Manifeste : La solidarité, plus que jamais un délit ?

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Re: Manifeste : La solidarité, plus que jamais un délit ?

Messagede Pïérô » 12 Oct 2017, 08:41

Non au délit de solidarité. Oui aux « passeurs d’humanité »

Initié par le metteur en scène Dominique Lurcel et le poète et dramaturge Jean-Pierre Siméon, ce manifeste entend réaffirmer la primauté absolue de la conscience morale sur ordre politique. Il a déjà reçu plus de 500 signatures, dont celles de Mona Ozouf, Patrick Chamoiseau, Erri de Luca, Annie Ernaux, etc.

... https://blogs.mediapart.fr/edition/les- ... d-humanite
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Re: Manifeste : La solidarité, plus que jamais un délit ?

Messagede bipbip » 21 Oct 2017, 14:42

Appel à la résistance et à la désobéissance civile face aux dérives de l’État de droit et à la criminalisation de la solidarité

La politique se durcit à l’encontre des exilés qui tentent de passer la frontière franco-italienne dans le Briançonnais. Dans le même temps, les actions du procureur se renforcent envers un nombre croissant de bénévoles.

Tous les jours, 10 à 50 personnes franchissent la montagne et arrivent à Briançon, le plus souvent après plusieurs tentatives et plusieurs nuits passées cachées pour échapper à la police, dans un froid de plus en plus glacial (les températures sont négatives la nuit). Tous les jours des dizaines de bénévoles se relaient pour les accueillir et prendre soin d’eux. En permanence, ce sont entre 100 et 130 personnes qui sont hébergées chaque jour depuis 4 mois… S’ajoute un nombre équivalent de personnes secourues par d’autres associations et collectifs en aval jusqu’à Gap et Veynes, malgré les obstacles policiers et les entraves multiples du Conseil Départemental pour se défausser de ses responsabilités vis-à-vis des mineurs qui représentent actuellement 6 exilés sur 10.

Les intimidations policières envers les citoyens (barrages, contrôles, fouilles, menaces de perquisition, convocations et auditions à la PAF, gardes à vue…) entravent les possibilités de les aider dans leur trajet en montagne pour parvenir jusqu’à Briançon situé une vingtaine de km en aval du col de l’Echelle. D’un jour à l’autre, les températures nocturnes pourront descendre à – 10° ou – 15° sans parler de la neige qui arrivera tôt ou tard.

Le cynisme de cette politique gouvernementale suscite beaucoup d’interrogations, d’indignation et de gestes de solidarité, y compris parmi les forces de l’ordre, ce qui explique, entre autres, l’importance des passages. D’un autre côté, la propagande autour de « l’appel d’air », des « migrants économiques », du « coût de l’accueil au détriment des pauvres »…, pèse chaque jour un peu plus dans les esprits malgré l’hypocrisie de ces discours. La peur que suscitent les pressions policières et le discours visant à criminaliser les exilés et les solidaires favorise aussi une certaine dé-solidarisation. Les mauvaises conditions d’accueil nourrissent également préjugés, rumeurs et fantasmes.

Cette politique et cette propagande légitiment certains individus qui n’hésitent plus à menacer, exercer du chantage, proférer des propos ignobles, et faire preuve de brutalité à l’occasion des arrestations. Ces personnages sont encore plus dangereux lorsqu’ils peuvent agir sous couvert de l’autorité et de l’impunité liées à leur fonction. On connaissait les prétendues bavures d’agents de la BAC dans les quartiers populaires ou dans un autre registre les dégâts sociaux causés par les plans de réorganisation avec la diligence des « social-killers » recrutés dans les services gestionnaires des entreprises et administrations. On a maintenant l’extrême droite qui prête main forte à certains magistrats pour tenter de faire passer nos amis de la Roya pour « une mafia de passeurs ». C’est également le discours, en terme moins grossiers, que tentent d’accréditer les autorités préfectorales et départementales des Hautes-Alpes pour discréditer les associations et bénévoles impliqués.

La loi du plus fort règne et c’est en laissant faire que cela conduit aux catastrophes humaines. L’Etat de droit doit au contraire protéger le faible contre le fort. C’est ce que l’école est censée apprendre à nos enfants, et l’école de la magistrature aux futurs magistrats.

Nous savons que nous parviendrons à faire changer les choses en nous soutenant mutuellement, en agissant ensemble, en résistant aux incessantes tentatives d’instrumentalisation par les pouvoirs publics et privés. Cette instrumentalisation ne se réduit pas à la transformation des associations en prestataires de l’action publique via la dépendance financière et des conventions de plus en plus contraignantes. Par exemple, c’est également le cas quand nous sommes submergés par un nombre important d’exilés. En effet nous ne parvenons plus à assurer un accueil digne et nous sommes à notre tour conduits à “gérer des nombres”. Les autorités se débrouillent pour nous mettre dans cette situation insupportable et peuvent alors se frotter les mains, sans bourse délier qui plus est !

La politique du gouvernement et des conseils départementaux (comme celle des entreprises) vise à déshumaniser la vie sociale, à réduire chacun à un pion bien manipulable qui en manipule d’autres (cf. Orwell). C’est pourquoi la solidarité est leur ennemi.

Nous proposons de multiplier les espaces d’hospitalité, donc à dimension humaine, tout au long des parcours des exilés. Cela est également vital pour sortir des nasses qui nous étouffent dans la vallée de la Roya, le Briançonnais ou le quartier de Stalingrad. Cette idée est renforcée par le constat que c’est surtout le contact direct avec la personne de l’exilé qui fait tomber les préjugés, qui ré-humanise la relation, qui nous fait mieux saisir que nous n’avons plus qu’une seule terre à partager et donc que “il n’y a plus d’étrangers sur cette planète”, sinon ceux qu’on se fabrique pour se voiler la face.

Enfin, comment faire changer les choses de concert avec les exilés ? et dans cette démarche comment ne pas les instrumentaliser ? Là encore, c’est la fraternité qui peut nous en protéger et nous sommes optimistes au vu des pratiques chaleureuses et authentiques entre nous et avec les exilés.

Merci d’avance de nous apporter votre soutien en nous autorisant à joindre le nom de votre association ou collectif à la liste de signataires au bas de cet appel. Nous allons diffuser l’appel auprès des médias ce we et nous vous encourageons à le partager dans vos réseaux. Nous actualiserons la liste des signatures au fur et à mesure qu’elles nous parviendront.

Solidairement et fraternellement,

L’équipe de Tous Migrants


http://la-feuille-de-chou.fr/archives/97051
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Re: Manifeste : La solidarité, plus que jamais un délit ?

Messagede bipbip » 28 Oct 2017, 20:56

L’extrême droite cible les soutiens des migrants

Deux procédures judiciaires pilotées par l’extrême droite et visant des soutiens aux migrants ont atterri devant le tribunal de Nice. L’association, où milite Cédric Herrou, mais aussi Yannis Youlountas, le réalisateur du film Je lutte donc je suis, sont poursuivis en justice.

La citation à la barre plutôt que le maniement de la barre de fer. C’est, semble-t-il, la stratégie prise par une partie de l’extrême droite pour réduire au silence ou à l’inaction les soutiens aux réfugiés.

L’association Roya Citoyenne, qui vient en aide aux migrants dans cette vallée proche de la frontière franco-italienne, a été assignée en référé au mois de juin. Olivier Bettati, élu régional Front national, et Défendre la Roya, une association créée le 10 juin 2017, ont joint leurs efforts pour réclamer la dissolution de l’association de Cédric Herrou. Le 13 octobre, jour de l’audience à Nice, des membres de Défendre la Roya, accompagnés de militants du Front national et des Identitaires, ont déployé une banderole signée du nom de l’association sur fond bleu-blanc-rouge.

« Il y a eu des associations dissoutes par le passé, mais jamais à l’initiative d’un tiers », indique Me Mireille Damanio. « Les dissolutions sont le fait du ministère de l’Intérieur », explique l’avocate de la Roya Citoyenne, qui voit dans cette opération ayant peu de chance de réussir, l’envie de faire un buzz médiatique. « La Roya Citoyenne et Cédric Herrou sont déjà dans l’œil du parquet, s’il y avait eu matière à dissoudre, le procureur l’aurait fait », poursuit l’avocate qui a reçu des menaces de mort par courrier depuis qu’elle défend le dossier.

... https://rapportsdeforce.fr/politique/le ... s-10231014
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Re: Manifeste : La solidarité, plus que jamais un délit ?

Messagede bipbip » 01 Nov 2017, 17:40

Alertons sur les pratiques étatiques vis-à-vis des migrants à la frontière franco-italienne et en France !

Cette alerte, sous forme de lettre ouverte, vise à alerter les responsables politiques et juridiques nationaux sur les dérives en cours dans le territoire du Briançonnais en matière de militarisation de la frontière, et pratiques illégales notamment en matière d’expulsion des migrants majeurs et mineurs, pratiques d’intimidation des citoyens solidaires qui portent assistance aux migrants. Elle rappelle également les principes de respect des droits fondamentaux que nous exhortons l’Etat et ses structures à mettre en application.

ALERTE À L’ÉTAT, ALERTE À NOS REPRÉSENTANTS, ALERTE AUX CITOYENS !

Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Préfet des Hautes Alpes,

Monsieur le Procureur de la République,

Monsieur le Défenseur des Droits de l’Homme,

Mesdames et Monsieur les Parlementaires,

Mesdames et Messieurs les Citoyens,

Les associations locales, régionales et nationales signataires se joignent au Mouvement Citoyen Tous Migrants pour vous alerter à nouveau des faits suivants sur le territoire frontalier du Briançonnais : L’activité militaire et policière à cette frontière franco-italienne se traduit chaque jour par des dizaines de refus d’entrée et de renvois intempestifs de personnes majeures et mineures en exil. Ces renvois sont effectués au mépris des droits fondamentaux et des dispositions légales, notamment au regard du droit d’asile et de la protection de l’enfance.

Cette politique a engendré un grave accident connu (deux jeunes ont chuté de 40 mètres dans des barres rocheuses pour éviter la police dans la nuit du 18 au 19 août), d’autres, méconnus, et de multiples mises en danger. Les migrants prennent des voies dangereuses pour éviter la route principale et/ou se cachent pendant des jours et des nuits pour échapper aux contrôles. Ils arrivent épuisés, affamés, terrorisés à Briançon. Avec l’approche de l’hiver, ces risques vont en s’amplifiant : risque de mort par le froid ou de gelures graves (deux personnes ont été amputées en mars 2016).

Outre ces refus d’entrée et renvois intempestifs, nous sommes nombreux à être également témoins de faits récurrents relevant des situations suivantes :
• Traques à l’homme, notamment la nuit avec des équipements spéciaux ;
• Contrôles d’identité fondés sur la couleur de peau ;
• Absences de traducteurs lors d’interpellations de migrants pour expliquer leurs droits dans une langue qu’ils comprennent ;
• Prises d’empreintes systématiques de personnes mineures au commissariat de police ;
• Renvois en Italie de personnes majeures malgré leur situation de demandeur d’asile, et même de personnes mineures ;
• Rejets à la rue de personnes mineures ;
• Intimidations par certains membres des forces de l’ordre de citoyens solidaires ;
• Refus ou absence de justification par la police de la base légale de ces actions.

Nombre d’habitants sont indignés par ce dont ils sont témoins et viennent en aide comme ils le peuvent à ces personnes en détresse, dont une majorité de jeunes mineurs. Pourtant le Procureur de la République convoque certains d’entre eux en les accusant de délit d’aide à des personnes étrangères en situation irrégulière.

Au vu de ce constat, nous, associations citoyennes, rappelons solennellement les responsabilités des autorités vis-à-vis de l’Etat de droit, car moins que personne, elles ne peuvent ignorer que :
• Le droit d’asile est un droit fondamental ;
• Les mineurs et les demandeurs d’asile ne sont pas des étrangers en situation irrégulière mais des personnes vulnérables qui doivent être protégées selon la loi et les conventions internationales ;
• La non-assistance à personne en danger est un délit ;
• La mise en danger de la vie d’autrui est un délit ;
• La solidarité est un devoir, consécutif des valeurs de notre République incarnée par la devise « Liberté – Egalité – Fraternité » et cette solidarité fait partie du programme d’enseignement de l’école publique.

C’est pourquoi, afin de rétablir l’Etat de droit gravement menacé par cette politique, et avant qu’un accident irrémédiable (mort, amputation, handicap...) ne se reproduise, nous vous exhortons à :
• Stopper immédiatement cette mise en danger d’êtres humains organisée par l’Etat ;
• Rétablir la liberté de circulation aux frontières établie par les Accords de Schengen ;
• Respecter les droits humains fondamentaux et accorder protection aux personnes contraintes de fuir leur pays qui frappent à la porte de la France ;
• Cesser les intimidations et poursuites envers les citoyens solidaires de ces personnes en détresse.
• Nous comprenons les dilemmes auxquelles sont confrontés celles et ceux qui se trouvent enjoints d’exécuter des mesures contraires à leurs convictions. Ces situations peuvent conduire et ont déjà conduit à des accidents graves qui risquent de se multiplier. Elles ont également des effets délétères sur les travailleurs, comme ils peuvent en témoigner.

Nous encourageons les travailleurs et leurs syndicats à s’exprimer, à ne pas se laisser abuser et à user de tous leurs droits en matière de santé au travail, mais aussi en ce qui concerne les risques pour les exilés pourchassés dans la montagne, les enfants à la rue, les personnes sans moyens financiers pour payer un titre de transport ou de quoi se nourrir…

Nous les encourageons à interpeller leurs responsables au regard de la responsabilité pénale qui pourrait être engagée, notamment en matière de mise en danger délibérée de la vie d’autrui ou de manquement à une obligation de prudence ou de sécurité prévue par la loi (article L121-3 du code pénal), et le cas échéant, à user de leur devoir de désobéir à un ordre manifestement illégal (article L122-4 du code pénal).

Nous appelons tous les citoyens quel que soit leur rang dans la société à résister à cette dangereuse dérive de l’Etat de droit, à continuer d’inscrire leurs actes quotidiens dans le respect des valeurs enseignées à nos enfants et pour lesquelles nos parents se sont battus au péril de leur vie, et au besoin à désobéir collectivement aux ordres manifestement illégaux qu’ils pourraient recevoir dans l’exercice de leurs fonctions.

Briançon, le 17 octobre 2017

Premiers signataires :

National :

Alternative Libertaire, Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), Fédération des Tunisiens pour une fraternité des deux rives (FTCR), Fédération Sud-Education, Fédération Sud-Rail, MRAP, Réseau Foi & Justice Afrique Europe antenne France, Réseaux Education Sans Frontières, Réseau Initiatives pour un Autre Monde, Système B comme Bidonville, Transport People and Care, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Union Syndicale Solidaire, Utopia 56.

Régional :

La Cimade Sud-Est, Secours Catholique Caritas France-délégation des Alpes, Ligue des Droits de l’Homme PACA, Réseau Hospitalité Sud-Est.

Local :

Accueil migrants du Gers, Accueil Migrants Valfleury, Association de Solidarité en Essonne avec les Familles Roms et Roumaine, Auberge des Migrants (Calais), Bagagérue (Paris), CGT-Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration (Paris), Cercle de silence Hazebrouck, Cercle Louis Guilloux (Paris), Chemins Pluriels (Embrun), Citoyens Solidaires 06, Collectif antiraciste de la région d’Elboeuf, Collectif de défense des droits et libertés des étrangers (Besançon), Collectif Migrants Austerlitz, Collectif sans Abris Nantes, Coordination Iséroise de Solidarité avec les Etrangers Migrants, Ecole Emancipée 34, Escale (Salernes), Groupe Amérique Indienne (Crest), Habitat & Citoyenneté (Nice), Institut pour une politique de la Relation (Lyon), Justice, Égalité, Fraternité, Solidarité (Calais), Justice & Libertés (Strasbourg), Lille Nouvelle Jungle, LDH Toulon, Migrants Bienvenue 34, La Cimade (05, 06, 46), FCPE 05, Icare 05, Maison Solidaire de Saint Étienne, Migrants : changeons notre regard (Antony), Paris d’Exil, La Chapelle Debout ! (Paris), La Pastorale des Migrants Marseille, La Patate Chaude (Grenoble), Réfugiés du Vaucluse, Réseau de Soutien aux Migrants de l’Yonne (89), RESF (05, 13, 25, 32, 43, 65, 69, 84), Réseau Université Sans Frontières 13, Romeurope 94, Romeurope du Val Maubuée, Roya Citoyenne, Solidarité Migrants Etorkinekin (Pays Basque), Solidarité Migrants Graulhet (81), Solidarité Migrants Oise, Solidarité Migrants et Réfugiés (Besançon), Solidaritat Ubaye, Solidarité avec les Réfugiés de Sisteron, Soutien aux Familles Roms (93), Sud Education (05, 84), Terre d’Errance (Norrent- Fontes), Tous Migrants Savoie, Union Syndicale Solidaire 05.

http://www.alternativelibertaire.org/?A ... -frontiere
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La solidarité, plus que jamais un délit ?

Messagede bipbip » 16 Nov 2017, 21:10

Délinquants solidaires : La solidarité en procès en Belgique

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https://www.solidaires.org/Delinquants- ... n-Belgique
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Re: Manifeste : La solidarité, plus que jamais un délit ?

Messagede Pïérô » 19 Nov 2017, 15:04

Paris lundi 20 novembre 2017

Soirée - naissance de l'association
« Les AmiEs de la Roya Citoyenne »
Criminalisation du soutien aux migrants

Le 20 Novembre au Génie d'Alex, soirée pensante, joyeuse et généreuse pour la naissance de l'association Les AmiEs de la Roya Citoyenne, venez rencontrer Cédric Herrou, Pierre Alain Mannoni, Raphaël, René Dahon.

Les ami(e)s de La Roya demandent au gouvernement qu'il prenne toute sa part de l'accueil des migrants, qu'il cesse les harcèlements et qu'il arrête les poursuites contre Cédric Herrou et ses compagnons.

Chaque jour des dizaines de migrants fuyant la guerre, la misère ou l'oppression tentent de demander asile à la France au bout d'un long parcours de cauchemar.

Notre pays, au regard de son histoire et de ses responsabilités internationales, se devrait de les accueillir dans le respect de leur dignité, avec la bienveillance et le réconfort qui leurs sont dus.

Au lieu de cela, dans la vallée de la Roya, des migrants et particulièrement des mineurs, sont systématiquement rejetés en Italie. La loi est ainsi bafouée et piétinée. Alors de simples citoyens de cette vallée qui n'acceptent pas ce règne de l'inhumanité font face, avec honneur, aux défaillances de l'État. Ils accueillent, nourrissent, soignent, logent ces personnes affaiblies et souvent exténuées.

Parmi ces justes, un jeune agriculteur, Cédric Herrou, a mis sa ferme à disposition. Il a été condamné à 4 mois d'emprisonnement avec sursis et risque aujourd'hui la prison parce qu'il refuse d'abdiquer ce qu'il appelle son « devoir d'hospitalité ». C'est également le cas du chercheur niçois Pierre/Alain Mannoni et de bien d'autres de la Roya citoyenne.

Nous n'acceptons pas que la solidarité, l'hospitalité, la fraternité, dont ils font preuve, deviennent des délits. Nous n'acceptons pas que le courage et le désintéressement soient criminalisés.

Ces valeurs sont les seules qui vaillent pour construire une société et un monde pacifiques, plus justes et humains. Que deviendraient nos enfants si nous leurs apprenons que la solidarité, l'entraide, le soin de l'autre sont punis par les tribunaux ?

Nous demandons au gouvernement qu'il prenne toute sa part de l'accueil des migrants et que cessent les harcèlements. Nous demandons l'arrêt des poursuites contre Cédric Herrou et ses compagnons… Ou alors, poursuivez/nous, toutes et tous, pour délit d'humanité !

Le 20 Novembre au Génie d'Alex, soirée pensante, joyeuse et généreuse pour la naissance de l'association Les AmiEs de la Roya Citoyenne, venez rencontrer Cédric Herrou, Pierre Alain Mannoni, Raphaël, René Dahon.
Avec la participation de nombreux marraines et parrains
À partir de 18h au pied du pont Alexandre 3
Métros Champs Elysées Clemenceau, Invalides, Concorde, Franklin D.Roosevelt
Participation aux frais : libre
Contact : Jacques Perreux, jacques.perreux2@gmail.com

https://paris.demosphere.eu/rv/57950
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Re: Manifeste : La solidarité, plus que jamais un délit ?

Messagede bipbip » 21 Nov 2017, 09:16

Bourg-la-Reine (92) mercredi 22 novembre 2017

Conférence « La solidarité est-elle un délit ? »

à 20h, Agoreine, 63B Boulevard Du Maréchal Joffre

la Ligue des droits de l'Homme, RESF et le collectif "Migrants : changeons notre regard !" organisent dans le cadre du Festival des Solidarités une conférence-débat sur le thème "La solidarité est-elle un délit ?"

Cette question fait notamment référence aux récents événements faisant de ceux qui, voulant venir en aide à des migrants, se sont retrouvés hors la loi.

avec
• Aubépine DAHAN : Membre fondatrice de l'association Paris d'Exil
• René DAHON : Représentant de l'association La Roya citoyenne
• Françoise DUMONT : Présidente d'honneur de la LDH
• Raphaël KRAFFT : Reporter. Auteur de « Passeur », éditions Buchet-Chastel
• Diane ROMAN : Professeure de droit à l'université François Rabelais, Tours. Membre de la
•Commission nationale consultative des droits de l'Homme
modératrice : Manon FILLONNEAU : Déléguée générale du Collectif National Droits de l'Homme, Romeurope

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http://www.educationsansfrontieres.org/ ... ticle55232
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