Résistance et luttes femmes dans le monde

Re: Résistance et luttes femmes dans le monde

Messagede Lila » 05 Sep 2015, 18:10

Une brigade féminine combat l’Etat islamique: «Ils nous violent, on les tue»

Xate Shingali a formé son unité début juillet. Elle comporte aujourd’hui plus de 120 combattantes.

Elles ont entre 17 et 30 ans. Elles font partie de la même brigade féminine baptisée « Sun Girls » (« Les filles du soleil ») et comptent aujourd’hui près de 123 combattantes. Leur objectif ? Lutter contre l’Etat islamique (EI).

Xate Shingali, 30 ans et ancienne chanteuse yazidie, a formé sa brigade le 2 juillet dernier, juste après avoir obtenu la permission spéciale du président kurde. « Nous n’avons eu qu’une formation de base avec des AK47. Nous avons besoin d’être mieux formées, mais nous sommes prêtes à combattre Daesh à tout moment », a-t-elle déclaré au Dailymail, avant d’ajouter : « Ils nous violent. On les tue ».

à lire : http://www.lesoir.be/968639/article/act ... ent-on-tue
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Re: Résistance et luttes femmes dans le monde

Messagede Lila » 06 Sep 2015, 16:14

Nasawiyat ! saison 2 suite

Épisode 5 : Shayma et Fatima
Shayma, 22ans, aide les femmes dans leur identité et leur religion. "Puisqu'on a lutté pour que la femme s'habille comme elle veut, laissez-la se couvrir". Fatima, elle, refuse les injonctions "d'un monde créé par les hommes et pour les hommes" et mène diverses actions, collectif des femmes sans voile, manifestation contre le contre le travail dominical. Portraits croisés.
http://www.franceculture.fr/emission-na ... 2015-08-08


Épisode 6 : Diata
Diata, trente-et-un ans, est née et a grandi à Saint-Dié, dans les Vosges. Son papa, ouvrier dans une usine textile, était venu s'y installer quelques années plus tôt, avec d'autres familles mauritano-sénégalaises. Adolescente, Diala est mariée de force à l'un de ses cousins, au Sénégal, alors qu'elle visitait le pays de ses parents pour la première fois. Elle réussira à revenir en France et à ne jamais vivre avec son époux officiel, puis quittera la maison familiale pour vivre libre, à Paris.
Depuis, elle raconte son histoire en chansons qu'elle interprète dans les collèges et lycées et partout en France. Ses textes de "slam pédagogique" évoquent aussi des histoires de violences et de discriminations faites aux femmes, pour sensibiliser et favoriser l'action. Diata réalise également des ateliers d'écriture dans les établissements scolaires autour de l'égalité filles-garçons. Élancée, joyeuse, la jeune femme a aujourd'hui renoué avec ses parents. Elle partage son histoire et son engagement avec délicatesse et humour
http://www.franceculture.fr/emission-na ... 2015-08-15


Épisode 7 : Maud et Mad
Maud et Mad animent un atelier d'auto-defense féministe organisé par l'association Faire Face, à Toulouse. Durant trois heures, elles partagent avec une quinzaine de femmes d'âges et d'horizons différents les techniques de bases d'auto-defense verbales, psychologiques et physiques.
Il ne s'agit pas seulement de savoir donner des coups, mais plutôt de prendre confiance en soi, de canaliser son énergie, et d'échanger ses expériences de vie, pour se sentir plus fortes. Maud, est heureuse de ne plus se contenter de "théoriser sur les rapports de domination", et "d'être enfin dans l'action". Mad se plaît à "faire sortir l'autodéfense du milieu féministe, pour l'ouvrir à toutes les femmes".
http://www.franceculture.fr/emission-na ... 2015-08-22


Épisode 8 : Eglantine et Solène
Églantine et Solène, la vingtaine, sont paysannes. Elles habitent au jas du Vignale, une ferme collective nichée dans la campagne vallonnée, au Nord de Toulon, dans le Haut-Var. Églantine s'apprête à reprendre un élevage de brebis laitières, Solène s’installera comme maraîchère au printemps prochain. Toutes les deux viennent de participer à la création d'un petit groupe féministe non mixte. Pour partager, avec des femmes de différentes générations, leur quotidien de paysannes. Pour retrouver l'énergie aussi. Ici, il faut encore convaincre "qu'on peut laisser le troupeau à une femme", et que "les tracteurs, c'est fait aussi pour elles !".
http://www.franceculture.fr/emission-na ... 2015-08-29
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Re: Résistance et luttes femmes dans le monde

Messagede Lila » 19 Sep 2015, 18:24

« Les Nouvelles Antigones », un collectif de blogueuses féministes issues de toutes les rives de la Méditerranée

Les « Nouvelles Antigones » est un collectif de femmes libres et rebelles qui utilisent leur plume de journaliste, poétesse, romancière, bloggeuse dans les plaies et les chaos du bassin méditerranéen.

Elles encourent de très grands risques en levant des cris de révolte et des sujets tabous sous des jougs dictatoriaux, tissent leur toile sur un même site internet, lesnouvellesantigones.org, l’«agora» qui permet d’amplifier leurs voix et de les croiser par-delà les frontières pour mieux lutter contre les obscurantismes.

Du Liban à l’Egypte, de la Syrie à la Turquie, de la Grèce à l’Espagne en passant par la Tunise, le Maroc, la Palestine, l’Italie…, Abir Ghattas, Cristina Fallaras, Abir Kopty, Amal Claudel, Ahlem B, Naïla Mansour, Kübra Gümüşay, Paola Salwan Daher et Giulia Beatrice Filpi s’élèvent contre les injustices, les menaces, les intimidations, militent pour les droits les plus fondamentaux, la liberté d’expression, de conscience, d’aller et venir, la liberté d’être femme, dans des pays où majoritairement, « la loi des Hommes » écrase tout.

Les « Nouvelles Antigones » croisent le politique et l’artistique, les rapports entre les filles et les garçons au Maroc, le chômage, l’austérité, le viol conjugal, les extrémismes religieux, la guerre en Syrie et en Libye…

La suite : https://sanscompromisfeministeprogressi ... iterranee/
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Re: Résistance et luttes femmes dans le monde

Messagede Lila » 24 Oct 2015, 17:20

2e Journée internationale des femmes sans voile

Elles dénoncent le voile, l’assujettissement et le néo-communautarisme

Le 10 juillet 2015, lors de 2ème Journée internationale des femmes sans voile, plusieurs associations ont pris la parole pour dénoncer le voile comme instrument patriarcal islamiste, la soumission et l’assujettissement des femmes et le néo-communautarisme.

Elles s’appellent Nadia, des Nadia. Il n’y en a pas qu’une ou deux... Josiane. Elle font partie du Collectif des Femmes sans voile d’Aubervilliers. Elles ont créé ce collectif pour dire STOP aux amalgames !

Je leur demande pourquoi ce nom ? L’une répond : « Nous revendiquons une vie émancipée et libre. Nous en avions marre d’être agressées parce que nous n’avons pas de voile, parce que nous ne faisons pas ramadan. Car nous sommes perçues comme maghrébines et musulmanes, forcement soumises. »

Karima dit : « Je suis née et j’ai grandi à Aubervilliers, où je suis enseignante, je voudrais vivre et vieillir dans ma ville natale sans violence, sans voile, ni pression des islamistes sur moi ou sur d’autres femmes. »

Ce collectif a été créé en 2013, à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis.

Le 10 juillet à Paris, elles ont appelé les consciences libres à « manifester contre la pression islamiste et pour revendiquer le droit à ne pas porter le voile, symbole patriarcal ». L’année dernière, Charlie Hebdo avait consacré deux pages à leurs mouvements et revendications.

Pourquoi choisir le 10 juillet ? « Nous avons choisi cette date en nous inspirant du mouvement des Marguerites Sans Frontière, des femmes iraniennes et d’autres femmes au Canada qui ont consacré la journée du 10 juillet aux femmes sans voile. »

Dans la chaleur accablante de ce 10 juillet et sous la statue brûlante de la République, devant quelques centaines de personnes, plusieurs femmes des différents collectifs et associations prennent la parole.

Marre de la condescendance des néo-communautaristes

Les porte-parole du Collectif des femmes sans voile apostrophent « Messieurs néo-communautaristes » de droite ou de gauche, sourds aux luttes des femmes. Sans compromis elles disent :

« Messieurs néo-communautaristes, nous en avons marre de votre indifférence, de votre connivence, de votre condescendance !!!

Nous, Françaises de culture musulmane, féministes, sommes contre tous les fanatismes religieux, contre toute forme de discriminations racistes et sexistes.

Nous refusons de disparaître sous le voile, symbole patriarcal des siècles révolus, devenu le porte-drapeau de l’islamisme radical. Pour toutes les femmes, nous revendiquons les mêmes droits à l’égalité qui nous libèrent de l’archaïsme religieux et des coutumes contraignantes. Nous sommes solidaires de nos soeurs en Terres d’Islam qui, elles, n’ont d’autre choix que de s’affubler de burqa ou de niqab. Et nous gardons douloureusement en mémoire les jeunes filles, qui, par leur refus de se voiler, l’ont parfois payé de leur vie.

Au nom de la liberté, vous nous livrez au patriarcat le plus implacable de notre temps. Vous faites abstraction de la dangerosité de l’islam radical et refusez de voir la réalité économique et sociale de sa propagande.

Vous refusez d’entendre ses objectifs proclamés pourtant haut et fort. Votre vision complice favorise le prosélytisme de l’idéologie des extrémistes religieux, que nous et nos enfants endurons quotidiennement dans nos quartiers.

Au nom de la tolérance, vous nous condamnez à être des citoyennes de seconde zone, alors que nous sommes en droit d’être égales dans une France dont les valeurs universelles, faut-il le rappeler, sont combattues par les islamistes.

Vous nous confinez dans un communautarisme réducteur qui a été importé et dans lequel nous ne nous reconnaissons pas. Nous le vivons comme une forme de racisme.

Marre de votre connivence ! Vous offrez complaisamment vos médias aux femmes voilées qui proclament leur "choix". Vous négligez l’embrigadement dont une majorité est victime, comme vous refusez de voir la complicité active d’une minorité d’entre elles. Pourtant, vous n’ignorez pas que la première action des "djihadistes" qui s’emparent d’un village de par le monde est de voiler les femmes, quelles que soient leurs croyances.

Marre de votre condescendance !

Vous méprisez le combat des femmes de culture musulmane de nombreux pays qui se sont affranchies du voile au nom de la liberté, de l’égalité et de la dignité et, par là même, celui des Françaises d’origine maghrébine qui, pour vous, ne peuvent accéder aux mêmes droits que les autres citoyennes. D’ailleurs vous les appelez les « occidentalisées » pour mieux les marginaliser et disqualifier leur combat.

Vous détournez l’Histoire pour cautionner le voile qui n’est réapparu en nombre croissant qu’avec l’islamisme politique. »

Le communiqué du Collectif des femmes sans voile finit par cette question : « Qui tire profit du retour en force du voile ? »

« La liberté n’est ni occidentale ni orientale, elle est universelle » (Femmes iraniennes, 1979)

Dans son communiqué, la Ligue du droit international des femmes fondée par Simone De Beauvoir a confirmé son soutien aux mouvements des femmes sans voile, en rappelant que dès leur création, elles ont soutenu leur lutte.

Des femmes de plusieurs associations ont dénoncé les aveuglements de certaines gauches misérabilistes et de certaines droites cupides.

Dans son communiqué, l’Association des femmes pour la Mixité, l’Égalité et la Laïcité s’est félicitée que « pour la deuxième année consécutive, le Collectif femmes sans voile d’Aubervilliers ait de nouveau eu le courage de porter sur la place publique la question de l’oppression, de la coercition des islamistes, des communautaristes et des relativistes culturels qui sévissent contre les femmes, en France, en Europe et sur l’ensemble de la planète.

Nous, femmes françaises, maghrébines, africaines, pensons que la question de la liberté de conscience, de la laïcité est un débat social et sociétal qu’il n’est plus possible d’occulter même au sein nos communautés.

Comme pour l’ensemble de la société française, dans nos familles, il y a des croyantEs, des non-croyantEs, des agnostiques, des athées, même si, à la naissance, le hasard, a fait que nous sommes néEs dans une famille musulmane.

Au lieu d’être considérées comme des citoyennes à part entière, nous sommes perçues encore en France, en Europe, comme des citoyennes françaises à part, à cause de ces comportements relevant du relativisme culturel.

Nous sommes déjà victimes du sexisme, du machisme, de discriminations politiques et sociales. Or ce relativisme culturel est une violence politique, sociale et culturelle contre les individus, mais plus particulièrement contre les femmes, avec des conséquences désastreuses.

Ce relativisme culturel justifie que des groupes communautaristes et islamistes nous rappellent toujours à l’ordre, considérant que notre première identité est culturelle. Ce relativisme justifie la poigne de fer des chaperons, le contrôle étroit des femmes et des jeunes filles, voire les assassinats au motif que les contacts et la mixité engendrent des influences malfaisantes sur leur moralité et l’honneur de la communauté.

Ligotées par cette présupposée identité musulmane qui agit comme marqueur identitaire, nous nous voyons imposer par les communautaristes et relativistes culturels un cadre moral et social, un projet de société rétrograde, réactionnaire et obscurantiste avec les mêmes objectifs : négation de l’égalité des sexes ; de l’autonomie des femmes, et attaques des droits acquis par les luttes féministes.

Rappelez-vous des femmes iraniennes, en 1979, qui manifestaient contre le voile en criant : « La liberté n’est ni occidentale ni orientale, elle est universelle ».

Il nous suffit d’observer les derniers événements dans le Maghreb. Par exemple, campagne « Si t’es un homme, voile ta femme », projet de loi pour le port du voile et atteinte à la liberté des jeunes filles et des femmes qui portent des jupes ou des vêtements jugés des tenues "indécentes".

Au Maroc, à Agadir, on a arrêté deux jeunes filles pour outrage à la pudeur car elles se promenaient en robe au marché. Elles risquent deux mois de prison (article 483 du code pénal). Une véritable police des moeurs s’installe.
Peut-il y avoir égalité des sexes sans reconnaissance de la liberté des femmes ? »

Peut-il y avoir égalité sans laïcité ?

Les forces progressistes laïques peuvent construire un rapport de force pour refonder un projet de transformation sociale alternatif au patriarcat et au capitalisme en lui insufflant l’esprit révolutionnaire des féministes.

L’avenir des femmes en France, en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Iran, en Arabie Saoudite, au Yemen, au Soudan comme partout dans le monde est inconcevable sans la séparation du politique et du religieux. Il ne pourra pas s’imaginer sans la laïcité et se construire dignement sans l’édification d’États laïques.

Nous refusons tout intégrisme, tout communautarisme, tout relativisme culturel qui justifie une atteinte à nos libertés.

Ne pas défendre la laïcité, c’est permettre que les femmes retournent dans les maisons, que se referment les portes des prisons patriarcales sur les femmes, les féministes, les démocrates, les progressistes de nos pays d’origine. »

Ni enclume ni marteau

Puis, les femmes de l’association Femme Migrantes Debout située à la Maison des femmes de Paris ont exprimé un cri du coeur : « NI ENCLUME NI MARTEAU ! » NON ! Nous, femmes migrantes de culture arabe, berbère et/ou musulmane, ne nous laisserons pas coincer entre l’enclume et le marteau ! L’enclume d’un certain laïcisme de droite et d’extrême droite, qui cache si mal un racisme viscéral comme son antisémitisme tout aussi viscéral. Tout autant, nous nous dressons contre le marteau de l’islam politique.

Nous menons nos luttes de femmes, féministes, et aussi nos luttes de classe, contre cet islam politique, qui représente l’un des pires ennemis des droits des femmes, aujourd’hui, en France et partout dans le monde.

Nous dénonçons avec la plus grande énergie ces divers mouvements politiques et non seulement religieux, fondamentalement anti-républicains et anti-laïques, malgré leurs discours opportunistes d’apparence républicaine. Nous, les femmes, nous ne nous y trompons pas.

Ils ont montré leur vrai visage lorsqu’au sein du Conseil Français du Culte Musulman, ils ont contesté la liberté de conscience et le droit au blasphème, qui sont des conquêtes de la république laïque.

Ils montrent leur vrai visage lorsqu’au cours du "meeting" du 6 mars 2015, ils ridiculisent et professent la négation de la théorie de l’évolution de l’espèce humaine de Darwin.

Politiquement, philosophiquement, ces frères islamistes militent pour un islam politique. En France, ils veulent enrôler sous leur noire bannière, de gré ou de force, tous les musulmans, toutes les musulmanes, en prenant comme emblème et comme objectif le voile des femmes.

Aujourd’hui, en France, dans les quartiers populaires, ils se croient tout permis à l’encontre des femmes en imposant leur interprétation d’un islam littéral, réactionnaire et dépassé y compris dans plusieurs pays musulmans.

Ils s’imposent dans les quartiers populaires, en particulier contre les femmes, par l’intimidation, les insultes, voire les agressions physiques contre les femmes à l’apparence maghrébine, fonctionnant eux aussi au faciès : maghrébines, donc obligatoirement musulmanes.

Eh bien non ! Messieurs et Mesdames les tenants de cet islam politique fascisant et violemment misogyne !

Nous vivons en France, nous sommes républicaines, féministes, et laïques !

Nos origines culturelles sont notre histoire, elles ne sont pas notre destin.

Notre destin, nous femmes migrantes féministes, nous le construisons tous les jours, en particulier contre vous, contre votre obscurantisme et votre peur des femmes, dans une France que nous avons choisie.

Oui, la France que nous avons choisie, que nous reconnaissons comme nôtre, c’est celle de l’histoire des luttes de femmes en France !

Nous luttons pour que les femmes, quelles que soient leur histoire et leur origine, prennent en main leur existence, sans aucune discrimination liée au genre, à l’origine, à l’orientation sexuelle, pour le libre choix amoureux, sans tutelle masculine, du père, du frère ou de l’époux. Pour que toutes les femmes restent libres de décider de leur corps, de leurs amoures.

Islamistes, obscurantistes de tout poil, crevez de rage !

Nous, femmes migrantes, nous vivons sans aucun voile ni sur nos têtes, ni sur nos esprits, ni sur nos coeurs ! Nous resterons libres et debout ! »

Juillet 2015



http://sisyphe.org/spip.php?article5135
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Re: Résistance et luttes femmes dans le monde

Messagede Lila » 21 Nov 2015, 18:15

Reportage – Elles se battent contre Daesh

Des centaines de femmes en majorité kurdes combattent depuis des mois Daesh en première ligne en Syrie avec les Comités de protection du peuple, YPG (ou en Irak avec le Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK). On les voit souriantes, fusil à l’épaule, grenades à la ceinture, seules ou en groupe. Elles luttent pour la survie des Kurdes et pour la libération des femmes.

« Nous faisons la guerre, mais nous apprenons aussi pourquoi nous la faisons. Sinon nous serions comme des robots, comme les gens de Daesh. Les raisons de notre engagement sont simples : nous nous battons contre des envahisseurs extérieurs et pour défendre les populations kurdes qui sont la cible de ces fanatiques. Et surtout, nous luttons pour les femmes et contre la vision anti-féministe de l’Etat islamique. Les islamistes croient que, s’ils sont tués au combat par une femme, ils n’iront pas au paradis. Quand ils se trouvent face a nous, ils sont paralysés. Dans cette région, la tradition veut que les femmes soient soumises aux hommes et maintenues dans leur dépendance. Nous nous insurgeons contre cela. Je suis venue me battre pour toutes les femmes du monde victimes de violences et de discriminations ».

la suite : https://sanscompromisfeministeprogressi ... tre-daesh/
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Re: Résistance et luttes femmes dans le monde

Messagede Béatrice » 24 Nov 2015, 18:44

mercredi 25 novembre 2015 à MARSEILLE

-19 h Théâre Toursky, 16 Promenade Léo Ferré - 13003

Soirée débat-projection
Femmes en Résistance d’hier et d’aujourd’hui

Résister Aujourd’hui et le Théâtre Toursky

http://www.millebabords.org/IMG/pdf/inv ... oursky.pdf

Les Universités Populaires du Théâtre Toursky à Marseille avec Résister Aujourd’hui

vous invitent à rencontrer des
Femmes en Résistance d’hier et d’aujourd’hui

lors d’une soirée-débat

le Mercredi 25 novembre 2015 à partir de19 h

au Théâtre Toursky à Marseille
entrée libre-parking assuré-métro national- Bus n° 89 arrêt Auphan-Vaillant

avec

Marie-jo Chombard de Lauwe

Résistante à 17 ans, déportée à Ravensbruck
Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation
Membre du Comité de Parrainage de « Résister Aujourd’hui »

Mireille Mavrides

Présidente de « Femmes Solidaires »Marseille et responsable régionale : association issue des comités féminins de la Résistance, (l’Union des femmes françaises) créée en 1944

Elsa Di Méo

Femme politique qui lutte contre l’idéologie FN le racisme ambiant à Fréjus

Maria Al Abdeh

Franco-Syrienne, Directrice de Women Now For Development (SFD), Co-fondatrice et membre du conseil d’administration du réseau de protection de l’enfance en Syrie

Nazilla Guarrigues

Medecin d’origine iranienne qui s’investit auprès des migrants de Calais

Catherine Piat

Fille et petite-fille de résistants déportés, présidente de Résister Aujourd’hui

avec la participation de Richard Martin & Catherine Lecoq

Le récital d’Adèle Chignon ayant été annulé, nous maintenons cet espace-temps
(17h00 à 18h00) pour vous présenter et vous projeter
le documentaire (40 mn) réalisé par Frédéric Vidal
La mort qui crie
avec Marie-Jo Chombart de Lauwe

Retenez cette belle soirée
(gratuite)
Buvette et sandwichs sur place

Théâtre Toursky
16, promenade Léo Ferré - 13003 Marseille - Bus 89 arrêt Auphan-Vaillant
04 91 02 58 35
www.toursky.org

Résister Aujourd’hui
Le Ligoures, place Romée de Villeneuve 13090 Aix en Provence
resister.aujourdhui chez gmail.com
http://www.facebook/ResisterAujourdhui
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
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Re: Résistance et luttes femmes dans le monde

Messagede Lila » 20 Déc 2015, 20:12

Syrie – Des combattantes syriaques contre l’Etat Islamique

Respect à ces combattantes.

Babylonia, Lucia, Ormia… : en Syrie, des combattantes syriaques se placent en première ligne contre les jihadistes de l’Etat Islamique (EI : Daesh) et les forces d’Assad.

Leur objectif est de combattre la dictature et l’islamisme radical, mais aussi défendre une Syrie multiconfessionnelle, multiethnique et démocratique.

à lire : https://sanscompromisfeministeprogressi ... islamique/
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Re: Résistance et luttes femmes dans le monde

Messagede bipbip » 02 Jan 2016, 01:43

Québec : Sisterhood, féminisme et antifascisme

Sisterhood (« sororité » en français) est un collectif féministe non mixte de Montréal qui, depuis cinq ans, milite pour faire du milieu militant et particulièrement antifasciste un espace non sexiste.

... http://alternativelibertaire.org/?Quebe ... minisme-et
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Re: Résistance et luttes femmes dans le monde

Messagede Lila » 10 Jan 2016, 20:05

Une blogueuse au coeur de la galaxie féministe au Pakistan

Bina Shah est une blogueuse très active sur Twitter, vivant à Karachi. Féministe et ouvertement critique, elle partage ses pensées et ses coups de gueule sur son blog et dans ses livres.

à lire : http://rue89.nouvelobs.com/2016/01/06/e ... ent-262718
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Re: Résistance et luttes femmes dans le monde

Messagede Lila » 17 Jan 2016, 19:04

"Il n’y a pas de divine sharia"
Non confessionnel, le réseau Femmes sous lois musulmanes relie toutes les femmes de pays musulmans

par Marieme Helie Lucas, sociologue et coordonnatrice de Secularism Is A Women’s Issue

Le réseau international de solidarité Femmes Sous Lois Musulmanes est plus connu sous l’acronyme WLUML (1) de son nom en anglais Women Living Under Muslim Laws. Créé en 1984 en réponse à des situations urgentes dans lesquelles se trouvaient des femmes (en Algérie, puis en Inde, au Soudan, etc...), pour soutenir leurs luttes locales, nous avons rapidement découvert que nous pouvions aisément faire tomber les accusations d’être vendues à l’Occident et traîtres à nos culture-religion-nation-révolution en mobilisant largement le soutien des femmes des pays musulmans elles-mêmes, ce qui n’avait pas été fait auparavant.

C’est un réseau non confessionnel, qui relie les femmes vivant dans des pays ou des communautés (en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient, dans le Pacifique, et plus récemment en Europe et aux Amériques) où s’appliquent des lois, et en particulier un code de la famille - ou loi de statut personnel -, dites musulmanes. Ce qui nous lie, c’est donc une situation sociopolitique commune, et non pas une croyance religieuse ; en effet bien des citoyennes non croyantes, faisant partie de minorités d’autres religions ou même étrangères vivent également sous ces lois. Celles-ci affectent spécifiquement les femmes car elles régissent le mariage, le divorce, la répudiation, la polygamie, la garde des enfants, l’héritage, etc...

Pas de sharia divine, mais des lois créées par des hommes

Ce que nous avons en commun, c’est que nos situations sont justifiées par un péremptoire : ’c’est comme ça, parce que c’est l’islam’, qui a longtemps réduit au silence ou limité les revendications des femmes. Or, il suffit de franchir quelques frontières pour se rendre compte que les droits des femmes diffèrent, et parfois fondamentalement, d’un pays musulman à l’autre, bien que chacun prétende être en parfaite conformité avec l’islam. À titre d’exemples, la loi donne des responsabilités et des droits égaux à l’homme et à la femme dans le mariage en Turquie, à Fidji, dans les Républiques (musulmanes) d’Asie Centrale, en Indonésie, en Tunisie ; alors que, bien que l’obéissance de l’épouse ne soit pas codifiée dans la loi, l’homme est le chef de famille au Bangladesh, au Pakistan, en Inde (pour les musulmans), au Sri Lanka, aux Philippines (pour les musulmans), au Sénégal, au Cameroun ; et que l’obéissance de l’épouse est inscrite dans la loi en Malaisie, en Iran, en Égypte, au Soudan....

De même, le consentement au mariage est indispensable et le mariage forcé puni par la loi en Tanzanie, en République Kyrguyze, au Sénégal, en Tunisie, en Turquie, en Ouzbékistan ; au Bangladesh, au Pakistan et en Iran, il n’est pas fait mention de mariage forcé dans la loi, mais la mariée doit être physiquement présente et signer son contrat de mariage, il est interdit mais non puni par la loi à Fidji, en Algérie. Le consentement de la mariée est requis, mais d’autres mesures légales en affaiblissent la portée, en Égypte, aux Philippines, en Malaisie, au Nigeria, au Sri Lanka, en Indonésie, au Soudan, en Gambie... (2) Cette diversité se retrouve dans l’âge légal pour le mariage, le droit des femmes à initier ou non le divorce, la polygamie, etc..., tous droits légaux qui affectent lourdement la vie des femmes.

C’est là une preuve suffisante, s’il en était besoin, que ces lois dites divines sont bien faites de la main de l’homme et peuvent être combattues en tant que telles. Et cela a aussi le mérite de démystifier le mythe d’un monde musulman homogène. Il n’y a donc pas une loi ’islamique’ (c’est-à-dire issue directement de l’islam), mais de multiples et diverses lois musulmanes (c’est-à-dire faites par des humains musulmans), qui tirent leurs sources non pas seulement d’interprétations du Coran et d’autres sources purement religieuses, mais incorporent également des coutumes locales (comme la mutilation sexuelle des femmes (MSF) pratiquée dans une région spécifique de l’Afrique, le wali ou tuteur matrimonial qui maintient la femme dans une éternelle minorité juridique, le mariage muta’a ou mariage temporaire dit de jouissance, etc...), ainsi même des éléments des lois coloniales (3). Ainsi en Algérie, la loi nataliste française de la fin de la première guerre mondiale criminalisant non seulement la pratique mais également la diffusion de connaissances sur la contraception et l’avortement fut prorogée jusqu’en 1976 - et ce au nom de l’islam, en dépit d’une fatwa du Haut Conseil Islamique Algérien de 1963 déclarant explicitement que la contraception était licite et les indications de l’avortement très larges, y compris celle de la santé mentale et morale de la mère - ; ou bien au Pakistan qui, à sa création en 1947, n’accorda aux femmes de la nouvelle nation aucun droit à l’héritage, jusqu’à ce que celles-ci découvrent que c’était en application de la loi victorienne, tombée en désuétude depuis fort longtemps en Grande Bretagne !

Il n’y a donc pas de divine ’sharia’ (4), comme veulent nous le faire croire les intégristes qui sélectionnent parmi les diverses interprétations religieuses ainsi que parmi les coutumes purement locales ou les lois coloniales celles qui sont les plus rétrogrades, pour en manufacturer ce qu’ils appellent LA sharia, et exiger sa reconnaissance officielle, y compris actuellement en Europe occidentale.

Recherche et soutien aux luttes locales

Le réseau WLUML a donc été amené, tout en poursuivant le soutien aux luttes locales des femmes en contextes musulmans qui demeure son but ultime, à accroître l’échange d’informations et de connaissances existantes, à créer un savoir qui n’existait pas. À cet effet, WLUML publie régulièrement en anglais, en français, en arabe, en russe, en persan, une revue - ’Dossier’ - qui est distribuée aux groupes de femmes concernées, ainsi que plusieurs autres publications occasionnelles. Le souci constant est de retourner aux femmes sur place le résultat des recherches que les professionnels, locaux ou occidentaux, font sur elles, sans jamais se soucier de renvoyer leurs conclusions aux femmes concernées.

WLUML a initié diverses recherches pluridisciplinaires, dont la recherche « Femmes et Lois dans le monde musulman », qui a produit des dizaines de rapports nationaux et régionaux, ainsi que le manuel Knowing Our Rights (cité en note 2). Bien que des chercheuses y aient également participé, cette recherche a été délibérément placée entre les mains des groupes locaux afin que les femmes de la base s’en approprient les résultats. De plus, dans la mesure où notre intérêt portait non seulement sur la loi écrite des États, mais également sur les systèmes parallèles de justice (coutumière, religieuse, etc...) ou sur les lois non écrites, et surtout sur l’application des lois aux femmes, ces groupes étaient les mieux placés pour partager une information qu’elles détiennent et vivent au quotidien.

WLUML n’est pas une organisation pyramidale, mais un réseau dont la fonction principale est celle de lien. Par voie de conséquence, il n’a pas de ’membres’, chacune y entre, en sort et y revient, s’en sert et y contribue suivant ses besoins et ses possibilités. Ainsi, quand les Sri Lankaises dans les années 90 ont été confrontées à l’introduction par des groupes intégristes des MSF dans leur pays au nom de l’islam - pratiques dont elles n’avaient jamais entendu parler -, le réseau a fait circuler leur demande d’information aux Africaines concernées, et ce sont les Gambiennes qui ont débarqué au Sri Lanka munies de leur matériel didactique, leurs vidéos et ... leurs témoignages personnels. Ce qui a rapidement réglé le problème car les Sri Lankaises ont aussitôt pu organiser, sur la base des informations de première main qu’elles avaient ainsi acquises, le lobbying de leurs autorités politiques et religieuses contre l’introduction de cette pratique inconnue. Et quand les Canadiennes de la communauté musulmane se sont vues menacées, au nom des droits humains, des droits des minorités, des droits religieux et des droits culturels, de l’introduction de tribunaux d’arbitrage religieux pour les affaires familiales, ce sont des Algériennes, des Pakistanaises, des Iraniennes, des Sud-Africaines qui sont allées sur place expliquer ce que les femmes avaient à perdre dans cette affaire, et ont ainsi pu soutenir la lutte des femmes issues de l’émigration de pays musulmans (improprement désignées toutes comme ’musulmanes’) devant la frilosité politique de la gauche et des féministes canadiennes.

Les femmes qui participent au réseau WLUML ont souvent été amenées à conduire des projets communs, quand il apparaît à travers les échanges réguliers entre nous, que cela s’avère nécessaire. Cela a été le cas pour la recherche « Femmes et Lois », mais également pour de vastes programmes d’échange entre femmes de pays musulmans, qui ont permis à des femmes de vivre une réalité dite musulmane très différente de la leur. Ainsi, des femmes venant de pays où elles sont voilées sont allées passer plusieurs mois dans des pays où les femmes ne le sont traditionnellement pas, celles de pays où l’on pratique la MSF sont allées dans des pays où on n’en a jamais entendu parler, celles des pays où les femmes votent et peuvent être chefs d’état sont allées dans des pays où les femmes sont enfermées - et vice versa. Le choc culturel qui en résulte est le meilleur garant de leur définitive compréhension du fait que le monde musulman est très divers, religieusement, culturellement et politiquement.

Stratégies multiples adaptées aux divers milieux

Ces dernières années, une demande s’est intensifiée pour que des formations soient transmises collectivement pour les femmes du réseau. Ces instituts, appelés « Féminisme dans le monde musulman », traitent à la fois des exemples des diverses stratégies utilisées par les femmes pour combattre l’intégrisme dans nos pays et des instruments internationaux que nous pouvons également utiliser. Ils se sont déjà tenus en Turquie, au Bangladesh, en Malaisie, au Nigeria, et le prochain se tient actuellement au Sénégal.

Dans un réseau qui s’étend sur tous les continents, les stratégies des femmes pour conquérir ou préserver leurs droits sont des plus diverses et conditionnées par le climat politique dans lequel elles vivent : il va de soi que réclamer la laïcité en Iran ou au Soudan actuellement, c’est signer sa condamnation à mort, alors que c’est encore la stratégie dominante en Algérie, par exemple, et que, plus récemment, à la suite des persécutions contre les chrétiens au Pakistan, les organisations de femmes et de droits humains pakistanaises, qui ont longtemps choisi une stratégie entriste basée sur la réforme de la religion, ont entrepris des démarches pour promouvoir un État laïc. WLULML n’a donc pas de stratégie préférentielle en tant que réseau, mais considère que c’est à chaque groupe, localement, de déterminer la façon la plus adéquate, à un moment donné de leur histoire politique, d’avancer la cause des femmes.

Il s’ensuit que certaines font porter leurs efforts sur une réinterprétation humaniste et féministe de l’islam (5), que d’autres s’appuient sur la CEDAW et les autres conventions internationales, et font intervenir divers Rapporteurs spéciaux de l’ONU pour faire pression sur leurs gouvernements et obtenir des changements législatifs, alors que d’autres encore mènent des actions en justice pour faire évoluer la jurisprudence, ou que d’autres enfin se battent au nom des droits universels, des droits humains, ou exigent des constitutions laïques. Le soutien de tout le réseau leur est acquis, quelle que soit la stratégie adoptée. Ces diverses stratégies sont considérées par WLUML comme non antagonistes, complémentaires et souvent concomitantes ; il est d’ailleurs intéressant de voir que la plupart des groupes en utilisent plusieurs à la fois, ou évoluent de l’une à l’autre au cours du temps.

Cela nous vaut toutefois régulièrement d’être traitées soit d’intégristes déguisées soit d’athées sanguinaires, par ceux et celles qui ne voient qu’un aspect local et partiel des stratégies diverses menées conjointement par le réseau. Nous croyons fermement que l’intégrisme est une forme de fascisme contemporain, bien trop énorme et dangereux pour ne pas utiliser contre lui absolument toutes les armes à notre portée.

Collaborations avec d’autres groupes de défense des droits

Enfin, le WLUML n’est pas un ghetto : bien que notre priorité soit la défense des droits des femmes dans les contextes musulmans, nous collaborons régulièrement avec des groupes hors ces contextes qui partagent certains aspects de notre lutte. Ainsi, par exemple, Catholics for a Free Choice et les résistantes de la majorité juive de l’intérieur d’Israël à sa politique ethnique expansionisme ont partagé, à notre initiative, certaines de nos plateformes internationales contre l’intégrisme, spécialement au cours des Conférences Mondiales de l’ONU sur les Droits Humains ( Vienne), sur la Population (Le Caire) et sur les Femmes (Pékin). Nous avons très activement soutenu la lutte des Femmes en Noir de Serbie contre l’alliance militaro-intégriste orthodoxe, de même qu’elles soutiennent la notre contre l’intégrisme musulman. Et le Center for Women’s Global Leadership est depuis des années un soutien fort pour ceux de nos groupes qui entreprennent des luttes au niveau des instances internationales.

Toutefois, les collaborations se font entre partenaires égales, chacune balaye d’abord et avant tout devant sa propre porte, et nous évitons comme la peste les organisations de femmes ou de droits humains qui se substituent aux femmes concernées et lancent des luttes au nom d’autres femmes (Tu ne convoiteras pas la révolution d’autrui, Marieme Hélie Lucas, à paraître en 2010).

Notes
(1)Site WLUML
(2) WLUML a produit en 2003 un manuel à l’usage des militantes qui résume les différences entre lois dites musulmanes dans le monde, résultant de dix années de recherche sur le terrain par des groupes de base. « Knowing Our Rights : Women, family, laws and customs in the Muslim World ». Une version française sera publiée fin 2009.
(3) Voir par exemple : « Islamic Law and the Colonial Encounter », in British India, Michal R. Anderson, WLUML Occasional Paper n°7, June 1996. Et « Reform of Personal Status Laws in North Africa : a Problem of Islamic or Mediterranean laws ? », par Ann Elizabeth Major, WLUML Occasional Paper n° 8, July 1996.
(4) Selon Soheib Bencheikh, ex-Grand Mufti de la Mosquée de Marseille et actuel directeur de l’Institut des Hautes Études Islamiques à Marseille, ’sharia’ n’a qu’un seul sens : la voie, le chemin de chacun vers Dieu. Il ne peut en aucun cas signifier une loi humaine d’inspiration divine. « C’est un concept [...] spirituel, donc synonyme en quelque sorte d’un cheminement personnel mais qui, à travers l’histoire, couvre le travail juridique des écoles [juridiques, malékite au Maghreb, hanafite en Turquie, hanbaliste en Arabie Saoudite], si bien que le droit musulman est varié. Il n’a aucune sacralité et souffre de n’avoir pas été mis à jour. » (Voir ce lien
(5) Il me faut ici faire une claire distinction entre les groupes œuvrant à la réinterprétation progressiste et féministe de l’islam et ceux que la presse occidentale qualifie de "féministes islamiques", lesquelles ne sont que la branche féminine des mouvements intégristes. Ces groupes ne tolèrent aucune autre stratégie que celles de l’intérieur de la religion et ne font pas partie du réseau WLUML.


http://sisyphe.org/spip.php?article3972 (et retrouver les liens dans les notes)
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Re: Résistance et luttes femmes dans le monde

Messagede Pïérô » 25 Fév 2016, 21:48

Luttes des femmes kurdes

Mission spéciale Libre Débat et Gang des Gazières sur la situation de guerre au Kurdistan nord autour d’interviews de militantes du mouvement des femmes, Depuis plusieurs mois, dans le silence ou la désinformation des médias français, l’État turc a intensifié la guerre menée contre le peuple du Kurdistan, en lutte pour son existence et une révolution sociale et politique. A partir d’infos relayées par des médias indépendants, on propose de revenir sur la chronologie des derniers mois et d’essayer de comprendre l’évolution de la situation, les enjeux des guerres menées à la fois par l’Etat turc et Daesh avec la complicité de l’Union Européenne. Dans cette émission, on écoutera l’interview de militantes kurdes de la ville d’Amed (Dyarbakir en turc), rencontrées en décembre 2015. Elles nous ont parlé de la guerre menée par l’état turc sur les populations kurdes en Turquie, de la résistance et de l’organisation du mouvement des femmes. A Marseille, on a interviewé des militantes de l’assemblée des femmes Arin Mirkan du Centre Communauté Démocratique Kurde sur la situation et leurs actions. Ne restons pas sans agir, solidarité internationale et féministe avec la lutte au Kurdistan ! Émission diffusée le mercredi 17 février 2016 sur les ondes de radio Galère 88.4 FM

à écouter : http://www.radiogalere.org/node/8459
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Re: Résistance et luttes femmes dans le monde

Messagede bipbip » 04 Mar 2016, 15:20

Stains (93), 8 mars 2016

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Re: Résistance et luttes femmes dans le monde

Messagede Pïérô » 10 Mar 2016, 21:05

Bordeaux, samedi 12 mars 2016

à 10h, [Atelier non-mixte] - Les luttes des femmes kurdes

En partenariat avec le collectif bordelais pour les droits des femme, le collectif unitaire de solidarité avec le Kurdistan organise samedi 12 mars au matin un atelier non-mixte avec de militantes du Collectif féministe de Solidarité avec les femmes de Kobané.

A partir des rencontres d'une délégation partie du Kurdistan du Nord il y a plusieurs mois, de discuter des expériences et des des luttes des femmes kurdes.

Cet atelier non-mixte est en lien avec l'évènement "8 heures pour le kurdistan" qui a lieu à la salle du point du jour, le 12 mars à partir de 14h

calendar.php?view=event&calEid=12525
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Re: Résistance et luttes femmes dans le monde

Messagede Lila » 13 Mar 2016, 21:02

Femmes contre Daech

Face à Daech, des centaines de jeunes femmes kurdes ont pris les armes et se battent tous les jours, en première ligne de front. Armées de leur courage, de leur détermination et de leurs "youyous" elles font fuir les djihadistes.

Qui sont-elles ? Pourquoi se sont-elles engagées dans la guérilla ? Viyan, 25 ans, snipeuse, est l'une des plus jeunes commandantes de la guérilla. Ararat, 25 ans également, est directrice d'un centre d'entraînement. Elle forme les recrues féminines. Toutes deux font partie des "Unités de Protection de la Femme", les brigades féminines de la guérilla kurde (YPJ).

La réalisatrice les a suivies dans leur quotidien, sur le front, dans leurs bases, dans leurs villages natals, pour comprendre les raisons de leur engagement, la réalité de leur combat, les souffrances physiques et morales qu'il implique.

Au-delà de cette guerre d'usure contre les djihadistes, l'engagement dans la guérilla représente aussi pour ces femmes kurdes, privées d'école et mariées jeunes, la seule voie d'émancipation.

à voir : http://www.lcp.fr/emissions/274083-femmes-contre-daech
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Re: Résistance et luttes femmes dans le monde

Messagede Lila » 20 Mar 2016, 20:06

WebTV BOZA 01 : "Suivons les Femmes Sans-Papiers"

Bruxelles - Mars 2016

Dans le cadre de la manifestation de soutien aux Femmes Sans-Papiers du dimanche 6 mars 2016, l'équipe de BOZA TV est partie à la rencontre de migrantes militantes qui luttent pour la reconnaissance de leur situation, souvent précaire, par le monde politique, et sont en quête d'un statut légal.

Au-delà de la manifestation, BOZA TV tente de rendre compte des actions de ces militantes et de leur quotidien. Ces femmes sans-papiers revendiquent le respect des droits fondamentaux pour tous, l'égalité des hommes et des femmes avec ou sans papiers, l'abolition de l'esclavage moderne, des rafles et des centres fermés, en exigeant une vie décente pour tous. Nous rencontrerons ici Romina, du Comité des Femmes Sans papiers, qui nous présentera la situation de ces femmes.

https://www.youtube.com/watch?v=GXzsqThe0qo

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