutenir Génération identitaire dans Valeurs actuelles ?

Mercredi dernier, Valeurs actuelles publiait sur son site une tribune signée par 56 “personnalités” appelant à soutenir Génération identitaire (GI) suite à l’interpellation d’une vingtaine de ses membres qui avaient occupé le 5 octobre dernier les locaux de SOS Méditerranée, pour dénoncer l’aide apportée à des migrant·es en danger de mort. On a fait le point sur ces “personnalités” qui, à défaut pour la plupart d’être connues du grand public, sont en revanche bien connues à l’extrême droite, et surtout souvent bien connues les unes des autres.

... http://lahorde.samizdat.net/2018/10/22/ ... actuelles/
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Re: Galaxie extrême droite

Messagede bipbip » 24 Oct 2018, 19:41

« Comprendre la montée en puissance de l’extrême droite non institutionnelle en France et en Europe »

Comprendre la montée en puissance de l’extrême droite non institutionnelle en France et en Europe, rendre palpable les débats internes qui agitent la constellation de ces groupes, ses contradictions idéologiques, ses liens d’armes, affinitaires, idéologiques, sa porosité avec l’État et avec certains services de la police, et les liens avec l’extrême droite institutionnelle, nous semble primordial pour ne pas rejouer le scénario de l’antifascisme républicain. Rendre intelligible ses liens avec les institutions politiques et policières permet de ne pas les envisager seulement comme les héritiers du fascisme ou nazisme mais comme des nouveaux outils de l’État pour faire face aux enjeux politiques contemporains. En même temps, les considérer juste comme des instruments du pouvoir nous semblerait aussi passer à côté de la complexité de la situation. C’est dans ce cadre de travail que nous avons voulu dresser un portrait d’un groupe formalisé nationalement, le Bastion Social. Pour, dans un second temps, réduire la focale sur la situation lilloise et livrer une généalogie des différentes mouvances qui s’y sont implantées.

De CasaPound Italia au Bastion Social, itinéraire de la mouvance identitaire française en pleine refonte [1/2]
https://lundi.am/De-CasaPound-Italia-au ... dentitaire

Généalogie d’une mouvance identitaire lilloise [2/2]
https://lundi.am/Comprendre-la-montee-e ... onnelle-en
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Re: Galaxie extrême droite

Messagede bipbip » 26 Oct 2018, 19:54

Fascistes Social Clubs, épisode 1 : une descente

La recette semble éculée. Actions coups de poing, agitation de drapeaux et discours paranoïaques sur le grand remplacement : le Bastion Social est un mouvement d’extrême droite qui pourrait ressembler à tous les autres. Seulement sa marotte, c’est le social : aide aux sans-abris, soutien aux précaires, maraudes… mais exclusivement selon leur critère, celui de la préférence nationale.

Derrière un vernis de communication bien rôdé, on retrouve surtout les méthodes classiques des nazillons français : agressions, références historiques douteuses, culte de la violence. Et un véritable projet politique, qui n’oublie pas de nourrir des liens avec ses alliés européens. C’est chez les italiens de CasaPound que le Bastion Social a puisé inspiration et soutien. La recette sociale fait des émules de l’autre côté des Alpes : en plein Rome, des squats aux couleurs nationalistes existent sous le regard bienveillant d’un pouvoir public complaisant.

Le Bastion Social, né sur les cendres du Groupe Union Défense (GUD), est un mouvement qui grandit, s’installe dans plusieurs villes françaises à travers l’ouverture de locaux et associations diverses, et permet une alliance dangereuse des franges les plus radicales de la droite nationaliste et xénophobe. Sous couvert d’un discours anticapitaliste et populaire, c’est bien de la promotion d’idées dont les connotations ne laissent pas de place au doute qu’il s’agit. La misère a toujours eu bon dos pour les fascistes français.

Lyon est la ville qui a vu naître ce mouvement ; c’est donc là que débute notre série Fascistes Social Clubs. D’une agression devant un kebab à la lutte d’un horloger contre l’implantation de l’extrême droite dans son quartier, récit des violences néo-fascistes françaises.

Un podcast de Clara Menais et Ivan Vronsky.

à écouter : https://radioparleur.net/2018/10/17/fas ... l-clubs-1/



Fascistes Social Clubs, épisode 2 : vernis social, fond national

En août 2018, les militants du Bastion Social Strasbourg investissent les locaux du Pôle emploi et occupent le toit du bâtiment. Ils viennent exiger la mise en place d’une réelle préférence nationale. Sur leur banderole, on peut lire « Emploi, priorité aux Français ». En avril déjà, ils avaient revendiqué le relogement d’un SDF français, Robert, après une manifestation devant la mairie. Une version contestée par les associations locales. Ces actions « coup de poing » permettent de cerner les principes et les ambitions du mouvement: fédérer en alliant action sociale et nationalisme.

Dans cet épisode, on décrypte le discours du Bastion Social sur différents plans. De l’analyse de Sébastien, auteur de l’ouvrage Temps Obscurs sur l’extrême droite en France et en Europe, au discours de Valentin, représentant du Bastion Social à Strasbourg et récemment nommé président du mouvement, à la mise au point téléphonique de Germain, responsable local du Secours Catholique, en passant par les cris furieux du rappeur identitaire North.

Un podcast de Clara Menais et Ivan Vronsky

à écouter : https://radioparleur.net/2018/10/19/fas ... l-clubs-2/



Fascistes Social Clubs, épisode 3 : inspirations italiennes

Comme dans toute bonne trilogie, on termine par le début. Pour cet épisode, nous sommes allés de l’autre côté des Alpes, voir ceux qui inspirent cette mouvance. C’est chez les italiens de CasaPound que les français du Bastion Social ont puisé leurs influences et leurs soutiens. À Rome, à deux pas de la Gare centrale, un squat aux couleurs nationalistes existe sous le regard bienveillant d’un pouvoir public complaisant. Depuis plus de 15 ans la « Casa d’Ezra Pound » est le centre névralgique d’un mouvement qui a su conquérir des dizaines de villes italiennes et s’implanter durablement de le paysage politique.

Ambiance d’un Rome sous contrôle fasciste avec les témoignages de Emanuele, militant antifasciste et du journaliste Daniele Piervincenzi, blessé par les amis de Casapound : la mafia italienne.

Un podcast de Clara Menais et Ivan Vronsky

à écouter : https://radioparleur.net/2018/10/24/fas ... l-clubs-3/
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