Consentement sexuel : Le ‘non’ doit pouvoir intervenir...

Consentement sexuel : Le ‘non’ doit pouvoir intervenir...

Messagede Lila » 15 Aoû 2015, 18:50

Sexualité – Consentement sexuel : « Le ‘non’ doit pouvoir intervenir à tout moment »

Même si la plupart des gens sont d’avis que l’activité sexuelle entre partenaires doit être consensuelle, la majorité d’entre eux ne comprennent pas ce qu’est le consentement.

Le consentement doit à la fois être positif (par exemple dire oui, initier et/ou apprécier l’activité sexuelle) et continu (c’est-à-dire être maintenu tout au long de l’activité sexuelle). Mais peu reconnaissent ces deux comportements comme des formes de consentement. Certaines personnes pensent que plus une relation de couple est longue, moins le consentement est important. Que le consentement n’est pas nécessaire ou ne s’est pas interrogé sur sa nécessité entre époux. Ce flottement accroît le risque d’activité sexuelle non désirée, donc le risque de viol. On comprend mieux pourquoi la plupart des agressions sexuelles sont commises par une personne connue de la victime et en qui elle a confiance.

Peu importe qu’un couple soit ensemble depuis longtemps ou non, le consentement sexuel est toujours requis.

Ce qui est curieux, c’est que le consentement est parfaitement compris et respecté dans d’autres domaines que celui de la sexualité. Une vidéo drôle et ludique explique le consentement sexuel à l’aide d’une tasse de thé et de personnages animés. L’objectif est d’expliquer au plus grand nombre ce que signifie le consentement sexuel, la différence entre dire « oui, « oui mais », « non merci » « oui mais non »….

à lire : https://sanscompromisfeministeprogressi ... ut-moment/
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Re: Consentement sexuel : Le ‘non’ doit pouvoir intervenir..

Messagede Lila » 04 Déc 2016, 19:45

Le consentement pour les Nuls

Ça dérape sérieusement dans « l'affaire Sklavounos ». Certains affirment que pour être équitables, nous devons questionner autant la crédibilité de la victime que celle de l'agresseur présumé, et mettre en parallèle les habitudes de harcèlement de l'agresseur et les comportements sociaux ou sexuels de la victime. On entend : « Elle a eu plusieurs partenaires ». « Elle est montée dans sa chambre ». « Elle avait trop bu ». « Elle portait des vêtements provocants ».

Les comportements déplacés allégués de Gerry Sklavounos envers des stagiaires sont de l'ordre des situations de harcèlement en milieu de travail et doivent être traités comme tels. Cependant, les choix sexuels d'Alice Paquet lui appartiennent et ne peuvent en aucun cas être mis dans la balance pour justifier un abus sexuel. C'est elle qui décide.

Beaucoup de gars s'imaginent qu'ils ont tous les droits s'ils sont en position de pouvoir, ou s'ils jugent que la fille devant eux est suffisamment vulnérable ou excitante pour justifier d'en abuser. Pour eux, si une fille s'est mise en position vulnérable, a eu plusieurs partenaires ou porte une tenue suggestive, elle est moins crédible pour porter plainte pour agression.

la suite : http://quebec.huffingtonpost.ca/karel-m ... 13690.html
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Re: Consentement sexuel : Le ‘non’ doit pouvoir intervenir..

Messagede Lila » 01 Oct 2017, 16:58

Tea Consent (VF)

Traduction française de la vidéo Tea consent.
Cette vidéo explique le consentement aux relations sexuelles d’une manière simple et accessible à tous. La vidéo de 2 minutes 50 met en scène plusieurs situations où des protagonistes offrent ou se voient offrir une tasse de thé, sous forme d’animation.

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Re: Consentement sexuel : Le ‘non’ doit pouvoir intervenir..

Messagede bipbip » 15 Oct 2017, 17:48

Salle comble à Montpellier pour la conférence sur le consentement (10/10/17)

Montpellier Poing Info, le 10 octobre 2017 – 110 personnes se sont déplacées hier à l’université de Paul Valéry pour assister à la conférence gesticulée présentée par les Culottées du Bocal. Organisé par la Coordination des Groupes Anarchistes et par le syndicat Solidaires étudiant-e-s, l’événement avait pour but d’aborder sans tabou les thèmes de la culture du viol et du consentement.

La première partie consistait à déconstruire quatre mythes très répandus dans notre société à propos du viol :

1) « Elle l’a bien mérité » : Le 2 mars 2016, l’association Mémoire Traumatique et Victimologie révélait les résultats d’une enquête réalisée avec l’institut Ipsos sur les représentations du viol et des violences sexuelles chez les Français. Les conclusions sont alarmantes : selon cette étude, 27% des sondés pensent que l’auteur d’un viol est moins responsable si la victime portait une tenue sexy. Et si elle était en plus droguée ou alcoolisée, alors elle l’aurait vraiment cherché… Jusqu’à quand allons nous arrêter l’hypocrisie patriarcale qui consiste à dire aux femmes de faire attention à ne pas se faire violer plutôt que de dire aux hommes de ne pas violer ?

2) « Elle a bien aimé » : Toujours selon cette étude, 19% des personnes interrogées considèrent que beaucoup de femmes qui disent « non » à une proposition de relation sexuelle veulent en fait dire « oui » et 21% estiment que les femmes peuvent prendre du plaisir à être forcées lors d’un rapport sexuel. « De toute façon, si elle n’avait pas aimé, elle n’aurait pas mouillé » est un argument ignoble, mais encore très répandu, et notamment utilisé par les policiers pour remettre en cause la parole de la violée. Pourtant, mouiller est un réflexe physiologique qui peut être tout à fait distinct de la notion de plaisir. Et si certaines victimes « se laissent faire », c’est parfois tout simplement par peur, notamment de mourir, et car les crises de tétanie peuvent provoquer des paralysies.

3) « Elle ment/dramatise » : Beaucoup pensent, à commencer par les juges, que seule la pénétration fait le viol. Toujours selon cette étude, 24% des personnes interrogées pensent qu’une fellation ou qu’un acte de pénétration avec le doigt n’est pas un viol. La violence patriarcale, ça consiste aussi à remettre en cause la parole de la victime en lui disant que, certes, elle a subie une agression, mais de là à parler d’un viol, il ne faut tout de même pas exagérer…

4) « C’est pas de notre faute » : La figure dominante du violeur dans notre société, c’est celle d’un psychopathe qui court après sa victime dans une ruelle sombre. Mais ce mythe ne correspond pas à la réalité car dans 80% des cas, les violeurs sont des proches de la victime. De plus, ceux qui violent ne présentent pas forcément des signes pathologiques, mais ça peut être Mr. Tout le Monde, qui décide de passer à l’acte tel jour. Ce passage à l’acte est possible car la société promeut la culture du viol, et c’est donc chacun de nous qui doit faire son auto-critique et se remémorer les actes qu’il a pu commettre et qui ont participé à la culture du viol : baisé volé, proposition très lourde ou chantage affectif pour avoir des rapports sexuels, réaction négative suite à un refus de relation sexuelle, etc.

La seconde partie de la conférence parle de la nécessité d’obtenir le consentement de son amant-e avant d’avoir des relations sexuelles. Le discours sur le consentement est de plus en plus répandu mais dans la réalité, son application reste très limitée : nous ne sommes pas à l’aise pour dire « Est-ce que tu es ok pour qu’on couche ensemble ? », « Si je fais ça, c’est ok pour toi ? », etc. Poser ces questions est encore largement perçu comme « anti-sexy », et se faire refuser ses avances sexuelles est souvent vécu comme une humiliation suprême. Mais c’est précisément parce que nous sommes des novices en la matière que nous n’avons pas encore trouvé les mots et les techniques pour faire en sorte que la demande de consentement soit sexy. Pourtant, dans le cadre d’une relation de consentement épanouie, rien n’est plus beau qu’un « oui »…


http://www.lepoing.net/salle-comble-a-m ... nt-101017/
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Re: Consentement sexuel : Le ‘non’ doit pouvoir intervenir..

Messagede Lila » 04 Fév 2018, 21:46

Le consentement expliqué aux enfants (et aussi aux grands)

« Voici une petite bande dessinée sur la notion de #consentement. Profs et parents, vous êtes libres de l’imprimer et de l’utiliser en classe et à la maison (pas d’utilisation commerciale svp.)

Enseignons à la prochaine génération une règle de base toute simple que bien des adultes ne semblent jamais avoir apprise. »

Élise Gravel, 2017

Image

http://elisegravel.com/
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Re: Consentement sexuel : Le ‘non’ doit pouvoir intervenir..

Messagede bipbip » 04 Mar 2018, 16:14

Sexe sans consentement - INFRAROUGE

Elles ont cédé. Ou capitulé. Ce rapport sexuel, elles n’en voulaient pas. Elles n’ont pas réussi à le repousser, à lui faire comprendre que non, elles n’avaient pas envie. Elles se sont dit, après, que ce n’était pas un viol puisqu’il n’y avait pas eu de violences physiques. Certaines ont rangé ça au rayon des expériences désagréables, mais inévitables, de la jeunesse. D’autres n’ont pas digéré. Pour la première fois, un film aborde cette zone “grise” de la sexualité sans consentement. Des jeunes femmes et d’autres moins jeunes racontent.

Un film de Delphine Dhilly, écrit par Delphine Dhilly et Blandine Grosjean.
Une production Éléphant (Gaël Leiblang et Fabrice Franck)

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Re: Consentement sexuel : Le ‘non’ doit pouvoir intervenir..

Messagede bipbip » 08 Mar 2018, 15:40

Il n’y a pas de consentement sans désir

Ces derniers mois, on a bien avancé. L’écrasante industrie cinématographique américaine est dans un sale état, Catherine Deneuve a enfin montré son vrai visage, les plaintes pour viol et agressions sexuelles ont explosé, le seuil de tolérance face aux comportements sexistes a visiblement chuté et une petite libération de la parole a déferlé du Pakistan au Niger en passant par le Brésil ou le Maroc. La fatigue que nous exprimions dans ces pages il y a quelques mois [1] a été (au moins temporairement) chassée par un regain d’enthousiasme et le sentiment vertigineux que le féminisme traversait un moment historique.

Parmi les questions que ces bouleversements soulèvent, il y a celle, épineuse, du consentement. S’il faut incontestablement une mauvaise foi d’actrice pour feindre de ne pas saisir l’abîme qui sépare la séduction du harcèlement, ces moments où une femme dit oui alors qu’elle pense non sont autrement plus équivoques [2].

Pourquoi, même en dehors d’une situation d’emprise caractérisée ou de viol avec violence, peut-on consentir en apparence à une relation qu’au fond on ne souhaite pas ? D’abord, évidemment, parce que nombre de femmes ont intégré très profondément l’interdiction de vexer, de blesser voire de mettre mal à l’aise l’homme à qui elles ont affaire [3]. Elles peuvent aussi redouter d’être étiquetées « allumeuses », vouloir se rassurer quant à leur valeur sur le « marché à la bonne meuf » [4], rechercher une tendresse et une écoute dont elles sentent qu’elles ne les obtiendront qu’avec un rapport, s’auto-convaincre que l’appétit vient en mangeant...

Plus largement, dans un environnement où nous est martelé en permanence que notre désir est illégitime, sale et dangereux [5], il n’est pas aisé, avant même de l’assumer, de simplement le reconnaître et d’en saisir les limites. S’efforcer de rester à l’écoute du moindre sentiment de malaise et s’y fier, questionner les réelles motivations d’un rapport, peuvent contribuer à se sentir plus sûre de soi.

Parlons maintenant de « consentement actif », c’est-à-dire du fait que pour coucher avec une personne, il ne faut pas seulement qu’elle ne soit pas en train de se débattre et d’appeler à l’aide, mais aussi qu’elle ait visiblement envie d’avoir un rapport. Il peut souvent suffire de guetter chez sa partenaire les manifestations de son désir (attention, breaking news, mais il n’est visiblement pas inutile de le rappeler : lubrification vaginale, dilatation des pupilles, corps détendu, prise d’initiatives, soupirs, gémissements) et de se/lui poser des questions en cas d’absence de ces signes…

Parlons aussi de « consentement renouvelé », c’est-à-dire du fait qu’une personne qui consent au début d’un rapport peut légitimement changer d’avis par la suite. Certes, aucun d’entre nous n’a envie de signer des formulaires à chaque nouvelle pratique sexuelle ou à chaque changement de position pour s’assurer de l’accord des parties impliquées. Mais il existe tant de façons excitantes de demander à quelqu’un s’il a envie qu’on lui fasse ci ou ça, sans rien sacraliser ni pour autant nier, par exemple, le fait qu’introduire un corps étranger dans un autre n’est pas toujours dénué d’implications...

Par exemple, la question « Est-ce que je peux entrer en toi ? » peut devenir joyeuse, orgasmique, complice ; elle peut aussi permettre d’éviter une gêne, un malentendu... ou un traumatisme. Posée même de façon non systématique, elle peut détendre l’ensemble des rapports, simplement en installant l’idée qu’au-delà du consentement, c’est bel et bien de désir qu’il est question.



Notes

[1] Voir « S’il se passe quelque chose... » http://cqfd-journal.org/S-il-se-passe-quelque-chose, chronique publiée dans le n° 159 de CQFD (novembre 2017).

[2] Évoqué entre autres par Blandine Grosjean dans un bel article titré « De la résignation au consentement, le problème de la “ zone grise ” entourant les rapports sexuels » (Libération, 26 janvier 2018).

[3] Une fois de plus, cela s’entend surtout dans une relation hétérosexuelle.

[4] © Virginie Despentes.

[5] Pour illustration, la déclaration de Nathalie Portman à la Women’s March de Los Angeles le 21 janvier : l’actrice a expliqué qu’elle s’était sentie obligée de se construire une image puritaine pour se protéger de la sexualisation à laquelle avait procédé une partie des médias et de son public après la sortie de son premier film, alors qu’elle n’avait que 13 ans.


http://cqfd-journal.org/Il-n-y-a-pas-de ... ement-sans
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Re: Consentement sexuel : Le ‘non’ doit pouvoir intervenir..

Messagede bipbip » 10 Mar 2018, 20:53

La fabrication du consentement

Les Rencontres du Lissignol 8 t’invitent à la suite des opérations des ateliers de déminage intellectuel. Le vendredi 16 mars rue Lissignol 8, entrée libre. Bienvenue à toutes et à tous.

Rue Lissignol 8, St Gervais, Genève

Qu’en est-il de la propagande qui nous assiège. Comment s’en détourner durablement. Comment quitter ces non-sens qui neutralisent l’esprit critique pour les conséquences que l’on devine.

Face à une machine dont les ressorts sont pléthore, l’on s’atèle à saboter la fabrique du consentement automatique. Quels en sont les pistes ? quels outils opérationnels peut-on, doit-on forger pour s’en tirer ?

Voici le troisième volet des Rencontres du Lissignol dédiées à cette problématique. L’on reprend là où on s’est arrêté et on va plus loin encore !

Et celleux qui ont raté les épisodes précédents peuvent sans problème prendre le train en route. Une nouvelle salve de Datagueule est au programme et les podcast de rattrapage sont disponibles ici : http://libradio.org/?page_id=3162

Rendez-vous le 16.03.2018

18h30 Pain soupe et frommage
19h Extraits de vidéos Datagueule et compagnie
19h30 Suite de l’atelier de production d’outils de déminage intellectuel

Entrée Libre. Bienvenue à toutes et à tous

Organisation : Les incontrôlé·e·s

https://renverse.co/La-fabrication-du-consentement-1428
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Re: Consentement sexuel : Le ‘non’ doit pouvoir intervenir..

Messagede Lila » 27 Mai 2018, 20:29

La Suède vote une loi renforçant le rôle du consentement dans les rapports sexuels

Le Parlement a adopté le projet de loi qui requiert un consentement explicite des participants à un rapport sexuel afin de lutter contre les agressions sexuelles.

Le projet de loi sur le consentement dans les rapports sexuels, en discussion depuis janvier, a été définitivement adopté par le Parlement suédois mercredi 23 mai, et sera appliqué dès le 1er juillet.

Le projet de loi prévoit qu’un rapport sexuel sans le consentement verbal ou physique explicite de la personne sera désormais illégal. User de violence ou profiter de l’état de faiblesse de la victime ne sera plus un prérequis indispensable pour être condamné. La loi introduit deux nouveaux crimes : le viol et l’outrage sexuel « par négligence ».

Un renversement de la logique auparavant en vigueur qui exigeait de prouver le recours à la violence, aux menaces ou le fait de profiter d’un état de faiblesse de la victime afin d’établir un viol. Désormais, l’accusation pourra démontrer que le consentement de la personne n’a jamais été donné pour prouver que le rapport n’était pas consenti.

la suite : https://mobile.lemonde.fr/europe/articl ... .messenger
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Re: Consentement sexuel : Le ‘non’ doit pouvoir intervenir..

Messagede bipbip » 26 Oct 2018, 19:56

Consentement sexuel : le sondage irresponsable de Fun Radio

Sur Twitter, la radio a demandé à ses internautes s’il était « normal » qu’une femme en train de dormir « ne supporte pas » une relation sexuelle imposée par son petit ami.

Un sondage est une méthode statistique visant à connaître, à un moment t, la manière dont se répartissent les opinions individuelles sur une question donnée. « Etes-vous satisfait ou mécontent d’Emmanuel Macron comme président de la République ? » ; « Etes-vous favorable à l’abolition du changement d’heure ? » ; « Pour ou contre le ketchup sur les frites ? »… voilà quelques exemples de sondages, aussi appelés « enquêtes d’opinion ».

Le viol, c’est un crime passible de la cour d’assises ; il est défini par le code pénal comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ». Il s’agit d’une infraction pénale, et non d’une opinion.

Il n’y a donc aucun rapport entre le premier et le deuxième paragraphe de cet article. Et il ne viendrait a priori à l’esprit de personne de demander si on est pour ou contre le viol. C’est pourtant, en substance, la question posée mardi soir par Fun Radio sur son compte Twitter, dans le cadre de son émission de libre antenne « Lovin’ Fun » :

« Charlotte ne supporte pas que son mec lui fasse l’amour la nuit, quand elle dort. Vous trouvez cela normal ? On en parle ce soir à 22 heures dans “Lovin’ Fun” #OnSexPrime. »

« Absence de consentement = viol »

La question, qui invite les internautes à se positionner sur le respect du consentement sexuel, et sur un comportement qui relève du viol conjugal, a suscité une vague d’indignation sur Twitter : « Elle dort et ne peut donc consentir. Absence de consentement = viol. Le mec de Charlotte la viole régulièrement, trouvez-vous cela normal ? » ; « Chez Fun Radio, on se demande si c’est normal qu’une meuf se plaigne de se faire VIOLER par son mec… » ; « Si elle dort et/ou qu’elle n’en a pas envie… c’est un VIOL. Supprimez. »

... https://www.lemonde.fr/big-browser/arti ... 32693.html
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