Léo a écrit: "hétéro" ou "homo" sont des cases dans lesquelles on range les individus, mais qui doivent être dépassées...
oui mais pas dans le cadre d'une société hétéro normée, hétéro patriarcale.
de "communauté gay" ou "d'identité gay"
je crois que tu vois les choses a l'envers.
Ces individus adoptent la même position que celles qu'ils dénoncent chez ceux qui les rejette, à savoir la construction d'une identité voire même d'une fierté par un choix sexuel, et donc le fait d'être différent.
je crois que ce qu'ils rejetent (pour les LGBT conscientisé-e-s ) c'est la norme et la domination.
Et la Gay pride est le symbole de cette contradiction, " on est des gens comme les autres, mais qd même on revendique notre homosexualité et on en est fier" je trouve cette fête complètement absurde, et pourtant je rejette totalement l'homophobie, en plaçant comme d'habitude la liberté individuelle au centre de tout.
Je ne crois pas.
La gay pride a pour origine:
les émeutes de StonewallRésumé des émeutes opposant la police aux homosexuels aux Etats-Unis en 1969">
Les émeutes de Stonewall furent une série de conflits violents entre les homosexuels et les forces de police de New York. La première nuit d’émeute eu lieu le 28 juin 1969, après que huit policiers menèrent un raid dans le « Stonewall Inn », un bar gay situé dans le Greenwich Village. Stonewall est souvent considéré comme le tournant du mouvement de demande d’égalité des droits homosexuels.
Rappel Historique
Les raids de la police dans les bars gays étaient des événements courants aux Etats-Unis. Cependant, pendant les années 1960, sous la pression du Homophile Movement, ces raids se firent plus rares.
Il n’était pas rare, avant 1965, pour la police de relever les identités des personnes présentes dans ces bars. La police justifiait ces interpellations sous le prétexte d’attentat à la pudeur pour un baiser, le port de vêtements traditionnellement réservés au sexe opposé, ou simplement pour être présent dans le bar durant l’intervention.
Cependant, après l’élection de John Lindsay, un républicain élu sur un programme de réforme au poste de maire de New York, et celle de Dick Leitsch, au poste de président de la Mattachine Society à New York, ces raids se firent plus rares.
Cependant, le ton se durcit en 1969 durant les élections municipales. De plus, le « Stonewall Inn » ne possédait pas de licence de vente d’alcool et avait des liens avec le crime organisé.
Le raid sur Stonewall
Le raid qui eut lieu le 28 juin était différent des interventions précédentes. Habituellement, les propriétaires du « Stonewall Inn » étaient prévenus à l’avance par une taupe de l’intervention des forces de police, et ces raids avaient souvent lieu assez tôt dans la soirée pour permettre une réouverture rapide du bar. Aux alentours de 1 :30 du matin, plus tard que d’habitude, huit policiers en civil pénétrèrent dans le bar. La plupart des clients purent partir tranquillement puisque les seules personnes interpellées étaient celles sans carte d’identité ou portant des vêtements habituellement réservés aux personnes du sexe opposé, ainsi que les employés du bar.
On ne sait pas très bien comment l’émeute débuta, mais la foule présente sur les lieux commenca à lutter contre les forces de police. Etonnés et en sous-effectif, les policiers se réfugièrent dans le bar. Le chanteur de folk hétérosexuel Dave Van Ronk, qui passait par là, fut emmené de force par les policiers dans le bar et battu. La foule continuait ses attaques. Certains essayèrent, sans succès de mettre le feu au bar. D’autres se saisirent d’un parc-mètre et bloquèrent les policiers à l’intérieur. Les résidents du quartiers et les clients des bars alentours commencèrent à affluer.
Pendant la nuit, des hommes efféminés furent souvent pris à parti par les forces de police et battus. La première nuit, treize personnes furent arretées et quatre policiers ainsi qu’un nombre inconnu de manifestant blessés. La foule, estimée à 2000 individus lançait des bouteilles et des pierres aux 400 policiers arrivés sur place.
La police finit par envoyer la Tactical Patrol Force, une unité de police anti-émeute, alors habituée à lutter contre les opposants à la guerre du Vietnam. Cependant, ces hommes ne parvinrent à disperser la foule qui continuait à leur jeter des pierres et toutes sortes de projectiles.
Finalement, l’émeute se calma, mais la foule revint les jours suivants. Les échauffourées durèrent cinq jours, toutes les brimades dont les homosexuels avaient été victimes précédemment refaisant surface.
C’est en hommage à cette émeute de Stonewall que la plupart des Gay Pride dans le monde ont lieu le dernier dimanche de juin.
En France, la première marche a lieu en mai 1971 alors que les homosexuels s’invitent au traditionnel défilé des syndicats du 1er mai, malgré l'opposition de la CGT pour laquelle c'est une « tradition étrangère à la classe ouvrière » (Martel, p33). C'est cette même année qu'est créé le Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR), renommé en 1974 Groupe de Libération Homosexuelle (GLH). Jusqu’en 1978, les homosexuels participent chaque année à ce défilé.
Le 25 juin 1977 est organisée à Paris la première manifestation homosexuelle indépendante, de la place de la République à la place des Fêtes, à l'appel du Mouvement de libération des femmes (MLF) et du GLH. Il y a à nouveau des manifestations en 1979 et en 1980 à l’appel du Comité d’Urgence Anti-Répression Homosexuelle (CUARH), contre "les discriminations anti-homosexuelles", avec à chaque fois environ un millier de manifestants.
La première marche [modifier]
C'est à partir du 4 avril 1981 que l'on considère qu'a eu lieu la première véritable marche : 10 000 personnes manifestent à l’appel du CUARH, et le candidat à l’élection présidentielle François Mitterrand s’engage, quelques jours après cette manifestation, à dépénaliser l’homosexualité en France, engagement qu'il honorera l'année suivante[2].
ect ect.. wikipedia.
Willio a écrit:Je pense qu'il ne faut pas concevoir une oppression au niveau d'un groupe, d'une minorité... on créer nous même du communautarisme comme je le disais. Je ne nie pas l'oppression mais il faut la voir sur les individus car c'est d'une liberté individuelle dont il s'agit. C'est pas vraiment à mettre le même plan que la conscience de classe, tu vois... Et puis, tu l'as peut-être remarqué, je ne suis pas non plus très fan des termes comme comme "prolétariat", "lutte des classes"... car encore une fois on place le conflit à un niveau communautaire, c'est jamais très bon.
Rho trop facil, ce n'est pas du tout ce que j'ai dit, il me semble que chez les anars ya aussi l'idée de lutte des classes, une conscience de classe, individuelle et collective ..
viewtopic.php?f=69&t=60J'ai parlé de conscience de classe, comme conscience d'une oppression, qui peut mobilisé gay, lesb bi de divers milieu d'ailleurs..
Si tu es salariés tu as une conscience de salarié.. ce qui signifie qqchose pour toi. tu me comprends?
Tu as mis le doigt dessus, c'est exactement ça que je compte discréditer : le présupposé hétéro.
ce n'est pas en niant l'homosexualité que ça se fera!
Oui au début c'est utile quand la société est vraiment aveugle...mais après je crois qu'il faut passer à autre chose. Ca emmerde peut-être la société hétéronormé mais ça m'emmerde aussi de devoir me justifier.
la société est toujours la meme. hétéro normée patriarcale.
te justifier?
Willio a écrit:Ben ça fait des clans, les hétéros contre les homos, comme si on ne pouvait pas être d'accord.... "Les catégories qui s'organisent" j'ai justement un peu de mal avec ça. "La lutte des chômeureuses/lycéen-ne-s/travailleureuses de je ne sais quelle entreprise"...c'est naze, on coupe tout en petit morceaux au lieu d'y voir à chaque fois une oppression de l'individu. On peut s'organiser avec d'autres personnes évidemment, mais revendiquer son ptit truc dans son coin n'offre pas de perspective globale et monte tout le monde contre tout le monde...comme si les intérêts des un-e-s étaient forcement en conflit avec les intérêts des autres et que par conséquent on ne pouvait améliorer la vie de certains groupes qu'aux dépends de celle des autres.
Là c'est toi qui imagine mal les choses c'est pas hétéro vs homo, mais conscientisé-e-s "contre" non conscientisé-e-s. Un gay peut etre réac', et myso.. d'ailleurs..
"mais revendiquer son ptit truc dans son coin n'offre pas de perspective globale et monte tout le monde contre tout le monde" Je pense qu'il faut lutter chacun-e dans son entreprise, ect.. la perspective globale c'est la coordinations des luttes, nan?!
"tout le monde contre tout le monde" c'est la lutte des classes.
"comme si les intérêts des un-e-s étaient forcement en conflit avec les intérêts des autres " bah oui.
On peut l'ignorer en ne lui donnant l'importance qu'il ne mérite pas. Le fait de toujours vouloir affirmer sa différence pour lui faire affront, c'est le reconnaitre comme ennemi de taille, presque le "respecter" dans un sens du terme. Il faut le tuer par le mépris.
Par exemple pour le racisme, tu vas pas dire à tout le monde "au fait moi j'ai un pote noir, et je t'emmerde si t'es pas content"...ça serait donner de l'importance aux racistes. Mais dans les deux cas, ça ne veut pas dire du tout qu'il faut ignorer le problème ! C'est la manière de le combattre qui est à changer. On peut le dénoncer dans des textes ou bien quand l'occasion se présente (insulte homophobe/raciste) mais inutile de laisser penser que les racistes/homophobes sont important-e-s au point de devoir se justifier ou exhiber la différence.
Le mépris individuel, tout un programme. Pas d'accord du tout. je trouve ça deconnecté des réalités, encore une fois, je ne vois pas ou est ce que tu me parles de patriarcat, de revolution ect..
Je trouve ce lien tout a fait pertinent:
Joe a écrit:des millitant gay
http://semgai.free.fr/contenu/archives/Tout/TOUT12.htmlje crois qu'appres avoir lu ça vous verrez les choses différement.
willio a écrit:Je ne suis pas pour une intégration synonyme d'assimilation, mais d'acceptation naturelle. Pour moi la question de l'"identité" sexuelle est une affaire individuelle, qui ne se pose donc pas en terme de groupes.
oui bah c'est pas demain la veille que tu auras l'acceptation naturelle! ok pour l'affaire individuel dans le sens ou ça concerne "soi", ce qui ne veut pas dire que ça doit se confiner dans le privée mais dans le cadre d'une lutte: ou est le pb du groupe.
Sur l'identité, c'est comme pour les femmes, il faut se désaliner, entreprise individuelle et collective.
Le slogan " Notre trou du cul est révolutionnaire "....
"Ca veut rien dire. Pas besoin d'avoir bac+5 pour comprendre que les homos sont pas comme les hétéros au niveau de leur sexualité...c'est d'une banalité déconcertante. Que veut dire cette phrase alors ? Les homos forment un groupe radicalement différent à tout points de vue ? Faut arrêter de faire de la sexualité l'aspect numéro 1 de l'identité personnelle !
"
Il faut remettre cette phrase dans son contexte. ^^ Et j'aime bien ce slogan, ceci dit. ça fait référence a ça écrit plus haut dans le texte: "je dis que les homosexuels doivent désintégrer la société".
L’homosexualité masculine comme féminine est, a été et restera une attaque directe à toute notion d’État. Condamné par les religions au service du capitalisme privé (péché, débauche, œuvre du diable…) ; elle l’a aussi été par les doctrines au service du capitalisme d’État (vice de la bourgeoisie, attitude contre-révolutionnaire).La demande actuelle de visibilité des homosexuels pose problème aux détenteurs du pouvoir. Leur pseudo reconnaissance trouve ses limites dans une société où le retour à l’ordre moral, au sécuritaire est proposé comme seule alternative est proposé comme unique politique garantissant l’avenir des classes dirigeantes. Mouvement homosexuel et raison d’État
http://ml.federation-anarchiste.org/article3891.htmlEt donc en réponse il faut mettre les folles tantes sur le devant de la scène ? Là encore faut arrêter de faire un complexe d'infériorité et d'être exubérant pour compenser.
Rhoo...

je n'ai rien contre "les folles tantes", les excentriques, les dégenrées, ni pour revenir sur ce qu'a dit Joe precedemment, sur ceux qui écoutent Annie Cordie (lol ou un truc comme ça).
je n'ai rien contre les gay, lesb; bi marginaux; par contre contre la bienséance a deux balles et l'austérité...

...
qierrot a écrit:oui, il faudrait qu'ils cachent et se cachent et qu'ils arrêtent ce combat pour la reconnaissance et l'existence...C'est d'ailleurs une des choses mis en avant par le pape dernièrement

c'est un peu comme les femmes avec le féminisme...
le fait de se dire anti-sexiste se suffit en lui même, et donc ces combats, enterrons les...??


je suis d'accord avec Qierrot. ce que vous dites a des effets pervers, ya pas détournement de ce que vous pensez,mais je trouve ça naif, pas réaliste, anticipé, faute politique.. ect.. (je radote)..
Et je me demande quelle était votre position concernant, Parpalhon, et l'Occitanie. Vous voyez de quoi je parle?
Comment fais tu, Léo? Deja c'est aux LGBT de s'organiser eux meme, et sinan tu proposes "le mépris" individuel comme Willio? gnark gnark gnark...
Et un truc sur le coming out, le decrier c'est nier l'individu.. qq part nan?!