Harcèlement sexuel, sexisme, à l’Université

Re: Harcèlement sexuel, sexisme, à l’Université

Messagede bipbip » 04 Juin 2016, 11:59

Charte antisexiste à Grenoble

Suite à des soirées étudiantes encourageant les comportements sexistes et oppressifs Le syndicat Solidaire Étudiant-e-s Grenoble a fait voter la charte suivante à l’université Joseph Fourier.

Plus d’information sur leur site :
https://solidairesetudiantsgrenoble.wor ... -grenoble/

Charte anti-sexiste de l’Université Joseph Fourier

Avant-Propos
Cette charte se focalise sur le sexisme, mais s’applique à toutes formes d’oppressions sur des communautés ou minorités.

Reconnaître et dénoncer les oppressions sexistes :
Les oppressions sexistes sont réelles. Ce n’est pas parce que les femmes ont le droit de vote que le machisme, la misogynie, et le système patriarcal en général ont disparu. L’Université, dans son statut particulier de lieu d’échange et de mélange de travailleur-euses en formation, n’est pas épargnée par le sexisme ambiant. Il est de notre devoir, en tant qu’étudiant-e-s, de faire preuve d’esprit critique face à un système oppressif. Nous ne pouvons pas cautionner ces agissements et devons tendre à une Université meilleure, accessible et sûre pour toutes et tous.

Le sexisme : c’est une attitude discriminatoire adoptée en raison du sexe.
La critique du sexisme dénonce l’idée selon laquelle les caractéristiques différentes des deux genres masculin et féminin impliqueraient l’attribution de rôles, droits et devoirs distincts dans la société. Elle dénonce cette construction de la société qui attribue un caractère, un rôle, des prédispositions physiques et affectives selon le sexe. La notion de sexe n’est alors plus une notion de sexe biologique (mâle et femelle) mais une construction sociale du genre féminin et du genre masculin limitant par là même le développement de l’individu sur les plans personnel, affectif, professionnel et social.

Discriminations dans le travail : les femmes peuvent être enceintes et donc ne sont pas forcément embauchées, ou alors sont obligées de garantir qu’elles ne prévoient pas de grossesse ; écart salarial à temps de travail égal de plus de 25% (selon l’Observatoire des Inégalités) ; plafond de verre ne permettant pas d’accession à des postes supérieurs et d’encadrement, a des promotions, des augmentations ; harcèlement moral et sexuel de la part des supérieurs ou des pairs masculins.

Oppressions dans la vie publique : harcèlement de rue, qui est la preuve et le symptôme de la domination masculine dans la société et donc dans l’espace public (le rendant « interdit » aux femmes pendant la nuit par exemple); réification des femmes et matraquage publicitaire, diktats esthétiques et comportementaux qui leur imposent d’être constamment désirables, prêtes à assouvir les désirs des hommes, dans une vision binaire de la Mère ou la Putain, vision véhiculée par les représentations féminines stéréotypées dans les médias ; une femme sur dix a été ou sera violée durant sa vie, à savoir qu’une grande partie des viols et agressions sexuelles ne sont pas déclarées aux autorités, et que 96% des auteurs de viol sont des hommes et 91 % des victimes sont des femmes (source : Planetoscope)

Oppressions dans la vie privée : une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint (un tiers des viols commis en France le sont au sein d’un couple), et c’est 400 000 femmes qui sont victimes de violences conjugales chaque année ; les inégalités dans la répartition des tâches domestiques subsistent, le travail ménager et l’éducation des enfants échouant ainsi de manière quasi systématique aux femmes.

Discriminations à l’Université : filières prestigieuses à dominante masculine car considérées comme «pour les hommes» ; absence de prise en compte du harcèlement sexuel et moral, et déni du vécu des victimes lors d’agressions sexuelles ; manque d’accessibilité à des soins comme l’IVG, la contraception, par précarité ; sexisme dans des organisations du campus, notamment lors d’évènements festifs, bizutage, culture du viol omniprésente ; stéréotypes sexistes dans des cours proposés à l’université, dans la communication d’événements publics.

Les associations étudiantes, les bureaux étudiants, syndicats ( d’étudiant-e-s et de travailleurs-euses salarié-e-s) et institutions universitaires, en tant qu’actrices prépondérantes de la vie universitaire, sont les plus à même à agir pour renverser le climat oppressant qui règne à l’université. Les organisations signataires s’engagent donc à reconnaître la réalité du sexisme et de l’oppression patriarcale, de favoriser la sensibilisation sur ses questions, d’aider et d’accompagner les victimes du harcèlement et enfin de refuser, de véhiculer de quelques manière que ce soit les préjugés sexistes, tels qu’ils sont définis dans cette charte, dans quelque but que ce soit. Agir concrètement dans son établissement contre ces comportements

1. Soirées et manifestations festives

1.1.L’importance d’une communication sans sexisme
Les médias de masse, de par leur omniprésence dans l’espace et le public large qu’ils visent, ont un impact certain sur les personnes qui y sont confrontées. L’importance de la publicité, et plus largement de la communication dans notre société est telle qu’on ne peut nier que ces représentations entretiennent un certain modèle de société, et même contribuent à le modeler. Il est donc nécessaire de prêter attention aux représentations publiques de ce que l’on propose, en termes d’évènements. En affichant publiquement un contenu sexiste, on en banalise le message et laisse penser que cette attitude est acceptable, voire la norme. Il est donc nécessaire de ne pas être sexiste, que ce soit dans des affiches, des tracts ou flyers, sur un site internet ou sur les réseaux sociaux.

1.2. Prévention des risques durant ces évènements
En banalisant des messages sexistes, on banalise également les comportements qui vont de pair, “autorisant” les actes dégradants voire dangereux durant les soirées. Ainsi des hommes se sentiront permis de ne pas respecter le consentement de femmes non-intéressées, en niant leur ressenti.A l’inverse des femmes se sentiront obligées de correspondre à ce que l’on attend d’elles, obligées d’êtres attirantes et ouvertes sexuellement pour ne pas passer pour des prudes; sachant que des hommes aussi pourraient être mal à l’aise dans cette virilité exacerbée imposée. Les agressions sexuelles sont une réalité durant les soirées étudiantes, ainsi 20% des étudiantes ayant suivi un cursus universitaire en ont subi ou en subiront (source : Slate). Une solution est de proposer des clés de compréhension sur le consentement et les agressions sur les sites des organisations en charge de la soirée, en proposant des liens vers des sites comme celui du CLASCHES (Comité de Lutte Anti-Sexiste Contre le Harcèlement dans l’Enseignement Supérieur). Il est également souhaitable, sinon indispensable de former les membres des organisations à ces questions. Informer des dangers des substances psycho-actives, mettre a disposition des ethylotests gratuits, des bouchons d’oreille, des boissons sans alcool gratuites, de la nourriture gratuite, mettre à disposition des préservatifs gratuits mais aussi créer un espace calme au chaud avec de l’eau et des chaises pour se reposer durant une soirée, sont des choses à mettre en place durant ces événements (comme cela se fait dans certains BDE). Des formations aux premiers secours sont régulièrement proposées sur le campus, auxquelles il est souhaitable d’assister.

2. Passation de pouvoir d’un bureau à un autre

2.1. Des formations anti-sexistes incontournables
On ne peut que regretter le manque de formation et de sensibilisation sur les questions de sexisme dans l’université en général, cependant, il est possible de s’auto-former (des centaines d’ouvrages ou de sites internet antisexistes sont disponibles gratuitement). Une formation de la part de militant-e-s antisexistes impliqué-e-s (venant de syndicats, d’associations, de collectifs, etc) qui maitrisent le sujet est tout à fait envisageable, et même préférable car elle permet d’installer un dialogue et de mieux aider à la compréhension du sexisme. Dans tous les cas, il est essentiel de se former sur ce thème afin de ne pas reproduire de comportements oppressifs et sexistes à grande échelle.

2.2. Un devoir d’information et de sensibilisation des membres
Il va de soi que les membres d’une organisation déjà formé-e-s sur le sexisme ont le devoir de former les nouveaux-elles membres, et cela tout au long de l’année. Cela peut être fait par le biais d’une réunion, mais aussi d’une projection-débat ou d’une campagne (sur les violences faites aux femmes par exemple), qui peut d’ailleurs s’étendre à l’ensemble des étudiant-e-s d’une promo, d’une filière ou d’une université.

3. Sanctions et pénalités encourues par un non-respect de la charte

3.1. Au niveau de l’évènement lui-même
Avant toute action publique, en cas de non-respect de ladite charte, l’organisation responsable de l’évènement sera contactée directement afin d’instaurer un dialogue et de trouver un accord à l’amiable. En cas de décision du maintien de l’évènement selon les mots-d‘ordre sexistes originels, celui-ci sera annulé et toute forme de communication publique devra être supprimée. En cas de décision du maintien de l’évènement en modifiant les mots-d’ordre et de la communication, la soirée pourra être maintenue.

3.2. Au niveau de l’administration de l’établissement
En cas de non-respect de ladite charte, l’organisation responsable de l’évènement se verra supprimer les subventions que l’université lui alloue (fonds FSDIE, etc).
Mise en œuvre de la charte :
Les organisations successives s’engagent à mettre en œuvre et à faire appliquer la présente charte. Le ou la président-e nouvellement élu-e de chaque organisation la remettra signée au directeur de l’école dès sa prise de fonctions.
La charte signée des deux parties sera remise à chaque nouveau-elle résident-e lors de l’entrée dans les lieux.
La charte sera présentée et commentée par les organisations à l’ensemble des nouveaux-elles étudiant-e-s pendant la semaine d’intégration.
Cachet de l’organisation, avec date et signature, précédé de la mention «vu et adopté».
Cachet de l’administration, avec date et signature, précédé de la mention «vu et adopté».

http://www.solidaires-etudiant.org/blog ... tisexiste/
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Re: Harcèlement sexuel, sexisme, à l’Université

Messagede Lila » 11 Déc 2016, 19:33

Consentement sexuel : « la zone grise est un "non" »

L’université de Bordeaux a lancé une campagne de sensibilisation au consentement sexuel. Des affiches pensées et réalisées par les étudiants et les professionnels de l’Espace santé étudiants de l’université et qui, en quelques jours, ont déjà atteint 310 000 personnes et près de 2 000 partages sur Facebook.

Depuis le lundi 5 décembre, les affiches sont sur les abribus de la ville de Bordeaux, les campus, dans les espaces de fête et les lieux publics. Le succès déjà remporté, en quelques jours, par cette campagne amène à se demander si ces questions de consentement ne sont pas trop laissées de côté par les campagnes de prévention, quasi-exclusivement centrées sur les questions essentielles des infections sexuellement transmissibles. Elle permet, aussi, de se demander pourquoi, contrairement aux Etats-Unis, les violences sexuelles dans le milieu étudiant en France sont si peu étudiées et débattues dans l’espace public.
Nous en avons discuté avec Lucie Guignot, chargée de projets promotion de la santé et Coordinatrice de ce projet "campagne consentement " et Lorène Cartin, sage-femme à l’Espace santé étudiants et sexologue.

La suite : http://www.studyrama.com/vie-etudiante/ ... non-102896
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Re: Harcèlement sexuel, sexisme, à l’Université

Messagede Lila » 26 Déc 2016, 17:07

Le Sexisme dans L'Enseignement Supérieur: on en parle ?

Yann(*) est bénévole au sein du Collectif de Lutte Anti-Sexiste Contre le Harcèlement Sexuel dans l'Enseignement Supérieur (CLASCHES). ISF l'a rencontré afin d'en savoir plus sur l'activité de cette association et d'approfondir la thématique du sexisme en école d'ingénieurs, afin d'aller au-delà du thème classique de la sous-représentation féminine(**). Lola Guillot, bénévole du comité FormIC, était également interviewée en tant que membre d'Ingénieurs sans frontières et ancienne élève d'école d'ingénieurs pour témoigner des spécificités de notre milieu.

à lire : https://www.isf-france.org/articles/le- ... r-en-parle
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Re: Harcèlement sexuel, sexisme, à l’Université

Messagede bipbip » 13 Jan 2017, 17:09

« Les filles, elles sont coiffeuses ou infirmières, pas ingénieures » : chronique du sexisme ordinaire à l’université

Le sexisme ordinaire est celui qui nous touche au quotidien dans toutes les sphères de la vie privée et publique, celui qui s’exprime souvent sous les traits de « l’humour ». Il commence dans le cadre familial, au sein des relations homme/femme, il se poursuit à l’école, dans les études supérieures et dans le monde du travail. Un sexisme ordinaire que les plates-formes Tumblr, qui ont émergé ces dernières semaines, tel que « Paye Ta Fac » permet de rendre visibles, et qui connaît déjà un certain succès. Les études sont jalonnées, pour les femmes et minorités de genre, d’expériences sexistes, homophobes, transphobes ou racistes qui ne peuvent plus rester dans le huis clos des amphis, des salles de cours, ni dans celui du bureau ou de la cantine de l’entreprise.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Temo ... -pas-votre
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Re: Harcèlement sexuel, sexisme, à l’Université

Messagede Lila » 15 Jan 2017, 19:59

PAYE TA FAC

Témoignages de sexisme ordinaire à l'université

Paye Ta Fac est un projet féministe porté par les étudiant-e-s du Master Stratégie du développement culturel, mention Public de la culture et communication, de l'Université d'Avignon.

Initié par l'ensemble de la promotion, sous l’œil bienveillant de Marianne Alex, Attachée Temporaire d'Enseignement et de Recherche et Docteure en Communication à l'Université d'Avignon, ce projet a pour but de mettre en lumière les témoignages de sexisme ordinaire et de harcèlement sexiste au sein des universités / écoles.

https://payetafac.tumblr.com/
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Re: Harcèlement sexuel, sexisme, à l’Université

Messagede bipbip » 31 Jan 2017, 09:12

Ce mardi 31 janvier à Rennes

Rassemblement contre les violences sexuelles !

Contre le harcèlement sexuel, les agressions, les viols à l’université. Contre la loi du silence. Contre l’impunité des agresseurs, bien réelle quand il s’agit de professeurs qui usent de leur autorité : nous appelons le maximum de personnes à se réunir ce mardi 31 janvier à 12h30 devant le hall B.

Nous voulons exprimer notre solidarité avec la doctorante à Rennes 2 qui a subi viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel commis par son directeur de thèse. Si elle a osé aller parler au Service de la médecine préventive, nombre d’autres étudiantes connaissent encore le poids de la honte.

Libérons la parole, créons un cadre de confiance ! Car c’est en luttant ensemble contre le harcèlement sexuel à la fac que nous pourrons faire pencher la balance : c’est aux harceleurs d’avoir peur, non plus à nous !

Il y a nécessité à se rassembler, manifester, s’organiser contre les violences sexuelles qui existent dans notre société et de fait à l’université : c’est toutes et tous ensemble que l’on peut gagner !


Image

https://expansive.info/Rassemblement-co ... uelles-295
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Re: Harcèlement sexuel, sexisme, à l’Université

Messagede Lila » 05 Fév 2017, 20:29

Harcèlement sexuel. À la fac aussi

On croyait l'univers de l'enseignement supérieur épargné par le sexisme et le harcèlement sexuel. Et non malheureusement. Face à ce phénomène, des groupes se sont constitués, ainsi que des blogs, où peuvent s'exprimer celles et ceux qui sont témoins ou victimes de ces actes. En Bretagne aussi, de telles dérives ont été répertoriées.

à lire : http://www.letelegramme.fr/bretagne/har ... 1qqi2fe.99
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Re: Harcèlement sexuel, sexisme, à l’Université

Messagede Lila » 28 Mai 2017, 20:39

Vade-mecum sur le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche – édition 2017

L’édition 2017 du Vade-mecum à l’usage des établissement sur le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche est disponible. Fruit d’un travail collectif réalisé depuis septembre 2016 par l’ANEF et la CPED, il poursuit l’entreprise engagée en novembre 2014 par les trois associations ANEF, CLASCHES et CPED, pour la première édition. Les illustrations sont issues du Projet Crocodiles ou de l’album éponyme de Thomas Mathieu et la mise en page a été réalisée par l’atelier Formes Vives. Il est consultable en libre accès sur le site de chacune des associations et sur le site du ministère et ici.

Ce guide a pour ambition d’accompagner les établissements d’enseignement supérieur et de recherche dans la mise en place d’actions contre le harcèlement sexuel. En complément du guide du CLASCHES paru en 2014, rédigé principalement à l’attention des victimes, ce vade-mecum s’adresse aux établissements, qui sont souvent en attente de conseils et de partage d’expériences. Il décrit des exemples de prise en charge institutionnelle des situations de harcèlement sexuel, de formations destinées à sensibiliser les différents acteurs et actrices des établissements, pour les aider à mettre en place leur propre politique, en fonction du contexte qui est le leur. Ces contextes et modalités de prise en charge pouvant varier fortement d’un établissement à l’autre, l’objet du vade-mecum est de présenter les différentes options et les arguments en faveur des unes ou des autres.

la suite : https://entreleslignesentrelesmots.word ... tion-2017/
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Re: Harcèlement sexuel, sexisme, à l’Université

Messagede bipbip » 10 Juin 2017, 14:31

Rennes 2
Professeur récidiviste : solidarité totale face aux violeurs

À Rennes 2, les femmes ne sont pas plus épargnées par le patriarcat qu’ailleurs. En 2016 nous pointions du doigt des affaires de harcèlement sexuel étouffées par l’université. En janvier 2017, une doctorante dénonçait les violences sexuelles de son directeur de thèse, qu’elle avait subies durant deux années. La semaine dernière, une nouvelle étudiante témoigne contre ce même enseignant pour des faits similaires qu’elle a aussi endurés sur plusieurs mois, voire plusieurs années. A chaque nouvelle affaire nous ne sommes malheureusement pas étonné•es tant le viol fait système. Cela nous pousse à nous organiser pour qu’un jour, plus aucun viol n’ait lieu.

Solidarité avec toutes les victimes, connues ou non

Si des femmes de l’université sont parvenues à prendre la parole, de nombreuses autres connaissent encore le poids de la honte. Nous apportons tout notre soutien à la victime et à toutes celles qui sont, ont été et seront dans une situation similaire, que nous ayons connaissance de ces violences ou non. Nous serons toujours du côté des femmes agressées, harcelées, insultées et violées.

Impunité des professeurs à l’université

Ces violences ne sont pas isolées. D’un côté, les victimes se retrouvent seules et réduites au silence, ignorées par la société et parfois même par leur entourage. De l’autre, les agresseurs et violeurs bénéficient très souvent de la solidarité de leurs pairs, de l’administration et des médias, révélateurs de la culture du viol qui règne dans la société. A l’université, les professeurs profitent de leur statut pour rester très souvent impunis. Pour une affaire rendue publique combien sont tues ?

Construire un rapport de force

Il y a nécessité à informer, dénoncer, se rassembler, manifester et s’organiser contre les violences sexuelles qui existent dans notre société et de fait à l’université. C’est toutes et tous ensemble que l’on peut gagner ! Nous voulons pouvoir étudier, travailler, et vivre sans violences et en l’absence de menaces permanentes.

La honte et la peur doivent changer de camp !

https://expansive.info/Professeur-recid ... oleurs-493
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Re: Harcèlement sexuel, sexisme, à l’Université

Messagede bipbip » 11 Juin 2017, 15:19

L’association CLASCHES contre l’attribution de l’éméritat à Daniel Welzer-Lang

Lettre ouverte à la direction de l’Université Toulouse Jean-Jaurès et pétition pour protester contre l’attributation du statut de professeur émérite à l’enseignant-chercheur Daniel Welzer-Lang. Par le Collectif de Lutte Anti-Sexiste et Contre le Harcèlement sexuel dans l’Enseignement Supérieur et la recherche.

... http://iaata.info/L-association-CLASCHE ... -2109.html
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Re: Harcèlement sexuel, sexisme, à l’Université

Messagede bipbip » 01 Oct 2017, 11:04

Rennes

Harcèlement Sexuel : L’Université impose le silence

Mardi 26 septembre, le Président de l’Université a adressé un mail à tout·es les étudiant·es de Rennes 2 à propos du Harcèlement Sexuel. On aurait pu s’attendre à un mail explicatif et pédagogique concernant les recours possibles pour les victimes ; il s’agit en réalité d’une lettre visant à dissuader toute tentative de dénonciation publique des agresseurs et harceleurs. Nous, étudiant·es de Rennes 2, souhaitions y répondre et exprimer notre indignation à la lecture de ce communiqué.

Nous nous inquiétons tout d’abord sur la portée d’un tel geste. Ce message pourrait décourager des victimes ou des témoins à dénoncer des situations de harcèlement qu’elles pourraient subir ou voir, et cela alors que nous savons déjà que briser le silence est particulièrement difficile. Nous pensons que ce n’est pas le fait d’alerter sur des comportements dangereux qui dessert la lutte contre le harcèlement mais bien le fait de traiter le problème « discrètement » dans les couloirs de l’administration. Au lieu de briser l’omerta, cela la conforte : pourquoi devrait-on avoir honte de dire que l’on se fait harceler ? Ce calfeutrement des questions liées au Harcèlement Sexuel profite aux coupables et dessert les victimes.

Nous considérons que le Harcèlement Sexuel est la conséquence d’un système plus global. En effet, nous pensons qu’il est nécessaire d’analyser ce problème au travers des rapports de dominations entre les genres qui traversent la société. C’est pourquoi nous avons pour postulat une présomption de vérité en ce qui concerne la paroles des victimes. Au vu du contexte général, il est nécessaire de ne pas remettre en cause cette parole alors qu’elle est déjà discréditée à bien des niveaux. Nous aurions donc préféré voir l’université encourager la parole des étudiant·es sur des cas de harcèlement plutôt que de tenter d’intimider les personnes désireuses de s’exprimer à ce sujet.

Les dénonciations anonymes sont d’autant plus nécessaires qu’on sait que le harcèlement sexuel est un phénomène qui reste dans l’immense majorité des cas impunis. Cela concerne les affaires qui sont portées devant la justice (d’après une enquête IPSOS, 90% des plaintes sont classées sans suite) mais aussi celles qui sont traitées par l’université. Bien souvent, c’est même un parcours du combattant pour ne serait-ce que parvenir à contacter la cellule juridique et saisir la section disciplinaire. En effet, les informations à ce sujet sont inexistantes sur les plateformes d’informations de Rennes 2 et à plusieurs reprises nous avons été surpris·es de constater que certains maillons de l’administration avaient mal orienté les victimes.

Au vu du contexte nous réaffirmons qu’il est légitime pour les victimes de vouloir alerter sur ce qu’elles ont vécu. Alors que leurs témoignages sont souvent niés et que leurs agresseurs restent impunis, elles se trouvent délaissées par les « canaux institutionnels ». L’anonymat leur permet donc de pouvoir mettre leur harceleur en cause sans craindre de subir des représailles.
Nous constatons que malgré les efforts entrepris par la présidence, il reste un énorme travail à effectuer pour une réelle prise en charge du Harcèlement Sexuel. Et ces progrès ne pourront avoir lieu que grâce à une mobilisation humaine et financière à la hauteur du problème.

Signataires du communiqué de presse :
Alliance Rebelle de Rennes 2, Armée de Dumbledore, Collectif FéminismeS de Rennes 2, Commune Vision, CNT-FAU 35, Ensemble ! Jeunes, Jeunes Ecolos, Solidaires Etudiant·es Rennes, UNEF Rennes 2, Union des Etudiants Communistes de Rennes


https://expansive.info/Harcelement-Sexu ... ilence-617
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Re: Harcèlement sexuel, sexisme, à l’Université

Messagede Lila » 03 Déc 2017, 20:39

« Militantes, nous dénonçons les violences sexistes et sexuelles à l’UNEF »

Dans une tribune au « Monde », 83 adhérentes dénoncent le « véritable contrôle du corps des femmes » qu’ont imposé plusieurs dirigeants du syndicat étudiant pendant de nombreuses années.

[Le Monde publie une tribune signée par quatre-vingt-trois femmes, anciennes syndicalistes de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), dénonçant le sexisme et les comportements violents dont elles ont été l’objet ou ont eu connaissance au sein du mouvement. Simples militantes, responsables de section locale et cadres de l’organisation, elles sont majoritairement issues de régions. Elles signent de leur prénom, de l’initiale de leur nom de famille et précisent la durée durant laquelle elles ont milité au sein du syndicat. Le Monde a pu vérifier les identités et l’engagement de chacune. En parallèle, nous publions ce jour une enquête mettant au jour un « système de prédation » ayant eu cours au cœur même de l’UNEF.

La prise de parole de ces jeunes femmes intervient après les révélations de Libération sur des cas de harcèlement et d’agressions sexuels au sein du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) et un premier article du Monde révélant les comportements sexistes du syndicat étudiant. Ces enquêtes ont agi comme une déflagration au sein de l’organisation syndicale : depuis une quinzaine de jours, les témoignages affluent. Le 16 novembre, une boîte mail a même été ouverte pour les recueillir. Offensives, ces anciennes militantes lancent un appel pour que cette libération de la parole touche toutes les organisations syndicales, politiques et associatives.]

à lire : http://www.lemonde.fr/idees/article/201 ... _3232.html
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