Contre le système prostitutionnel: libertaire vs libéral

Re: Contre le système prostitutionnel: libertaire vs libéral

Messagede Lila » 10 Sep 2017, 17:47

Lorsque vous promouvez l’idée que le viol est sympa, les personnes à en bénéficier sont les violeurs.

Un article de propagande antiféministe a récemment été publié dans The Guardian prêchant que oui, les féministes ont des « fantasmes de viol » ! Et que c’est évidemment très révolutionnaire et subversif quand nous en avons, wouah, évidemment.

Le titre de l’article est « La fessée, la démolition et le jeu de viol : comment le porno féministe libère les femmes de la honte

L’idée prédominante de l’article est que les femmes ont intrinsèquement des fantasmes de viol et veulent créer du porno qui représente du viol, mais qu’elles en ont honte à cause de la soi disante humiliation venant de la répression qui vient des méchantes « prudes anti-sexes ».

Ce genre de merde n’est pas nouvelle. Le féminisme « pro-sexe » existe depuis des décennies en tant que contrecoup (backlash) du féminisme radical. Les « pro-sexe » n’aiment pas quand les féministes parlent de sujets sérieux comme le viol, l’inceste, la pornographie, la prostitution et l’esclavage sexuel, et elleux préfèrent détourner la conversation vers leurs escapades sexuelles rigolotes. Parce qu’elleux sont des gens vraiment FUN & amusantEs, voulant juste – innocemment – passer un bon moment et surtout ne sont pas comme ces vilaines féministes anti-mecs !

à lire : https://ressourcesprostitution.wordpres ... -violeurs/
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Messagede Lila » 01 Oct 2017, 17:42

Campagne publicitaire pour le «sugardating»: l’Union des étudiants va porter plainte

« Il s’agit d’une certaine forme d’incitation à la prostitution », estime Opaline Meunier, présidente de l’Union des étudiants de la Communauté française.

L’Union des étudiants de la Communauté française (Unecof) compte porter plainte devant la police dès mardi contre la campagne publicitaire lancée par le site de rencontres « Rich meet Beautiful » (RmB) à proximité des universités et des hautes écoles bruxelloises. « Il s’agit d’une campagne sexiste qui promeut la réification de la femme », s’insurge la présidente du syndicat étudiant, Opaline Meunier.

La campagne de l’entreprise, qui se concentre sur les établissements de l’enseignement supérieur, a déjà fait l’objet d’une plainte devant le jury d’éthique publicitaire (JEP), qui se penchera dessus la semaine prochaine. L’organisme pourrait prendre des mesures allant jusqu’à l’arrêt de l’opération promotionnelle. Rich Meet Beautiful est un site de rencontres via lequel des étudiantes peuvent être mises en relation avec des hommes nantis en recherche de compagnie (les « sugar daddy’s »).

la suite : http://www.lesoir.be/116065/article/201 ... r-plainte#
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Messagede Lila » 08 Oct 2017, 23:02

Pourquoi la gauche refuse-t-elle de reconnaître que la prostitution repose sur un racisme brutal ?

Un interviewé a admis ouvertement que s’il exploitait des Chinoises dans la prostitution, c’était pour réaliser un fantasme qu’il avait à leur sujet. « Vous pouvez aller beaucoup plus loin avec les filles orientales … »

Ce n’est un secret pour personne que le commerce du sexe est tissé de misogynie. La gauche libérale et d’autres soi-disant « progressistes » laissent souvent de côté leurs principes pour appuyer un commerce mondial multimilliardaire fondé sur la douleur et l’oppression des femmes et des filles. Cela n’est pas surprenant, compte tenu du sexisme généralisé de la gauche, mais les mêmes apologues restent souvent silencieux quant au fait incontestable que les femmes et les filles noires, brunes et autochtones du monde entier sont les premières achetées et vendues dans la prostitution. Au cours d’une recherche approfondie menée en préparation de mon nouvel ouvrage sur l’industrie du sexe (The Pimping of Prostitution : Abolishing the Sex Work Myth), j’ai rencontré et interviewé des femmes et des hommes qui résistent à la banalisation du racisme au sein de la prostitution.

à lire : https://christinedelphy.wordpress.com/2 ... me-brutal/
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Messagede Lila » 24 Oct 2017, 21:08

Interviews

BORDEL DE L’EUROPE : quand la légalisation gangrène l’Allemagne

Interview de HUSCHKE MAU
Par Francine Sporenda
Huschke Mau est une survivante de la prostitution. Son blog est https://huschkemau.de/

F : Comment expliquez-vous que l’Allemagne (selon une citation populaire) soit devenue le « bordel de l’Europe » ?

H.M. : A mes yeux, les raisons qui font que l’Allemagne est devenue le point de transit numéro un du trafic d’êtres humains n’est pas seulement la conséquence de l’élargissement de l’Europe avec l’entrée des pays de l’Europe de l’Est, mais aussi de la demande. Nous avons une demande très forte en Allemagne : 1,2 million d’hommes visitent des bordels chaque jour. Ajoutez à ça nos lois qui promeuvent la prostitution : celle-ci a été légalisée en 2002, et donc il n’est plus illégal d’être proxénète ou manager de bordel. Le proxénétisme est criminalisé seulement si c’est « exploitatif »–ce qui veut dire si 50% des gains de la personne prostituée lui sont confisqués. Cela ne s’applique pas cependant aux loyers perçus sur les chambres louées dans les bordels, qui sont très élevés : de 100 à 180 Euros par jour, c’est la norme. Si les conservateurs et la droite ne désapprouvent la prostitution que de façon à ce qu’elle reste quand même un droit masculin clandestin, tandis que les prostituées sont méprisées, la gauche et les Verts ont des positions qui relèvent de l’enfumage : ils définissent la prostitution comme un travail, voire ils la présentent comme féministe ou « empowering ». Au lieu d’offrir des alternatives aux femmes ou des moyens d’en sortir, leurs efforts ne visent qu’à rendre la prostitution plus acceptable. Le fait que 89% des femmes veuillent en sortir est complètement passé sous silence.

1.: Pouvez-vous nous parler de la « loi pour la protection des prostituées » récemment adoptée ? Qu’est-ce qu’elle prévoit ? Quels sont ses aspects négatifs et positifs (s’il y en a) ?

H.M. : Cette loi « Prostituiertenschutzgesetz » (loi de protection des prostituées) pose des régulations pour les managers de bordels et les prostituées. Elle a été passée cet été. Les managers de bordels doivent maintenant avoir un permis ou une licence pour exercer, ceux qui ont déjà été condamnés pour trafic d’êtres humains ne peuvent pas être autorisés à gérer un bordel. Les prostituées doivent s’enregistrer et elles doivent assister à des sessions individuelles de formation santé. De plus, le port du préservatif est maintenant obligatoire pour les clients, ce qui est le seul point positif de la loi. Les clients qui insistent pour ne pas porter de préservatif recevront des amendes élevées. Ceci dit, la stratégie politique mise en oeuvre par cette loi ne consiste qu’à faire disparaître les aspects les plus catastrophiques de la prostitution en Allemagne, par exemple les tarifs au forfait pour les bordels, ou les offres de « gang bangs » (viols collectifs) qui sont maintenant interdits, mais la situation des prostituées en tant que telle n’est pas abordée. Sauf pour les préservatifs obligatoires, il n’y a rien dans ces régulations qui responsabilise les clients, il n’y a aucune aide à la sortie, il n’y a rien qui offre aux femmes des alternatives. La loi ne stipule même pas 21 ans comme âge minimum d’entrée dans la prostitution, cette disposition a été refusée comme « interdiction d’activité professionnelle ». En conséquence, l’exploitation de filles très jeunes venant des régions les plus pauvres de l’Europe va continuer en Allemagne. La prostitution forcée est très difficile à prouver, même si la police estime que 9 femmes sur 10 travaillent pour un proxénète caché.

F : Vous dites que les administrations municipales sont chargées d’appliquer cette loi, et que cela est en soi la garantie qu’elles ne seront pas appliquées. Pouvez-vous expliquer pourquoi ?

H.M. : Les administrations municipales doivent en effet appliquer cette loi—mais les fonds qui leur sont alloués pour le faire sont insignifiants. Suite à la loi, les villes devront créer de nouveaux emplois, par exemple pour travailler dans les bureaux où les prostituées devront se faire enregistrer. On aura aussi besoin d’interprètes (beaucoup de prostituées allemandes sont d’origine étrangère NDLT). On aura besoin de médecins pour les formations-santé. Mais ce qui semble vraiment intéresser l’Etat, c’est de profiter financièrement de la prostitution au maximum, et pas du tout d’investir dans des aides efficaces pour les femmes concernées. Il n’y a pas assez de centres de conseil, il n’y a pas assez d’aides à la sortie, il n’y a pas assez d’alternatives disponibles pour les femmes prostituées.

1.: Pouvez-vous expliquer comment la légalisation de la prostitution entraîne automatiquement le développement de la corruption dans la police, les administrations locales et les sphères politiques ?

H.M. : La légalisation, c’est avant tout les proxénètes, les managers de bordels et les clients qui en bénéficient. La prostitution légale envoie aux clients le message que c’est ok d’acheter une femme. Etre client, ça n’a plus rien de honteux en Allemagne, au contraire. Récemment, un homme a été traduit en cour de justice pour avoir étranglé une femme. La juge a suggéré que, s’il aimait étrangler des femmes, il aurait dû aller voir une prostituée ! La violence contre une certaine catégorie de femmes est ainsi normalisée, il n’y a aucune solidarité avec les femmes prostituées. Beaucoup d’hommes sont clients en Allemagne, des statistiques précisent qu’au moins 3 hommes sur 4 ont eu recours à une prostituée au moins une fois dans leur vie. S’ils peuvent le faire aussi facilement, pourquoi ne le feraient-ils pas ? Et en même temps, les prostituées, elles, ne sont pas du tout décriminalisées. Si elles ne respectent pas les régulations concernant les zones autorisées pour l’exercice de la prostitution, elles sont punies. Elles sont punies si elles ne payent pas leurs impôts. Et cela donne aux managers de bordels et aux clients les moyens d’exercer un chantage sur elles. De nombreux policiers et politiciens sont aussi clients. Mon premier proxénète était un policier, et j’avais de nombreux policiers comme clients. Et personne ne voit ça comme un problème—puisque le proxénétisme est légal. Et comme ces policiers et ces politiciens sont clients, ils prennent des décisions qui servent leurs intérêts en tant que clients. Et l’existence de bordels dans une ville augmente considérablement le montant des revenus fiscaux cette ville, voir ce que paient en impôts des méga-bordels comme le « Pasha » à Cologne. C’est un très gros fromage pour les politiciens, il est hors de question qu’ils y renoncent.

1.: Pouvez-vous nous parler de ces chaînes de méga-bordels en Allemagne ? Et comment les maltraitances sur les femmes prostituées y sont sans doute pires que dans toutes les autres formes de prostitution (tarif au forfait, gang bangs, systèmes de surveillance des prostituées comme dans une prison etc.) » ?

H.M. : Oui, en effet, en Allemagne, nous avons des bordels géants. Il y a deux types de bordels. Ceux dans lesquels les clients et les femmes se rencontrent, et ils peuvent ensuite monter dans les chambres. Et ceux où les clients défilent dans les couloirs devant les femmes assises devant la porte de leur chambre pour faire leur choix. Oui, la loi de protection des prostituées de 2017 a supprimé les offres au forfait et les gang bangs, mais ce qui se produit actuellement, c’est que les grands bordels prospèrent, tandis que les plus petits, ou les bordels en appartement, sont en train de fermer.

F : La légalisation a fait des proxénètes et des trafiquants d’êtres humains des hommes d’affaires respectables. Vous mentionnez sur votre blog le cas du prince de Sachsen Anhalt qui a investi une partie de sa fortune dans des bordels. Ces « hommes d’affaires » peuvent maintenant passer ouvertement des annonces d’offres d’emploi pour recruter de nouvelles prostituées, des publicités pour les bordels sont visibles partout en Allemagne. Pouvez-vous nous parler de cette normalisation du proxénétisme et de la prostitution, et de l’effet que cela produit sur la société allemande et sur la situation des femmes en général ?

H.M. : Quand on voit des managers de bordels passer dans des émissions à la télé ou même avoir leurs propres shows télévisés, cela fait monter l’acceptation sociale de l’achat du corps des femmes à un niveau record. Gérer des bordels, en être propriétaire ou être client, ce n’est plus vu comme choquant en Allemagne. Par contre, cela n’a pas pour conséquence une acceptation plus large des femmes prostituées, elles sont toujours considérées comme de la racaille. Vendre du sexe est toujours vu comme méprisable et immoral, tandis qu’acheter du sexe est devenu parfaitement normal. C’est maintenant vers les clients et les proxénètes que va la sympathie du public—et c’est le résultat de la légalisation.

Une autre conséquence de la légalisation est de normaliser les violences envers les femmes. J’ai dû supporter d’entendre des personnes de ma connaissance qui ne savaient pas que j’étais prostituée me faire la leçon sur le fait que l’achat de sexe serait un service parfaitement normal. En même temps, la normalisation de la prostitution a des effets à long terme sur la façon dont la société comprend (ou plutôt ne comprend pas) les autres formes de violence sexuelles envers les femmes. On a maintenant des situations où les femmes qui portent plainte pour viol sont harcelées en retour avec des accusations de diffamation si le perpétrateur ne peut pas être condamné par manque de preuves. Ceci n’est pas une coïncidence.

F : Pouvez-vous nous parler des « syndicats de travailleuses du sexe » et du lobby pro-prostitution en Allemagne ? Qui sont ces gens ? Combien de vraies prostituées dans ces groupes ?

H.M. : Ici, nous avons le BSD (Berufsverband Sexueller Dienstleistungen), l’«Association professionnelle des services sexuels », qui n’est en fait qu’une association de dirigeants de bordels et qui est pourtant consultée régulièrement par les politiciens sur toutes les questions touchant à la prostitution, bien qu’ils ne soient que des managers. Il y a aussi le BESD (Berufsverband erotische und sexuelle Dienstleistungen), l’«Association professionnelle des services érotiques et sexuels », qui se présente comme une sorte de syndicat pour les « travailleuses du sexe », mais en fait ceux qui sont ses porte-parole gèrent des donjons de dominatrices ou louent des chambres aux prostituées—et sont donc aussi des opérateurs de lieux de prostitution. L’association ne veut pas révéler combien elle a de membres. Hydra, un centre de conseil et de lobbying à Berlin, donne ouvertement des conseils pour faciliter l’entrée en prostitution.

1.: Vous dites que les associations pro-«travail du sexe » ne sont pas seulement inutiles pour les femmes qui veulent sortir de la prostitution, mais qu’en fait elles essaient d’empêcher les femmes prostituées d’en sortir, ou même elles tentent d’attirer de nouvelles recrues. Pouvez-vous nous parler de ça ?

H.M. : Ces associations ont commencé à dire (suite à des pressions politiques) qu’elles soutiennent les femmes voulant sortir de la prostitution—parce que, selon elles, tout le monde n’est pas fait pour ce « travail ». Mais en fait, ces déclarations ne débouchent sur aucune aide. Au lieu de soutien à la sortie, nous avons des centres qui conseillent les prostituées et font du lobbying, et de toute façon il n’y en a pas beaucoup. Il y a des Länder ou des états qui n’en ont aucun. Et quand il y en a, ils sont pro-« travail du sexe ». Cela veut dire qu’ils font campagne pour que les femmes prostituées ne soient pas vues comme un groupe exerçant une activité à haut risque, malgré tous les meurtres de prostituées perpétrés dans ce pays. Parce que selon eux, présenter les prostituées comme groupe à risque serait stigmatisant. De plus, j’ai entendu parler de cas où on a dit à des femmes prostituées qui voulaient quitter la prostitution qu’il fallait simplement qu’elles changent de branche et se reconvertissent dans la domination au lieu d’être escorts. Cela ne les aide pas vraiment bien sûr.

1.: Peut-on dire que l’Etat allemand est le plus grand des proxénètes ?

H.M. : Beaucoup de ces associations de conseil et de lobbying reçoivent des subventions publiques ou de l’Etat. Comme elles ne donnent aucune aide aux femmes qui veulent sortir et comme celles-ci sont juste encouragées à mieux s’adapter au « travail du sexe », le résultat est que beaucoup vont rester bloquées dans la prostitution, même si ce n’est pas ce qu’elles veulent. Et c’est l’Etat qui profite de ça, parce que ces femmes continuent à payer des impôts. Certaines femmes prostituées paient jusqu’à 30 Euros d’impôt par jour–la soi-disant « Vergnuegungssteuer » ou « taxe du plaisir »–ce qui est une appellation parfaitement cynique, parce que je ne connais aucune femme qui tire du plaisir de ce « travail ». Et les femmes prostituées doivent supporter des coûts et des frais énormes : 100 à 180 Euros par jour pour une chambre dans un bordel (payés au propriétaire du bordel), plus les impôts (payés à l’Etat), plus ce qu’elles versent à leur proxénète.

1.: J’ai vu que maintenant les bordels allemands reçoivent des évaluations comme les hôtels ? Est-ce que c’est vrai ?

H.M. : Le BSD, une association de managers de bordels, a lancé un « label de qualité » qui récompense certains bordels. Dans ces bordels, les femmes sont présentées comme « travaillant » volontairement, indépendamment de tout proxénète et loin de toute activité criminelle. Bien sûr, ce label de qualité est complètement bidon : un club de propriétaire de bordels qui décerne des labels de qualité à des bordels, comment ces évaluations peuvent-elles être objectives et indépendantes ? L’association a même admis qu’il s’agit d’une nouvelle stratégie de marketing pour séduire des clients qui n’auront plus à se soucier de savoir si les prostituées qu’ils payent sont contraintes ou pas. En fait, de toute façon, les clients s’en fichent, ou même ils préfèrent que les prostituées soient contraintes, parce qu’elles sont alors plus vulnérables, qu’il est plus facile d’abuser d’elles, qu’elles posent moins de limites aux exigences des clients et ne peuvent pas refuser des pratiques sexuelles extrêmes. Ce label de qualité vise à racoler un certain type de clients, ceux qui prétendent être « éthiquement corrects » et qui pourront désormais aller au bordel sans états d’âme.

Traduction anglaise Inge Kleine

Traduction française Francine Sporenda


https://revolutionfeministe.wordpress.c ... allemagne/
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Re: Contre le système prostitutionnel: libertaire vs libéral

Messagede Pïérô » 25 Oct 2017, 22:59

Paris, jeudi 26 octobre 2017

Projection débat « Rosen en marche pour l'abolition. »

Film de Catherine Tissier

Débat en présence de Catherine Tissier la réalisatrice.

Avec l'émission Femmes libres de Radio libertaire

Catherine Tissier a suivi Rosen Hicher lors d'une marche de 6 semaines ayant pour objectif d'interpeller le sénat pour la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel. Rosen martèle de toutes ses forces « qu'acheter un corps n'est ni normal ni une fatalité » .

à 19h30, Librairie du Monde libertaire - Publico, 145 rue Amelot, Paris 11e

http://www.librairie-publico.info/?p=2755
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Contre le système prostitutionnel: libertaire vs libéral

Messagede bipbip » 28 Oct 2017, 22:05

Témoignages

« Ici c’est l’Europe et tu n’as pas de famille, alors tu fais ce que je dis : tu te prostitues »

Le média Sans A_, qui se donne pour mission de se mobiliser "rendre visible les invisibles", a pour sa 6ème saison donné la parole à ceux celles qui vivent la prostitution. Ci dessous nous relayons le portrait d'Anne qui originaire du Nigeria, et qui a été victime de réseaux de proxénitisme. Comme elle, plus de 80% des prostituées en France sont d’origine étrangère.

Voici le témoignage sonore enregistré par le Média Sans_1 d’Anne, 27 ans, originaire du Nigéria. Alors qu’elle vend des tomates sur un marché d’Abuja, elle est repérée par un réseau de proxénétisme. On lui promet un avenir meilleur en France, des études et un travail. Mais dès son arrivée à Paris en 2009, Anne est forcée de se prostituer pour une maquerelle à Château Rouge. En 2013, elle parvient à lui échapper.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Ici- ... prostitues
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Re: Contre le système prostitutionnel: libertaire vs libéral

Messagede Lila » 02 Nov 2017, 20:54

On ne naît pas prostitueur, on le devient

par Beatriz Ranea Triviño, militante féministe, chercheuse à l’Université Complutense de Madrid et spécialiste en matière de prostitution et de masculinité

Le débat sur la prostitution en Espagne stagne depuis des années, mais la récente arrestation du réalisateur cinématographique « Torbe », spécialiste espagnol de la « pornographie freak », pour traite d’enfants à des fins sexuelles, pourrait être une bonne occasion de discuter de l’industrie du sexe. En recentrant l’accent du « débat » traditionnel de la prostituée vers la demande, nous pouvons remettre en question la perception publique de l’acheteur sexuel typique et la banalisation de la prostitution dans la culture des « prostitueurs ».
La prostitution est une institution sociale qui implique divers groupes, donc avant de prendre position, il est instructif de les écouter tous ; femmes prostituées, survivantes de la prostitution, acheteurs de sexe et proxénètes. Pour celles et ceux d’entre nous qui cherchent à recentrer le débat, il est fondamental d’écouter les voix des demandeurs, soit laisser les clients parler, les inviter à sortir de l’anonymat social, divulguer les forums Internet (comme celui créé par Torbe), où ils échangent leurs opinions et expériences — afin de réfléchir au sens que ces hommes donnent eux-mêmes à la prostitution et à leur rôle dans son maintien.

à lire : https://tradfem.wordpress.com/2017/11/0 ... e-devient/
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Re: Contre le système prostitutionnel: libertaire vs libéral

Messagede Lila » 02 Nov 2017, 22:15

Le Mouvement du Nid salue la mise en place des premiers parcours de sortie de la prostitution, et demande plus de moyens pour leur mise en œuvre !

Courant octobre, les premiers parcours de sortie de la prostitution ont été validés par les commissions départementales de lutte contre la prostitution, le proxénétisme et la traite des êtres humains créées par la loi du 13 avril 2016.
Nous nous en félicitons !

C’est une étape majeure sur le chemin de l’application de la loi visant au renforcement de la lutte contre le système prostitutionnel, qui devient un peu plus réalité.
Pour notre Présidente, Christine Blec, « Enfin, l’Etat donne un signal fort aux personnes qui souhaitent des alternatives à la prostitution : il est à leurs côtés ». Avec les commissions départementales et les premiers dossiers examinés et validés, on voit déjà un changement de regard sur la lutte contre la prostitution. Comme en témoigne Claire Quidet, notre porte-parole : « de par leur présence même au sein des commission, les institutions et associations qui les composent se sentent impliquées dans la lutte contre le système prostitutionnel et concernées par l’accompagnement des personnes qu’elles souhaitent aider ».

Après la dépénalisation des personnes prostituées et l’application de l’interdiction de l’achat d’actes sexuels par la pénalisation des clients prostitueurs, avec la mise en place de ces parcours de sortie c’est donc un nouveau volet fondamental de la loi qui est appliqué. C’est ainsi un pas vers notre objectif d’une société d’égalité entre les femmes et les hommes.

Mais nous ne crions pas pour autant victoire. Pour l’instant, ces parcours restent peu nombreux au regard des besoins (on estime à 37000 le nombre de personnes prostituées en France, dont l’immense majorité souhaiterait en sortir). En effet, les parcours de sortie ne sont pas effectifs sur tout le territoire et l’état d’avancement de la mise en œuvre de la loi n’est pas le même partout. Enfin, dans les délégations territoriales du Mouvement du Nid, l’accompagnement global des personnes est fragilisé par un manque de soutien financier.

Avec la loi du 13 avril 2016, l’Etat a pris un engagement fort : celui d’être aux côtés des personnes prostituées, et d’oeuvrer contre le système prostitueur. Délégant l’accompagnement des victimes à des associations agréées, l’Etat doit leur donner les moyens, y compris financiers de mener à bien cette mission. Ces moyens ne doivent pas se limiter aux parcours de sortie mais doivent permettre de poursuivre l’accompagnement global et inconditionnel des personnes prostituées, qui est au cœur de l’action du Mouvement du Nid.

Encore une fois, comme l’explique Claire Quidet : « nous n’avons pas attendu la loi pour accompagner les personnes en situation de prostitution, et pour mener des actions de prévention auprès des jeunes pour qu’à l’avenir, le recours à l’achat d’acte sexuel diminue. Mais nous avons besoin que l’exécutif envoie un signal fort de sa volonté de mettre en œuvre la loi dans sa globalité, avec les moyens associés ».

Ce signal fort, c’est l’ensemble du gouvernement qui doit le donner, en impliquant tous les ministères concernés (Intérieur, Justice, Education nationale, Egalité femmes-hommes, Affaires étrangères, Travail, Affaires sociales, Santé), sous l’égide du chef du gouvernement !


http://www.mouvementdunid.org/Le-Mouvem ... sortie-de#
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Re: Contre le système prostitutionnel: libertaire vs libéral

Messagede Lila » 19 Nov 2017, 20:53

Le rêve de vie stable de Magalie décidée à quitter la prostitution

Exploitée sexuellement dès l'adolescence en République démocratique du Congo puis en France, Magalie, 24 ans, s'est engagée depuis un mois dans un parcours de sortie de la prostitution, un dispositif créé par la loi d'avril 2016 mais qui a tardé à se concrétiser.

La prostitution, "ce n'était pas ma propre volonté", confie Magalie, dont le prénom a été modifié. Avec un courage déconcertant, elle livre le récit de son itinéraire chaotique.

Née de parents inconnus, elle fuit sa famille d'accueil après avoir été "violée par le mari". Seule dans les rues de Kinshasa, elle tombe entre les griffes de "la dame", sa proxénète. Elle n'a que 15 ans mais se résigne "pour survivre".

A 17 ans, elle est envoyée en France, où on lui promet qu'elle va "gagner plus". En réalité, "on me donnait juste à manger". Après un rapport non protégé avec un client, elle tombe enceinte d'une fille, âgée aujourd'hui de 4 ans.

"J'en avais marre de travailler comme ça, surtout avec ma fille, mais je n'avais aucune ressource, il me fallait une aide", raconte-t-elle. C'est le Mouvement du Nid, engagé dans la lutte contre la prostitution, qui va la lui apporter.

L'association a présenté mi-octobre son dossier devant une commission départementale, présidée par un préfet, pour qu'elle bénéficie d'un parcours de sortie dont la durée est limitée à deux ans maximum.

Cette mesure constitue le volet social de la loi prostitution de 2016, dont la pénalisation du client et l'abrogation du délit de racolage étaient les dispositions phare.

Grâce au dispositif, Magalie, actuellement hébergée dans un hôtel social, pourra accéder à un logement HLM, profiter d'un accompagnement médical et d'actions d'insertion sociale et professionnelle.

Trouver un toit et un emploi, "c'est l'objectif des six prochains mois", dit Évelyne Bar, responsable au Mouvement du Nid, qui l'accompagne dans ses démarches.

- "Manque de volonté politique" -

D'ores et déjà, la jeune mère, qui faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire, a obtenu grâce au parcours de sortie un titre de séjour de six mois renouvelable pour lui permettre de travailler.

Bientôt, une allocation de 432 euros, appelée aide financière à l'insertion sociale (Afis), lui sera versée. Cette enveloppe, réservée à ceux qui ne perçoivent aucun minima sociaux, a été spécialement créée pour compenser la perte des revenus issus de la prostitution.

Magalie, suivie par l'association depuis 2014, avait le profil idéal. "Le parcours ne dure que 24 mois, c'est court. On ne peut pas présenter n'importe qui, il faut avoir déjà cheminé avec la personne", explique Évelyne Bar.

Sortie de la prostitution depuis déjà un an et demi, Magalie avait besoin de ce coup de pouce selon Stéphanie Caradec, directrice du Mouvement du Nid: "quand on a des trous dans le CV ou des problèmes de santé physique et psychique, le passé de prostitution est un frein pour avoir une vie stable".

Le "bilan d'étape", dressé mercredi par l'association, est modeste: seuls 25 dossiers ont été validés depuis octobre par les préfets, bien loin des 1.000 parcours provisionnés dans le budget 2017, en raison d'un long retard à l'allumage.

"Il a fallu attendre la publication de décrets d'application - le dernier date d'avril - et puis il y a eu les élections", explique Mme Caradec.

Pour 2018, le gouvernement, après avoir consulté les 44 associations agréées dans 37 départements, n'a provisionné que 600 parcours. "On pourrait faire plus si on nous donnait les moyens", regrette la directrice du Mouvement du Nid.

Elle ne digère pas la baisse de "6,8 à 5 millions d'euros" des crédits alloués à la lutte contre la prostitution dans le projet de budget 2018 et dénonce "un manque de volonté politique".

"On a de plus en plus de monde dans nos permanences, mais on ne peut pas tout faire. (...) Un accompagnement, ça prend du temps", insiste Mme Caradec.

"On s'est mobilisé sept ans pour obtenir cette loi historique, rappelle Grégoire Théry, chargé du plaidoyer au Mouvement du Nid. Il faudra peut-être sept ans pour obtenir son application pleine est efficace".


http://information.tv5monde.com/en-cont ... ion-203883
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Re: Contre le système prostitutionnel: libertaire vs libéral

Messagede Lila » 19 Nov 2017, 21:15

Prostitution : « Je voulais arrêter, il me fallait de l’aide »

Vingt-cinq personnes bénéficient du parcours de sortie de la prostitution instauré par la loi visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel d’avril 2016.

C’est sa fille qui a conduit Magali à vouloir arrêter la prostitution. Elle en a eu assez de « travailler comme ça » devant son bébé, né d’un client, pour gagner de quoi se nourrir et donner le reste de son argent à « la dame », sa proxénète. « Je voulais arrêter, mais il me fallait de l’aide », relate la jeune femme de 24 ans. C’est une assistante sociale qui l’a mise en contact avec le Mouvement du Nid, association de soutien aux personnes prostituées.

à lire : http://mobile.lemonde.fr/societe/articl ... zvlOBF5hKO
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Re: Contre le système prostitutionnel: libertaire vs libéral

Messagede Lila » 19 Nov 2017, 21:45

À propos du pacte unissant les trans-activistes et le lobby de l’industrie du sexe

Dans le nouveau livre de Julie Bindel, The Pimping of Prostitution – Abolishing the Sex Work Myth, celle-ci explore le lien entre le lobby du « travail du sexe » et l’activisme entourant les droits des trans.

par JULIE BINDEL, sur Feminist Current, le 2 octobre 2017

Ce qui suit est un extrait de l’ouvrage de Julie Bindel The Pimping of Prostitution: Abolishing the Sex Work Myth, récemment publié chez Palgrave Macmillan. Il est traduit et reproduit avec l’autorisation de l’autrice.

À propos du pacte unissant les trans-activistes et le lobby de l’industrie du sexe

La montée de la politique identitaire transgenre s’est accompagnée d’un effort véhément pour fusionner l’image de la prostitution à ce qu’on appelle le mouvement genderqueer. Plusieurs arguments servent à affirmer que l’expérience d’être transgenre et celle d’être prostituée sont très similaires, sinon identiques. L’un d’entre eux est que plusieurs transfemmes ne peuvent pas trouver d’emploi ordinaire, ou qu’elles ont besoin de gagner rapidement de l’argent pour se payer une chirurgie, et donc qu’elles se tournent vers l’industrie du sexe. Un autre est l’argument queer selon lequel nous faisons toutes et tous partie d’une grande alliance heureuse sous le logo arc-en-ciel et que les « droits des travailleurs du sexe », les droits des trans et les droits des queer sont une seule et même chose. Ce qui échappe à cet est une analyse du pouvoir des hommes par rapport aux femmes. En fait, sauf pour ce qui est des transfemmes, les femmes sont entièrement exclues de cette équation.

Deux acronymes récemment créés se prêtent même à ma théorie que les problèmes des transgenres et les « droits des travailleurs du sexe » ont été fusionnés au point que vous ne pouvez littéralement pas soutenir les uns sans soutenir les autres. Ce sont les expressions, jumelées par la rime : SWERF (féministes radicales excluant les travailleuses du sexe) et TERF (féministes radicales excluant les transfemmes). Les camps pro-prostitution et trans-activistes semblent parfaitement conscients de l’importance de fusionner leurs intérêts. Les lobbyistes pro-prostitution font régulièrement appel au soutien du lobby transgenre et vice versa. Je me suis rendu compte d’à quel point cette collusion était commode pour les deux groupes au moment de la campagne menée en Grande-Bretagne pour faire instaurer une loi criminalisant les acheteurs de sexe. C’était en 2009 et le Parlement débattait d’un projet de loi qui aurait criminalisé l’achat de sexe auprès d’une personne ayant été victime de traite ou autrement contrainte. Il était toujours considéré important d’obtenir l’adoption de cette loi, même si beaucoup étaient sceptiques à ce sujet parce que le projet de loi maintenait une distinction entre les femmes qui pouvaient prouver qu’elles avaient été soumises à un proxénète, ou forcées d’une manière ou d’une autre, et celles qui étaient autrement maltraitées et exploitées dans l’industrie du sexe, rendant cette loi pratiquement impossible à appliquer.

L’universitaire Belinda Brooks-Gordon a créé l’expression dérisoire « Carry on Criminology » pour décrire ce qu’elle considère comme de la recherche médiocre au sujet de l’industrie du sexe. Par exemple, Brooks-Gordon était une des signataires de la plainte publiée dans le journal The Guardian au sujet d’une recherche intitulée « Big Brothel » dont j’étais co-autrice.

Dans le cadre du débat au Parlement et à la Chambre des Lords au sujet du nouveau projet de loi, Brooks-Gordon a été fortement impliquée dans le rassemblement des troupes pour s’y opposer. Elle a posté des messages sur des sites Web fréquentés par les prostitueurs qui y « passent en revue » les femmes prostituées qu’ils achètent. Steve Elrond est un acheteur sexuel prolifique, un partisan acharné d’une décriminalisation générale et le propriétaire de sites Web qui annoncent des femmes auprès d’autres acheteurs sexuels. Il a posté un message de Brooks-Gordon sur ce qui était alors sur son site personnel. Il n’est plus en ligne mais demeure accessible sur les sites d’archives.

« La Dre Belinda Brooks Gordon [sic], qui fait un travail brillant de pression en faveur de nos droits, a demandé que les éléments suivants soient distribués », a écrit Elrond. Le message de Brooks-Gordon expliquait les raisons pour lesquelles les femmes prostituées (ou les « travailleuses du sexe » comme elle les appelait) et les acheteurs de sexe (« clients ») devaient faire pression sur les députés de tous les partis pour les amener à voter contre l’introduction d’une loi criminalisant la demande de personnes victimes de la traite. Elle expliquait à quel point il était important de former des alliances sur différentes questions, avant d’expliquer sa prochaine tactique :

« Jeudi soir, je parle à un groupe transgenre pour expliquer pourquoi elles devraient s’opposer au projet de loi (certaines d’entre elles sont hésitantes à ce sujet). C’est une chose pour elles d’avoir manifesté contre la nomination de Julie Bindel aux prix Stonewall, mais le travail du sexe est un autre enjeu pour elles, alors je les cuisine à ce sujet. Des liens intéressants ont été forgés à la manifestation, et je vous tiendrai au courant de leur position. Si quelqu’un veut venir à cette rencontre, vous y serez les bienvenus. »

L’année précédente, j’avais été mise en nomination présélectionnée dans la catégorie « Journaliste de l’année » aux prix annuels Stonewall. Dès que ma nomination a été annoncée, la communauté transgenre et une grande partie de la presse gay se sont mobilisées à toute allure. Je suis régulièrement accusé de « transphobie » sur la base d’un article que j’ai écrit dans le Guardian Weekend Magazine en 2004. Je n’avais pas demandé à être mise en nomination pour ce prix, mais dès que leur mobilisation a commencé, je savais que je devais me présenter à cet événement, faute de quoi j’aurais eu l’air d’avoir été intimidée.

À l’arrivée, j’ai vu qu’il y avait plus de 100 manifestants qui soutenaient que ma mise en nomination aurait dû être retirée et que je colportais un « discours haineux ». Aux côtés des trans-activistes se trouvaient un certain nombre de lobbyistes et d’universitaires pro-prostitution. Cette manifestation a été la plus importante de l’histoire de l’activisme transgenre au Royaume-Uni et elle a fait l’objet d’une énorme publicité.

L’une des principales organisatrices de cette manifestation était Sarah Brown, qui était une collègue de Brooks-Gordon pendant le temps où elles étaient tous deux conseillères municipales affiliées au Parti démocrate libéral. À la suite de la saga Stonewall, Brooks-Gordon a saisi l’occasion d’accueillir des membres du lobby transgenre dans l’opposition à la loi de criminalisation de la demande et pour lutter en faveur d’une décriminalisation générale de l’industrie du sexe.

Ce que je trouve intéressant est que, du moins selon Brooks-Gordon, à l’époque, certains des lobbyistes transgenres étaient « hésitantes » à propos d’un engagement pro-prostitution. Aujourd’hui, elles sont tout sauf cela, et il est difficile de trouver une ou un lobbyiste transgenre qui soit anti-prostitution.

Actuellement au Royaume-Uni, plusieurs sections locales et deux des principaux partis politiques laissent à leur caucus LBGT la responsabilité de rédiger et d’appliquer leurs politiques sur la prostitution dans l’industrie du sexe. Les Démocrates libéraux, par exemple, invitent régulièrement des transfemmes à prendre la parole à leurs congrès en tentant de faire adopter des motions en appui à la décriminalisation générale de l’industrie du sexe. Il en est de même pour le Parti Vert (sauf qu’ils se décrivent comme LGBTIQA+) et pour certaines sections locales du Parti travailliste.

Par exemple, un membre clé du caucus LGBT dans la section d’Islington du Parti travailliste est Catherine Stephens. Stephens est fondatrice de l’International Union of Sex Workers (Union internationale des travailleurs du sexe – IUSW), un faux syndicat peuplée d’universitaires, de prostitueurs, de proxénètes, de propriétaires de bordels et d’autres lobbyistes pro-décriminalisation de l’industrie. Au cours des 10 dernières années, j’ai vu Stephens à plusieurs conférences et autres meetings publics, et je ne l’ai jamais entendue se déclarer lesbienne ou bisexuelle. Cependant, elle s’identifie maintenant comme bisexuelle, ce qui lui vaut une légitimité au sein de la communauté LGBT.

Influence trans sur le « travail du sexe »

Sarah Noble est une militante du parti Démocrate libéral démocrate et une transfemme pro-prostitution. En 2014, Noble a fait un discours à leur congrès appelant à la décriminalisation. Sarah Brown, qui est également une transfemme, a aussi donné une allocution à ce congrès, en appelant à la décriminalisation.

Janet Mock est une trans-activiste d’homme à femme qui a été catapultée dans l’arène publique en 2014 par la publication de ses souvenirs de croissance comme transgenre, Redefining Realness: My Path to Womanhood, Identity, Love & So Much More. Dans la vidéo qui accompagne le livre, Mock semble célébrer l’implication des jeunes dans l’industrie du sexe :

« J’avais 15 ans la première fois où j’ai visité Merchant Street, ce que certains appelleraient « la promenade » pour les transfemmes impliquées dans le travail du sexe de rue. À l’époque, je venais de commencer ma transition médicale et c’est là que les filles plus jeunes, comme mes amies et moi, allions nous tenir, flirter avec les gars et faire la connaissance de transfemmes plus âgées, les légendes de notre communauté. »

Mock continue en expliquant comment elle « idolâtrait » les transfemmes prostituées du secteur, y compris ceux qui ont été utilisés dans la pornographie et dans les clubs de strip-tease. « Ce fut les premières transfemmes que j’ai rencontrées et j’ai rapidement établi une corrélation entre la transféminité et le travail du sexe », dit Mock, expliquant qu’elle a compris le rôle de l’industrie du sexe comme un « rite de passage » pour les transfilles.

Mock qualifie avec mépris les médias qui, dit-elle, trahissent la prostitution en la présentant comme « honteuse et dégradante ». À l’instar de nombreux lobbyistes pro-prostitution, elle considère que la stigmatisation de la prostitution est extrêmement nuisible, bien au-delà des préjudices causés aux prostituées par les acheteurs sexuels, les proxénètes et les propriétaires de maisons closes. En fait, Mock suggère fortement que toute condamnation de l’industrie du sexe entraînera de la violence à l’encontre de celles qui vendent du sexe, affirmant que toute personne ayant une vision négative du commerce du sexe « déshumanise » les personnes prostituées.

Elle déclare :

« Les travailleuses du sexe sont souvent déconsidérées, ce qui amène même les gens les plus libéraux à déshumaniser, dévaloriser et rabaisser les femmes engagées dans les métiers du sexe. Cette déshumanisation omniprésente des femmes qui sont dans l’industrie du sexe conduit beaucoup de gens à ne pas tenir compte de la censure, de la brutalité, des exactions de la police, de la criminalisation et de la violence que doivent affronter les travailleurs du sexe; on va jusqu’à les accuser d’être complètement tarées, dissolues et indignes de confiance. »

Comme Mock en témoigne, elle avait appris à relier la prostitution au fait d’être transgenre et soutient aujourd’hui que, comme elle avait appris que la prostitution était considérée comme honteuse, elle en est venue à considérer comme également honteux le fait d’être transgenre : « Je ne pouvais pas le séparer de mes propres problèmes d’image corporelle, mon sentiment de soi, ma honte intériorisée d’être trans, marron, pauvre, jeune, et femme. »

C’est un argument bizarre et dangereux. Mock dit effectivement que, à moins de normaliser et de déstigmatiser complètement l’industrie du sexe, les transfemmes comme elle ne pourront jamais se sentir fières de leur « féminité ». Pensez à ce que cela implique : tout d’abord, une confusion totale de la prostitution au fait d’être transgenre, avec en prime l’argument plutôt manipulateur que si nous n’acceptons pas la prostitution comme source de pouvoir personnel (empowerment) « habilitante » alors les transfemmes vivront une haine de soi.

Mock écrit sur son blog :

« Ces femmes m’ont appris qu’il n’y avait rien de mal avec moi ou mon corps, et que si je voulais, elles me montreraient la voie. Et c’est ce chemin de fer souterrain* de ressources, créé par des femmes marginalisées et à faible revenu, qui m’a permis à 16 ans, de sauter dans une voiture avec mon premier régulier et de choisir un chemin vers ma survie et ma libération. »

Voilà bien le message véhiculé : la prostitution est un enjeu libérateur et toute condamnation de cette industrie signifie que des femmes et des filles marginalisées seront incapables de survivre.

Julie BINDEL


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Re: Contre le système prostitutionnel: libertaire vs libéral

Messagede Lila » 26 Déc 2017, 22:56

PROSTITUTION, PROXÉNÈTES… POUR EN FINIR AVEC LE MYTHE DE LA « PUTE HEUREUSE »

L’écrivaine et activiste féministe britannique Julie Bindel devait prendre la parole à l’Université St Edward au Texas en octobre, dans le cadre d’une tournée de promotion de son nouveau livre aux États-Unis. Le jour de la conférence, elle a reçu un appel de cette université catholique d’Austin l’informant que l’événement avait été annulé, sous prétexte qu’il « risquait d’offenser des étudiants sur le campus ».

Ce n’était pas la première fois que Bindel se voyait ainsi chassée d’une tribune – et s’il faut en juger par son nouvel ouvrage, The Pimping of Prostitution : Abolishing the Myth of Sex Work (Les entremetteurs de la prostitution : abolir le mythe du travail du sexe) – ce ne sera probablement pas la dernière. Elle témoigne à Newsweek avoir été empêchée de prendre la parole au moins une douzaine de fois au Royaume-Uni, y compris en 2015, alors qu’elle avait été invitée à un débat l’opposant au militant antiféministe extrême Milo Yiannopoulos, à Manchester.

Comme cela est souvent arrivé dans la carrière de Julie Bindel en tant qu’écrivaine, journaliste et activiste féministe, ce n’était pas son travail récent qui a été critiqué à St Edward. La controverse portait plutôt sur une chronique d’humeur rédigée en 2004, pour le journal The Guardian à propos de la communauté transgenre qui était intitulée « Gender benders beware ». (Bindel souligne qu’elle s’est excusée à trois reprises fois pour le ton qu’elle avait adopté et son recours inapproprié à l’humour dans ce texte.)

Dans une déclaration faite à Newsweek, Kris Sloan, professeur d’éducation et directeur de la Social Justice Living Learning Community (Communauté d’apprentissage et d’actualisation de la justice sociale) à l’Université St Edward, a confirmé que cette annulation était due à « une controverse et une confusion parmi les étudiants (en particulier notre population transgenre et non conformiste de genre ») concernant l’article de 2004 de Bindel qui, selon lui, « a troublé l’intention initiale d’inviter cette autrice sur notre campus ».

Si ses remarques sur la communauté transgenre ont suscité une controverse au sein d’une partie de la gauche féministe et libérale, son nouveau livre ne fera rien pour l’apaiser. Le récent lancement de cet ouvrage au Royaume-Uni a dû être protégé par des gardes de sécurité et a fait l’objet d’un piquetage par quelques activistes pro-prostitution. Pendant ce temps, les mentions du nom de Bindel sur le réseau Twitter jettent un éclairage inquiétant sur la haine souvent fanatique que ses idées suscitent chez ses détracteurs.

« Ils se sont donné pour mission de me harceler et m’empêcher de faire mon travail », a déclaré Bindel à Newsweek. « Et ils ont échoué. »

Bindel écrit dans la préface de son ouvrage qu’il n’existe pas de problème aussi controversé que la prostitution parmi les féministes, les libéraux et les militants des droits de la personne. La vision libérale conventionnelle de cette industrie veut que toute tentative de la condamner ou d’en restreindre l’impact équivaut à refuser leur agence aux femmes (et aux hommes, bien que les prostitués soient beaucoup moins nombreux) qui choisissent de vendre du sexe. Même le terme prostitution est considéré comme désuet, le lobby pro-légalisation lui préférant l’euphémisme « travail du sexe ».

Mais de Gujarat à Dubaï, de Vancouver à New York, Bindel continue à démonter ce que l’une de ses interlocutrices qualifie de vision romantique de la « pute heureuse ». Son principal argument est que dans tous les pays où une normalisation a été testée – en Hollande, mais aussi en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Allemagne et dans certaines régions du Royaume-Uni et des États-Unis – ce modèle n’est un triomphe que pour les acheteurs de sexe. Pour les femmes qui assurent ce « travail », cela n’a été rien de moins qu’une tragédie.

« Pour moi, dit-elle, la prostitution est une violation des droits fondamentaux des femmes et des filles. Selon les libéraux, le seul abus des droits de l’homme en prostitution a lieu […] au moment où des hommes sont dissuadés d’acheter du sexe, et non quand ils louent les orifices du corps d’une femme pour se soulager sexuellement. Selon cette logique, les femmes qui vendent du sexe seraient les victimes de moralistes bourgeoises qui veulent leur enlever le droit à gagner leur vie », écrit-elle.

la suite : https://tradfem.wordpress.com/2017/11/3 ... %E2%80%89/
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Re: Contre le système prostitutionnel: libertaire vs libéral

Messagede Lila » 02 Jan 2018, 01:29

ALLEMAGNE : VERS LA MONOPOLISATION DE L’INDUSTRIE DU SEXE

INTERVIEW DE MANUELA SCHON

Par Francine Sporenda

Manuela Schon est une sociologue et militante politique allemande. Elle a co-fondé « Abolition 2014 – Für eine Welt ohne Prostitution » et « LINKE für eine Welt ohne Prostitution » (« La gauche pour un monde sans prostitution »). Elle écrit sur le blog féministe radical « Die Störenfriedas ».

F : J’ai lu que 90% des femmes prostituées en Allemagne étaient d’origine étrangère. Pouvez-vous nous parler de ces femmes prostituées originaires de l’Europe de l’Est et de la communauté Rom, et des réseaux de trafiquants qui les amènent en Allemagne ?

M.S. : D’abord, il n’y a pas vraiment de chiffres auxquels nous puissions nous référer avec certitude quand nous parlons des prostituées étrangères en Allemagne. Ce chiffre de 90% est seulement une estimation. Récemment, il y a eu un contrôle, un raid dans la ville d’Augsbourg en Bavière, et ils n’ont pas trouvé une seule femme allemande prostituée dans cette ville. Les gens du lobby du « travail du sexe » disent eux-mêmes que ce chiffre dépasse les 90%, et ils appellent ces femmes des « travailleuses du sexe migrantes ». Et ils présentent la prostitution comme un moyen de gagner beaucoup d’argent en Allemagne pour les femmes des pays pauvres. Les principaux pays d’où elles viennent sont la Roumanie, la Bulgarie et la Hongrie. Beaucoup sont issues de la communauté Rom et de la minorité turque bulgare. Ce que l’on peut observer au sujet de ces femmes, c’est qu’elles viennent surtout de certaines régions de leur pays d’origine. C’est parce que les réseaux de prostitution amènent des femmes de certaines régions de Roumanie, Bulgarie et Hongrie vers certaines régions d’Allemagne. Si on regarde les numéros de téléphone de ces femmes, on peut identifier les réseaux qui les contrôlent, parce qu’on peut savoir de quel pays elles viennent, et de quelle région du pays.

F. : Est-ce qu’elles ne viennent que de l’Europe de l’Est, ou est-ce qu’il y en a d’autres origines, de pays d’Afrique par exemple ?

M.S. : On lit des informations au sujet de femmes arrivant du Nigeria. Si on regarde les annonces de prostitution, elles sont là, mais ce n’est pas un groupe très important. Je ne sais pas si elles sont de plus en plus nombreuses mais dans ma ville, Wiesbaden, il n’y en a presque pas. Mais nous avons un groupe assez important de prostitué-es d’Amérique latine, surtout des trans.

F. : Il y a maintenant des chaînes de bordels en Allemagne, des mega-bordels où « travaillent » des centaines de femmes. Pouvez-vous nous parler de ces chaînes et de ces mega-bordels?

M.S. : Les mega-bordels sont la conséquence de la loi prostitution passée en 2001 et appliquée en 2002–mais avant cette loi, c’était déjà légal de gérer un bordel. En fait, ce n’est pas exact de dire que la prostitution a été légalisée en 2001, parce qu’il y avait déjà des bordels dans de nombreuses villes allemandes au XIXème siècle. Mais il ne s’agissait que de propriétaires louant des locaux, et ils n’étaient pas autorisés à intervenir dans la prostitution elle-même. Avec la nouvelle loi, c’est les proxénètes qui sont devenus légaux, pas la prostitution. Et maintenant, ils sont complètement engagés dans la prostitution elle-même : ils peuvent toujours louer des locaux mais ils peuvent faire bien plus : ils offrent toute une gamme de services aux femmes prostituées, ils s’occupent de passer les annonces, il y a des cafeterias dans ces bordels où les femmes peuvent manger, il y a des coiffeurs, des manucures où elles peuvent se faire faire leurs ongles. Qu’il y ait une gamme de services complète pour les femmes prostituées, ça veut dire que ces femmes peuvent rester 24 heures dans ces bordels, qu’elles n’ont pas besoin d’en sortir, et qu’il y a ainsi beaucoup plus d’argent qui va aux proxénètes.

la suite : https://revolutionfeministe.wordpress.c ... e-du-sexe/
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Re: Contre le système prostitutionnel: libertaire vs libéral

Messagede Lila » 20 Jan 2018, 21:09

Prostitution : dans les coulisses d'un stage pour des clients condamnés "qui sont le problème et la solution"

Depuis que la législation permet de condamner les clients de la prostitution, les contrevenants peuvent se voir imposer un stage de sensibilisation pour affronter la réalité et remettre en question leurs certitudes.

Depuis la loi prostitution votée en avril 2016, les clients peuvent être sanctionnés. En plus de l'amende pénale prévue jusqu'à 1 500 euros, le procureur, comme à Fontainebleau en Seine-et-Marne, peut imposer un stage de sensibilisation au contrevenant. L'association Equipes d'action contre le proxénétisme (EACP) organise ces sessions deux jours par mois à Melun.

Une mise au point sur la prostitution en France

Le stage se déroule dans une petite salle, au pied d’un bâtiment HLM. Les profils des clients condamnés sont variés. Certains sont venus habillés en vieux survêtement, d’autres portent d’élégants manteaux. Figurent dans le groupe des jeunes aux apparences d'étudiants, des quadras de différents milieux, le stagiaire le plus âgé a 63 ans. Tous ont été arrêtés en lisière de la forêt de Fontainebleau, en train de payer une passe ou en plein acte dans leur voiture. Leur stage débute par une présentation de la loi de 2016, pour leur rappeler que l'achat d'actes sexuels est illégal en France. La présidente de l'association EACP, Elda Carly dressent devant ces hommes un état des lieux de la prostitution dans l'hexagone.

la suite : https://www.francetvinfo.fr/societe/pro ... 61147.html
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Re: Contre le système prostitutionnel: libertaire vs libéral

Messagede Lila » 20 Jan 2018, 21:49

De très jeunes Nigérianes se prostituent pour une bouchée de pain dans les rues de Bruxelles
De jeunes filles, parfois des mineures, qui viennent du Nigéria se prostituent dans les rues de Bruxelles pour parfois moins de cinq euros. Le phénomène n'est pas nouveau, mais ce qui est certain, c'est qu'il prend de l'ampleur. La Police fédérale évoquait ces derniers jours des centaines de filles victimes de cette traite des êtres humains, et des conditions d'exploitation dignes du Moyen-Age avec des passes de quelques euros à peine.
à lire : https://www.rtbf.be/info/societe/detail ... id=9815282


La légalisation a fait de l’Allemagne le bordel de l’Europe. Et nous devrions avoir honte !
à lire : https://entreleslignesentrelesmots.word ... more-32561
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