Harcèlement sexuel, sexisme, à l’Université

Re: Harcèlement sexuel, sexisme, à l’Université

Messagede bipbip » 15 Fév 2018, 18:13

Formation Clasches
Harcèlement sexuel à l'université

Paris samedi 17 février 2018
à 9h30, La Sorbonne, Amphi Milne Edwards, Entrée du 5, rue Victor Cousin

La médiatisation des phénomènes de violences sexuelles et sexistes (harcèlement, agressions, intimidations) depuis l'automne dernier a porté à la lumière et dans le débat public des phénomènes de domination masculine. Les profondes souffrances qu'ils peuvent engendrer traversent tous les espaces sociaux, et il serait illusoire de croire qu'au sein de nos universités, "cela n'existe pas".

Etudiant.e.s, personnels enseignants et non enseignants, nous sommes tou.te.s concerné.e.s. C'est la raison pour laquelle il est essentiel de s'informer d'une part sur les lois, les définitions et les recours possibles, et de se former d'autre part à détecter les cas de harcèlement et de violences pour pouvoir y répondre et y faire front.

Retrouvez-nous le samedi 17 février pour une demi-journée de formation animée par deux membres du Collectif de lutte contre le harcèlement sexuel dans l'enseignement supérieur (CLASCHES).

Plus d'info sur les actions du CLASCHES ici https://clasches.fr/

Formation gratuite et ouvert.e.s à tou.te.s ! Inscriptions obligatoires :

https://www.eventbrite.com/e/formation- ... endeeshare

Image

Programme :

9h30 - 10h : Présentation du CLASCHES

10h00 - 11h : Échanges autour du harcèlement sexuel :
• Qu'est-ce que le HS ?
• Comment le reconnaître ?
• Quelles idées reçues autour du HS ?

11h - 11h15 : Pause

11h15 - 12h30 : Comment réagir et résister ?
• Point sur la loi & la réglementation ;
• Quels modes d'action ?
• Quelles sont les personnes ressources ?
• Comment garder des preuves ?

Avec la participation de la Brigade des actions féministes en faveur de l'égalité (BAFFE) de Sorbonne Université.

Lieu :
Faculté de Lettres de Sorbonne Université
1 rue Victor Cousin, Paris 5e
Amphi Milne Edwards : F054.
Accès via Escalier E, niveau F.

Inscriptions
Inscriptions obligatoires pour pouvoir rentrer. Clôture des inscriptions mercredi à 15h !!. Les places étant limitées, merci de nous signaler toute annulation.

Évènement organisé par la Brigade des Actions Féministes en Faveur de l'Égalité (La BAFFE), l'AGEPS, la CGT Fercsup Sorbonne Université, le Collectif Doctoral (Lettres), Solidaires étudiant.e.s (Lettres et Sciences), Snesup, Sud Education.

https://www.eventbrite.com/e/formation- ... endeeshare
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 32839
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Harcèlement sexuel, sexisme, à l’Université

Messagede bipbip » 10 Mar 2018, 17:54

Sexisme à l'université : conférence débat

Montpellier mercredi 14 mars 2018
à 18h30, Ecole Polytech Montpellier, Place Eugène Bataillon

Image

« En photographie, tout est une question de point de vue : par exemple, de là où je suis, je peux voir votre poitrine. »
Université Paul-Valéry de Montpellier
"Les filles de cet amphi, vous avez pu accéder à l'école seulement car le niveau scolaire masculin est en baisse."
Université - Hauts-de-France
"Votre présentation orale était très bien, le problème ce sont vos jambes et vos cheveux magnifiques… ça excite beaucoup l'interlocuteur en face de vous."
Université - Gironde
Témoignages collectés sur le Tumblr "Paye ta fac".

Le mois de mars est dévolu à la lutte pour les droits des femmes et le milieu étudiant se mobilise lui-aussi pour lutter contre le sexisme banalisé, la culture du viol et le harcèlement.
Mercredi 14 mars, le club Poly'earth et le Collectif de Luttes Etudiantes Féministes de Montpellier (CLEF Montpellier) organisent une discussion autour du sexisme à l'université.

Blagues salaces en soirée étudiante, affiches participant de la culture du viol, remarques sexistes ou homophobes d'un professeur, avances d'un assistant en échange de meilleures notes à un TP, commentaires sur la tenue d'une étudiante,… Le milieu universitaire n'échappe pas aux logiques sexistes. L'année dernière, la page "Paye ta Fac" s'est emparée de cette problématique et les témoignages ont déferlé, nous prouvant qu'il est encore nécessaire de lutter au quotidien contre les discriminations sexistes.

Cette discussion vise à réfléchir sur nos comportements quotidiens, en tant que concerné.e.s ou témoins. Comment réagir face à une situation discriminante? Afin que l'université reste un lieu où chacun et chacune puisse s'épanouir librement quelle que soit son apparence, son genre ou son orientation sexuelle, nous vous invitons à témoigner, réagir et proposer des pistes d'action concrète.

Nous vous donnons donc rendez-vous le 14 MARS à 18h30 dans l'Amphithéâtre PEYTAVIN à l'école Polytech Montpellier au bâtiment 31 de la fac des sciences !

https://www.facebook.com/events/148061482535101/
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 32839
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Harcèlement sexuel, sexisme, à l’Université

Messagede Lila » 09 Sep 2018, 20:25

Faites appel de la décision du CNESER relaxant un enseignant condamné pour harcèlement

Le 10 juillet dernier, le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche – CNESER statuant en matière disciplinaire a relaxé le Professeur Serge Dufoulon, Professeur de sociologie à l’Université Grenoble Alpes, condamné par la section disciplinaire de notre établissement pour des « comportements et propos (…) incompatibles avec les fonctions d’enseignement » et s’apparentant à du harcèlement sexuel.

Depuis plusieurs années, les étudiant·e·s du département de sociologie, les organisations syndicales étudiantes de l’UFR Sciences de l’Homme et de la Société, témoignent, plus ou moins publiquement, des comportements déplacés d’un de leurs enseignants, au sein et en dehors des cours, allant de remarques misogynes à la volée devant des amphis de licence jusqu’aux attaques ad hominem répétées envers certain·e·s étudiant·e·s. Ces comportements ont été de nature à créer une ambiance d’étude oppressante, pour tout ou partie des étudiant·e·s suivant ses enseignements, et à occasionner des conséquences graves pour la santé psychique de certain·e·s.

Aujourd’hui, la procédure disciplinaire au sein de l’université ne permet pas à des étudiant·e·s d’être reconnus comme des « victimes » ; seul existe un statut de « témoins », aucun processus de signalement ni aucune mesure conservatoires ne sont prévus pour permettre aux étudiant·e·s de poursuivre leurs études sereinement en étant soustrait.e.s à l’autorité d’un enseignant.

Début 2016, une douzaine d’étudiant·e·s contre qui ces comportements étaient plus spécifiquement dirigés ont choisi de lever l’omertà et d’entamer un processus pour faire reconnaître une situation de harcèlement sexuel. Dans le silence des textes, ces étudiant·e·s ont saisi la direction de leur UFR, la Vice-présidence étudiante puis la Présidence de l’Université en quête d’un accompagnement.

Après près d’un an de procédure, le Professeur Serge Dufoulon a finalement été traduit devant la section disciplinaire de l’Université, et condamné pour « comportements et propos (…) incompatibles avec les fonctions d’enseignement » en janvier 2017.

Le CNESER, dans sa décision du 10 juillet 2018 rendue publique à la demande de M. Dufoulon lui-même, a toutefois cassé cette décision et relaxé M. Dufoulon. Le CNESER, sans remettre les faits en question, a en effet considéré « que les enseignements de Monsieur Serge DUFOULON correspondent à un thème de la sociologie en lien avec le domaine sexuel ; que même si le déféré a abordé parfois crûment son cours, ses propos et le ton employés n'ont pas excédé les limites de la liberté académique (...) » sans jamais entendre ses victimes – qui ne peuvent avoir le statut de partie dans la procédure.

Comme l'indique la lettre ouverte du 28 août dernier publiée par le Collectif de lutte anti-sexiste contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur, l’Association française de sociologie et l’Association des sociologues enseignant.e.s du supérieur, cette décision du CNESER disciplinaire pose des problèmes de conformité au droit. Elle crée par ailleurs une jurisprudence qui met dans l’insécurité juridique tout·e·s les étudiant·e·s des disciplines abordant la sexualité en y autorisant les comportements et propos déplacés constitutifs d’un harcèlement.

Notre communauté universitaire ne peut pas laisser passer ça.

Nos étudiant·e·s doivent savoir que l’Université les protège aussi, même lorsqu’ils sont victimes d’un·e enseignant·e ;

Nos étudiant·e·s doivent savoir qu’enseigner une discipline abordant la sexualité n’autorise pas à outrepasser leur consentement ;

Nos étudiant·e·s doivent savoir que les libertés académiques n'empêchent pas de qualifier de harcèlement sexuel des actes qui en relèvent ;

Pour ces raisons, nous vous demandons, Monsieur le Président de l’Université, de faire appel en cassation devant le Conseil d’État de la décision du CNESER disciplinaire du 10 juillet 2018 à l’égard de M. Serge Dufoulon, comme seul vous, lui, et la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche en avez la possibilité.

Premiers signataires :
- Flore Ailloud, co-animatrice du groupe d’action Jeunes Insoumis.es Grenoble ;
- Lucie Blancheton, co-coordinatrice des Jeunes Écologistes Grenoble ;
- Arthur Boix-Neveu, Représentant des étudiant·e·s de L’IEP auprès de la ComUE, élu UNEF Sciences Po Grenoble ;
- Coline Bouret, Étudiante en information-communication, militante féministe ;
- Romane Bricka, Ancienne chargée de projet pour la charte antisexisme de l’Université Grenoble Alpes ;
- Salomé Burget, Coordinatrice interne de Solidaires Étudiant·e·s Grenoble ;
- Jonas Costagliola, Ancien Vice-président étudiant de l’Université Grenoble Alpes ;
- Annie David, Secrétaire départementale du PCF, sénatrice honoraire de l’Isère ;
- Lambert Demma, Secrétaire Général de Génération·s Campus Grenoble ;
- Marine Girot, Trésorière d’Osez le féminisme ! 38 ;
- Antoine Guerreiro, secrétaire nationale de l'Union des Étudiants Communistes ;
- Maxime Martinet, Coordinateur de l’UEC Grenoble ;
- Nassim Mekeddem, Vice-président étudiant de la Communauté Université Grenoble Alpes ;
- Martin Oudart, InterAsso Grenoble Alpes ;
- Sacha Maxime Pasquali, Président de la L.I.C.O.R.N.E. ;
- Céline Piques, Porte-parole nationale d’Osez le féminisme ! ;
- Joris Rouillon, Président de l’Unef Grenoble.

Avec le soutien du CLASCHES – Collectif de Lutte Anti-Sexiste Contre le Harcèlement sexuel dans l'Enseignement Supérieur


https://www.change.org/p/patrick-l%C3%A ... =undefined
Avatar de l’utilisateur-trice
Lila
 
Messages: 2172
Enregistré le: 07 Mar 2014, 12:13

Précédente

Retourner vers Féminisme et LGBTI

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 1 invité