Contre le racisme, initiatives, manifestations

...Sans Papiers, antifascisme...

Contre le racisme, initiatives, manifestations

Messagede Pïérô » 26 Mar 2015, 17:13

Contre le racisme, Guadeloupe 29 mars

Marche contre le racisme, les discriminations et le mépris
Dimanche 29 mars à 8h30, à Pointe Allegre-Sainte-Rose

« Sale nègre ! Fils de pute ! Esclave ! Fils de vieille négresse ! C’est moi Nicolas Chaulet qui te le dit, les nègres ont toujours été les chiens des Chaulet ! Kounya manman-w, makak ! Un petit nègre comme toi ne peut pas faire peur à un Chaulet ! Je vais te faire tuer, sale petit nègre ! ” »

Voilà ce que rapporte l’avocat Harry Nirelep, témoin de cette scène qui s’est déroulée dans un restaurant de Gourbeyre. Ces propos seraient ceux d’un certain Nicolas Chaulet, héritier d’une famille de planteurs.

Ces faits ne sont pas anodins et doivent être replacés dans un contexte bien particulier. Depuis toujours, l’État français considère que la colonisation, la traite négrière et l’esclavage étaient une bonne chose pour les nègres et que les blancs répondaient en fait à une mission divine : celle de civiliser les nègres, ces sauvages.

C’est ainsi qu’en 1848, ce sont les esclavagistes « spoliés » pour avoir perdu leur cheptel de nègres qui ont été indemnisés et non les esclaves.

En 2009, M. Despointes, béké Martiniquais, descendant de propriétaire d’esclaves, tenait les propos suivants sur canal+ : « Dans les familles métissées, les enfants sont de couleurs différentes, il n’y a pas d’harmonie. Moi, je ne trouve pas ça bien. Nous (ndlr : les békés), on a voulu préserver la race. » « Les historiens ne parlent que des aspects négatifs de l’esclavage et c’est regrettable » ……« les bons côtés de l’esclavage et les colons qui étaient très humains avec leurs esclaves, qui les ont affranchis et qui leur donnaient la possibilité d’avoir un métier ».

Eh bien la cour de cassation a décidé que la loi Taubira du 21 Mai 2001, bien qu’instituant l’esclavage et la traite négrière comme crime contre l’humanité, ne permettait pas de condamner le sieur Despointes pour apologie de crime contre l’humanité. Car la loi Taubira n’est qu’une loi mémorielle, un texte qui ne comporte aucun élément juridique qui peut servir de fondement légal à une poursuite pour apologie.

La chambre criminelle de la cour de cassation a donné la permission de faire l’apologie de l’esclavage. Et les racistes et autres nostalgiques du système de plantation s’en donnent à cœur joie.

Ainsi, des descendants de propriétaires d’esclaves, ont décidé, avec le concours des services de l’État, d’ériger une stèle célébrant les premiers colons blancs génocidaires et esclavagistes arrivés en 1635 en Guadeloupe. Cette stèle apparait comme la réponse des békés et du pouvoir colonial au légitime combat de réappropriation de terres menée par les agriculteurs de Daubin.

Plusieurs organisations militantes ont demandé, devant le tribunal administratif, l’annulation de l’autorisation administrative délivrée par le conservatoire du littoral. Voilà la réponse du juge :

Ainsi, selon le juge, il serait tout à fait admis de faire une stèle à la gloire d’Adolphe Hitler, dès lors qu’il est fait « abstraction des crimes commis ». Nous savons bien que cela est faux et quiconque s’y hasarderait serait immédiatement mis en examen et durement condamné.

Dès lors, nous sommes dans une légitimation institutionnelle du droit à l’insulte et de l’apologie de l’esclavage et de la traite négrière pourtant reconnus crime contre l’humanité.

Tous ces faits démontrent que la mentalité esclavagiste perdure encore chez les descendants d’esclavagistes, qui se comportent en maitres et seigneurs. Et ce sont ceux-là mêmes qui parlent du vivre ensemble mais qui n’ont jamais changé de couleur depuis 1635. Il faut « préserver la race ». Les Guadeloupéens de toute origine ethnique ne peuvent pas accepter ce racisme et la persistance de cette mentalité esclavagiste.

Tous ces évènements montrent au monde entier, à tous les démocrates, que dans la Colonie de Guadeloupe, en plein XXIe siècle, l’État colonial français et ses juges continuent de fonctionner comme au pire temps de l’esclavage. Cela intervient au moment même où un historien français révisionniste, un certain Jean-François Niort, par ailleurs, membre du conseil scientifique du fameux Mémorial Act, a entrepris de mettre en avant les « bons côtés du Code noir ».

Nous sommes face à une grave atteinte à la dignité et à la mémoire du peuple guadeloupéen dans son ensemble. La terre de Guadeloupe a été mise en valeur par ses premiers habitants (Amérindiens et notamment les Kalinas) que la colonisation française a tenté d’exterminer avant de réduire nos proches parents en esclavage, sur ces mêmes terres. Cette terre est notre terre que tous nos ancêtres ont fécondée de leur sueur, de leur sang !

Mais la complicité de la justice coloniale ne s’arrête pas là. Rappelons-nous l’affaire Sylvie Hayot., nièce du puissant patron béké de la Martinique. Octobre 2011, elle cause un accident de la route et tente de s’enfuir. Elle est secourue par les pompiers et c’est alors que les insultes racistes fusent : « Pa mannyé mwen, sal nèg ! » « Ne me touchez pas sales nègres ! » « An ké fè chyen an mwen manjé zòt ». Elle ira jusqu’à gifler un gendarme noir [ sur ce blog ICI].

Avril 2012, l’affaire est à l’audience après plusieurs reports. Coup de théâtre, le délit d’injures à caractère racial, n’est pas retenu car le tribunal s’est déclaré non saisi de ce chef de prévention. Ainsi, la procédure à mettre en œuvre en matière d’injure publique à caractère racial est régie par la loi du 31 juillet 1881. Le procureur a déclaré lors de l’audience : « le parquet a fait une boulette », il a omis de faire référence à cette loi. C’est par ce tour de passe-passe que la justice coloniale a exempté la dame Hayot de toute condamnation pour propos racistes. Cela aurait fait tâche car son oncle venait d’être décoré par Sarkozy quelques mois auparavant.

« Vanter les bons côtés de l’esclavage » ; « Dire et écrire que l’esclavage et la traite négrière était une bonne chose pour les nègres » ; « Célébrer et commémorer les esclavagistes » ; « Dire que la liberté est un plat pour lequel l’estomac des nègres n’est pas préparé », etc………. ne sont pas passibles de condamnations devant les juridictions françaises. C’est donc avec la bénédiction de la justice coloniale française et le plus naturellement du monde que les racistes peuvent proférer des insultes racistes et faire l’apologie de l’esclavage.

GWADLOUPEYEN DOUBOUT !

PARTICIPONS MASSIVEMENT À LA MARCHE CONTRE LE RACISME, LES DISCRIMINATIONS ET LE MÉPRIS !

RASSEMBLEMENT DIMANCHE 29 MARS, À 8H30 , À POINTE ALLEGRE -SAINTE -ROSE


Communiqué du l'UGTG
(Union générale des travailleurs guadeloupéens)
25 mars 2015

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pie ... guadeloupe
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Pïérô
 
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Antiracisme : Reprenons l’initiative, 9 mai Gennevilliers

Messagede bipbip » 09 Mai 2015, 01:05

Antiracisme : Reprenons l’initiative, le 9 mai à Gennevilliers

Appel à une campagne nationale (affiches, vidéos, débats, initiatives publiques, actions de mobilisation, etc.) contre la banalisation des pratiques discriminatoires touchant les Rroms comme les populations héritières de l’immigration postcoloniale ou de religion musulmane.

APPEL CONTRE LES POLITIQUES DE RACIALISATION

Nous assistons actuellement à une régression idéologique : l’antiracisme se réduit trop souvent à un combat contre le racisme individuel à l’occasion de « dérapages » qui se multiplient effectivement. C’est minimiser la réalité du racisme systémique, c’est-à-dire, au-delà des idéologies racistes, des discriminations au quotidien, mais c’est aussi occulter le rôle du racisme institutionnel : le traitement étatique et municipal des populations rroms venues de Roumanie ou de Bulgarie, pays membres de l’Union européenne, en est l’illustration la plus brutale.

En France, depuis dix ans, des familles rroms ont subi une quinzaine d’expulsions qui les rejettent toujours davantage dans la misère la plus extrême. Les démantèlements à répétition de bidonvilles continuent sous François Hollande comme sous Nicolas Sarkozy, à la demande de municipalités de la majorité gouvernementale d’hier comme de celle d’aujourd’hui. Ce n’est que la partie la plus visible de pratiques non seulement scandaleuses, mais aussi illégales, qui se banalisent : refus de domiciliation au CCAS ici, entraves à la scolarisation des enfants là, non-ramassage des ordures ménagères ici et là, etc. Il s’agit d’un processus massif de marginalisation, d’exclusion et de stigmatisation d’une population.

Forum Reprenons l’initiative
le samedi 9 mai à partir de 9h30
Salle des fêtes de la mairie
177, avenue Gabriel-Péri, à Gennevilliers
Métro Les Agnettes‎


Pour justifier ces actes inhumains, à l’instar de Manuel Valls, les responsables prétendent tantôt qu’ils agissent pour le bien des Rroms en détruisant un habitat insalubre, tantôt que ceux-ci « ne souhaitent pas s’intégrer dans notre pays pour des raisons culturelles ». En réalité, comme on l’a vu pendant les élections municipales, les politiques n’hésitent pas à faire campagne en promettant une véritable chasse aux Rroms.

Nous sommes bien en présence d’une « politique de la race » : on assigne les Rroms à une différence supposément culturelle pour justifier en retour de les traiter de manière discriminatoire. Cette persécution se déroule dans l’indifférence générale, voire avec une approbation presque consensuelle : en effet, les majorités successives semblent avoir réussi à dépolitiser la « question rom », en donnant l’impression que les élus, tant locaux que nationaux, ne font que gérer un problème – et non mener une politique à laquelle on pourrait opposer une autre politique.

Si le traitement des Rroms est un exemple extrême, les politiques de racialisation concernent pareillement d’autres catégories de la population. C’est le cas depuis longtemps avec l’injonction d’intégration adressée, non seulement aux immigrés, mais aussi à leurs enfants, voire à leurs petits-enfants, comme si certains Français devaient éternellement faire la preuve de leur « identité nationale ».

C’est aussi le cas avec le déchaînement d’islamophobie qui s’autorise de la laïcité pour jeter une suspicion a priori sur les musulmans dans leur ensemble, tout en récusant le terme même d’islamophobie. Et alors que les discriminations raciales en même temps que les idéologies racistes ont pour effet sinon pour visée de produire une opposition entre « eux » et « nous », le déni va parfois jusqu’à reprendre les attaques de l’extrême droite contre un supposé « racisme anti-blanc » au nom d’une rhétorique universaliste qui invisibilise les rapports de domination raciale.

Nous affirmons que la politique de la race qui vise les Rroms est un révélateur des politiques de racialisation qui touchent de larges pans de la société française : elle amplifie la logique qui se déploie pour l’ensemble des populations issues de l’immigration postcoloniale – et qui fait écho à une histoire marquée par l’esclavage, le colonialisme et le nazisme. Mais ce passé rencontre l’actualité d’une France et d’une Europe néolibérales où s’accroissent les inégalités de classes ; ces politiques de stigmatisation servent ainsi à en distraire.

Il ne suffit plus de dénoncer les racistes, ni même les partis racistes. Il faut s’en prendre aux politiques de racialisation. Nous refusons d’accepter l’inacceptable, et d’être les complices ou même les témoins de l’organisation politique de la concurrence généralisée entre les victimes d’un même système inégalitaire. Les signataires appellent à une reprise collective de l’initiative, dans le respect de la diversité des opinions et analyses politiques au sein des mouvements antiracistes – à condition de se retrouver dans le constat que nous faisons ici.

Nous allons mener une campagne nationale (affiches, vidéos, débats, initiatives publiques, actions de mobilisation, etc.) contre la banalisation des pratiques discriminatoires touchant les Rroms comme les populations héritières de l’immigration postcoloniale ou de religion musulmane. Nous organiserons au printemps 2015 un vaste forum d’échanges et d’analyses politiques afin de contribuer au renouvellement d’un antiracisme politique. Enfin, nous nous engageons à soutenir les initiatives d’auto-organisation de celles et ceux que visent ces politiques de racialisation, précisément parce que ces politiques rendent plus difficiles de telles initiatives.

Il est encore temps, mais il est déjà grand temps.

Voir les signataires (plus de 1800 au 1er mai 2015) http://reprenons.info/ont-deja-signes/

Toutes les informations sur le site Reprenons.info http://reprenons.info/

http://www.alternativelibertaire.org/?A ... initiative
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Re: Contre le racisme, initiatives, manifestations

Messagede bipbip » 11 Aoû 2015, 12:57

Martinique

Manifestation anti-raciste à Sainte-Anne

Environ 50 personnes ont manifesté samedi à l'appel du Mouvement international pour les réparations, à Sainte-Anne, pour dénoncer les propos racistes prononcés le 19 juillet dernier à l'anse Caritan. « Nos chiens sont plus propres que vos femmes » avait déclaré un « métropolitain » à Richard Jean-Marie.

Le rassemblement s'est tenu à la Pointe Marin, en fin de matinée samedi, sous une bonne surveillance des gendarmes. Le collectif « Marine Déwô » , le conseil représentatif des associations noires, la ligue des droits de l'homme, mais aussi des citoyens venus à titre individuel, étaient présents à cette manifestation organisée par le Mouvement international pour les réparations (MIR).

Trois semaines après les faits qui avaient fait le tour des réseaux sociaux et scandalisé de nombreuses personnes, la réponse s'est un peu fait attendre.

Richard Jean-Marie, applaudi par tous pour avoir gardé son calme, a rappelé ce qui lui était arrivé ce fameux 19 juillet (voir aussi le courrier des lecteurs publié dans notre édition du 1er août 2015).

Selon son récit, vers 13 heures, il est à la plage de l'anse Caritan en famille, quand il demande à un homme blanc de respecter l'interdiction d'amener des chiens sur la plage. Le berger allemand en question est alors dans l'eau. « Nos chiens sont plus propres que vos femmes. Je n'ai rien à foutre du panneau d'interdiction et si vous restez là devant moi à protester je vous lance le chien. » aurait rétorqué le propriétaire.

... http://www.martinique.franceantilles.fr ... 318608.php
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Re: Contre le racisme, initiatives, manifestations

Messagede altersocial » 08 Nov 2015, 12:09

Grand coup de balai sur les «haineux» de la toile

http://www.nordlittoral.fr/calais/grand ... 0b0n257767



Le mur de la honte

Pour dénoncer la montée du racisme et de la xénophobie en Allemagne, le quotidien Bild avait publié le 20 octobre dernier, dans ses colonnes, des commentaires anti-étrangers parus sur sa page Facebook avec l’identité des responsables.

Nord Littoral s’associe à cette démarche en publiant une partie des commentaires les plus haineux, comme ceux qui appellent aux meurtres. Voici donc quelques messages qui mériteraient de figurer sur un mur de la honte :

- A propos du défenseur des droits qui dénonce la situation des migrants à Calais, Olivier Fauvet* écrit le 6 octobre : « pourquoi ne pas construire un camp de concentration, on sera tranquille. »

- Concernant les cinq migrants repêchés au port de Calais alors qu’ils tentaient de monter dans un ferry, Rougemont Lola Audrey écrit, toujours le 6 octobre : « Et merde, voilà qu’ils y vont à la nage, Mdr. Faut encore de l’entraînement. Par chance, t’en as qui mourront peut-être. »

- A Calais, les migrants lancent des projectiles sur l’autoroute pour faire ralentir le trafic. Ghe Divergences Nicholas estime le 8 octobre que « les camionneurs devraient être armés et ne pas hésiter à tirer. »

- Migrants, la rocade sous pression, le 9 octobre. La solution pour Jean-Jacques Bibeck : « Il suffit de leur rouler dessus, au bout d’une dizaine, ils se calmeront. »

- A propos de l’identification du corps du migrant disparu dans le port de Calais, le 13 octobre, Templiere Floriane écrit : « Et un de moins, yessss. Vous pouvez m’insulter, je m’en fous. »

- Les migrants tombent nez à nez avec un ours polaire, le 14 octobre. Steeven Angelique Ponthieu estime qu’ « il aurait dû les bouffer, ces crasseux. »

* Les noms sont ceux choisis par leurs auteurs sur Facebook.


On trouve même les photos facilement après, par exemple pour "Jean-Jacques Bibeck : « Il suffit de leur rouler dessus, au bout d’une dizaine, ils se calmeront. »" :
Image
et pas de doute en consultant son profil facebook on a bien affaire à un haineux pur jus.
Ce sont des profils publics avec des propos publics. 2015 on en est là après des années de dérapages haineux racistes institutionnels/médiatiques ... :roll:
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Re: Contre le racisme, initiatives, manifestations

Messagede Banshee » 09 Nov 2015, 13:21

Le 9 novembre, commémorons les victimes de la Nuit de Cristal

Parmi les persécutions du 6 et 7 novembre 1938, celles des SS de Baden Baden qui contraignent des Juifs à défiler sous les huées antisémites jusqu'à la synagogue où on les contraints à chanter des chants SS, avant de les tabasser puis d'organiser leur déportation à Dachau. Le 9 novembre, Memorial 98, avec ses partenaires du Collectif VAN (Vigilance Arménienne contre le négationnisme) et de l'association Ibuka-France (Justice et soutien aux rescapés du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda) vous invite à commémorer la « Nuit de Cristal », pogrom d'Etat commis par les nazis le 9 novembre 1938 contre les Juifs d’Allemagne et d’Autriche. Pour la 2e année consécutive, nous nous rassemblerons à Paris devant le gymnase Japy, lieu symbolique dans lequel furent parqués en 1942, les Juifs raflés par la police française au service des nazis.

Dans la montée du nazisme et du fascisme en Europe, la Nuit de Cristal représente un jalon important: les nazis au pouvoir depuis 1933 franchissent une nouvelle étape dans la violence, celle de massacres antisémites commis au vu et au su de toute l'Europe. Les images des synagogues incendiées, des enfants, des femmes et des hommes assassinés, arrêtés en masse, frappés et humiliés en public ne pouvaient être ignorées, et pourtant en France elles ne changèrent pas la situation: ni à la politique de refoulement des Juifs qui tentaient de fuir l'Allemagne, ni à la politique de laissez faire face à Hitler.

Quelques mois plus tôt, en juillet 1938, s’était tenue la conférence internationale sur les réfugiés d'Évian de juillet 1938, dont le but affiché était de de trouver des lieux d'asile notamment pour les réfugiés juifs et qui se termina par un échec. Le gouvernement français y avait exposé sa position: la France n’accueillerait plus de réfugiés. Deux mois plus tard, lors des accords de Munich le 30 septembre de la même année, le gouvernement français cède aux exigences nazies. Une partie de la Tchécoslovaquie (la région des Sudètes) est annexée au Reich nazi, la paix est « sauvée ».

La France tourne ainsi ouvertement le dos à ses principes de pays de droits de l'homme, car le gouvernement recherche à tout prix l'apaisement avec son voisin allemand, notamment à travers des négociations secrètes menées par Georges Bonnet, ministre des affaires étrangères, depuis le 10 avril 1938. Bonnet ne veut pas que les évènements de la Nuit de Cristal compromettent sa politique. Il choisit d'ignorer le rapport de George Von, ambassadeur de France à Berlin, qui lui écrit ainsi au lendemain des évènements : "Le traitement infligé aux Juifs en Allemagne que les nazis tentent d'extirper complètement comme des bêtes malveillantes, éclaire la grande distance qui sépare la conception hitlérienne du monde du patrimoine spirituel des nations démocratiques". Bonnet sera ensuite pétainiste, membre du Conseil national de Vichy.

La France est ainsi la seule grande démocratie à ne pas avoir dénoncé officiellement les massacres perpétrés dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938.

De plus, le 12 novembre 1938, deux jours seulement après la Nuit de Cristal, une loi autorisait en France l'internement des "indésirables" dans des camps de concentration dont ceux des Milles et de Rivesaltes. Les réfugiés juifs allemands et autrichiens entrés non légalement en France étaient désormais directement menacés et seront internés puis plus tard livrés aux nazis.

Soixante-dix ans après la défaite du nazisme, rappeler que l'Europe est de nouveau en proie à « ses vieux démons » peut apparaître comme un cliché mais rend compte d’une réalité.

Ainsi, l'antisémitisme, que d'aucuns disaient « disparu » est bien là: les victimes de l'attentat de l'Hyper cacher de Vincennes ont été tuées par un assassin qui avait choisi un lieu d'attentat uniquement parce qu'il était fréquenté par des personnes juives. D'aucuns ont choisi de lier sa haine à la religion qu'il revendiquait, mais c'est bien dans le pays de Jean-Marie le Pen, Dieudonné Soral, et que le jeune tueur avait grandi, bercé par une haine diffusée par des médias fascistes extrêmement puissants. En témoigne l'adhésion très large aux théories du « complot juif » qui ont essaimé dès le lendemain des attentats de janvier et qui influencent toutes les couches de la population française.

Dans la bonne ville de Versailles, fortement marquée par l’extrême-droite et l’intégrisme catholique, l’œuvre d'art d'Anish Kapoor est dégradée à plusieurs reprises avec des inscriptions contre les « Juifs déviants » .

La violence pogromiste touche toutes les minorités: l'année 2015 aura aussi été marquée en France par les incendies contre les mosquées, les attaques menées contre les personnes musulmanes dans la rue où à leur domicile, le tout dans une atmosphère de surenchère islamophobe, à laquelle participent des voix venues de tout le champ politique. À Calais, des commandos agressent les migrants et les tabassent. Les Roms qui ont été victimes des génocidaires nazis sont particulièrement visés : dans toute la France, les bidonvilles où survivent les Roms, victimes du racisme d'Etat, sont ciblées aussi bien par des attaques individuelles que par des rassemblements de foules haineuses, très souvent entraînées par des élus d'extrême-droite et aussi de droite.

La cacophonie raciste et antisémite ne semble avoir aucune limite : les déclarations racistes des responsables politiques se multiplient si vite que leur dénonciation finit par paraître vaine. Apologie de la « race blanche », dénonciation de l’« invasion » des gens du voyage, éloge du fichage des enfants musulmans, chaque semaine apporte son lot d'excréments verbaux sortis des poubelles de l'Histoire.

Face à cette marée, un grand espoir s'est levé, dans cette Europe où presque partout l'extrême-droite parlementaire explose les compteurs électoraux, où les mouvements néo-nazis sont devenus une réalité quotidienne et de plus en plus représentée dans les exécutifs nationaux ou locaux.

Car l'année 2015 aura aussi été celle du mouvement de solidarité avec les migrants : partout en Europe, de Vienne à Londres, de Copenhague à Budapest, mais aussi dans de petites villes comme Sérent (Morbihan), des centaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues pour exiger accueil et solidarité. Partout, des gens ordinaires ont décidé de s'engager au quotidien, multipliant les initiatives, du simple don à l'accompagnement administratif en passant par les défenses collectives contre la répression malheureusement quotidienne des migrants à toutes les frontières européennes.

Une autre Europe a brusquement émergé, une Europe qui rêve d'égalité, d'ouverture, de coexistence. Une autre opinion publique a donné de la voix par les actes, ensemble des gens de cultures, de religions, de sensibilités différentes, ont répondu ensemble au fascisme montant, et commencé à construire enfin, l'idée d'un autre monde possible.

Nous ne sommes pas dans les années 30, mais il n'est jamais trop tôt pour dire « Plus jamais ça » aux héritiers nombreux des pogromistes de ces années-là.
Dans nos combats d’aujourd’hui, il n’est jamais trop tard pour faire de nos mémoires une arme .

Il y a cent ans, les logiques racistes de l'Etat turc conduisaient au génocide des Arméniens: le négationnisme maintenu de l’Etat turc se trouve renforcé par une décision récente de la cour européenne des droits de l’homme (CEDH) autorisant ce négationnisme à s'exprimer en toute liberté. En France, la loi pénalisant le déni du génocide des Arméniens est renvoyée aux calendes grecques. Nous serons là pour dire la vérité historique, parce que sans reconnaissance de cette vérité, les dérives autoritaires et oppressives en Turquie continueront contre la minorité kurde et contre tous les progressistes.

Il y a vingt et un ans, des rhétoriques similaires à celles développées par les nazis étaient utilisées pour préparer et exécuter le génocide contre les Tutsi au Rwanda. La justice n’est toujours pas réalisée: un génocidaire présumé vient d'être relaxé sans procès par la justice française, l’inauguration d’un lieu de mémoire à Dijon a été annulé par le maire et ancien ministre, alors que des députés ont fait pression pour qu'un colloque sur ce génocide n'ait pas lieu à l'Assemblée Nationale. Nous serons aux côtés des Rwandais qui se battent pour que les génocidaires ne restent pas impunis et pour que la responsabilité de l'Etat français soit enfin reconnue. Parce que cette reconnaissance est nécessaire pour que soit combattues toutes les complicités et les complaisances de notre Etat avec des dictateurs ou des tortionnaires, à l'heure où des avions de guerre sont vendus à la junte militaire égyptienne et des bateaux militaires à l'Arabie Saoudite qui décapite ses opposants.

Il y a 77 ans, les gouvernements européens refusaient de regarder la réalité nazie en face et fermaient leur frontière à ceux qui fuyaient Hitler, et laissaient commencer le massacre des Juifs, qui allait finir en génocide. Aujourd'hui, les discours prétendûment "réalistes" qui ont laissé Bachar Al Assad massacrer sa propre population vont désormais jusqu'à prôner une alliance avec le dictateur sanguinaire ou au mieux, à le considérer comme un "moindre mal" et un "facteur de stabilité". Au nom du même prétendu "réalisme", l'Union européenne regarde avec indifférence l'un de ses membres, la Hongrie, basculer dans la persécution ouverte contre les migrants; elle refuse toute sanction contre un gouvernement de droite extrême qui favorise des milices racistes antisémites.

Mais le réalisme, c'est de regarder l'Histoire en face: celle du 20ème siècle nous a montré que les pogroms, les massacres, voire les génocides dirigés contre une partie de la population dans une aire locale et considérés ailleurs avec indifférence aboutissent toujours à l'extension de la guerre et de la haine au niveau mondial.

Nous serons ces Européens qui n'oublient aucune victime de la violence fasciste du passé, parce que l'oubli est la meilleure arme des héritiers des bourreaux.

Retrouvons nous le 9 Novembre à 18 H devant le gymnase Japy (2 rue Japy 75011, métro Voltaire ou Charonne)

Memorial 98


http://www.memorial98.org/2015/10/le-9- ... istal.html
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Re: Contre le racisme, initiatives, manifestations

Messagede bipbip » 18 Déc 2016, 14:29

Paris, ce dimanche 18 décembre 2016 à 15h

Rassemblement Foyer Boulogne
Incendie criminel au foyer Coallia à Boulogne-Billancourt
un travailleur immigré mort, d'autres blessés dont au moins un grièvement

Le racisme et l'hystérie anti-immigrés ont encore frappé.

Rassemblement de soutien dimanche 18 décembre à 15h devant le foyer 27-31 rue Nationale, 92100 Boulogne Billancourt


Entre 3h et 4h du matin, un incendie a éclaté au rez-de-chaussée d'un des bâtiments du foyer Coallia, rue Nationale à Boulogne, un incendie criminel, visant à tuer.
En effet, les résidents qui tentaient de fuir dans la rue ont trouvé la porte d'entrée verrouillée. Une personne qui a sauté par la fenêtre est morte, une autre est blessée grièvement dans le coma et une quinzaine d'autres plus légèrement. Le traumatisme est énorme, la colère aussi.

Les portes des logements qui ne s'ouvraient pas ont toutes été cassées par les pompiers, certaines chambres sont inutilisables.

Dans la même nuit, à minuit, les résidents du foyer Masséna dans le 13e arrondissement de Paris, avec l'aide des pompiers arrivés très vite, ont stoppé un départ de feu au 6e étage alors que la porte de secours avait été bloquée pour laisser le feu et les fumées se propager

Dans le contexte mondial et européen actuel, les fascistes et racistes relèvent la tête. Rien de plus facile pour les criminels parmi eux d'aller s'en prendre à des travailleurs, pour la plupart en France depuis longtemps, qui travaillent sur des postes difficiles dans le bâtiment, l'industrie, le nettoyage, la voirie, la sécurité, la restauration et font vivre ces secteurs.

Comme au foyer Marc Seguin, Paris 18ème, victime en décembre 2015 d'une rafle policière, effectuée à la demande du gestionnaire Adoma, on entendait les responsables de la police propager des fausses rumeurs laissant toujours entendre que « c'est la faute des résidents », également un leitmotiv chez les gestionnaires. A Boulogne les premiers communiqués de la préfecture expliquaient l'incendie par « un règlement de comptes ».

POUR NOUS, il s'agit d'un acte criminel

dirigé contre des travailleurs et contre leur foyer. C'est un acte anti-immigrés INTOLÉRABLE !

Et pourquoi le foyer de Boulogne ? Le contexte dans lequel vit ce foyer explique beaucoup.

Ce foyer a ouvert en 1974 pour plus de 300 travailleurs, beaucoup originaires du Sénégal. Les chambres sont individuelles mais il y a encore des chambres à 3 lits (plus de 600 € mensuels la chambre !). C'est pourquoi les résidents sont très attachés à leurs espaces collectifs et comment ne pas l'être quand vous « vivez » plusieurs décennies à trois dans 16 m² ! Aussi ont-ils, avec l'accord du gestionnaire de l'époque (et avec une très grande tolérance des pouvoirs publics), aménagé et fait fonctionner un bar, une cuisine collective ouverte à la vente de plats individuels bon marché (taxé de restaurant clandestin par le maire en 2016 qui n'a pas dû rendre souvent visite à ses administrés !), une cuisine pour le repas du soir de groupes familiaux. Des salles ont été prévues en nombre pour les réunions, la prière et les diverses formations en langue ou en informatique. Tous les résidents sont membres d'associations œuvrant pour le développement de leurs régions d'origine. Ils initient et prennent en charge financièrement des écoles, des dispensaires et maternités, des forages, des barrages et des adductions d'eau, des jardins maraîchers etc. etc. par milliers. Une grosse association qui se réunit au foyer a obtenu un soutien du Conseil général du 92. De nombreux jumelages avec des Villes de France existent. Aussi ne faut-il pas s'étonner que le week-end, le planning des salles de réunions est complet et que la cuisine collective et le bar sont surchargés.

Les résidents ont de nombreuses revendications : travaux d'entretien très insuffisants ; pas de sécurisation des portes d'entrée (jamais fermées la nuit) ; légalisation de la cuisine, réhabilitation du foyer en gardant le droit à leur vie collective et solidaire et en obtenant le droit à la vie privée.

La réponse de la nouvelle direction de Coallia a été la répression, la fermeture de la cuisine, les brimades et manœuvres du gérant…

Après des négociations devant amener à une rénovation de la cuisine collective du foyer, les forces de police et le personnel de Coallia sont intervenus brutalement le 24 mai 2016 pour fermer la cuisine et placer les cuisinières en garde à vue. Les résidents se sont mis en grève de loyers et ont réclamé la réouverture de leur cuisine et le départ du gérant.

Ils ont organisé des rassemblements au mois de mai devant le siège de Coallia et à la fin du mois de septembre devant la mairie de Boulogne. Le maire de Boulogne n'a pas daigné les recevoir.

Le 19 octobre, le maire de Boulogne en compagnie du DG de Coallia et du sous-préfet ont été vus en train de visiter le foyer sans qu'aucune discussion ait eu lieu ou aucun avertissement donné aux délégués élus des résidents du foyer.

MAIS, le quartier autour du foyer se transforme...

Tant que la zone était un vaste quartier industriel autour de l'usine Renault, personne ne critiquait un logement collectif où s'entassaient des travailleurs immigrés sans se soucier de leur qualité de vie.
Mais Renault a disparu et le quartier se métamorphose avec des immeubles de standing pour familles riches. Le foyer fait tache et sa présence devient un « problème ».

Malgré de nombreuses lettres et démarches, Coallia association gestionnaire, et la Mairie n'ont jamais voulu ouvrir des négociations pour qu'une entente sur l'avenir du foyer et de la cuisine collective soit trouvée avec les résidents.

Cette ambiance de blocage et de désinvolture des autorités a certainement contribué à la montée des tensions autour du foyer.

Des voisins de fraîche date se plaignent des premiers habitants et les plus racistes et réactionnaires souhaitent ouvertement la disparition du foyer.

AUJOURD'HUI le maire de Boulogne demande sa fermeture.

C'est ainsi qu'il montre clairement que ce qui est en jeu pour lui, c'est de chasser les travailleurs immigrés du quartier. Il a sans doute aussi le projet de ne pas les reloger.

Nous soussignés exigeons :
• l'hébergement dans des conditions dignes de tous les résidents qui ne peuvent pas réintégrer leurs chambres avec leur sécurité garantie, Une intervention claire de Coallia montrant un vrai respect et une vraie empathie avec les résidents logés dans ce foyer depuis 40 ans.
• l'ouverture et la poursuite diligente d'une enquête pour trouver le ou les coupables de l'incendie.
• le changement de cap du gestionnaire et de la Mairie pour que des négociations respectueuses puissent s'engager avec le comité de résidents sur l'avenir du foyer, la réouverture d'une cuisine collective et sur la bonne intégration du foyer dans son quartier.
• une politique de logement des travailleurs vivant loin de leur famille respectueuse de leurs demandes, à savoir le droit à garder un mode de vie collectif et solidaire ; le droit ENTIER à la vie privée ; les droits et garanties des locataires ; de vraies compétences pour les comités de résidents. En clair, des résidences « sociales » spécifiques pour travailleurs vivant loin de leur famille conçues avec eux et pour eux.

Dans un climat politique où certains trouvent leur intérêt à appuyer la création d'une hystérie anti-immigrés et anti-réfugiés, les foyers et résidences sociales des travailleurs deviennent des cibles potentielles qu'il faut protéger.

Il faut que toute la lumière soit faite sur cet incendie, y compris sur les raisons qui amènent des criminels à cibler ce foyer.

Nous envoyons nos sincères condoléances à la famille de M. Oussi Traoré.

Nous appelons toutes les personnes et forces démocratiques et anti-racistes à soutenir les résidents et le comité de résidents de ce foyer.

Nous appelons les habitants de Boulogne à soutenir les résidents du foyer et à refuser cette complicité entre le maire et Coallia en vue de les chasser du quartier.

COPAF, DAL, Droits devant !!, divers soutiens…

https://paris.demosphere.eu/rv/51950
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Re: Contre le racisme, initiatives, manifestations

Messagede Pïérô » 30 Avr 2017, 10:24

Paris, lundi 1er mai 2017

Rassemblement à la mémoire de Brahim Bouarram

et de toutes les victimes de crimes racistes

Le 1er mai 1995, Brahim Bouarram, 29 ans, profitait d'une journée ensoleillée sous le pont du Carrousel. Il ne savait pas qu'on allait le précipiter dans la Seine et mettre fin à ses jours. Les assassins venaient de quitter le défilé du Front National.

Depuis, d'autres noms se sont ajoutés à la liste sinistre des victimes de crimes racistes.

C'est à sa mémoire et à celles de toutes les victimes du racisme dans ce pays, en souvenir à la souffrance de leurs proches que nous nous rassemblons ici, sur le lieu du crime innommable, le 1er mai de chaque année. La plaque commémorative du crime racial est posée, à la demande de nos associations, par la Mairie de Paris, un signe indélébile pour celles et ceux qui viendront après nous, pour tous les « visiteurs » qui passeront par cet endroit marqué désormais à jamais.

Depuis l'assassinat de Brahim Bouarram, le racisme a d'autres victimes.

Il a aussi gangréné la société sous d'autres formes : la xénophobie, l'antisémitisme, l'islamophobie, la ségrégation, la relégation, les discriminations aux droits fondamentaux, au logement, au travail, aux contrôles en tous genres. C'est toujours sous d'autres formes que le racisme s'enracine, avec la montée des extrêmes droites et des droites extrêmes. Y compris des branches entières de la République : les violences policières, les contrôles au faciès, les rôles plus que douteux de certains médias, une justice à géométrie variable dès qu'il s'agit d'enfants d'immigrés et de leurs parents.

Plus que jamais, nos associations et organisations, qui font de la lutte pour l'égalité et contre tous les racismes un combat de tous les jours, s'engagent à contribuer à la construction d'une véritable politique de la mémoire. Une mémoire, qui au nom des victimes du racisme et de la souffrance des leurs, construit encore plus de liens entre nous, plus de vivre en commun, et tend vers une société où la vie humaine, quelle que soit la couleur de sa peau, son origine ou sa confession, soit enfin, et pour toujours, une vie humaine digne et respectée pour toutes et tous.

Rassemblement le 1er mai 2017 de 11h à 12h, au Pont du Carrousel - Paris

http://www.citoyensdesdeuxrives.eu/inde ... Itemid=204
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Contre le racisme, initiatives, manifestations

Messagede bipbip » 16 Mar 2018, 22:18

Journées de mobilisations pour l’élimination des discriminations raciales à Montpellier

À l’occasion de la Journée Internationales pour l’élimination des discriminations raciales du 21 mars prochain, le Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 propose une semaine de rendez-vous à travers Montpellier et l’Hérault. L’objectif est de sensibiliser sur les questions des migrations et du racisme.

Les Journées de mobilisations pour l’élimination des discriminations raciales à Montpellier auront lieu du 16 au 21 mars 2018. Le programme est disponible sur le site de l’évènement : montpelliermars2018.wordpress.com

• Vendredi 16 mars, de 20h à 23h / à la librairie Scrupules : musiques, lectures contes, poèmes… : plus d’infos ici
• Samedi 17 mars, de 14h à 17h / Rencontre avec le CMB34 sur la place de la comédie à Montpellier
• Samedi 17 mars, de 14h à 17h / Théâtre de la Baignoire
• Samedi 17 mars, à partir de 18h / Réunion publique avec Claire Rodier (GISTI) au local d’Ensemble !
• Mercredi 21 mars, à 20h / Projection-Débat autour du film « Les Portes d’Arcadie »à la librairie La Mauvaise Réputation

http://unautrefutur.org/journees-de-mob ... ntpellier/
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Re: Contre le racisme, initiatives, manifestations

Messagede bipbip » 11 Aoû 2018, 20:39

Beaune : 150 personnes rassemblées en soutien aux victimes de la fusillade

Après la fusillade du 30 juillet, qui a visé 7 jeunes, SOS-Racisme dénonce une « sous-estimation systématique » par la justice « de la dimension raciste des agressions ».

Environ cent cinquante personnes se sont rassemblées vendredi 10 août en fin de journée à Beaune, en Côte-d’Or, en soutien aux sept jeunes blessés par des tirs de fusil donnés dans la nuit du 29 au 30 juillet, a constaté un journaliste de l’AFP.

Vers 4 heures du matin le 30 juillet, sept jeunes âgés de 18 à environ 25 ans avaient été blessés par des inconnus qui ont tiré au fusil de chasse depuis une voiture. Deux d’entre eux avaient été sérieusement touchés par les plombs, sans toutefois que leurs jours n’aient été en danger.

Plus tôt, vers 1 h 30, une rixe avait éclaté entre les occupants d’une première voiture et le groupe de jeunes. Selon les témoignages, des insultes racistes ont été proférées par les occupants du véhicule.

Le rassemblement a eu lieu là où se sont déroulés les faits, dans le quartier populaire de Saint-Jacques à Beaune, décrit par ses habitants comme un quartier calme, à l’appel de SOS-Racisme et d’un collectif « pour soutenir les victimes et leurs familles, pour que justice soit faite, pour dire non au racisme et à la violence ».

... https://www.lemonde.fr/police-justice/a ... 53578.html
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