Contre les caméras de surveillance.

Re: Contre les caméras de surveillance.

Messagede bipbip » 21 Juil 2014, 06:08

Retour sur la manif du 14 juillet à Die (Drôme)

Ce lundi 14 juillet, un appel à rassemblement avait été lancé pour 15h sur la place centrale de Die, en vue de protester contre le programme de vidéo-surveillance de la nouvelle mairie. Une petite centaine de personnes avait répondu présentes à cet appel.

L’ambiance était détendue et joyeuse sous les platanes. Il y avait des déguisements, des pancartes avec des slogans sympas du style « ne soyons plus des bio-valets » (en référence à la biovallée) ou « no futur à Die » (en référence au nom de l’équipe de droite élue aux municipales, futur@die ).

La chorale révolutionnaire a chanté longtemps, accompagnée de tambours et de caisses claires, certain-es ont dansé, et on a goûté de bons gâteaux faits maison.

A 16h35, deux voitures de gendarmerie sont arrivées, les autorités ont palabré un moment entre elles. Puis le maire, la sous-préfète et le commandant de la gendarmerie sont venus annoncer aux manifestants un ultimatum : à 17h30, la place doit être vidée, sinon « nous vous envoyons la cavalerie ». Il y a eu quelques débats dans l’assemblée pour savoir si l’on allait obtempérer et de quelle manière. Assez rapidement, les panneaux et la déco ont été repliés, les gens ont commencé à partir, la place s’est vidée. A 18h, il restait une dizaine de personnes qui discutaient devant les grilles installées autour de l’espace du feu d’artifice.

Et là, surprise : 7 ou 8 voitures de gendarmerie arrivent sur la place, les pandores se déploient équipés pour l’intervention, flash balls et tasers à la main. Ils encerclent les dix personnes encore rassemblées sous l’oeil médusés des nombreuses personnes attablées aux terrasses des bars, les repoussent un peu à l’écart, et plaquent une personne au sol et la frappent. Ils en arrêtent une autre. Cette scène est photographiée et filmée par plusieurs personnes qui assistent à la scène.

La personne blessée est emmenée aux urgences de Die sous haute escorte gendarmifère. Ensuite elle est emmenée en garde à vue à la gendarmerie de Die.

Depuis aujourd’hui 13h, ces deux personnes ont été transférées sous escorte a priori vers Valence. A cette heure, on ne sait pas encore quel sort leur est réservé. Comparution immédiate ?

L’article publié ce matin même dans le Daubé relate la version des faits de la gendarmerie et de la mairie : « Une installation qui n’a pas été du goût des autorités préfectorales qui ont demandé aux manifestants de quitter les lieux au maximum à 18 heures afin de permettre la tenue d’une animation le soir-même. Mais les manifestants ont refusé cette proposition, conduisant la gendarmerie nationale à les repousser.

Des militaires ont dû employer la force face à deux hommes qui refusaient de s’en aller de manière assez virulente. Ils ont été conduits à la brigade de Die et entendus pour outrage, rébellion et participation à un attroupement non autorisé. »

Voilà une situation flagrante de mensonge d’état, où deux personnes molestées par les forces de l’ordre sont accusées elles-mêmes de violence, d’outrage et de rébellion.

A Die beaucoup de gens sont sous le choc de ces événements et de la réponse disproportionnée des autorités face à une contestation pacifique et bon enfant des politiques mises en place par la nouvelle mairie.

Le soir-même, à 22h30, démarrait un spectacle de feu d’artifice et son et lumière grandiloquent, pour bien donner le ton de la nouvelle ambiance que souhaite imposer la mairie : des divertissements, du tourisme et une population docile et consumériste.

Aujourd’hui, nous disons que ce qui se passe ici, dans nos vallées, est en lien avec ce qui se passe sous d’autres latitudes.

Si leurs politiques avancent ici, nous reculerons partout.

Venez nous rencontrer, nous rejoindre.

Rendez-vous chaque soir (quand le temps le permet), à 18h au square de la comtesse pour continuer à se réapproprier l’espace publique.

Des habitant_es de Die

http://rebellyon.info/Retour-sur-la-man ... a-Die.html
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Re: Contre les caméras de surveillance.

Messagede bipbip » 16 Sep 2014, 01:37

Toulouse

La videosurveillance arrive à Arnaud Bernard

Avec plus de cent personnes présentes, la salle Castelbou à Arnaud Bernard était plutôt remplie. Quelques semaines auparavant, les habitants du quartier trouvaient dans leur boîte-aux-lettres, une "invitation à la réunion publique relative à la mise en œuvre de la vidéoprotection dans le quartier", réunion prévue le 4 septembre.
La lettre signée de Julie Escudier, maire de quartier, ne faisait pas de mystère et précisait d’emblée que "le principe de la vidéoprotection dans le quartier Arnaud Bernard est acté." Pas grand-chose à attendre donc de ce type de rencontre quand on est catégoriquement opposé à cette mise en œuvre. Mais, face au trio municipal composé, en plus, des adjoints à la sécurité et à la démocratie locale Olivier Arsac et Jean-Jacques Bolzan, l’opportunité a quand même été donnée à certains sceptiques de s’exprimer.

... http://iaata.info/La-videosurveillance-arrive-a.html
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Re: Contre les caméras de surveillance.

Messagede bipbip » 01 Oct 2014, 00:57

Collectif contre la vidéo surveillance à Toulouse
site : http://arnaudbernard31.wordpress.com/

Collectif contre la vidéo surveillance à Toulouse

Alors que l’on ne cesse de nous rabâcher que tout le monde est pour la surveillance vidéo, un site internet a été récemment créé qui lance une pétition contre l’installation des caméras à Toulouse.

Le collectif signe, "Collectif des habitants Arnaud-Bernard, et de Toulouse" dénonce notamment le coût de ce dispositif de surveillance, souligne son efficacité douteuse et sa menace certaine contre les libertés individuelles. Le site est tout neuf et rassemble pas mal d’info sur la question.
Peut-être qu’il serait intéressant de se poser la question de l’omniprésence des caméras déjà existantes. S’il est vrai que celle-ci ne sont pas en permanence regardée par des flics elles ne sont pas moins des vecteurs de leur ordre et de leur sécurité...
Une petite idée des caméras sur Toulouse avec le site Toulouse sous surveillance. Et un article récent sur ce site à propos de l’installation des caméras de vidéosurveillance.

http://iaata.info/Collectif-contre-la-video.html
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Re: Contre les caméras de surveillance.

Messagede bipbip » 21 Oct 2014, 00:05

Mardi 21 octobre

Les caméras de surveillance à Bruxelles

à 19h à la BibLibre, au 131 avenue Buyl, à Ixelles (1050 Bruxelles).

Ce mardi 21/10, à 19h à la BibLibre, on parlera des caméras que l’Etat installe à tous les coins de rue pour surveiller nos faits et gestes.

Enfin... à tous les coins de rues ? pas vraiment... Il se trouve que les yeux électroniques pullulent plus dans certaines zones que dans d’autres, et en particulier là où il y a plus de pauvres et de migrants... On en viendrait presque à se demander si l’Etat n’est pas fondamentalement raciste et au service des riches... Inattendu, n’est-ce pas ?

Il y sera aussi question des raisons qui poussent "nos" élus à installer ces foutus bidules, de leurs projets d’extension, des caméras "intelligentes" ainsi que du plan de "mutualisation de la vidéosurveillance" : à savoir la charmante idée de mettre en commun les images des communes, des polices locales, de la STIB et d’autres institutions bruxelloises, le tout centralisé à l’échelle de la Région de Bruxelles-Capitale.

En guise d’introduction, on projettera le film "Et après..." (20min) tourné à l’occasion de l’installation (et du sabotage) de caméras de surveillance dans les rues du centre de Marseille.

http://bxl.indymedia.org/spip.php?article5479
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Re: Contre les caméras de surveillance.

Messagede bipbip » 14 Déc 2014, 12:12

Angers, 15 décembre

Non à la vidéosurveillance dans nos quartiers
rassemblement lundi 15 décembre à 17h30 sur le parvis de la mairie d’Angers contre l’installation de nouvelles caméras de vidéosurveillance un peu partout en ville.


Image


La mairie d’Angers a décidé d’investir plusde 2 millions d’euros (1 million financé par la mairie, l’autre par la région) pour installer des caméras de vidéosurveillance un peu partout en ville. Et cela nous ne pouvons l’accepter et il est temps de faire entendre à Béchu et son équipe municipale que nous ne voulons pas être surveillé-e-s 24h/24h par ses caméras et ses policiers.

Revenons un peu en arrière. La vidéosurveillance s’est développée depuis quelques années en France à grands coups de déclarations sur l’augmentation de la délinquance, de la nécessité de mieux protéger les braves citoyennes et citoyens – à opposer bien entendu aux méchants et autre vilaines qui ne paient pas leurs impôts, ou pire, sont coupables de pauvreté.
En France, les premières caméras de vidéosurveillance ont été implantées dans la ville de Levallois-Perret, alors – et toujours – dirigée par Patrick Balkany. Un gage de probité ce bon Patrick.
En 1993, les premières caméras vont fleurir dans cette banlieue tranquille des Hauts-de-Seine dont le Conseil général était alors dirigé par Charles Pasqua, lui-même à l’époque ministre de l’Intérieur du gouvernement Balladur… juge et parti donc. Une place rêvée pour lancer un ballon-sonde dans un premier temps afin de faire passer une loi juste après. Ce qui va se passer avec la loi du 21 janvier 1995 puis le décret du 17 octobre 1996 censés réglementer – mais en réalité de manière très dilettante – l’installation des caméras ainsi que le droit d’accès aux images laissé aux particuliers. À cette époque, ce marché est inexistant et pèse donc zéro euro. Une quinzaine d’années plus tard, ce marché pèse plus d’un milliard.
Dans le même temps, la plupart des audits qui ont eu lieu ont conclu à l’inefficacité quasi-totale des caméras. Alors, qu’est-ce qu’un truc cher et qui ne marche pas ? Une vaste arnaque !
À Angers cette somme de 2 millions d’euros peut facilement être mis en parallèle avec des événements très récents. La Conseil Général dirigé, rappelons le, par les ami-e-s de Christophe Béchu (qui était lui même président du CG49 jusqu’à son élection à la tête de la mairie d’Angers) a décidé de supprimer 1 million d’euros de budget à la Prévention Spécialisée. Comme le disent bien les salarié-e-s de ces structures : «Il s’agit pour le Conseil Général d’une décision purement financière, sans vision à long terme en matière de protection de l’enfance. La disparition des équipes de Prévention Spécialisée augmentera, à court terme, les actes de délinquance sur les quartiers et le nombre de mesures de placement dont se plaint déjà le Conseil Général et, à moyen terme, le nombre de bénéficiaires du RSA.»
Pour rappel également le CG49 finance à hauteur de 1,7 millions Terra Botanica parc «tout pourri» déficitaire depuis sa création, et ça ne va pas aller en s’améliorant…
En augmentant la présence de la police municipale dans les rues d’Angers la nuit, en voulant installer des caméras de vidéosurveillance dans notre ville, en supprimant la Prévention Spécialisée, Christophe Béchu, ses ami-e-s du conseil municipal et ses ancien-ne-s collègues du Conseil général ont des buts communs :
Nous faire peur en faisant croire que la délinquance est en constante augmentation dans notre ville. Tremblez braves gens…
Et que la seule solution pour lutter contre cette soit disant « délinquance » c’est d’installer des caméras de vidéosurveillance partout dans la ville et d’augmenter les rondes des policiers municipaux (au passage en leur permettant de se balader armés de Tonfa et de gaz lacrymogènes). Braves gens n’ayez plus peur les yeux de Christophe veillent sur vous !
Cette politique, si l’on y réfléchit bien a extrêmement de sens. Pour Béchu, Gillet et leur bande, l’objectif est simple : faire la chasse aux pauvres. Ils et elles s’attaquent donc en premier lieu aux quartiers populaires en supprimant la prévention spécialisée et en remplaçant dans toute la ville des éducateurs et éducatrices par des flics et des caméras. Beau signal messieurs Béchu et Gillet. Et vous devrez être tenus pour seuls responsables si, dans un temps relativement proche, la situation vient à dégénérer dans ces quartiers dont vous avez méthodiquement organisé l’abandon.
Il est grand temps de réagir et signifier à Béchu et sa bande que nous ne voulons pas être filmé-e-s 24h/24h, par respect de notre vie privée et de nos droits les plus fondamentaux, de circuler librement dans notre ville sans être sous le regard incessant de «Big Béchu». Nous voulons une autre politique de la ville, au service de ses habitant-e-s et non au service des dominant-e-s.

Rassemblement sur le parvis de la mairie lors du Conseil Municipal qui devra discuter de l’installation des caméras de vidéosurveillance, à 17h30 le lundi 15 décembre.

https://etincelleangers.wordpress.com/2 ... quartiers/
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Re: Contre les caméras de surveillance.

Messagede Pïérô » 02 Fév 2015, 11:42

La vidéo-surveillance se développe à Chambéry : le carcan, c'est maintenant

Sous le masque de la « vidéo-protection », notre No man's land chambérien, terre de barbares et de sauvageries bien connu, devrait bientôt retrouver sa tranquillité.

Le conseil municipal à majorité PS a en effet voté en février 2012 le déploiement de caméras de surveillance dans le centre-ville. Les travaux ont débuté fin décembre 2012 et engagent dès lors une dépense estimée à 250000 ?.
Sur les 16 caméras prévues, les premières ont été installées Place St Léger, Rue de Boigne, Faubourg Montmélian, Boulevard de la Colonne, Place de l'Europe (voir photos plus bas). Rapidement, tout le centre-ville mais aussi Chambéry le Haut vont être mis sous surveillance.
Quand les sociaux-démocrates font le travail de l'UMP décomplexé, on se demande s'il faut encore se donner la peine de marquer une si médiatique frontière gauche / droite.
Nous nous efforcerons plutôt de vous exposer nos arguments contre ce projet inefficace et coûteux, mais surtout liberticide et éminemment condamnable moralement.

En effet, le thème de l'insécurité fait recette depuis plus de 10 ans et la délinquance agite fréquemment les journaux de 20h. C'est même devenu la tarte à la crème à chaque veille d'élection. Si nous ne nions nullement l'existence de conflits et de heurts dans notre société, nous ne pouvons pour autant souscrire à l'idéologie véhiculée par cette terminologie. L'inégalité économique et sociale et la misère qui en découle sont à la source de ces contestations qui évoluent parfois en révolte ou se cantonnent le plus souvent dans une lutte pour la survie.
Or, de quoi, de qui est-il question ? De hordes cruelles de jeunes qui font fuir les passants ? De dangereux fanatiques venus guerroyer en pleine rue Juiverie ? Ou pire, la si souvent oubliée délinquance en col blanc, des fanatiques de Moody's ou de Standard & Poor's prêts à saigner les bons contribuables chambériens ?

Et bien Non, il n'en est rien. L'AN2V -ex-Association Pour la Vidéo-surveillance, on ne peut pas les soupçonner de gauchisme- a conduit l'étude préalable à l'installation des caméras. Cette dernière nous apprend que, de 2006 à 2010, la délinquance, déjà faible, a baissé de 22,3 % à Chambéry !
Elle nous renseigne également sur les incidents de la STAC (les bus de l'agglo sont déjà sous-vidéosurveillance) : 15 incidents en tout, 2/3 d'insultes, 2 cas de violences contre les contrôleurs et 3 jets de pierres... ou de boules de neige. Johannesburg, Beyrouth à quand le jumelage ?

C'est ici que les masques tombent : il n'est pas question pour les élus de s'attaquer à la délinquance mais bien de virer et de parquer les mendiants, les marginaux et autres indésirables de tout poils. Pour vous en convaincre, le chef de la police nationale à Chambéry défend dans ce rapport l'idée de s'opposer aux « flux entrants » de SDF en posant une caméra Rue Saint François de Sales.
Autre public visé, les résistants à cette logique totalitaire. La police aimerait en effet également « pouvoir utiliser la vidéo-surveillance en cas de manifestations ». C'est finalement avec l'Estasia du « 1984 » d'Orwell qu'il faudra envisager un jumelage.

Parfaitement injustifiée, ciblant les plus pauvres ou les manifestants, la vidéo-surveillance n'a même pas fait la preuve de son efficacité à établir un flicage pacificateur.
Un rapport du Ministère de l'Intérieur britannique (pas non plus des copains) indique que « la vidéo-surveillance ne peut pas être considérée comme un succès ». Le Royaume-Uni ne sait que faire des images produites par ses 4,2 millions de dispositifs de vidéo-surveillance.
Là encore, ce rapport explique dans ses conclusions qu'à défaut de résoudre des crimes, il y a bel et bien un intérêt : pouvoir détecter les personnes indésirables comme les « mendiants » et les « marchands ambulants » (!).
Il faut aussi noter que le grand banditisme s'est très bien adapté et que les commerçants du centre ville se mettent le doigt dans l'oeil jusqu'au cou s'ils pensent qu'une caméra arrêtera une voiture bélier.

Mais à qui profite le crime ? L'étude de l'AN2V est on ne peut plus orientée et l'investissement dans la capitale de la Savoie s'élève déjà à 258000 €.
D'autres chiffres donnent le vertige. A Lyon le coût de déploiement a finalement atteint 9,1 millions d'euros, sans compter les 140000 euros annuels pour la surveillance de 20 caméras.
Certes, le dispositif chambérien sera « passif » et les bandes seront visionnées seulement à la demande. Mais rien ne nous garantit une escalade, la mairie nous a déjà fait le coup avec la surveillance des bus, puis de la piscine et enfin de l'installation actuellement en cours.
Marché juteux pour les Thales, Cisco et autres Securitas.

Pourtant, même si l'on nous faisait la preuve d'une once d'efficacité et d'un coût ridicule, la vidéo-surveillance est avant tout une attaque contre notre liberté.

Le droit à ne pas être suivi nous apparaît évident, il sera pourtant remis en cause lors de votre traversée du centre-ville. Dans sa logique paranoïaque, l'enregistrement permanent, de jour comme de nuit, fait de chacun·es un délinquant potentiel.
Qu'est-ce qui s'opposera à terme à l'installation de caméras dans les classes, dans les salles de pauses, dans les salons...?
On nous prétexte ainsi l'idée que « celui qui n'a rien à se reprocher n'a pas peur d'être filmé ». On sait pourtant que nous modifions notre comportement dès que nous nous savons surveillés.
Si l'on mettait tout le monde sur écoute téléphonique, que dirait-on encore vraiment ? C'est pourtant bien ce qu'il se passe avec les caméras ! Pour les sceptiques, signalons que les systèmes de type passif comme celui installé dans notre ville évoluent vers l'identification des comportements par des logiciels. La Détection Automatique d'Anormalité (DDA), loin d'être encore au point (heureusement !) était suggérée dans le rapport de l'AN2V.
Une identification mécanique des comportements et encore plus des intentions suppose une définition mécanique de l'homme et de son projet d'existence.
HAL 9000, l'ordinateur fou de 2001 L'Odyssée de l'Espace, a déjà déposé un CV à madame le maire.

Comme vous pouvez le voir, cette installation ne vise qu'à attiser les peurs, à souffler sur les braises de la paranoïa sécuritaire. Restreindre les libertés de tous et d'abord des pauvres et des manifestants, voilà un projet réjouissant.
Cette extension de la vidéo-surveillance est politicienne, elle cherche à fournir une réponse pire que le mal à des commerçants et à un électorat du centre et de droite, réel objectif de Bernadette Laclais pour les municipales de 2014.
Les causes de la délinquance sont pourtant toujours liées à la misère, qu'est-ce que cet aménagement liberticide va y changer ?

Seules l'égalité économique et la justice sociale peuvent mettre un terme à la violence et aux logiques de contrôle social. La vidéo-surveillance ne fait que restreindre nos libertés, en nous divisant toujours un peu plus. Elle est un outil du pouvoir pour régner sur l'ensemble de la population en entretenant soigneusement le terrain de la peur de l'autre. Toutes celles et ceux qui partagent ce constat sont invités à nous rejoindre pour le faire savoir :

Ni à Chambéry, ni ailleurs !
La vidéo-surveillance nous enferme !


Fédération anarchiste de Chambéry

http://fa73.lautre.net/?page=Article&idArt=13
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Re: Contre les caméras de surveillance.

Messagede Pïérô » 15 Mai 2015, 11:25

Caen, samedi 16 mai

Causerie sur la video-surveillance et le sécuritaire

L’installation prochaine d’une nouvelle série de caméra de vidéo-surveillance à Caen est symptomatique de l’accroissement des logiques sécuritaire et de surveillance à travers tout un arsenal technologique et d’intériorisation du contrôle. En quoi ces « nouveaux » outils sont-ils à combattre quand bien même nous n’aurions à se reprocher ? Doit-on ne les envisager comme néfaste qu’aux seuls mains de régimes totalitaires ? La délation et les voisin·ne·s vigile(-ant·e·s) appartiennent-ielles seulement aux sombres épisodes d’une histoire révolue ?

Le collectif non encore nommé (le sera-t-il samedi ?) invite à causer de tout cela samedi 16 mai à partir de 16h au local Apache (35bld Poincaré à Caen).
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Re: Contre les caméras de surveillance.

Messagede bipbip » 14 Oct 2015, 00:06

Caen, mardi 20 octobre 2015

Projection/discussion autour de la vidéo-surveillance.

La mairie de Caen installe 47 caméras de surveillance : Projection/discussion autour de la vidéo-surveillance.

La mairie installe 47 caméras de surveillance à la Guérinière, au Port, à la Gare, à la Grâce de Dieu, au Chemin Vert, à la Pierre-Heuzé, aux différentes entrées et sorties de la ville.

Ainsi, elle entend fliquer et contrôler nos mouvements, nos comportements pour mieux les adapter aux besoins de ce monde marchand. A ces dispositifs s’ajoutent ceux que Twisto, les banques, les hypers-marchés et « autres bienfaiteurs de l’humanité » ont déjà mis en place et qui visent tout autant à quadriller la ville pour sécuriser leurs intérêts qu’à analyser nos comportements en vue d’augmenter leurs bénéfices. S’ajoutent également ceux qui scrutent nos agissements sur le net, qui enregistrent nos déplacements dans les réseaux de transports, qui fichent nos situations dans les administrations… En chaque fraudeur potentiel s’élimine le véritable coupable : le monde dans lequel nous sommes enfermés.

« Notre environnement change à toute allure. Et lentement mais sûrement, de façon presque inaperçue, nous aussi changeons en même temps. L’environnement nous change. Il influence nos faits et gestes, la conception de notre temps, nos mouvements, nos désirs et nos rêves. Regarde cette ville. C’est un endroit qui se trouve constamment en état de changement. Le pouvoir y érige de nouveaux centres commerciaux et des prisons, y occupe les quartiers avec des milliers de nouvelles caméras et des commissariats supplémentaires, y construit des lofts pour les riches et pousse les pauvres en dehors de la ville, y étend les transports en commun pour que tout le monde puisse toutefois arriver chaque jour à l’heure à sa place dans l’économie. Et pourtant – et les défenseurs du système le savent trop bien – l’occupation du territoire par toutes ces infrastructures reste au fond relative. En l’espace de quelques nuits sauvages, une foule en insurrection pourrait techniquement parlant réduire tout cela en cendres. C’est bien pour cela que la véritable occupation – l’occupation durable qui garantit que l’oppression survive sous différentes formes à travers l’histoire – se trouve ailleurs. Elle se trouve dans nos têtes. » – Extrait de la guerre de l’imagination – Revue La Cavale (Belgique).

Nous organisons le mardi 20 octobre à 18 heures au local Apache – boulevard Poincaré – une projection autour de la vidéo-surveillance, suivie d’une discussion.

Le collectif sans nom.

http://sous-la-cendre.info/3925/la-mair ... rveillance
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Re: Contre les caméras de surveillance.

Messagede Pïérô » 28 Nov 2015, 13:10

Construire des nouveaux chemins de traverse

On voulait faire un texte qui démontrerait de manière irréfutable l’adhésion pleine et entière de Martine Aubry à la vidéosurveillance, mettant en évidence les choix politiques de la maire de Lille depuis 2002, choix qui ont largement banalisé la présence de caméras autour de nous. Surprise, quand, le 19 septembre dernier, la maire de Lille reconnaît et minimise son choix politique, à l’occasion de l’arrivée de nouvelles caméras. Une cabriole médiatique qui occulte alors complètement l’étape sécuritaire franchie par la socialiste, l’information la plus grave de son discours : la création d’un poste de contrôle dans les locaux du commissariat de Lille-Sud pour centraliser les images de toutes les caméras municipales. Bienvenue à Lille sous surveillance.

... https://lille.sous-surveillance.net/spip.php?article39
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Re: Contre les caméras de surveillance.

Messagede Pïérô » 16 Mai 2016, 00:55

Vidéo-surveillance : les yeux de la tête.

Les caméras fleurissent dans les espaces publics. Rares sont les villes qui refusent désormais de céder aux mouchards urbains, qu'importent leur coût et leur inutilité avérée. En 1999, à peine 60 communes osaient s'équiper de caméras de surveillance, encore sujettes à la méfiance du grand public. Quinze ans plus tard, les références à Georges Orwell sont passées de mode, c'est la ruée vers l'observation numérique : 2384 communes en sont désormais équipées1 et les nouveaux dossiers d'autorisation se bousculent au portillon de l'administration.

... http://labrique.net/index.php/thematiqu ... de-la-tete
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Re: Contre les caméras de surveillance.

Messagede bipbip » 30 Juil 2016, 23:47

Fortiche !

Rennes. Des caméras de surveillance dégradées au tractopelle

Début juillet, les caméras de surveillance, installées par la Ville, au centre commercial Italie, à Rennes, ont été volontairement dégradées avec un engin de chantier. Deux d'entre elles sont hors service.

Dans la nuit du 5 juillet, des individus ont fait tomber les poteaux sur lesquels sont fixés les caméras de surveillance de la Ville de Rennes, près du centre commercial Italie.

Pour cela, ils ont utilisé un tractopelle volé sur un chantier. Quand les policiers sont arrivés sur place au cours de la nuit, ils ont découvert l'engin de chantier. Deux caméras, sur les trois positionnées à cet endroit, sont depuis hors-service.

... http://www.ouest-france.fr/bretagne/ren ... le-4391389
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Re: Contre les caméras de surveillance.

Messagede bipbip » 06 Oct 2016, 13:43

Projet de vidéo-surveillance dans un village Cévenol

C’est une première dans les Cévennes et il fallait oser. C’est la municipalité de Saint Jean du Gard qui a relevé le défi. A l’ordre du jour du conseil municipal du 4 octobre, doit être soumis au vote l’approbation d’un plan de vidéo surveillance pour le village !!! Surveillance de quoi au juste pourrait se demander tout esprit curieux ou avisé ? Ce village de deux mille et quelques habitants connaît-il une vague de délinquance justifiant un tel équipement sécuritaire ?

On voudrait nous faire croire que les « grands drames » constamment rabâchés dans les journaux télévisés pourraient arriver jusqu’ici ? Les grands mères tremblent-elles en sortant dans la rue de peur d’être agressées ? Les voitures crament-elles par dizaines le soir du 31 ? Le racket est-il si fort que les jeunes laissent leur portable à leur maman pour aller au collège ? A chacun d’en juger...

La justification de cette opération serait-elle argumentée par le problème « majeur » des déjections canines, … ou par les tags ayant recouverts les murs de la ville il y a plusieurs mois ? Nous penchons plutôt pour cette dernière hypothèse, et en profitons pour faire remarquer que si quelques coups de pinceaux sur les murs dérangent sûrement certaines personnes, cela ne devrait pas servir de prétexte pour masquer d’autres « problèmes » ou « nuisances », comme le développement touristique intensif promu par la municipalité, les innombrables courses ou spectacles automobiles ou le manque criant de moyens au niveau de l’éducation, du social et du culturel, qui en gênent également d’autres...

Le pittoresque de cette histoire prêterait donc presque à sourire, si elle ne s’inscrivait de fait dans un contexte politique général de sécurisation et de répression toujours plus présent dans la société. Renforcé par l’état d’urgence proclamé il y a presque un an, n’importe quelle incivilité se transforme en crime justiciable, toute personne ne marchant pas dans le rang devient un délinquant à surveiller. L’Etat français a récemment procédé à des milliers de perquisitions (au prétexte de traquer des terroristes, on interpelle les petits dealers de shit), des centaines d’assignations à résidences, d’innombrables surveillances et écoutes téléphoniques, et applique une pénalisation des délits des plus ferme. C’est aussi la création cette année de 2300 postes pour l’armée, l’objectif d’attendre 40 000 postes de réservistes en 2018, et la création de 16 000 places de prison pour les prochaines années qui en attestent également. Ainsi, avec le risque d’attentat, chaque colis posé à terre devient une bombe prête à exploser et on place des flics devant les maternelles pour les surveiller.

Mais n’oublions pas que l’ordre sécuritaire est là pour maintenir les dirigeants au pouvoir et mater toute forme de contestation pouvant nuire à leurs intérêts. Les caméras de surveillance ornent en premier lieu les institutions étatiques, les banques, les vitrines des magasins et leurs marchandises. Elles protègent ainsi les richesses des quartiers chics et surveillent les prolos des quartiers pauvres. Le quartier populaire de Rochebelle à Alès est par exemple soumis à un dispositif spécifique de « traitement de la délinquance » depuis cet été, tandis que les résidents plus huppés peuvent demander à la police municipale une surveillance gratuite de leur villa pendant qu’ils partent leurs vacances... La répression qui eu lieu lors du mouvement social contre la loi travail est aussi là pour attester du climat sécuritaire et de la volonté de maintien des intérêts des classes dirigeantes. Des centaines d’arrestations, tabassages et mutilations provoquées par des armes non-létales ont eu lieu partout en France. A Alès également, jeter un pétard en manifestation peut vous mener en prison, une action symbolique vous coûte des mois de travaux d’intérêts généraux...

N’oublions pas non plus que la foire sécuritaire est là pour alimenter un business particulièrement juteux. L’industrie de l’armement porte la France dans les premiers rangs mondiaux, la construction de prisons et la surveillance aux frontières demeure un marché très florissant pour de nombreuses entreprises. Des boites comme Bouygues remplissent ainsi de gros contrats en bâtissant des taules, où à l’intérieur des prisonniers peuvent d’ailleurs y bosser pour des clopinettes pour... encore enrichir d’autres boites ! A Calais on érige un mur à 2,7 millions d’euros pour éviter les intrusions dans le port pendant que les migrants crèvent la dalle juste à côté dans leur camp. Mais rassurons nous, tout cela fait marcher l’économie ! Rassurons nous, sous-marins et avions de combat se vendent comme des petits pains et alimentent bon nombre de conflits dans de nombreux pays, ce qui permet de continuer à faire tourner la machine !

Aussi, nous nous opposons à toutes les atteintes qui sont portées à nos libertés, au plus près de chez nous comme partout ailleurs. Nous nous opposons à la mascarade sécuritaire qui n’est là que pour justifier l’ordre du capital et des dirigeants, et qui est responsable d’oppressions commises partout dans le monde.

Contre le délire sécuritaire, partout !


https://lepressoir-info.org/spip.php?article554
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Re: Contre les caméras de surveillance.

Messagede bipbip » 14 Fév 2017, 13:40

L’analyse comportementale version IBM au service du contrôle social dans la métropole Toulousaine

Olivier Arsac, adjoint à la sécurité du maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, vient de préciser l’agenda du projet d’installation de « caméras intelligentes » dans les rues de la métropole, déjà dans les cartons depuis 2015. « Notre objectif, c’est d’équiper une centaine de caméras avec ce dispositif moderne que nous sommes en train d’acheter à la société américaine IBM, pour un montant global de 150 000 euros. Dès le mois de juin, ce sont 50 caméras de la ville qui seront concernées. » Face à l’opacité de ces systèmes, il nous a semblé que quelques éclaircissement s’imposaient.

... https://iaata.info/L-analyse-comporteme ... -1859.html
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Re: Contre les caméras de surveillance.

Messagede bipbip » 12 Mai 2017, 17:33

Deux tracts contre les caméras de surveillance reçus à Bruxelles.

http://bxl.indymedia.org/spip.php?article14096
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Re: Contre les caméras de surveillance.

Messagede bipbip » 27 Mai 2017, 20:16

Vidéosurveillance générale dans les lycées des Hauts de France

La région va installer des caméras dans l’ensemble des lycées des ex Nord-Pas-de-Calais et Picardie. Une opération coûteuse dont l’efficacité est contestée et qui soulève de lourdes interrogations.

Où qu’ils soient dans le bâtiment, ils seront filmés toutes la journée. Eux, ce ne sont pas les anges de la téléréalité, ce sont les lycéens de la région Hauts-de-France. A Lille, le conseil régional votera jeudi cette décision de la majorité régionale (LR avec le FN pour seule opposition), concrétisation d’une promesse de campagne de Xavier Bertrand lors des élections de 2015.

La collectivité s’apprête donc à lâcher 10 millions d’euros pour équiper les 265 établissements de « caméras à boule », dans les couloirs, capables de filmer dans le noir et à 365 degrés ; ainsi que de caméras fixes pour observer le extérieurs. Un dispositif qui s’inscrit dans un « plan de sureté » plus global qui doit coûter 22 millions d’euros.

« Au regard du contexte sécuritaire particulièrement difficile, illustré par les récents événements de Grasse, il nous est rappelé que les établissements publics locaux d'enseignement (EPLE) ne sont pas exempts de risques, explique la région. Notre volonté est de faire de la sécurisation des EPLE une véritable priorité. »

Lycéens filmés partout et tout le temps

Si l’objectif est compréhensible, l’implantation de caméras partout ne convainc pas. « On voit bien que leur seule utilité est de contribuer après-coup à une enquête, estime le sociologue Laurent Mucchielli, et encore, cette utilité est bien limitée quand on observe la liste des attentats commis en France où les terroristes se suicident... » Les parents d’élèves de la FCPE n’y croient pas plus et s’inquiètent même de l’usage des données collectées : «Qu'est-ce qu'on fait des images ? Il est question de les envoyer vers des centres de surveillance urbains (CSU), mais qui les observera? interroge Nathalie Gaujac, secrétaire générale de la FCPE locale. A l'intérieur des établissements, les caméras ne vont pas empêcher qu'il y ait des problèmes avec les élèves. Et même, au contraire, elles peuvent être vues comme une provocation ! »

... http://www.humanite.fr/videosurveillanc ... nce-636486
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