marche pour la dignité et la justice, 19 mars 2017

...Sans Papiers, antifascisme...

Re: marche pour la dignité et la justice, 19 mars 2017

Messagede Pïérô » 07 Mar 2017, 21:51

abel chemoul a écrit:ah! ça y est? AL37 prend aussi le virage racialiste en appelant à cette nouvelle marche ?

Non, il y a eu un débat sur la question pour bien cadrer l'initiative unitaire locale, et l'appel local ne prête pas à confusion. Il y a certes dans cette mobilisation large des associations réactionnaires et confuses au niveau parisien, et cela a été rappelé en réunion unitaire mais nous appelons pour le 19 mars à aller à la manifestation de Paris car il y a un contexte de mobilisation qui nous semble important, comme une réponse de masse.
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Re: marche pour la dignité et la justice, 19 mars 2017

Messagede Pïérô » 10 Mar 2017, 04:10

la tribune "Syndicalistes, nous marcherons le 19 mars" a été à nouveau publiée aujourd'hui, dans la rubrique "Les invités" de Mediapart avec une liste portée à 60 signataires et un spectre syndical élargi

Syndicalistes, nous marcherons le 19 mars

«Syndicalistes nous prendrons part à la Marche du 19 mars pour la justice et la dignité. Pourquoi ? Parce que nous n’entendons pas séparer antiracisme et question sociale. Une tribune signée par 60 syndicalistes CGT, SUD-Solidaires, FSU, STC, LAB, CNT-SO, CNT…»

... https://blogs.mediapart.fr/les-invites- ... le-19-mars
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Re: marche pour la dignité et la justice, 19 mars 2017

Messagede bipbip » 14 Mar 2017, 10:11

Des bus de Nantes et la zad pour la marche du 19 mars

Des personnes de Nantes et de la ZAD de Notre Dame des Landes s'organisent pour être nombreux.ses à monter à la marche du 19 mars à Paris contre le racisme, la hogra et la chasse aux migrant.e.s et pour soutenir les familles des trop nombreuses victimes de violences policières.

Sans faire de communication particulière, nous avons déjà l'équivalent d'un bus presque rempli, et nous voudrions pouvoir en financer au moins un 2ème, ainsi qu'organiser des covoiturages.

Pour que ces trajets en bus soient accessibles au plus grand nombre, nous voulons les proposer à prix libre. Le prix moyen d'un aller retour étant d'environ 35-40 euros, nous faisons appel à soutien financier pour prendre en charge une partie de ces frais afin que l'argent ne soit pas un frein à ce déplacement.

Vous pouvez participer à ce soutien via la cagnotte en ligne :
https://www.leetchi.com/c/cagnotte-de-b ... he-19-mars

https://nantes.indymedia.org/articles/37129
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Re: marche pour la dignité et la justice, 19 mars 2017

Messagede Pïérô » 16 Mar 2017, 09:09

Poitiers samedi 18 mars 2017

Contre le racisme, les violences policières, la chasse aux migrant-e-s

à 14h30, devant l'hôtel de ville, "place d'armes", Poitiers

Marche pour la justice et la dignité

Contre le délit de solidarité : isoler les migrant-e-s en réprimant leurs soutiens

Après l'expulsion policière dans des conditions inhumaines du camp de Calais, après la chasse aux migrant-e-s qui n'en finit pas sur les trottoirs de Paris, le gouvernement s'en prend maintenant aux citoyen-ne-s qui refusent cette politique d'exclusion pour briser toute possibilité de résistance et toute manifestation de solidarité active.

Il multiplie les poursuites judiciaires, les condamnations, les mises en garde à vue pour «délit de solidarité» comme c'est actuellement le cas au Havre ou dans la vallée de la Roya, près de Nice.

Mais cette répression ne s'arrête pas là.

Dans les quartiers populaires - et ce n'est pas nouveau - c'est d'abord une pratique de discrimination quotidienne faite de provocation et d'humiliation. Les contrôles d'identité sont 20 fois plus nombreux pour les jeunes noirs et arabes que pour le reste de la population, comme le rappelle Jacques Toubon, le défenseur des droits. Pour cette discrimination, l'État français a déjà été condamné à deux reprises.

Ne pas laisser faire les violences policières.

Avec la chasse aux migrant-e-s ou la chasse aux jeunes dans les quartiers populaires il y a urgence à ne pas laisser se banaliser les violences policières qui visent aussi de plus en plus durement ceux qui participent aux manifestations (contre la loi El Khomri, contre les Grands Travaux Inutiles)

L'État cherche à contrôler ou à briser toute forme de résistance ou d'opposition.

C'est pour cela que nous répondons à l'appel des familles des victimes des violences policières, soutenu par de nombreuses associations, syndicats et partis qui organisent une marche nationale pour la justice et la dignité.

Alors Théo, Adama et tous les autres on ne vous oublie pas !

Nous devons être nombreuses et nombreux à répondre présent :
• pour soutenir la légitime revendication de Vérité et de Justice portée par les familles victimes de violences policières
• pour dénoncer la banalisation inacceptable des discours xénophobes et des actes racistes
• pour en finir avec l'État d'urgence et ses mesures liberticides qui touchent particulièrement celles et ceux qui subissent le racisme
• pour exiger, contre l'Europe forteresse, l'accueil des migrant-e-s dans des conditions dignes et la régularisation des sans-papiers

Manifestation à Poitiers - place d'Armes le 18 mars - 14 h 30

Signataires :
La CIMADE Groupe Poitiers, DAL 86, Éducation-World 86, Sections de Poitiers et de Châtellerault de la Ligue des droits de l'Homme, RESF86, Solidaires 86, UD CGT 86, Ensemble 86, EELV Poitiers-Sud Vienne, Jeunes Communistes 86, NPA 86, PCF 86, PG 86


https://poitiers.demosphere.eu/rv/1138
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Re: marche pour la dignité et la justice, 19 mars 2017

Messagede bipbip » 17 Mar 2017, 08:50

Saint-Brieuc samedi 18 mars 2017

Marche pour la justice et la dignité

à 14h, jardin Allende, Saint-Brieuc.

Le 19 mars à Paris a lieu une marche pour la justice et la dignité, tout le monde ne pourra pas faire le déplacement.

CVA 22, Union Syndicale Solidaires 22, Sud Éducation, Ensemble 22, Attac 22, UD CGT, FA, UDB, PCF Saint-Brieuc, CNT 22, Alternative libertaire, FSU 22 soutenons les familles des victimes et relayons depuis Saint-Brieuc l'appel à la marche du 19 mars pour la justice et la dignité.

Nous appelons à un rassemblement le samedi 18 mars à 14h au jardin Allende à Saint-Brieuc.

Après lecture de l'appel, nous ouvrons un micro pour que chacun.e puisse témoigner/échanger.

http://www.rennes-info.org/Saint-Brieuc-Marche-pour-la



Pamiers (09) samedi 18 mars 2017

MARCHE Résistance aux Violences Policières

Image

https://ariege.demosphere.eu/rv/8975



Montpellier dimanche 19 mars 2017

MARCHE POUR LA JUSTICE ET LA DIGNITÉ

Dimanche 19 mars au Peyrou
12h repas tiré du sac et animations
14H départ en manifestation

Contre le racisme, les violences policières, la hogra,
la chasse aux migrant-e-s et pour la liberté de circulation


Le racisme agit sur la vie de millions de Noir-e-s, Arabes, Rrom-e-s, musulman-e-s… Entre 5 et 8 fois plus contrôlé-e-s par les flics, plus pauvres que la moyenne, discriminé-e-s à l'embauche, dans l'accès au logement ou à l'éducation, les racisé-e-s subissent directement la violence du racisme qui amplifie toutes les autres formes de discrimination (de classe, de sexe, de genre…). Un argument servant de base au racisme le plus large est qu'«on ne peut pas accueillir toute la misère du monde». Il y a déjà trop de chômage, trop de dettes… et trop de pays pauvres et en guerre, notamment à cause du colonialisme. Accepter cet argument, c'est se condamner à accepter aussi tous ceux qui justifient les politiques d'austérité… au nom de la même logique d'opposition des misères entre elles : on ne peut donner du travail à tout le monde, on ne peut pas rembourser tous les médicaments, faut baisser les salaires, etc.

Il est de plus en plus urgent de faire bloc le plus largement possible (et un mouvement) contre les offensives racistes et sécuritaires, contre le délit de solidarité. Il existe localement des mobilisations notamment autour de la solidarité avec les migrant-e-s mais aussi sur les violences policières, la répression, les sans-papiers, les Rrom-e-s, la lutte contre l'islamophobie, contre l'antisémitisme, etc. C'est l'occasion de faire converger ces luttes et de leur donner une visibilité. Ce qui s'est exprimé autour des habitant-e-s de la Roya est un signe.

C'est pour quoi nous appelons à manifester le dimanche 19 mars à Montpellier pour la Justice et la Dignité parce que :

La revendication légitime de Vérité et de Justice portée par ces familles victimes de violences policières doit être soutenue.

La banalisation des discours, des actes racistes et leur caractère structurel sont inacceptables.

Les droits démocratiques doivent être défendus face à l'état d'urgence et des mesures liberticides qui touchent particulièrement celles et ceux qui subissent le racisme.

L'accueil des migrant-e-s dans des conditions dignes et la régularisation de tous les sans papiers doivent être opposés à l'Europe forteresse.

Signataires : Cimade Languedoc-Roussillon, Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34, La Collective 34, Coordination des Groupes Anarchistes 34, Ensemble ! 34, RESF 34, NPA 34, Union Juive Française pour le Paix 34,


https://herault.demosphere.eu/rv/6758
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Re: marche pour la dignité et la justice, 19 mars 2017

Messagede bipbip » 18 Mar 2017, 17:53

Radio. DES FAMILLES MARCHENT CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES ET D’ÉTAT
Ce 19 Mars aura lieu à Paris la marche pour la justice et la dignité au départ de la place de la Nation.
Régulièrement depuis plus de 40 ans, c’est l’impunité la plus abjecte et les campagnes de criminalisation qui
répondent aux mobilisations de celles et ceux qui réclament vérité et justice pour leurs morts.
Le 10 Mars dernier,après 5 année d’un parcours judiciaire,un policier était condamné a 5 ans de prisons avec sursis et 5 ans d’interdiction de port d’arme pour avoir tiré dans le dos de Amine Bentounsi.
c’est dans ce contexte que nous recevons Christian,de l’assemblée des blessés des armes de la police et par téléphone Farid frère de Wissam El Yamni, jeune Clermontois mort en janvier 2012 quelques jours après avoir été interpellé par la police.
à écouter : https://actualitedesluttes.info/?p=1755


Violences policières : Marchons pour la justice et la dignité

Le dimanche 19 mars, une marche pour la justice et la dignité s’élancera de la place de la Nation à Paris. Appelée par les familles des victimes de crimes policiers, cette marche est une nouvelle occasion de rappeler la nécessité d’une riposte unitaire et déterminée face aux racismes et aux violences d’État.

Amine Bentounsi, Lamine Dieng, Rémi Fraisse, Adama Traoré, Ali Ziri… et tant d’autres. « Un par mois. C’est en moyenne le nombre de pères, de frères, de fils que nous perdons à cause de la brutalité des forces de l’ordre » : c’est par ces mots que s’ouvre l’appel des familles de victime à la marche du 19 mars. Le texte de cet appel (qu’AL a signé) convoque par la suite toutes les raisons qu’il y a de marcher pour la justice et la dignité : pour faire face à l’état d’urgence, dénoncer la guerre aux migrants, migrantes et réfugié.e.s, refuser le racisme d’État et les violences policières qui s’abattent sur les populations des quartiers populaires comme sur le mouvement social – zadistes, manifestants et manifestantes, syndicalistes embastillé.e.s, etc., pour leur lutte contre la loi travail et son monde [1].

Comme pour la Marche organisée par la Mafed en octobre 2015 [2], la Marche du 19 mars est appelée par les premières et premiers concerné.e.s, et c’est fondamental parce que l’auto-organisation progresse et que ça garantit que les paroles comme les revendications ne soient pas confisquées [3].

Bâtir un front antiraciste et social

Le viol de Théo Luhaka, intervenu après la publication de l’appel, a entraîné des rassemblements et manifestations un peu partout, des lycéennes et lycéens ont battu le pavé par milliers pour dénoncer ce crime odieux, et la marche du 19 mars apparaît désormais comme le prochain rendez-vous pour toutes et tous. Dans plusieurs villes, des cars sont annoncés.

Afin d’élargir au maximum le spectre des organisations appelantes, un texte plus court, en quatre points, a été élaboré qui a notamment entraîné le ralliement d’Attac ou de Solidaires. Un appel anticolonialiste s’y est ajouté. Enfin, dernière en date, une tribune « Syndicalistes, nous marcherons le 19 mars » [4], rappelle l’importance de lier antiracisme et question sociale. Toutes ces initiatives annonce une mobilisation importante et c’est là l’essentiel. Car l’enjeu dans les mois à venir est bien de bâtir un front antiraciste et social. Comme le rappelle la tribune citée plus haut : « Si les discriminations ne se réduisent pas à la domination sociale, elles s’articulent à celle-ci pour la renforcer. Combat social et antiraciste, loin d’être antagoniques, doivent se nourrir l’un l’autre. »

Sur ce chemin, il reste encore beaucoup à parcourir, mais la Marche du 19 mars en est une étape incontournable.

Théo Rival (AL Orléans)


[1] Le texte d’appel est consultable sur le blog « Marche 19 mars » hébergé par Mediapart.

[2] Voir « Ce qu’annonce le succès de la Marche pour la dignité », communiqué d’AL du 1er novembre 2015.

[3] Lire « Quelles luttes antiracistes en France ? » dans AL n°265 d’octobre 2016.

[4] Cette tribune est également publiée sur Mediapart (Blog « à celles et ceux qui s’organisent ») : https://blogs.mediapart.fr/les-invites- ... le-19-mars

http://www.alternativelibertaire.org/?V ... chons-pour


19 mars : Pour la justice et la dignité

Le 19 mars, c’est une mobilisation contre le racisme qui gangrène l’État, les médias, la police et la justice. La police n’hésite pas à employer la violence pour défendre l’ordre social (souvenons-nous de la répression des manifestant.es contre loi Travail). Et quand ses victimes n’ont pas la peau blanche, elle cogne plus fort encore !

Quand la police blesse, mutile, humilie ou tue, que ce soit Adama Traoré, Théo Luhaka ou tous les autres, la justice se fait complice. Comme si les injures, les blessures et les morts ne suffisaient pas, elle relaxe les policiers ou les condamne à de faibles peines. Alors qu’au même moment, celles et ceux qui se révoltent contre ces injustices sont présenté.es comme des délinquant.es et prennent de la prison ferme.

C’est seulement grâce au combat des collectifs pour la justice et la vérité que les victimes réussissent à faire sim­plement appliquer la loi. Les médias donnent la parole à de soi-disant experts réactionnaires, qui se lâchent de plus en plus à l’approche de l’élection présidentielle. Au point que le responsable d’un syndicat de policiers puisse tranquillement déclarer à la télévision que l’insulte « bam­boula » est « convenable ».

Au fil des années, de la répétition de ces violences et de leur impunité, on comprend bien qu’il ne s’agit pas de bavures et de cas exceptionnels. C’est un véritable système d’intimidation des habitantes et des habitants dans les quartiers populaires. Le fait que les Brigades anticriminalité se comportent comme des troupes d’occupation en zone hostile est un héritage de la période coloniale.

Mépris et répression

Les migrantes et les migrants qui n’ont commis d’autre crime que de n’avoir pas de titre de séjour, doivent subir le harcèlement des préfectures, celui des policiers qui volent leurs couvertures et les empêchent même de dormir par terre, dans la rue.

Face à ce drame, il n’y a qu’une réponse politique possible : la régula­risation des sans-papiers, et la liberté de circulation. Disons-le clairement : l’« invasion mi­gratoire » est un mythe. Un million de migrant.es, c’est 0,2 % de la population européenne.

Le bluff de l’état d’urgence

L’état d’urgence n’a empêché aucun attentat terroriste. Il a en revanche été utile pour museler les mouve­ments contestataires. Et s’est surtout traduit par une stigmatisation accrue des musulman.es, visé.es par la majorité des perquisitions et des assignations à résidence. Pourtant, moins de 1 % de ces mesures « préventives » ont débouché sur des enquêtes judiciaires pour faits de terrorisme.

Justice et dignité

Quand on réclame la fin du har­cèlement, des discriminations au travail et au logement, du racisme au quotidien, les pouvoirs publics en font retomber la faute sur celles et ceux d’entre nous qui n’ont pas la peau assez blanche ou qui n’ont pas un nom assez « français », en prétextant qu’ils ont « un problème d’intégration » ! C’est inverser les responsabilités, et c’est inacceptable.

La solution ne viendra pas des politiciens, mais de nous-mêmes, et des solidarités que nous aurons tissées.

Que ce soient les révoltes des quartiers populaires, les blocages de lycée, les manifestations, nous refusons la crimi­nalisation de nos luttes. Continuons à nous organiser collectivement pour construire un mouvement antiraciste puissant et combatif. Nous n’aurons que ce que nous prendrons !

http://www.alternativelibertaire.org/?1 ... tice-et-la

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Tract PDF à télécharger : http://www.alternativelibertaire.org/IM ... s_2017.pdf
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Re: marche pour la dignité et la justice, 19 mars 2017

Messagede Pïérô » 20 Mar 2017, 08:08

Paris: quelques milliers de manifestants et des échauffourées contre les "violences policières"
http://actu.orange.fr/france/paris-quel ... 9d8ee.html

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Re: marche pour la dignité et la justice, 19 mars 2017

Messagede spleenlancien » 20 Mar 2017, 13:04

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Re: marche pour la dignité et la justice, 19 mars 2017

Messagede Pïérô » 21 Mar 2017, 00:04

Je l'avais vue en recherchant une vidéo, mais celle-ci passe trois quarts de la vidéo sur les lancés d'une petite partie du cortège qui fermait la manif. C'est vraiment cultiver une image qui n'est pourtant pas celle de cette manifestation, et qui a encore rempli les articles des merdias. Alors évidemment la mise en scène et le symbole de l'insurrection et de l'affrontement, pourquoi pas, mais peut être plutôt quand on peut s'assurer d'une participation un peu plus importante. Là, au delà en plus de la mise en scène, il y a matière à interroger la dimension avant-gardiste, à l'arrière garde en plus, non seulement "militairement" mais surtout politiquement dans un cadre comme celui-ci, où déjà se pose des questions de sens et de fond, pour en rajouter en une forme qui en plus des gazs respirait la misère. Il y avait eu des débats sur cette question dont une partie se trouve sur Paris-lutte.infos.
Ce n'est pas là dessus qu'il faut se focaliser, mais bien sur le comment continuer à construire une réponse massive qui ne soit pas polluée par les réformistes qui pensent qu'il peut y avoir une bonne république égalitaire et les confusionnistes type PIR qui d'ailleurs rejoignent au final les premiers sur ce terrain. Il y aurait un "antiracisme moral" et un "antiracisme politique", je pense qu'il y a un truc pas nouveau entre humanisme bourgeois et volonté de révolution sociale. Alors comment articuler une dynamique qui semble vouloir s'autonomiser de l'humanisme bourgeois en posant notamment de réelles questions sociales et construire une force collective nécessaire avec un réel projet émancipateur ? C'est cela qui fait pour nous enjeu.
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Re: marche pour la dignité et la justice, 19 mars 2017

Messagede bipbip » 22 Mar 2017, 09:18

À Paris, des milliers de personnes ont demandé la fin des violences policières

Dimanche 19 mars, des milliers de personnes ont marché à Paris pour protester contre les violences policières. Unissant, non sans mal, collectifs des quartiers populaires et organisations politiques ou syndicales, mais aussi zadistes de Notre-Dame-des-Landes.
Paris, reportage

... https://reporterre.net/A-Paris-des-mill ... policieres
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Re: marche pour la dignité et la justice, 19 mars 2017

Messagede bipbip » 30 Mar 2017, 18:04

Paris jeudi 30 mars 2017

Réunion publique
Justice, dignité et liberté dans notre quartier

à 19h, Salle Saint Bruno, 9 rue Saint Bruno, Paris 18e

Après la marche du 19 mars pour la justice et la dignité organisée par les familles des victimes de la violence policière, le collectif 19 mars Paris 18ème, l'ATMF et le collectif Sans voix Paris 18ème organisent une réunion publique pour discuter de la suite du mouvement dans le 18ème.

Pour le collectif 19 mars Paris 18ème:
• La revendication légitime de Vérité et de Justice portée par ces familles victimes de violences policières doit être soutenue.
• La banalisation des discours, des actes racistes et leur caractère structurel sont inacceptables.
• Les droits démocratiques doivent être les défendus face à l'Etat d'urgence et des mesures liberticides qui touchent particulièrement celles et ceux qui subissent le racisme.
• L'accueil digne des migrantEs et la régularisation de tous les sans-papiers doivent être opposés à l'Europe forteresse.

https://paris.demosphere.eu/rv/54290

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Re: marche pour la dignité et la justice, 19 mars 2017

Messagede Pïérô » 20 Avr 2017, 13:14

Retour sur la marche pour la justice et la dignité du 19 mars dernier

Retour sur la marche pour la justice et la dignité du 19 mars dernier

Entre 10 et 20000 manifestants ont participé à cette marche, ce qui est une réussite pour une initiative qui ne vient pas de la « gôche » officielle. Une manifestation aux composantes très diverses (familles de victimes, collectifs de sans papiers, des foyers, de banlieue, extrême gauche traditionnelle, mouvements décoloniaux, cortège antifasciste, « cortège de tête » (1)...), relativement colorée, un cortège dynamique avec des slogans variés. Une initiative qui a suscité aussi beaucoup de polémiques et qui pose pas mal de questions politiques importantes pour la suite.

Petit historique

A l’origine de la marche, un appel de familles de victimes de violences policières. Nous l’avons publié dans Courant Alternatif du mois de février. Cet appel avait le mérite de faire la jonction entre les violences policières racistes, la répression contre le mouvement social et l’état d’urgence. Il allait dans le sens de la convergence et des ponts à construire entre les diverses composantes de ceux et celles qui s opposent a cette société, et particulièrement les victimes des violences policières, l’antiracisme politique et les acteurs du mouvement social de ces derniers mois. Au départ, il était signé par pas mal de petits collectifs et très peu d’organisations. Les initiateurs/trices de l’appel essayaient de sortir de leur isolement et ont rapidement proposé un appel plus bref pour tenter (avec succès d’ailleurs) d’obtenir plus de soutien. Ce nouvel appel tenait en quatre points, plus consensuels, vérité et justice pour les familles, contre la banalisation du racisme, contre l’état d’urgence, pour la régularisation de tous les sans-papiers. Enfin, « sortir du colonialisme » organisait une semaine anticoloniale dans laquelle il appelait à soutenir la marche. Dans un premier temps, certaines organisations (le PCF par exemple) ont été signataires de la semaine, sans pour autant signer explicitement l’appel à la marche du 19 mars. Il y avait donc trois appels différents mais reliés entre eux. Par ailleurs, un certain nombre d’organisations et de collectifs ont décidé d’appeler à la marche sans signer l’appel, sur leurs propres bases. Pour finir, un nombre assez important de collectifs divers ont signé l’appel des familles à la marche (dont le FUIQB), quelques syndicats Sud et très peu d’organisations politiques (AFA, AL, CGA, NPA, VP, OCL Paris, PIR...), majoritairement signataires dès le départ. L’appel en quatre points a été peu signé, mais par des structures plus importantes (ATTAC, DAL, Ensemble !, Sud, UD-CGT...). Le Parti de Gauche, les Verts, le PCF... se sont ralliés à la marche à la dernière minute.

En fait, ceux qui ont le plus oeuvré pour le succès de la marche, ce sont le pouvoir, sa police et sa justice : acharnement contre la famille Traore, affaire Théo.... Et on peut considérer cette marche comme un succès du point de vue du nombre. Plus de 10000 manifestants pour une initiative autonome de la gauche institutionnelle, par des organisateurs peu importants et peu implantés, c’est pas mal. Une nuance à apporter cependant : il y avait très peu de cortèges de banlieue présents en tant que tels. Les enjeux sont d’importance. Il s’agit de rendre visibles les violences policières importantes subies en continu dans les quartiers populaires dans un silence médiatique et politique complet. Il s’agit à travers cette visibilisation de dénoncer le racisme d’état, le racisme structurel dans notre société. L’enjeu est aussi de travailler à une jonction entre ce qui se passe dans les quartiers populaires et les mobilisations sociales notamment autour de la loi travail, à une solidarité réelle entre deux types de victimes de la répression policière. L’enjeu enfin est de poser dans le débat public les questions des violences policières, de l’état d’urgence, du racisme structurel en période électorale, période plus que propice à tous les discours sécuritaires.

Il faut d’ailleurs noter que la mobilisation policière était massive. Certains départs de banlieue (c’est une tradition dans certaines communes de faire un rassemblement local d’abord) ont été interdits. Il y a pourtant eu très peu d’affrontements. Démonstration a été faite que le « cortège de tête » est capable de manifester dans le calme s’il estime que l’objectif politique l’exige (à quelques incidents de fin de manif près). Il faut noter aussi le silence médiatique quasi-total. Il n’a jamais été question de la marche dans les grands media avant. Pendant le week end, les media ont préféré se focaliser sur Mélenchon le samedi et Hamon le dimanche. C’est une version policière qui a été diffusée (d’abord 7000 manifestants, chiffres de la police, puis carrément 5000 manifestants et zoom sur les « violences »).

Des débats importants

Dès le départ, cette initiative a fait l’objet de nombreuses critiques, qui n’ont fait que s’amplifier, des critiques très contradictoires entre elles car venant de milieux différents, critiques pour certaines justifiées.

Tout d’abord, dans certains milieux, la seule signature qui a été prise en considération est celle du PIR, et il semble que pour certains, ceci suffise à refuser toute mobilisation commune sur le sujet. Cette initiative ne vient pas du PIR, mais de certaines familles. Ces proches des victimes, au fil de leurs années de combat, se sont conscientisées, politisées, quand elles ne l’étaient pas au départ, et il y a une certaine dose de mépris à les considérer comme des marionnettes aux mains d’un groupuscule. Ce n’est pas parce que ce sont des proches des victimes que nous sommes obligé-es d’être politiquement d’accord avec elles, mais elles sont bien à l’initiative. Et lorsqu’un appel est lancé, c’est bien le contenu de l’appel qui doit nous déterminer en premier. Et le contenu de cet appel faisait du bien dans la conjoncture actuelle. Certes, le PIR a une influence dans cette mobilisation, mais il n’en a pas la direction. Et comment combattre son influence si on ne participe pas aux mobilisations contre les violences policières au prétexte de leur présence ?

Il y a eu bien sûr des tensions et des désaccords dans le collectif tout au long de la préparation de la marche. L’assistance était diverse et loin d’être unie politiquement, c’est la conscience des enjeux qui nous a fait asseoir autour de la même table, en mettant certaines questions sous le tapis. Dès le départ il y a eu des divergences autour de la participation des sans-papiers et des foyers qui n’allaient pas de soi pour certain-e-s. Le même mépris pour les familles de certains milieux qui les prennent pour des marionnettes aux mains du PIR existe dans d’autres milieux qui prennent les sans-papiers pour des marionnettes aux mains de l’extrême-gauche (sous-entendue blanche). Et surtout, dans le non-dit, pour des gens qui cherchent à tout prix une alliance avec une gauche plus institutionnelle, la reconnaissance par les grands partis, revendiquer la liberté d’installation, ce n’est pas le meilleur moyen. On notera que cette revendication est bien restée un axe important de la mobilisation, axe dont on pouvait pourtant déplorer l’absence dans l’appel.

On en arrive aussi au cœur de critiques certainement plus importantes et plus justifiées. Déjà, les familles en lutte sont divisées politiquement. Certaines ont refusé de participer à la marche, personne ne peut se poser en représentant de l’ensemble des familles. C’est d’ailleurs bon signe, signe de ce que les familles ne se réduisent pas à des victimes, mais qu’il y a bien des collectifs de lutte, avec des débats et des oppositions. Le contraire serait inquiétant. Certains collectifs de banlieue ont beaucoup hésité avant de se joindre à l’initiative, d’autres ne l’ont pas fait.

Des divergences politiques ont commencé à se faire jour au sein du collectif à l’approche de la marche. Tout d’abord autour de la traditionnelle question de savoir qui allait parler au nom de qui. Il a été décidé qu’aucune organisation politique ne s’exprimerait à la tribune (ou toutes, ce qui faisait trop). Mais aussi sur l’attitude à avoir vis à vis du parti de gauche, qui a invité la marche à son meeting, sans pour autant mobiliser pour elle. La présence du PG à la marche était présentée comme le signe d’une victoire politique des tenants de l’antiracisme politique. C’est relativement inquiétant pour la suite de ne pas avoir même le minimum de réflexion sur la démagogie qui accompagne toute campagne électorale.

Le cœur de la critique de cette initiative peut être résumé par un extrait d’une tribune libre parue dans « quartiers libres » le 17 mars : « Une des critiques les plus importantes sur la marche est celle de l’arc de force qu’ont construit certains de ces organisateurs. Cela va des artistes en mode « je m’engage le temps d’un tube » jusqu’à celle du Parti de Gauche. Ce mix entre showbiz et politique rappelle les stratégies à la mode SOS racisme qui ont été et qui reste la marque de « l’antiracisme moral des jours de fêtes ». Que certains s’interrogent sur le sens de ces mises en scène ne peut être balayé par un simple constat sous Facebook comme le fait Hourria Bouteldja. ». Précisons que les mêmes critiques reprochent l’absence de la thématique de l’islamophobie dans la campagne et le cortège, et l’expliquent par cet opportunisme.

Et c’est bien ça qui va se jouer dans la suite de la marche. Ses organisateurs n’ont jamais caché qu’ils visaient un « après-marche », la construction d’une suite politique. Et ils ont raison. Cette marche serait de peu d’intérêt si elle s’en arrêtait là. L’enjeu après la marche reste le même qu’avant : comment prendre en compte la question du racisme structurel dans les luttes sociales, comment sortir les banlieues d’un statut (2) qui en font le lieu de tous les fantasmes y compris dans nos milieux, comment opérer une jonction réelle des luttes, ou à défaut des collectifs militants. Et ce n’est certainement pas en cherchant une alliance institutionnelle ou en courant les medias qu’on construira ce rapport de forces.

OCL Paris-Banlieue

(1) « Cortège de tête » qui cette fois-ci était en queue.

(2) Les banlieues n’apparaissent dans le paysage médiatique et politique que sous l’angle des violences, du non droit, etc. La réalité des banlieues, qui concentrent la population la plus nombreuse, et la grande majorité des exploité-e-s, elle, reste totalement ignorée.


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