Contre le système prostitutionnel: libertaire vs libéral

Re: Contre le système prostitutionnel: libertaire vs libéral

Messagede Lila » 09 Sep 2018, 20:43

Consensus sur la prostitution

La députée Valérie Gomez-Bassac a donné le ton et en quelques jours les médias redécouvrent ce sujet sulfureux et pourtant tellement consensuel : la prostitution. Alors que rien n’avait été dit depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron sur ce sujet, malgré l’appellation de grande cause du quinquennat affublée aux violences faites aux femmes, des femmes et des hommes politiques croient tout-à-coup savoir ce qui nuit aux prostituées : la pénalisation des clients. Certain.es dans la politique et les médias se font les relais de cet appel au règlementarisme lancé par la députée du Var, comme si les maisons closes pouvait être une solution aux problèmes que rencontrent les femmes dans la prostitution.

Avant de faire un sort à cette loi abolitioniste votée en 2016, il faudrait d‘abord voir comment elle a été appliquée, ou plus exactement pas appliquée : outre la pénalisation des clients, elle comprenait aussi une série de mesures pour faciliter les parcours de sortie de la prostitution. Des associations travaillant sur le terrain auraient dû aider les femmes à se construire une nouvelle vie, les guider vers un parcours de soin, leur proposer une réinsertion professionnelle. Or les subventions à ces associations ont été supprimées ou réduites, aucune nouvelle action n’a pu être financée, même le maintien en 2017 des activités préexistentes a été un combat.

D‘autre part le surcroît de travail pour la police qu’aurait représenté une verbalisation effective des clients n’a pas pu être absorbé, les forces de l’ordre étant déjà très sollicitées par la menace terroriste. En dehors de quelques cas isolés où des procureurs énergiques ont mené une vraie politique pénale de poursuite des clients, il ne s’est rien passé.

Enfin le volet éducatif qui aurait consisté à mener une vraie offensive d‘information et d‘éducation à tous les niveaux n’a pas été financé non plus. Les formations des professionnels de la justice, de la police, de la protection de la jeunesse se font au compte-gouttes, de façon très inégale sur le territoire, selon la bonne volonté des décideurs et la disponibilité des intervenant.es.

En fait la France reste une bonne place commerciale pour la sexualité des femmes. On y trouve des jurys de concours Miss France qui invitent des hommes d‘affaires et élus locaux à un diner de gala où ils paient pour la présence d’une candidate à leur table, on y trouve des téléspectateurs tellement obsédés par la chosification des femmes qu‘ils plébiscitent chaque année ce concours comme l’émission la plus regardée de l’année, on y trouve des élus et même des membres du gouvernement qui demandent un rapport sexuel en échange d‘un logement ou d‘un emploi, on y trouve des sites internets de rencontres entre adultes pas très regardants sur la gratuité des rencontres… partout la sexualité des femmes s’achète. Comment s’étonner qu’il s’y trouve aussi des gens pour la vendre ? Il y a suffisamment de misère dans le monde, ce n’est pas compliqué de trouver des jeunes filles vulnérables, de leur promettre une amélioration de leurs conditions de vie, et de les persuader que vendre du sexe en France est, sinon leur vocation, du moins un moyen acceptable de financer leur existence et d’envoyer de l’argent à leur famille restée au pays.

Dans ces conditions, la loi d’abolition est un obstacle au bon déroulement de l’activité, et il est tout à fait logique qu’on veuille la supprimer. Car comment ne pas voir l’énorme contradiction entre cette loi, qui interdit la marchandisation du sexe, et la culture médiatique et politique dans laquelle nous baignons, qui la banalise et la promeut ? Cette loi et surtout l’esprit qui la porte, l’abolition, est profondément égalitaire. Elle promeut une sexualité basée sur le désir réciproque, le sexe n’étant échangeable contre rien d’autre que du sexe.

La société française est bien trop machiste pour s’accommoder d‘une telle égalité. La propagation du terme de consentement dans les discours sur la sexualité en dit long sur le statut du désir. Notre société reste un paradis pour les prédateurs sexuels, le désir lui-même étant encore pensé comme masculin. Les hommes sont sujets, femmes sont objets, les hommes « bien » ayant pour objectif qu’elles soient consentantes. Le désir sexuel est donc supposé à sens unique: l‘un désire, l’autre consent. Cette conception très sexiste du désir et de la sexualité nie le désir des femmes. Elle interdit même de le penser. Les femmes ont deux attitudes possibles par rapport au sexe : elles le refusent ou y consentent. En aucun cas elles ne le désirent. Ainsi notre société s’accommode fort bien de l’existence de la prostitution et de tous les discours qui la légitiment et la banalisent. Elle fait consensus. L’échange de sexe contre sexe étant réputé impossible, il faut trouver un moyen d’échanger le sexe contre autre chose. La prostitution est le lieu de cet échange.

Si les femmes et les hommes se contentaient de cette situation la loi d’abolition n’aurait jamais vu le jour. Or beaucoup de femmes se rebellent depuis longtemps contre la marchandisation des corps de quelques unes pour accréditer le mythe du non-désir de toutes les autres et les hommes refusent la prédation sexuelle comme inhérent au désir sexuel masculin, et la nécessaire automatisation de l’accomplissement de leur activité sexuelle dans un échange commercial.

Une autre sexualité est possible, un véritable échange de désirs et de plaisirs sans dimension commerciale. Promouvoir cette sexualité passe bien sûr par une loi d’abolition de la prostitution mais cela ne suffit pas. Il faut en plus un vrai changement de mentalité, donner une vraie priorité aux luttes féministes contre les inégalités et les violences, donner aux filles de vraies chances d’insertion professionnelle dans tous les métiers et à tous les postes de pouvoir, donner une vraie sécurité psychique et physique aux enfants victimes et menacés de violences sexuelles.

Le champs d‘action est immense. Grande cause du quinquennat ou pas, il est grand temps de commencer. Pour le moment il ne s’est rien passé, ou si peu.

Nous avons lutté deux ans pour obtenir cette loi d‘abolition, luttons maintenant pour la maintenir. Mais ne nous leurrons pas, elle va à l’encontre de la mentalité dominante en France : les femmes sont à prendre, ou plus exactement à importuner, les hommes se servent, ils prennent ce qu’ils veulent, ils dominent, ils désirent et leur désir est roi… Vive la république !

Florence-Lina Humbert, 06.09.2018


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Messagede Lila » 09 Sep 2018, 20:50

« Je veux qu'un homme qui achète une femme ressente de la gêne »

La grande féministe allemande Alice Schwarzer défend la loi sur la pénalisation des clients de la prostitution et vante les vertus du modèle suédois.

Comme le révèle Le Point, l'avocat Patrice Spinosi, champion des questions prioritaires de constitutionnalité et farouche défenseur des libertés, lance aujourd'hui un recours contre la loi d'avril 2016 sur la pénalisation des clients de la prostitution. Il représente plusieurs associations, dont Médecins du monde, pour qui cette loi a été contre-productive pour les prostituées.

Féministe allemande la plus célèbre – dans un pays où la prostitution a été légalisée en 2002 – et fondatrice du magazine Emma, Alice Schwarzer défend, elle, cette pénalisation. Abolitionniste, elle vante les mérites du modèle suédois. C'est d'ailleurs son principal point de désaccord avec son amie Élisabeth Badinter, universaliste et beauvoirienne comme elle. Alice Schwarzer s'en explique au Point.

à lire : http://www.lepoint.fr/societe/je-veux-q ... or=CS2-259



Patrice Spinosi, avocat de Médecins du monde, dépose un recours contre la loi d'avril 2016 sur la prostitution.

Ses arguments sont connus et prévisibles: cette loi vulnérabiliserait et précariserait les personnes prostituées.

Il met en avant le meurtre du transgenre Vanesa Campos au Bois de Boulogne. Selon lui, Vanesa Campos "poussée dans la clandestinité, a été obligée de s'enfoncer dans un endroit désert de la forêt, ce qui a laissé le champ libre à ses agresseurs" (Le Point, 06/09).

Ce qui a surtout laissé le champ libre à ses agresseurs, c'est que la loi est très mollement appliquée, et que les acheteurs de sexe qui patrouillent le Bois de Boulogne et celui de Vincennes en quête de relations sexuelles tarifées peuvent le faire dans une quasi-totale impunité.

Si la police avait été régulièrement présente sur les lieux, la plupart des acheteurs de sexe, des personnes prostituées (et de ceux qui les racketen) l'auraient déserté. Mais en fait, que ce soit au Bois de Boulogne, le long des routes, sur des aires de repos, etc. on ne constate aucune vraie présence policière, donc aucune diminution visible du nombre des "clients" et des personnes prostituées. La loi n'a rien changé au comportement des acheteurs de sexe ni à celui des prostituées.

Patrice Spinosi ajoute que cette loi "jette l'ensemble de cette activité dans la clandestinité" et que les prostituées deviennent de ce fait, très difficiles à trouver. Il faut qu'on m'explique comment les acheteurs de sexe peuvent trouver les personnes prostituées sans problème, alors que le personnel de Médecin du monde en est incapable.

Fondamentalement, les arguments des partisans de la prostitution sont illogiques voire même contradictoires.

Exemple: quand la loi a été passée, ils ont dit: "les prostituées de rue vont être obligées de passer des annonces sur des sites genre Vivastreet, ou autres. Ce qui est plus dangereux pour elles parce qu'elles rencontrent le "client" dans une chambre d'hôtel, sans avoir pu le "jauger" avant de "monter", comme elles le font dans la rue".

Maintenant que Vivastreet a fermé sa rubrique d'annonces pour adultes utilisée par les réseaux proxénètes pour y passer leurs annonces, les pro-prostitution nous disent: "les "travailleuses du sexe" vont être obligées d'aller dans la rue, ce qui est plus dangereux pour elles."
Il faudrait savoir.
Et bien entendu, Spinosi insiste sur le cas des prostituées "indépendantes" "qui ont décidé librement de faire de cette activité leur métier". Alors que les études mettent en évidence qu'il y a très peu de prostituées "indépendantes" (toute prostituée indépendante qui apparait sur le marché devient rapidement la cible des menaces des réseaux proxénètes qui cherchent à la prendre en main).
Vu que les indépendantes sont très peu nombreuses, pourquoi faudrait-il légiférer sur la prostitution à partir de ce qui constitue un cas exceptionnel?

Et les féministes savent ce que vaut l'argument du "libre-choix " de l'entrée dans la prostitution.

Quand cette loi a été votée, et vu le niveau de machisme de la société française, j'ai pensé que:
1/ cette loi allait être sabotée par les instances en charge de l'appliquer, en particulier la police qui, sauf exception, ne considère pas l'interpellation des "clients" comme une de ses priorités.
2/ que vu ce sabotage, les medias allaient ensuite propager l'idée que c'était une loi inefficace et mal conçue.
3/ et qu'enfin, sur la base de la constation de cet "échec" organisé de la loi, les lobbies pro-industrie du sexe allaient reprendre l'offensive et demander son abolition.

Avec l'initiative de maître Spinosi, il semble que nous soyons arrivés à la phase 3 de cette stratégie.

Francine Sporenda


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Re: Contre le système prostitutionnel: libertaire vs libéral

Messagede bipbip » 27 Sep 2018, 20:21

Usul, mon violeur avait le même discours que toi

En participant récemment à une vidéo porno tournée par sa compagne camgirl OllyPlum, le youtubeur Usul s’est prononcé en faveur de l’industrie du sexe. L’idée est de nous présenter la “libération sexuelle” comme vecteur d’émancipation des femmes. Le sentiment de trahison est intense pour nous, féministes de gauche, survivantes de la prostitution, du porno et du BDSM.

Une “libération sexuelle”, vraiment ?

Depuis quelques dizaines d’années, l’expression “libération sexuelle” est liée à l’affranchissement du tabou : c’est l’idée qu’une personne pourrait avoir n’importe quelles pratiques sexuelles, notamment sans éprouver d’amour pour son/sa partenaire, l’idée qu’on peut dissocier la sexualité des sentiments et qu’elle n’est pas sacrée, et qu’il n’y a pas à avoir de jugements moraux sur les pratiques sexuelles.
Ces idées sont séduisantes pour les femmes : elles nous évoquent l’espoir de ne plus être traitées de salopes si on aime tel ou tel truc, de ne plus être cantonnées à la sentimentalité et enfermées dans le mythe amoureux, d’être suffisamment à l’aise avec la sexualité pour qu’elle devienne une activité comme une autre, à laquelle ne serait plus rattaché de préjugé social.

Pourtant, dans notre expérience, la réalité que cache la “libération sexuelle” est toute autre :
Là où en tant que femme nous voyions une dissociation libératrice du sexe et des sentiments, nous avons fait face à des hommes qui dissocient sexe et respect de l’Autre.
Là où nous espérions enlever le stigma de la sexualité comme un service, nous avons eu affaire à des hommes qui voyaient l’argent comme une manière de compenser la violence et la dégradation.
Là où nous espérions que l’absence de jugement moral nous protégerait du slut-shaming, il nous a surtout empêché d’avoir un jugement moral sur la violence criminelle qui nous a été infligée.

Si tu veux bien, nous allons te parler un peu de nous

Nous sommes 5 femmes qui avons été victimes des discours du féminisme néolibéral. Quand nous avions 25 ans, chacune d’entre nous tenait publiquement les propos “sexe-positifs” qu’OllyPlum et toi tenez à l’heure actuelle. On se sent tellement cool à 25 ans à avoir lu Despentes, à lire les discours du STRASS, et à se dire qu’on réussira, nous, à sortir du piège de la sainte et de la pute, qu’on a le droit au plaisir, qu’on est assez forte pour surpasser tout ça.
Aujourd’hui, nous avons la trentaine. Nous souffrons de syndromes post-traumatiques après avoir été violentées, dégradées, frappées, et violées par des mecs de gauche qui défendent ces théories. Et nous prenons soin de femmes qui ont été frappées et violées, sans arriver à se défendre, à cause de ces théories. Pour nous toutes, les discours que tu défends à l’heure actuelle ont été un piège tendu par les prédateurs, et le bouclier qui leur sert à se défendre.

Pour Marie, Hélène et Léa, le discours sexe-positive a été la tentative inconsciente de “transformer” la violence et le viol conjugaux, en se disant “puisque ce qui excite les hommes c’est la violence et la domination, autant le faire dans un cadre où j’aurais du contrôle dessus” :

“Je m’appelle Léa et j’ai bientôt 25 ans, et jusqu’à il y a quelques mois, je tenais le même discours qu’OllyPlum. Je me suis toujours considérée féministe. Pourtant, de mes 16 à mes 23 ans, je vivais des actes de violence sexuelle de la part de mon conjoint. J’ai subi des coups, des pressions, des chantages, des pratiques très extrêmes. Il est allé jusqu’à m’“offrir” à ses amis. Le tout sous prétexte de liberté sexuelle. Pour encaisser tout ça, je me suis réfugiée derrière le discours “ sexe-positif ”, en me disant que j’étais libre parce que j'expérimentais beaucoup de choses sexuellement. Je disais publiquement que j’aimais ça.
A certains moments où nous avions des difficultés financières, j’avais pensé à devenir call girl, ou à faire de la cam. Il avait dit que ça l’exciterait.
Aujourd’hui j’ai pris conscience de ce que j’ai vécu et je me rends compte tous les jours de l’impact néfaste que cela a dans ma vie amoureuse et sexuelle. Je pleure beaucoup, je culpabilise beaucoup, et ma vie sexuelle est une réflexion permanente pour essayer de ne pas reproduire ce schéma de violence auquel j’ai été conditionnée.”

“Je m’appelle Marie et j’ai 28 ans. A 21 ans, alors que je sortais d’une relation violente, marquée par le viol conjugal, je suis tombée amoureuse d’un homme “féministe”. Pourtant, au quotidien, il me rabaissait intellectuellement. Au lit, il m’insultait et me dévalorisait en permanence. Il fait des conférences sur le consentement : il présente le BDSM comme une sexualité libérée et épanouie.
Comme beaucoup, je pensais que j’étais un être totalement libre, et voulais me croire entièrement responsable de mes désirs et de mes choix : j’ai adopté le discours “ sexe-positif ” en clamant que je me soumettais par choix.
Marquée par ces deux relations violentes, aujourd’hui, je peine à avoir des rapports sexuels. J’éprouve du dégoût et de l’angoisse, je pleure presqu’à chaque fois.”

Pour Lucia et Barbara, le discours “sexe-positif” traduisait la volonté d’être “plus fortes” que les blessures laissées par l’inceste et les viols, et la volonté de se sortir de la précarité:

“ Je m’appelle Barbara et j’ai 36 ans. Quand j'avais 24 ans et que je n'arrivais pas à payer mes factures, j'ai décidé de me prostituer. Je clamais que c'était mon choix. Que j'en avais le droit. Je savais que ce n'allait pas me faire plaisir mais je me disais que mieux valait être payée pour être violée vu que de toute façon j'étais sans cesse violentée en soirées alcoolisées... A cette époque je ne compte même plus le nombre de viols subis... Bref, après deux clients, je me dégoûtais tellement que j'ai vomi deux jours sans arrêter. Non ça n'est pas un job comme un autre. Est-ce que j'aurais pensé à faire ce ”métier" si depuis enfant je ne servais pas de trou à bite ? J'en doute. Evidemment, quand depuis vos six ans vous vivez l'inceste, vous avez intégré que votre corps appartient aux hommes et pas à vous. J'ai fini en grave dépression avec tentative de suicide. Et j'ai arrêté de faire ça. Je préfère être pauvre que finir le travail de destruction entamé par mes agresseurs.”

Était-ce une libération sexuelle lorsque Hélène s’est prit des coups de poings dans le ventre et que Marie s’est fait traiter de chienne par leurs conjoints sous prétexte de BDSM ? Que Léa a été “prêtée” à des hommes et qu’elle s’est fait uriner dessus sous prétexte de jeux ? Qu’ Hélène s’est entendu dire par un client cynique – riche PDG parisien qui payait tout son “personnel domestique” pour qu’elles travaillent nues et subissent des actes sexuels quand il lui en prenait l’envie – “tu ne peux pas te plaindre des tarifs ! En tant que blanche, je te paye déjà bien mieux que les asiatiques, les noires et les filles de l’est… que veux-tu, c’est la loi de l’offre et de la demande !” ?

... https://blogs.mediapart.fr/elles-aiment ... tor=CS3-67
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Re: Contre le système prostitutionnel: libertaire vs libéral

Messagede Lila » 01 Oct 2018, 20:24

PROSTITUTION : jamais assez jeunes

Kylee Gregg a 18 ans et elle est actuellement étudiante en Licence dans un « college » aux Etats-Unis. Elle se définit comme lesbienne féministe radicale et dirige l’association « Womyn Unleashed » que vous pouvez trouver sur Facebook et à womynunleashed@gmail.com

à lire : https://entreleslignesentrelesmots.blog ... ez-jeunes/
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