"Une banale affaire de moeurs": le viol.

Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede RickRoll » 30 Aoû 2010, 21:17

Euh... C'est quand même pas rien du tout, un type qui viole une jeune ado...

Là l'article tente de le défendre avec plusieurs arguments fallacieux (je résume les arguments entre guillemets) :

- "faire des reproches à Polanski c'est suivre les moutons, c'est donc pas bien". mais est-ce que défendre un violeur (présumé je crois) tout seul c'est mieux ? Et puis quelques fois la majorité a raison...

- "la justice suisse est dégueulasse car elle donne suite à l'affaire alors qu'elle ne dit rien pour les délits fiscaux et l'argent blanchi." fallacieux car dans ce cas là il ne faut pas demander un nivellement par le bas de la justice, et déplorer qu'elle emmerde POlanski, mais plutôt déplorer qu'elle ne fasse pas de même pour les criminels en col blanc.

- "POlanski a beaucoup souffert durant sa vie, son enfance (sous-entendu on va pas en rajouter)". et alors ? Plein de gens ont eu une enfance pas très heureuse, ce n'est pas pour ça qu'ils ou elles violent ou font du mal aux autres. En plus la souffrance n'excuse pas de faire souffrir les autres.

- "Polanski est un génie du cinéma, qui est condamné par jalousie et par incompréhension de son génie." Encore un argument fallacieux. De nombreux cinéastes ont brisé des tabous bien plus graves que tout ce qu'a pu faire Polanski, et pourtant ils ne sont pas accusés de viol.

- "Elle s'est pas faite violer, elle savait très bien ce qu'elle faisait et elle l'a aguiché, comme dans la chanson de Brassens". N'importe quoi.

- "Ceux qui accusent Polanski de viol sont des puritain-es en lien direct avec l'Église catholique". atterrant.

Cet article touche le fond en ce qui concerne l'argumentation, et ça rentre bien dans le tableau que je me fais de la FA en tant qu'organisation actuellement (attention, je ne parle pas des militant-es et des groupes mais de l'orga) : terriblement à la traîne en matière d'antipatriarcat. Il y a carrément une régression entre le comportement de certains militants, certains des écrits produits et des positions de congrès plus anciennes que j'ai lu. Comment une orga libertaire peut laisser passer des textes pareils ?
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede charlelem » 31 Aoû 2010, 10:48

Polanski : peut être un grand réalisateur mais à coup sur un violeur (même si ça s'est passé il y a longtemps).
On peut aimer les films et ne pas aimer le personnage.
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Voline » 31 Aoû 2010, 14:44

Sacrée pétition, la bourgeoisie à décidément une belle conscience de classe, y en a qui devraient en prendre de la graine.

Et cette obscénité à se raccrocher aux excuses les plus minables : la grandeur de l'artiste, la profanation des terres sacrées de la culture bourgeoise (vous exagérez cher ami), l'ancienneté de l'affaire, une simple "affaire de moeurs", le "crime passionnel" ...

Y a des coups de barre à mine dans les genoux qui se perdent !

Et on peut être contre la taule tout en analysant le fait que la peine que ce cinéaste à pris reflète bien une société où "la propriété est un droit inviolable et sacré" mais où on prend 15 ans de prison quand on fout le feu à des banques (les inculpés du contre- sommet de Gênes) ou quand on tire sur la Police, mais qu'on prend 48 jours quand on viole une fille ... ça veut dire quelque chose, pas qu'il faut foutre les violeurs en taule mais qu'il faut détruire cette société.
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede sebiseb » 02 Sep 2010, 18:37

Cet article est paru dans le ML, et même si je suis à la FA je n'approuve pas du tout ce choix ! Je me souviens l'avoir lu, mais je n'ai pas pris le temps à ce moment là de faire remonter une critique.
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Parpalhon » 06 Sep 2010, 10:06

Il y a des filles de 13 ans qui portent encore des langes, et d’autres qui ont stérilets et pilules ! C’est affaire d’éducation, culture, expérience, maturité. Accusation de « viol » : sur quels fondements ? Y eut-il menace, agression, violence, effraction organique (traumatisme et désastre), ou drague commune, exploitation d’une situation favorable par un adulte usant de pression, séduction, mise en condition, exerçant une forme d’abus de pouvoir que l’on peut dire omniprésente, inhérente à tous les systèmes de relations dans la société tout entière : famille, travail, patrie.

C'est juste à vomir des trucs pareils !!! Et les gamines de 13 ans avec des stérilets je sais pas où ils sont allés les pêcher, parce que les milieux qui marient de force les filles de 13 ans ils utilisent pas le stérilet il me semble :roll:
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede RickRoll » 06 Sep 2010, 15:28

Le stérilet y'a pas besoin d'être mariée pour en avoir un.
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Parpalhon » 11 Sep 2010, 21:57

RickRoll a écrit:Le stérilet y'a pas besoin d'être mariée pour en avoir un.

Non, par contre des gamines de 13 ans qui ont des relations sexuelles c'est bien souvent dans des milieux à culture très traditionaliste et misogyne, à travers les mariages précoces ... et dans ces milieux là on ne connait pas le stérilet ...
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede RickRoll » 12 Sep 2010, 08:50

Pas nécessairement. Il arrive aussi que des gamines de 13 ans aient leurs premières relations sexuelles (c'est une minorité mais ça arrive, et puis quand je dis minorité je pense que les milieux où tu décris les mariages précoces sont une encore plus faible minorité en France). J'ai l'impression que ce que tu dis est plein de préjugés.
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Voline » 12 Sep 2010, 11:13

Une amie à moi s'est dépucelée à 12 ans et demi par choix et l'a très bien vécu !
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Parpalhon » 15 Sep 2010, 14:13

RickRoll a écrit: J'ai l'impression que ce que tu dis est plein de préjugés.

je persiste à penser que dans le monde les gamines qui ont des relations sexuelles à 13 ans le font parce qu'elle sont mariées à des adultes ...
C'est un préjugé de constater qu'il y a des cultures qui marient de force des enfants ?
Y a aussi des enfants qui sont prostitués, des adolescentes mariées contre leur gré, des filles mutilées etc ... et ceux qui organisent ça sont de sales pourritures ... et je n'ai pas de préjugés contre eux, juste de la haine !
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede charlelem » 30 Sep 2010, 09:06

Certains refrains ne s’usent jamais et s’entonnent à plusieurs d’une voix forte et assurée, bras dessus, bras dessous, comme un seul homme. Et depuis des mois, une chanson inaltérable répète encore et encore l’histoire d’un Tout (puissant), «au-dessus de ça», «grand artiste», un «bienfaiteur de l’humanité», assigné à résidence dans cette «prison» qu’est son chalet suisse de 1 800 m². Face à rien, quelques tristes gueuses à la recherche de leurs «trente deniers». Evidemment, tout ça n’a rien d’un conte, ce brouhaha incessant, ce bruit de fond, ce grésillement permanent renouvelé sans arrêt au gré des relais médiatiques. C’est une histoire «idiote», «sans importance», une accusation qui «n’a pas de sens», «absurde» et «infâme», à peine un «délit», cette affaire vieille de «trente-trois ans», «ridicule» !Imprimer ce texte Imprimer ce texte

Avec d’un côté, ceux qui, comme un seul homme s’insurgent, font signer des pétitions et se soulèvent, prennent la plume et l’audience à témoin : c’est intolérable, ça leur «soulève le cœur» qu’on puisse ainsi s’attaquer à un des leurs, déjà traqué, diminué, diffamé. De cocktail en interview, à la une de partout, comme un seul homme, la mine offusquée et le verbe vibrant, les voilà qui se font juges, parce que c’est ainsi, ils savent : cette «pure et simple opération de chantage» est «vraisemblablement» un mensonge…

Alors nous l’écoutons attentivement, cette caste des hommes entre eux, bien serrés, bien rangés, avec l’aplomb de leur rang, cette autoproclamée élite intellectuelle au verbe haut, abasourdie d’être mise en cause contre des pas grand-choses, bien dispensables. Une élite mâle qui s’arroge le droit du corps de quelques interchangeables et désobéissantes victimes qui ouvrent enfin la bouche.

Ceux pour qui elle était toujours habillée trop court, trop moulant, trop transparent, elle le voulait bien, elle faisait déjà femme, elle était une pute, ce n’était pas le premier, et ça l’arrangeait bien qu’il prenne les devants. Trop provocatrice, trop inconsciente, trop lolita, trop menteuse, trop folle – et si ce n’est pas elle, c’est donc sa mère qui l’a laissée aller au rendez-vous. Et qui dit non consent, bien entendu…

Et qui sont- elles, celles dont on parle, extirpées du silence où elles étaient rangées soigneusement après utilisation ? A cette question, comme un seul homme, il nous est répondu qu’il n’y a rien à voir, allez, les plaignantes ne sont : rien.

Rien, à peine quelques tas de culs et de vagins anonymes et utilitaires devenus viande avariée de «mère de famille» pour l’une et «prostituée peut-être» «en mal de publicité» pour l’autre, petite chose oubliée, fille de rien, une petite voix sortie du passé et une photo trimballée sur le Net, l’histoire d’une nuit dégueulasse commentée à l’infini.

Nous, nous passons des nuits blanches à nous retourner dans les échos de leurs précisions sordides «ce n’était pas un viol, c’était une relation illégale avec une mineure». A nous demander, nous aussi, ce qui se passe là, ce qui se déroule sous nos yeux pour qu’ils puissent affirmer, sans rougir, sans transpirer, que le viol d’une adolescente de 13 ans, droguée, sodomisée, ayant dit non à dix-sept reprises, ayant porté plainte le soir même puisse être défini en ces termes légers. Cette histoire nous la connaissons depuis longtemps, et tous ces propos, ces adjectifs, nous les avons déjà entendus ou nous les entendrons. Propos banals, courants et vulgaires. Consternants. Les mêmes mots pour les mêmes histoires, encore, toujours, encore.

Nous sommes toutes des filles de rien. Ou nous l’avons été. Nous, filles de rien, ne savons plus avec combien d’hommes nous avons couché. Nous avons dit non, mais pas assez fort sans doute pour être entendues. Nous n’avons jamais oublié ce que ça fait d’être un paillasson, un trou retournable. Nous n’avons réussi à mettre des mots sur cette nuit-là qu’un an, dix ans, vingt ans plus tard, mais nous n’avons jamais oublié ce que nous n’avons pas encore dit.

Nous, filles de rien, avons été ou serons un jour traitées de «menteuse», «mythomane», «prostituée», par des tribunaux d’hommes. Nous avons été ou serons accusées de «détruire des vies de famille» quand nous mettrons en cause un homme insoupçonnable.

Nous, filles de rien, avons été fouillées de mains médicales, de mots et de questions, expertisées interrogées, tout ça pour en conclure que nous n’étions peut-être pas des «innocentes victimes». (Il existe donc des victimes coupables…).

Nous ne sommes rien. Mais nous sommes beaucoup à n’être rien ou à l’avoir été. Certaines encore emmurées vivantes dans des silences polis.

Et nous les détectons, ces droits de cuissage revenus à la mode, ces amalgames défendant la révolution sexuelle, hurlant au retour du puritanisme, inventant commodément un «moralisme» «sectaire» et «haineux», faisant les gros yeux parce qu’une de ces innombrables anonymes utilitaires sort de son «rang», oublie de se taire et parle de justice. Relents de féodalité drapée dans «l’honneur» des «citoyens» «de gauche», éclaireurs de la nation, artistes, intellectuels, tous d’accord, riant à gorge déployée à la bonne blague des «moi aussi Polanski m’a violé quand j’avais 16 ans» – en être, entre soi, cette connivence des puissants. A la suivante.

Nous la voyons, cette frousse qu’on vienne, à eux aussi, leur demander des comptes, y regarder de plus près dans leur vie et au lit, y voir comment des viols, ces stratégies de pouvoir criminels, se font passer, sans l’ombre d’un doute, pour de la sexualité normale, joyeuse et libre, une sexualité avec sa «complexité» et ses «contradictions». Nous l’avons vue, cette peur de l’effet «boule de neige» : et si toutes les autres, toutes ces filles de rien et de passage, toutes celles à qui il arrive, aujourd’hui, tous les jours, de se retrouver dans la situation de Samantha Geimer en 1977, si toutes ces quantités négligeables se mettaient à avoir un visage, une voix, une identité, une valeur ? Et si elle se mettaient à parler, à l’ouvrir bien grand cette bouche traditionnellement en cœur, faisant valdinguer tous leurs accords tacites, leurs secrets d’alcôve ? Que feraient-ils, ces hommes de gloire, d’exception, ces au-dessus de la mêlée, du peuple, de la masse, ces gardiens de tours d’ivoire, ces êtres si sensationnels et précieux ?

Ils se rendraient compte que tout cela n’a rien à voir avec cette «affaire politique» ou encore ce «choc des cultures» qu’ils essayent de nous vendre. Que tout cela ressemble à tous les viols de toujours où la victime n’est jamais assez victime : où on n’est jamais assez sûr qu’elle ait bien dit non.

Car ce qui se joue là, c’est bien ceux-là contre rien, comme ils disent, tant il est entendu qu’il faut être Quelqu’un(e) pour être entendue d’eux.

PS : les mots et les phrases entre guillemets sont tous extraits de propos tenus au sujet de l’affaire Polanski.

Par LOLA LAFON Ecrivaine, PEGGY SASTRE Ecrivaine

Libération
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede chiono » 11 Nov 2010, 10:30

Il est quand même trés désagréable quand je tape mon nom et prénom sur google ; il s'affiche un homonyme sur cette liste infâme de soutien à un VIOLEUR , pédophile de surcroit !!!! :evil:
dois-je vivre avec la crainte que quelques amis cherche mon nom sur google ?? catherine chiono ; un si joli nom et prénom épinglés à une telle liste de l'horreur ! chers amis , si vous me cherchez ; Ce n'est PAS moi !!!!!
c'était mon coup de gueule du matin .
bonne journée
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Bobb » 21 Mar 2011, 21:54

Je me demande en lisant la majorité d'entre vous si je suis bien sur un forum anarchiste ou sur le site de nostalgiques de Vichy, où la délation était Reine.
Je trouve ici, les mêmes propos -mots pour mots- que ceux véhiculés sur des blogs fachos, avec maints appels au boycott des « artistes » qui ont soutenu Polanski, en exhibant bien haut leurs noms afin de leur nuire professionnellement, entre autres. Si ça, ce n'est pas une forme de délation et de mise au pilori ?

Les gens qui ont signé la pétition pour Polanski ne sont pas tous artistes et ne l'ont pas fait pour défendre un violeur VIP mais pour répondre à une campagne de récupération abjecte avec des relents d'antisémitisme sur une affaire qui aurait dû être traitée depuis plus de trente ans déjà et qui a été réglée entre les parties.
Une agitation qui sali autant une victime -Samantha Geimer- qui réclame depuis longtemps que cessent les poursuites envers le cinéaste et tout le tapage médiatique autour de cette histoire.

Avant de gueuler avec la meute brune, si cela vous gênait vraiment que la France accueille sur son sol, un « violeur », il fallait peut-être vous réveiller, depuis 1977...et surtout, informez vous en détail sur une histoire qui d'une part, concerne une affaire de droit américain, d'autre part, comporte de nombreuses zones d'ombres et pour finir, a été a -je le répète- été « réglée » entre ses protagonistes, Et même si la négociation entre Roman Polanski et Samantha Geimer peut vous choquer cela ne vous regarde pas, car la principale intéressée l'a signée adulte et consentante : ne soyez pas plus royalistes que le roi.

Pour moi, l'argent n'achète pas tout et si j'avais subi un viol, je n'aurais jamais accepté son « rachat » putassier et pourtant la misère et le manque de fric, je connais mieux que personne, alors, si l'on doit condamner quelqu'un, il faudrait commencer par la mère maquerelle, irresponsable et manipulatrice de Samantha. Depuis les débuts d'Hollywood, le détournement de mineurs sexuellement « émancipés » pour faire tomber des artistes peut scrupuleux est presque une coutume.

Dans les années 70, les filles de 13 et 14 ans n'était pas toutes des vierges effarouchées (c'est une constatation, pas un jugement) et il était courant de voir ces minettes sortir avec des profs, des animateurs ou des surveillants dont la majorité revendiquait des idées libertaires, soit dit en passant. Il n'y avait jamais de plaintes à l'époque face à un consensus sexuel qui arrangeait tout le monde, depuis les hauts fonctionnaires ayant tâté du bordel indochinois ou du ballet rose, aux éducateurs « de gôche » dont les principes pédagogiques étaient assez « larges », du moment que ce n'était pas leur cul qu'on élargissait.

Dans ce contexte à la moralité élastique, monsieur et madame tout le monde raffolait des adolescentes dénudées de David Hamilton et se rinçaient l'œil sur les photos d'Irina Ionesco, mettant en scène sa gamine de 8 ans, en porte jarretelles, foune à l'air dans des poses provocantes, au nom de la sacro-sainte liberté artistique...
Nombre d'artistes, d'intellectuels et d'écrivains connus faisaient ouvertement l'apologie de la pédophilie à travers leurs « œuvres », car à l'époque, la notion de politiquement correcte n'était pas la même : que les soi-disant anarchistes commencent par balayer devant leur porte et se souviennent que leur camarade Cohn-Bendit avouait à une heure de grande audience télévisuelle dans les années 80 (et je m'en souviens) qu'il était bon de batifoler à poil avec des petites filles sautillant sur ses genoux, car dans son cas, il s'agit bien de petites filles pré pubères, non pas d'adolescentes ayant déjà touché au sexe et à la défonce.

Beaucoup de ceux qui hurlent à la justice aujourd'hui auraient défendu le détournement de mineur hier, puisqu'ils suivent comme des moutons, la température « politiquement correcte » et « tendance » du moment. A l'époque des faits, j'étais étonné de la désinvolture de l'opinion vis à vis du cas Polanski, car seuls les journaux d'extrême droite, avec l'opportunisme qui les caractérisent, avaient récupéré l'affaire et ce n'étaient certainement pas, Libération et le Monde Libertaire qui allaient se poser des problèmes existentiels sur la question. Aujourd'hui, je m'inquiète des réactions disproportionnées sur une histoire dont tout le monde se fichait et qui avait été réglée entre les parties concernées, avant qu'un juge n'aille foutre son groin dans la merde, après la sortie du documentaire « Polanski wanted and desired ».

L'Amérique puritaine qui veut aujourd'hui condamner Polanski se garde bien de le faire vis à vis de tous ses pipoles amerloques de souche qui ont fricoté avec des mineures hier : quand sa femme Sharon Tate, a été assassinée, le cinéaste était à l'époque, déjà accusé par cette même Amérique, tantôt d'avoir commandité le crime, tantôt de l'avoir mérité parce qu'il avait osé faire un « film satanique », en tournant « Rosemary Baby ». Il faut dire que les protagonistes de la secte représentée dans le fameux film ressemblent à ces « rassurants » bourgeois américains bien pensants qui peuplent les églises évangélistes en nous montrant la face caché de ce pays qui n'a guère, en qualité de donneur de leçons, que la France comme principal concurrent...

Dans nos banlieues, tous les jours des filles et des homos sont violentés, qui plus est par des salopards qui agissent en bandes et avec préméditation, mais cette violence sexuelle est souvent excusée par vos amis politiques, qui la considèrent comme un problème social et non pas un crime. Ces fils de P.. purgent rarement leurs peines et les plaignantes subissent encore des violences en représailles quand elles n'ont pas les moyens de déménager. J'ai même entendu des gens « de gauche » et autres « féministes » me rétorquer « Mais les adolescentes qui se retrouvent dans les tournantes ne sont pas tout à fait innocentes », Ces mêmes cons de gauche et autres pseudo libertaires, qui non contents de faire le lit du FN depuis trente ans, hurlent avec la Marine, pour qu'on envoie Polanski à la chaise électrique, pour des raisons qui n'ont souvent rien à voir avec le droit mais plutôt avec une jalousie sociale et une nostalgie brune qui refuse de dire ouvertement son nom.
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede kuhing » 22 Mar 2011, 09:04

Bobb a écrit:Je me demande en lisant la majorité d'entre vous si je suis bien sur un forum anarchiste ou sur le site de nostalgiques de Vichy, où la délation était Reine.


Je n'ai pas suivi cette discussion et je n'ai même pas essayé de comprendre ton point de vue parce que pour moi ta première phrase me suffit.
Si il est un endroit où le fascisme prend sa source c'est bien dans l'amalgame.
Alors adresse toi précisément aux personnes à qui tu reproches ce que tu reproches ou tais toi
kuhing
 

Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Voline » 22 Mar 2011, 21:02

Tu t'es inscrit sur ce site et tu y as laissé un seul message !
Maintenant que tu as déposé ton caca nerveux, comme l'a demandé kuhing, peux tu nous dire quelle partie de ton message s'adresse à qui, et à quel message ?
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