Harcèlement sexuel en général

Re: Harcèlement sexuel en général

Messagede bipbip » 23 Sep 2017, 18:05

Réforme du code du travail

Les ordonnances mettent gravement en danger les victimes de harcèlement sexuel

« Une grande cause nationale sera mise au cœur de l’action du quinquennat : l’égalité entre les femmes et les hommes », promettait le candidat Emmanuel Macron. Devenu président de la République, il vient de signer des ordonnances réformant le code du travail qui risquent de minimiser les droits, déjà très fragiles, des femmes victimes de harcèlement sexuel. Plusieurs dispositions, réparties sur diverses ordonnances, inquiètent les victimes, leurs avocates et l’Association européenne contre les violences faîtes aux femmes au travail (AVFT). « La mise à mort des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT- voir notre article ici) est un scandale. Cela porte un coup d’arrêt à la montée en puissance d’un outil dont l’on se servait de plus en plus. », commence Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’AVFT, qui traite chaque année environ 160 dossiers de harcèlement sexuel au travail.

... https://www.bastamag.net/Les-ordonnance ... ent-sexuel
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Re: Harcèlement sexuel en général

Messagede Lila » 24 Sep 2017, 20:38

Beaumont-sur-Oise: Le chef de la police municipale mis en examen pour agressions sexuelles

Il aurait agressé ou harcelé sexuellement six de ses subordonnées. Le chef de la police municipale de Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) a été mis en examen vendredi soir, d’après des sources concordantes.

C’est un juge d’instruction de Pontoise qui a mis en examen cet homme de 54 ans, pour « agressions sexuelles, harcèlement sexuel et harcèlement moral », a indiqué une source proche de l’enquête. Il a été laissé libre et placé sous contrôle judiciaire. Une enquête préliminaire avait été ouverte après le dépôt d’une première plainte en janvier 2017, suivie de cinq autres.

la suite : http://www.20minutes.fr/societe/2138115 ... -sexuelles
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Re: Harcèlement sexuel en général

Messagede Lila » 08 Oct 2017, 22:13

Suisse: Nouvelle accusation de viol contre Roman Polanski, la police ouvre une enquête

Renate Langer, 61 ans, affirme que le réalisateur franco-polonais l'a agressée à Gstaad en 1972...

La police suisse a annoncé mardi enquêter sur des accusations d’agression sexuelle lancées contre Roman Polanski par Renate Langer, qui affirme que le réalisateur franco-polonais l’a agressée à Gstaad en 1972.

Renate Langer, qui dit avoir été violée quand elle avait quinze ans, a été interrogée le 26 septembre par la police suisse, a déclaré Krusni Hanspeter. Le chef de la communication de la police du canton de St. Gallen confirme ainsi l’existence d’une enquête dont les détails ont été publiés, mardi, par le New York Times.

la suite : http://www.20minutes.fr/monde/2144299-2 ... re-enquete
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Re: Harcèlement sexuel en général

Messagede Pïérô » 14 Oct 2017, 04:01

Affaire Harvey Weinstein : où sont les hommes ?

La chute du producteur de cinéma Harvey Weinstein, accusé d’agressions sexuelles et de viols, a été fulgurante. A Hollywood, les prises de position sont principalement venues des femmes.

Le comportement de prédateur sexuel d’Harvey Weinstein était le « secret le moins bien gardé » d’Hollywood. L’affaire tourne désormais au règlement de comptes entre les victimes et leurs soutiens, et ceux qui « savaient forcément », ceux qui « se doutaient ». Mais aussi ceux qui savent désormais et ne disent toujours rien.

Les premières accusations d’agressions sexuelles révélées par le New York Times ont été suivies par un article accablant dans le New Yorker comportant trois accusations de viol, dont une a valu l’ouverture d’une enquête par la police de New York. De nombreuses actrices ont depuis ajouté leur témoignage, dont les actrices Emma de Caunes, Judith Godrèche, Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow et Léa Seydoux.

Silence embarrassé et accusations de complicité

A quelques rares exceptions, les hommes d’Hollywood n’ont pas, dans un premier temps, réagi ou pris position publiquement, alors que les femmes étaient nombreuses à le faire, de Meryl Streep à Kate Winslet.

... http://www.lemonde.fr/big-browser/artic ... bijfKhQ.99
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Re: Harcèlement sexuel en général

Messagede bipbip » 15 Oct 2017, 18:57

Affaire Harvey Weinstein

Quand s’ouvre la boite de pandore des violences sexuelles à Hollywood

« Félicitations à vous Mesdames, qui n’aurez plus désormais à prétendre être attirées par Harvey Weinstein » s’amusait Seth MacFarlane à la cérémonie de remise des Oscars de 2013 aux actrices nominées. La blague fait rire toute la salle aux éclats, et les millions de personnes qui regardent la cérémonie à la télé. À l’heure où, d’Hillary Clinton à l’Académie des Oscars, en passant par le Festival de Cannes et Quentin Tarantino, tout le monde multiplie les déclarations officielles, et crie haut et fort son choc, difficile pourtant de dire « on ne savait pas ». Et pour ceux qui ne connaissaient rien du cas de Weinstein, qui se dirait étonné que les actrices, et plus généralement les femmes soient traitées comme de la viande à Hollywood ? Une réalité connue et acceptée par tous, que l’affaire Harvey Weinstein contribue à révéler au grand jour.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Quan ... -Hollywood
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Re: Harcèlement sexuel en général

Messagede bipbip » 19 Oct 2017, 18:22

La nouvelle loi Travail enfonce les victimes de harcèlement sexuel

Depuis le scandale Harvey Weinstein, les femmes victimes de harcèlement sexuel au travail témoignent de ce calvaire sur les réseaux sociaux. Mais entre la disparition des CHSCT, l’assouplissement des licenciements et le plafonnement des indemnités prud’homales, les ordonnances sur la loi travail vont les fragiliser davantage

... https://reporterre.net/La-nouvelle-loi- ... ent-sexuel
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Re: Harcèlement sexuel en général

Messagede bipbip » 20 Oct 2017, 21:26

Une ministre suédoise témoigne du harcèlement « au plus haut niveau »

Pourquoi s’intéresser à ce témoignage d’une ministre parmi tant d’autres souvent plus dramatiques? A cause de ce qu’il révèle de l’étendue du sexisme. N’importe quelle femme, quelque soit son niveau social peut à tout moment et en tout lieu, être confrontée à un prédateur qui la considérera comme un simple objet sexuel et voudra l’utiliser pour sa satisfaction la plus bestiale. Tous les hommes ne se comportent pas ainsi, mais toutes les femmes peuvent être victimes de certains d’entre eux et dans ce cas elles se retrouvent bien souvent seules car la société ne les protègent pas ou très mal, même dans un sommet de ministres européens. Voilà qui en dit long sur la réalité du statut social des femmes. Cette situation est dénoncée par la mobilisation actuelle des femmes. Elle ne changera que sous la poussée de cette mobilisation. On peut quand même espérer que les hommes qui ne se reconnaissent pas parmi les « porcs » sauront trahir leurs ignobles congénères.

... http://www.anti-k.org/2017/10/18/minist ... ut-niveau/
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Re: Harcèlement sexuel en général

Messagede Lila » 24 Oct 2017, 21:50

Harcèlement sexuel : chez Viol Femmes Info, le standard explose

Depuis trente-et-un ans, le collectif Viol Femmes Info accueille la parole de femmes victimes de harcèlement et violences sexuelles.

La voix, dans le combiné, est en miettes. «Je pardonne trop, je fais trop facilement confiance», lâche Camille* entre deux sanglots. Cette quadragénaire a été violée chez elle, par son compagnon, rencontré il y a deux ans. Elle a porté plainte, mais ses enfants étudiants ignorent encore tout. L'idée de devoir leur parler la plonge dans une terrible angoisse. Lucie, au bout du fil : «Non, vous n'êtes pas naïve ou trop gentille. Vous n'y êtes pour rien. Il y a des femmes très puissantes à qui cela arrive aussi. Vous êtes très courageuse de passer ce coup de téléphone.»

Au Collectif féministe contre le viol, qui tient depuis trente-et-un ans une permanence téléphonique pour accueillir la parole des femmes sur les violences sexuelles, on n'hésite pas à qualifier d'«héroïnes» celles qui sortent du silence. Elles sont de plus en plus nombreuses : depuis que déferle l'affaire Weinstein, le standard explose. En 2011, les appels avaient doublé après l'arrestation de DSK. Aujourd'hui, une nouvelle étape est franchie : «La parole se libère comme jamais, ce qui se passe est prodigieux, estime Lucie Sabau, chargée de mission au collectif. Des femmes, connues de tous, racontent précisément la stratégie des agresseurs sexuels, qui est toujours la même. Et cela fait écho pour d'autres.»

la suite : http://www.leparisien.fr/laparisienne/a ... 336620.php



#BalanceTonPorc : elles parlent, ils mecspliquent...

En moins de 48 heures, plus de 160 000 femmes (j'en suis) ont témoigné de harcèlement et d'agressions sexuelles dont elles ont été victimes. Ainsi le hashtag #BalanceTonPorc est devenu en moins de deux jours, un mouvement. Celui d'une libération de la parole de toutes celles qui, parfois depuis plusieurs années, voire décennies, gardaient sur le coeur ou bien réservaient aux conversations chuchotées dans l'intimité craintive de représailles, la vérité sur les violences dont elles ont fait l'objet.

Et l'on découvrit ce que le déni renvoyait lâchement à des cas isolés, des rencontres malheureuses, des quiproquos (de mon c...) : on découvrit — ou fit semblant de découvrir — un fait social massif. Le harcèlement sexuel touche un nombre incalculable de femmes. Celles qui l'ont directement subi, indiscutablement très très très nombreuses ; celles qui ont intériorisé le risque que ça leur arrive et vivent avec ce sentiment d'insécurité, adaptent leur comportement en fonction, espérant y échapper en évitant de "provoquer" (culture du viol, quand tu nous tiens). A savoir, à l'arrivée, presque toutes les femmes.
Une foule de représentantes de la moitié de la population parle pour dire le traumatisme vécu, mais aussi la défiance permanente dans laquelle le fait social massif de harcèlement lié à leur genre les tient, au travail, dans la rue, dans l'espace public comme dans l'intimité conviviale ou familiale. Et les hommes influents n'ont rien de mieux à leur retourner que du mansplaining. En français : de la mecsplication. C'est à dire des petites leçons condescendantes sur la façon dont on s'y prend (mal) et dont on devrait plutôt s'y prendre.

à lire : http://blog.francetvinfo.fr/ladies-and- ... quent.html



Catherine Le Magueresse : « Le silence des victimes s’explique par la maltraitance du système judiciaire sur les plaignantes »

Catherine Le Magueresse aime à rappeler son parcours de simple juriste à juriste féministe. Après avoir travaillé 15 années à l’Association Européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT) dont 9 comme présidente, elle concentre maintenant son travail sur la critique féministe du droit pénal et la façon dont il prend ou pas en compte les violences faites aux femmes. La campagne #balancetonporc met à jour l’omerta qui entourait les harcèlements et agressions sexuelles subies par les femmes dans tous les instants de leur vie et en particulier professionnelle. Comment cet état d’impunité a-t-il été possible ?

Catherine Le Magueresse, nous rappelle les disqualifications pénales des femmes dans la caractérisation des violences dont elles sont victimes ce qui permet l’impunité des harceleurs dans de nombreux cas.

à lire : http://www.50-50magazine.fr/2017/10/18/ ... aignantes/



Harcèlement sexuel : il faut changer les mentalités

Editorial. L’application de la loi seule ne suffira pas à endiguer le phénomène. Il faut donner la priorité à un travail de prévention dans l’entreprise et d’éducation dès le plus jeune âge.
Y aura-t-il un avant et un après l’affaire Harvey Weinstein ? La révélation par la presse américaine de témoignages édifiants sur le harcèlement sexuel, pratiqué des années durant par le producteur hollywoodien à l’égard de nombre d’actrices, a provoqué une libération spectaculaire de la parole des femmes, aux Etats-Unis et ailleurs.

La réaction a pris des proportions inédites sur les réseaux sociaux. En France, sur Twitter, la rapidité avec laquelle s’est répandu le hashtag #balancetonporc en dit long sur une colère qui s’exprime enfin. Certains critiquent la forme outrancière qu’a prise cet appel à la délation lancé aux femmes qui ont subi, un jour ou l’autre, des abus de comportement plus ou moins graves de la part de leurs supérieurs hiérarchiques, de leurs collègues ou même d’inconnus. En fait, peu d’entre elles ont livré des noms. Les récits ont vite été « anonymisés » et l’exercice a permis l’expression d’une rage collective devant une réalité encore largement ignorée.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/201 ... ForedvX.99



Harcèlement sexuel: les femmes arabes lancent leur hashtag #MeToo #انا_كمان

L'affaire Harvey Weinstein a libéré la parole sur les réseaux sociaux. Les femmes arabes ont investi la Toile pour dénoncer les harcèlements sexuels dont elles ont été victimes. Le mot-dièse Ana Kamen (Moi aussi #انا_كمان ) s’inspire de #MeToo, lancé par la comédienne américaine Alyssa Milano. Edifiant.

L’image est forte, le texte aussi: «Si toutes les femmes harcelées écrivaient sur leur statut "Moi aussi #انا_كمان", les citoyens réaliseraient l’ampleur du phénomène.» Le statut est celui d’une musicienne libanaise.

à lire : http://geopolis.francetvinfo.fr/harcele ... kmn-165069
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Re: Harcèlement sexuel en général

Messagede bipbip » 28 Oct 2017, 18:30

Tribune du mouvement HF : #Nousaussi

Grâce au courage de dizaines de femmes, notamment actrices, et malgré le risque réel de mettre, au mieux, leur carrière en péril, les agressions répétées de Harvey Weinstein, producteur à Hollywood, ont pu être révélées au grand public.

Aujourd’hui, il existe peu d’occasions dans l’espace social et public qui permettent aux femmes de se retrouver et d’éprouver la solidarité féminine. Avec le mouvement #Balancetonporc #Balancetonagresseur, internet apparaît comme l’espace d’accueil inattendu d’une prise de conscience collective de la situation d’oppression sexuelle des femmes. Ce qui était subi intimement et de manière isolée apparaît partagé par toutes et émerge dans l’espace public. Ces dernières années, en France, après l’espace privé dans l’affaire DSK, la vie conjugale avec l’affaire Jacqueline Sauvage, l’espace professionnel dans les affaires Polanski ou Baupin, l’espace public avec la mobilisation contre le harcèlement de rue, la vague immense des #Balancetonporc et autres #MeToo met au jour une réalité et un quotidien sordides vécus par toutes les femmes.

Pourtant, à lire ou entendre certaines réactions publiques ou privées, les hommes ont bien du mal à prendre conscience du quotidien de celles qui représentent 52% de la population.

Soyons clair·e·s : tous les hommes ne sont pas des agresseurs sexuels, mais, tous les agresseurs agissent impunément et à répétition, les faits étant généralement qualifiés de courants et donc d’insignifiants. Cela doit absolument cesser.

Les femmes elles-mêmes ont trop souvent intériorisé une oppression vécue comme banale et ordinaire. Pourtant, quelle femme peut dire qu’elle n’a jamais été agressée dans l’espace privé (familial, amical, conjugal…), professionnel ou public et, cela, dès son plus jeune âge ? Et combien faut-il encore de témoignages pour sortir de l’omerta, du déni, du « elle l’a bien cherché », du « pourquoi elle n’a pas dit non ? », « pourquoi elle n’a pas porté plainte ? »…

Force est de constater le seuil de tolérance extrêmement élevé de la société vis-à-vis des violences faites aux femmes.

Nous voulons que ce mouvement #Balancetonporc marque ici « la fin d’un cycle et le début d’un autre », comme le dit la philosophe Geneviève Fraisse dans l’interview du Monde du 19 octobre 2017. Nous agirons pour que ce mouvement aboutisse à une réelle prise de conscience, et une remise en question du système d’oppression institutionnalisé des hommes sur les femmes par une révolution en profondeur des mentalités.

En effet, l’Histoire nous enseigne que les femmes, bien qu’elles aient toujours été protagonistes, voire à l’initiative des mouvements révolutionnaires, (cf. Les luttes et les rêves, de Michelle Zancarini-Fournel, éditions La Découverte, 2016 ou Caliban et la sorcière, de Silvia Federici, éditions Senonevero, 2014) se sont toujours retrouvées, au pire, réprimées et reléguées et, au mieux, dépossédées des avancées réalisées par ces révolutions. L’exemple le plus flagrant est, en France, celui de la Révolution française qui a abouti à la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, déniant aux femmes leurs droits civiques.

Face à ce mouvement d’ampleur salvateur des dénonciations des agresseurs sexuels, il ne faudrait pas que la société permette le « sacrifice » ponctuel de quelques-uns pour protéger le plus grand nombre et la perpétuation du système. Nous alertons également sur la tentation d’expliquer ces comportements par des cas isolés ou de les justifier par une déviance quelconque, explications ou justifications qui masqueraient l’aspect systémique et endémique du phénomène.

Cette fois-ci, ne laissons pas cette révolte des femmes, émancipatrice et mobilisatrice, passer sans changer la société en profondeur.

Le Mouvement HF, association féministe qui lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans les arts et la culture, dénonce, avec d’autres et depuis son origine en 2008, des pratiques sexistes intolérables et répandues dans nos milieux.

Nous sommes écoeuré·es de recueillir quotidiennement des cas de violences sexistes dans tous les secteurs des arts et de la culture, des arts vivants (théâtre, musique,…) aux arts visuels, en passant par le cinéma ou l’audiovisuel. Et même, plus précisément, dans la formation professionnelle, dans des festivals d’écritures contemporaines ou de musiques actuelles, dans des créations d’artistes traitant de violences faites aux femmes, etc. Bref, aucun domaine lié aux arts et à la culture n’y échappe, qu’il soit amateur ou professionnel.

C’est pourquoi :
Nous soutenons sans réserve le mouvement #Balancetonporc #Balancetonagresseur
Nous exigeons une prise de position claire des pouvoirs publics, et notamment du Ministère de la Culture et de la Communication, afin que soit mis en place un plan d’action concret et d’ampleur (éducation, formation, prévention, répression) pour éradiquer le sexisme, traduisant enfin la tolérance « zéro » à l’égard de toutes les violences contre les femmes.
Nous réaffirmons, comme l’a déjà dit la campagne conjointe d’Osez le féminisme !, de Mix-Cité et du Collectif féministe contre le viol. : « La honte doit changer de camp».
Nous appelons toutes les femmes, dans ce grand élan de sororité qui nait, à continuer à porter à la lumière les violences qu’elles ont subies, par leur témoignage et, le cas échéant, devant la Justice, en faisant appel aux associations, aux syndicats et aux aides juridiques appropriées, afin de ne pas se mettre en danger.
Nous donnons ici des exemples d’outils à leur disposition pour porter plainte afin d’être soutenues dans cette démarche difficile et indispensable :

Le numéro vert de la Fédération Nationale Solidarité Femmes, 3919, numéro d’écoute national destiné aux femmes victimes de violences, à leur entourage et aux professionnels concernés. Appel anonyme et gratuit.

L’AVFT, Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail, http://www.avft.org 3

Le CLASHES, Collectif de lutte contre le harcèlement sexuel dans l'enseignement supérieur, http://www.clashes.fr

Le CNIDFF, Centre National d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles, http://www.infofemmes.com 3

Le CFCV, Collectif Féministe Contre le Viol, numéro vert national 0 800 05 95 95, https://cfcv.asso.fr 3

Mouvement HF • contact@mouvement-hf.org
http://www.mouvement-hf.org/contacts/ 3

Lien pour signer la pétition 3 : https://www.change.org/p/mouvement-hf-b ... rs-publics

Premier·es signataires :
Le SFA, Syndicat Français des Artistes interprètes
L’AAFA, Actrices et Acteurs de France Associés
Le SYNDEAC, Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles
EWA, European Women’s Audiovisual Network
Eclosion 13
Les effronté-e-s

Véronique Ataly, comédienne
Laure Attéia, chargée de projet
Stéphanie Aubin, chorégraphe
Marine Bachelot Nguyen, autrice, metteuse en scène
Cécile Backès, metteure en scène, directrice de la Comédie de Béthune, Centre Dramatique National des Hauts-de-France
Françoise Barret, conteuse-autrice-comédienne
Rozenn Bartra, responsable culturelle
Chloé Bégou, metteuse en scène, comédienne
Dominique Bianchi, autrice-compositrice
David Bobée, metteur en scène, directeur du Centre Dramatique National de Normandie-Rouen
Mylène Bonnet, metteuse en scène
Paul Briottet, directeur adjoint de l'Académie du Festival d'Aix-en-Provence
Paulin Brisset, régisseur général
Valentine Brune, chargée de communication
Léonie Casthel, autrice de théâtre
Josiane Cueff, cheffe de projets culturels
Isabelle Dangerfield, artiste dramatique, metteuse en scène
Eva Darlan, comédienne
Olivier Daronnat, acteur culturel
Emilie Delorme, directrice de l'Académie du Festival d'Aix-en-Provence, d'enoa, de Medinea et de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée
Sophie Deschamps, autrice
Laurent Deville, comédien
Manuel Diaz, comédien
Kamal El Mahouti, président d'Indigènes Films, association organisatrice du PCMMO-Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient
Aurore Evain, autrice, metteuse en scène, chercheuse
Bernard Foccroulle, musicien et directeur du Festival d’Aix-en-Provence
Hala Ghosn, metteuse en scène
Margaux Grilleau, comédienne
Anne Grumet, ingénieure culturelle
Marie Guerini, journaliste, autrice
Laurie Hagimont, coordinatrice culturelle
Bérénice Hamidi Kim, maîtresse de conférences en études théâtrales
Sonja Jossifort, programmatrice cinéma
Corinne Klomp, autrice
Solène Krystkowiak, metteuse en scène
Claire Lapeyre Mazérat, metteuse en scène, comédienne
Christine Laurent, cinéaste
Sébastien Loesener, mime et metteur en scène
Catherine Marnas, metteuse en scène
Myriam Marzouki, metteuse en scène
Ariane Mestre, programmatrice cinéma
Morgane Lory, autrice, metteuse en scène
Anne Morel van Hyfte, metteuse en scène, comédienne
Anne Morvan, pianiste
Pascale Oyer, metteuse en scène
Blandine Pélissier, metteuse en scène, traductrice, comédienne
Emma Raguin, directrice du PCMMO-Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient
Francine H. Raveney, audiovisual Consultant/EWA Network Head of Public Relations
Sandrine Ray, scénariste, romancière, réalisatrice
Lucie Rébéré, comédienne et metteuse en scène
Julie Rossello-Rochet, doctorante, autrice dramatique, membre du collectif artistique de la Comédie de Valence
Mirabelle Rousseau, metteuse en scène
José Sagit, acteur culturel
Marie Salvetat, directrice artistique
Katharina Stalder, metteuse en scène et traductrice
Cécile Talbot, politiste
Carole Thibaut, autrice, metteuse en scène, directrice du Centre Dramatique National de Montluçon - Région Auvergne-Rhône-Alpes
Marina Tomé, comédienne, responsable AAFA du Tunnel de la comédienne de 50 ans
Edith Vallée, psychologue, autrice
Maryline Vaurs, responsable de lieu


https://blogs.mediapart.fr/mouvement-hf ... -nousaussi
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Re: Harcèlement sexuel en général

Messagede bipbip » 28 Oct 2017, 22:21

Rassemblements « #MeToo, dans la vraie vie »

contre les violences faites aux femmes

Rassemblements dimanche 29 octobre 2017 dans plusieurs villes

Paris
à 15h, Place de la République
https://paris.demosphere.eu/rv/57765

Lyon
À l’initiative d’un groupe de jeunes femmes, se déroulera à Lyon le dimanche 29 octobre un rassemblement pour dénoncer et rendre visible les agressions et harcèlements sexuels vécus par la majorité des femmes. Celui-ci aura lieu place Bellecour, de 14h à 17h.
https://rebellyon.info/Rassemblement-de ... -les-18312

Clermont-Ferrand
à 10h30, Place de Jaude
https://63.demosphere.eu/rv/399

Montpellier
à 15h, Place de la Comédie
https://herault.demosphere.eu/rv/7520

Toulouse
à 14h, Allées Jean Jaures
https://www.facebook.com/events/1392880 ... nref=story
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Re: Harcèlement sexuel en général

Messagede bipbip » 30 Oct 2017, 13:25

Rassemblement #metoo ce dimanche à Montpellier
Compte rendu : http://www.lepoing.net/rassemblement-me ... er-291017/
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Re: Harcèlement sexuel en général

Messagede Pïérô » 31 Oct 2017, 10:07

Revivez dans notre Facebook live le rassemblement #MeToo à Paris

Dans la foulée de la libération de la parole des femmes victimes de harcèlement sexuel, des manifestations étaient organisées dans plusieurs grandes villes.

HARCÈLEMENT - L'appel a été lancé par la journaliste Carol Galand. Pour elle, il fallait faire de "#metoo autre chose qu'un buzz sur les réseaux sociaux".

Ce hashtag signifiant "moi aussi" a été créé après la déferlante de témoignages de femmes victimes de harcèlement sexuel, d'agressions sexuelles ou de viols. C'était l'opération #Balancetonporc, dans le sillage de l'affaire Weinstein, le producteur américain accusé de harcèlement, agression ou viol.

Répondant à l'appel de la journaliste, des opérations "#metoo dans la vraie vie" ont été organisées dans plusieurs villes de France, comme Paris, Marseille, Lyon, Nantes, Rennes, Besançon, Toulouse. Le HuffPost vous propose de revive le rassemblement organisé dans la capitale avec le Facebook live visible ci-dessus.

... http://www.huffingtonpost.fr/2017/10/29 ... utm_hp_ref
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Re: Harcèlement sexuel en général

Messagede bipbip » 01 Nov 2017, 19:10

Lutte contre le sexisme, le harcèlement sexuel

Une mobilisation sans précédent a eu lieu ces derniers jours sur les réseaux sociaux contre l’une des formes du sexisme : le harcèlement sexuel. L’ampleur des témoignages démontre ce que nous savons depuis longtemps : plus le sexisme est quotidien et toléré, plus les prédateurs se sentent tout permis ! Et ils restent trop nombreux à considérer que le corps des femmes est leur objet, qu’un « non » à leurs « avances » signifie en fait un « oui », qu’elles n’avaient qu’à pas s’habiller comme ça... pour en rester à des exemples qu’on entend encore trop souvent !

L’ampleur des témoignages montre aussi que c’est le plus souvent l’omerta et l’impunité qui priment et cela doit enfin cesser !

Voici des outils et articles utiles pour se mobiliser et répondre aux sollicitations des salarié-es sur ces questions

... https://www.solidaires.org/Lutte-contre ... ent-sexuel


État des lieux d’un cri de détresse

Il y a des textes plus difficiles que d’autres à écrire parce qu’ils touchent au vécu et à la sensibilité et parce que tout semble déjà avoir été écrit sur le sujet. Le sexisme est vieux comme ce monde, tellement intégré qu’il est oublié et accepté comme une composante naturelle de notre quotidien. L’écrasante majorité des hommes et des femmes n’a pas conscience aujourd’hui que notre société est fondée sur la domination masculine, et il faut être féministe pour le dénoncer. Pourtant, les exemples publics de « rebellions » se multiplient ces derniers temps, provoquant quelques vagues.

L’année dernière, en octobre, dans une émission, un chroniqueur embrasse une femme sur la poitrine, ce qui jette un premier pavé dans la mare. L’agresseur est crucifié sur la place médiatique. Ce scandale, même s’il ne délit pas tant que ça les langues, a le mérite de rappeler la définition d’une agression sexuelle et l’importance de cette limite que la loi appelle « le consentement ». À l’heure des pétitions sur Internet, certaines causes font également parler d’elles, comme celle « Je suis Anna » lancée en avril 2017 qui comptabilise plus de 164 000 signatures et qui alerte sur la lenteur et l’incompétence de la justice.

Mais il y a eu peu de résultats concrets face à ces sursauts de lucidité. La limite du consentement a été déclarée par l’opinion publique très simple à comprendre et, pourtant, cette limite importante n’a pas tardé à montrer des signes de faiblesse au niveau des institutions quand Sarah, 11 ans, a été déclarée par le parquet consentante à un acte sexuel avec un homme de 28 ans. Rageant. À la RATP, le service de communication affiche en grand format des statistiques affligeantes, mais, dans le fond, rien ne change vraiment, car l’imaginaire collectif reste dans les limites et les clichés du harcèlement de rue : « Quand la victime est malchanceuse et l’agresseur un jeune des banlieues. » Frustrant.

Aujourd’hui, en France, c’est une femme sur dix qui a été violée ou qui le sera au cours de sa vie et 57 % des viols ont lieu lorsque la victime est mineure. En France, une femme sur cinq, un homme sur quatorze est victime de violences sexuelles et 94 % des agresseurs sont des proches. Oui, mais la loi du silence règne toujours et peu de victimes portent plainte. Il est primordial de se demander pourquoi.

La première raison semble psychologique. La majorité des agressions sexuelles sont sournoises et l’agresseur bénéfice d’un climat de sexisme ordinaire. La victime finit par douter du bien fondé de son malaise, se replie sur soi et relativise elle même les faits alors que les conséquences psychologiques restent. Pour les viols, la médecine parle de déni post-traumatique, un mécanisme de défense de l’esprit face à la violence et à ses conséquences. Dans le cas des viols sur mineurs, les pédophiles manipulent les enfants, empêchant la dénonciation immédiate. De plus, de nombreuses personnes n’arrivent pas à assumer le statut de victime, préférant psychologiquement porter une part de responsabilité. La responsabilité limite le sentiment de honte et donne l’impression de maitriser la situation.

Au-delà des difficultés psychologiques pour une personne d’accepter de raconter ce qu’elle a vécu et de faire face à tous les sentiments en découlant, il y a aussi un manque de formation des personnes chargées de recueillir la parole des victimes pour lui donner une valeur juridique. C’est toute la chaîne de l’administration qui est concernée.

Au tout début de la chaine, il y a les policiers mais ils sont peu formés sur l’aspect émotionnel du sujet et se font bien souvent les défenseurs du système patriarcal et machiste alors qu’ils sont les premiers interlocuteurs. Beaucoup d’entre eux, à défaut de vouloir réagir ou de savoir comment réagir, se retranchent derrière le masque du fonctionnaire de police, ne demandant que des faits pour ne pas se laisser déstabiliser, voire dénigrent ou disqualifient les expériences traumatiques vécues. Le dépôt de plainte devient doublement douloureux pour la victime, qui ne se sent ni entendue ni comprise. Une personne formée à écouter la victime au sein du commissariat devrait être systématiquement proposée au préalable du dépôt de plainte. Cet épisode passé, la justice est ensuite trop lente à réagir, le fardeau devenant bien lourd à porter pour les victimes obligées de « relancer l’administration pour faire avancer leur dossier ». Le cas d’Anna, loin d’être unique, en est une parfaite illustration.

Et voilà que la semaine dernière un raz de marée secoue le cercle très fermé des stars, entraînant dans son sillage le monde de M. et Mme Tout-le-Monde. Il aura fallu que le scandale éclate dans la sphère très paillettes d’Hollywood pour que des milliers de victimes osent dire « moi aussi », mais sur Twitter. La puissance des réseaux sociaux faisant le reste, des milliers de personnes dénoncent le harcèlement et les agressions sexuelles dont elles ont été victimes via l’hashtag #MoiAussi, tandis que le #BalanceTonPorc, plus axé sur le harcèlement au travail, rassemble en moins de quarante-huit heures plus de 160 000 témoignages. La prise de conscience est violente.

D’un côté, la diversité des victimes est tellement importante qu’elle ne permet plus de cantonner les violences à une « typologie » de personne qui l’aurait bien cherché. De l’autre côté, la diversité des témoignages montre également que les agresseurs appartiennent à toutes les classes sociales (empêchant ainsi toutes récupérations politiques nauséabondes), l’harceleur étant le plus souvent dans une position hiérarchique supérieure. Le phénomène va au-delà des origines sociales ou culturelles et il touche toutes les catégories socio-professionnelles…

La vérité crue apparaît : le harcèlement sexuel existe encore, car il est non seulement rarement condamné par les tribunaux, mais aussi et surtout parce qu’il est socialement accepté dans tous les milieux (donc peu dénoncé), ce qui ne l’empêche pas de créer souffrance, humiliation et perte de confiance en soi chez les victimes, dans l’indifférence générale.

Le malaise créé par cette vérité entraîne invariablement les mêmes mécanismes de défense : il y a des mecs bien, il faut arrêter les généralisations. Mais pourquoi les victimes ne portent-elles pas plainte ? On ne va pas crier au harcèlement dès qu’un mec fait un clin d’œil à une femme dans un bureau. Dans notre métier, ça a toujours été comme ça, ça ne veut pas dire qu’on ne vous respecte pas. Etc.

Qui reporte encore et toujours la faute sur les victimes ? Celles et ceux qui refusent de faire porter à la société et aux classes sociales plus aisées le fardeau de la culpabilité. Ceux qui ne veulent pas perdre leurs privilèges et qui tentent d’endiguer le flot avant qu’on doive collectivement remettre en question ce vieux patriarcat.

C’est pourquoi il est effectivement primordial que ce cri de détresse dépasse la sphère médiatique, qu’il sorte des réseaux sociaux pour s’ancrer dans notre quotidien afin de ne pas se diluer comme tous les effets de mode.

Alors, que devons-nous faire effectivement dans le réel ?

Face à ce cri de colère exprimé par tant de voix différentes, le gouvernement a décidé d’ouvrir une consultation en vue de présenter au Parlement un projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles en 2018. Bel effort qui devrait contenter l’opinion générale, mais largement insuffisant pour avoir un véritable effet. Au-delà des problèmes de prise en charge des plaintes, car il est primordial de recréer un climat de confiance et d’écoute pour que les victimes puissent dénoncer les violences subies si ils ou elles le souhaitent, les lois encadrant les violences sexuelles existent déjà, elles ne sont pas appliquées. On estime que seulement 17 % des viols sont déclarés et sur l’ensemble des viols déclarés seulement 18 % des agresseurs sont condamnés aux assises. Peu efficace… En effet, on ne s’attaque pas à un problème de société en faisant des lois.

C’est à la racine qu’il faut agir, c’est la culture sexiste qu’il faut combattre collectivement à tous les niveaux, dans l’éducation de nos enfants, dans les médias, au travail, entre amis ou dans son couple.

Des campagnes de sensibilisation sur le sexisme aussi importantes que celles contre le tabac, l’alcool ou la sécurité routière doivent être financées et mise en place.

À l’école, des temps spécifiques doivent être réservés pour faire de l’éducation sexuelle. Pas seulement pour dire à nos enfants qu’il faut se protéger des maladies sexuellement transmissibles, mais aussi pour expliquer ce que sont le consentement, le harcèlement, une agression sexuelle, un viol et, pour parler plus largement des inégalités, de l’industrie pornographique ou de la prostitution.

Cette éducation doit être également répétée une fois adulte au travail avec des formations spécifiques sur le sujet pour les hommes comme pour les femmes afin que chacun prenne conscience des problèmes afin de les résoudre collectivement. En la matière, les confédérations syndicales ont un immense travail à réaliser même si la nouvelle loi Travail ne va pas les y aider. Certaines ont déjà engagé un travail significatif et les efforts sont à poursuivre et à multiplier, tant à l’intérieur des structures pour combattre les comportements sexistes qu’à l’extérieur pour qu’elles puissent se saisir sérieusement de la question du harcèlement sexuel dans les entreprises.

Enfin, en premier lieu, ce sont dans les milieux militants et entre amis ou en famille qu’il est particulièrement important de condamner fermement et systématiquement les comportements sexistes. Il faut que ce soient concrètement des espaces privilégiés où les femmes peuvent se sentir en confiance et s’affirmer véritablement. Les hommes ne le feront pas à leur place, mais en cela ils peuvent les aider. Ainsi, en dehors de ces espaces, elles seront plus à même de se sortir du schéma actuel de la société.

Claire
Groupe anarchiste Salvador-Seguí


Références :

http://www.liberation.fr/futurs/2016/10 ... na_1521931

https://www.change.org/p/jesuisanna-mon ... %C3%A9dure

http://www.revolutionpermanente.fr/Viol ... -protester

http://www.youscribe.com/BookReader/Ind ... Id=2656026

http HYPERLINK « https://www.planetoscope.com/Criminalit ... rance.html »s://www.planetoscope.com/Criminalite/1497-viols-en-france.html

http://www.agoravox.fr/actualites/socie ... ce-et-de-l HYPERLINK « http://www.agoravox.fr/actualites/socie ... e-la-55516″a-55516

https://reporterre.net/La-nouvelle-loi- ... ent-sexuel

https://salvador-segui.org/2017/10/26/balance-ton-porc/
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Re: Harcèlement sexuel en général

Messagede bipbip » 02 Nov 2017, 16:50

Affaire WEINSTEIN : des répercussions ? A la SNCF, le harcèlement d’ambiance mène à la violence contre les femmes !

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https://www.solidaires.org/Affaire-WEIN ... nce-mene-a
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Re: Harcèlement sexuel en général

Messagede Lila » 02 Nov 2017, 22:49

La parole libérée des femmes victimes de violences envahit le débat public !

Les Effronté-e-s

Les violences sexistes et sexuelles envahissent (dans le bon sens du terme) en ce moment le débat public, l’agenda médiatique et politique, et nous nous en réjouissons ! Le procès de Pontoise a énormément choqué, informant ainsi le grand public qu’en France, il n’existait pas d’âge minimum pour partir du principe qu’une victime de viol ne pouvait pas être consentante, même à l’âge de 11 ans ! Dans l’émission «On n’est pas couché», vous avez été très nombreuses et nombreux à osciller entre émotion et indignation face à deux femmes, Sandrine Rousseau qui a fait le choix de parler, et Christine Angot celui de taire, pour gérer au mieux la souffrance qu’engendre le harcèlement sexuel ou l’inceste. Surtout, des millions de femmes se sont reconnues dans leur vécu et ont pu s’identifier à ces deux victimes dont l’échange brutal a illustré la violence de la prise de parole. La Une des Inrocks, faisant le choix éditorial de montrer encore une fois Bertrand Cantat dans une posture victimaire en étalant ses états d’âme, a poussé le magazine ELLE a faire au contraire une Une dédiée à Marie Trintignant, pour dire qu’il est grand temps que l’empathie s’oriente vers les victimes des féminicides et non vers ceux qui leur ont ôtée la vie. Nous remercions aussi le journal Libération qui a fait le choix éditorial de dédier des pages entières aux noms, aux visages et aux portraits des femmes tuées par leurs compagnons ou ex, afin de les humaniser et de les sortir de la case des « faits divers » ou des « crimes passionnels ». Tandis que la liste des victimes de Roman Polanski a vu une quatrième femme l’accuser de viol, le producteur Harvey Weinstein a été lui aussi dénoncé par un interminable tapis rouge d’actrices ou de mannequins victimes de ses harcèlements, de ses agressions et de ses viols… avec le bon vieux refrain du « tout le monde savait » qui avait aussi caractérisé les affaires DSK et Baupin. Enfin, l’énorme succès des hashtags #Balancetonporc et #MeToo, de même que #BasLesPattes il y a quelques temps, démontre à quel point l’ampleur des violences sexuelles et sexistes ne concerne pas seulement le monde des personnalités politiques, de Hollywood ou des quartiers populaires, mais concerne du côté des victimes mesdames tout-le-monde, et du côté des auteurs de violences messieurs tout-le-monde, issus de tous les milieux et de toutes les origines. C’est une révolution, une prise de conscience, une incroyable libération de la parole des femmes qui va nous permettre de politiser ce que c’est qu’une société patriarcale, les rapports de domination qu’elle induit dans toutes les sphères de la société, et le rôle primordial de l’éducation pour changer les mentalités. En France, une femme meurt tous les deux jours et demi, tuée par son compagnon ou ex. Une femme sur 8 subira au moins un viol ou une tentative de viol dans sa vie : 83 000 femmes par an ! Seulement 10% d’entre elles porteront plainte, et seulement 1% des violeurs seront condamnés. Nous saluons le projet de loi qui prévoit d’allonger les délais de prescription pour les violences sexuelles faites aux mineur-es, même si les effronté-e-s réclament l’imprescriptibilité ; un âge minimum en-dessous duquel on ne peut prétendre que la victime peut être consentante, afin de caractériser le viol ; cependant, nous sommes plus sceptiques concernant la pénalisation du harcèlement de rue par rapport aux modalités qui sont proposés suite à l’avis exprimé par les associations Stop harcèlement de rue et Paye ta Schnek (gestion du flagrant délit, répartition des agents sur le territoire), bien que nous nous réjouissions que ce phénomène de masse soit enfin pris au sérieux.


https://marchemondialedesfemmesfrancedo ... 2b0341.pdf


Harcèlement sexuel : la parole se libère… et la prise de conscience collective avance !

Femmes Égalité

Une nouvelle série d’agressions sexuelles dévoilée par plus d’une cinquantaine de femmes aux Etats- Unis à l’encontre d’un producteur de cinéma a entraîné une vague de dénonciations de faits similaires dans le monde entier ! Comment sont considérées les femmes dans la société ? D’où viennent ces comportements de domination des hommes ? Pourquoi la justice ne bouge pas ? Ce sont les questions qui se posent. Une prise de conscience collective est en train de s’opérer. Le débat sociétal s’impose, il permet d’ouvrir les yeux et les oreilles pour entendre ces témoignages de femmes et pour les prendre en considération. Voilà comment un cas de harcèlement sexuel très médiatisé nous rappelle une réalité quotidienne vécue par des millions de femmes dont la parole est trop souvent déconsidérée voire étouffée. Chacune d’entre nous a vécu ou connait une femme dans son entourage ayant subi une agression sexuelle (allant d’une main baladeuse au viol dans le plus grave des cas). Les violences sexuelles sont fréquentes et répandues : en France, 1 femme sur 8 a subi au moins un viol ou une tentative de viol au cours de sa vie, soit 83 000 femmes victimes de viol ou tentatives de viol chaque année. 53 % des femmes disent avoir été victimes d’agression sexuelle et/ou de harcèlement. Ces violences sont peu dénoncées : la moitié des victimes ne fait aucune démarche et seulement 10% des victimes de viol portent plainte, quand seulement 10% des plaintes aboutissent à la condamnation de l’agresseur. Ce sont donc 99% des violeurs qui restent impunis. Il serait trop facile de limiter les agressions sexuelles au viol, il ne faut pas mésestimer la portée néfaste qu’ont sur les femmes les attouchements, les propos sexistes ou vulgaires, les frottements sournois dans les transports publics, « les mains aux fesses » ou ailleurs, les exhibitionnistes… 14 Les violences faites aux femmes dans le monde politique et du show-biz sont une réalité, mais elles ne sont néanmoins pas cantonnées à ces sphères en particulier. Le harcèlement sexuel au travail et dans la rue est courant. Dans une étude du Défenseur des droits, parue en 2015, on apprend que le harcèlement au travail touche une femme sur cinq. Certaines femmes ont pu avoir le courage de parler, disposent des moyens ou ont l’opportunité de créer des moyens pour intervenir avec force dans le débat public. Cela permet d’amplifier la condamnation de ce type de comportement. Mais beaucoup d’autres femmes n’arrivent pas à le faire, par peur de perdre leur emploi, de se retrouver stigmatisées. Combien d’abus, combien d’employées, de stagiaires, de travailleuses du nettoyage, du commerce, de serveuses, d’assistantes administratives, … sont harcelées dans le silence ? Combien de victimes malmenées, intimidées et forcées de répondre aux avances de l’employeur, du chef de magasin, du chef de service, n'ont d'autre choix que de se taire ? Elles sont très nombreuses à vivre la précarité, à travailler avec des horaires décalés, très tôt le matin ou tard le soir, et à subir le harcèlement au quotidien au travail et dans la rue, et à ne pas s’y opposer de peur de perdre leur emploi ! Ce sont elles qui ont le moins de moyens pour se défendre, connaître les dispositifs juridiques existants, trouver l’argent pour payer un avocat, trouver le temps pour faire les démarches. Les harceleurs profitent souvent de leur position de domination économique, hiérarchique ou politique, et les femmes en situation précaire en sont les premières victimes. Via internet, les réseaux sociaux ont permis de libérer la parole et leur succès fulgurant prouve bien que le mal-être est réel et qu’il est temps de parler, de dénoncer les agresseurs : porter plainte, faire des actions collectives, se battre pour que le syndicat prenne à bras le corps la lutte contre le harcèlement au travail, nous mobiliser pour forcer la police à enregistrer la plainte, obliger la justice à trancher vite. Le poids des religions, la publicité, la sexualité omniprésente dans la société, la mise en valeur de la force physique contribuent à ancrer encore un peu plus dans les têtes masculines le fait que la femme est le « sexe faible », que son corps est un objet, qu’elle est la propriété privée de « son homme ». Ce sont des idées ancrées dans les fondements de nos sociétés. Les associations féministes, les syndicalistes féministes ont bataillé contre ces idées depuis longtemps; elles ont mené des campagnes et des mobilisations contre les violences faites aux femmes, soutenu des femmes victimes, contribué à mettre en avant les valeurs de respect, de dignité dues aux femmes… Aujourd’hui, nous vivons une époque de mutations importantes des mœurs, les filles avancent avec leur temps et certains garçons vivent ces changements comme une perte de leur statut ! C’est aussi l’éducation transmise aux filles ET aux garçons qu’il faut repenser. Les filles doivent avoir les armes pour se défendre mais les garçons doivent de leur côté apprendre et intégrer le respect pour les femmes. Sortir du silence demande du courage et de la solidarité : En finir avec le harcèlement sexuel à l’encontre des femmes, avec les violences faites aux femmes, avec les comportements agressifs envers les femmes, c’est une bagarre d’ampleur à laquelle la participation active des hommes est indispensable, car tous les hommes ne sont pas des agresseurs loin de là et ce débat ne doit pas se transformer en guerre des sexes. Il faut que les hommes s’engagent dans cette bataille, le genre masculin ne sort pas grandi de cette campagne ni de cette réalité qui en est une. C’est ensemble, femmes et hommes, que nous devons nous battre pour condamner ces violences sexuelles et pour créer de nouveaux rapports sociaux, de respect mutuel et d’égalité.


https://marchemondialedesfemmesfrancedo ... 2b0341.pdf
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