Zorglube a écrit:Donc il fallait créer un "superpacs" et non revendiquer une cérémonie nuptiale.
http://www.al-alsace.tk/IVG, mariage, éducation… L’ordre moral contre attaque !
Depuis quelques mois, les manifestations contre l’égalité des droits pour les couples homosexuels voient ressortir tous les pires milieux réactionnaires, intégristes, fascistes dans la rue, où se mêlent joyeusement « démocrates » chrétiens, groupuscules d’extrême droite et illuminés fondamentalistes. Mais il ne faudrait pas penser qu’il ne s’agit que d’un happening après lequel ces organisations laisseront tranquilles tous ceux et celles qui n’ont pas choisis leurs préceptes religieux.
Les bigots II, le retour !
Depuis des dizaines d’années les attaques de commandos ou les manifestations dans les hôpitaux pratiquant l’IVG se perpétuent, par exemple à l’hôpital Tenon à Paris, victime d’un véritable harcèlement par des manifestations régulières visant à faire pression sur les patientes et les soignants. Bien que l’IVG soit un droit depuis plus de 30 ans, une partie importante de la droite, bien au-delà de l’extrême droite, souhaite revenir dessus, au nom de règles religieuses. Ce sont des députés de l’UMP qui ont tenté en 2009 de faire reconnaître et de protéger l’embryon sous prétexte d’étendre les droits humains aux cellules. Au gré des attaques pour imposer une morale dominante, on en arrive à voir Marine Le Pen prétendre vouloir conserver le droit à l’IVG tout en supprimant son remboursement, ce qui en ferait donc un luxe réservé aux plus riches. Déclaration électorale non appréciée par les catholiques du FN mais témoin d’un rapprochement des « valeurs » avec l’UMP. C’est encore en 2011 que 80 députés de l’UMP se sont déchaînés de façon irrationnelle contre l’utilisation du terme « genre » dans les programmes scolaires, sous prétexte que l’identité masculine ou féminine serait naturelle, alors que les sciences utilisent ce terme depuis des décennies. L’Église en tête, les mobilisations sont nombreuses avec un but simple : défendre l’inégalité par d’obscures justifications sacrées. Face à cela, le PS préfère focaliser l’attention sur une mesure surtout symbolique, le droit au mariage pour les homosexuels, mais ne revient pas sur le démantèlement du service public hospitalier, notamment la fermeture de 149 centres d’IVG depuis 2002, ou la baisse radicale des subventions aux associations comme le planning familial. Même chose du côté de l’éducation, où les privilèges financiers accordés aux établissements privés et catholiques sont validés par le gouvernement Ayrault.
Mariage pour tous… ou pour personne ?
Si nous ne pouvons que soutenir l’égalité des droits, donc le mariage de tous les couples, quels qu’ils soient, cela ne doit pas nous empêcher de maintenir un regard critique sur l’institution du mariage. Comment justifier en effet que l’État se préoccupe de notre vie intime, qu’il se préoccupe des relations sexuelles entre adultes consentants ? Comment justifier que la société attribue des droits (fiscalité, mutations pour les fonctionnaires,…) à certains individus sous prétexte qu’ils sont mariés, et non à tout individu ? Cette situation fait de la famille patriarcale la seule communauté subventionnée et protégée par l’État, pour les besoins de la reproduction de la force de travail et de consommation. Le mariage « pour tous » ne remet pas en cause le patriarcat, puisqu’il adapte et étend ce modèle.
Égalité et… liberté
Si l’objectif était réellement l’égalité des droits, il suffirait de supprimer tous les divers statuts compliqués que l’État a défini (mariés, pacsés, concubins…) pour les remplacer par la simple union libre. Partant du principe qu’une société libre et égalitaire n’a pas à connaître la situation familiale et intime pour donner des droits, il n’y a aucune raison de créer un statut particulier pour les couples. Chacun et chacune choisira donc comment et avec qui vivre sans être contraint par une norme ancestrale. Par contre la société doit mettre en place les moyens pour que chacun et chacune puisse vivre décemment et notamment élever et éduquer les enfants (crèches, écoles, revenus garantis, logements suffisants, etc.). Plutôt que de rester enfermé dans le modèle restreint d’une famille, considérée comme la norme, chaque enfant peut être enrichi par la diversité des personnes et des expériences que peut lui offrir une collectivité. L’union libre, et donc la suppression du mariage civil, est une condition nécessaire (mais non suffisante) pour se débarrasser de l’oppression patriarcale et de toute assignation de genre qui enferme les individus dans un rôle prédéfini.
Alsace : Comment nous finançons les clercs qui combattent nos libertés…
A la pointe du combat contre le mariage pour tous, se trouve notamment le clergé catholique (les autres monothéistes ne sont pas loin !), qui est en Alsace financé par de l’argent public (comme en Moselle). Témoin notamment ce curé de Vendenheim qui assimile le mariage des homosexuels au nazisme ! Il serait temps de réclamer la fin du concordat. Malgré la propagande cléricale, il faut rappeler que ce concordat (d’origine napoléonienne) n’a rien à voir avec le régime particulier de sécurité sociale de l’Alsace-Moselle, plus avantageux, d’origine allemande (bismarckienne), qui pourrait d’ailleurs être étendu à toute la France (et même au-delà).
Communiqué des Alternatifs
Mariage pour tous et toutes : un pas en avant insuffisant
En réponse aux revendications pour plus d’égalité réclamées par les homosexuels, aussi bien Lesbiennes, Gay, Bi, Transsexuel-les, le législateur a proposé une loi visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe et le droit à l’adoption. Le vote de cette loi serait incontestablement un progrès mais ce faisant, le Gouvernement ne répond dans ce texte qu’à une partie des revendications.
Les Alternatifs considèrent que le mariage doit être une possibilité offerte à toutes et tous. En ce sens, le projet actuel va vers plus d’égalité. Il s’agit bien d’un mariage laïc civil, célébré en Mairie, dans les mêmes conditions que les mariages actuels.
C’est pourquoi les Alternatifs s’indignent qu’ait été parallèlement évoquée par le chef de l’Etat la possibilité de mettre en avant une « clause de conscience » pour refuser de prononcer ces mariages. Cela revient à dire qu’il ne s’agit pas d’un mariage « normal ». L’égalité de traitement ne serait plus la règle.
Il est également précisé, dans ce texte, que le mariage de personnes de même sexe leur ouvrant la voie de l’adoption, il est nécessaire de prendre des dispositions concernant la filiation. Les formulations utilisées excluent que les enfants nés au sein d’un couple de même sexe soient de fait considérés comme les enfants de ce couple. Seule l’adoption par le conjoint est prévue en ce cas.
Pour les Alternatifs, les questions de parentalité et de filiation devraient être traitées en dehors du texte sur le mariage : le mariage est un engagement mutuel que prennent deux personnes en « s’unissant ».
Un enfant né au sein d’un couple devrait être considéré comme l’enfant des deux partenaires , dès lors qu’il est reconnu comme tel par les deux conjoint-es.
Il n’existe pas de bonne raison de s’opposer à la procréation médicale assistée pour les couples de lesbiennes. Ce n’est pas parce que les hommes ne peuvent pas porter d’enfants qu’il faudrait, sous prétexte d’égalité, le refuser aux femmes. Ce n’est pas, parce qu’elles refusent d’en passer par des rapports sexuels qui leur répugnent alors qu’il existe un autre moyen, qu’il faut leur en interdire l’accès. Ne pas leur ouvrir le droit à avoir recours au service public leur fait courir des risques en matière de santé. Ne pas les faire bénéficier des mêmes conditions de prise en charge par la sécurité sociale romprait le principe d’égalité de traitement. C’est pourquoi les Alternatifs sont favorables à la PMA pour les couples de lesbiennes dans les mêmes conditions que pour les couples actuels : seul le motif diffèrerait.
Disant cela, nous ne sommes pas dans le déni de l’autre sexe, mais des rapports sexuels imposés ne peuvent pas être la réponse.
Il existe bien d’autres situations. Pour tous les couples, l’exercice concret de la parentalité devrait être examiné sous l’angle de la meilleure solution à apporter aux besoins de sécurisation des enfants.
L’adoption n’est sans doute pas chose aisée en France, qu’elle soit simple (sans rupture complète avec sa famille d’origine) ou plénière, (effaçant la filiation d’origine pour lui substituer un nouvel acte de naissance). L’adoption à l’étranger suit les lois du pays. Et nombreuses sont les associations à ne pas y être favorables. La possibilité d’adoption pour les couples de même sexe reste malgré tout un progrès par rapport à la situation actuelle.
Ce que nous aurions souhaité, c’est l’annonce d’un calendrier fixant les délais pour chacun des textes nécessaires à la satisfaction des légitimes revendications des personnes LGBTI. Ainsi, il n’y aurait eu aucun faux débat sur l’application des promesses et la possibilité d’avoir les éclairages nécessaires à leur adoption.
Commission féminisme des Alternatifs

Nine a écrit:Zorglube a écrit:Donc il fallait créer un "superpacs" et non revendiquer une cérémonie nuptiale.
La revendication des homosexuel(le)s porte essentiellement sur l'obtention des droits acquis aux couples mariés hétéro-sexuels ( égalité des droits ).
La "cérémonie nuptiale" est totalement secondaire et accessoire et ne concerne que celles et ceux qui "sacralisent" le' mariage !
Zorglube a écrit:Un cérémonie laïque dans une mairie n'en est pas moins une cérémonie : quand un édile demande à haute voix un échange de consentements, c'est cérémoniel.
Dans le pacs, il n'y a pas de récémonie mais des signatures sur un contrat.
En 2009, elle défend le pape Benoît XVI12 dans les médias sur les différentes polémiques concernant la levée des excommunications des évêques lefebvristes, les propos du pape sur la distribution de préservatifs et le problème du SIDA, ou encore sur son voyage en Terre Sainte13. Elle a remis au pape au mois d'avril 2009 un manifeste de soutien contenant 32 000 signatures grâce au site « Touche pas à mon Pape »

Dans son message internet dont l’AFP a eu copie, Civitas écrit : «Si pour l’une ou l’autre raison, vous ne pouvez pas venir à cette manifestation, contribuez tout de même à son succès en "parrainant" par un don - fiscalement déductible - les étudiants et les familles nombreuses qui prendront ses cars. Dons en ligne ou chèques.»
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le président de l'UMP, Jean-François Copé, le patron des députés UMP, Christian Jacob, les ex-ministres Xavier Bertrand et Brice Hortefeux.
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Plus d'une centaine de parlementaires sont attendus, mais certains, comme Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, pourraient choisir de se fondre dans le cortège et ne pas s'afficher en première ligne. Sont également attendus Christine Boutin (PCD) et Philippe de Villiers (MPF), ainsi que le député d'extrême droite Jacques Bompard. L'organisation royaliste et nationaliste Action française rejoindra aussi ce cortège.
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une délégation frontiste, où seront présents de nombreux cadres, s'est donné rendez-vous à 12h30. Les deux députés FN Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen ont prévu de s'y joindre, tout comme Bruno Gollnisch et les vice-présidents Louis Aliot et Marie-Christine Arnautu, ainsi que le secrétaire général Steeve Briois. Le Bloc identitaire (extrême droite) participera à ce cortège.
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des cadres du Front national, dont Louis Aliot, vice-président du parti et compagnon de Marine Le Pen, ont brandi des drapeaux français ou frappés de la fleur de lys.
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l'organisation catholique intégriste Civitas, partira de la place Pinel, non loin de la place d'Italie. Il sera rejoint par le Parti de la France de Carl Lang (extrême droite), les Jeunesses nationalistes (extrême droite radicale) et d'autres associations, comme Renaissance catholique ou les anti-avortement "SOS Tout-Petits". Le Cercle national des combattants de Roger Holeindre annonce un "char tricolore".






14h40. Après un briefing dans les locaux d’Act Up, nous partons en groupe (et en métro) vers le lieu de l’action, encore tenu secret. Des militants de la Fédération anarchiste et de l’Alternative libertaire sont venus en renfort. La discrétion est de mise pour ne pas se faire repérer par les manifestants, ni par la police.
15h41. Les militants d’Act Up ont déployé, sur le pont des Invalides, à portée de vue des manifestants, une grande banderole noire :
« Homophobie = mort ».
Elle a été amenée en taxi pour éviter les contrôles.
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