Harcèlement sexuel et sexisme au travail

Harcèlement sexuel et sexisme au travail

Messagede Pïérô » 09 Juil 2015, 19:16

Conseil de prud’hommes de Tours : La Nouvelle République condamnée pour harcèlement sexuel

Le 1er juillet 2015, le Conseil de prud’hommes de Tours a condamné la Nouvelle République du Centre Ouest pour harcèlement sexuel. Communiqué de l’Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail.

Pour la première fois, un conseil de prud’hommes qualifie de harcèlement sexuel à l’encontre d’une salariée des agissements à caractère sexuel qui ne la visaient pas personnellement.

... http://larotative.info/condamnation-de- ... -1106.html
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Re: Harcèlement sexuel et sexisme au travail

Messagede Pïérô » 31 Juil 2015, 14:09

Une pépite inattendue: l'agissement sexiste

ÉGALITÉ - Le jeu de la navette parlementaire crée parfois de divines surprises: voilà que dans le projet de loi relatif au dialogue social et à l'emploi, un amendement parlementaire, malmené à l'Assemblée nationale puis repêché au Sénat à la faveur d'une coalition improbable, s'est niché dans le texte de loi sans plus être inquiété, alors qu'il est porteur sans doute de grandes avancées en matière d'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Ainsi entre, en toute discrétion, dans le code du travail la notion d'"agissement sexiste", ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à la dignité d'une personne ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. Mais cette entrée quasi subreptice tranchera, sans nul doute, avec les bouleversements que sa mise en œuvre ne manquera pas de produire.

... http://www.huffingtonpost.fr/brigitte-g ... 87770.html
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Re: Harcèlement sexuel et sexisme au travail

Messagede bipbip » 27 Nov 2016, 14:19

Trois femmes salariées sur quatre sont victimes de sexisme au travail

« Je me demande comment elle est arrivée à ce niveau de poste ; elle a dû coucher », « Elle n’aura pas d’augmentation ; elle a un conjoint. Ce qu’on lui donne est bien suffisant », « Elle ne sait pas faire grand-chose à part se vernir les ongles »... Ces remarques ont toutes été entendues en 2016 dans des entreprises françaises. Elles sont extraites d’une enquête menée par le conseil supérieur à l’égalité professionnelle auprès de 10 000 salariés (52% de femmes et 48% d’hommes) non cadres au sein de plusieurs grandes entreprises : Air France, BNP Paribas, Casino, Orange, Solvay, Suez Environnement, Total et Véolia [1].

Résultat ? 74% des salariées interrogées sont régulièrement confrontées à des attitudes ou des décisions sexistes dans le cadre de leur travail. En 2013, le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle avait mené une enquête similaire auprès de 15 000 cadres cette fois, au sein de neuf grandes entreprises françaises (Radio France, France télévisions, RATP, SNCF, GDF Suez, La Poste, Orange, Air France et LVMH). 80% des femmes interrogées déclaraient être régulièrement confrontées à des attitudes ou des décisions sexistes dans le cadre de leur travail.

... http://www.bastamag.net/80-des-femmes-s ... au-travail
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Re: Harcèlement sexuel et sexisme au travail

Messagede Lila » 04 Déc 2016, 20:42

Sexisme au travail : en parler… pour agir

Il y a quelques jours, c’était le 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences contre les femmes. Violences conjugales, mutilations sexuelles, prostitution, mariages forcés, viols… on en parle et c’est tant mieux.

En réunion d’équipe, nous avons décidé d’écrire un article sur le sexisme au travail, dont peu d’organisations (entreprises ou administrations) osent se saisir.

La première chose qui me vient en tête à ce sujet, c’est un chiffre : 80% des femmes salariées disent avoir déjà été confrontées à des attitudes ou remarques sexistes sur leur lieu de travail. C’est le rapport « Le sexisme dans le monde du travail » du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle qui le dit.

la suite : http://egalactu.com/sexisme-au-travail- ... pour-agir/
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Re: Harcèlement sexuel et sexisme au travail

Messagede bipbip » 24 Déc 2016, 14:23

Les violences au travail

Les violences au travail sont le lot de bien trop de salarié-e-s en souffrance face à un chef qui abuse de sa position d’autorité. Mais, en plus des coups de pressions, des chantages, des humiliations et des tentatives d’intimidation, les femmes doivent aussi faire face aux violences sexistes au travail. Celles-ci sont dans la continuité des violences faites aux femmes dans la société en général. Aucune raison pour que les patrons, chefs et sous-chefs, en général des hommes, laissent tranquilles les femmes dans cet environnement hautement oppressif qu’est le lieu de travail.

Qu’appelle-t-on violences au travail ?

Les violences au travail sont toutes les manifestations de violences psychologiques, physiques et sexuelles qui atteignent un ou une employé-e dans un cadre professionnel, que ce soit sur son lieu de travail ou en-dehors, de la part d’un chef ou d’un collègue. Ces violences sont notamment le résultat de l’oppression capitaliste qui oppose le propriétaire de l’entreprise et les chefs aux employé-e-s dont la force de travail est exploitée. L’une des manifestations de ces violences est le «  burn-out  », dont seraient victimes plusieurs millions de Français-e-s.
Mais dans le cas des violences sexistes au travail, un autre axe d’oppression vient s’ajouter  : l’oppression patriarcale. En particulier, les violences sexuelles sont répandues et pourtant largement tues. Elles peuvent être de différents types, il existe en particulier le harcèlement sexuel, l’agression sexuelle et le viol.

Comment ça fonctionne ?

Les femmes subissent de nombreuses discriminations professionnelles. Elles sont ainsi discriminées à l’embauche, moins payées et moins promues au cours de leur carrière. Plus insidieusement, les femmes sont également souvent cantonnées à des métiers moins valorisés socialement et moins payés, ou encore doivent réaliser les tâches sociales qui fluidifient les relations interpersonnelles (encouragements, communication…). Ces discriminations servent l’exploitation des femmes par les hommes qui sévit dans le reste de la société.
Les violences sexistes au travail ont pour but de maintenir les femmes dans un état de peur et donc de faiblesse, et ainsi de les neutraliser malgré les injustices dont elles sont victimes socialement et économiquement. En effet, le commentaire sur la prise de poids, la «  blague  » graveleuse de la pause déjeuner, la main aux fesses que personne d’autre n’aura vu et le viol par son supérieur hiérarchique sont autant de méthodes qui humilient les femmes, leur font perdre confiance en elles et en leurs capacités. Elles les isolent aussi de leurs collègues, puisque toute dénonciation publique risque de ne pas être prise au sérieux  : «  C’est bon, il rigole », «  Tu exagères…  », «  Oui mais tu sais, il n’appartient pas à la même génération que nous  », sont le genre de réponse qu’une victime de violences risque systématiquement de recevoir. D’autant plus que, le monde du travail capitaliste étant un lieu où il fait bon être compétitif, les collègues avertis ne tireront aucun avantage à tirer la sonnette d’alarme après de telles confidences, et les femmes victimes de ces violences se retrouveront certainement perdantes.

Le travail, un lieu de subordination pour les salariées

Parler est donc difficile pour les victimes de violences sexistes au travail, comme pour toutes les femmes victimes de violences. Mais, au-delà du dénigrement du témoignage des victimes, celles-ci courent un autre risque en cas de dénonciation. En effet, une salariée est dépendante de son patron : elle lui vend sa force de travail contre un salaire dont elle a besoin pour vivre. Ainsi, que le patron soit l’agresseur ou qu’il souhaite protéger l’image de son entreprise ou de son administration, il n’a aucun intérêt à accompagner la victime, à lui permettre de travailler dans un environnement sécurisé et débarrassé de son agresseur, à l’aider à déposer plainte si elle le souhaite, à lui prêter à la fois la confiance et l’indulgence dont ont besoin les victimes.
La subordination à son patron a donc souvent pour effet le statu quo  : la victime et l’agresseur continuent de travailler ensemble, les agressions se perpétuent, et le reste de l’environnement ferme les yeux. Si la victime a parlé, elle s’expose à une mise en mobilité, à des chantages à la promotion ou encore à un licenciement. Le recours devant la justice reste bien entendu une possibilité, mais rappelons ses freins et ses limites  :
-  Il ne limite pas, au moins dans un premier temps, les contacts entre la victime et l’agresseur,
-  Les preuves sont difficiles à présenter, car beaucoup d’agresseurs évitent de laisser des traces écrites ou d’agir devant témoins,
-  Les victimes sont souvent déjà affaiblies psychologiquement,
-  Les procédures sont donc longues, coûteuses et sans garanti de résultats. Les violences sexistes au travail sont également un frein à l’égalité dans la sphère professionnelle. Une femme qui a régulièrement des arrêts maladie, qui n’ose pas prendre d’initiative car elle a perdu confiance en elle, qui évite certains collègues, qui se désociabilise… ne bénéficiera pas de la prochaine promotion, ne se verra pas confier les tâches les plus valorisantes et intéressantes, n’aura pas la confiance de l’équipe.

Face à ces violences, il est importants pour les femmes d’être solidaires er d’apporter une oreille bienveillante à leurs collègues. Des associations existent et les syndicats peuvent parfois être des outils pour se défendre.

Si vous êtes victimes de violences sexistes au travail, vous pouvez contacter :


L’AVFT : L’Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail est une association de référence sur cette question. Elle réalise un rôle d’écoute, de soutien et d’accompagnement judiciaire des victimes qui les contacte. Elle s’inscrit également résolument dans le champ politique, portant des revendications féministes claires contre ces violences.

Les syndicats : Une équipe syndicale combative et indépendante de la hiérarchie peut apporter son aide et réagir dans des situations de violences. Avant de vous confier, vérifiez toutefois que vous pouvez faire confiance à la personne à laquelle vous parlez. S’il n’y a aucune présence syndicale dans votre entreprise, vous pouvez contacter directement des organisations syndicales au niveau national, qui se chargeront ensuite de vous mettre en lien avec la structure adaptée.

http://www.alternativelibertaire.org/?L ... au-travail
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Re: Harcèlement sexuel et sexisme au travail

Messagede Pïérô » 10 Fév 2017, 04:42

Harcèlement sexuel : la condamnation de La Nouvelle République confirmée en appel

La Cour d’appel d’Orléans a confirmé la condamnation du journal, après qu’une salariée se soit plainte de l’ambiance sexiste qui régnait au sein de sa rédaction.

L’affaire avait fait un certain bruit : en juillet 2015, le conseil de prud’hommes de Tours condamnait La Nouvelle République du Centre Ouest pour harcèlement sexuel. Dans un communiqué, l’Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AFVT) expliquait que c’était la première fois qu’une entreprise était condamnée pour avoir laissé persister un harcèlement sexuel dit « environnemental ». En effet, la salariée n’était pas directement visée par des propos ou des comportements à connotation sexuelle, mais elle y était exposée dans le cadre de son travail.

Ce mardi 7 février, la cour d’appel d’Orléans a donc confirmé la condamnation du groupe de presse pour le harcèlement sexuel et moral d’une ancienne journaliste de son agence locale de Châteauroux. D’après la rédaction locale de France 3, les magistrats ont rappelé que :

« Le harcèlement sexuel peut consister en un harcèlement environnemental ou d’ambiance, où, sans être directement visée, la victime subit les provocations et blagues obscènes et vulgaires qui lui deviennent insupportables »

Ils ont également souligné que le journal « n’[avait] pas satisfait à son obligation de sécurité ». D’après l’AFVT, qui s’était portée partie civile, des photos à caractère sexuel étaient affichées sur les murs de la rédaction, des images de femmes nues dans des postures dégradantes faisaient office d’économiseurs d’écran, et la salariée était exposée à des propos du type :

« Je vous ferai une photo bien dégueulasse de chatte en gros plan ».

Quand elle s’en plaignait, ses collègues masculins lui reprochaient de manquer d’humour. La direction s’était contentée de remettre à jour les dispositions du règlement intérieur relative au harcèlement sexuel.

La salariée a aussi été reconnue victime de harcèlement moral, subi dans le cadre d’un plan social engagé en 2009. La NR a été condamnée à verser 78 500 euros à son ancienne journaliste.

A l’époque de sa condamnation en première instance, La NR avait indiqué au site Arrêt sur images qu’elle attendrait la fin de la procédure pour s’exprimer et en informer ses lecteurs. Mais à la suite de sa condamnation en appel, la direction du journal a indiqué à l’AFP qu’elle ne ferait aucun commentaire sur cette décision.


http://larotative.info/harcelement-sexu ... -2073.html
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Re: Harcèlement sexuel et sexisme au travail

Messagede Pïérô » 02 Mar 2017, 10:29

Harcèlement sexuel : une ex-salariée accuse Uber de sexisme

Harcèlements répétés sans sanction, promotions bloquées pour être trop souvent auteure de signalements aux RH : une ex-Uber dresse un rapport accablant de son année.

... http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/su ... xisme.html
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Re: Harcèlement sexuel et sexisme au travail

Messagede Lila » 01 Mai 2017, 19:16

Relations sexuelles forcées au travail: 7% des femmes belges s'en disent victimes

Quelque 7% des femmes belges affirment avoir été victimes de relations sexuelles imposées par leur supérieur hiérarchique sur leur lieu de travail, selon un sondage réalisé en 2014 auprès de 2000 femmes en Belgique par Amnesty International avec la collaboration de SOS Viol.

A l'occasion de la journée mondiale sur la sécurité et la santé au travail de vendredi, les deux associations organisent une campagne de sensibilisation dans les principales gares de Wallonie et de Bruxelles.

Des affiches informatives intitulées "cela se passe aussi au travail" seront placées vendredi matin dans les principales gares, afin de sensibiliser le public à ce phénomène.

la suite : https://www.rtbf.be/info/belgique/detai ... id=9592223
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Re: Harcèlement sexuel et sexisme au travail

Messagede bipbip » 15 Oct 2017, 18:54

Tribune libre. « Nous n'avons plus à subir ça »

Le coup de gueule d’une comédienne contre le harcèlement sexuel au travail

Harcèlement au travail, agressions sexuelles : tous les jours, ce sont des milliers de femmes qui doivent faire face aux moqueries, aux remarques sexistes ainsi qu'aux viols de leurs collègues de travail. Chez les comédiennes comme dans d'autres secteurs d'activités, les langues commencent à se délier. Une comédienne a voulu réagir dans nos colonnes sur ce qu'est aujourd'hui le harcèlement sexuel au travail.

Facebook me demande : « Comment allez-vous ce matin ? » J’ai envie de l’ouvrir. Hier, documentaire et film sur France 2 sur le harcèlement sexuel au travail... ça m’a fait réfléchir... Non, il n’est pas normal, dans quelque métier que nous fassions, que notre collègue, patron ou autre, fasse des remarques sur notre cul, notre façon de nous habiller, de nous maquiller, (mêmes dites
« positives ») ; au bout de deux fois seulement, c’est du harcèlement sexuel. Qu’il veuille sans cesse essayer de nous embrasser. C’est une tentative d’agression sexuelle. Qu’il me mette de force sur ses genoux. Qu’il me prenne dans ses bras sans mon accord. Ce sont des agressions sexuelles. Que lui et ses autres pairs se permettent des blagues sexistes en permanence. C’est du harcèlement sexuel. Qu’il exige que je réponde dans la minute à ses textos et autres sollicitations sous peine de subir des reproches sur mon travail et sur mon engagement dans le travail que nous avons à faire ensemble, d’être « moquée » (voire pire) devant tous les autres, c’est du harcèlement. Utiliser des choses personnelles qu’on lui aurait racontées, contre nous, nous accuser de
« sensiblerie » quand on dit « non j’ai pas envie », ou « j’en ai marre d’être traitée comme ça » et dire qu’il serait temps de changer de comportement sinon on ne trouvera du travail nulle part. C’est du harcèlement sexuel.

Comme l’a très bien dit Antoine de Caunes en parlant de sa fille qui avait subi une tentative d’agression sexuelle de la part de Weinstein, nous les femmes, et encore plus les actrices, faisons des métiers qui nous mettent en danger face à certains hommes qui, parce qu’on est en demande, parce qu’on veut « plaire » (mais qui ne le veut pas ?!?!?), profitent de la situation, parce qu’ils ont le pouvoir 1) d’être un homme (d’emblée tu en as plus que moi), 2) d’être en position de décideur par rapport à moi.

STOP. Nous n’avons plus à subir ça. Comédiennes, actrices, vous n’avez pas à subir ce genre de comportement juste parce que vous voulez le rôle ou parce que vous voulez le garder. On mérite qu’on nous respecte. Il y a plein de gens biens, hommes et femmes, qui font ce métier, bossons avec eux/elles et fuyons et dénonçons ceux qui abusent et profitent de notre vulnérabilité de comédienne qui veut, tout simplement, exercer son métier. Hommes et femmes sensibles à ce message, unissons-nous ! Parlons, communiquons sur tout ce qu’on peut subir de violences, même dites "minimes", ce sont parfois les pires parce qu’invisibles. Et n’oublions pas que toute femme maltraitée physiquement a d’abord subi de toutes petites remontrances, de toutes petites violences, qui n’ont fait que grandir. Il est temps d’arrêter tout ça. Parlons-nous entre femmes, il y en a trop qui pensent qu’elles sont à l’abri, que ça n’arrive qu’aux plus « sensibles » d’entre nous. Ce n’est pas vrai. 100% des femmes ont subi du harcèlement sexuel de rue. Ne laissons pas faire. Ne sourions pas bêtement ni ne baissons la tête en accélérant le pas (c’est ce que je fais encore). Encore une fois, ce n’est pas normal. Je m’arrête mais il y a tant à dire...


http://www.revolutionpermanente.fr/Le-c ... au-travail
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Re: Harcèlement sexuel et sexisme au travail

Messagede Lila » 24 Oct 2017, 21:29

Des syndicats dénoncent des "violences sexistes et sexuelles" au sein du ministère du travail

Trois syndicats ont écrit une lettre à la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et à la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.

Les syndicats CGT, CNT et Solidaires du ministère du Travail et des affaires sociales dénoncent jeudi des "violences sexistes et sexuelles" au sein de leur ministère qu'ils accusent de "passivité", dans une lettre ouverte à leur ministre, Muriel Pénicaud.

"L'État ne peut se passer d'être exemplaire en son sein... Nous sommes loin du compte au ministère du Travail" où "de nombreux cas sont relatés à nos organisations syndicales d'agressions sexuelles, d'exhibitionnisme, de harcèlement sexuel et de discriminations", écrivent les syndicats dans cette lettre dont l'AFP a obtenu copie. Cette lettre a été adressée à Muriel Pénicaud ainsi qu'à la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.

la suite : http://www.europe1.fr/societe/des-syndi ... il-3469142
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Re: Harcèlement sexuel et sexisme au travail

Messagede bipbip » 28 Oct 2017, 22:03

Harcèlement sexuel au travail: «La bonne question, c'est "comment se fait-il que malgré toutes les difficultés, quelques victimes en parlent?"»

INTERVIEW « 20 Minutes » a interrogé Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail…

L’affaire Harvey Weinstein, la polémique Angot/Rousseau… Plusieurs révélations et polémiques ont remis le harcèlement sexuel - et les agressions sexuelles - au travail en lumière au cours des dernières semaines. Pourtant, si des langues se sont déliées récemment parmi les personnalités, le phénomène reste tabou.

En France, le nombre de plaintes et de condamnations est aujourd’hui encore faible alors qu’une femme sur cinq serait confrontée à une situation de harcèlement sexuel au cours de sa vie professionnelle. Alors que France 2 diffuse ce mercredi soir un documentaire de témoignages, Harcèlement sexuel au travail : L’affaire de tous, 20 Minutes a interrogé Marilyn Baldeck, déléguée générale de l 'Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail.

... http://www.20minutes.fr/societe/2148959 ... es-parlent
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Re: Harcèlement sexuel et sexisme au travail

Messagede bipbip » 10 Nov 2017, 21:25

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Re: Harcèlement sexuel et sexisme au travail

Messagede bipbip » 12 Nov 2017, 20:36

Paroles de stagiaires, les victimes les plus fragiles du harcèlement sexuel au travail

Pour la Journée internationale des stagiaires, ces témoignages révèlent leur vulnérabilité.

HARCELEMENT SEXUEL - "Elle est toujours aussi frigide votre collègue?" "Nooon, nous, pour lui dire bonjour, on lui met une main au cul, elle préfère ça."

... http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/09 ... _23271715/
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Re: Harcèlement sexuel et sexisme au travail

Messagede Lila » 19 Nov 2017, 21:34

Le sexisme ordinaire, quotidien des étudiantes en médecine

Le syndicat des internes en médecine, l'ISNI, a lancé un questionnaire en septembre auprès de ses étudiants, pour évaluer la part du sexisme subie au quotidien dans le milieu hospitalier. Le résultat est éloquent : 61% des étudiantes disent avoir été victimes de sexisme ordinaire.

Les étudiantes en médecine sont-elles victimes de harcèlement et de sexisme ? C'est ce qu'a voulu confirmer le syndicat des internes, l'ISNI, qui a lancé un questionnaire en septembre auprès des étudiants en médecine, dans un milieu où le sexisme au quotidien se cache souvent derrière la tradition longtemps revendiqué de "l’humour carabin".

à lire : https://www.franceinter.fr/societe/le-s ... n-medecine



#metoo: le long calvaire des employées d’une entreprise de nettoyage sous-traitante de la SNCF

L'histoire de ces femmes qu'on entend pas ou qu'on ne veut pas entendre.

Vous avez peut-être déjà pris le train et râlé devant la saleté des toilettes. Et puis, après l’arrivée en gare, vous n’y avez plus pensé. Pendant que vous traversiez le hall, une femme est montée dans le train pour nettoyer ces toilettes répugnantes. Elle n’a pas beaucoup de temps, la cadence de nettoyage est élevée, les produits qu’elle doit manipuler souvent toxiques. Si votre train était à Paris Gare du Nord, la femme qui s’est occupée de nettoyer les jets d’urine parce que pisser dans un train en marche est parfois une opération délicate, ne supportait pas seulement un boulot pénible et socialement ingrat, en prime, pendant qu’elle était penchée sur la cuvette des toilettes, son chef d’équipe l’a peut-être coincée en collant son sexe contre ses fesses pour mimer un acte sexuel.

Ce n’était ni la première ni la dernière fois. Il lui a aussi attrapé la main pour y fourrer son doigt sur lequel il avait craché afin de simuler un coït. Il y a eu des agressions sexuelles dans les toilettes, porte fermée. Une autre s’est fait embrasser dans le cou. Les mains aux fesses. Les mains sur les seins

C’est ce qu’ont vécu des employées d’une entreprise de nettoyage, sous-traitante de la SNCF. Pendant longtemps, elles n’ont rien dit parce qu'«on ne savait même pas ce que c’était le harcèlement sexuel. On croyait que c’était plus grave, que c’était forcer à des relations sexuelles». En 2012, elles sont quatre à parler. Les autres préfèrent se taire.

à lire : http://www.slate.fr/story/153986/metoo-cris-de-detresse
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Re: Harcèlement sexuel et sexisme au travail

Messagede bipbip » 02 Déc 2017, 17:53

Tribune de syndicalistes

Solidarité avec Sandrine, sanctionnée pour avoir dénoncé une agression à la SNCF

Suite à la sanction de notre collègue Sandrine, femme conductrice de train sur la région de Bordeaux, pour avoir dénoncé l’agression physique dont elle a été victime, nous appelons l’ensemble des acteurs associatifs, syndicaux et politiques, ainsi que toutes les personnes soucieuses de la cause des violences faites aux femmes, à s’associer à cette tribune ainsi qu’à la relayer, par-delà les frontières de la SNCF.

Dans un communiqué de presse daté du 31 octobre 2017, la Fédération SUD-Rail a alerté la direction de la SNCF sur le cas de cette collègue conductrice sur Bordeaux, sanctionnée car elle a eu le courage de dénoncer un cas de violence à son égard.

Alors que les dernières semaines, on s’accorde largement à saluer « la parole libérée » des femmes pour dénoncer notamment les violences sexistes, la direction SNCF, quant à elle, joue la sourde oreille à nos sollicitations. Sanctionner une cheminote qui dénonce une agression physique dont elle a été victime, c’est tout simplement bâillonner l’ensemble des travailleuses qui seraient victimes de violence ou de harcèlement.

De par leur mutisme et leur déni, les dirigeants SNCF incitent les femmes à ne pas parler, à ne pas dénoncer, en définitive, les femmes doivent se taire à la SNCF. Dans une société patriarcale où les violences faites aux femmes sont une réalité malheureusement quotidienne pour nombre d’entre elles, les entreprises et le gouvernement continuent leur politique qui nie et réfute les violences faites aux femmes.

Une réaction ferme et collective nous parait indispensable, quel que soit notre secteur d’activité, notre syndicat. Si la SNCF voudrait nous cantonner aux seules problématiques concernant la dégradation continue de nos conditions de travail, nous pensons que l’ensemble des sujets économiques et sociétaux sont l’affaire de syndicalistes.

Nous devons en faire un engagement collectif.

La convergence des luttes commence par la solidarité, mais elle n’a d’effet que lorsque nous tissons des passerelles entre les luttes contre les oppressions raciales et sexistes et celles du mouvement ouvrier.

Et cette convergence et cette solidarité ont encore plus de sens, lorsque nous voyons les nouvelles ordonnances reformant le code du travail, touchant tout particulièrement les femmes travailleuses comme par exemple :
- Les restrictions du congé maternité.
- La suppression des CHSCT qui annonce la fin des droits d’alerte, l’impossibilité d’obtenir des informations, d’enquêter, de réaliser des suivis de dossiers.

Qui demain s’occupera des femmes en inaptitude médicale, des aménagements pour « convenance personnelle », du financement pour des conditions de travail adaptées aux femmes enceintes ? Qui va agir sur des cas de harcèlement et discriminations faites aux femmes sur les lieux de travail ?

Le 25 novembre prochain, est une journée internationale contre la violence faites aux femmes dans le monde du travail et dans tous les domaines de la vie.

Nous nous mobiliserons pour des conditions de travail décentes, un emploi pour tous et toutes, la fin des écarts salariaux, le retrait des lois Macron, El Khomri, ainsi que des ordonnances 2017 de contre-réforme du code du travail qui contiennent leur lot de régressions sur les droits des femmes et va accentuer leur précarité.

Et c’est précisément parce que nous nous battons contre les violences faites aux femmes que nous ne pouvons pas regarder à côté lorsqu’une collègue est victime non seulement de violence, mais également de répression de la part de la direction.

Après avoir subi la violence sexiste, après avoir trouvé le courage de la dénoncer, Sandrine est sanctionnée par la direction de la SNCF… Cette tentative de museler la parole des femmes victimes des violences sexistes au travail est inadmissible !

Aucune sanction ! Solidarité avec Sandrine !

Premiers signataires :

Délégués syndicaux
Hamid Adouane, secrétaire CGT Ferc Sup Ecole Normale Supérieure, Paris, Christophe Ananou, délégué CGT, Mercedes-Benz Valenciennes, Kamel Bentoumi, membre du CE, CGT PSA Caen, Marion Blais, déléguée Sud Santé Sociaux du CHRU de Montpellier, Frédéric Borinan, délégué CGT FNAC Saint-Lazare, Paris, Emmanuel Boulanger, délégué CGT PSA Metz Borny, Karim Bouzera, délégué CGT, Mercedes-Benz Valenciennes, Florence Brossat, membre CHSCT, Sud Rail traction Austerlitz, Cédric Brun, délégué CGT PSA Valenciennes, Florent Coste, délégué CGT Latécoère Toulouse, Michel Couviaux, délégué CGT Randstad, Antony Delsaux, secrétaire adjoint de la CGT PSA Valenciennes, Vincent Duse, délégué CGT, PSA Mulhouse, Vincent Fournier, délégué CGT FAPT 78, Franck Gaigher, membre CHSCT CGT, Mc Syncro Chanteloup-les-Vignes, Chafikha Gherabba, déléguée CGT Hôtel Royal Monceau, Paris, Faustine Goget, militante syndicaliste FNAC Champs Elysées, Reynald Kubecki, secrétaire général CGT Sidel, Le Havre, Claude Leclercq, secrétaire général de l’UL CGT Zone Industrielle à Amiens, Elise Lecoq, SNES 93, enseignante au Collège Barbara, Stains, Laurent Lenarduzzi, délégué CGT et membre CHSCT, PSA Caen, Gabriel Maciejewski, secrétaire adjoint CGT de l’Hôpital de Denain, Emmanuel Mariani, DP et élu CHSCT, Fédération CGT Santé CHRU Montpellier, Céline Meslem, déléguée CGT Lidl Rungis, Pierre Millet, SNES 93, enseignant au Collège Auguste Delaune, Bobigny, Adrien Mollard, délégué CGT, PSA Mulhouse, Yann Mondragon, délégué CGT PSA Trémery, Grégoire Nadin, secrétaire régional SNTRS-CGT Paris B, CNRS, Isabelle Offroy, déléguée CGT Lidl Le Quesnoy, Jonathan Parent, membre CHSCT CGT PSA Valenciennes, Aurélien Perrot, membre CHSCT, CGT Cheminots Trappes, Arnaud Rouxel, délégué CGT Lidl Guingamp, Franck Théry, délégué CGT PSA Sevelnord, Ghislaine Tormos, déléguée CGT, PSA Poissy, Émile Vandeville, secrétaire général de l’UL CGT de Valenciennes, Franck Vanhelst, délégué CGT Coca-Cola Socx, Régis Wujek, délégué CGT PSA Metz Borny, Azaiz Youssef, CGT McDo Paris Nord, Lynda Zarif, déléguée CGT McDo Paris Nord.

Syndicats, collectifs, organisations
SUD Rail, SUD Education 61, SUD Education 14, Sud Santé Sociaux du CHRU Montpellier, Sud Santé Sociaux 34, Sud Education Université Mirail (Toulouse), Solidaires Etudiant-e-s 31, Sud Santé Sociaux 78, Sud Solidaires 78, Université Populaire de Toulouse, Collectif des bas salaires (personnel administratif de l’université Paris 8), UNEF Le Mans, CGT Roquette Frères Vecquemont, CGT Simply Market Amiens, CGT PSA Valenciennes, CGT PSA Metz Borny, CGT PSA Sevelnord, CGT Whirlpool, CGT Coca-Cola Socx, CGT Coca-Cola des Pennes-Mirabeau, CGT Coca-cola Service Technique, UL CGT Mulhouse, UL CGT Valenciennes, UL CGT Zone Industrielle à Amiens, CGT Educ 78, FO Coca-Cola Socx, CFE-CGC Coca-Cola Socx, Femmes en lutte 93, Femmes égalité, Collectif des effronté.es, Collectif féministe révolutionnaire (CFR), Osez le féminisme 31, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), NPA Jeunes, Front Social, Front Social 78.

Milieu culturel, personnalités
Pauline Christophe, comédienne, Compagnie Jolie Môme, Laetitia Dosch, comédienne, Emma, dessinatrice, La Parisienne Libérée, chanteuse, Guillaume Meurice, humoriste, Philippe Poutou, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste, Audrey Vernon, comédienne.

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