Dieudonné et ses sbires fafs, antisémites, etc...

...Sans Papiers, antifascisme...

Re: Dieudonné et ses sbires fafs, carton ce matin à Paris

Messagede joe dalton » 04 Juin 2009, 19:28

bajotierra a écrit:Par contre 5 pages sur le délire d'un comique qui a pris a la lettre les tracts et slogans "antisioniste et anticolonialistes" du mois de janvier 2009

c'est pourquoi, on peut s'interoger sur la strategie qui consiste a hurler a chaque coup mediatique de ce bouffon ! et il peut gemir sur la diabolisation, alors que les rouges brun et conspirationnistes n'ont jamais été aussi visible !
j'aimerais bien moi aussi finalement que l'anarchisme soit diaboliser de la même manière, plutôt que d'être traqué et emprisonner pour de vrai !
joe dalton
 

Re: Dieudonné et ses sbires fafs, carton ce matin à Paris

Messagede RickRoll » 04 Juin 2009, 19:37

NPAL, la CNT-AIT a toujours de bonnes petites blagounettes à servir je vois.
Bizarre qu'avec un humour pareil si peu de militants se pressent au portillon. Remarque si c'est pour rien faire et critiquer sans arrêt ce que font les autres, je comprends que ça attire pas grand monde.


C'était l'instant troll du jour, offert par barjotierra et RickRoll.
RickRoll
 

Re: Dieudonné et ses sbires fafs, carton ce matin à Paris

Messagede kuhing » 04 Juin 2009, 19:38

bajotierra a écrit:Enfin tout cela me donne l'impression que les gauchistes ont trouvé le truc pour nous faire oublier leur capotage dans la lutte contre la crise ( on ne parle plus du social, du 13 juin ni rien , pas de bilan et on fait illico dans le spectacle para éléctoral ......) .

A Toulouse les étudiants et salariés du mirail en lutte contre le pouvoir et les syndicats collabos restent seuls en lutte ; Ce jour charge des CRS a 16 h 30 dans la fac et occupation policiére depuis 48 heures .
:....


Je ne suis pas sur d'avoir compris le sens exact de ton intervention.
Mais si tu veux dire que la lutte anti fasciste empêche les luttes en général, je crois que tu te trompes.
Je crois même que c'est le contraire.

Le fascisme est un danger réel dans la période actuelle et s'y opposer est important surtout quand il commence à se banaliser sur les marchés populaires et employer des termes comme "youpin"
Nous rentrons dans une période où il faudra sans doute être sur tous le fronts.
Je ne crois pas qu'il faille déserter celui de l'anti fascisme.

NB : je ne sais pas ce que sont de "garibaldiens"
kuhing
 

Re: Dieudonné et ses sbires fafs, carton ce matin à Paris

Messagede FRED » 04 Juin 2009, 20:58

RickRoll a écrit:NPAL, la CNT-AIT a toujours de bonnes petites blagounettes à servir je vois.
Bizarre qu'avec un humour pareil si peu de militants se pressent au portillon. Remarque si c'est pour rien faire et critiquer sans arrêt ce que font les autres, je comprends que ça attire pas grand monde.


C'était l'instant troll du jour, offert par barjotierra et RickRoll.

Moi j'aime bien les intervention de barjotierra, :lol: ça donne une note piqure de rappel pas inutile en periode électoral. l'antifasciste justifie nôtres opposition a Dieudoné, hors le NPA se dispute l'antisionisme électoral, ça me pose un problème.

Sait ont jamais.

La CNT AIT parait pompeux, mais finalement ont a tous parfois besoin que quelque chose nous interpelle parfois....Image
* « Nous n’avons pas peur des ruines. Nous sommes capables de bâtir aussi.

Buenaventura Durruti
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Re: Dieudonné et ses sbires fafs, carton ce matin à Paris

Messagede Pïérô » 04 Juin 2009, 23:01

la bande a Dieudonné et Soral n’a pa pu mettre le pied sur le marché de Croix de Chavaux à Montreuil ce matin. Il y a eu une mobilisation suffisante pour qu'ils plient bagages.
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Re: Dieudonné et ses sbires fafs, carton ce matin à Paris

Messagede bajotierra » 05 Juin 2009, 10:05

Je ne suis pas sur d'avoir compris le sens exact de ton intervention.
Mais si tu veux dire que la lutte anti fasciste empêche les luttes en général, je crois que tu te trompes.
Je crois même que c'est le contraire.


Qu'est ce qui favorise les luttes ?
A mon avis la solidarité et l'idéalisme
Qu'est ce qui les défavorise ?
La peur et le matérialisme

Evidemment je parle des luttes pris dans un sens libertaire d'émancipation .

L'antifascisme est réducteur , il réduit la réaction a quelsques phénoménes (ici les élucubrations d'un bouffon) et repose sur la peur du fasisme que distillent des politiciens , style NPA et cie, pour rester dans le cadre de leur pseudo-démocratie et ammener les gens a voter n'importe quoi comme ils l'ont fait en 2002 .
En fait ce qui compte c'est comment on s'oppose a la REACTION . Le fascisme n'est qu'une facette de cette réaction et nous savons que grace a ce réductionnisme les réactionnaires peuvent aussi bien s'appuyer sur l' antifacisme ( c'est le cas de staliniens ) que sur le facisme pour continuer leur domination .


Qu'est ce que la réaction actuellement , d'où vient le danger ?

Nous avons vu tout l'effort réactionnaire qui a consisté a jouer la montre , a habituer les gens a la crise, cela avec l'aide des gauchistes et des syndicats collabos . La cise des subprime a débuté en 2007 , et maintenant ils nous balancent le mot d'ordre électoral "nous ne payerons pas leur crise " . Pourtant il est évident que la crise elle est déjà payée par beuacoup . En Afrique et dans les pays du Sud par l'augmentation de la famine et des épidémies et en occident ce sont les travailleurs précaires , intérimaires, et ceux des petites boites de sous traitance qui ont fait les frais de l'opération ......

Cette absence de solidarité , cette division que les collabos opérent entre ceux qui ont payé la crise et dont ils ne parlent pas , et ceux qui ne veulent pas la payer et dont ils nous parlent , est particuliérement néfaste et bien plus dangeureuse pour l'avenir que les délires d'un dieudonné . Avec l'aide des collabos la guerre civile mondiale est en germe dans cette séparation de la population ( a petite échelle ces crapules nous avaient déjà fait le coup en 1993 /2003 pour les retraites entre public et privé .......).

Le mot d'ordre minimal aurait du être celui d 'exiger des comptes des responsables de ces crimes . Mais comme ils vont tous siéger ensemble au parlement et que " contre la haine il faut voter " , ils demandent aux criminels au pouvoir de ne pas s'en prendre a ceux qui n'en sont pas encore leurs victimes et on nous offre dieudonné comme exutoire !


Le fascisme est un danger réel dans la période actuelle et s'y opposer est important surtout quand il commence à se banaliser sur les marchés populaires et employer des termes comme "youpin"
Nous rentrons dans une période où il faudra sans doute être sur tous le fronts.


Le meilleur moyen de lutter contre la réaction , et pas que contre le fascisme , c'est de ne pas se laisser diviser par les collabos- chauvins , ne pas s'allier a eux même contre dieudonné , se battre solidairement sur le front social avec la population , globalement et internationalement , en y développant nos idées de liberté et de lutte contre toute forme de domination .
bajotierra
 

Re: Dieudonné et ses sbires fafs, carton ce matin à Paris

Messagede kuhing » 05 Juin 2009, 11:45

bajotierra a écrit:
Je ne suis pas sur d'avoir compris le sens exact de ton intervention.
Mais si tu veux dire que la lutte anti fasciste empêche les luttes en général, je crois que tu te trompes.
Je crois même que c'est le contraire.


Qu'est ce qui favorise les luttes ?
A mon avis la solidarité et l'idéalisme
Qu'est ce qui les défavorise ?
La peur et le matérialisme

Evidemment je parle des luttes pris dans un sens libertaire d'émancipation .

L'antifascisme est réducteur , il réduit la réaction a quelsques phénoménes (ici les élucubrations d'un bouffon) et repose sur la peur du fasisme que distillent des politiciens , style NPA et cie, pour rester dans le cadre de leur pseudo-démocratie et ammener les gens a voter n'importe quoi comme ils l'ont fait en 2002 .
En fait ce qui compte c'est comment on s'oppose a la REACTION . Le fascisme n'est qu'une facette de cette réaction et nous savons que grace a ce réductionnisme les réactionnaires peuvent aussi bien s'appuyer sur l' antifacisme ( c'est le cas de staliniens ) que sur le facisme pour continuer leur domination .


Qu'est ce que la réaction actuellement , d'où vient le danger ?

Nous avons vu tout l'effort réactionnaire qui a consisté a jouer la montre , a habituer les gens a la crise, cela avec l'aide des gauchistes et des syndicats collabos . La cise des subprime a débuté en 2007 , et maintenant ils nous balancent le mot d'ordre électoral "nous ne payerons pas leur crise " . Pourtant il est évident que la crise elle est déjà payée par beuacoup . En Afrique et dans les pays du Sud par l'augmentation de la famine et des épidémies et en occident ce sont les travailleurs précaires , intérimaires, et ceux des petites boites de sous traitance qui ont fait les frais de l'opération ......

Cette absence de solidarité , cette division que les collabos opérent entre ceux qui ont payé la crise et dont ils ne parlent pas , et ceux qui ne veulent pas la payer et dont ils nous parlent , est particuliérement néfaste et bien plus dangeureuse pour l'avenir que les délires d'un dieudonné . Avec l'aide des collabos la guerre civile mondiale est en germe dans cette séparation de la population ( a petite échelle ces crapules nous avaient déjà fait le coup en 1993 /2003 pour les retraites entre public et privé .......).

Le mot d'ordre minimal aurait du être celui d 'exiger des comptes des responsables de ces crimes . Mais comme ils vont tous siéger ensemble au parlement et que " contre la haine il faut voter " , ils demandent aux criminels au pouvoir de ne pas s'en prendre a ceux qui n'en sont pas encore leurs victimes et on nous offre dieudonné comme exutoire !


Le fascisme est un danger réel dans la période actuelle et s'y opposer est important surtout quand il commence à se banaliser sur les marchés populaires et employer des termes comme "youpin"
Nous rentrons dans une période où il faudra sans doute être sur tous le fronts.


Le meilleur moyen de lutter contre la réaction , et pas que contre le fascisme , c'est de ne pas se laisser diviser par les collabos- chauvins , ne pas s'allier a eux même contre dieudonné , se battre solidairement sur le front social avec la population , globalement et internationalement , en y développant nos idées de liberté et de lutte contre toute forme de domination .



Je n'ai pas le temps de développer mais à priori je ne suis pas d'accord avec ton analyse.

Je ne vois pas de contradiction pour ma part entre la lutte contre l'émergence de groupes fascisants et, si celui de Dieudonné en est une caricature, il n'en reste pas moins un danger, parce qu' en se servant de la confusion qui règne sur l'anti-sionisme il peut pénétrer dans les quartiers populaires.

Tu ne peux pas laisser faire ça sans réaction claire et ferme.

Si il y avait eu une opposition effective et physique devant "la marche sur Rome" des chemises brunes ou contre la désignation par les bandes nazies des boutiques tenues par les juifs dès le début où cela s'est produit, peut-être que les choses se seraient déroulées différemment.

A un moment "l'idéalisme" dont tu parles n'est plus suffisant et il faut passer à l'action concrète sur ces questions .
Et cette action n'est absolument pas incompatible avec la lutte générale et encore pour une grande partie propagandiste que doivent mener les anarchistes pour la révolution sociale.
kuhing
 

Re: Dieudonné et ses sbires fafs, carton ce matin à Paris

Messagede bajotierra » 05 Juin 2009, 18:07

Je ne vois pas de contradiction pour ma part entre la lutte contre l'émergence de groupes fascisants et, si celui de Dieudonné en est une caricature, il n'en reste pas moins un danger, parce qu' en se servant de la confusion qui règne sur l'anti-sionisme il peut pénétrer dans les quartiers populaires.


Et bien si il y a confusion sur l'antisionisme , c'est aux gauchistes- antisionistes- proclamés de voir en quoi ils ont été confus et pourquoi il y a un danger de dérapage dans les quartiers populaires , au lieu de cette réflexion sur les causes ils nous proposents de faire le coup de poing : C'est exactement comme cela que nous avons fait monter le FN en 1984 et j'ai pas envie de recommencer .

Soyons clairs d'abord et peut être les choses iront elles mieux .

"Un jour peut-être l'association des intelligences remplacera les rapports de force"

Absolument .
bajotierra
 

Re: Dieudonné et ses sbires fafs, carton ce matin à Paris

Messagede kuhing » 05 Juin 2009, 18:23

bajotierra a écrit:
Je ne vois pas de contradiction pour ma part entre la lutte contre l'émergence de groupes fascisants et, si celui de Dieudonné en est une caricature, il n'en reste pas moins un danger, parce qu' en se servant de la confusion qui règne sur l'anti-sionisme il peut pénétrer dans les quartiers populaires.


Et bien si il y a confusion sur l'antisionisme , c'est aux gauchistes- antisionistes- proclamés de voir en quoi ils ont été confus et pourquoi il y a un danger de dérapage dans les quartiers populaires , au lieu de cette réflexion sur les causes ils nous proposents de faire le coup de poing : C'est exactement comme cela que nous avons fait monter le FN en 1984 et j'ai pas envie de recommencer .

Soyons clairs d'abord et peut être les choses iront elles mieux .

"Un jour peut-être l'association des intelligences remplacera les rapports de force"

Absolument .


Sauf que : "un jour peut-être".

Pour le moment la lutte de classe est un rapport de force dans lequel les bandes fascistes jouent un rôle, et tu ne peux ni le nier ni l'éviter .

Il y a un stade où la propagande devient insuffisante et, l'histoire ne se répète pas : 1984 n'est pas 2009.
kuhing
 

Re: Dieudonné et ses sbires fafs, carton ce matin à Paris

Messagede Nico37 » 06 Juin 2009, 13:01

Analyser la pensée d’Alain Bonnet de Soral, plus connu sous le nom d’Alain Soral, est important dans ce contexte de crise économique propice à la propagation de discours fascistes. Ce genre de discours a d’autant plus de risques de gagner en influence que ladite crise a révélé la lâcheté, la veulerie, la trahison des partis de gauche et d’extrême-gauche. En outre, Soral est suffisamment habile pour saupoudrer ses diatribes de réflexions apparemment progressistes et de critiques relativement pertinentes de divers groupements politiques (le NPA, Bertrand Delanoë et son équipe municipale…) ou phénomènes de société (le communautarisme, le « féminisme » de la bourgeoisie…). Ce faisant, il espère endormir la vigilance de son auditoire et, ainsi, faire passer « en fraude » sa camelote d’extrême-droite.
Nous avons divisé notre analyse visant à démont(r)er l’imposture soralienne en 7 thèmes :
1°) Doubles discours et contradictions ;
2°) Récupération au profit de l’extrême-droite d’auteurs, de pratiques et de combats qui ne sont pas les siens ;
3°) Fascisme et poujadisme ;
4°) Antisémitisme ;
5°) Stalinisme ;
6°) Apologie de régimes répressifs ;
7°) Arrivisme et haine de classe.

Cette division est en partie arbitraire puisque certaines déclarations d’Alain Soral peuvent avoir leur place dans plusieurs des thèmes ci-dessous développés.

1°) Doubles discours et contradictions

Soral a compris que, s’il veut « ratisser large », il doit avoir un discours flou et changeant, et savoir « s’adapter à son public ». Cette faculté d’adaptation lui permet, certes, d’espérer rencontrer du succès au-delà des seuls nostalgiques du IIIè Reich… mais c’est au prix de ridicules pirouettes théoriques et pratiques.

Soral, qui n’hésite pas à se dire « marxiste », considère pourtant qu’il existe un « intérêt général des citoyens du monde » … Une négation en paroles de l’existence de la lutte des classes… Mais aussi et surtout un propos bien dans l’air du temps qui, n’en doutons pas, plaira aussi bien aux citoyennistes d’ATTAC qu’aux fachos partisans de l’association Capital/Travail !
C’est sans doute en qualité de « marxiste » que Soral qualifie le FN de « mouvement qui évolue vers la vraie gauche, la gauche sérieuse, la gauche économique » . Dans la foulée de cette affirmation hasardeuse, Soral conseille de lire « le programme économique » du Front National. Merci du conseil, Alain ! Une petite visite sur le site du FN peut toujours servir, effectivement ! Même si – crise économique oblige – le FN passe désormais sous silence ses propositions les plus ouvertement pro-patronales (sur la Sécurité sociale, notamment), il reste encore largement assez de « matière » sur leur site pour voir que ce parti est à 100% au service de la bourgeoisie. En vrac : « libérer au maximum l’entreprise des contraintes de toute nature qu’elle subit », « libérer le travail et l’entreprise de l’étatisme, du fiscalisme et du réglementarisme », « renégociation de la durée hebdomadaire du temps de travail par branches d’activité. Permettre en particulier de ‘gagner plus à ceux qui travaillent plus’ », « simplification du Code du travail », « créer un cadre favorable à l’entreprise, notamment aux PME », « baisser la pression fiscale » et notamment l’impôt sur la fortune et l’impôt sur les sociétés, développer les « régimes de retraite complémentaire par capitalisation », « assurer un service minimum dans les services publics », « obtenir des économies budgétaires en réorganisant la Fonction publique, par l’introduction du principe de mobilité et le non-remplacement d’une partie des départs en retraite ». Ah ! c’est donc ça la « vraie gauche » ! ‘fallait y penser… Avec une telle conception de la « gauche économique », il n’est pas étonnant que Soral puisse dénoncer la « société d’assistanat » tout en continuant à se prétendre « marxiste »…

Soral affirme, à propos de la police et de l’armée : « il y a très longtemps que ces gens-là n’ont plus aucun pouvoir en France, on peut leur cracher à la gueule tant qu’on veut » et qualifie les flics de « pauvres fonctionnaires qu’ont le plus haut taux de suicide de France » . Mais il affirme par ailleurs « nous sommes dans un régime totalement policier et totalitaire […] on est dans une société intégralement policière et dégueulasse » . La France, « régime totalement policier et totalitaire »… où les flics « n’ont plus aucun pouvoir » depuis « très longtemps » ? La contradiction est évidente, mais Soral espère probablement séduire les jeunes de banlieue et une partie de l’extrême-gauche avec sa rhétorique pseudo-libertaire et anti-keuf, tout en rassurant ses soutiens (et souteneurs) d’extrême-droite avec un discours plus traditionnel sur le thème de l’autorité qui n’est plus respectée. (Au passage, nous ne saurions trop conseiller aux partisans d’Alain Soral de tester la validité des assertions de leur Grand Chef en « crachant à la gueule » de tous les flics qu’ils croisent. Avec un peu de chance, à force de coups de tonfa et de GAV, ils deviendront d’authentiques révolutionnaires.)

Il y a quelques années, Soral évoquait « l’inculte – et désormais pas drôle – Dieudonné » (Alain Soral, Abécédaire de la bêtise ambiante, Jusqu’où va-t-on descendre ? , Pocket, Paris, 2003, p. 112). Il lui reprochait notamment de ne pas oser montrer du doigt cette « ‘communauté invisible’ certes surreprésentée dans le show-biz en termes de quotas, mais à laquelle il doit aussi son doux statut de rigolo » (Ibid., p. 114). « Communauté invisible », comprendre : les Juifs. Soral fait désormais liste commune avec « l’inculte » Dieudonné aux élections européennes de 2009… L’humoriste ( ?) est pourtant au moins aussi con aujourd’hui qu’en 2002, lorsque Soral écrivait ces lignes… en revanche, il est vrai qu’en matière d’antisémitisme, Dieudonné a accompli d’immenses « progrès » ces derniers temps !

Même type de revirement concernant les Arabes et/ou musulmans. Soral affirmait l’année dernière : « Aujourd’hui, on voit très bien que le Système diabolise les maghrébins. […] Vous Français arabo-musulmans et nous Français du Front National sommes diabolisés par le même système […] Toutes les saloperies qu’on raconte aujourd’hui sur les maghrébins de banlieue, sur les ‘kärchérisables’, c’est les mêmes qu’on a racontées sur Le Pen et les gens du Front National… et elles sont aussi fausses ! » … Soral souffre sans doute d’amnésie, il nous faut donc lui rappeler ses positions antérieures sur le sujet : « Leur seul espoir [aux Algériens], c’est qu’on y retourne [en Algérie]. » (Ibid., p. 15) ou « celui qui se comporte en colon, de plus en plus c’est le Beur » (Ibid., p. 99) ou : la France devient « un pays d’Anglo-Saxons névrosés envahis de Maghrébins hostiles » (Ibid., p. 124) ou encore, à propos de la situation en banlieue populaire dans les années 60 : « Les seuls qui posaient problème, déjà, c’étaient les Algériens qui se tenaient à l’écart dans la solitude, la peur, l’islam et la Sonacotra, et dont les jeunes, peu nombreux encore, foutaient déjà la merde » (Ibid., p. 40). Soral est démasqué par ses propres écrits : il fait partie de ce Système qui « diabolise les maghrébins », qui « raconte des saloperies sur eux » ! …Il est vrai qu’il a, depuis, changé radicalement de stratégie à leur égard : il espère même les incorporer à l’ « avant-garde » des bataillons d’extrême-droite : « Les premiers qui devraient se battre pour la préférence nationale, ça devrait être les Français d’origine immigrée, parce que c’est eux que [l’immigration] met le plus en danger. » Soral se plaît à répéter que le Système « divise pour mieux régner » : c’est indéniable… Tout aussi indéniable que le fait que lui-même divise pour mieux régner ! Après avoir fait des maghrébins des boucs-émissaires, il leur conseille de se retourner contre les nouveaux arrivants en France et, au passage, il se dédouane de ses propres responsabilités en accusant un « Système » (impersonnel) d’être à l’origine de leur stigmatisation.

Dans cette même optique, lors d’une conférence à Fréjus en 2008, Soral a affirmé à propos des exactions commises aux Invalides lors d’une manifestation le 23 mars 2006 : « Moi j’étais très content de voir, effectivement, le ‘bolossage’ des petits cons du CPE… Tout ça est quelque part bon signe. » Le plus amusant est que les fafs présents dans la salle ont applaudi ces propos d’Alain Soral! Les mêmes qui, en d’autres circonstances, mettent en avant l’existence d’un racisme anti-blanc pour convaincre les électeurs d’accorder leurs suffrages à l’extrême-droite… Bonjour l’hypocrisie…

Ultime contradiction, à propos de ses opposants, Soral affirme : « ces gens-là ne vous sortent que des références des années 30 » … Or, lui-même ne se gêne pas pour « sortir des références des années 30 », en se réclamant notamment des pacifistes de cette période qui, se plaint-il, ont eu de gros problèmes après la guerre. De deux choses l’une. Ou bien les connaissances historiques de Soral sont très limitées (ce qui, après tout, n’est pas à exclure)... Ou bien il n’ose pas se réclamer trop explicitement de Jacques Doriot, Marcel Déat, Fernand de Brinon et autres « pacifistes des années 30 » qui ont été inquiétés à la Libération, non pas pour pacifisme mais… pour collaboration avec les nazis ! Soral fait parfois preuve d’un peu plus de discrétion et brouille les cartes en se faisant passer pour un « homme de progrès »…

2°) Récupération au profit de l’extrême-droite d’auteurs, de pratiques et de combats qui ne sont pas les siens

Les diatribes de Soral sont truffées de références, parfois explicites, à des auteurs qui ne sont pas d’extrême-droite. C’est bien connu : la culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale. Soral tient donc à nous faire savoir qu’il a lu Guy Debord (tout en affirmant par ailleurs qu’il est « la partie de l’œuvre de Marx accessible aux publicitaires » , Ibid., p. 96 ), Jean-Claude Michéa, Michel Clouscard (référence à « l’idéologie du désir » ou dénonciation de la récupération de Nietzsche par des intellectuels de gauche), Pier Paolo Pasolini ( « codes intégralement fascistes de la mode » ), Pierre Clastres…
De là où ils sont, Debord, Pasolini et Clastres ne risquent pas de protester… Concernant Michéa : les thèses qu’il développe dans ses essais sont contestables, mais il n’en reste pas moins évident que c’est de manière abusive que Soral se sert d’elles comme caution à sa prose d’extrême-droite. Nous ne pouvons que vous inviter à vous faire votre propre opinion en lisant L’enseignement de l’ignorance et ses conditions modernes, Impasse Adam Smith, L’empire du moindre mal, etcetera.
Quant à Michel Clouscard (dont les thèses sont, là aussi, contestables – mais, présentement, là n’est pas la question), dans une tribune libre dans L’Humanité (30 mars 2007), il a tenu à préciser qu’ « associer […] d’une manière quelconque nos deux noms [le sien et celui de Soral] s’apparente à un détournement de fonds. Il s’avère qu’Alain Soral croit bon de dériver vers l’extrême droite (campagne pour le FN). Il veut y associer ma personne, y compris en utilisant mes photos à ma totale stupéfaction. Je n’ai en aucun cas autorisé Alain Soral à se prévaloir de mon soutien dans ses menées prolepénistes. Le Pen est aux antipodes de ma pensée. » Clouscard étant décédé le 21 février 2009, gageons que le fossoyeur Soral va pouvoir reprendre tranquillement son « détournement de fonds »…

Soral se plaît également à affirmer que « Marx voterait aujourd’hui Le Pen. » Sans doute conscient que cet « argument » est trop visiblement spécieux, il prétend aussi que votent pour le FN « des branchés, des marginaux, […] des anciens d’Action Directe » … A défaut de correspondre à une quelconque réalité, cette façon de présenter l’électorat FN est bien plus sympatoche que celle qui dépeindrait les partisans de Le Pen sous les traits de bourges de la région PACA, de vieilles rentières, de boneheads alcooliques (ah ouais mais nan… eux, ‘faudrait déjà qu’ils trouvent le bureau de veaute) ou encore de petits patrons/commerçants/artisans (qui ont eu l’occasion de montrer, tout au long du XXe siècle, qu’ils constituaient le terreau de toutes les réactions).
Dans la même veine, Soral reprend à son compte le concept de décroissance, se dit « assez proche de certains écologistes » . Il évoque aussi « un processus de domination par l’intégration du flic » . Ce qui est juste, seulement voilà : ça sonne très « Mai 68 » (cf. les slogans du style « Tue le flic qui est dans ta tête. ») dont Soral est, comme chacun sait, un contempteur ! Plus fort encore, il s’imagine même rejoindre un jour « les anti-système radicaux qui vivent uniquement de récup’ dans les poubelles, et dans des endroits squattés » et il n’hésite pas à prendre la défense de Julien Coupat. Et puis quoi, ensuite ? Une apologie des black-block ? A un tel stade d’opportunisme et de démagogie, tout est possible…

Démagogie toujours, lorsque Soral justifie son soutien aux PME en disant que des « économistes marxistes » prônaient un tel soutien dès les années 90. « Économistes marxistes » que, bien sûr, il ne cite pas… Et pour cause puisque soit ils n’existent pas, soit ils ne sont pas marxistes !

Alain Soral se réclame abusivement de la « dialectique. » En fait, il ne s’agit que d’un artifice rhétorique bien commode dont il use à chaque fois que son arrivisme ou sa médiocrité intellectuelle menacent d’éclater au grand jour. Ainsi, à ceux qui s’étonnent de sa trajectoire politique, Soral répond qu’elle est « dialectique ». Et sa fâcheuse tendance à faire de Karl Marx un apôtre de l’extrême-droite est – devinez quoi ? – « dialectique » !

Notons que cette tendance à la récupération de tout et n’importe quoi va au-delà du seul Alain Soral : c’est une véritable mode à l’extrême-droite depuis quelques temps. Presque tous se disent maintenant « révolutionnaires » (en période de crise économique, ça passe mieux que « contre-révolutionnaires » ou « royalistes »… mais il s’agit de « révolutionnaires » bien particuliers : des « révolutionnaires » qui sont anticommunistes primaires, qui soutiennent les contre-réformes du gouvernement et qui agressent les grévistes). Et pendant que certains fachos se réclament de Che Guevara, d’autres découvrent les situationnistes… Des identitaires se prétendent même « enfants de la Commune et du 6 février 1934 ». Comme s’il était possible d’établir une filiation entre le premier gouvernement prolétarien de l’Histoire et une tentative de coup d’Etat fasciste ! Cela étant dit, le 6 février 34, on leur le laisse et on confirme : ils en sont bien les héritiers !

3°) Fascisme et poujadisme

Dans sa préface à Jusqu’où va-t-on descendre ?, Soral supposait que le « libéral libertaire bourgeois bohème » trouverait ses écrits « poujadistes » ou encore « fascistes » (Ibid., p.12). Eh bien, si tel a vraiment été le cas en 2002 lorsque cet essai est sorti, force est de constater que le « li-li bo-bo » – que pourtant nous n’apprécions pas – aura cette fois-là eu raison. Puisque, quelques années plus tard, Soral se vantera d’avoir écrit certains discours de Jean-Marie Le Pen. Rien d’étonnant quand on voit à quel point les thématiques fascistes et poujadistes sont au cœur de la « pensée » soralienne.

Dans une conférence de mars 2009, entre une référence à la propagandiste du IIIe Reich Leni Riefenstahl et une dénonciation de l’ « idéologie maçonnique » , Soral trouve quand même le temps de se montrer choqué par le tribunal de Nuremberg ( « On tue tous les nazis, parce que c’était le Mal donc on les raye de la planète terre.» ) et par l’épuration à la Libération… Cette conférence se déroulait pourtant à l’initiative du Parti Populiste (extrême-droite), dont le programme mentionne le rétablissement de la peine de mort pour les auteurs de « crimes de guerre, […] assassinats, actes de barbarie, tortures d’innocents », donc on ne voit pas trop pourquoi Soral s’indigne des exécutions de nazis et de collabos (à moins qu’il ne considère pas les Juifs, les Tsiganes et autres communistes qui ont été massacrés comme de « vrais » innocents ?). Soral estime aussi que « de toute façon, le métissage c’est la violence » … Assertion guère compatible avec celle-ci, également de son « cru » : « On [le peuple français ?] est un métissage réussi puisque cohérent, lent, accepté, etcetera. » Alors, le métissage c’est la violence, oui ou non ? Comme nous l’avons vu précédemment, Soral se fiche pas mal de s’empêtrer dans ses contradictions puisqu’elles sont « dialectiques ».
Soral nous offre encore un magnifique exemple de « dialectique » quand il déclare : « quand on est marxiste, on doit fonctionner sur des concepts marxistes, quand on abandonne tout ces concepts pour se fonder sur des concepts petits-bourgeois, on se casse la gueule » avant d’affirmer que « pour faire quoi que ce soit de subversif en politique » , il a plus confiance dans les « patrons de bistrot, les chauffeurs de taxi et ce qu’on appelle la petite-bourgeoisie » que dans les profs et les étudiants. Karl Marx voyait-il dans ces catégories de population une force révolutionnaire ? A-t-il prôné la dictature des patrons de bistrot ? Ou bien écrit « petits-bourgeois de tous les pays, unissez-vous » ? Soit Alain Soral a accès à des textes cachés de Marx, soit – c’est plus probable – il se sert, pour appuyer ses théories bancales, de ces mêmes « concepts petits-bourgeois » qu’il reproche à d’autres d’utiliser.

Typiquement poujadiste est la défense soralienne du « petit patron », prétendue victime de la « persécution fiscale » et de la « méchanceté des prudhommes » . Soral se livre à cet exercice en se réclamant notamment de « Michéa » … On le comprend : pour réussir la prouesse de défendre ouvertement une fraction du patronat tout en restant « marxiste-compatible », il fallait au moins la caution d’un intellectuel qui se réclame du Socialisme (et pas de la « gauche » : dans l’esprit de Michéa, ce n’est pas la même chose… c’est même antinomique)… Au passage, Soral se livre à des reproches (malheureusement !!) infondés concernant Arlette Laguiller : selon lui, dans ses discours, elle ne ferait pas de différence entre petit patronat et grand patronat… En réalité, dans ses interventions, cette réformiste patentée de Laguiller flétrit presque uniquement le « grand patronat » … comme si les autres patrons étaient plus respectables !

Soral ressort également une ruse habituelle du fascisme pour servir de « paratonnerre » à la bourgeoisie en temps de crise économique : il dénonce régulièrement et avec insistance le « capitalisme financier spéculatif » et la « finance mondiale spéculative » , espérant que les exploités ne s’apercevront pas que le problème est plus global et que c’est toute la société de classe (Alain Soral compris) dont ils doivent se débarrasser. Dans « Qu’est-ce que le national-socialisme ? », texte daté de juin 1933, Trotsky remarquait déjà que « tout en se prosternant devant le capitalisme dans son entier, le petit bourgeois déclare la guerre à l'esprit mauvais de lucre. »
Cette autre sentence soralienne participe de la même logique du « paratonnerre » : « Ce monde [du marché] est porté par les élites blanches occidentales judéo-protestantes » Il s’agit ici, en réduisant le capitalisme à ses seuls partisans juifs ou protestants, d’épargner le catholicisme (dont Soral se réclame – entre mille autres « étiquettes », il est vrai !) ainsi que les Arabes et/ou musulmans dont Soral veut se faire de nouveaux alliés, convaincu qu’il est que « dans l’imaginaire politique africain ou maghrébin, c’est un type de gauche Le Pen, hein… et même d’extrême-gauche parce que c’est pas des régimes très cools là-bas. »

Au cas où vous en auriez douté, Soral manie fort bien la théorie du complot et a des talents certains en matière de réécriture de l’Histoire : « [Les Noirs] étaient issus de l’empire colonial qu’ils ne détestaient pas particulièrement d’ailleurs, en dehors de certaines élites financées souvent on sait pas trop par qui… » Comme dirait un chanteur sarkozyste : « Ah ! Le temps béni des colonies… » Eh oui, Soral, c’est bien connu : les colonisés ne détestaient pas particulièrement la puissance coloniale, cette dernière a décidé d’elle-même, spontanément et sans pression d’aucune sorte, de quitter le continent africain et, d’ailleurs, depuis la décolonisation, la France a totalement cessé de s’immiscer dans les affaires intérieures du Gabon, de la Côte d’Ivoire, du Tchad ou du Togo…

Enfin, dans la rubrique « comment, par la calomnie, l’extrême-droite assassine Jaurès une seconde fois », cette citation : « La position de Le Pen est très respectable et très cohérente, même sur le plan de l’immigration, du racisme, etcetera, elle est très saine, c’est une position de patriote français de gauche du début du siècle, c’est la position… il serait même à la gauche de Jaurès aujourd’hui ! » … Sûrement, oui !! Le Pen est à peu près autant à la gauche de Jaurès que l’était l’homme qui l’a abattu, Raoul Villain, qui fut membre du mouvement catholique du Sillon et du groupe d’étudiants « nationalistes » de la « Ligue des jeunes amis de l’Alsace-Lorraine ».

4°) Antisémitisme

L’antisémitisme, ce socialisme des imbéciles, est très apprécié d’Alain Soral. Il s’agit, là encore, de détourner la colère populaire vers des boucs-émissaires. Mais ce brave Soral, décidemment très prévoyant, n’a pas attendu la crise économique pour distiller son poison. En 2004, déjà, il déclarait : « Quand avec un Français, Juif sioniste, tu commences à dire ‘y a peut être des problèmes qui viennent de chez vous. Vous avez peut-être fait quelques erreurs. Ce n'est pas systématiquement la faute de l'autre, totalement, si personne ne peut vous blairer partout où vous mettez les pieds.’ Parce qu'en gros c'est à peu près ça leur histoire, tu vois. Ça fait quand même 2500 ans, où chaque fois où ils mettent les pieds quelque part, au bout de cinquante ans ils se font dérouiller. Il faut se dire, c'est bizarre ! C'est que tout le monde a toujours tort, sauf eux. Le mec, il se met à aboyer, à hurler, à devenir dingue, tu vois. Tu ne peux pas dialoguer. C'est à dire, je pense, c'est qu'il y a une psychopathologie, tu vois, du judaïsme sionisme (sic !) qui confine à la maladie mentale. » …Puis, cette année : «Il y a quand même un milliard de chrétiens qui s’excusent face à 15 millions de Juifs… C’est quand même bizarre, il a dû se passer quelque chose pour qu’on soit obligés de s’humilier à ce point là, que notre pape soit obligé de demander pardon parce qu’il y a un évêque ultra-marginal qui a dit trois conneries » Les « conneries » de Richard Williamson étant « juste », pour rappel, ses déclarations selon lesquelles « 200 000 à 300 000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz. »

Intéressante également, cette déclaration de Soral qui reprend le stéréotype, popularisé par le Protocole des Sages de Sion, du Juif fauteur de guerre : « M. Finkielkraut était pro-croate, M. Bernard Kouchner… euh… M. Cohn-Bendit… euh nan pas Cohn-Bendit… C’était Bernard-Henri Lévy, il était pro-bosniaque, ils ont chacun choisi leur camp afin d’attiser la haine et la violence. On ne sait pas trop pourquoi, ils ont dû tirer ça à pile ou face... » Au risque de décevoir Soral et ses groupies, il est important de souligner que l’anéantissement de la République fédérale socialiste de Yougoslavie a des causes multiples et complexes, n’ayant rien à voir ni avec Finkielkraut ni avec BHL. Pire encore : Finkielkraut et BHL n’auraient jamais existé que cela n’aurait strictement rien changé au sort des peuples des Balkans.

Courageux mais pas téméraire, Soral, peut-être lassé des agressions physiques et des décisions de justice défavorables, se replie la plupart du temps sur des propos plus allusifs visant « l’autre d’une telle communauté que je ne nommerai pas » , stigmatisant Daniel Cohn-Bendit en tant que « parasite de la société française… qu’il insulte ! » ou affirmant : « La France [que les mecs de banlieue] n’aiment pas, je ne l’aime pas non plus… C’est la France de Bernard-Henri Lévy, je ne l’aime pas non plus. » Que l’on soit bien clairs : les personnalités auxquelles Soral s’en prend sont souvent méprisables. Seulement, bien d’autres le sont tout autant et dont Soral ne pipe pourtant pas un mot. Et il n’est pas compliqué de comprendre quel est sans doute le but – et quel sera assurément le résultat – des envolées soraliennes visant Bernard Kouchner, Alexandre Adler, BHL, Jacques Attali, Laurent Fabius, Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy, etcetera. Ces diatribes permettent à Soral de passer pour un type qui ose s’en prendre aux « puissants » alors qu’elles ont pour fonction objective, en ne visant que des personnalités à l’origine ethnico-religieuse (supposée !) commune, d’épargner la bourgeoisie dans son ensemble en détournant le prolétariat des approches strictement classistes.

5°) Stalinisme

Soral a gardé de graves séquelles de son passage par le Parti dit « Communiste ». Il n’hésite pas à qualifier la CGT de « réseau de résistance ou d’opposition traditionnelle » alors que cela fait au moins sept bonnes décennies que la Confédération Générale de la Trahison est un obstacle aux tentatives d’émancipation des prolétaires. Pour Soral, « tout ce qui est de l’ordre de la violence […] et de la guerre civile, c’est forcément un truc qui affaiblit la France. » Ce Soral qui s’oppose à la violence et à la guerre civile au nom du salut de la France n’a, contrairement à ses prétentions, rien d’un marxiste… mais c’est un parfait stalinien ! C’est avec ce même type d’arguments, avec cette même dévotion envers l’unité nationale que le P « C » F a, à trois reprises, saboté des situations révolutionnaires : en 1936 (Maurice Thorez, secrétaire général du P « C » F : « il faut savoir terminer une grève » ), à la Libération (Thorez, toujours : « produire, produire, encore produire, faire du charbon c’est aujourd’hui la forme la plus élevée de votre devoir de classe, de votre devoir de Français » et « La grève, c’est l’arme des trusts. » ), en Mai 68 (Georges Séguy, secrétaire général de la CGT : « …ce mouvement lancé à grand renfort de publicité qui, à nos yeux, n'a pas d'autre objectif que d'entraîner la classe ouvrière dans des aventures en s'appuyant sur le mouvement des étudiants. » ).

Il arrive aussi à Soral de s’attaquer au « Capital apatride » et au « Capital nomade » . C’est cette même idée qu’il développe lorsqu’il affirme dans une interview que « tous les internationalistes aujourd’hui sont des gens de droite, par essence, tu vois… » Notons en passant que, trois minutes plus tôt, dans cette même interview, il affirmait : « Je ne crois pas à l’essentialisme, les gauchistes essentialistes m’emmerdent, ce sont des crétins et des petits cons ». Pour en venir à ce que révèle, sur le fond, cette citation, Soral – ce « crétin » et ce « petit con » d’essentialiste (ce sont ses termes) – reprend à son compte la vieille antienne stalinienne qui affirme que, par opposition au Capital qui n’a pas de frontières, qui est « cosmopolite », les travailleurs se doivent d’être nationalistes. C’est ballot : Soral le stal’ a oublié que le Manifeste du parti communiste se termine par un appel à l’union des prolétaires de tous les pays…

6°) Apologie de régimes répressifs

Il n’y a pas besoin de creuser bien longtemps pour s’apercevoir que Soral est contre-révolutionnaire : il suffit de regarder quels régimes et quels chefs d’Etat il admire ! Saddam Hussein (entre autres) est rangé par ses soins dans la catégorie des « chefs d’Etat locaux de puissances alternatives » . Alternatives à quoi ? Sûrement pas au capitalisme, en tout cas ! Le premier fait d’armes de Saddam Hussein est la participation à une tentative d’assassinat, en 1959, du général et Premier ministre marxisant Abdul Karim Qasim qui, l’année précédente, avec d’autres militaires, avait renversé la monarchie iraquienne. Une fois arrivé au pouvoir (avec le soutien des Etats-Unis), à la tête du parti Baas, Saddam Hussein a réprimé férocement ses opposants, notamment les membres du Parti Communiste Irakien (ce qui n’a pas empêché Moscou de continuer à soutenir le régime baasiste… ça en dit long sur la teneur en socialisme de la bureaucratie stalinienne).

Soral fait également l’apologie de Poutine, ex-membre du KGB et bourreau du peuple tchétchène qui, en fait d’« alternative », a surtout parachevé le rétablissement du capitalisme privé en Russie (ouverture à la concurrence du fret ferroviaire, baisse du taux d’imposition sur les sociétés…) et restreint les déjà peu nombreuses libertés démocratiques dont bénéficiaient les Russes ( journalistes assassinés, opposants emprisonnés, désignation par le Président et non plus élection des gouverneurs des sujets de la Fédération de Russie, grande impunité accordée aux membres des groupes fascistes/néonazis qui commettent de nombreuses exactions).

Autre objet d’admiration de Soral : la République islamique d’Iran, régime théocratique où les militants des organisations de gauche ont été exécutés par milliers suite à la contre-révolution islamique et où les minorités (kurdes, arabes) sont soumises à de multiples brimades. Ce régime qui tente de fédérer sa population autour de discours hostiles à l’Occident, aux Etats-Unis, à Israël, sait pourtant miser sur plusieurs lièvres à la fois : dans les années 80, il n’a pas hésité à acheter des armes aux Etats-Unis (qui se sont servis de l’argent récolté grâce à ces ventes pour financer une guérilla d’extrême-droite au Nicaragua : c’est la fameuse affaire Iran-Contra) et à Israël. Les dirigeants iraniens sont également ravis de la décision des Etats-Unis et de la dictature européiste de classer comme organisation terroriste l’Organisation des Moudjahiddines du Peuple Iranien (OMPI), et ils ont sûrement vu d’un bon œil les perquisitions visant l’OMPI opérées en France en 2003. La « lutte contre le terrorisme » (c’est-à-dire, en réalité : le terrorisme d’État) est décidemment sans frontières…

7°) Arrivisme et haine de classe

Soral qui reproche à BHL, Finkielkraut, Cohn-Bendit, etcetera (voir 4°)) leur capacité à retourner leur veste n’a peut-être pas tort sur le fond… Mais il est très mal placé pour parler, sa propre trajectoire politique étant marquée par de nombreux retournements de veste. Après avoir adhéré au mouvement punk, il rejoint le P « C » F. Il finit par quitter ce parti dans les années 90, une fois que l’Union Soviétique s’est cassé la gueule et qu’il s’est rendu compte – soixante ans après tout le monde, mais mieux vaut tard que jamais – que le P « C » F n’est pas révolutionnaire. Il qualifie son Abécédaire de la bêtise ambiante, paru en 2002, de « national-républicain » et paraît alors proche de Jean-Pierre Chevènement. Passade de courte durée puisqu’il se rapproche ensuite à grandes enjambées de l’extrême-droite, jusqu’à rejoindre l’équipe de campagne de Jean-Marie Le Pen en vue des présidentielles de 2007. Mais il est vrai que, dans l’interview où il annonçait son rapprochement avec le FN, Soral affirmait que, faisant cela, il rejoignait un parti « qui pèsera demain 25% minimum » (forcément, puisque « Le Pen, c’est le plus grand résistant au Système de France » !!). Quelle déception au soir du premier tour des présidentielles quand Le Pen, doublé sur sa droite (extrême) par un Sarkozy vraiment très décomplexé, n’obtient « que » 10,44% des voix. Pas grave, Soral a l’explication : « Le Pen mérite la France, mais je ne suis pas sûr que la France et les Français tels qu’ils sont aujourd’hui méritent Le Pen. » Dit plus clairement : les Français sont des cons. Venant de quelqu’un qui passe son temps à glorifier démagogiquement le « Peuple » et la « Nation », c’est plutôt cocasse… A l’échec du FN aux présidentielles vient s’ajouter l’échec, plus net encore, des municipales en 2008, ce qui fait que Soral doit commencer à se demander s’il a misé sur le bon cheval (blanc).
Soral annonce finalement son départ du FN le 1er février 2009, le parti n’ayant daigné lui proposer, en vue des élections européennes, qu’une place d’honneur sur la liste en Ile-de-France. Une simple place d’honneur à lui, Alain Soral, lui qui est « rebelle depuis l’âge de seize ans » , vous vous rendez compte ?!? Comme l’aurait dit une de ses défuntes icônes staliniennes : c’est un scandÂÂÂÂle ! Mais puisqu’il ne veut surtout pas sombrer dans l’oubli et qu’il tient à faire parler de lui à tout prix, Soral se contente finalement d’une place de numéro 5 sur la liste antisém… pardon… « antisioniste » de Dieudonné. On ne sait jamais, dès fois que… Après tout, « les gens sont tellement cons, ils en redemandent… » et puis « un salarié, c’est comme un enfant » . Alors, qui sait ? Ces ânes-là iront peut-être voter…

Le grandissime Soral qui, lui, n’est ni un con ni un salarié, chie sur la Star Academy, les émissions d’Arthur, celles de Stéphane Bern… Le hic c’est que Soral n’a jamais hésité à aller faire la promo de ses bouquins de merde chez Thierry Ardisson ou Evelyne Thomas ! Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais… Soral semble paniqué à l’idée de retomber dans l’anonymat : « Si vous ne faites pas ce qui faut, vous êtes progressivement marginalisés, c’est-à-dire vous ne passez plus dans les grands médias, vous êtes un peu mal vus […] On voit bien ceux qui peuvent se maintenir et ceux qui sont marginalisés, et pourquoi […] Et cette marginalisation elle est bon… au niveau des médias évidemment, c’est-à-dire on est disqualifiés, on n’est plus invités, etcetera... Moi on voit très bien que j’passais beaucoup dans les émissions mais à un moment donné on n’m’a plus vu […] d’ailleurs les gens ne se posent même pas la question ‘tiens, on ne vous voit plus !’ » C’est qu’il doit également se demander comment il va faire pour écouler ses daubes fascistoïdes si, par malheur, il se voit privé de l’accès aux principaux médias et de la notoriété qui va de pair… Aiguillé par son ambition sans scrupules, Soral saura, s’il le faut, changer une énième fois son fusil d’épaule, trouver de nouveaux compagnons de route et de nouvelles tribunes d’où il pourra dégueuler sa prose pseudo contestataire qui, en fait, nuit exclusivement au prolétariat. A moins que ce dernier ne lui en laisse pas l’occasion…

sources :
- Alain Soral, Abécédaire de la bêtise ambiante, Jusqu’où va-t-on descendre ? , Pocket, Paris, 2003
- interview d’Alain Soral après qu’il ait annoncé qu’il rejoignait l’équipe de campagne de Jean-Marie Le Pen, fin 2006
- interview d’Alain Soral suite au premier tour des dernières présidentielles, 22 avril 2007
- [url=http://www.dailymotion.com/relevance/search/soral+fréjus/video/x5snqq_alain-soral-frejus-partie-1_news]Alain Soral, conférence à Fréjus, 23 mai 2008[/url]
- [url=http://www.dailymotion.com/relevance/search/conférence+gouvernance/video/x8vz58_alain-soral-conference-090309-parti_news]Alain Soral, conférence « Vers la gouvernance globale » à l’invitation du Parti Populiste, 9 mars 2009[/url]
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Re: Dieudonné et ses sbires fafs, carton ce matin à Paris

Messagede joe dalton » 06 Juin 2009, 13:19

trés drole :
Etonnés par les déclarations publiques faites par les candidats de la liste Dieudonné, Soral, Gouasmi, dite "antisioniste", qui affirment avoir le soutien du Hamas, à l’occasion des élections européennes, nous avons pris la peine de poser la question à des responsables du Hamas, dans la bande de Gaza.

La réponse du bureau de Ismaël Hanyeh a été simple et rapide : "Nous ne connaissons pas ces gens-là. Nous n’avons même pas connaissance de l’existence de cette liste. Nous militons certes contre le sionisme, dont l’objectif est de nous chasser de nos terres, mais nous n’avons jamais accordé notre soutien à cette liste.

Nous en profitons d’ailleurs pour réaffirmer que nous ne luttons pas contre les juifs, mais contre l’occupant israélien et contre tous ceux qui emploient la terreur pour nous transformer en réfugiés".

Conclusion : c’est mal de raconter n’importe quoi aux gens et de les prendre pour des imbéciles.

oui, meme le hamas renifle que ces gens là se contrefoutent des palestiniens, et qu'il s'agit d'un prétextes a tout a fait autre chose !
le plus gerbant dans cette liste, c'est d'utilser le sort des palestiniens, a des fin politique personnelle, quitte a les desservir consciemment même !
joe dalton
 

Re: Dieudonné et ses sbires fafs, carton ce matin à Paris

Messagede bajotierra » 06 Juin 2009, 13:56

Il y a un stade où la propagande devient insuffisante


Je pense que la diffusion et la défense de nos idées dans la plus grande cohérene est au contraire un préalable , la meilleure victoire étant celle que l'on obtient sans livrer bataille (surtout pour les antimilitaristes que nous sommes)

Ce que met en ligne Nico37 concernant la confusion , le double langage et la facination envers les médias dudit Soral nous le retrouvons aussi trés clairement a l'extreme gauche et même dans nos milieux , y compris l'antisémitisme qui transparait lorsqu'on se déclare antisioniste alors qu'en réalité l'anarchisme est contre tous les états et pas spécifiquement contre celui d'israel.

Confusion du discours libertoide , en ce qui concerne par exemple le syndicalisme , double langage entre une pratique réformiste d'alliance avec de des partis parlementaristes et un discours révolutionnaire , prégnance de la "défense des cultures" au dépend d'un position clairement anationaliste .

Confusion gauchistoide , Besançonnot qui appelle a voter chirac en 2002 contre le Pen puis , le même qui fait des plateaux télé avec le Pen pour le NON contre Chirac en 2004 , et qui va ensuite chez Druker en 2008 .

Et maintenant confusion libertogauchistoide, le NPAL qui se dit libertaire qui signe des testes avec des orags libertaires .....
Désolé, mais a mon avis tout cela contribue , plus que toute bande fasciste , au succés de la réaction .

Alors pour l'instant , tant que tout cela n'est pas sérieusement éclairci et mis sur la table avec les bilans qui s'imposent , tant que nos idées ne seront pas mieux explicitées , tout cet activisme qu'on nous propose sera contre productif .

Si au sifflet de ces mêmes petits politiciens gauchistes ,aussi clairs que de l'eau croupie , on va aller se taper avec des gens qui ne savent même pas ce que nous pensons et qui sont trompés par d'autres saltimbanques , même si on gagne physiquement , on aura perdu politiquement .
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Re: Dieudonné et ses sbires fafs, carton ce matin à Paris

Messagede Pïérô » 06 Juin 2009, 20:13

On ne peut pas gagner que sur le terrain des idées et sans se battre à travers les luttes. Sinon, le mouvement anar aurait gagné depuis longtemps lorsque l'on sait qu'une grande partie de celui-ci ne fait quasi que de la propagande et entretient son "identité", comme l'on époussette statue au musée.

Puisque tu parles de syndicalisme et vient faire un peu la leçon, on peut prendre cet exemple. Je ne confond pas l'organisation politique avec le syndicat, et l'espace syndical doit pour moi être en nombre plus important car il a pour fonction de rassembler du monde et pas que des anars pur jus. Or à force de "pratiquer" ce que je dis plus haut on fini par rencontrer un espace qui se défini comme un syndicat anarcho-syndicaliste, avec moins de membres que la plupart des organisations anarchistes et libertaires existantes. Celà interroge quand même.

Et il est un fait que les divergences puisqu'elles existent amènent des pratiques mais aussi des réalités organisationnelles différentes. De la à dire qu'il y aurait d'un côté des "politiciens" et de l'autre les vrais anarchistes, çà gave un peu. C'est comme ta trouvaille de "NPAL", c'est pénible. C'est le fond du discours produit souvent par certains anarchistes, à qui l'on pourrait rétorquer que produire un discours avec de tels racourcis ne constitue pas un fond théorique très opérationnel. D'ailleurs pour parler "perdants" il me semble que pour reprendre cet exemple la CNT-AIT à bien perdu syndicalement, quant au côté politique celà fait de plus en plus ramassé sur un fond type b-a ba politique appauvri qui ne permet pas d'appréhender toute les réalités et leurs complexités.

Sur ce terrain de l'antifascisme, terrain qu'il ne faut pas déserter à mon sens, et espaces qu'il ne faut pas leur laisser, çà veut dire qu'il faudrait laisser tomber devant la seule lutte anticapitaliste sur le terrain économique (et évidemment dans la réalité surtout beaucoup sur le terrain des idées). Or il y a des luttes qui se mènent aussi sur le terrain du féminisme, de l'antiracisme, de l'écologie, de l'anti-colonialisme..., et à mon sens elles sont importantes aussi. Beaucoup d'anarchistes ont toujours été aussi dans ces combats émancipateurs, et en plus le mouvement anarchiste porte et amène une vision d'ensemble, un angle d'attaque globalisant. C'est ce qui participe de forger notre identité révolutionnaire, dans une identité non figée et une identité liée aussi à l'agir et l'action dans différents domaines.
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Re: Dieudonné et ses sbires fafs, carton ce matin à Paris

Messagede anonyme » 07 Juin 2009, 03:05

"Or à force de "pratiquer" ce que je dis plus haut on fini par rencontrer un espace qui se défini comme un syndicat anarcho-syndicaliste, avec moins de membres que la plupart des organisations anarchistes et libertaires existantes. Celà interroge quand même."

Comme quoi le nombre ca représente pas toujours la qualité des idées et des pratiques. Donc ouai ca interroge.
Sinon moi NPAL au contraire je trouve que c'est une bonne appréhension de la réalité, surtout en lisant le reste des critiques.

Sinon l'antifascisme c'est pas la question de le déserter ou pas, c'est plutôt de ne pas en faire un truc à part, surtout quand on voit la pauvreté des idées de certains antifas à moitié démocrates, réformistes ou on ne sait pas trop quoi d'ailleurs et qui luttent avec a peu près tout ce qu'ils trouvent sans se poser de questions. On peut lutter pour un but qui nous est propre et contre une société dans sa globalité sans nier les spécificités des dominations, des oppressions... et se servir de ces spécificités pour dire ce qu'on pense vraiment et lutter pour ce même but, hors je sais pas si c'est vraiment ce que font les antifas. Et lutter un peu plus sur le terrain des idées, comme le disait Bajotierra et ce qu'il a développé est pour moi nécessaire. Si une lutte antifasciste c'est seulement foutre des coups, ca suffit pas, faut aussi expliquer pourquoi tu les mets et qu'il y est un but qui ne soit pas celui de sauver la démocratie.
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Re: Dieudonné et ses sbires fafs, carton ce matin à Paris

Messagede Pïérô » 07 Juin 2009, 17:47

Sur l'antifascisme je ne suis pas en désaccord avec ce que tu dis, et il ne me semble pas d'ailleurs qu'il y ait eu ici des personnes pour dire qu'il ne fallait faire que çà ou que l'antifascisme c'était une lutte qui se réduisait à filer des coups.

anonyme a écrit:Comme quoi le nombre ca représente pas toujours la qualité des idées et des pratiques. Donc ouai ca interroge.
Sinon moi NPAL au contraire je trouve que c'est une bonne appréhension de la réalité, surtout en lisant le reste des critiques.

Par contre là, anonyme, j'aimerais bien que tu développes d'avantage justement.
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