"Une banale affaire de moeurs": le viol.

Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede bipbip » 10 Fév 2018, 20:20

Lille: Une asso et un syndicat de Science Po veulent la tête de Gérald Darmanin

L’actuel ministre de l’Action et des comptes publics est aussi administrateur de l’école lilloise de sciences politiques…

Une « question d’éthique ». Le syndicat Sud-Solidaires étudiants de Sciences Po Lille et l’association « Bon chic bon genre » ont conjointement demandé la démission de Gérald Darmanin du conseil d’administration de l’école. En cause, l’ enquête ouverte par le parquet de Paris suite à une plainte pour viol déposée contre l’actuel ministre de l’Action et des comptes publics.

« Une décision morale et cohérente »

« Comment pourrions-nous accepter que siège au conseil d’administration de Sciences Po Lille un homme qui fait l’objet d’une enquête pour viol ? », s’interrogent le syndicat et l’association dans un communiqué publié, jeudi.

Outre la démission de Gérald Darmanin, les signataires du communiqué s’insurgent aussi du silence de la direction et des administrateurs de l’école après la révélation de ces accusations. « Nous appelons donc l’école à prendre une décision morale et cohérente en se positionnant dans ce débat ».

... https://www.20minutes.fr/lille/2217335- ... d-darmanin
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede bipbip » 15 Fév 2018, 18:09

Viol de Sarah, 11 ans : Le tribunal correctionnel demande de requalifier les faits en viol

En avril 2016, un homme âgé de 28 ans a violé Sarah, une fillette de 11 ans. Face à l'évidence des faits : viol et abus de faiblesse, la justice avait pourtant requalifié les faits d'« atteintes sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans », considérant en effet que Sarah était consentante car cette dernière avait... subi l'acte sans protester. Ce mardi, le tribunal de Pontoise a finalement renvoyé l'affaire au parquet, lui demandant de requalifier les faits en viol. « Une victoire » pour la famille de Sarah, qui n'est que le début du long parcours du combattant auquel s'affronte les victimes de viol pour obtenir justice.

Ce mardi, se tenait au tribunal de Pontoise le procès de cet homme de 28 ans, qui a violé en avril 2016 Sarah, âgée de 11 ans au moment des faits. Ce dernier était en connaissance de l’âge de sa victime, et a profité justement de l’autorité dont il jouissait en tant qu’adulte face à cet enfant. Ainsi, ce dernier a abordé Sarah à plusieurs reprises aux abords de son collège, l’a emmené jusqu’à chez lui, lui a demandé à deux reprises qu’elle lui fasse une fellation, puis l’a pénétré. Tout en l’enjoignant ensuite à taire ce qu’il venait de se passer et de n’en parler à personne... Alors qu’il paraît évident qu’une fillette de 11 ans ne peut avoir de relation sexuelle consentie avec un homme de 28 ans, et que les faits témoignent bel et bien d’un abus de faiblesse et d’un viol, le parquet de Pontoise en avait quant à lui décidé autrement, jugeant que Sarah était consentante, requalifiant les faits en « atteinte sexuelle envers mineurs de moins de 15 ans ». D’où le procès en correctionnel et non aux assises. Sarah avait été considérée comme consentante car elle avait subi le viol sans signe de protestation... Est ce qu’un quelconque magistrat a essayé de chercher des explications psychologiques ou psychiques au silence de la victime, telle que la sidération ou la dissociation, phénomènes qui envahissent les victimes de violences sexuelles et qui aboutissent à une totale paralysie ? Non, car pour la justice française, se taire, subir, c’est consentir.

Mais face à l’insistance de l’avocate de Sarah et de sa famille de requalifier les faits en viol par surprise et par contrainte morale en raison de leur différence d’âge, l’abus de faiblesse étant ici mis en avant, mais également face aux diverses voix qui se sont indignées face à cette décision de justice – associations, personnalités politiques, un appel a par ailleurs émergé sur Marianne, posant la question de la nécessité d’introduire dans le droit français un âge minimum de consentement (13 à 15 ans) à l’acte sexuel, qui n’existe pas aujourd’hui, ce qui constitue une exception juridique française et une possibilité pour la justice de couvrir les violeurs, en requalifiant ici le viol d’« atteinte sexuelle sur mineurs de moins de 15 ans » – le tribunal correctionnel de Pontoise a aujourd’hui demandé au parquet de requalifier les faits en viol, se déclarant de ce fait incompétent et ajournant le procès. Selon l’avocate de la plaignante, le « parquet va vraisemblablement devoir désigner un juge d’instruction pour mener une enquête plus approfondie sur le dossier », et « les magistrats se poser la question du viol », poursuit-elle.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Viol ... ts-en-viol
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Lila » 18 Mar 2018, 23:14

Les violences sexuelles, un phénomène massif et toléré socialement

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« venues des profondeurs d’un silence qui a si longtemps refoulé la souffrance honteuse des corps violés ». Dans sa préface Michelle Perrot souligne : « Il faut défricher cette étrange inversion qui fait des victimes les quasi-coupables, acculées à se défendre, à dissimuler, à se taire et soupçonnées, quand elles osent parler, de vouloir attenter à la stature et à l’honneur de l’homme ». La préfacière rappelle aussi que « le viol est une affaire de pouvoir, où la jouissance de la domination l’emporte sur le désir sexuel », qu’il s’agit bien d’une forme de « contrôle disciplinaire », d’asservissement des femmes.

à lire : https://entreleslignesentrelesmots.word ... cialement/
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Lila » 01 Avr 2018, 21:55

La culture du viol, un concept pour en finir avec notre fatalisme

Cessons de considérer que le viol fait partie de la nature humaine, affirme Maïa Mazaurette, chroniqueuse de « La Matinale ». Le concept de culture du viol, souvent mal compris, constitue un levier remarquable pour changer nos réflexes.

Le viol, les abus, sont-ils une fatalité ? Font-ils partie de la nature humaine… et plus précisément d’une certaine nature masculine ? Au regard des derniers chiffres diffusés par l’Ifop, qui font état de 12 % de femmes violées et de 43 % touchées et caressées contre leur gré, on pourrait prêter le flanc au pessimisme. Ce serait pratique : en déclarant la partie perdue d’avance, nous nous dédouanons des efforts nécessaires pour changer la situation. Les abuseurs vont adorer.

Ce laisser-faire prend la forme de discours désabusés et absurdes : « C’est comme ça, ma bonne dame », « Les accidents sont inévitables », « On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs » (traduction : « On ne fait pas de sexualité sans casser des gens »). On imagine la même logique appliquée aux autres injustices : « Il y aura toujours des enfants victimes de maltraitance, cessons de nous en préoccuper. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2 ... 2LdYM92.99
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Lila » 15 Avr 2018, 19:07

"J’ai eu peur de mourir" : une cinquième femme dépose plainte contre Tariq Ramadan

Une cinquième femme dépose plainte contre Tariq Ramadan, pour "séquestration, contrainte sexuelle et viol avec la circonstance aggravante de la cruauté".

L'intellectuel musulman Tariq Ramadan est visé par une nouvelle plainte pour viol à Genève, selon une information de la "Tribune de Genève". Il s'agit d'une Suissesse qui l'accuse de "séquestration, contrainte sexuelle et viol avec la circonstance aggravante de la cruauté". Elle a déposé plainte ce vendredi 13 avril auprès du ministère public de Genève, dans sa ville natale. Sa plainte s'ajoute à celle de quatre autres victimes présumées, trois en France et une aux Etats-Unis.

à lire : https://www.nouvelobs.com/societe/20180 ... madan.html
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Lila » 15 Avr 2018, 20:32

"Vous allez lui ruiner la vie" : des centaines de femmes racontent leurs difficultés à porter plainte pour violences sexuelles

Des militantes féministes ont compilé 500 témoignages de femmes victimes de violences sexuelles afin d'alerter l'opinion et les autorités sur la difficulté de porter plainte.

"Je suis allée au commissariat pour déposer une plainte pour tentative de viol dans le cadre de mon boulot. Je suis barmaid et le policier m'a répondu que travailler en jupe était une incitation au viol." Ce témoignage, et plusieurs centaines d'autres, ont été recueillis par le mouvement féministe Groupe F. Mardi 3 avril, ces militantes les publient pour alerter l'opinion sur la difficulté de porter plainte pour violences sexuelles en France.

à lire : https://mobile.francetvinfo.fr/societe/ ... 87362.html
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Lila » 22 Avr 2018, 20:06

revirement de situation
Nouvelle défense de Ramadan, panique dans son camp

Le théologien, accusé de viols par quatre femmes, pourrait selon plusieurs sources changer de ligne de défense et admettre des relations sexuelles avec l’une d’elle. Une possible confirmation qui inquiète ses réseaux.

C’est un mauvais vent qui se lève, créant la panique parmi les soutiens de Tariq Ramadan. Jusqu’à présent, le théologien, accusé de viols par quatre femmes (dont l’une en Suisse) a campé sur une ligne de défense radicale : nier en bloc ce qui lui est reproché, jusqu’au simple fait d’avoir eu des rapports sexuels avec l’une ou l’autre des plaignantes. Ramadan avait juste consenti une relation de séduction, un flirt sans conséquence, lors de sa confrontation début février, pendant sa garde à vue, avec celle que la presse a surnommé «Christelle».

La ligne de défense de Tariq Ramadan - en détention provisoire depuis plus de deux mois et dont l’AFP confirmait mercredi soir qu’il souffre de sclérose en plaques mais qu’il peut être soigné en prison - est semble-t-il en train de bouger. Depuis le week-end dernier, l’un de ses principaux lieutenants a pris contact avec les cercles proches du prédicateur, préparant le terrain à un revirement de situation. «Tariq Ramadan admettrait avoir eu des relations sexuelles avec la troisième femme qui a porté plainte contre lui», explique à Libération une source proche de Musulmans de France (l’ex-UOIF, branche française des Frères musulmans). Il s’agit de «Marie» (nommée ainsi par les médias), une quadragénaire vivant dans le nord de la France, qui accuse le prédicateur de viols répétés, commis lors d’une douzaine de rencontres entre février 2013 et juin 2014 dans divers hôtels, notamment à Paris et Bruxelles.

la suite : http://www.liberation.fr/france/2018/04 ... mp_1644370



Affaire Philippe Caubère: Le témoignage de la plaignante, Solveig Halloin [VIDÉO EXCLUSIVE]

Philippe Caubère ne nie pas la relation sexuelle mais récuse les accusations de viol.

JUSTICE – Une plainte pour viol a été déposée fin mars contre le comédien et metteur en scène Philippe Caubère. Le parquet de Béziers a été le premier saisi dans cette affaire car les faits reprochés se sont déroulés dans un hôtel de la ville héraultaise en mars 2010. Il a toutefois choisi de transférer la plainte au parquet de Paris, où une partie des faits se sont déroulés.

La plaignante, qui a accepté de s'entretenir avec Le HuffPost dans une vidéo à voir ci-dessous, a décidé de porter l'affaire en justice huit ans après les faits reprochés. Elle le fait en son nom propre, Solveig Halloin, considérant que "les victimes présumées doivent bénéficier d'une présomption de sincérité".

Elle précise: "J'ai attendu huit ans qu'une femme, victime de Philippe Caubère, ait le courage de parler, me promettant que si l'une d'elles déposait plainte, je le ferai à mon tour. En vain. Le temps de ma 'reconstruction' étant passé, je dépose plainte contre Philippe Caubère du chef de viol."

la suite : https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/1 ... _23410576/
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede bipbip » 19 Mai 2018, 19:34

Le viol est un crime, pas un délit !

Viol sur mineur requalifié en délit « d’atteinte sexuelle avec pénétration »

Le projet de loi sur les violences sexuelles et sexistes de Marlène Schiappa est son premier texte majeur défendu dans l'hémicycle. Pour la secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes, ce dernier représente une « avancée fondamentale » et une réponse forte à ces violences. Vraiment... ?

Emmanuel Macron avait promis que les droits des femmes seraient « la grande cause de son quinquennat ». Pourtant, les mesures prises par le gouvernement jusqu’à présent ne sont que reculs et aggravation pour les droits des femmes et leurs conditions de vie. Après ses réformes antisociales, comme la loi Travail XXL ou l’instauration de la sélection à l’université, dont les femmes seront les premières victimes, le nouveau projet de loi sur les violences sexuelles et sexistes proposé par Marlène Schiappa représente sur le fond, et ce malgré les effets d’annonces, un véritable recul !

Alors que la reconnaissance des violences sexuelles et notamment des viols subis est aujourd’hui un parcours du combattant pour les victimes - avec une justice patriarcale qui classe régulièrement sans suite les cas de violences sexuelles « faute de preuve » et/ou minimise les faits en requalifiant les cas de viols en « atteinte sexuelle », instaurant de fait un état d’impunité pour ses auteurs – le nouveau projet de loi du gouvernement sur les violences sexuelles ne permettra pas de pallier à cette réalité et, au contraire, entérine cet état de fait, notamment pour les mineurs.

En effet, l’article 2 sur « la répression des infractions sexuelles sur les mineurs », a été vivement contesté, provoquant un tollé au sein des associations féministes et des droits de l’enfance. Tout d’abord, contrairement aux annonces du gouvernement, l’idée d’un âge légal de consentement, un âge minimum en dessous duquel un ou une mineure ne peut donner son consentement, n’a pas été retenu.

Ainsi, qu’elle que soit son âge, la victime devra prouver qu’elle n’était pas consentante et que les faits relèvent bien d’un viol. Au sein d’une justice patriarcale, qui se fait le relais de la culture du viol et considère que se taire c’est consentir , refusant de prendre en compte des phénomènes comme la sidération ou la dissociation qui, comme le démontre la psychiatre Muriel Salmona, paralysent la victime qui se fait agresser sexuellement, cela aboutit à des décisions de justice absurdes et dramatiques où l’on estime, dans une affaire de viol, qu’une enfant de 11 ans est consentante.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Viol ... enetration
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Lila » 27 Mai 2018, 22:16

Le viol, instrument de contrôle des femmes

INTERVIEW DE NOEMIE RENARD
Par Francine Sporenda

Noémie Renard travaille dans le domaine de la recherche en biologie. Elle anime depuis 2011 le blog Antisexisme.net

F. S.: Globalement, selon les études que vous citez, entre « 25% et 43% d’hommes disent avoir commis une agression sexuelle ou un viol en utilisant une forme ou une autre de contrainte ». Pourtant, quand Caroline de Haas a mentionné un fait objectif: que vu le nombre très important de viols et d’agressions sexuelles, le nombre de violeurs et d’agresseurs devait nécessairement être très élevé, ça a suscité un tollé. Pourquoi cette réaction selon vous?

N.R. : Grâce au mouvement féministe, on a pu faire la lumière sur le nombre des victimes de violences sexuelles, et là on a levé un tabou : maintenant on sait qu’il y a beaucoup de victimes mais ça reste difficile de dire qu’il y a aussi beaucoup d’agresseurs. Souvent, on parle des violences sexuelles comme si on parlait du mauvais temps, d’une catastrophe naturelle ou d’une maladie. C’est-à-dire qu’on reconnait que c’est malheureux, que c’est horrible, mais on ne désigne pas les agresseurs. Des féministes ont noté qu’on parle de femmes violées—mais on parle peu d’hommes violeurs. On a du mal à nommer les agresseurs, et c’est quelque part assez pratique—parce que les seuls types d’hommes que l’on désigne, on dit que c’est des fous, des hommes appartenant à des minorités ethniques etc. Ca permet d’éviter de se remettre en question, de remettre en question la culture du viol, et de confronter les hommes à leurs responsabilités. Et ça maintient un déni autour des violences sexuelles.

à lire : https://revolutionfeministe.wordpress.c ... es-femmes/
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Lila » 03 Juin 2018, 20:32

Tariq Ramadan doit s'expliquer pour la première fois devant les juges

Incarcéré pour des accusations de viol qu'il nie catégoriquement, l'intellectuel musulman Tariq Ramadan est convoqué mardi pour son premier véritable interrogatoire devant les juges d'instruction, qui pourraient le mettre en examen pour des agressions sur une troisième femme.

- Où en est l'enquête ?

A l'issue de sa garde à vue, Tariq Ramadan avait été mis en examen le 2 février pour deux viols, dont un sur personne vulnérable, et écroué.

L'enquête, démarrée en octobre, reposait initialement sur les accusations d'anciennes admiratrices du prédicateur --la militante laïque et ancienne salafiste Henda Ayari et une femme connue sous le pseudonyme de "Christelle"-- qui ont décrit des rapports sexuels forcés d'une grande violence.

Avant d'être confiée aux juges, l'enquête préliminaire avait aussi recueilli les récits de trois autres femmes, qui affirment avoir eu des relations intimes avec M. Ramadan, sous son "emprise" et parfois aussi très brutales.

En mars, une troisième plaignante s'est fait connaître: cette ancienne escort-girl, protagoniste du procès pour proxénétisme du Carlton aux côtés de Dominique Strauss-Kahn, affirme avoir été violée à neuf reprises en France, à Londres et à Bruxelles, de 2013 à 2014.

la suite : https://actu.orange.fr/france/accuse-de ... 3IrEF.html
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Lila » 19 Juil 2018, 18:40

L’Espagne aussi va durcir sa législation sur le viol

Après la Suède, l’Espagne va intégrer la notion de consentement explicite dans la définition du viol

Le nouveau chef du gouvernement espagnol l’a affirmé clairement devant le parlement : « Si une femme dit ‘non’, c’est non, et si elle ne dit pas ‘oui’, c’est aussi non. C’est clair » Pedro Sánchez a indiqué qu’il reprenait ainsi les propos de Carmen Calvo vice-présidente et ministre de l’Egalité. Il s’est montré très engagé et volontariste devant les députés pour présenter son programme pour les deux années restantes de sa législature. Rappelant que l’Espagne est le seul pays de l’OCDE comptant plus de femmes que d’hommes dans le gouvernement, il ne se contente pas du symbole. Le dirigeant socialiste ne veut pas seulement que son gouvernement soit féminin mais il le veut aussi «féministe». L’un de ses objectifs, a-t-il dit, sera « d’intégrer la perspective de genre dans toute la justice »

Début juin, le gouvernement fraîchement nommé annonçait que sa première proposition de loi viserait la formation des juges sur la question des violences sexuelles.

Cette fois-ci, il annonce qu’il va modifier sa législation sur le viol afin de criminaliser tout acte sexuel non explicitement consenti. Il s’inscrit ainsi dans les pas de la Suède qui a annoncé une mesure similaire en décembre dernier.

la suite : https://www.lesnouvellesnews.fr/lespagn ... r-le-viol/
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Lila » 19 Aoû 2018, 21:50

Viol : pas la pulsion, la prédation

Interview d’Adelaide Bon par Francine Sporenda

Adélaïde Bon est née en 1981, elle vient de publier « La petite fille sur la banquise » qui est son premier livre.

F. S. : Vous racontez dans votre livre que, après le viol par un violeur de mineures multirécidiviste dont vous avez été victime à 9 ans, et avant de commencer finalement une psychothérapie efficace, vous oscilliez entre peur des hommes/dégoût du sexe et envies de meurtre et drague compulsive « d’inconnus effrayants qui vous reluquaient comme un boucher juge une carcasse ». Pouvez-vous parler de ces contradictions, de cette peur/attraction vers les hommes dangereux que connaissent des victimes d’agression ?

à lire : https://entreleslignesentrelesmots.blog ... predation/
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Lila » 02 Sep 2018, 23:16

Lorsque porter plainte pour viol est un parcours de combattantes

"On m'a demandé si j'étais sûre d'avoir été violée, est-ce qu'on était pas en train de jouer, qu'est-ce que c'était pour moi de se faire violer ?"

En France, une femme sur dix qui a subi un viol se rend au commissariat pour porter plainte. Et pour cause, entre "Mademoiselle, pourquoi vous sortez avec des gens aussi moches ? Ça se voit à sa tête qu'il n'est pas très net" ou "On m'a demandé ce que j'aimais au lit, les fantasmes que j'avais, on a bien insisté sur les questions 'est-ce que j'aime le bondage ? le sadomasochisme ? les simulations de viol ?'", les récits de celles qui ont tenté le coup sont pour beaucoup très décourageants.

à lire : https://news.konbini.com/videos/lorsque ... mbattantes
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede Lila » 02 Sep 2018, 23:41

A vomir !

La motivation du non lieu requis dans l'affaire Darmanin est ahurissante. Car si le violeur doit avoir eu conscience d'avoir commis un viol pour qu'il y ait viol, autant dire que l'impunité a de beau jour devant elle.
Donc le viol dépendrait de la prise de conscience de l'agresseur et non du consentement de la victime. Donc nous sommes dépendantes du bon-vouloir des agresseurs de se poser ou non des questions.
Donc Gérald Darmanin a bénéficié d'un non lieu concernant la plainte pour viol à son encontre et voilà ce que le juge dit. Donc en gros il dit que si le violeur "ne se rend pas compte" qu'il viole, c'est pas un viol ?


La plainte pour viol visant Gérald Darmanin à nouveau classée sans suite

Le juge a estimé que "le défaut de consentement ne suffit pas à caractériser le viol".

JUSTICE - Un juge d'instruction parisien, saisi par la femme qui accuse Gérald Darmanin de viol, a estimé mi-août qu'il n'y avait pas lieu de relancer l'enquête, après le classement sans suite d'une première plainte, a appris ce vendredi 31 août l'AFP de sources concordantes.

Sophie Patterson-Spatz, 46 ans, avait déposé le 28 février une plainte avec constitution de partie civile pour viol, harcèlement sexuel et abus de confiance, peu après que le parquet de Paris avait classé la plainte initiale contre le ministre des Comptes publics au terme d'une enquête préliminaire lors de laquelle il avait été auditionné.

Le 16 août, le juge a rendu une ordonnance de non-lieu, conforme aux réquisitions du parquet, a indiqué à l'AFP une source judiciaire. Le magistrat saisi a estimé qu'au vu des investigations menées au début de l'année, les faits reprochés n'avaient pas été commis et qu'il n'y avait pas lieu d'ouvrir une information judiciaire, selon l'ordonnance dont l'AFP a eu connaissance.

"Le défaut de consentement ne suffit pas à caractériser le viol"

Gérald Darmanin, 35 ans, est accusé par cette femme de l'avoir violée en 2009. A l'époque, elle s'était adressée à lui, alors chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP, pour tenter de faire annuler une condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon.

Selon elle, Gérald Darmanin lui aurait fait miroiter son appui auprès de la Chancellerie en échange de faveurs sexuelles.

"Le défaut de consentement ne suffit pas à caractériser le viol. Encore faut-il que le mis en cause ait eu conscience d'imposer un acte sexuel par violence, menace, contrainte ou surprise", explique le juge dans sa décision.

"On crache sur ma cliente depuis le début de cette affaire"

"Cette manière d'appréhender le dossier est choquante en 2018, alors qu'on est soi-disant dans un mouvement de protection des femmes victimes", a réagi auprès de l'AFP Me Elodie Tuaillon-Hibon, avocate de la plaignante.

la suite : https://www.huffingtonpost.fr/2018/08/3 ... _23513729/



Plainte pour viol contre Darmanin : l'affaire "n'est pas close", assure l'avocate de la plaignante

Un juge d'instruction parisien, saisi par une femme qui accuse Gérald Darmanin de viol, a estimé mi-août qu'il n'y avait pas lieu de relancer l'enquête après le classement sans suite d'une première plainte. "Le défaut de consentement ne suffit pas à caractériser le viol", explique notamment le juge dans sa décision. Ce qui fait vivement réagir Maître Élodie Tuaillon-Hibon, l'avocate de la plaignante.

"C’est incroyable d’écrire ça en droit, c’est incroyable d’écrire ça en France en 2018", s'est-elle irritée, vendredi soir, au micro de Matthieu Belliard, sur Europe 1. "À partir du moment où les rapports sexuels ont été reconnus, si le défaut de consentement est établi, je ne vois pas du tout comment on peut ne pas aller à la qualification de viol. (…) On fait faire un saut de 25 ans en arrière à la jurisprudence et aux avancées qui ont été établies. Ce n’est pas possible", a-t-elle ajouté.

la suite : http://www.europe1.fr/societe/plainte-p ... te-3744734
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Re: "Une banale affaire de moeurs": le viol.

Messagede bipbip » 19 Sep 2018, 08:22

Viols : « Que cette guerre cesse »

En 2010, Carole* a été violée. Le 13 septembre 2018, son agresseur est condamné à 9 ans de prison pour viol et tentative de viols sur trois femmes. Au cours du procès, les jurés des assises à Lyon retiennent « l’altération psychique » pour expliquer sa haine des femmes. Un an après le mouvement de libération de la parole des femmes, « Que cette guerre cesse » est une exhortation résolue. Écrit à chaud après le verdict, il est l’expression et le témoignage d’une des victimes.

Une profonde colère à l’énoncé du verdict. C’est le sentiment qui prévaut pour Carole. L’altération psychique retenue par les jurées réduit la peine maximale encourue par l’auteur des viols jugés aux assises de Lyon la semaine dernière. Pour elle : « une déresponsabilisation qui pathologise sa haine des femmes », exprimée pendant le procès. La colère encore à l’égard de l’enquête menée depuis 2010, qu’elle juge bâclée, et pour la dissociation des trois viols jugés à Lyon de celui commis à Troyes en 2015 pour lequel un nouveau procès d’assises est à venir. Mais aussi le dépit de constater que les propos de son agresseur, qui a été présenté comme un homme bien sous tout rapport n’ayant pas le profil d’un violeur, ont été pris trop souvent pour argent comptant. L’étonnement enfin : aucun journaliste n’est présent pendant les trois jours d’audience.

Pourtant, il y a eu l’affaire Weinstein, puis la vague #MeToo et une certaine exposition médiatique des violences faites aux femmes. Pourtant, ce sont des viols en série pouvant être rapprochés des féminicides de Guy Georges. Dans la nuit du 24 janvier 2010, Romain Clément agresse et viole deux jeunes femmes dans les rues de Lyon. En 2011, une troisième, puis une quatrième en 2013 pour laquelle un non-lieu est prononcé malgré les convictions des enquêteurs. Le mode opératoire se répète et semble déjà rodé dès la première agression. « Je ne pouvais pas être la première victime », pense Carole. C’est aussi pour cela qu’elle a écrit son texte. Ensuite en 2015, une connaissance de Romain Clément porte plainte pour viol à Troyes. Son ADN le trahit et le rattache aux agressions commises à Lyon cinq ans plus tôt.

Le viol comme arme de destruction des femmes, c’est ce que raconte Carole dans le texte que nous publions ci-dessous avec son accord. Il a été rédigé moins de 48 heures après le verdict de la cour d’assises où son violeur a été condamné. Il veut témoigner de l’indicible. Sur les trois victimes de ce procès, une n’a pu être retrouvée et entendue par les jurés. L’autre a exprimé devant les jurés que sa vie heureuse s’était arrêtée en 2010.

... https://rapportsdeforce.fr/pouvoir-et-c ... e-09182205
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