Soutien aux sans papiers et exilé-es

...Sans Papiers, antifascisme...

Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 12 Sep 2018, 22:02

Clavières (Italie) : « Chez Jésus » sous expulsion
Le refuge autogéré Chez Jesus, salle paroissiale occupée sous l’église de Claviere, est menacée d’expulsion.
Une plainte a été déposée depuis plus de deux mois et il semblerait que le Préfet exerce toujours plus de pressions pour faire évacuer. Dans le même temps, État et Église sont en train de «s’engager » pour trouver une « alternative ». Un lieu appartenant aux salésiens, loué par la fondation Magnetto et géré par deux employés de la fondation Talità Kum. Une sorte d’espace de transit qui ouvrira à Oulx, à 15 km de la frontière. Un lieu qui aura 15 places pour dormir et une petite cuisine pour qui est de passage.
... https://fr.squat.net/2018/09/11/clavier ... expulsion/

Sur l’expulsion (prochaine ?) du refuge autogéré « Chez Jésus »
Allez, le jeu est découvert.
C’est bien le prêtre qui nous a dénoncé. Don Angelo Bettoni, 78 ans. Personne n’est surpris.
Mains derrière le dos, il passe ses journées à observer et insulter les gens de passage ainsi que les solidaires dans les rues de Clavière. « Revenez chez vous », « sauvages », « dégueulasses », « connasses », « sorcière »…
Qu’une plainte ait été déposée contre cette occupation, on le savait. Que le prêtre en ait été a l’initiative, c’est bon à savoir. La nouvelle sort maintenant. Pourquoi ?
Peut être parce que les temps sont murs pour l’expulsion. Parce que l’été est sur le point de finir, et le tourisme avec lui.
Parce qu’ils sont en train de tenter de donner un visage propre à cette expulsion, comme ils l’ont fait pour l’expulsion des palazzine de l’ex Moi (occupation sur Turin).
Parce que le « nouveau lieu », l’alternative institutionnelle au Refuge Occupé de Clavière est désormais prêt et va ouvrir à la mi-septembre. Du coup, ils préparent le terrain médiatiquement.
... https://fr.squat.net/2018/09/11/italie- ... hez-jesus/
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 15 Sep 2018, 21:14

Rafle matinale, Paris Austerlitz

Mardi 11 septembre, 7h56, une dizaine de policiers en civil font le pied de grue sur le quai 21 de la gare d’Austerlitz où le train en provenance de Briançon ne tarde pas à arriver ; six camarades exilé.e.s sont raflé.e.s.

On remet ça ce week-end, soyons nombreu.x.ses à 7h20 sur le parvis de la gare côté Seine samedi et dimanche !

Trois jours sans PAF, faisons que ça dure !

Ça fait maintenant trois jours que la police aux frontières n’est pas venue pour le train en provenance de Briançon, notre présence est donc efficace ! Des tracts sont distribués à la sortie du train, afin d’informer les voyageurs-euses. C’est aussi l’occasion de discuter avec certain-e-s. Ce week-end, continuons à venir nombreux-ses, et continuons à être présent-e-s dans les prochaines semaines pour éviter de nouvelles rafles !
N’hésitez pas à venir nous rejoindre devant le parvis de la gare d’Austerlitz côté Seine à 7h20 !

https://paris-luttes.info/rafle-matinal ... litz-10729
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 17 Sep 2018, 10:55

Pour la prise en charge totale de tous les mineurs isolés par l’Aide sociale à l’enfance
Rassemblement Lyon 17/09/18 devant la Métropole

Pour la prise en charge totale de tous les mineurs isolés par l’Aide sociale à l’enfance

À cette rentrée, des dizaines de mineurs isolés étrangers dorment dans la rue. D’autres exilés, souvent demandeurs d’asile sont contraints de vivre dehors (place Sathonay par exemple) victimes aussi d’une politique qui désigne la grande masse des étrangers exilés comme des « indésirables ». Cette politique qui a conduit au vote définitif, le 1er août de la loi Macron-Collomb sur « l’asile et l’immigration » est déclinée à Lyon par la Métropole qui laisse ces mineurs à la rue (dont des enfants de 14 ans), et organise l’expulsion des étrangers souvent demandeurs d’asile qui n’ont d’autre solution que d’occuper une place, un terrain… pour y vivre et dormir.

Le président de la Métropole soumet au vote du conseil métropolitain qui se tiendra le 17 septembre le vote d’un « accord-cadre » l’autorisant à externaliser auprès d’un prestataire de service la gestion du dispositif de mise à l’abri, d’évaluation et d’orientation des mineurs isolés.

Cette nouvelle phase d’externalisation du service public au privé participe de la mise en œuvre de la politique du gouvernement qui veut supprimer 120 000 postes de fonctionnaires (dont 70 000 dans les collectivités) et réaliser 60 milliards d’économies d’ici 2022 et qui prévoit, sous couvert de « produire le service public avec les citoyens et les acteurs du secteur privé » de privatiser des pans entiers de services publics.

Le collectif de soutien aux réfugiés et migrants qui s’est notamment mobilisé pour le retrait du projet de loi sur « l’asile et l’immigration » se mobilise aujourd’hui contre son application, contre la casse de la fonction publique territoriale et du service public qui incombe à la Métropole, en défense des services sociaux.

Pour le respect des droits de l’enfant :

– prise en charge par la Métropole dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance de tous les jeunes mineurs isolés ;
– respect du droit à l’enseignement pour tous et toutes dans le cadre de l’Éducation nationale.
– pour la liberté de circulation et d’installation ;
– le droit d’asile sans restriction ;
– la régularisation de tous les sans papiers.

Ce qui implique notamment :

– l’arrêt des procédures d’expulsion des squats et terrains occupés par les exilés ;
– la remise en l’état des bâtiments ;
– l’ouverture des locaux appartenant à la Métropole.

Collectif de soutien aux réfugiés et migrants Lyon-69 :
ATTAC-Rhône, CGT Vinatier, CGT-Éduc’Action Rhône, Union Départementale CGT, Union Départementale CNT, Collectif Agir Migrants, Collectif Amphi Z, Collectif des EtudiantEs étrangerEs, Collectif 69 Palestine, Émancipation-69, FSU 69, LDH Rhône, Coordination Urgence Migrants, Migrations Minorités Sexuelles et de Genre, MRAP LYON 1-4 et 3-7-8, Planning Familial 69, RESF-69, Union syndicale Solidaires 69, Solidaires EtudiantEs, SUD santé sociaux 69, Solidaires Retraités 69, UJFP Lyon, Alternative Libertaire, Coordination des Groupes Anarchistes-Lyon, EELV 69, Ensemble ! 69, France Insoumise Migrations, L’insurgé, Lutte ouvrière, Les Méduses, MJCF 69, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche 69, PCF, UPC…

Contact : collectifrefugie69@laposte.net

http://69.emancipation.fr/spip.php?article524
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 18 Sep 2018, 00:33

Il n’y aura pas d’expulsion dans la Montagne Limousine !

Le lundi 9 juillet dernier, la toute nouvelle préfète de la Creuse, Magali Debatte, se met en tête de convoquer un jeune soudanais réfugié à Faux-la-Montagne, petit village de la Montagne Limousine, en vue de son placement en rétention. Le lieu de la convocation est la gendarmerie de Felletin, petite bourgade creusoise de 2500 habitants. Le but affiché suite au placement en rétention administrative du jeune homme, est son expulsion vers l’Italie, pays de sa première entrée dans l’espace Schengen, comme le prévoient les accords dits « de Dublin ».

Dès 10h du matin, heure de sa convocation, près de 250 habitants de Faux-la-Montagne, et de communes avoisinantes de la Montagne Limousine, se réunissent devant la gendarmerie pour exiger de la préfète qu’elle permette à Noordeen de faire sa demande d’asile en France (comme elle en a le pouvoir) et pour s’opposer à son expulsion. Des personnes de tous âges et de tous horizons sont venus témoigner de leur attachement à la tradition d’accueil du territoire et leur colère face aux dispositions absurdes des accords de Dublin qui baladent comme des paquets les exilé.e.s d’un pays à l’autre sans autre but que de reporter le problème. Devant l’obstination toute administrative de la préfète qui ne veut rien céder, les habitants réunis décident de bloquer pacifiquement les accès à la gendarmerie et annoncent être déterminés à rester aussi longtemps qu’il le faudra. Au bout de quelques heures, la préfète, après avoir fait venir des renforts de toute la région, ordonne la charge contre les manifestants. Gazeuses, coups, bousculades, les gendarmes s’exécutent sans sourciller, repoussant violemment toutes les personnes présentes, enfants et personnes âgées compris. A la faveur de la panique provoquée par cette charge inattendue, quelques fiers gendarmes traînent Nordeen, menotté, par la force à travers la cour de la gendarmerie vers un trou tout juste ouvert dans le grillage arrière de la caserne pour le charger dans une voiture positionnée là pour l’extraire et l’amener directement au centre de rétention de Mesnil-Amelot en région parisienne.

... https://lundi.am/Il-n-y-aura-pas-d-expu ... -Limousine
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 20 Sep 2018, 14:34

Poursuivis par la haine… jusqu’au tribunal

Génération identitaire attaque en justice Thomas Portes et Madjid Messaoudene, deux militants de la solidarité qui ont dénoncé sa campagne anti-migrants.

Ce jeudi 20 septembre, deux militants de la solidarité avec les migrants sont cités à comparaître devant la 17e chambre correctionnelle de Paris, à la suite de plaintes déposées par Génération identitaire, l’un des groupuscules d’extrême droite agissant en France. Thomas Portes, cheminot syndicaliste et communiste de Montauban, et Madjid Messaoudene, élu Front de gauche chargé de la lutte contre les discriminations à la mairie de Saint-Denis, les avaient qualifiés via Twitter de « néonazis ». Les activistes de Génération identitaire ont déposé plainte pour « injures publiques », dommages et intérêts exorbitants à la clé.

Le 21 avril dernier, une soixantaine de militants d’extrême droite proches de Génération identitaire, en blousons bleus sur lesquels était inscrit « Defend Europe », avaient bloqué le passage de migrants au col de l’Échelle (Hautes-Alpes), à la frontière franco-italienne. Deux hélicoptères, loués sous le fallacieux prétexte de prises de vue aériennes à une société qui s’est désolidarisée de l’opération, survolaient la zone. Il ne s’agissait pas de leur première opération commando. Ce groupuscule, déjà fâcheusement connu des associations de défense des droits de l’homme, s’était fait remarquer au cours de l’été 2017, pour avoir avec d’autres groupes extrémistes européens tenté d’entraver le sauvetage en mer de migrants par des militants d’ONG humanitaires.

Thomas Portes considère que, par ce type de plainte, l’extrême droite cherche à museler les voix qui s’élèvent pour dénoncer des comportements de haine et xénophobes. Car si les activistes de Génération identitaire ne sont inquiétés ni pour leurs actes ni pour l’expression de leur haine, leurs contradicteurs ont été inquiétés. Yannis Youlountas, écrivain et réalisateur franco-grec, et Jean-Jacques Rue, journaliste satirique, avaient vivement dénoncé l’action de Génération identitaire en Méditerranée durant l’été 2017 : si le premier a été relaxé en première instance, le second a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour un commentaire sur Facebook et « incitation à la violence ».

... https://www.humanite.fr/poursuivis-par- ... nal-660959
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 20 Sep 2018, 18:51

À Vintimille, comment faire preuve de solidarité avec les migrants sans se faire expulser de la ville

La mairie aimerait se débarrasser d’eux, mais ils continuent d’apporter aux exilés de passage un soutien non seulement moral mais aussi matériel. A Vintimille, ville italienne située à la frontière avec la France, environ 200 bénévoles venus d’Italie, de France et du reste de l’Europe s’activent au sein de l’association Eufemia ou de plusieurs collectifs. Malgré l’hostilité de certains habitants, l’élan de solidarité est réel : de plus en plus de personnes s’engagent, de plus en plus de dons parviennent à l’association.

... https://www.bastamag.net/A-Vintimille-c ... s-se-faire
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 27 Sep 2018, 11:42

De Nîmes à Montpellier, des collectifs solidaires avec les personnes migrantes se mobilisent contre la répression

Exposition de dessins et chorale au Vigan, débats à Ganges et à Nîmes, réunion à Montpellier, tractage à Saint-Jean-du-Gard, projection à Lunel… : depuis jeudi dernier, des collectifs locaux solidaires avec les personnes migrantes se mobilisent pour « revendiquer et défendre nos droits à l’asile, à l’humour, à la libre circulation, à la différence, à la justice sociale… » Cette « semaine de revendication » s’inscrit dans un contexte répressif : Moussa, jeune homosexuel guinéen, a été débouté du droit d’asile et Robert, investi depuis des années dans le soutien aux personnes migrantes, passe en procès jeudi prochain à Nîmes pour outrage, dégradation et refus d’ADN.

... http://www.lepoing.net/de-nimes-a-montp ... epression/



Revendiquer nos droits, et les défendre ! Jeudi 27 septembre TGI de Nîmes 14h

Rassemblement en soutien à Robert, arrêté lors d’un rassemblement contre l’expulsion de Moussa au printemps dernier à Nîmes. Comme pour les 3+4 de Briançon et bien d’autres, la répression s’abat sur celles et ceux qui s’opposent dans les actes aux politiques anti-migratoires et affirment la liberté de circulation.

Revendiquer nos droits, et les défendre !

Face à ce qu’ils ont désigné comme « crise des réfugiés », les gouvernements européens se sont distingués par une politique de restriction en matière des droits des étrangers et par une répression alliant tour à tour expulsions à la chaîne, enfermements, violences policières et refoulements illégaux à la frontière. Loin des idées reçues véhiculées notamment par les idéologies nationalistes, populistes et d’extrême droite, le respect de l’accueil des populations immigrées n’a rarement été autant bafoué, et les entraves à la liberté de circulation aussi flagrantes.

Ainsi, le droit à demander l’asile dans le pays de son choix reconnu par la convention de Genève se trouve acculé entre la réintroduction des contrôles aux frontières au sein de l’espace Schengen et les refoulements massifs menés conjointement par différentes forces de polices et militaires. En France, plus de 86 000 refoulements ont été recensés officiellement en 2017, principalement dans le département des Alpes Maritimes ! De nombreux mineurs non accompagnés se voient refuser la prise en charge qui leur est due au titre de la protection de l’enfance sans que l’on sache combien sont contraints à se débrouiller par eux mêmes, sans hébergement, ressources, ni scolarisation. Certains sont même emprisonnés quand la préfecture les suspecte de présenter des certificats de naissances non valables ! L’État fait tout son possible afin de se déresponsabiliser de ses prérogatives !

Mais la répression vient également s’abattre sur les personnes solidaires venant en aide aux étrangers et remettant en cause ce système injuste et punitif. Investi depuis plusieurs années dans le soutien aux personnes migrantes, Robert Latapy a participé en avril dernier à la mobilisation pour s’opposer à l’expulsion en Guinée de Moussa, où sa vie est en danger. A l’issue de la manifestation du 29 avril à Nîmes où un tag « PRÉFET DE N » est inscrit sur le mur de la préfecture, il est interpellé et mis en garde à vue. Conduit au tribunal, le juge décide de le poursuivre pour dégradation et outrage à personne dépositaire de l’autorité publique, avec un procès le 27 septembre, assorti d’un contrôle judiciaire jusqu’à cette date lui interdisant de se rendre dans le Gard. L’affaire est montée jusqu’au ministère de l’intérieur !

Son procès, comme tant d’autres, est le reflet de la volonté gouvernementale de faire taire toute opposition contraire à sa politique. Des nombreux solidaires de la Roya inculpés au titre du fameux « délit de solidarité », à ceux du Briançonnais qui passeront en procès le 8 novembre à Gap pour avoir participé à une marche spontanée faisant suite aux provocations d’un groupe identitaire au col de l’Échelle, la criminalisation de la solidarité bat son plein. Cette réalité est également présente partout en Europe. Le 21 août, une réfugiée syrienne et un bénévole grec appartenant à une organisation de sauvetage sur l’île de Lesbos ont été incarcérés et poursuivis pour « trafic humain, espionnage et appartenance à une organisation criminelle ». Quelques jours après, c’était au tour de six pêcheurs tunisiens d’être arrêtés pour « aide à l’immigration clandestine » et écroués à Agrigente en Sicile après avoir remorqué une embarcation avec à son bord 14 réfugiés au large de Lampedusa.

Avec l’application du délit d’aide à l’entrée et au séjour d’étrangers en situation irrégulière, mais également en poursuivant des solidaires pour des faits caractérisés comme des délits et des crimes relevant du droit pénal, les gouvernements souhaiteraient faire passer pour une forme de délinquance ou de criminalité ce qui relève pourtant d’une répression d’ordre politique. C’est aussi l’un des moyens d’isoler et d’individualiser les protagonistes d’un mouvement de revendications et de contestations collectives, de tenter de le faire taire, et de stopper l’élan de solidarité porté en actes par une large part de la population.

Ainsi, la revendication de nos droits, pour les personnes migrantes et les personnes engagées à leurs cotés, est essentielle dans tous les domaines où ils sont menacés. Là où les gouvernements se refusent à tout débat sur cette question politique majeure, et agrémentent de ce fait les tensions tout comme la montée des droites radicales, mettre en place des solidarités concrètes et affirmer la liberté de circulation, d’installation et l’égalité sociale semblent être la seule porte de sortie à cette « crise » des gouvernances migratoires.

RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN A ROBERT
TGI DE NÎMES (FACE AUX ARÈNES)
JEUDI 27 SEPTEMBRE A 14H


P.-S.

Plus d’infos sur la Semaine de revendication de nos droits :
http://www.pvigtac.fr/events/revendique ... nos-droits

Le communiqué de soutien à Robert en ligne :
https://cevennessansfrontieres.noblogs. ... nimes-14h/


https://mars-infos.org/revendiquer-nos- ... t-les-3365
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 11 Oct 2018, 16:08

Le squat "Chez Jesus" à la frontière Italienne vient d’être expulsé : appel à solidarité

Ce matin du 10 octobre, très tôt, la police italienne a expulsé le lieu situé dans la salle paroissiale de Clavière, où étaient logés les migrant•es mis à l’abri provisoirement. Parmi les personnes présentes trois sans papiers et plusieurs soutiens. Les personnes ont été sorties rapidement de chez Jésus. La police a tout cassé à l’intérieur du lieu et a ensuite sorties toutes les affaires.

Les 15 soutiens qui étaient présent à l’intérieur ont été nassés pendant plusieurs heures dans le jardin. Les trois personnes sans papiers ont été emmenées ailleurs et seraient apparemment libres. Après contrôle des identités et des "fiches" des personnes, celles-ci sont reparties libre mais accusées d’occupation illégale en réunion.

Depuis cet hiver, ce lieu autogéré permettait aux migrant.es, harcelés par la police, de trouver un lieu où se reposer avant de traverser la montagne. Cet endroit était crucial pour lutter contre la politique raciste des gouvernements français et italiens, puisqu’ils recueillaient les témoignages des violences policières et ils s’opposaient à cette politique en aidant les migrant.es qui y passaient (enfants et adultes). Ils les préparaient à traverser la montagne, où les mort.es de cette traversée sont trop nombreux.ses.
Solidarité avec les expulsé.es.

Des infos sur https://valleesenlutte.noblogs.org/

https://rebellyon.info/Expulsion-en-cou ... iere-19636



De Paris à Clavière contre les frontières !

Rassemblement ce jeudi 11 octobre à 19h à Gare du Nord suite à l’expulsion du squat « Chez Jésus » à la frontière franco-italienne.

Ce matin à Clavière, le refuge « Chez Jesus » a été expulsé. Dans les Alpes à la frontière italienne, cette église squattée est un lieu très actif contre les frontières.

Les frontières sont des zones qui s’étendent partout où il y a des contrôles. Elles existent aussi ici, dans Paris. Là où la police aux frontières rafle dans les gares, enferme et expulse.

https://paris-luttes.info/de-paris-a-cl ... -les-10867
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 23 Oct 2018, 18:56

Violente expulsion d’un squat à la frontière italienne : appel à soutien !
Le mercredi 10 octobre à 8 heures, le squat refuge "Chez Jésus" a été violemment expulsé par la police italienne. Ce refuge autogéré perché à plus de 2000m d’altitude, à 500 mètres de la police aux frontières italienne, accueillait les migrant·es qui voulaient venir en France. La destruction du lieu ne doit pas signifier la fin de la lutte aux frontières : au contraire, elle appelle encore plus qu’avant la nécessité de s’organiser pour mettre en place des réseaux de soutien, à travers tout le territoire transfrontalier.
... https://rebellyon.info/Violente-expulsi ... esus-19639

SUR l’EXPULSION DE CHEZ JESUS
Ils ont expulsé Chez Jesus. 14 camionettes, plusieurs voitures de police et carabinieri, l’eternel troupeau bien fourni de digossini tout fiers. Ils sont arrivés à 7h40 le mercredi matin. Ils ont defoncé la porte avec un belier et un marteau, et ils sont entrés.
Le pretre qui nous a denoncé, Don Angelo Bettoni, ne s’est pas montré. Le maire si, en revanche. Il était avec la police en train d’inspecter les locaux pendant qu’ils jetaient dehors les vêtements, les tables, les couvertures, les matelas restants. Pendant qu’une pelleteuse arrivait pour tout débarasser, ils mettaient des grilles aux fenêtres. Mais la position du maire était connue, depuis le début il appelait l’expulsion, parce que Chez Jesus « menaçait les activités economiques du pays et faisait augmenter le flux de migrants ( en le rendant plus visible) étant donné qu’il donnait de la nourriture et un endroit pour dormir. »
... http://www.passamontagna.info/?p=636&lang=fr
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 24 Oct 2018, 19:45

Campements de migrantEs : des zones à défendre

Calais, la Chapelle, Grande-Synthe… La liste est longue de ces campements de migrantEs qui ont été, parfois plusieurs fois, démantelés par les forces de répression, sur ordre du pouvoir politique. Lieux de passage, lieux de vie, lieux de lutte : les campements sont depuis plusieurs années l’un des symboles les plus visibles du combat des migrantEs contre les politiques racistes de l’État français, et posent un certain nombre de questions essentielles au mouvement de solidarité.

Le 2 juin 2015, les flics de la BAC, les CRS et la police nationale ceinturent les alentours du boulevard Barbès sur plusieurs centaines de mètres en amont de la station de métro la Chapelle. Dans ce quartier historique des luttes de l’immigration, des cars de ramassage scolaire viennent s’aligner dans la zone ainsi délimitée et interdite. C’est le début d’une opération d’expulsion de plusieurs centaines de migrantEs, hommes, femmes et enfants, qui campent là, sous le métro aérien, depuis des mois.

Un archétype de l’expulsion des migrants

C’est la première d’une longue série, dans ce quartier et ailleurs, dans les semaines, les mois et années qui suivent. Mais, première du genre, elle en est l’archétype.

- Les migrantEs ne sont pas des interlocuteurs ou des interlocutrices, surtout collectivement. Aucun dialogue avec eux et elles, ni avant ni après.

- L’expulsion est précédée (et justifiée) par une campagne médiatique sur les dangers pour le quartier (épidémie, sécurité…).

- Toute l’opération est organisée via des associations prestataires de services pour l’État, France terre d’asile et Emmaüs, qui donnent un label « humanitaire » à ce qui n’est à l’arrivée qu’une opération de police.

- Ce n’est pas la présence des migrantEs (qui sont là depuis 8 mois), ni leur situation précaire qui a déclenché l’opération, mais leur visibilité devenue incontournable avec l’extension du campement.

Alors que la maire de Paris annonce un « accompagnement personnalisé », l’objectif principal est de détruire le regroupement et de disperser les migrantEs. La moitié des migrantEs sont amenés dans un centre du 115 (hébergement à la nuit pour les sans-abris) et deux cars sont simplement déposés dans la rue deux stations de métro plus loin devant un centre de l’Armée du salut !

La préoccupation essentielle du pouvoir est d’éviter une reformation du campement. Les lieux sont immédiatement grillagés et des forces de police restent sur place.

Les jours suivants, les migrantEs qui se regroupent à la Chapelle vont être traqués par la police et expulsés trois fois, avant d’être accueillis le soir du 8 juin pour deux nuits dans un jardin partagé du quartier géré par une association.

Inacceptable visibilité

Le pouvoir, tel qu’il se définit politiquement, et tel qu’il évolue, ne peut reconnaître les migrantEs en tant que migrantEs. Pour les reconnaître il faut qu’ils et elles cessent d’être migrantEs et rentrent dans des catégories qui peuvent être pensées par l’ordre politique : réfugiéEs statutaires ou hors-la-loi criminalisables et expulsables (car être hors-la-loi c’est au moins entrer dans les catégories de la loi !).

Car les reconnaître, collectivement, comme migrantEs, ce serait les reconnaître comme êtres humains circulant, égaux en droit sur le territoire sur lequel ils et elles s’installent ou passent. Bref ce serait reconnaître la liberté de circulation et d’installation et déconnecter les droits de la nationalité.

C’est ce qui explique qu’un campement de migrantEs doit être détruit par le pouvoir dès lors que, pour une raison ou pour une autre, il devient visible aux yeux de l’opinion. Car l’espace public est un espace politique, et être visible dans l’espace public c’est exister politiquement.

C’est aussi ce qui explique pourquoi les autorités, en tant qu’autorités, ne peuvent jamais considérer les migrantEs, collectivement, comme des interlocuteurs ou interlocutrices.

Dépolitiser

Tant qu’il s’inscrit dans l’ordre tel qu’il est, le mouvement de solidarité entre en contradiction, pour des raisons analogues à celles du pouvoir : « [S]a tendance quasi spontanée est d’opérer un transfert du registre politique au plan de la morale, de la charité, de la compassion, de la générosité. […] Dépolitiser des luttes éminemment politiques mais qui sont au-delà du politiquement pensable, dénaturaliser des luttes dont l’enjeu est la mise en cause du principe même de la souveraineté nationale est, en la circonstance, la seule manière de faire entrer dans l’ordre politique et l’ordre national ce qui va à l’encontre de l’un et de l’autre. »1

D’où la tendance « naturelle » à exprimer la solidarité par le don, de nourriture, d’argent, de vêtements, de savoir, etc., qui s’accompagne souvent de « conseils » à ne pas manifester. À la différence, malgré tout essentielle, du pouvoir, les soutiens voudraient « réhumaniser » leur relation avec les migrantEs. Mais cette humanité est limitée car elle est tronquée, inégale, dominée si elle refuse d’être politique.

Les conflits au sein du mouvement sont apparus dès les premiers campements de l’été 2015, entre, d’une part, ceux et celles qui cherchaient à favoriser l’auto-organisation des migrantEs dans l’organisation du campement lui-même (collecte des aliments, cuisine, ménage, etc.), ce qui allait aussi avec l’établissement de revendications, l’organisation de manifestations et d’événements revendicatifs et, d’autre part, ceux et celles organisant la vie du campement pour (c’est-à-dire à la place) les migrantEs et qui leur conseillaient de ne pas manifester (de ne pas se manifester).

Casser l’auto-organisation

Les premières semaines de l’été 2015, cette contradiction a été contenue par la conjonction entre la politique portée concrètement par un noyau d’activistes sur les campements et la détermination des migrantEs eux-mêmes et elles-mêmes. Les positions étaient par ailleurs souvent fluides, évoluant sous l’influence des expériences.

Le 19 juin, près de la Chapelle, au jardin d’Éole, les autorités vont expulser à nouveau un campement de lutte issu de la dynamique née après le 2 juin.

Aux caractéristiques des expulsions énoncées au début de cet article vont s’en ajouter deux autres. À partir de là, l’un des critères du pouvoir, outre la visibilité, sera de détruire tout lieu qui menace de devenir lieu d’organisation collectif des migrantEs et d’organisation politique de la solidarité. Et, pour favoriser les courants « humanitaires » qui dépolitisent le mouvement, les autorités s’attacheront à légitimer chaque expulsion par l’attribution de places d’hébergement dont la gestion est confiée à des associations.

Campement, occupation, etc.

Depuis 2015, la logique du pouvoir n’a pas changé. Les dispositifs administratifs, législatifs et policiers contre les migrantEs se sont perfectionnés et durcis. La déshumanisation des migrantEs, qui a légitimé ces politiques et qui en est aussi la conséquence, continue de favoriser le développement du racisme.

Le refus brutal de l’accueil des migrantEs fait que la question de leur hébergement est celle qui s’exprime de la manière la plus immédiate. Elle devient d’autant plus brûlante avec la restructuration des foyers de travailleurs immigrés et la transformation des centres d’hébergement en centres d’assignation à résidence.

Pour le mouvement de solidarité, il n’y a pas de hiérarchie à faire entre les formes d’hébergement collectif des migrantEs, campements, occupations, centres « officiels », etc. Ce qui devrait être déterminant dans les choix faits, c’est le rôle qu’y jouent les premierEs concernéEs, les capacités que cela leur donne pour s’organiser et organiser le combat pour leurs droits.

Denis Godard et Alain Pojolat

1. Abdelmalek Sayad, L’Immigration ou les paradoxes de l’altérité (publié en 3 tomes chez Raisons d’agir).


https://npa2009.org/idees/antiracisme/c ... s-defendre
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 25 Oct 2018, 15:50

Les militants CGT de Paca mobilisés à la frontière pour exiger un accueil digne des migrants

Mardi 23 octobre 2018, à la frontière franco-italienne, à Montgenèvre, dans les Hautes-Alpes, le comité régional CGT Paca organisait un rassemblement pour un accueil plus digne des réfugiés et l’égalité des droits de tous les travailleurs

Une centaine de militants de la CGT se sont mobilisés, mardi 23 octobre 2018, à Montgenèvre dans les Hautes-Alpes, à l’initiative de la CGT Paca. Il est 11 heures sur le pont de Montgenèvre et toutes les unions départementales CGT sont représentées sur ce lieu, « rendez-vous des élans de solidarité internationale » comme le souligne Gilles Fournel, secrétaire général du comité régional CGT Paca.

Face à la montée des extrémismes en Europe, la CGT a fait le choix de l’égalité : il n’y a pas de différence entre un migrant économique, climatique, ou fuyant la guerre. Sur ce lieu connu surtout pour ses pistes de skis, les militants CGT sont venus montrer le plus beau visage de la France : solidaire, fraternel, hospitalier et combatif.

Pour Patricia Tejas, membre de la direction confédérale et du collectif migrants de la CGT : « On veut montrer aux citoyens et à nos militants qu’opposer ces travailleurs qui viennent d’ailleurs et les Français, c’est jouer le jeu du capitalisme. » Ainsi, l’ensemble des militants ont exigé non seulement un accueil digne des migrants, mais aussi l’égalité des droits entre tous les travailleurs !


http://cgt.fr/Les-militants-CGT-de-Paca ... digne.html
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 02 Nov 2018, 15:23

Roya : la vallée des passeurs d'humanité

Reportage : une chaîne de solidarité pour les migrants

Reflets est allé à la rencontre des habitants de la Roya qui donnent de leur temps, de leurs ressources pour venir en aide à ceux qui n'ont rien. Ni accès au droit, ni abri, ni nourriture, ni perspectives d'avenir.

... https://reflets.info/articles/roya-la-v ... d-humanite
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 12 Nov 2018, 20:19

Marseille : pour un accueil politisé
« Que le "Welcome" ne l’emporte pas sur le "No border" »

Rencontre avec deux militants du collectif marseillais Al Manba, qui accompagne depuis trois ans les luttes des migrants dans la région.

À Marseille, ville de transit par excellence et carrefour de cultures, les migrants sont paradoxalement longtemps restés quasi invisibles. Mais la donne a changé ces dernières années, en raison de la répression croissante à la frontière italienne, des expulsions de la (dite) jungle de Calais et des déplacements forcés vers des « centres d’hébergement » [1] (dont plusieurs ont éclos dans les environs). Conséquence : les migrants se sont fait plus nombreux, plus visibles, traités ici comme ailleurs en indésirables, traqués autant qu’abandonnés à leur sort.

C’est en réaction à cette situation qu’a été créé à l’été 2015 un collectif qui a vite fait feu de tout bois : Al Manba. Cette organisation sans chefferie ni statut d’association fonctionne sur des principes d’autogestion, avec pour but de faciliter l’accueil et l’autonomisation des migrants. Pas question d’être les supplétifs d’un État défaillant, insistent deux des membres fondateurs, Tina et Mika. Lesquels posent l’aspect politique comme essentiel, et résument les objectifs principaux en ces termes : « L’hébergement de lutte, l’entrave aux expulsions, la lutte contre les frontières. » Ils reviennent ici sur l’itinéraire du collectif.

... http://cqfd-journal.org/Que-le-Welcome-ne-l-emporte-pas
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 18 Nov 2018, 19:10

Rassemblement
Pour exiger le respect des droits des jeunes isolé⋅e⋅s en IdF

Paris mardi 20 novembre 2018
à 18h30, Place de la République

Dans le cadre de la campagne nationale lancée en octobre par le collectif Jujie (Justice pour les jeunes isolé⋅e⋅s étranger⋅e⋅s), les organisations d'Île-de-France membres de ce collectif appellent à un rassemblement place de la République le 20 novembre, journée internationale des droits de l'enfant, à 18h30.

Aucun des départements d'Île-de-France ne respecte - loin s'en faut - ses obligations en matière de protection de l'enfance dès lors qu'il s'agit de jeunes isolé⋅e⋅s étranger⋅e⋅s. Les pratiques sont très diverses mais on constate partout des violations graves et massives des droits fondamentaux de ces jeunes.

Dans les Hauts-de-Seine, les mineur⋅e⋅s isolé⋅e⋅s sont chaque jour vingt, trente ou plus à attendre devant les locaux de l'aide sociale à l'enfance (ASE) après avoir dormi dehors, peu vêtu⋅e⋅s, sans avoir mangé mais seulement deux ou trois d'entre eux ou elles - quatre les bons jours ! - sont admis⋅e⋅s pour un entretien d'évaluation, préalable à toute mesure de protection.

A Paris, l'ONG Human Rights Watch a rendu public en juillet 2018 un rapport au titre explicite : « C'est la loterie. Traitement arbitraire des enfants migrants non accompagnés à Paris ». On y lit, entre autres informations scandaleuses, que « de nombreux enfants demandant une reconnaissance légale de leur âge affirment avoir été refusés à l'entrée du DEMIE [la cellule d'évaluation parisienne gérée par la Croix rouge française] par le personnel de sécurité. D'autres subissent un bref entretien d'environ cinq minutes, suivi d'un refus verbal expéditif. »

En Seine-et Marne, une note interne du département a mis fin depuis juin 2017, de façon totalement discriminatoire, à toutes les aides accordées aux jeunes isolé⋅e⋅s, ce qui a pour effet de les priver après leur majorité de tout moyen de subsistance et de la possibilité de poursuivre leurs études.

Dans les Yvelines, certain⋅e⋅s se voient reprocher de n'être pas demeuré⋅e⋅s dans le premier pays de l'Union Européenne (Italie ou Espagne) par lequel ils ou elles sont entré⋅e⋅s et sont remis⋅e⋅s à la rue pour ce seul motif. D'autres ne sont pas considéré⋅e⋅s comme véritablement isolé⋅e⋅s du seul fait d'avoir été aidé⋅e⋅s à un moment de leur parcours en France par une association ou un particulier.

L'Essonne a aussi pris l'habitude de motiver ses refus de protection par l'existence d'un hypothétique « soutien logistique par des tiers », en se fondant de surcroît sur des remarques totalement subjectives sur la « maturité et la morphologie » des jeunes. Ceux et celles pris en charge sont mis, le plus souvent, dans des hôtels sociaux, sans encadrement éducatif. En mars dernier, un mineur isolé de 17 ans a été poignardé dans un de ces hôtels.

En Seine-Saint-Denis, le Pôle d'évaluation des mineurs isolés étrangers - aussi géré par la Croix rouge française - donne parfois des rendez-vous deux mois plus tard avant d'examiner la demande de protection d'un⋅e jeune. Pendant ce temps, ils et elles sont laissées à la rue.

Dans le Val d'Oise, seul⋅e⋅s les mineur.e.s isolé.e.s qui passent le premier filtre du département peuvent prétendre à une évaluation par l'association mandatée. Par ailleurs, ce département fait systématiquement appel des décisions de placement prises par le juge des enfants lorsqu'elles contredisent le résultat de ses évaluations.

Il est de la responsabilité de élu⋅e⋅s des conseils départementaux, et en premier lieu de leurs président⋅e⋅s, de mettre fin à ces pratiques indignes et discriminatoires. Ils et elles doivent garantir une véritable protection de ces jeunes, au regard de leur particulière vulnérabilité (hébergement, soins, accompagnement éducatif). De son côté, l'État doit garantir à ces jeunes un droit à la scolarisation et à la formation professionnelle ainsi qu'un titre de séjour à leur majorité. Il doit aussi interdire l'usage des tests osseux, renoncer à mettre en œuvre le fichier biométrique créé par la loi asile et immigration et en finir avec une politique pénale particulièrement répressive et expéditive.

Le 20 novembre 2018
Rassemblement à 18h30
Place de la République

Pour dénoncer les discriminations dont les jeunes isolé⋅e⋅s étranger⋅ère⋅s sont victimes : des témoignages, des prises de paroles, du mouvement social avec Fanfare Invisible, des clameurs avec Sylvestre l'Aboyeur, des diffusion de court-métrages avec Les Lucioles du doc, distribution de cartes postales, etc.
Le collectif JUJIE est composé des organisations suivantes :

ADJIE (Accompagnement et défense des jeunes isolés) - ADMIE (Association pour la Défense des Mineurs Isolés Étrangers) - AMIE Lyon (Accueil des Mineurs Isolés
Étrangers) - BOÎTE SANS PROJET AMIENS - CGT Educ'action - La CIMADE - CPMJIE (Collectif Parisien pour les Mineurs et Jeunes Isolés Étrangers) - COJIE 45 - COLLECTIF AMIÉMOIS DES SANS PAPIERS - COMITE SOUTIEN DENKO SISSOKO Chalons en champagne - Collectif MIE 13 - CRSP Chartres - DEI-France (Défense des Enfants International) - ENSEIGNANTS POUR LA PAIX - FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou ⋅e⋅s étranger⋅e⋅s. te ⋅e⋅s étranger⋅e⋅s. s les Immigré ⋅e⋅s étranger⋅e⋅s. e ⋅e⋅s étranger⋅e⋅s. s) - FEDERATION SUD Éducation - FCPE Nationale (Fédération des Conseils de Parents d'Élèves) - FERC-CGT (Fédération de l'Éducation, de la Recherche et de la Culture) - FSU (Fédération Syndicale Unitaire) - GISTI (Groupement d'information et de soutien des immigré ⋅e⋅s étranger⋅e⋅s. e ⋅e⋅s étranger⋅e⋅s. s) - Help M.I.E. Saint Étienne - LDH (Ligue des Droits de l'Homme) - Les Midis du MIE - MEDECINS DU MONDE - MELTING PASSES - Min'de Rien 86 - MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples) - PARIS D'EXIL - RÉSEAU SOLIDAIRE AMIÉMOIS - RESF (Réseau Éducation Sans Frontières) - SAF (Syndicat des Avocats de France) - SNPES-PJJ/FSU (Syndicat National des Personnels de l'Éducation et du Social -PJJ/FSU) - SOLIDARITÉ SANS PAPIERS CREIL - SUD CD 93 - FÉDÉRATION SUD Éducation - SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE - TIMMY.


https://paris.demosphere.net/rv/65530
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Re: Soutien aux sans papiers et exilé-es

Messagede bipbip » 25 Nov 2018, 18:29

Un refuge, une cantine militante : la solidarité

Ces derniers mois, des collectifs de soutien aux migrant.es ont vu le jour dans de nombreuses villes de France. Ils ont mené une lutte active et efficace pour pallier les défaillances de l’État. À Nantes, la mobilisation est restée forte durant tout l’été pour aider les migrant.es vivant à la rue. Retour sur une lutte qui dure maintenant depuis plus d’un an.

À Nantes, on peut fixer le point de départ de la lutte actuelle au 19 novembre 2017 lorsque des militantes et militants ont investi l’ancienne école des Beaux-Arts pour mettre à l’abri des mineurs isolés étrangers qui dormaient à la rue. Après une seule nuit, le bâtiment est violemment évacué par la police, à la demande de la mairie. Quelques jours plus tard, ce sont des bâtiments sur le campus universitaire qui sont occupés  : d’abord le sous-sol du bâtiment Censive puis le Château du Ter­tre. Après un bras de fer engagé avec la présidence de l’université, la menace d’une expulsion est levée jusqu’à la rentrée de janvier. Dans un contexte de mouvement social, avec la lutte étudiante, contre la sélection à l’université et Parcoursup, l’occupation du campus durera jusqu’au 8 mars 2018, lorsque le président de l’université profitera des vacances scolaires et d’une faible présence étudiante pour autoriser les CRS à intervenir sur le campus et déloger la centaine d’occupantes et occupants.
Solidarité contre répression

Aucune solution de relogement n’est alors proposée. Dès le lendemain, un nouveau bâtiment est ouvert en centre-ville  : la résidence Bréa, ex-Ehpad. Les migrantes et migrants trouvent ainsi à nouveau un toit et de meilleures conditions de vie que sur le campus. Cette fois, c’est avec la mairie que le bras de fer s’engage et cette dernière accepte rapidement de ne pas évacuer le bâtiment avant la fin de la trêve hivernale, le 31 mars. Mais la population de la résidence augmente rapidement, passant d’une centaine d’occupantes et occupants à plus de 500 en quelques mois. La promiscuité et le manque de nourriture font naître des tensions et la situation se dégrade progressivement. Fin mai, la mairie et la préfecture décident alors d’intervenir  : un accès restreint est mis en place, une minorité des occupantes et occupants est autorisée à rester, encadrée par des associations qui travaillent avec la mairie, tandis qu’une grande partie des migrantes et migrants se retrouvent à nouveau à la rue. S’ensuit une nouvelle succession d’ouverture et d’évacuation de squats jusqu’à la fin du mois de juin où le square Daviais, en plein centre ville, devient le principal lieu de vie des migrants.

Dès le mois de novembre 2017, les migrantes et migrants ont pu trouver à Nantes un solide soutien de la part d’étudiantes et étudiants, syndicalistes, militants associatifs et politiques ou simples citoyennes et citoyens.

Si l’on s’est toujours battu pour leur trouver un toit, les Nantais.es ont également agi pour subvenir aux besoins alimentaires des migrant.es. Ainsi, à partir du mois de juillet, le collectif L’Autre Cantine a vu le jour pour servir des repas chauds et complets aux migrant.es du square Daviais.
Pour un accueil digne des migrant.es

Grâce aux dons et à l’aide de très nombreux.ses bénévoles, plus de 40 000 repas ont pu être préparés et servis depuis début juillet, chaque soir de la semaine. Des repas par ailleurs bien plus équilibrés (riz, légumes cuisinés, salades de fruits) que ceux distribués par la mairie, composés de paquets de chips et de sandwichs industriels. En parallèle de l’aide immédiate apportée aux migrant.es, une mobilisation forte et durable a permis d’établir un rapport de force avec la mairie et la préfecture à travers des actions et manifestations, poussant ainsi les pouvoirs publics à réagir.

Le 20 septembre dernier, le square Daviais est finalement évacué  : environ 700 migrant.es sont «  mis à l’abri  » dans des gymnases de la ville avant d’être prétendument pris en charge de façon plus pérenne dans des lieux d’hébergements à Nantes et sur le territoire, à partir du mois d’octobre.

Le 4 octobre, c’est la résidence Bréa qui est également évacuée  : sur les 200 occupant.es qui restaient, 127 ont été transférés dans un centre d’accueil et d’évaluation des situations, autrement dit un centre de tri d’État. La police aux frontières, présente lors de l’évacuation, a interpellé huit migrants dont quatre ont été incarcérés au centre de rétention administrative de Rennes dans l’attente de leur expulsion du territoire. Pour la soixantaine de personnes restantes, aucune solution d’hébergement, même temporaire, n’a été proposée. À chaque fois, ce n’est donc pas une prise en charge des migrant.es mais des déplacements pour mieux cacher les problèmes.

Depuis, la pression policière sur les migrant.es et leurs soutiens ne cesse de s’intensifier, tout semble permis tant que cela se fait à l’abri des regards, il ne faudrait surtout pas écorner l’image de Johanna Rolland, la maire socialiste de Nantes  ! Celle-ci martèle que la gestion de ces migrant.es relève de la compétence de l’État, qui doit prendre ses responsabilités en ouvrant davantage de places dans les centres d’accueil des demandeurs d’asile. Il apparaît clairement que la maire de Nantes ne cherche qu’à se débarrasser de ce sujet gênant. Malgré l’omniprésence des mots «  solidarité  » et «  humanité  » dans ses discours, la mairie socialiste n’a aucune envie d’aider les migrant.es. Nous voyons une fois de plus que seules la mobilisation populaire et l’auto-organisation peuvent faire vivre la solidarité et que les responsables politiques n’ont que la répression à offrir.

Contrairement aux propos racistes et xénophobes que l’on peut entendre aussi bien à droite qu’à gauche de l’échiquier politique, la France a la capacité d’accueillir et de prendre en charge les migrant.es qui sont déjà sur le territoire ou qui souhaitent le rejoindre. La seule barrière est celle de la décision politique. Pour diverses raisons (convictions, stratégie électorale), la question de l’accueil des migrant.es est taboue. Nous nous dressons contre cette logique et affirmons que nous pouvons et nous devons accueillir dignement ces personnes en détresse. Et si la diversité en effraie certain.es, nous pensons au contraire que c’est une richesse. Alors continuons de lutter pour un accueil inconditionnel des migrant.es. Pour des frontières ouvertes et des papiers pour toutes et tous !

Alexandre, Steph et Robin (AL Nantes)


http://www.alternativelibertaire.org/?U ... solidarite
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