FN - RN et ses satellites

...Sans Papiers, antifascisme...

Re: FN & ses satellites

Messagede ivo » 01 Fév 2013, 19:15

Bruno Gollnisch montre ses fesses au Conseil régional
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En pleine séance plénière du Conseil régional de Rhône-Alpes, le conseiller FN Bruno Gollnisch a exhibé son postérieur. Une manière provocatrice de protester contre des subventions régionales de sites informatiques qu'il considère "comme pornographiques".

Image
Bruno Gollnisch provoque tout le Conseil régional © Maxppp

C'est un geste qu'il qualifie de "rabelaisien". Jeudi, lors d'une séance du Conseil régional de Rhône-Alpes, Bruno Gollnisch, a montré ses fesses. Le conseiller régional FN, et député européen, voulait ainsi dénoncer certaines subventions de la région à la jeunesse.

Bruno Gollnisch a dégainé ce geste volontairement provocateur pendant la prise de parole de sa collègue, Liliane Boury. Elle dénonçait le financement d'un site qui héberge les chansons d'un groupe plutôt grossières, et a lu quelques paroles : "Si tu es écrivain célèbre, je te montre mon cul. Cul simple. Cul double. Cul triple" (photos à l'appui). Rires gênés dans la salle... c'est à ce moment que Bruno Gollnisch a décidé d'exhiber son derrière. "Quand une élue Front National leur lit en séance les paroles des auteurs qu'ils subventionnent, les Tartuffe en sont choqués!", relate l'élu frontiste qui, "pour leur faire honte, (a) esquissé le geste rabelaisien auquel ces élus incitent les citoyens".

"Nous ne sommes pas des censeurs et nous ne sommes pas non plus des exhibitionnistes" (président du Conseil régional)

Pour le président du Conseil régional, Jean-Jack Queyranne, cette manifestation de vulgarité "caractérise souvent l'extrême droite". Le site visé par Bruno Gollnisch est selon lui, une plateforme mise sur pied par la région pour l'expression des groupes musicaux et n'a "pas à s'immiscer en matière de liberté d'expression", ajoutant "nous ne sommes pas des censeurs et nous ne sommes pas non plus des exhibitionnistes".

http://www.dailymotion.com/video/xx6k4l ... alpes_news
Le FN et la "décadence culturelle" en Rhône-Alpes © LeHuffPost

La provocation de Bruno Gollnisch au Conseil régional
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Re: FN & ses satellites

Messagede Nico37 » 03 Fév 2013, 01:16

Alain Jamet candidat aux municipales à Pérols JEAN NOTE 25/01

Le frontiste Alain Jamet n’attend plus que le feu national.

Vice-président du Front national, Alain Jamet sera candidat à la mairie de Pérols au mois de mars 2014. Il n’attend plus que la confirmation de la commission nationale d’investiture du parti qui doit se réunir le 7 février.

"Ce n’est pas un secret. Je suis libre et je ne suis pas encore entièrement retiré des affaires. Comme je n’ai pas l’intention de me représenter pour la septième fois à Montpellier, je mènerai, après avoir obtenu le feu vert national, la liste du FN à Pérols", affirme Alain Jamet.

Bon score aux cantonales en 2011

Domicilié à Pérols, l’ex-leader du FN dans la région avait effectué un tour d’essai lors des cantonales du printemps 2011. Il avait obtenu 39,9 % des voix au second tour face au sortant Cyril Meunier. Toutefois, à Pérols, Alain Jamet avait amélioré son pourcentage avec 43,13 % des suffrages.

Face à Valette et Rico

"Si je peux caresser l’espoir d’être maire, je ne vais pas m’en priver. J’ai obtenu 43,13 % des voix aux cantonales alors que ce scrutin n’est guère favorable aux couleurs frontistes. Je sais aussi que les cantonales ne sont pas les municipales", affirme Alain Jamet. Il pourrait croiser la route du maire Alain Valette (PS) et de Jean-Pierre Rico (UDI).
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Re: FN & ses satellites

Messagede Nico37 » 03 Fév 2013, 15:28

Marine Le Pen : la fausse amie des salariés 31/01

Accord sur l’emploi du 11 Janvier 2013

Le FN avait besoin de reprendre une initiative plus ou moins spectaculaire, après les difficultés de positionnement tactique auxquelles se sont livrés récemment ses dirigeants, face aux manifestations contre le « Mariage pour tous ». Aussi avait-il besoin de réinvestir le terrain « social », ou plus exactement, celui du discours empreint de démagogie sociale.
L’Accord sur l’emploi, signé le 11 janvier 2013 par une partie des confédérations syndicales représentatives (CFDT, CFTC et CFE-CGC) – mais critiqué par d’autres (CGT, Solidaires, FSU, FO...) – et les organisations d’employeurs (MEDEF, CGPME, UPA), lui en fournit l’occasion. Depuis le 17 janvier, le parti d’extrême droite a mis en ligne sur son site une pétition contre cet accord, qualifié par Marine Le Pen de « déclaration de guerre aux salariés ». Bien qu’il n’appartienne pas à VISA, en tant que collectif unitaire qui s’adresse à tous les syndicalistes pour combattre ensemble l’extrême droite, de prendre position sur le contenu même de l’accord, il est de notre tâche d’analyser les buts poursuivis par le FN sur ce terrain.

Déconsidérer les syndicats en tant quel tels

Le premier objectif de l’exercice, à travers lequel le FN – en tant que parti politique – se mêle ouvertement du débat qui touche le mouvement syndical, est de déconsidérer publiquement ce dernier. En effet, sa présidente fustige, dans une vidéo mise en ligne en parallèle à la pétition pour servir d’explication de texte, « des syndicats représentant une infime partie des travailleurs français ». Elle ne fait d’ailleurs pas de distinction, dans son propos, entre les différentes organisations syndicales, alors que leurs positions vis-à-vis du récent Accord national interprofessionnel ont pu être fortement divergentes.

Cet argument fallacieux est évidemment faux. Certes, il est vrai que le taux de syndicalisation est plus bas en France que dans certains pays voisins. Encore ne faut-il pas comparer ce qui n’est pas comparable ! Le plus fort taux d’adhésion en Allemagne par exemple, parfois cité à titre de comparaison, ne repose pas majoritairement sur des militant-e-s, au sens courant dans les organisations françaises ; mais en large partie sur des adhérents passifs. Les avantages résultant d’une convention collective y sont parfois réservés aux seuls adhérents de l’organisation syndicale signataire, une conception n’existant pas en droit français.

Or, s’il est en effet souhaitable de relever ce taux de syndicalisation, l’état actuel des choses ne permet absolument pas de délégitimer les organisations syndicales en tant que telles, en prétendant les séparer de la majorité des salariés. Dans beaucoup de domaines, l’intervention d’une organisation syndicale, qui reposait historiquement avant tout sur l’action collective, émanant des militants, est couplée depuis quelques années à une deuxième légitimation, de type électoral. Ainsi l’action de l’organisation syndicale doit-elle être validée par l’approbation majoritaire, directe ou indirecte, des salariés. Notamment, depuis la loi du 20 août 2008, un accord collectif ne peut-il être signé que par des organisations syndicales représentatives ayant obtenu au moins 30 % des voix aux dernières élections dans l’entreprise ; et l’opposition exprimée par les syndicats ayant réuni 50 % ou plus, empêche l’accord d’entrer en vigueur.
Aussi un syndicat n’est-il plus considéré comme représentatif, dans l’entreprise, s’il n’a pas obtenu au moins 10 % des voix aux élections professionnelles. Bientôt, la même chose sera aussi vraie pour les confédérations, qui doivent, elles, avoir obtenu au moins une moyenne de 8 % des voix dans les entreprises pour être encore considérées comme représentatives. D’ici six mois, la signature d’un Accord collectif national et interprofessionnel sera également soumise au critère de l’audience électorale, que les confédérations syndicales doivent remplir (même si cette règle n’est pas encore applicable en janvier 2013).

Quel que soit le cas de figure, toute organisation syndicale se battant – en adoptant telle ou telle stratégie, tel ou tel moyen – pour les intérêts de ses militant-e-s et des salarié-e-s est autrement plus légitime sur le terrain social que le FN. Au fond, l’ensemble de propositions avancées par de dernier en matière « sociale » repose avant tout sur l’idée d’une division entre travailleurs, au nom de la « préférence nationale ». Ce qui n’est pas le cas des organisations syndicales, qui doivent se battre pour les « intérêts matériels et moraux, tant collectifs qu’individuelle » de l’ensemble des travailleurs et travailleuses (selon l’article L.2131-1 du Code du travail). Ainsi, le FN sera certainement le dernier à pouvoir donner des leçons en la matière.

Critiquer les « gros », mais favoriser le « petit » capital

Par ailleurs, la critique exprimée par la présidente du FN à l’encontre de l’accord du 11 janvier 2013 est extrêmement biaisée. Certes, elle l’évoque dans des termes en apparence radicaux :« déclaration de guerre contre les salariés » ; « chantage à l’emploi dont abusent déjà nombre de grandes entreprises ».
Aussi reprend-elle à son compte certains constats qui sont également dressés par d’autres, p.ex. quand elle évoque un « détricotage » de « tout ce qui a permis de garantir les droits des salariés : temps de travail et salaires pourront être revus à la baisse en cas de difficultés conjoncturelles ». Il est vrai que les accords censés garantir la compétitivité de l’entreprise en échange d’un maintien temporaire de l’emploi (autorisés par l’article 18 de l’Accord national interprofessionnel) permettent de telles variations en période de crise, pour une durée pouvant aller jusqu’à deux ans. Quoi qu’on pense de l’économie globale de l’accord, des critiques à l’encontre de cette disposition sont partagées par d’autres.

Ce n’est pas le cas quand, grâce à un artifice sémantique, Marine Le Pen tente de donner l’impression que le problème serait spécifique aux seules grandes entreprises. Souhaitant canaliser la critique contre les seules entreprises « du CAC40 » (que Marine Le Pen avait déjà raillées à d’autres occasions en raison du caractère mondialisé de leur activité, faisant fi des frontières nationales), la présidente du FN ne dit ainsi pas la vérité. Elle prétend que d’autres employeurs ne seraient pas du tout bénéficiaires des possibilités de flexibilité ouvertes par l’accord du 11 janvier.

Ce qui est strictement faux. Pour les « grands » licenciements pour motif économique, les possibilités de contestation d’un Plan social ou « Plan de sauvegarde de l’emploi »/PSE sont réduites par l’accord. Néanmoins les obligations relatives aux PSE, en cas de licenciement collectif pour motif économique, ne concernent pas uniquement les entreprises du CAC40, mais toutes les entreprises à partir de 50 salariés. Dans d’autres domaines, les nouvelles garanties offertes aux employeurs par l’accord du 11 janvier : la réduction des délais de contestation prud’homale au nom de la « sécurité juridique » des entreprises, la requalification du licenciement - faisant suite à un refus de changement de lieu de travail - en « licenciement pour motif personnel » (au lieu d’économique), concernent l’ensemble des employeurs, « gros » ou « petits ». D’ailleurs, la situation des salarié-e-s dans une petite entreprise n’est souvent pas foncièrement meilleure que dans une grande ; et souvent bien au contraire, à défaut de la possibilité de créer un rapport de force collectif ensemble avec d’autres travailleurs.
Marine Le Pen prétend que « cet accord est conçu pour servir les intérêts du Medef et de la grande entreprise. Ce sont eux seuls qui sortent gagnants. » Ce prétendu constat est faux. Sans même aborder la question (controversée) de savoir si les contreparties négociées par les confédérations syndicales signataires peuvent ou non satisfaire les travailleurs, le constat est faux au sein même du patronat : La CGPME, représentant les petites et moyennes entreprises, ainsi que l’UPA (Union patronale de l’artisanat) ont signé l’accord du 11 janvier, aux côtés du Medef.
Pour les mêmes raisons, Marine Le Pen a encore tort quand elle prétend que l’accord du 11 janvier peut se caractériser ainsi : « Rien pour les PME-PMI, de graves reculs pour les salariés (…) et tout pour les grands groupes. » Ou encore quand elle caractérise l’accord de déclaration de guerre aux salariés « sans apporter le moindre appui à nos petites et moyennes entreprises. »

Des projets réactionnaires

Au nom de la conception qui est la sienne et que nous avons déjà eu l’occasion de dénoncer, Marine Le Pen se prononce d’ailleurs pour un projet économique et social surtout destiné au « petit » patronat. Au moins dans un certain nombre (considérable) d’entreprises, ce projet marquerait des reculs sociaux encore plus graves, que ceux qui existent aujourd’hui.
Ainsi, dans une émission sur « BFM TV », à la mi-janvier 2013, Marine Le Pen avait demandé de « différencier le droit du travail en fonction du nombre de personnels », afin de permettre « plus de flexibilité » aux PME. Cela équivaudrait à une balkanisation accrue du droit du travail, autrement dit, à une explosion des garanties collectives encore en place. Par ailleurs, encore sur « BFM TV », Marine Le Pen s’était opposé à une taxation plus forte des CDD. Ceci alors que l’un des points positifs que les organisations syndicales ont obtenu dans l’accord du 11 janvier (et quelle que soit l’analyse que l’on fait de son équilibre global), était précisément une taxation plus forte des CDD de courte et très courte durée, afin de dissuader les employeurs de certaines formes extrêmes de précarisation des salariés.

Or, la présidente du FN ne l’entend pas de la même oreille : selon elle, il s’agit surtout d’« une manière de culpabiliser notamment les petites entreprises, qui ne peuvent faire autrement qu’engager (en) CDD ». Apparaît ici, derrière le masque de la fausse amie des travailleurs, le vrai projet social réactionnaire de la patronne du FN. Qui ne cherche, en réalité, qu’à développer sa PME politique sur le marché de la démagogie sociale.

V.I.S.A.


La nouvelle brochure de VISA est disponible : comment obtenir des brochures ?

- Une brochure gratuite est envoyée sur simple demande à assovisabis@gmail.com (ne pas omettre d’indiquer une adresse postale).
- Pour les envois en nombre, frais de port inclus, à partir de 5 brochures commandées :
• de 5 à 49 brochures : 1,50 € la brochure • de 50 à 99 brochures : 1,40 € la brochure
• de 100 à 499 brochures : 1,20 € la brochure • à partir de 500 brochures : 1,00 € la brochure
Les commandes sont à adresser via l’adresse de VISA : assovisabis@gmail.com
Les envois ne se feront qu’à réception du chèque (à l'ordre de VISA) à envoyer à : VISA 80/82 rue de Montreuil 75011 Paris.
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Re: FN & ses satellites

Messagede ivo » 06 Fév 2013, 09:28

Un tiers des Français en accord avec les idées du Front national
fr info
L'enquête TNS Sofrès pour France Info, Le Monde et Canal + montre l'enracinement des idées du Front national : plus de 30% des personnes interrogées se disent proches des propositions de Marine Le Pen. 47% estiment que le parti d'extrême droite ne représente aucun danger (le même nombre pense le contraire). Chez les sympathisants UMP, on ne s'interdit plus d'envisager des alliances électorales.

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32% des personnes interrogées par la TNS Sofrès sont favorables aux principales propositions du Front national © Reuters - Pascal Rossignol

Banalisation des idées du Front national ? Sur les 1.012 personnes interrogées par la TNS Sofrès (du 24 au 28 janvier), un peu plus du tiers assurent être tout à fait ou assez d'accord avec les positions traditionnellement défendues par le Front national. C'est un point de plus par rapport à l'an dernier. C'est chez les ouvriers, les artisans et les commerçants que le FN trouve le plus de supporteurs.

Sur le podium des idées les plus partagées :

*"On ne défend pas assez les valeurs traditionnelles de la France" (72%)
*"La justice n'est pas assez sévère avec les petits délinquants" (65%)
*Trois affirmations se partagent la troisième place du classement avec 54% d'adhésion : "Il y a trop d'immigrés en France", "Il faut donner beaucoup plus de pouvoir à la police" et "On accord trop de droits à l'Islam et aux musulmans en France".


Signe de cette relative proximité, de moins en moins de Français estime que le Front national représente un danger pour la démocratie.

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Pour 47% des personnes interrogées, le Front national ne représente pas un danger pour la démocratie © Radio France TNS Sofrès

"De plus en plus de Français s'aperçoivent que le Front nationale répond à leurs préoccupations," se réjouit Marine Le Pen

Vers des alliances électorales FN-UMP ?

Une grande part des sondés estiment que le Front national ne devrait plus être un épouvantail pour l'UMP. 38 % des sympathisants du principal parti d'opposition estiment que des alliances électorales sont possibles "selon les circonstances" et 13% souhaitent désormais considérer le FN comme un allié (chiffre en hausse de six points).


Pour autant, les personnes interrogées ne semblent pas prêtes à transformer en vote cette relative proximité idéologique. Sur l'ensemble des personnes interrogées, seules 9% n'ont jamais voté FN mais envisagent de le faire.


À télécharger

Synthèse de l'enquête de la TNS Sofrès sur les idées du Front national
http://www.franceinfo.fr/sites/default/ ... tation.pdf

commentaires:
Tôt ou tard le FN ou un parti développant ses idées prendra le pouvoir. Pourquoi? Parce que la vie ici bas est une succession de cycles, de recommencements. Un début, un milieu et une fin, et on recommence encore et encore. Comme la vie qui subit une naissance, un développement, une reproduction, un déclin et la mort. Toutes les grandes et belles idées de partage et d'entre aide ont été au cours de l'histoire reprises et développées jusqu'à l'absurde, complétement perverties. Que cela soit au niveau des associations, des parties politiques, des religions et même des milieux scientifiques, rien n’échappe à cette loi naturelle du début, du milieu et de la fin inéluctable. Maintenant les questions pourraient être: "Comment s'adapter à de tels changements, comment préparer nos enfants à résister comme le dit la chanson de France Gall, à transcender ces dualités? Je crois que la majorité des hommes n'ont même plus le temps de réfléchir sereinement à leur devenir et n'ont plus le temps de réfléchir aux conséquences de leurs choix quand ils en ont. Maintenant que j'ai dit tout cela je souhaiterais vous dire que si j'étais à la place de toutes ces personnes qui se radicalisent dans leur conscience, prisonnières d'un identique et puissant conditionnement environnemental, et bien il est fort probable que je penserais comme eux et ferais les mêmes choix. Cela me rappelle le documentaire "Le jeu de la mort" basé sur les recherches comportementales de Milgram. Dites moi ce que vous en pensez car je peux me tromper. Merci de votre attention. Le meilleur à vous. JC11

Le FN est un parti républicain légal certaines de ses idées sont bonnes ou du moins méritent débat hélas ceux qui monopolisent le pouvoir de Droite comme de guauche crient au scandale dès que le FN émet une opinion. Les politiques nous coûtent trop chers et ne s'occupent pas de nos PB.

Ce sondage est inquiétant. On s'aperçoit que le travail de communication de marine le pen à payé,hélas.

Une union des partis de droite à l'instar de l'union des partis de gauche? Dans un tel cas le P.S. serait battu car toutes les statistiques donnent la droite ( complète) majoritaire en France.



les chiffres varient assez peu hormis variations saisonnieres.
y'a tjs eu 1/3 de fachos en france.
c'est surtout les opinions, la banalisation qui changent, y compris les médias ...
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Re: FN & ses satellites

Messagede altersocial » 06 Fév 2013, 11:07

Ca fait un bail également que j'argumente au boulot sur le fait que presque 35% des français sont apparentés à des idées ultra-nationalistes.

Deux choses :

d'une part ces 35% ne rendent pas compte de l'allergie au nationalisme des 65% de français

d'autre part oui un jour il y aura une alliance ultra-réacs et frontistes ce qui marginalisera la droite de l'échiquier politique et poussera les centristes vers la gauche libérale (excluant les étatistes FdG), c'est à dire le même effet politique qu'après guerre avec le PCF à 30% qui avait eu pour effet d'exclure de la vie politique aussi la SFio/Fgds que le PSU, bref toute la gauche.

Mais c'est au plan local qu'on va en baver : ultras et fascistes unis contre les classes populaires : à court terme une persécution antisociale, à long terme ça montrera la caractère de classe du FN et émoussera sa base populaire. Mais à quel prix ?
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Re: FN & ses satellites

Messagede ivo » 06 Fév 2013, 11:13

allergie au nationalisme des 65% de français

si seulement c'etait si vrai que ça ...
il me semble que l'histoire a montré que c'est plus du "laisser faire" (presque) opportuniste ...
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Re: FN & ses satellites

Messagede ivo » 06 Fév 2013, 13:04

et du coup ... c'est parti pour l'explosion médiatique.
5 articles sur fr info.
résumé:


Dans ce baromètre TNS-Sofres pour France Info, Le Monde et Canal + publié ce mercredi, un tiers des Français se disent en accord avec les idées du Front national, une proportion en légère hausse, inédite depuis octobre 1991.
...
un niveau d'adhésion qui n'a pas été atteint depuis 20 ans. La défense des valeurs de la France, la crispation autour de l'islam et de l'immigration font recette.
...
Pour la présidente du Front national, Marine Le Pen, ce sondage montre l'échec de la stratégie de ses adversaires : "Le grand processus cynique de diabolisation orchestré par nos adversaires politiques est en train de mourir à petit feu et je m'en félicite. Car il était profondément injuste et totalement malhonnête".
...
c'est l'image sulfureuse du FN et de son créateur, Jean-Marie Le Pen qui fait figure de répulsif à électeurs : elle serait trop lié aux racines de l'extrême-droite qui plongent jusque dans l'histoire de la guerre d'Algérie et de seconde guerre mondiale. Marine Le Pen veut trancher ce lien encombrant. Elle a donc validé l'an dernier la relance d'une sorte de "FN light" qui existait déjà lors des précédents scrutins : le Rassemblement Bleu Marine, appelé RBM. L'un de ses créateurs, Florian Philippot, s'en explique : "On sait qu'il y a des gens qui sont en dehors du Front mais qui partagent nos idées de souveraineté nationale, de respect du peuple français. Et qui voudraient nous rejoindre. Ils ont maintenant une structure pour le faire. Ca a vocation à dépasser le Front national, de créer une dynamique de rassemblement, qui permet d'aller encore plus haut et encore plus loin que le seul Front national".
... tout le monde insiste au FN, il ne s'agit pas d'un futur nouveau parti ou d'une évolution, mais d'un appendice. Le vice-président du FN, Louis Aliot : "C'est simplement pour permettre un certain nombre de cas qui pour X raisons adhérer au Front, pour institutionnaliser l'étiquette RBM aux élections. Sans l'étiquette Front national et le soutien du Front national aux élections, le RBM ne serait rien".
...
"le RBM c'est pour les tièdes, les chauds iront au FN", a commenté Jean-Marie Le Pen.
...
le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale a commenté le baromètre TNS-Sofres qui montre une hausse de l'adhésion des Français aux idées du Front national. Il en fait porter la responsabilité au gouvernement
...
"Ni le gouvernement socialiste, ni l'UMP n'apportent de réponses aux préoccupations des Français"
Marine Le Pen

Image

commentaires:
je me réjouis de la progression de la "popularité" du Front National , celà ne veut pas dire pour autant que je sois pour des méthodes anciennes et brutales... je souhaite une forme de "socialisme" moderne et fraternelle pour les Français de TOUTE origine

Des idées au Front National... Ça c'est un scoop!!! Mais le Front National n'a aucune idée, il ne fait que surfer sur la vague des peurs, des fantasmes collectifs et de l'ignorance. Et ce n'est pas parce que la fille a repeint la baraque à frite de son père devenue infréquentable qu'il ne s'y prépare pas la même tambouille aussi populiste qu'indigeste.

Une union des partis de droite à l'instar de l'union des partis de gauche? Dans un tel cas le P.S. serait battu car toutes les statistiques donnent la droite ( complète) majoritaire en France.
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Re: FN & ses satellites

Messagede altersocial » 07 Fév 2013, 12:51

ivo a écrit:
allergie au nationalisme des 65% de français

si seulement c'etait si vrai que ça ...
il me semble que l'histoire a montré que c'est plus du "laisser faire" (presque) opportuniste ...


Je pense que le nationalisme -pas le patriotisme dont la culture se résume à une équipe de foot et une baguette quotidienne- le nationalisme donc, dans ce qu'il a de xénophobie et de militarisme, ne fait plus recette en tant que tel. La France est une réalité métissée contre laquelle les identitaires ne peuvent rien sinon aboyer ou céder (voir l'assistance militante à un de leur dernier banquet).
Certaines catégories sociales (commerçants, artisans, pme, patronat d'industrie & agricole) expriment à travers le frontisme une inquiétude de classe (ne pas oublier les origines poujadistes du frontisme), une peur du changement (qui va contre leurs intérêts) qui s'est exprimée historiquement par diverses formes de "fascisme" dans le monde dans les contextes de crises. Ce n'est pas pour rien que le reflux du fascisme après 39-45 en France à laissé la place aux expressions sociales de ces classes, le poujadisme, la Cidunati et le Cdca. Cette partie de l'électorat frontiste lui est en quelque sorte inaliénable.
Pour ce qui est du prolétariat (administratifs, ouvriers, employés) le frontisme est clairement opposé à ses intérêts de classe. Et dans ces 35% c'est sur ce prolétariat qu'il faut faire un travail militant de classe. Globalement les scores ouvriers frontistes se sont superposés aux bassins industriels jaunes et gaullistes de l'après guerre qui ont toujours été une réalité anti-rouge très forte, ne révisons pas l'histoire en faisant les étonnés devant les scores des voix électorales ouvrières (dans un contexte de forte abstention d'ailleurs) car une partie de la classe ouvrière a souvent agi, derrière le patronat et l'Etat, contre ses propres intérêts. Aujourd'hui ces bastions jaunes et gaullistes ont explosé, la CSL quasiment fantomatique et les fédérations FO droitistes ne sont plus instrumentalisées comme à l'époque de la "guerre froide". Le champ est libre pour les frontistes dans ces bassins ouvriers anti-classistes, et c'est à nous militants classistes d'agir alors en retour parmi toute cette confusion.
En cela les initiatives de visa-isa me semblent intéressantes : un antifrontisme ouvrier, un antifascisme de classe regroupant - au delà des organisations politiques et syndicales- les militants classistes syndiqués ou non pour couper l'herbe ouvrière sous le pied du FN.
Agir en ce sens c'est maintenant qu'il faut le faire, car si la droite libérale se convainc de s'allier aux ultraréacs et aux frontistes le retour de baton sera impitoyable pour le mouvement ouvrier.
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Re: FN & ses satellites

Messagede Nico37 » 07 Fév 2013, 14:48

FLORIAN PHILIPPOT, VICE-PRÉSIDENT DU FN, S’EXPLIQUE SUR SES ACCOINTANCES AVEC MÉLENCHON EN 2005 Sebastien Tronche | 27/01

En 2001, il était avec Jean-Pierre Chevènement. En 2011, il devient haut responsable du FN avec Marine Le Pen. Entre temps, Florian Philippot s’est brièvement rapproché de … Jean-Luc Mélenchon et s’en est expliqué, dimanche 27 janvier, sur Canal Plus.

En 2005, Florian Philippot fait campagne contre le traité constitutionnel européen. Comme un certain Jean-Luc Mélenchon, alors toujours membre du PS.

Interrogé sur ce passage "mélenchoniste"– "en 2005, vous tournez autour de Jean-Luc Mélenchon", lui dit Maïtena Biraben –, ce proche de Marine Le Pen s’est justifié sur ces accointances et sur ce qui les séparait :

J’ai toujours eu un guide : l’amour de la France.

J’ai rencontré Mélenchon dans le RER. On a fait un trajet de trois-quarts d’heure ensemble. J’étais pour le non à la constitution européenne.

Mais je me suis rendu compte qu’il n’avait pas la Nation au cœur. En tout cas, pas suffisamment à mes yeux.
Comme le révèle un article du Plus, en avril 2005, Florian Philippot a également participé, "en tant que militant", au Zénith de Paris, à un meeting de celui qui deviendra la figure du Front de gauche et un fervent opposant à Marine Le Pen qu’il a défié aux législatives à Hénin-Beaumont.

Aujourd’hui, le numéro 2 du FN ne porte plus le même regard sur le tribun Jean-Luc Mélenchon qu’il qualifiait, après les campagnes présidentielle et législatives, de "pathétique et désolant".
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Re: FN & ses satellites

Messagede Nico37 » 10 Fév 2013, 18:07

Futures élections : Jean-Marie Le Pen évoque une alliance UMP-FN 09.02

Une «alliance» entre l'UMP et le FN «se justifie dans des élections à deux tours». C'est ce qu'estime le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, sur son blog vidéo hebdomadaire diffusé sur le site du parti.

Dans cette vidéo, mise en ligne vendredi soir, M. Le Pen est interrogé sur un sondage TNS Sofres selon lequel 38% des sympathisants UMP souhaitent que leur parti fasse «des alliances électorales selon les circonstances» avec le FN et 13% se prononcent pour «une alliance électorale globale».

Marine Le Pen prône plutôt une ligne « ni droite ni gauche »

«Je rappelle quand même que cette alliance a toujours été rejetée alors que si elle ne se justifie pas sur un plan politique par un accord de gouvernement puisque nous sommes en désaccord sur des sujets essentiels comme l'"euromondialisation", l'immigration etc, elle se justifie dans des élections à deux tours», répond l'ancien patron du parti d'extrême droite.

«Au 2e tour, on se regroupe par grande famille politique», ajoute Jean-Marie Le Pen, alors que sa fille, Marine Le Pen, aujourd'hui à la tête du parti prône plutôt une ligne «ni droite ni gauche».

Jean-Marie Le Pen renvoie ensuite la responsabilité de l'échec de toute entente sur Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy «et aujourd'hui» sur Jean-François Copé et François Fillon, ce qui à ses yeux «est la solution de sauvetage d'ailleurs de la gauche et du Parti communiste».

« Des tas de villes tomberaient entre les mains de la droite nationale »

«Si jamais cette alliance électorale se faisait, eh bien il est bien évident qu'il y a des tas de villes qui tomberaient entre les mains de la droite nationale, c'est sûr», conclut-il.

L'UMP, tout comme le FN de Marine Le Pen, refusent la perspective d'une alliance électorale à grande échelle. Pour les prochaines municipales, la dirigeante frontiste a d'ores et déjà déclaré qu'il pourrait y avoir des «accords locaux» mais pas avec les parlementaires qui ont voté pour le Traité budgétaire européen, «un acte de haute trahison» à ses yeux.
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Re: FN & ses satellites

Messagede altersocial » 11 Fév 2013, 19:00

Marine Le Pen dorlote les syndicats, Gilbert Collard les enfonce

En ce moment, Marine Le Pen essaye de se rapprocher du monde rural, avec le lancement d’un site internet dédié. En parallèle, elle drague le monde ouvrier en allant tracter devant PSA à Sochaux (Doubs). Pendant la campagne présidentielle, Marine Le Pen se déplaçait déjà devant les usines pour tracter et recruter des ouvriers (et si possible des leaders syndicaux).

Pendant ce temps, Gilbert Collard explique à la télé que les syndicats sont responsables des projets de fermeture en cours.

Collard : « Ils ne voient pas l’intérêt des salariés »

La présidente du FN est très fière de compter, parmi ses candidats aux élections locales, d’anciens syndiqués comme l’ex-cégétiste Fabien Engelmann (candidat aux municipales à Hayange, en Moselle). Selon Le Parisien, les futurs candidats pour les municipales de 2014 auront d’ailleurs à remplir une fiche biographique sur laquelle ils devront préciser leur appartenance à une organisation syndicale.

A Goodyear, dans l’usine d’Amiens-Nord qui pourrait fermer, de plus en plus d’ouvriers sont tentés par le vote FN, nous dit André, ouvrier syndiqué (CGT), rencontré la semaine dernière. Selon lui, Marine Le Pen est un sujet de discussion récurrent au sein de l’usine et il nous dit « comprendre » ceux qui votent Marine Le Pen, même si lui a voté blanc.

Il ne le sait pas, mais le FN a pourtant un discours dur à l’égard de son « combat » contre le projet de fermeture direction. Dans un communiqué de presse publié le 31 janvier, Michel Guiniot, conseiller régional FN de Picardie, parle de « la complicité entre [son] syndicat et l’ultralibéralisme ».

Ce lundi matin, invité de Christophe Barbier sur i>Télé, Gilbert Collard, député RBM (« Rassemblement bleu marine ») a également mis en cause la responsabilité des syndicats, en général, dans les échecs des négociations à Goodyear, PSA ou Pétroplus. « Sont-ils responsables ? », demande Barbier.

« Oui. Ils ne voient pas l’intérêt des salariés, ils voient l’intérêt de leur syndicat. Il sont en permanence, comme beaucoup de femmes et d’hommes politiques, dans le souci de se faire réélire plutôt que dans celui de leur pays ou de leur troupe. »

Collard a ensuite appelé à un grand audit des syndicats en France : combien coûtent-ils, comment dépensent-ils, où va l’argent...

Les « collaborateurs du patronat »

Dans une chronique publiée sur Médiapart et datant de décembre 2012, le militant Front de Gauche Mathieu Lépine décortique le double discours du FN à l’égard des syndicats. Il écrit :

« Les syndicalistes “baladent les salariés et les escroquent”, ils sont les “collaborateurs du patronat”, “sont au garde-à-vous” devant le gouvernement, sont “complices du système, […] des délocalisations et de l’augmentation massive du chômage”.

Voilà comment Marine Le Pen considère les syndicats français. Elle les hait. [...] Le discours “anticapitaliste” et “anti-patronat” du Front national est un leurre. »
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Re: FN & ses satellites

Messagede Nico37 » 18 Fév 2013, 10:35

Le FN Bruno Gollnisch candidat à Hyères 08/02
Après avoir envisagé une candidature dans la ville de Nice...

Le député européen du Front national, Bruno Gollnisch, sera candidat du FN aux municipales à Hyères (Var), a annoncé ce samedi à La Rochefoucauld (Charente) la présidente du FN, Marine Le Pen.

« Il sera candidat à Hyères où il était candidat aux législatives » en 2012, a indiqué Marine Le Pen au cours d'une conférence de presse organisée dans le cadre du lancement en Charente de sa campagne nationale à destination de la ruralité.

Bruno Gollnisch avait été candidat aux législatives de juin 2012 dans la circonscription de Hyères où il avait obtenu 21,67% des voix au deuxième tour.

Pas d'« attaches personnelles » à Nice

En janvier, il avait annoncé sa possible candidature aux municipales de Nice en mars 2014 avant de la décliner vendredi dans un communiqué, expliquant ne pas avoir « dans cette ville magnifique les attaches personnelles (...) nécessaires au succès d'une campagne et à l'exercice d'un mandat fructueux » .

« C'est moi qui lui avait proposé cette investiture (à Nice: NDLR) et il m'a exprimé un certain nombre de raisons (pour la refuser: NDLR) que j'ai trouvées tout à fait valables » , a indiqué Marine Le Pen qui affirme ne pas avoir été « surprise » par cette annonce qu'elle reconnait cependant regretter.

Parachuté dans le Var

En janvier, après que des médias eurent révélé cette possible candidature, Marine Le Pen avait déclaré qu'il s'agissait d'une « hypothèse (...) pas stupide ». Ce parachutage annoncé avait créé des tensions avec un responsable niçois du FN, Gaël Nofri, lui aussi candidat à l'investiture.

Bruno Gollnisch, 63 ans, a longtemps été implanté à Lyon, avant de tenter sa chance aux dernières législatives dans le Var, dans la circonscription d'Hyères.
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Re: FN & ses satellites

Messagede ivo » 20 Fév 2013, 11:19

Marine Le Pen bousculée et chahutée à Cambridge
Invitée à prononcer un discours par une association de l’université anglaise, la présidente du Front National a été fraîchement accueillie par des manifestants aux cris de « Pas de nazi ici ».

>>>
http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/ac ... idge-1228/
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Re: FN & ses satellites

Messagede Nico37 » 21 Fév 2013, 11:34

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Re: FN & ses satellites

Messagede altersocial » 21 Fév 2013, 19:42

Le CriFN dans ses oeuvres ... triste :confus:

Le Crif diffuse sur son site un documentaire plus que douteux

La semaine dernière, le Crif a mis en ligne un documentaire sur son site, sous le titre « Juifs d’Europe en danger : un documentaire édifiant ». Une façon de souscrire sans réserve ni recul au message de ce documentaire réalisé par un Israélien, et qui avait été, lors de sa diffusion en Israël à l’automne 2012, dénoncé par de nombreuses voix.

Le journaliste et député israélien Daniel Bensimon avait même dénoncé une « incitation à la haine ». Le Crif ne peut pas ne pas ignorer cette controverse. Le documentaire s’appelle « Allah Islam, la conquête de l’Europe par l’Islam ». De courtes séquences introduisent le générique :

« J’espère que nous n’allons pas vers la guerre civile », s’inquiète le journaliste danois Lars Hedegaard, sur fond d’images d’émeutes urbaines. « C’était juste un avant-goût du pire scénario », ponctue la voix de l’un des deux auteurs du film, le journaliste israélien Zvi Yehezkely qui, sans transition, invite le spectateur à « un tour d’Europe où la rage des immigrants musulmans a déjà éclaté ».

Générique : un fondu enchaîné transforme progressivement les drapeaux des pays de l’Union européenne en oriflammes islamiques couverts d’inscriptions arabes et d’emblèmes aussi orientaux qu’orientés, tels que le sabre saoudien.



Tableau apocalyptique de la situation

Lors d’une conférence de presse en Israël, Yehezkely n’a pas caché ses intentions :

« D’habitude, ce sont les Européens qui viennent ici faire des reportages sur l’intifada ou sur les colons. J’ai trouvé très agréable d’inverser les rôles et d’aller faire la même chose là-bas. »

Au final, trois heures de reportage qui, de Bruxelles à Londres en passant par Malmö, Paris, et Montfermeil, brossent un tableau apocalyptique de la situation et prédisent un avenir sombre au vieux continent. Au prix de nombreux raccourcis, amalgames et autres entorses aux règles de base du journalisme.

La réalité de l’immigration en Europe y est présentée comme un phénomène global et uniforme – quel rapport entre un réfugié irakien de fraîche date de Malmö et un français musulman de la 4e génération d’immigrés ? – dont le seul dénominateur commun serait la religion, prise sous son angle le plus radical, celui d’une charia intransigeante que les populations musulmanes souhaiteraient majoritairement imposer à leurs pays d’accueil.

Une fois posé ce postulat, ne reste plus aux réalisateurs du film qu’à en dérouler les preuves, dans un inventaire à la Prévert : incivilités à la sortie du collège, émeutes urbaines de 2005, rassemblements d’islamistes radicaux à Londres (des manifs filmés en gros plans qui ne semblent constituées que de quelques dizaines de personnes), délinquance à Marseille, images du 11 Septembre et des attentats de Londres en 2005, femmes voilées sur les marchés de banlieues…
« Un signal de ce qui nous attend »

Des images crédibilisées par les témoignages d’Européens « de souche », que viennent renforcer les propres commentaires de Yehezkely. Le journaliste ne s’est donc pas contenté de rendre compte d’un « ressenti ». Il abonde dans le même sens :

« La fermentation de millions d’immigrants a déjà explosé […] il n’y a presque aucun Français de souche à Montfermeil. Les résidents sont tous étrangers, de 40 pays. 80% sont musulmans, remplissant les rues, et les taux de vols et de violences se sont envolés, cette année, à 600%. Mais cette petite ville est un symbole et peut-être un signal de ce qui nous attend. C’est ici qu’une intifada s’est déclenchée en 2005, et qu’elle a même atteint d’autres endroits d’Europe. »

Ah ? 80% des résidents de Montfermeil seraient musulmans ? D’où le journaliste israélien tient-il ce chiffre, dans un pays qui interdit les statistiques ethniques ou religieuses ? Et tant pis si Xavier Lemoine, maire très « droitier » de Montfermeil – partisan d’un rapprochement de l’UMP et du FN – a été réélu, en 2008, avec 60% des voix…

Mais, Yehezkely poursuit :

« Dans l’Europe d’aujourd’hui […], de plus en plus de musulmans sont convaincus que la charia est la bonne chose, et pas que pour eux, mais pour toute l’Europe. »

« L’Europe est envahie »

Une analyse qui rejoint celle des militants de Riposte Laïque, interviewés à Paris par le journaliste israélien :

« La chute de l’Empire romain, c’est la même chose. L’Empire romain était bouffé de l’intérieur par des barbares, c’est un cancer, c’est des barbares […]. L’islam est une religion hégémonique, totalitaire, c’est un principe politico-religieux. C’est incompatible avec la France […]. C’est islamiser la planète, c’est la politique de l’islam. C’est pas l’Europe, c’est pas la France. La Belgique n’existe plus. L’Allemagne est envahie. L’Europe est envahie. »

Le quatrième volet du reportage est consacré aux juifs d’Europe, venant en quelque sorte parachever la démonstration. L’antisémitisme, « un mouvement de masse allant en grandissant », qui émane selon Yehezkely « de la minorité musulmane ». Un membre de la communauté juive d’Anvers témoigne :

« Autrefois, la majorité de la communauté juive vivait de l’autre côté du pont. Aujourd’hui, ce sont des musulmans qui s’y trouvent. On peut voir ça comme une invasion rampante. Pour l’instant, on fait avec. »

Et les sources contemporaines de l’antisémitisme

Retour en banlieue parisienne. Conférence du collectif Europalestine dans un amphi, à Saint-Denis. Une cinquantaine de participants : des étudiants, quelques têtes grisonnantes, une ou deux femmes voilées. Le journaliste israélien chuchote à la caméra :

« C’est l’Europe multiculturelle. »

Puis il interrompt la conférence en interpellant les responsables du collectif, qui, blasés, le laissent parler, puis lui demandent d’arrêter de filmer. Quelques séquences plus tard, un étudiant bruxellois, membre de l’Union des étudiants juifs :

« C’est vraiment dur de vivre dans cet environnement. Je crois qu’ici, tous les juifs doivent se demander où ils vivront demain. Vont-ils rester ici ou aller en Israël ? Parce qu’il n’y a plus d’avenir, ici. »

Puis, à Paris, Charles Baccouche, avocat et membre du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) : « L’issue du combat sera mon départ du pays. Parce que je crois que ce combat est perdu d’avance. Nous ne sommes pas assez forts ».

Quelques jours après la mise en ligne de ce reportage caricaturalement islamophobe, Richard Prasquier, président du Crif, participait à l’Assemblée nationale à un colloque consacré aux « sources contemporaines de l’antisémitisme ». Cherchez l’erreur.
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