Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Soral

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Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Soral

Messagede kaliméro » 28 Déc 2009, 14:51

Alain soral et ses consorts se font défonser!

Voici une émission sur la mouvance sous-fasciste, qui à été organiser par radio libertaire, elle permet de comprendre les enjeux actuel!!


Radio Libertaire: émission sur la mouvance sous-fasciste 2/5





http://www.dailymotion.com/video/xbg5ns ... la-mo_news



Radio Libertaire: émission sur la mouvance sous-fasciste 3/5






http://www.dailymotion.com/video/xbg5ck ... la-mo_news


Radio Libertaire: émission sur la mouvance sous-fasciste 4/5






http://www.dailymotion.com/video/xbfqkm ... la-mo_news



Radio Libertaire: émission sur la mouvance sous-fasciste 5/5







http://www.dailymotion.com/video/xbfquy ... la-mo_news
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Re: Alain soral et ses consorts se font défonser!

Messagede berneri » 28 Déc 2009, 18:39

Plutôt bien comme emission, instructif et assez clair
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Re: Alain soral et ses consorts se font défonser!

Messagede sheerk » 15 Juin 2010, 20:53

A propos de radio libertaire, c'est dommage qu'ils laissent des gens comme Riposte Laïque(ils sont islamophobes) s'exprimer sur leurs ondes, alors qu'ils ne sont clairement pas fréquentable. Enfin qu'ils puissent s'exprimer c'est pas un problème, à partir du moment qu'ils ce font démonté en directe, mais ça n'a pas été le cas.

Mais l'émission est bien c'est clair, juste dommage que le cas de la lutte contre le sionisme n'ai pas été plus approfondi, enfin je veux dire de la lutte menée par les anti-fascistes et qui est en opposition à Soral et toute la bande des crétins de son genre.
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Re: Alain soral et ses consorts se font défonser!

Messagede barcelone 36 » 16 Juin 2010, 16:15

sheerk a écrit:A propos de radio libertaire, c'est dommage qu'ils laissent des gens comme Riposte Laïque(ils sont islamophobes) s'exprimer sur leurs ondes, alors qu'ils ne sont clairement pas fréquentable. Enfin qu'ils puissent s'exprimer c'est pas un problème, à partir du moment qu'ils ce font démonté en directe, mais ça n'a pas été le cas. .


pour la enième fois...Riposte Laique a été invité sur Radio Libertaire une fois, par un animateur, qui ignorait leur virage clairement xénophobe, les invitant en tant que membres de la FNLP et anciens trotsk' ou PC. Ce fut une grave erreur, très critiquée en interne. Le camarade a bien evidemment pris conscience de qui étaient ces gens, et ils ne seront bien sur plus invités sur la radio de la Fédération Anarchiste.
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Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Soral

Messagede Voline » 08 Oct 2010, 19:24

Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Soral

Analyser la pensée d’Alain Bonnet de Soral, plus connu sous le nom d’Alain Soral, est important dans ce contexte de crise économique propice à la propagation de discours fascistes. Ce genre de discours a d’autant plus de risques de gagner en influence que ladite crise a révélé la lâcheté, la veulerie, la trahison des partis de gauche et d’extrême-gauche. En outre, Soral est suffisamment habile pour saupoudrer ses diatribes de réflexions apparemment progressistes et de critiques relativement pertinentes de divers groupements politiques (le NPA, Bertrand Delanoë et son équipe municipale…) ou phénomènes de société (le communautarisme, le « féminisme » de la bourgeoisie…). Ce faisant, il espère endormir la vigilance de son auditoire et, ainsi, faire passer « en fraude » sa camelote d’extrême-droite.

Nous avons divisé notre analyse visant à démont(r)er l’imposture soralienne en 7 thèmes :

1°) Doubles discours et contradictions ;

2°) Récupération au profit de l’extrême-droite d’auteurs, de pratiques et de combats qui ne sont pas les siens ;

3°) Fascisme et poujadisme ;

4°) Antisémitisme ;

5°) Stalinisme ;

6°) Apologie de régimes répressifs ;

7°) Arrivisme et haine de classe.

Cette division est en partie arbitraire puisque certaines déclarations d’Alain Soral peuvent avoir leur place dans plusieurs des thèmes ci-dessous développés.

1°) Doubles discours et contradictions

Soral a compris que, s’il veut « ratisser large », il doit avoir un discours flou et changeant, et savoir « s’adapter à son public ». Cette faculté d’adaptation lui permet, certes, d’espérer rencontrer du succès au-delà des seuls nostalgiques du IIIè Reich… mais c’est au prix de ridicules pirouettes théoriques et pratiques.

Soral, qui n’hésite pas à se dire « marxiste », considère pourtant qu’il existe un « intérêt général des citoyens du monde »… Une négation en paroles de l’existence de la lutte des classes… Mais aussi et surtout un propos bien dans l’air du temps qui, n’en doutons pas, plaira aussi bien aux citoyennistes d’ATTAC qu’aux fachos partisans de l’association Capital/Travail !

C’est sans doute en qualité de « marxiste » que Soral qualifie le FN de « mouvement qui évolue vers la vraie gauche, la gauche sérieuse, la gauche économique ». Dans la foulée de cette affirmation hasardeuse, Soral conseille de lire « le programme économique » du Front National. Merci du conseil, Alain ! Une petite visite sur le site du FN peut toujours servir, effectivement ! Même si – crise économique oblige – le FN passe désormais sous silence ses propositions les plus ouvertement pro-patronales (sur la Sécurité sociale, notamment), il reste encore largement assez de « matière » sur leur site pour voir que ce parti est à 100% au service de la bourgeoisie. En vrac : « libérer au maximum l’entreprise des contraintes de toute nature qu’elle subit », « libérer le travail et l’entreprise de l’étatisme, du fiscalisme et du réglementarisme », « renégociation de la durée hebdomadaire du temps de travail par branches d’activité. Permettre en particulier de ‘gagner plus à ceux qui travaillent plus’ », « simplification du Code du travail », « créer un cadre favorable à l’entreprise, notamment aux PME », « baisser la pression fiscale » et notamment l’impôt sur la fortune et l’impôt sur les sociétés, développer les « régimes de retraite complémentaire par capitalisation », « assurer un service minimum dans les services publics », « obtenir des économies budgétaires en réorganisant la Fonction publique, par l’introduction du principe de mobilité et le non-remplacement d’une partie des départs en retraite ». Ah ! c’est donc ça la « vraie gauche » ! ‘fallait y penser… Avec une telle conception de la « gauche économique », il n’est pas étonnant que Soral puisse dénoncer la « société d’assistanat » tout en continuant à se prétendre « marxiste »…

Soral affirme, à propos de la police et de l’armée : « il y a très longtemps que ces gens-là n’ont plus aucun pouvoir en France, on peut leur cracher à la gueule tant qu’on veut » et qualifie les flics de « pauvres fonctionnaires qu’ont le plus haut taux de suicide de France ». Mais il affirme par ailleurs « nous sommes dans un régime totalement policier et totalitaire […] on est dans une société intégralement policière et dégueulasse ». La France, « régime totalement policier et totalitaire »… où les flics « n’ont plus aucun pouvoir » depuis « très longtemps » ? La contradiction est évidente, mais Soral espère probablement séduire les jeunes de banlieue et une partie de l’extrême-gauche avec sa rhétorique pseudo-libertaire et anti-keuf, tout en rassurant ses soutiens (et souteneurs) d’extrême-droite avec un discours plus traditionnel sur le thème de l’autorité qui n’est plus respectée. (Au passage, nous ne saurions trop conseiller aux partisans d’Alain Soral de tester la validité des assertions de leur Grand Chef en « crachant à la gueule » de tous les flics qu’ils croisent. Avec un peu de chance, à force de coups de tonfa et de GAV, ils deviendront d’authentiques révolutionnaires.)

Il y a quelques années, Soral évoquait « l’inculte – et désormais pas drôle – Dieudonné » (Alain Soral, Abécédaire de la bêtise ambiante, Jusqu’où va-t-on descendre ?, Pocket, Paris, 2003, p. 112). Il lui reprochait notamment de ne pas oser montrer du doigt cette « ‘communauté invisible’ certes surreprésentée dans le show-biz en termes de quotas, mais à laquelle il doit aussi son doux statut de rigolo » (Ibid., p. 114). « Communauté invisible », comprendre : les Juifs. Soral fait désormais liste commune avec « l’inculte » Dieudonné aux élections européennes de 2009… L’humoriste ( ?) est pourtant au moins aussi con aujourd’hui qu’en 2002, lorsque Soral écrivait ces lignes… en revanche, il est vrai qu’en matière d’antisémitisme, Dieudonné a accompli d’immenses « progrès » ces derniers temps !

Même type de revirement concernant les Arabes et/ou musulmans. Soral affirmait l’année dernière : « Aujourd’hui, on voit très bien que le Système diabolise les maghrébins. […] Vous Français arabo-musulmans et nous Français du Front National sommes diabolisés par le même système […] Toutes les saloperies qu’on raconte aujourd’hui sur les maghrébins de banlieue, sur les ‘kärchérisables’, c’est les mêmes qu’on a racontées sur Le Pen et les gens du Front National… et elles sont aussi fausses ! » … Soral souffre sans doute d’amnésie, il nous faut donc lui rappeler ses positions antérieures sur le sujet : « Leur seul espoir [aux Algériens], c’est qu’on y retourne [en Algérie]. » (Ibid., p. 15) ou « celui qui se comporte en colon, de plus en plus c’est le Beur » (Ibid., p. 99) ou : la France devient « un pays d’Anglo-Saxons névrosés envahis de Maghrébins hostiles » (Ibid., p. 124) ou encore, à propos de la situation en banlieue populaire dans les années 60 : « Les seuls qui posaient problème, déjà, c’étaient les Algériens qui se tenaient à l’écart dans la solitude, la peur, l’islam et la Sonacotra, et dont les jeunes, peu nombreux encore, foutaient déjà la merde » (Ibid., p. 40). Soral est démasqué par ses propres écrits : il fait partie de ce Système qui « diabolise les maghrébins », qui « raconte des saloperies sur eux » ! …Il est vrai qu’il a, depuis, changé radicalement de stratégie à leur égard : il espère même les incorporer à l’ « avant-garde » des bataillons d’extrême-droite : « Les premiers qui devraient se battre pour la préférence nationale, ça devrait être les Français d’origine immigrée, parce que c’est eux que [l’immigration] met le plus en danger. » Soral se plaît à répéter que le Système « divise pour mieux régner » : c’est indéniable… Tout aussi indéniable que le fait que lui-même divise pour mieux régner ! Après avoir fait des maghrébins des boucs-émissaires, il leur conseille de se retourner contre les nouveaux arrivants en France et, au passage, il se dédouane de ses propres responsabilités en accusant un « Système » (impersonnel) d’être à l’origine de leur stigmatisation.

Dans cette même optique, lors d’une conférence à Fréjus en 2008, Soral a affirmé à propos des exactions commises aux Invalides lors d’une manifestation le 23 mars 2006 : « Moi j’étais très content de voir, effectivement, le ‘bolossage’ des petits cons du CPE… Tout ça est quelque part bon signe. » Le plus amusant est que les fafs présents dans la salle ont applaudi ces propos d’Alain Soral ! Les mêmes qui, en d’autres circonstances, mettent en avant l’existence d’un racisme anti-blanc pour convaincre les électeurs d’accorder leurs suffrages à l’extrême-droite… Bonjour l’hypocrisie…

Ultime contradiction, à propos de ses opposants, Soral affirme : « ces gens-là ne vous sortent que des références des années 30 »… Or, lui-même ne se gêne pas pour « sortir des références des années 30 », en se réclamant notamment des pacifistes de cette période qui, se plaint-il, ont eu de gros problèmes après la guerre. De deux choses l’une. Ou bien les connaissances historiques de Soral sont très limitées (ce qui, après tout, n’est pas à exclure)... Ou bien il n’ose pas se réclamer trop explicitement de Jacques Doriot, Marcel Déat, Fernand de Brinon et autres « pacifistes des années 30 » qui ont été inquiétés à la Libération, non pas pour pacifisme mais… pour collaboration avec les nazis ! Soral fait parfois preuve d’un peu plus de discrétion et brouille les cartes en se faisant passer pour un « homme de progrès »…


2°) Récupération au profit de l’extrême-droite d’auteurs, de pratiques et de combats qui ne sont pas les siens

Les diatribes de Soral sont truffées de références, parfois explicites, à des auteurs qui ne sont pas d’extrême-droite. C’est bien connu : la culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale. Soral tient donc à nous faire savoir qu’il a lu Guy Debord (tout en affirmant par ailleurs qu’il est « la partie de l’œuvre de Marx accessible aux publicitaires », Ibid., p. 96 ), Jean-Claude Michéa, Michel Clouscard (référence à « l’idéologie du désir » ou dénonciation de la récupération de Nietzsche par des intellectuels de gauche), Pier Paolo Pasolini (« codes intégralement fascistes de la mode »), Pierre Clastres…

De là où ils sont, Debord, Pasolini et Clastres ne risquent pas de protester… Concernant Michéa : les thèses qu’il développe dans ses essais sont contestables, mais il n’en reste pas moins évident que c’est de manière abusive que Soral se sert d’elles comme caution à sa prose d’extrême-droite. Nous ne pouvons que vous inviter à vous faire votre propre opinion en lisant L’enseignement de l’ignorance et ses conditions modernes, Impasse Adam Smith, L’empire du moindre mal, etcetera.

Quant à Michel Clouscard (dont les thèses sont, là aussi, contestables – mais, présentement, là n’est pas la question), dans une tribune libre dans L’Humanité (30 mars 2007), il a tenu à préciser qu’ « associer […] d’une manière quelconque nos deux noms [le sien et celui de Soral] s’apparente à un détournement de fonds. Il s’avère qu’Alain Soral croit bon de dériver vers l’extrême droite (campagne pour le FN). Il veut y associer ma personne, y compris en utilisant mes photos à ma totale stupéfaction. Je n’ai en aucun cas autorisé Alain Soral à se prévaloir de mon soutien dans ses menées prolepénistes. Le Pen est aux antipodes de ma pensée. » Clouscard étant décédé le 21 février 2009, gageons que le fossoyeur Soral va pouvoir reprendre tranquillement son « détournement de fonds »…

Soral se plaît également à affirmer que « Marx voterait aujourd’hui Le Pen. » Sans doute conscient que cet « argument » est trop visiblement spécieux, il prétend aussi que votent pour le FN « des branchés, des marginaux, […] des anciens d’Action Directe »… A défaut de correspondre à une quelconque réalité, cette façon de présenter l’électorat FN est bien plus sympatoche que celle qui dépeindrait les partisans de Le Pen sous les traits de bourges de la région PACA, de vieilles rentières, de boneheads alcooliques (ah ouais mais nan… eux, ‘faudrait déjà qu’ils trouvent le bureau de veaute) ou encore de petits patrons/commerçants/artisans (qui ont eu l’occasion de montrer, tout au long du XXe siècle, qu’ils constituaient le terreau de toutes les réactions).

Dans la même veine, Soral reprend à son compte le concept de décroissance, se dit « assez proche de certains écologistes ». Il évoque aussi « un processus de domination par l’intégration du flic ». Ce qui est juste, seulement voilà : ça sonne très « Mai 68 » (cf. les slogans du style « Tue le flic qui est dans ta tête. ») dont Soral est, comme chacun sait, un contempteur ! Plus fort encore, il s’imagine même rejoindre un jour « les anti-système radicaux qui vivent uniquement de récup’ dans les poubelles, et dans des endroits squattés » et il n’hésite pas à prendre la défense de Julien Coupat. Et puis quoi, ensuite ? Une apologie des black-block ? A un tel stade d’opportunisme et de démagogie, tout est possible…

Démagogie toujours, lorsque Soral justifie son soutien aux PME en disant que des « économistes marxistes » prônaient un tel soutien dès les années 90. « Économistes marxistes » que, bien sûr, il ne cite pas… Et pour cause puisque soit ils n’existent pas, soit ils ne sont pas marxistes !

Alain Soral se réclame abusivement de la « dialectique. » En fait, il ne s’agit que d’un artifice rhétorique bien commode dont il use à chaque fois que son arrivisme ou sa médiocrité intellectuelle menacent d’éclater au grand jour. Ainsi, à ceux qui s’étonnent de sa trajectoire politique, Soral répond qu’elle est « dialectique ». Et sa fâcheuse tendance à faire de Karl Marx un apôtre de l’extrême-droite est – devinez quoi ? – « dialectique » !

Notons que cette tendance à la récupération de tout et n’importe quoi va au-delà du seul Alain Soral : c’est une véritable mode à l’extrême-droite depuis quelques temps. Presque tous se disent maintenant « révolutionnaires » (en période de crise économique, ça passe mieux que « contre-révolutionnaires » ou « royalistes »… mais il s’agit de « révolutionnaires » bien particuliers : des « révolutionnaires » qui sont anticommunistes primaires, qui soutiennent les contre-réformes du gouvernement et qui agressent les grévistes). Et pendant que certains fachos se réclament de Che Guevara, d’autres découvrent les situationnistes… Des identitaires se prétendent même « enfants de la Commune et du 6 février 1934 ». Comme s’il était possible d’établir une filiation entre le premier gouvernement prolétarien de l’Histoire et une tentative de coup d’Etat fasciste ! Cela étant dit, le 6 février 34, on leur le laisse et on confirme : ils en sont bien les héritiers !



3°) Fascisme et poujadisme

Dans sa préface à Jusqu’où va-t-on descendre ?, Soral supposait que le « libéral libertaire bourgeois bohème » trouverait ses écrits « poujadistes » ou encore « fascistes » (Ibid., p.12). Eh bien, si tel a vraiment été le cas en 2002 lorsque cet essai est sorti, force est de constater que le « li-li bo-bo » – que pourtant nous n’apprécions pas – aura cette fois-là eu raison. Puisque, quelques années plus tard, Soral se vantera d’avoir écrit certains discours de Jean-Marie Le Pen. Rien d’étonnant quand on voit à quel point les thématiques fascistes et poujadistes sont au cœur de la « pensée » soralienne.

Dans une conférence de mars 2009, entre une référence à la propagandiste du IIIe Reich Leni Riefenstahl et une dénonciation de l’ « idéologie maçonnique », Soral trouve quand même le temps de se montrer choqué par le tribunal de Nuremberg (« On tue tous les nazis, parce que c’était le Mal donc on les raye de la planète terre. ») et par l’épuration à la Libération… Cette conférence se déroulait pourtant à l’initiative du Parti Populiste (extrême-droite), dont le programme mentionne le rétablissement de la peine de mort pour les auteurs de « crimes de guerre, […] assassinats, actes de barbarie, tortures d’innocents », donc on ne voit pas trop pourquoi Soral s’indigne des exécutions de nazis et de collabos (à moins qu’il ne considère pas les Juifs, les Tsiganes et autres communistes qui ont été massacrés comme de « vrais » innocents ?). Soral estime aussi que « de toute façon, le métissage c’est la violence » … Assertion guère compatible avec celle-ci, également de son « cru » : « On [le peuple français ?] est un métissage réussi puisque cohérent, lent, accepté, etcetera. » Alors, le métissage c’est la violence, oui ou non ? Comme nous l’avons vu précédemment, Soral se fiche pas mal de s’empêtrer dans ses contradictions puisqu’elles sont « dialectiques ».

Soral nous offre encore un magnifique exemple de « dialectique » quand il déclare : « quand on est marxiste, on doit fonctionner sur des concepts marxistes, quand on abandonne tout ces concepts pour se fonder sur des concepts petits-bourgeois, on se casse la gueule » avant d’affirmer que « pour faire quoi que ce soit de subversif en politique », il a plus confiance dans les « patrons de bistrot, les chauffeurs de taxi et ce qu’on appelle la petite-bourgeoisie » que dans les profs et les étudiants. Karl Marx voyait-il dans ces catégories de population une force révolutionnaire ? A-t-il prôné la dictature des patrons de bistrot ? Ou bien écrit « petits-bourgeois de tous les pays, unissez-vous » ? Soit Alain Soral a accès à des textes cachés de Marx, soit – c’est plus probable – il se sert, pour appuyer ses théories bancales, de ces mêmes « concepts petits-bourgeois » qu’il reproche à d’autres d’utiliser.

Typiquement poujadiste est la défense soralienne du « petit patron », prétendue victime de la « persécution fiscale » et de la « méchanceté des prudhommes ». Soral se livre à cet exercice en se réclamant notamment de « Michéa »… On le comprend : pour réussir la prouesse de défendre ouvertement une fraction du patronat tout en restant « marxiste-compatible », il fallait au moins la caution d’un intellectuel qui se réclame du Socialisme (et pas de la « gauche » : dans l’esprit de Michéa, ce n’est pas la même chose… c’est même antinomique)… Au passage, Soral se livre à des reproches (malheureusement !!) infondés concernant Arlette Laguiller : selon lui, dans ses discours, elle ne ferait pas de différence entre petit patronat et grand patronat… En réalité, dans ses interventions, cette réformiste patentée de Laguiller flétrit presque uniquement le « grand patronat »… comme si les autres patrons étaient plus respectables !

Soral ressort également une ruse habituelle du fascisme pour servir de « paratonnerre » à la bourgeoisie en temps de crise économique : il dénonce régulièrement et avec insistance le « capitalisme financier spéculatif » et la « finance mondiale spéculative », espérant que les exploités ne s’apercevront pas que le problème est plus global et que c’est toute la société de classe (Alain Soral compris) dont ils doivent se débarrasser. Dans « Qu’est-ce que le national-socialisme ? », texte daté de juin 1933, Trotsky remarquait déjà que « tout en se prosternant devant le capitalisme dans son entier, le petit bourgeois déclare la guerre à l’esprit mauvais de lucre. »

Cette autre sentence soralienne participe de la même logique du « paratonnerre » : « Ce monde [du marché] est porté par les élites blanches occidentales judéo-protestantes » Il s’agit ici, en réduisant le capitalisme à ses seuls partisans juifs ou protestants, d’épargner le catholicisme (dont Soral se réclame – entre mille autres « étiquettes », il est vrai !) ainsi que les Arabes et/ou musulmans dont Soral veut se faire de nouveaux alliés, convaincu qu’il est que « dans l’imaginaire politique africain ou maghrébin, c’est un type de gauche Le Pen, hein… et même d’extrême-gauche parce que c’est pas des régimes très cools là-bas. »

Au cas où vous en auriez douté, Soral manie fort bien la théorie du complot et a des talents certains en matière de réécriture de l’Histoire : « [Les Noirs] étaient issus de l’empire colonial qu’ils ne détestaient pas particulièrement d’ailleurs, en dehors de certaines élites financées souvent on sait pas trop par qui… » Comme dirait un chanteur sarkozyste : « Ah ! Le temps béni des colonies… » Eh oui, Soral, c’est bien connu : les colonisés ne détestaient pas particulièrement la puissance coloniale, cette dernière a décidé d’elle-même, spontanément et sans pression d’aucune sorte, de quitter le continent africain et, d’ailleurs, depuis la décolonisation, la France a totalement cessé de s’immiscer dans les affaires intérieures du Gabon, de la Côte d’Ivoire, du Tchad ou du Togo…

Enfin, dans la rubrique « comment, par la calomnie, l’extrême-droite assassine Jaurès une seconde fois », cette citation : « La position de Le Pen est très respectable et très cohérente, même sur le plan de l’immigration, du racisme, etcetera, elle est très saine, c’est une position de patriote français de gauche du début du siècle, c’est la position… il serait même à la gauche de Jaurès aujourd’hui ! » … Sûrement, oui !! Le Pen est à peu près autant à la gauche de Jaurès que l’était l’homme qui l’a abattu, Raoul Villain, qui fut membre du mouvement catholique du Sillon et du groupe d’étudiants « nationalistes » de la « Ligue des jeunes amis de l’Alsace-Lorraine »…



4°) Antisémitisme

L’antisémitisme, ce socialisme des imbéciles, est très apprécié d’Alain Soral. Il s’agit, là encore, de détourner la colère populaire vers des boucs-émissaires. Mais ce brave Soral, décidemment très prévoyant, n’a pas attendu la crise économique pour distiller son poison. En 2004, déjà, il déclarait : « Quand avec un Français, Juif sioniste, tu commences à dire ‘y a peut être des problèmes qui viennent de chez vous. Vous avez peut-être fait quelques erreurs. Ce n’est pas systématiquement la faute de l’autre, totalement, si personne ne peut vous blairer partout où vous mettez les pieds.’ Parce qu’en gros c’est à peu près ça leur histoire, tu vois. Ça fait quand même 2500 ans, où chaque fois où ils mettent les pieds quelque part, au bout de cinquante ans ils se font dérouiller. Il faut se dire, c’est bizarre ! C’est que tout le monde a toujours tort, sauf eux. Le mec, il se met à aboyer, à hurler, à devenir dingue, tu vois. Tu ne peux pas dialoguer. C’est à dire, je pense, c’est qu’il y a une psychopathologie, tu vois, du judaïsme sionisme (sic !) qui confine à la maladie mentale. » …Puis, cette année : « Il y a quand même un milliard de chrétiens qui s’excusent face à 15 millions de Juifs… C’est quand même bizarre, il a dû se passer quelque chose pour qu’on soit obligés de s’humilier à ce point là, que notre pape soit obligé de demander pardon parce qu’il y a un évêque ultra-marginal qui a dit trois conneries » Les « conneries » de Richard Williamson étant « juste », pour rappel, ses déclarations selon lesquelles « 200 000 à 300 000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz. »

Intéressante également, cette déclaration de Soral qui reprend le stéréotype, popularisé par le Protocole des Sages de Sion, du Juif fauteur de guerre : « M. Finkielkraut était pro-croate, M. Bernard Kouchner… euh… M. Cohn-Bendit… euh nan pas Cohn-Bendit… C’était Bernard-Henri Lévy, il était pro-bosniaque, ils ont chacun choisi leur camp afin d’attiser la haine et la violence. On ne sait pas trop pourquoi, ils ont dû tirer ça à pile ou face... » Au risque de décevoir Soral et ses groupies, il est important de souligner que l’anéantissement de la République fédérale socialiste de Yougoslavie a des causes multiples et complexes, n’ayant rien à voir ni avec Finkielkraut ni avec BHL. Pire encore : Finkielkraut et BHL n’auraient jamais existé que cela n’aurait strictement rien changé au sort des peuples des Balkans.

Courageux mais pas téméraire, Soral, peut-être lassé des agressions physiques et des décisions de justice défavorables, se replie la plupart du temps sur des propos plus allusifs visant « l’autre d’une telle communauté que je ne nommerai pas », stigmatisant Daniel Cohn-Bendit en tant que « parasite de la société française… qu’il insulte ! » ou affirmant : « La France [que les mecs de banlieue] n’aiment pas, je ne l’aime pas non plus… C’est la France de Bernard-Henri Lévy, je ne l’aime pas non plus. » Que l’on soit bien clairs : les personnalités auxquelles Soral s’en prend sont souvent méprisables. Seulement, bien d’autres le sont tout autant et dont Soral ne pipe pourtant pas un mot. Et il n’est pas compliqué de comprendre quel est sans doute le but – et quel sera assurément le résultat – des envolées soraliennes visant Bernard Kouchner, Alexandre Adler, BHL, Jacques Attali, Laurent Fabius, Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy, etcetera. Ces diatribes permettent à Soral de passer pour un type qui ose s’en prendre aux « puissants » alors qu’elles ont pour fonction objective, en ne visant que des personnalités à l’origine ethnico-religieuse (supposée !) commune, d’épargner la bourgeoisie dans son ensemble en détournant le prolétariat des approches strictement classistes.



5°) Stalinisme

Soral a gardé de graves séquelles de son passage par le Parti dit « Communiste ». Il n’hésite pas à qualifier la CGT de « réseau de résistance ou d’opposition traditionnelle » alors que cela fait au moins sept bonnes décennies que la Confédération Générale de la Trahison est un obstacle aux tentatives d’émancipation des prolétaires. Pour Soral, « tout ce qui est de l’ordre de la violence […] et de la guerre civile, c’est forcément un truc qui affaiblit la France. » Ce Soral qui s’oppose à la violence et à la guerre civile au nom du salut de la France n’a, contrairement à ses prétentions, rien d’un marxiste… mais c’est un parfait stalinien ! C’est avec ce même type d’arguments, avec cette même dévotion envers l’unité nationale que le P « C » F a, à trois reprises, saboté des situations révolutionnaires : en 1936 (Maurice Thorez, secrétaire général du P « C » F : « il faut savoir terminer une grève »), à la Libération (Thorez, toujours : « produire, produire, encore produire, faire du charbon c’est aujourd’hui la forme la plus élevée de votre devoir de classe, de votre devoir de Français » et « La grève, c’est l’arme des trusts. »), en Mai 68 (Georges Séguy, secrétaire général de la CGT : « …ce mouvement lancé à grand renfort de publicité qui, à nos yeux, n’a pas d’autre objectif que d’entraîner la classe ouvrière dans des aventures en s’appuyant sur le mouvement des étudiants. »).

Il arrive aussi à Soral de s’attaquer au « Capital apatride » et au « Capital nomade ». C’est cette même idée qu’il développe lorsqu’il affirme dans une interview que « tous les internationalistes aujourd’hui sont des gens de droite, par essence, tu vois… » Notons en passant que, trois minutes plus tôt, dans cette même interview, il affirmait : « Je ne crois pas à l’essentialisme, les gauchistes essentialistes m’emmerdent, ce sont des crétins et des petits cons ». Pour en venir à ce que révèle, sur le fond, cette citation, Soral – ce « crétin » et ce « petit con » d’essentialiste (ce sont ses termes) – reprend à son compte la vieille antienne stalinienne qui affirme que, par opposition au Capital qui n’a pas de frontières, qui est « cosmopolite », les travailleurs se doivent d’être nationalistes. C’est ballot : Soral le stal’ a oublié que le Manifeste du parti communiste se termine par un appel à l’union des prolétaires de tous les pays…



6°) Apologie de régimes répressifs

Il n’y a pas besoin de creuser bien longtemps pour s’apercevoir que Soral est contre-révolutionnaire : il suffit de regarder quels régimes et quels chefs d’Etat il admire ! Saddam Hussein (entre autres) est rangé par ses soins dans la catégorie des « chefs d’Etat locaux de puissances alternatives ». Alternatives à quoi ? Sûrement pas au capitalisme, en tout cas ! Le premier fait d’armes de Saddam Hussein est la participation à une tentative d’assassinat, en 1959, du général et Premier ministre marxisant Abdul Karim Qasim qui, l’année précédente, avec d’autres militaires, avait renversé la monarchie iraquienne. Une fois arrivé au pouvoir (avec le soutien des Etats-Unis), à la tête du parti Baas, Saddam Hussein a réprimé férocement ses opposants, notamment les membres du Parti Communiste Irakien (ce qui n’a pas empêché Moscou de continuer à soutenir le régime baasiste… ça en dit long sur la teneur en socialisme de la bureaucratie stalinienne).

Soral fait également l’apologie de Poutine, ex-membre du KGB et bourreau du peuple tchétchène qui, en fait d’« alternative », a surtout parachevé le rétablissement du capitalisme privé en Russie (ouverture à la concurrence du fret ferroviaire, baisse du taux d’imposition sur les sociétés…) et restreint les déjà peu nombreuses libertés démocratiques dont bénéficiaient les Russes ( journalistes assassinés, opposants emprisonnés, désignation par le Président et non plus élection des gouverneurs des sujets de la Fédération de Russie, grande impunité accordée aux membres des groupes fascistes/néonazis qui commettent de nombreuses exactions).

Autre objet d’admiration de Soral : la République islamique d’Iran, régime théocratique où les militants des organisations de gauche ont été exécutés par milliers suite à la contre-révolution islamique et où les minorités (kurdes, arabes) sont soumises à de multiples brimades. Ce régime qui tente de fédérer sa population autour de discours hostiles à l’Occident, aux Etats-Unis, à Israël, sait pourtant miser sur plusieurs lièvres à la fois : dans les années 80, il n’a pas hésité à acheter des armes aux Etats-Unis (qui se sont servis de l’argent récolté grâce à ces ventes pour financer une guérilla d’extrême-droite au Nicaragua : c’est la fameuse affaire Iran-Contra) et à Israël. Les dirigeants iraniens sont également ravis de la décision des Etats-Unis et de la dictature européiste de classer comme organisation terroriste l’Organisation des Moudjahiddines du Peuple Iranien (OMPI), et ils ont sûrement vu d’un bon œil les perquisitions visant l’OMPI opérées en France en 2003. La « lutte contre le terrorisme » (c’est-à-dire, en réalité : le terrorisme d’État) est décidemment sans frontières…



7°) Arrivisme et haine de classe

Soral qui reproche à BHL, Finkielkraut, Cohn-Bendit, etcetera (voir 4°)) leur capacité à retourner leur veste n’a peut-être pas tort sur le fond… Mais il est très mal placé pour parler, sa propre trajectoire politique étant marquée par de nombreux retournements de veste. Après avoir adhéré au mouvement punk, il rejoint le P « C » F. Il finit par quitter ce parti dans les années 90, une fois que l’Union Soviétique s’est cassé la gueule et qu’il s’est rendu compte – soixante ans après tout le monde, mais mieux vaut tard que jamais – que le P « C » F n’est pas révolutionnaire. Il qualifie son Abécédaire de la bêtise ambiante, paru en 2002, de « national-républicain » et paraît alors proche de Jean-Pierre Chevènement. Passade de courte durée puisqu’il se rapproche ensuite à grandes enjambées de l’extrême-droite, jusqu’à rejoindre l’équipe de campagne de Jean-Marie Le Pen en vue des présidentielles de 2007. Mais il est vrai que, dans l’interview où il annonçait son rapprochement avec le FN, Soral affirmait que, faisant cela, il rejoignait un parti « qui pèsera demain 25% minimum » (forcément, puisque « Le Pen, c’est le plus grand résistant au Système de France » !!). Quelle déception au soir du premier tour des présidentielles quand Le Pen, doublé sur sa droite (extrême) par un Sarkozy vraiment très décomplexé, n’obtient « que » 10,44% des voix. Pas grave, Soral a l’explication : « Le Pen mérite la France, mais je ne suis pas sûr que la France et les Français tels qu’ils sont aujourd’hui méritent Le Pen. » Dit plus clairement : les Français sont des cons. Venant de quelqu’un qui passe son temps à glorifier démagogiquement le « Peuple » et la « Nation », c’est plutôt cocasse… A l’échec du FN aux présidentielles vient s’ajouter l’échec, plus net encore, des municipales en 2008, ce qui fait que Soral doit commencer à se demander s’il a misé sur le bon cheval (blanc).

Soral annonce finalement son départ du FN le 1er février 2009, le parti n’ayant daigné lui proposer, en vue des élections européennes, qu’une place d’honneur sur la liste en Ile-de-France. Une simple place d’honneur à lui, Alain Soral, lui qui est « rebelle depuis l’âge de seize ans », vous vous rendez compte ?!? Comme l’aurait dit une de ses défuntes icônes staliniennes : c’est un scandÂÂÂÂle ! Mais puisqu’il ne veut surtout pas sombrer dans l’oubli et qu’il tient à faire parler de lui à tout prix, Soral se contente finalement d’une place de numéro 5 sur la liste antisém… pardon… « antisioniste » de Dieudonné. On ne sait jamais, dès fois que… Après tout, « les gens sont tellement cons, ils en redemandent… » et puis « un salarié, c’est comme un enfant ». Alors, qui sait ? Ces ânes-là iront peut-être voter…

Le grandissime Soral qui, lui, n’est ni un con ni un salarié, chie sur la Star Academy, les émissions d’Arthur, celles de Stéphane Bern… Le hic c’est que Soral n’a jamais hésité à aller faire la promo de ses bouquins de merde chez Thierry Ardisson ou Evelyne Thomas ! Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais… Soral semble paniqué à l’idée de retomber dans l’anonymat : « Si vous ne faites pas ce qui faut, vous êtes progressivement marginalisés, c’est-à-dire vous ne passez plus dans les grands médias, vous êtes un peu mal vus […] On voit bien ceux qui peuvent se maintenir et ceux qui sont marginalisés, et pourquoi […] Et cette marginalisation elle est bon… au niveau des médias évidemment, c’est-à-dire on est disqualifiés, on n’est plus invités, etcetera... Moi on voit très bien que j’passais beaucoup dans les émissions mais à un moment donné on n’m’a plus vu […] d’ailleurs les gens ne se posent même pas la question ‘tiens, on ne vous voit plus !’ » C’est qu’il doit également se demander comment il va faire pour écouler ses daubes fascistoïdes si, par malheur, il se voit privé de l’accès aux principaux médias et de la notoriété qui va de pair… Aiguillé par son ambition sans scrupules, Soral saura, s’il le faut, changer une énième fois son fusil d’épaule, trouver de nouveaux compagnons de route et de nouvelles tribunes d’où il pourra dégueuler sa prose pseudo contestataire qui, en fait, nuit exclusivement au prolétariat. A moins que ce dernier ne lui en laisse pas l’occasion…
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Re: Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Sor

Messagede luco » 12 Oct 2010, 08:26

En outre, Soral est suffisamment habile pour saupoudrer ses diatribes de réflexions apparemment progressistes et de critiques relativement pertinentes de divers groupements politiques (le NPA,


Je ne suis pas un grand Soralologue, mais j'ai quand même lu son abcédaire et quelques uns de ses torchons sur le net.

J'aimerais bien savoir quelles sont "les critiques relativement pertinentes du NPA" qu'il aurait pu produire.

Dans mes souvenirs, ses attaques contre la LCR/NPA ressortaient de la même veine haineuse anti-gauchiste que celle du PCF dans sa période la plus stalinienne et populiste, au nom d'une vision du "peuple" normative (le rejet de l'altérité) et fantasmée et une admiration jamais démentie envers les "régimes forts".

Sans parler du tissu de calomnies que Soral avait fait circulé sur besancenot, sa femme, le faux facteur et cie, critiques très largement reprises d'ailleurs par le PCF.

Je crains plutôt que le mensonge et l'amalgame ne soient pas l'apanage des seuls crypto-fascistes :

Ce genre de discours a d’autant plus de risques de gagner en influence que ladite crise a révélé la lâcheté, la veulerie, la trahison des partis de gauche et d’extrême-gauche.


On peut combattre les projets et les options stratégiques des partis dits d'extrême-gauche, ou critiquer leur impuissance à changer les choses, à agir sur le réel (après avoir déblayé un peu le terrain dans sa propre tradition politique), mais je vois mal comment on peut les mettre dans le même sac que la gauche.

Où et quand, les partis d'EG (LO, LCR/NPA, OCMLVP qui sais-je encore) auraient été lâches, veules, et auraient trahis qui que ce soit ?

Dans le feu de la "crise financière", le NPA comme AL ou la CNT ou la FA par exemple ont essayé de construire la grève générale, en 2009 d'abord, en 2010 ensuite, donc aujourd'hui encore.
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Re: Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Sor

Messagede Voline » 12 Oct 2010, 10:47

Le NPA est un parti qu'en langage marxiste on appelle "centriste tendance droitière", rien à voir avec la démocraie-chrétienne et Bayrou, ce terme désigne un parti qui n'a pas une ligne claire entre réformisme-révolution et qui penche plutôt vers le réformisme.

Si tu regarde les revendications et les déclarations du NPA tu observeras que c'est le cas, c'est un parti social- démocrate et électoraliste, depuis déjà la LCR finissante, quand à leur façon de "construire la grève générale" j'espère que c'est une blague ... la seule chose que le NPA essaie de construire c'est son Parti, si je ne met pas tous les militants de base dans le même sac individuellement le rôle que joue l'organisation est le rôle de tout parti tribunicien : canaliser les aspirations contestataires dans les urnes pour éviter qu'elles ne pètent dans la rue.

L.O est un ramassis de timbré qui, depuis bien longtemps, ne parlent plus que de taxer le "Grand patronat" : abolition de la société de classe c'est zéro, quand à leur rôle il est parfaitement négligeable, si ce n'est inexistant.
Parler de ce groupuscule sectoïde et inactif comme d'un parti de "camarades" qui essaie de construire la grève générale c'est autant délirant que leur léninisme me dégoûte.

Effectivement, si la "gauche" PS / PCF est ouvertement capitaliste, et qu'elle l'a même géré dans le gouvernement Jospin, l'extrême- gauche est à peine sociale- démocrate, si certains des militants sont des gens biens, leurs orgas et leurs bureaucrates sont à gerber, je ne vois pas trop ce qui est à sauver dans ces organisations, mis à part qu'il est dommage qu'elles aient réussis à embrigader certaines personnes.
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Re: Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Sor

Messagede luco » 12 Oct 2010, 12:08

Oui, on peut être d'accord sur la caractérisation du NPA, même si je dirais plutôt "centriste" tout court, c'est à dire un parti non délimité stratégiquement et qui donc, volontairement et ouvertement, pense que la période n'est pas au choix entre réforme & révolution (comme pouvaient l'être le PSOP ou le PSU).

Cette orientation a été discutée et votée par tous les militants qui ont souhaité participer au processus de constitution du NPA sur les cendres de feu la LCR. Tu peux être contre cette analyse de la période et donc contre l'option NPA.

Mais pas dire que le NPA est veule, lâche, ou qu'il aurait trahi qui que ce soit (à part les intérêts généraux d'un prolétariat abstrait qui lui-même ne semble pas pressé de s'ériger en classe pour soi). En tous cas pas ses militants et cochons de votants qui adhèrent en toute connaissance de cause aux revendications et programme du NPA.
Au regard de ses propres principes, le NPA n'a rien trahi du tout.

Pour ce qui est de la grève générale, je reçois régulièrement des textes syndicaux (sud, fsu...) avec des résolution appelant à la GG et dont je sais qui les a signées ou mises en débat : dans le lot, il y a les militants du NPA (même s'il y aurait beaucoup à dire sur les vieux crabes de la LCR dans la FSU).

Enfin, le NPA sera social-démocrate, le jour où il aura acquis une influence de masse et où son armée de bureaucrates défendra une position de conciliation entre capital et travail et défendra ouvertement une politique de réformes successives menant à horizon indéfini au "socialisme". Ce n'est bien entendu pas du tout le cas des textes du NPA et sa pratique est loin d'avoir une influence de masse. Voir les critiques formulées envers les directions syndicales contre les grèves espacées.

Si on veut être crédible, et si on a vraiment le soucis de partager nos idées et nos pratiques, il faut critiquer les autres regroupements politiques sur ce qu'ils sont et font vraiment.

Le PCF et le PG n'ont JAMAIS appelé à la gg reconductible dans leurs tracts et interventions reconductibles. Le NPA oui. A plusieurs reprises. Il faut partir de cette réalité si on veut construire quelque chose de plus radical.

Maintenant c'est clair, et je suis intervenu sur ce forum en ce sens, qu'à mon avis le NPA n'arrivera jamais à sortir de son électoralisme dans la mesure où celui-ci est quasiment entré dans les "gênes" des courants issus du trotskisme, et que ses fondements sont inscrits dans les principes du NPA (à base de paradoxe du genre "les institutions bourgeoises ne peuvent pas mener au socialisme DONC on y participe quand même et on va aux élections" :gratte: )

Pour LO, je laisse ma robe d'avocat à quelqu'un d'autre. :mrgreen:
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Re: Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Sor

Messagede Voline » 12 Oct 2010, 13:25

On est d'accord sur le fait que les critiques soraliennes de l'extrême- gauche émanent d'une pensée stupide et puante, si l'auteur du texte en a trouvé certaines "pertinentes" ça n'engage que lui, j'ai posté ce texte ici parce que c'est un texte qui repose visiblement sur un examen assez minutieux avec beaucoup de phrases et citation à l'appui, ça change des positions morales gratuites qui profèrent des insultes sans faire de l'analyse.

Dans la catégorie des textes intéressants y avait aussi le dossier de A.L sur le conspirationisme qui était du bon boulot, d'ailleurs si quelqu'un avait un lien j'aurais bien aimé le relire à l'occaz'
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Re: Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Sor

Messagede Roro » 16 Oct 2010, 00:52

Voline a écrit:Le NPA est un parti qu'en langage marxiste on appelle "centriste tendance droitière", rien à voir avec la démocraie-chrétienne et Bayrou, ce terme désigne un parti qui n'a pas une ligne claire entre réformisme-révolution et qui penche plutôt vers le réformisme.


Tout à fait d'accord, et ce pour en avoir fait l'expérience et l'avoir vécu de l'intérieur (entre la fin de la LCR et la constitution du NPA). Y a qu'à voir l'appellation elle-même : NPA. J'ai gardé en mémoire qu'il était sensé y avoir un R pour révolutionnaire. Étrangement, il a disparu quand ce parti a été officiellement créé (mais bon, j'en étais parti déjà). Il suffit de voir également les positions et les pratiques de feu la Ligue en comparaison du NPA : y a un monde entre les deux !
La Nature n'a fait ni serviteurs ni maitres, c'est pourquoi je ne veux ni commander ni recevoir d'ordres.
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Re: Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Sor

Messagede luco » 16 Oct 2010, 20:31

Il suffit de voir également les positions et les pratiques de feu la Ligue en comparaison du NPA : y a un monde entre les deux !


Feu la LCR, entre 1992 et environ 2000 était LARGEMENT plus droitière que le NPA actuel. Epoque de la ligne Picquet, qui d'ailleurs ne s'y est pas trompé : ayant perdu la main à la fin des années 90 (avec l'accession de l'ex tendance R aux commandes), ayant perdu tout espoir de la reprendre au NPA, il s'est cassé avec les éléments les plus droitiers au Front de Gauche...même s'il en reste encore.

Le NPA hérite très exactement des mêmes qualités et des mêmes "tares"/ambiguïtés que la LCR, aggravé d'une certaine manière par la baisse importante du niveau de formation politique de nombre de nouveaux militants, compensé d'une autre par une plus grande combattivité et une échine moins souple ou moins retorse que les vieux militants notamment syndicaux (FSU par exemple).

C'est le risque de toute organisation qui fait un saut quantitatif, même petit. Le même problème se pose à la CNT-F ou SUD. Des militants peuvent être à la fois très radicaux, très combattifs, puis très vite épuisés et partager des illusions réformistes... à cause d'un manque de culture politique et historique, culture difficile et lente à transmettre et que les militants ne peuvent acquérir et questionner que par leur propres expériences de lutte (en va et vient avec la théorie).

Le NPA n'est pas plus centriste que la LCR à mon avis (chacun son appréciation). La disparition du mot Révolutionnaire me parait tout aussi anecdotique que le remplacement du mot "communiste" par "alternative" entre l'UTCL et AL. Le fétichisme des mots ne me parait pas une bonne façon de questionner les faits.
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Re: Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Sor

Messagede sheerk » 20 Oct 2010, 19:33

luco a écrit:
En outre, Soral est suffisamment habile pour saupoudrer ses diatribes de réflexions apparemment progressistes et de critiques relativement pertinentes de divers groupements politiques (le NPA,


Je ne suis pas un grand Soralologue, mais j'ai quand même lu son abcédaire et quelques uns de ses torchons sur le net.

J'aimerais bien savoir quelles sont "les critiques relativement pertinentes du NPA" qu'il aurait pu produire.

Dans mes souvenirs, ses attaques contre la LCR/NPA ressortaient de la même veine haineuse anti-gauchiste que celle du PCF dans sa période la plus stalinienne et populiste, au nom d'une vision du "peuple" normative (le rejet de l'altérité) et fantasmée et une admiration jamais démentie envers les "régimes forts".

Sans parler du tissu de calomnies que Soral avait fait circulé sur besancenot, sa femme, le faux facteur et cie, critiques très largement reprises d'ailleurs par le PCF.

Je crains plutôt que le mensonge et l'amalgame ne soient pas l'apanage des seuls crypto-fascistes :

Ce genre de discours a d’autant plus de risques de gagner en influence que ladite crise a révélé la lâcheté, la veulerie, la trahison des partis de gauche et d’extrême-gauche.


On peut combattre les projets et les options stratégiques des partis dits d'extrême-gauche, ou critiquer leur impuissance à changer les choses, à agir sur le réel (après avoir déblayé un peu le terrain dans sa propre tradition politique), mais je vois mal comment on peut les mettre dans le même sac que la gauche.

Où et quand, les partis d'EG (LO, LCR/NPA, OCMLVP qui sais-je encore) auraient été lâches, veules, et auraient trahis qui que ce soit ?

Dans le feu de la "crise financière", le NPA comme AL ou la CNT ou la FA par exemple ont essayé de construire la grève générale, en 2009 d'abord, en 2010 ensuite, donc aujourd'hui encore.


Pour ce qui est des "analyses relativement pertinentes" qu'aurait pu produire Alain Soral, et bien lorsqu'il dit qu' Olivier Besancenot est un bobo c'est la vérité! Quant'il dit que le NPA est du coté du système ça n'est pas faut non plus... Maintenant c'est certain que le Soral est encore bien pire!
Encore récemment une camarade m'a envoyé un mail contenant une analyse qui provenait du site "Egalité et Réconciliation"; je l'ai évidement directement prévenu de son erreur et je lui ai fait lire le texte que "Voline" a posté ici, elle a directement reconnu son erreur. Il y en a encore qui se font avoir, par les propos de Soral qui en apparence tranche avec la mollesse du NPA.
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Re: Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Sor

Messagede luco » 21 Oct 2010, 18:00

Pour ce qui est des "analyses relativement pertinentes" qu'aurait pu produire Alain Soral,


...

Olivier Besancenot est un bobo c'est la vérité!


Une analyse fouillée...

Quant'il dit que le NPA est du coté du système ça n'est pas faut non plus...


Une thèse dense et audacieuse...

Me voila conquis.
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Re: Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Sor

Messagede sheerk » 23 Oct 2010, 19:25

luco a écrit:
Pour ce qui est des "analyses relativement pertinentes" qu'aurait pu produire Alain Soral,


...

Olivier Besancenot est un bobo c'est la vérité!


Une analyse fouillée...

Quant'il dit que le NPA est du coté du système ça n'est pas faut non plus...


Une thèse dense et audacieuse...

Me voila conquis.



Ben je n'ai effectivement pas argumenté, mais c'est une évidence non? Excuse, mais le Soral il joue pas mal sur son "expulsion" des médias et en profite pour tenté de démontré qu'Olivier Besancenot est aimé des médias. Ce qui tend à prouver d'après lui qu'il n'est en rien "dangereux", puisque aimé des médias... C'est pas vraiment faut lorsqu'il dit cela. Maintenant, c'est pas pour la cause que le Alain Soral est plus dangereux, en faite il l'est encore moins c'est certain(pour le capitalisme je parle).

J'ai moi même été proche de la LCR en Belgique et je n'en ai pas gardé un souvenir mémorable! Bien, qu'ils soient sympa, j'ai plus eu l'impression d'être entouré d'altermondialistes que d'authentiques communistes! Et ça n'était pas qu'une impression puisque beaucoup sont membres d'ATTAC :lool:
Et je précise qu'ils se disent toujours dans la lignée de Trotsky et Lénine donc ne vient pas me sortir qu'ils n'ont rien trahi !!! et pour le NPA en France ils se disent "anticapitalistes", je te signale que c'est faut c'est de l'antilibéralisme! Excuse, mais à ce que je sache ils ont lu les mêmes bouquins de Trotsky que moi, donc ils savent très bien que ce qu'ils font c'est du réformisme. Mais on ne doit pas avoir la même vision de ce qu'est une trahison...
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Re: Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Sor

Messagede luco » 24 Oct 2010, 08:52

Et je précise qu'ils se disent toujours dans la lignée de Trotsky et Lénine donc ne vient pas me sortir qu'ils n'ont rien trahi !!!


Si seulement ils pouvaient effectivement trahir Lénine et Trotsky ce serait déjà une bonne nouvelle ! :) Au moins sur la question du rôle du parti.

Excuse, mais à ce que je sache ils ont lu les mêmes bouquins de Trotsky que moi, donc ils savent très bien que ce qu'ils font c'est du réformisme.


Je crois que tu confonds les objectifs, les principes, et les difficiles manières de les faire vivre dans des pratiques et revendications concrètes. Quand la FA défend les régimes spéciaux de retraites des cheminots par exemple, avec ta grille de lecture simpliste, on dirait qu'ils font du "réformisme". Puisqu'il défendent de fait le salariat et des statuts acquis sous domination bourgeoise, au lieu d'appeler à la "révolution" et à l'abolition des classes, du salariat etc...

Pour ce qui est de l'anti-capitalisme non réformiste du NPA, il se tient là, dans ses principes fondateurs (qui tu le remarqueras se démarquent de ceux du PCF ou du PS ou d'EE) :

Anti-impérialisme, et expropriation des capitalistes

Ainsi, les anticapitalistes d’un pays impérialiste doivent avant tout lutter contre leurs capitalistes nationaux, leur propre État impérialiste et son armée. C’est dans ce sens que nous soutenons l’expropriation, par les travailleurs et le peuple du pays concerné, des entreprises françaises qui exploitent les travailleurs et les ressources des pays opprimés. Et que partout où l’armée française (ou d’autres pays impérialistes) est présente, nous soutenons les résistances populaires et la défaite militaire des armées impérialistes.


Critiques des institutions bourgeoises

Il n’est pas possible de mettre l'État et les institutions actuelles au service d’une transformation politique et sociale. Ces organismes, rodés à la défense des intérêts de la bourgeoisie, doivent être renversés pour fonder de nouvelles institutions au service et sous le contrôle des travailleurs et de la population.


Critique du réformisme et de la régulation (donc de l'anti-libéralisme d'ATTAC entre autres) et appel à en finir avec la propriété privée

La logique du système invalide les prétentions de le moraliser, de le réguler ou de le réformer, de l'humaniser, qu’elles soient sincères ou hypocrites. La logique du système contribue par là même à créer les conditions de son renversement, d’une transformation révolutionnaire de la société, en démontrant quotidiennement à quel point il est vrai que le bien-être, la démocratie, la paix sont incompatibles avec la propriété privée des grands moyens de production.


Se donner pour perspective le retour hypothétique à un capitalisme plus “ humain ” serait donc tout sauf réaliste.


En finir avec les crises implique d'en finir avec l'exploitation, donc avec la propriété privée des principaux moyens de production, d'échange et de communication, qui en constitue la base.


Le socialisme, l’écosocialisme, c'est le pouvoir des travailleurs et travailleuses dans tous les domaines et à tous les échelons de la vie politique, économique et sociale. C'est la démocratie des producteurs/trices associé-e-s décidant librement et souverainement quoi produire, comment et à quelles fins.


Le socialisme n'a évidemment rien à voir avec les politiques capitalistes des formations social-libérales telles que, en France, le parti dit “ socialiste ”. De même, il s'oppose radicalement aux dictatures bureaucratiques qui, de l'ex-URSS à la Chine, en ont usurpé le nom, alors même qu'elles reproduisaient des mécanismes d'exploitation et d'oppression qu'elles prétendaient combattre et favorisaient les pires travers productivistes


Bref, les principes du NPA ne sont pas anti-libéraux, mais anti-capitalistes et plus précisément socialistes/communistes.
Toutes les illusions réformistes y sont réfutées.
Tous les principes de base du socialisme révolutionnaire y sont présents (dans une langue dépoussiérée des grandes expressions ronflantes) : internationalisme, lutte contre son propre impérialisme, socialisation des moyens de production et d'échange, autogestion par les travailleurs eux-mêmes, critique des institutions et de l'électoralisme...

Même si dans la réalité il y a des militants NPA qui ont encore des illusions. Mais tout l'enjeu d'un regroupement un peu large est de "tirer" ces militants, par la confrontation et les luttes, vers un niveau de conscience réellement anti-capitaliste.

On n'apprend pas la révolution dans les bouquins... et surtout pas dans ceux d'Alain Soral, mais pas non plus dans les poésies Appelistes et leurs simplisme grossier et dangereux.
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