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Messagede Kzimir » 04 Avr 2013, 14:52

Moi je le trouve plutôt assez clair : C'est quand même un des rares haut-dignitaires musulmans à être clairement républicain, à être très critique par rapport au Hamas par exemple, à attaquer Tarik Ramadan, ou à dans certains interviews dire qu'il y a un problème islamiste en France. Après ça reste un religieux, donc il se place d'un point de vue conservateur (notamment sur l'homosexualité). C'est quelqu'un de beaucoup plus éloigné des islamistes que par exemple l'UOIF.
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Messagede charlelem » 04 Avr 2013, 15:14

Non je ne suis pas d'accord avec ton analyse, il n'est pas clair du tout : pour rester au pouvoir (recteur de la mosquée de Paris c'est un poste politique) il a fait des alliances.
Dalil Boubakeur n'est pas un simple religieux.
L’intérêt des actions des FEMEN c'est qu'elles provoquent et obligent ainsi à clarifier les positions.
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Messagede DjurDjura » 04 Avr 2013, 16:10

Kzimir a écrit:J'ai lu que les Femens étaient allées faire un happening contre les salafistes devant la grande mosquée de Paris ... Quelqu'un peut m'expliquer le sens politique de cette initiative ? Parce que vu le positionnement politique de la grande mosquée, le seul sens que je vois c'est "musulmans = salafistes", et je trouve ça un peu nauséabond.



musulma = salafiste ????????? pour qui , les dirigeants de la grande mosquee sont certes traditionnalistes et plutot conservateur de la a dire salafiste c'est extremement exagere

Les femens ont brulé le drapeau noir des salafistes et d'aqmi devant la mosquee




Image
Meriam, activiste Femen d'origine tunisienne a brûlé aujourd'hui, devant la Grande Mosquée de Paris, le drapeau noir des salafistes, comme geste symbolique contre la sauvagerie de l'extrémisme religieux et comme réponse à l'appel récent de certains salafistes tunisiens à lapider l'autre activiste tunisienne du même mouvement Amina.
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Messagede bipbip » 31 Mai 2013, 00:24

La Femen tunisienne reste en prison

«Free Amina ! »
Trois Femen arrêtées à Tunis

http://www.lemonde.fr/tunisie/article/2013/05/30/la-femen-tunisienne-reste-en-prison_3421403_1466522.html
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Messagede bipbip » 06 Juin 2013, 13:26

Communiqué
Coordination Française Marche Mondiale des Femmes

Liberté pour Amina, Marguerite, Paulina et Josephine !

Liberté d’expression !


Le 30 mai, Amina Sbouï, condamnée à 150 euros d’amendes pour port illégal d’un aérosol lacrymogène, a été maintenu en prison dans l’attente d’un nouveau procès pour « atteinte aux bonnes moeurs et profanation de cimetière », délits passibles de six mois et deux ans de détention.

Le 5 juin, le procès des militantes des Femen pour « outrage publlic à la pudeur et atteinte aux bonnes mœurs » s’est terminé par un report le 12 juin et le refus de leur mise en liberté conditionnelle. Ce renvoi est, en quelque sorte, une réponse positive aux demandes des salafistes de se porter partie civile.

Nous, militantes de la Marche Mondiale France, condamnons le maintien en prison de ces 4 activistes du mouvement Femen et l’aggravation des chefs d’accusation, porte ouverte à des peines beaucoup plus lourdes.

Manifester pacifiquement pour une cause, celle des droits des femmes tunisiennes en l’occurrence, ne peut en aucun cas conduire en prison.

Nous demandons donc leur libération immédiate et leur exprimons notre solidarité dans ces moments très difficiles.

Amina devait poursuivre ses études en France. Nous demandons au gouvernement français, à Laurent Fabius et à Najat Vallaud Belkacem de faire en sorte qu’elle le puisse et d’œuvrer à la libération des 4 Femen.

Paris le 5 juin 2013
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Messagede bipbip » 09 Juin 2013, 12:56

Dans une lettre ouverte publiée sur le site Nawaat, l'oncle maternel d'Amina, la Femen tunisienne, salue le courage de sa nièce et alerte l'opinion sur son maintien en détention.
http://www.courrierinternational.com/ar ... en-tunisie
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Messagede bipbip » 11 Juin 2013, 10:19

Écrivain(e)s maghrébin(e)s en soutien à Amina
"Nous, écrivains maghrébins, présents à la Comédie du livre de Montpellier, soutenons sans condition Amina, la Femen tunisienne, la première Femen arabe. Par son acte courageux, elle révèle que la cause des femmes est mise en péril par l’hégémonie islamiste qui veut renforcer l’ordre patriarcal déjà existant. Nous reconnaissons en elle un sujet qui clame haut et fort la double revendication de la liberté de conscience et de la liberté de disposer de son corps. Au moment où elle est arrêtée, condamnée, toujours incarcérée, de nouveau poursuivie, maltraitée, menottée, voilée du voile de l’opprobre, passant encore devant le juge, menacée d’un autre procès inique, nous réclamons sa liberté immédiate et lui réitérons notre soutien."

Texte signé par :
Abdelwahab Meddeb, Sophie Bessis, Boualem Sansal, Fouad Laroui, Amin Zaoui, Mohamed Berrada, Azza Filali, Habib Selmi, Amina Saïd, Yahia Belaskri, Maïssa Bey, Wassyla Tamzali, Cécile Oumhani, Habib Tengour, Djemaï Abdelkader, Mourad Djebel, Samira Negrouche, Malika Mokeddem, Tahar Bekri, Mahi Binebine, Malek Chebel, Leïla Sebbar, Yamen Manai, Abdellatif Laâbi, Benjamin Stora, Salim Bachi, Colette Fellous, Anouar Benmalek
http://www.midilibre.fr/2013/06/09/mont ... 713391.php
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Messagede Ulfo25 » 12 Juin 2013, 21:15

Article Le Monde"Trois Femen condamnées à quatre mois de prison ferme en Tunisie" :

Les trois jeunes femmes, deux Françaises et une Allemande, ont hurlé "Free Amina", la militante Femen emprisonnée dans l'attente de son procès jeudi à Kairouan pour le port illégal d'un spray lacrymogène.

Trois militantes européennes du groupe Femen ont été condamnées mercredi 12 juin en Tunisie à quatre mois de prison pour une action seins nus, un jugement portant atteinte à la liberté d'expression dans ce pays dirigé par des islamistes selon leurs partisans. Le ministère des affaires étrangères français a déclaré "[regretter] la sévérité de la peine".

Les deux Françaises et l'Allemande, emprisonnées depuis le 29 mai, devront purger une peine de "quatre mois et un jour de prison ferme pour atteinte aux bonnes moeurs et à la pudeur", a déclaré un de leurs avocats, Souhaib Bahri. Le juge a cependant refusé la demande de constitution de partie civile de 14 associations islamiques.

"NOUS ALLONS POURSUIVRE NOS ACTIONS EN TUNISIE"

Pour Inna Shevchenko, la dirigeante de Femen, cette lourde peine va mener à de nouvelles actions à Tunis et prouve le caractère "dictatorial" de la Tunisie, qui dans la foulée de la révolution de 2011, a porté les islamistes du parti Ennahda au pouvoir. "C'est une décision politique qui confirme le caractère dictatorial de la Tunisie pour qui il est plus simple de mettre des filles en prison que de reconnaître que les femmes ont le droit de disposer librement de leur corps", a-t-elle déclaré depuis Paris. "Nous sommes très en colère après ce verdict très dur et nous allons poursuivre nos actions en Tunisie, nous les préparons déjà, nous allons les élargir, les multiplier. On ne va pas s'arrêter", a-t-elle martelé.

Les islamistes au pouvoir en Tunisie sont régulièrement accusés de vouloir s'en prendre aux acquis des femmes tunisiennes qui, sans bénéficier de l'égalité des sexes, disposent des droits les plus larges dans le monde arabe.

VISITE DE HOLLANDE EN JUILLET

Les avocats français des Femen, Patrick Klugman et Yvan Terel, ont de leur côté exprimé leur "consternation" et dénoncé une atteinte à la liberté d'expression, en précisant que leurs clientes feraient appel. "C'est une condamnation extrêmement lourde. C'est une atteinte grave à la liberté d'expression, pas seulement pour ces filles, mais pour la liberté d'expression en général", ont-ils déclaré. Dans la matinée, ils avaient prévenu qu'en cas de maintien en détention de leurs clientes, leur objectif serait de renforcer "la mobilisation internationale surtout dans la perspective de la venue de François Hollande", dont une visite à Tunis se préparerait pour début juillet.

Les trois militantes de Femen avaient été arrêtées lors d'une manifestation seins nus à Tunis en soutien à une camarade tunisienne emprisonnée, Amina Sboui. Lors du procès mercredi matin, elles n'ont exprimé aucun remord pour leur action, la première de ce type dans le monde arabe.

"Je suis venue le 28 mai pour faire une manifestation politique et soutenir Amina", a expliqué Josephine Markmann, la militante allemande. Interrogée par le juge sur ses intentions de récidive, elle a rétorqué selon une traduction en arabe : "Je me réjouis de chaque opportunité pour exprimer mes positions politiques." "Dévoiler nos seins n'est pas pour créer une excitation sexuelle, il s'agit d'une forme de militantisme", a déclaré l'une des Françaises, Marguerite Stern.

"C'EST L'ISLAM QUI HONORE LA FEMME"

Les avocats des associations islamiques ont pour leur part attaqué les jeunes militantes : "C'est l'islam qui honore la femme et lui offre sa liberté et non le fait de se dévêtir", a lancé Slah Khlifi. Un autre avocat a cité un proverbe arabe : "Une femme libre préfère être affamée que de manger grâce à ses seins."

La militante Femen tunisienne Amina Sboui, que les Européennes étaient venues défendre, est en détention depuis le 19 mai. Arrêtée pour avoir peint "FEMEN" sur le muret d'un cimetière musulman pour protester contre un rassemblement salafiste à Kairouan (Centre), elle risque deux ans de prison pour profanation de sépulture et six mois pour d'atteinte aux bonnes mœurs. Ces peines peuvent être considérablement alourdies si Amina est reconnue coupable d'avoir agi en bande organisée.

Le groupe Femen a accompli mercredi plusieurs actions seins nus de soutien à ses militantes, notamment devant le Parlement européen à Bruxelles et les ambassades de Tunisie en Suède et en Espagne.
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Messagede Ulfo25 » 19 Juin 2013, 15:00

Appel en faveur des Femen emprisonnées en Tunisie sur Le Monde :

Pour la libération des Femen en Tunisie

Le Monde.fr | 18.06.2013 à 16h56 • Mis à jour le 19.06.2013 à 10h24 | Par Caroline Fourest (Ecrivaine et journaliste), Nadia El Fani (Cinéaste), Aliaa El Mahdy (Cyberdissidente égyptienne ), Taslima Nasreen (Ecrivaine) et Inna Shevchenko (Porte-parole de Femen)


Dans quelques semaines, début juillet, François Hollande doit se rendre en Tunisie. Ce sera sa première visite officielle dans ce pays qui traverse une période de transition incroyablement complexe et difficile, partagée entre les espoirs soulevés par la révolution et l'angoisse de voir un régime autoritaire succéder à un autre. Au moment où il foulera le sol de Tunis, il aura en tête ce contexte, éminemment délicat, mais nous lui demandons de garder en tête quatre visages et prénoms. Amina, Pauline, Joséphine et Marguerite. Une Tunisienne, une Allemande et deux Françaises. Quatre Femen. Elles croupissent actuellement en prison à cause de sanctions totalement disproportionnées au regard de leurs actes et contraires aux normes attendues d'un Etat de droit.

Trois d'entre elles, dont deux activistes françaises, viennent d'écoper de quatre mois de prison ferme pour avoir manifesté seins nus devant le Palais de justice. Un acte considéré comme une "atteinte à la pudeur, aux bonnes mœurs et trouble à l'ordre public", alors qu'il s'agissait d'une protestation pacifique, demandant la libération d'Amina, la première Femen tunisienne, elle-même détenue de façon arbitraire depuis plusieurs semaines.

Son crime ? Un simple tag. Avoir tracé le mot Femen sur un muret. Quelques lettres tracées pour défier la rage obscurantiste de 40 000 salafistes qui prétendaient se rassembler en toute illégalité à Kairouan, le 19 mai dernier. Ces manifestants-là, qui ont fait plusieurs blessés parmi les policiers anti-émeutes, ont été relâchés. Les terroristes ayant attaqué l'ambassade américaine et causé des millions de dégâts n'ont écopé que de peines avec sursis. Les assassins de Chokri Belaïd courent toujours. Les extrémistes qui attaquent des cinémas, des expositions d'artistes ou brûlent régulièrement des mausolées ne sont presque jamais retrouvés. Mais Amina risque six à douze ans de prison pour "atteinte aux bonnes mœurs", "profanation de tombeau" et "association de malfaiteurs".

Amina, Pauline, Joséphine et Marguerite sont des prisonnières politiques. La lourdeur des jugements qui les frappent, de la prison ferme et non une simple amende, ne laisse aucun doute à ce sujet. Elles ne sont pas les seules à endurer cette forme de répression depuis la révolution. Ghazi Beji et Jabeur Mejri, deux blogueurs, ont été condamnés à sept ans et demi de prison pour blasphème. L'un par contumace. Il a dû se réfugier en France. L'autre purge sa terrible peine dans l'indifférence générale. La journaliste france-tunisienne, Hind Meddeb, est poursuivie pour avoir dénoncé la lourdeur de la condamnation du rappeur Weld el 15 : deux ans de prison ferme pour une chanson irrévérencieuse envers la police.

Quant à la réalisatrice Nadia El Fani, elle ne peut plus retourner dans le pays de son enfance, où elle risque jusqu'à six ans de prison pour avoir réalisé un film sur la laïcité : Laïcité Inch'Allah ! Son avocat a également récemment été persécuté pour "sodomie"... A travers ces jugements, éminemment politiques, la justice tunisienne montre un terrible visage : faible avec les terroristes et dur avec les esprits libres. Le pire des lois de Ben Ali contre le meilleur des acquis de Bourguiba. Toutes ces affaires trahissent un climat irrespirable et préfigurent un Etat religieux et non civil, autant dire le renoncement à la démocratie réelle en Tunisie. Elles ne peuvent laisser indifférent.

Nous ne demandons pas au président de renoncer à aller en Tunisie. Bien au contraire, il doit s'y rendre pour demander la libération de ces prisonniers politiques. Sans se laisser intimider par ceux qui crieront à l'ingérence ou convoqueront le passé. Rien, ni la "stabilité" des relations franco-tunisienne ni les intérêts économiques ne justifient de fermer les yeux sur ces lois iniques et la façon dont elles sont appliquées. François Mitterrand, en son temps, a su oublier les pudeurs diplomatiques pour défendre la cause des dissidents lors de son voyage à Moscou.

Aujourd'hui, les dissidents sont à Tunis, au Caire, à Alger, à Doha, à Riyad, partout où l'internationale théocratique tente de gagner du terrain sur la démocratie et les valeurs universelles.

Au nom de ses dissidents sans voix, nous lui demandons d'interpeller son homologue, le président tunisien, qui se targue d'être un ancien activiste des droits de l'homme, qui a pu se réfugier en France lorsqu'il était lui-même persécuté sous l'ancien régime, mais se tait face aux violations du droit élémentaire à la liberté d'expression par son propre gouvernement.

A François Hollande d'exiger à Tunis la libération d'Amina (18 ans), de Pauline (27 ans), de Joséphine (19 ans) et de Marguerite (22 ans). Non pas parce deux de ces prisonnières politiques sont des ressortissantes françaises, mais bien parce que les droits des femmes et le droit à la liberté d'expression sont des valeurs universelles, et que François Hollande avait promis d'en faire le cœur de sa diplomatie. Ce voyage sera pour nous un test : savoir si ces mots ont un sens.

Darina Al Joundi, auteure-comédienne ; Elisabeth Badinter, philosophe ; Faouzia Charfi, universitaire ; Djemila Benhabib, journaliste et essayiste ; Lina Ben Mhenni, cyberdissidente tunisienne ; Sadok Ben Mhenni, activiste tunisien ; Raja Ben Slama, psychanalyste et universitaire ; Karim Ben Smail, éditeur ; Nédra Ben Smail, psychanalyste ; Abdennour Bidar, philosophe ; Dounia Bouzar, auteure et anthropologue ; Rachida Brakni, comédienne ; Caroline Eliacheff, psychanalyste ; Cherif Ferjani, professeur universitaire ; Caroline de Haas, activiste féministe ; Françoise Héritier, anthropologue ; Salah Horchani, universitaire, militant des droits humains ; Abdelwahab Meddeb, écrivain, universitaire ; Nine Moati, écrivaine ; Said Sadi, ancien député algérien, fondateur de la Ligue algérienne des droits de l'homme ; Martine Storti, présidente de Féminisme ; Maya Surduts, collectif national pour les droits des femmes.

Caroline Fourest (Ecrivaine et journaliste), Nadia El Fani (Cinéaste), Aliaa El Mahdy (Cyberdissidente égyptienne ), Taslima Nasreen (Ecrivaine) et Inna Shevchenko (Porte-parole de Femen)
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Messagede Blackwater » 19 Juin 2013, 16:10

Et Caroline Fourest et Riposte Laïque passent pour des féministes radicaux aux yeux de certains naïfs...
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Messagede bipbip » 11 Juil 2013, 15:51

Free Amina Toulouse 4 juillet 2013 - Rassemblement de solidarité féministe (& répréssion)
Communiqué

Ce jeudi 4 juillet, lors d’un rassemblement devant le consulat de Tunisie à Toulouse (organisé par le collectif de solidarité féministe avec la FEMEN Amina Sboui pour demander sa libération), une de nos militantes a été arrêtée pour s’être mise torse nu et les personnes rassemblées ont été prises à partie de manière violente par les CRS . Son acte politique et pacifique ( elle avait écrit sur son torse Free Amina, j’écris ton NON) a été réprimé de manière discriminatoire car en solidarité avec elle des hommes et des femmes présent-e-s se sont découvert-e-s le torse mais pour ces personnes aucune injonction ou violence n’a eu lieu.

Après 4h de garde à vue, cette militante a été libérée. Nous exprimons ici notre incompréhension et notre colère face à la violente répression d’un geste pacifique et demandons qu’aucune poursuite ne soit faite.
Amina Sboui est toujours emprisonnée à ce jour et nous demandons sa libération immédiate.

Nous demandons également, à la diplomatie française, que l’égalité entre les femmes et les hommes, défendue dans notre pays, le soit également lors d’actions de politique extérieure afin que les droits des femmes, droits universels partie intégrante des droits humains, soient respectés partout dans le monde.

Le collectif de solidarité féministe avec la Femen Amina Sboui ( Marche mondiale des femmes 31, Collectif Midi-Pyrénées pour les Droits des Femmes, Bagdam Espace lesbien)

+ vidéo, sur Tv Bruits Toulouse : http://tvbruits.org/spip.php?article1965
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Messagede Ian » 11 Juil 2013, 18:43

Article d'une féministe tunisienne sur les Femens : Femen, agitation ou l’illusion d’action
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Messagede Roro » 20 Aoû 2013, 01:30

L'info est un peu datée et n'a pas été relayée ici (malaise ?), je la mets donc :

http://www.sudouest.fr/2013/07/16/les-f ... 0-4834.php

(J'essaie de retrouver un article sur le fait que la cheffe de file des FEMEN affirme que le seul livre disponible dans les prisons tunisiennes est le Coran, ce qui est contredit par une Tunisienne ayant visité ladite prison)
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Re: FEMEN

Messagede Roro » 20 Aoû 2013, 11:50

Amina Sboui quitte les FEMEN: "Je ne veux pas que mon nom soit associé à une organisation islamophobe"


Amina Sboui nous donne rendez-vous dans un petit café à Tunis. Avec deux de ses amies, elle parlait de livres, de féminisme et de politique. Elles se connaissent depuis plusieurs années. “On allait ensemble aux concerts de rock” disent-elles. À cinquante mètres du café, un tag: “Vous ne nous terrorisez pas. Si la révolution est un crime, alors nous sommes des criminelles”, signé Feminism Attack. “C’est nous! vous aimez bien le tag?” demande fièrement l’une des amies d’Amina.

Spontanées et à la recherche de repères, Amina et ses amies, rêvent de “faire tomber le système”. Désormais, la jeune fille de 19 ans est “anti-partis politiques” quels qu’ils soient. “Le problème n’est pas le parti Ennahdha ou Rached Ghannouchi. Le problème c’est tout le système”, assure-t-elle.

Révélée suite à la publication de sa photo seins nus sur Facebook, Amina a été arrêtée à Kairouan le 19 mai 2013, après qu’elle ait tagué le mot FEMEN sur le muret d’un cimetière. Plusieurs actions du mouvement féministe ont eu lieu pour la soutenir. Le 29 mai, trois membres étrangères des FEMEN ont été détenues pour une action seins nus devant le Palais de justice à Tunis. Près d'un mois plus tard, elles ont été condamnées à une peine de 4 mois avec sursis et quitté la Tunisie. Libérée le 1er août, après plus de deux mois en prison, Amina a finalement décidé de quitter le mouvement FEMEN, qu’elle juge “islamophobe” et au financement “douteux”. Elle ne laisse pas tomber “sa" cause pour autant. Le 15 août, elle publie une nouvelle photo d’elle seins nus sur les réseaux sociaux. “Seins nus, avec le symbole anarchiste”, précise-t-elle. Amina surprend toujours. Interview.

Pourquoi avez-vous décidé de quitter le mouvement Femen?

Je ne connais pas les sources de financement du mouvement. Je l’ai demandé à plusieurs reprises à Inna (Inna Shevchenko, leader ukrainienne du mouvement, ndlr) mais je n’ai pas eu de réponses claires. Je ne veux pas être dans un mouvement où il y a de l’argent douteux. Et si c’était Israël qui finançait? Je veux savoir. Et puis, je ne veux pas que mon nom soit associé à une organisation islamophobe. Je n’ai pas apprécié l’action où les filles criaient “Amina Akbar, Femen Akbar” devant l’ambassade de Tunisie en France, ou quand elles ont brûlé le drapeau du Tawhid devant la mosquée de Paris. Cela a touché beaucoup de musulmans et beaucoup de mes proches. Il faut respecter la religion de chacun.

C’étaient pourtant des actions pour appeler à votre soutien quand vous étiez en prison. Ne les avez-vous pas perçues comme telles?

Je les remercie de m'avoir soutenue. Surtout Joséphine, Marguerite et Pauline qui ont dû faire de la prison ici. Il y a eu de bonnes actions mais pas toutes. Elles auraient dû se renseigner auprès de mes avocats avant de faire certaines actions. Cela a aggravé mon cas. Un autre chef d’inculpation, “association de malfaiteurs”, a été émis à mon encontre alors que j'étais en prison.

Avez-vous annoncé aux Femen votre décision de quitter le mouvement?

Non. Elles ne vont peut-être pas apprécier mais bon, c’est comme ça.

Vous avez donc décidé de quitter les Femen, mais vous avez publié une photo seins nus il y a à peine 4 jours...

Oui, une photo seins nus avec le A cerclé, symbole anarchiste. C’est différent.

Feminism Attack, un mouvement qui prône le féminisme et l’anarchie. C’est le mouvement dans lequel vous vous inscrivez aujourd’hui?

A vrai dire, je ne fais pas encore partie de Feminism Attack. Je réfléchis encore. Mais vous savez, pour moi le problème en Tunisie n’est pas le parti Ennahdha ou la personne de Rached Ghannouchi (leader d’Ennahdha, ndlr), le problème c’est tout le système. Si l’un de ces partis d’opposition gouvernait demain, ce serait la même chose. On le voit bien au sit-in du Bardo. Mon problème n’est pas de pouvoir porter une mini-jupe ici. Je sais que je pourrai toujours le faire. Mais que demain, une femme puisse devenir Présidente de la République, que dans les milieux ruraux, les femmes ne soient pas celles qui souffrent le plus.

Comment définissez-vous l’anarchie pour laquelle vous voulez militer maintenant?

L’anarchie ce n’est pas le désordre comme le pensent certains. L’anarchie ne veut pas dire tout casser, mais casser le système. Bien entendu, si un policier tire sur quelqu’un, je ne vais pas réagir en lui offrant un livre. L’usage de la violence est obligatoire des fois.

Avez-vous déjà prévu des actions avec Feminism Attack?
Nous avons des idées, mais nous réfléchissons encore. Nous communiquerons les actions au moment opportun.

Revenons à vos deux mois et demi passés en prison. Comment les avez-vous vécus?
Je pensais que j'allais rester sept ans en prison! J’ai essayé de créer mon propre monde. J'ai vécu en internat, donc vous je ne voyais pas trop de différence. La seule chose qui m'embêtais, c’est que j'étais privée de lecture. Le deuxième jour de ma détention, j’ai fait une liste de 4 livres. Je suis sortie de prison et je ne les avais toujours pas reçus!


http://www.huffpostmaghreb.com/2013/08/ ... 82513.html
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Messagede Béatrice » 21 Aoû 2013, 16:58

Amina Sboui quitte les FEMEN: "Je ne veux pas que mon nom soit associé à une organisation islamophobe"


Les faits et actes des FEMEN ne peuvent en effet que lui donner raison et susciter interrogation :

un extrait de l' article de Mona Chollet intitulé " Femen partout, féminisme nulle part " paru dans Le Monde Diplomatique du mardi 12 mars 2013, ( dont une affiche
des FEMEN qui est plus que suspecte ! )

Image


Un pseudo-féminisme qui suscite un engouement général des plus suspects : en France, cela rappelle la bulle médiatique autour de Ni putes ni soumises, qui fut célébrée dans la mesure où elle permettait de renforcer la stigmatisation de l’islam et du « garçon arabe » (16). Deux ex-militantes de l’association, Loubna Méliane — assistante parlementaire du député socialiste Malek Boutih — et Safia Lebdi, ont d’ailleurs fait partie des premières ralliées aux Femen, avant de prendre leurs distances. La section française du groupe s’est installée à la Goutte d’Or, quartier parisien où vivent beaucoup de musulmans ou assimilés, et a annoncé son implantation par une affiche bleu-blanc-rouge qui rappelait curieusement les « apéros saucisson-pinard » organisés au même endroit en 2010 par des militants d’extrême droite.


http://www.monde-diplomatique.fr/carnet ... 3-12-Femen
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
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