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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

MessagePosté: 24 Jan 2018, 09:38
de bipbip
Pour la relaxe de Loïc. Contre la répression politique. Pour la séparation du Medef et de l’État
Loïc est poursuivi suite à l’occupation du MEDEF du 7 juin 2016. Il est faussement accusé de « violences en réunion » par un cadre du syndicat patronal.
RDV JEUDI 25 JANVIER à 8H DEVANT LE TRIBUNAL DE PARIS, M° CITE
... https://paris-luttes.info/pour-la-relax ... e-les-9380

Interview de Loïc à propos de son énième procès suite à l’occupation du Medef
Après trois renvois, le procès de Loïc, accusé de « violences en réunion » par un cadre du Medef, aura lieu le 25 janvier au Tribunal correctionnel de Paris à 8h00. « Il s’agit d’accusations infondées et ça sera un procès politique » explique Loïc dans l’interview
... https://paris-luttes.info/le-25-janvier ... -loic-9381

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

MessagePosté: 25 Jan 2018, 21:01
de bipbip
Perquisition matinale et arrestation d’un camarade mercredi 17 janvier

Communiqué du Secours Rouge Arabe, Front Social 75 en soutien à Georges qui milite notamment dans ces deux organisations et qui est victime d’un énorme acharnement judiciaire malgré l’absence de preuves...

Mercredi matin 17 janvier 2018 à 4h30, dix policiers anti-terroristes et quatre policiers en civil ont violemment perquisitionné le domicile de notre camarade, Georges Louis, délégué syndical à la CGT, militant au sein du Secours Rouge Arabe (Al Inkad al Ahmar al Arabi), au Front Social Paris, à la Coordination contre la répression IDF et au collectif Stop-Précarité. La police a fouillé l’appartement durant 3h30, saccageant tout sur son passage. Pendant ce temps, Georges était menotté et séparé de sa compagne. Georges a ensuite été emmené au commissariat de la Plaine Saint-Denis.

Georges Louis avait déjà été arrêté le 10 octobre dernier lors d’une manifestation dans le cadre de la grève nationale contre les nouvelles lois anti-salariés du gouvernement de Macron. Il avait alors été détenu 3 jours et son procès avait eu lieu le 24 novembre dernier.
Puisqu’il n’y a pas d’élément nouveau depuis son procès, s’agirait-il de trouver dans ses lectures, ses choix musicaux ou ses documents des charges pour le faire rejuger et, cette fois, l’enfermer ?

Enfin, le 19 janvier, George passe en procès au tribunal de Bobigny. Un appel à rassemblement sur place avait circulé.

Il a été accusé d’avoir détenu et déposé un engin potentiellement incendiaire en gare du Bourget le 7 décembre 2015, et d’avoir détenu des éléments pouvant composer un engin incendiaire, le 17 janvier à son domicile.

Les experts ayant établi la non-dangerosité du matériel en question, le tribunal - malgré la demande de la procureure d’une condamnation à 18 mois fermes - l’a relaxé pour l’un des motifs et condamné pour l’autre à un stage de citoyenneté à ses frais. Le parquet va sûrement faire appel, mais en attendant, et pour une fois, la justice a plutôt tranché en sa faveur face à l’absurdité des accusations.

Solidarité face à la répression et aux atteintes à la liberté syndicale, à la liberté de parole et de pensée
• CAGNOTTE : Pour soutenir Georges et ses frais de justice, écrire à frontsocialparis[at]riseup.net
• En pièce-jointe des éléments autour du 1er procès de Georges, condamnation à 5 mois avec sursis et 1400€ à payer.

https://paris-luttes.info/vendredi-19-j ... 13h00-9392

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

MessagePosté: 26 Jan 2018, 10:42
de Pïérô
Loïc est relaxé

Medef contre Nuit debout : le tribunal tourne en ridicule le patronat

Militant anti-loi travail, cofondateur de Nuit debout, le salarié de la compagnie Jolie Môme était accusé de violence à l'encontre du responsable de la sécurité de l'organisation patronale. A l'audience, le dossier s'est entièrement dégonflé.

Victoire pour le militant et cofondateur de Nuit debout, Loïc Canitrot, ce jeudi, devant la 28e chambre correctionnelle de Paris. Poursuivi par le Medef pour violences en réunion à l’encontre de son responsable de la sécurité, ce membre de la compagnie Jolie Môme a été relaxé, à l’issue d’un procès où l’organisation patronale, comme le parquet, ont été tournés en ridicule.

... http://www.liberation.fr/france/2018/01 ... at_1625166

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

MessagePosté: 29 Jan 2018, 04:33
de Pïérô
25/01/2018 – Victoire de Loïc contre le Medef – Communiqué

Loïc relaxé !

Le tribunal confirme que les accusations du MEDEF étaient fausses.

Philippe Salmon, responsable de la sécurité pour le MEDEF l’a affirmé, puis confirmé à plusieurs reprises : « Loïc Canitrot m’a mis un coup de poing, je suis formel. »

Grâce à la combativité et à la persévérance de Loïc et de ses soutiens, grâce à une seconde enquête impartiale ordonnée par le juge, le tribunal correctionnel a établi que le cadre du MEDEF avait inventé cette agression.

Abandonnant finalement ses accusations contre Loïc, le responsable de la sécurité du MEDEF ne s’est même pas présenté au procès.

Les fausses incriminations de Philippe Salmon auront sciemment causé 48h de garde à vue à un innocent ainsi qu’un an et demi de procédure judiciaire, sans oublier les 24h de garde à vue et les 6 mois de poursuites de 7 autres manifestants, des angoisses, des centaines d’heures et des milliers d’euros perdus pour tous les accusés, leurs familles, leurs soutiens. Ce furent aussi des investigations longues et coûteuses pour la police et la justice pour établir la vérité. Toutes ces violences et dégradations n’ont jamais existé.

Désigner de faux coupables de coups imaginaires dans l’objectif de discréditer l’objet politique et social de la contestation. Voilà ce qui a été reconstitué à l’audience :

Lorsque les intermittents, emmenés par la Cgt Spectacle et la Cip-Idf, s’invitent dans les locaux du MEDEF le 7 juin 2016, ils mènent un combat politique pour faire appliquer l’accord sur l’intermittence signé à l’unanimité par les syndicats et employeurs du spectacle, et s’opposer à la « loi travail ».

Alors que l’atmosphère est calme et sereine, Philippe Salmon se met soudain à vociférer, à insulter les manifestants. Il n’obtient pas la violence espérée pour décrédibiliser cette occupation pacifique… Un peu plus tard, il frappe lui même violemment Loïc.

Il peut ainsi demander l’intervention immédiate de la police. Pour justifier le coup bas qu’il vient de porter, il ment aux policiers et accuse le militant blessé de l’avoir agressé.

Afin que l’affaire puisse relever du tribunal correctionnel, alors qu’il n’obtient évidemment aucun arrêt de travail, qu’il ne peut présenter aucune preuve d’une blessure sérieuse, il lui faut échafauder des circonstances aggravantes. Il va alors dire qu’il a reçu deux coups de poings, de deux assaillants différents. Sa plainte peut maintenant être instruite au motif de « violences en réunion ».

Et pour en attester, il a un témoin : Monsieur Hubert. Il s’agit de l’ancien chef de sécurité du MEDEF, aujourd’hui gérant de la société de sécurité sous-traitant des prestations au MEDEF. Il désigne Loïc comme étant l’auteur.

Les deux compères ne seront confondus que par la deuxième enquête de police, grâce aux vidéos et témoignages fournis par les intermittents du spectacle.

Ils se rétractent alors discrètement un an après les faits. Philippe Salmon maintient une « plainte contre X », mais ne prend pas le risque de se déplacer à l’audience pour répondre de ses mensonges.

Il est donc aujourd’hui établi que le cadre du MEDEF n’a pas hésité à frapper, à mentir aux enquêteurs, à accuser des innocents…

L’organisation patronale se considère toute puissante, se croit intouchable. Dénuée de scrupules, elle s’affranchit du devoir d’honnêteté. Ce jugement en fait la preuve !

Et nous nous attacherons maintenant à faire aboutir la plainte de Loïc pour « Dénonciation calomnieuse » !

Stoppons la criminalisation des résistants, dénonçons toutes les manœuvres de ce lobby économico-politique !

Car pour les autres procédures contre des militants syndicaux, il en est de même…

Les poursuites pour de soi-disant séquestrations qui condamnent les syndicalistes de GoodYear ou PSA sont tout aussi politiques et iniques.

Les procédures disciplinaires contre les cheminots, les postiers, les salariés d’Air France… sont tout aussi politiques et iniques.

Il en va encore de même pour les accusations de violences, outrages et rébellions qui sont tombées sur des centaines de manifestants.

Il est temps d’en finir avec la toute puissance et l’impunité de ce patronat, responsable de violences physiques et morales mais aussi de violences sociales contre les intermittents, les chômeurs, les travailleurs.

Il est temps que cessent les poursuites qui ont touché plus de 4300 militants syndicaux, politiques et associatifs depuis le début de la mobilisation contre la loi travail.





http://cie-joliemome.org/?p=5679

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

MessagePosté: 30 Jan 2018, 10:11
de bipbip
Montpellier

Georges et Jules, convoqués par la police : nouvel épisode de harcèlement policier !

L’assemblée contre les violences d’état et pour les libertés appelle à un rassemblement le mardi 30 janvier 2018 à 8h30 devant l’hôtel de police de Montpellier (206 rue du Comté de Melgueil) en soutien à nos camarades Gaby, Jules et Georges, convoqués sans autre précision pour répondre de « menaces de mort sur personnes dépositaires de l’autorité publique ».

L’assemblée contre les violences d’état et pour les libertés appelle à un rassemblement le mardi 30 janvier 2018 à 8h30 devant l’hôtel de police de Montpellier (206 rue du Comté de Melgueil) en soutien à nos camarades Gaby, Jules et Georges, convoqués sans autre précision pour répondre de « menaces de mort sur personnes dépositaires de l’autorité publique ».

Nous dénonçons le harcèlement policier dont font l’objet les militant-e-s du mouvement social de la part de l’état et de sa police, au service d’un état d’urgence devenu permanent.

Nous sommes tous et toutes concerné-e-s. Nous appelons les personnes et les organisations à signer cet appel et à se rassembler pour leur apporter notre soutien et témoigner de notre solidarité.

Signé : l’assemblée contre les violences d’état et pour les libertés, Local l’Astragale, NPA Montpellier...

P.-S.
• L’Astragale, local autogéré de solidarité, d’éducation populaire et de lutte. 21 Rue Pierre Sémard à Sète.
mail : local2lutte@netcourrier.com
page : #L’Astragale
• L’assemblée contre les violences d’état et pour les libertés se retrouve tous les mardi à 19h au Barricade, 14 rue Aristide Ollivier à Montpellier, quartier gare.
Elle est ouverte à tous et à toutes.
mail : montpellier.anti.etatdurgence@gmail.com
page : #AG de Montpellier contre les violences d’état et pour les libertés


https://lepressoir-info.org/spip.php?article1131

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

MessagePosté: 31 Jan 2018, 01:21
de bipbip
Appel à soutien financier contre la répression du mouvement social dit contre la "loi travail" à Marseille

Le 28 avril 2016, après presque 2 mois d’effervescence sociale déclenchée par la "loi travail" et le monde et qui la met en place, une manifestation de dizaines de milliers de personnes s’est déroulée à
Marseille. Suite à la manif intersyndicale, des milliers de personnes ont continué d’arpenter les rues vers une action de blocage économique contribuant à augmenter un rapport de force.

Des centaines de personnes ont ainsi investi des voies ferrées à proximité de la gare Saint Charles. Avec ses cinq-six heures de perturbations qui venaient se rajouter à la grève de cheminots, ce fut une des actions les plus fortes menées sur Marseille pendant cette agitation sociale.

Cette manifestation a été attaquée dès le début par la forte présence policière et ce, pendant des heures et sur plusieurs kilomètres, faisant ainsi des dizaines de blessé-e-s dont 3 graves, ainsi que 57
arrestations. Au moins 3 personnes en détention préventive aux Baumettes, 2 comparutions immédiates, 7 procès, 16 comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) et un grand nombre de rappel à la loi ont fait suite à cette répression.

Deux gros procès pour entrave à la circulation des trains ont débouchés sur la demande de paiement de frais en civil dont le total est de 8600€ (3800+4800) que quatorze personnes doivent payer à la SNCF en réparation du « préjudice moral porté à l’image de marque de la SNCF » et au titre des « frais irrépétibles » (frais de justice engagés par la SNCF).

Un appel local et national à soutien financier est lancé pour aider à payer certains frais de justice car se solidariser face à elle est important et fait partie intégrante des combats menés.

La police et la justice frappent de manière arbitraire. Il s’agit de ne pas rester isolé-e, de se faire écraser le moins possible et de s’entraider en cas de condamnation. Ce soutien, c’est en somme une des suites de ce mouvement social.

Il est possible d’organiser des temps de soutien et des collectes localement. Mais aussi de participer au "pot commun" lancé sur internet et de diffuser son existence https://www.lepotcommun.fr/pot/krz7yr5w.

Vous pouvez nous contacter par mail à l’adresse suivante : soutienfinancier@gmx,fr

Des personnes ayant participé au mouvement social

https://mars-infos.org/appel-a-soutien- ... ontre-2824

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

MessagePosté: 31 Jan 2018, 09:47
de bipbip
LAURENT PINATEL CONVOQUÉ PAR LA POLICE SUITE A UNE ACTION DE LA CONF' CONTRE LES ACCORDS DE LIBRE-ÉCHANGE

Le 29/01/2014, à l'occasion d'une action syndicale, des militants avaient pacifiquement déployé une banderole contre les accords de libre-échange et brièvement occupé le siège de Cargill à Saint-Germain-en-Laye. L'État ne semble pas avoir oublié, Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne est convoqué au poste pour répondre de cette action.

Cette convocation est-elle une menace aux militants pour les empêcher de dénoncer ces accords de libre-échange ? Après être passée en force sur le CETA, l'Union européenne est déterminée à négocier rapidement le Mercosur* avec les pays d'Amérique latine. Cet accord aura des conséquences catastrophiques pour l'agriculture et l'emploi.

Pour soutenir Laurent et la Confédération paysanne, pour montrer que notre détermination reste intacte contre les accords de libre-échange, pour résister contre la répression syndicale, nous vous invitons :

Jeudi 1er Février à 9h00
A un rassemblement de soutien pour Laurent,
devant le commissariat de Bagnolet
4 Rue Malmaison, 93170 Bagnolet

http://www.confederationpaysanne.fr/act ... 641&type=A

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

MessagePosté: 01 Fév 2018, 23:24
de bipbip
Procès pour un verre d’eau

Apres des mois de mobilisations contre la Loi Travail et en pleine campagne des législatives, un camarade interpelle El khomri sur un marché du 18e et la rafraîchit en lui lançant le contenu d’un verre. Une goutte d’eau qui sera qualifié de violences volontaires avec arme par destination !

Repas de soutien le 4 février à la cantine des Pyrénées.

Après des mois de mobilisation contre la loi travail et quelques semaines avant la nouvelle loi travail XXL de Macron, le dimanche 28 mai 2017, un camarade croise l’ancienne ministre du Travail El Khomri en campagne pour les législatives sur un marché populaire du 18e.
Alors qu’elle avait déjà étouffé les travailleur.e.s, elle parade dans nos quartiers, et n’hésite pas à quémander des voix aux personnes les plus précaires et les plus touchées par sa politique. En ce jour caniculaire, notre camarade fait alors ce que beaucoup d’entre nous auraient rêvé de faire et la rafraîchit en lui lançant le contenu d’un verre d’eau.
Une goutte d’eau qui sera qualifiée de violences volontaires avec arme par destination ! Et lui vaudra : une interpellation suivie d’une garde à vue, une nuit au dépôt, une proposition de peine en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité de 4 mois avec sursis dont 1 pour refus d’ADN et 105 heures de Tig. Proposition bien sûr refusée par le camarade, qui passera en procès le 6 février 2018.
Alors que les ordonnances Macron entrent en vigueur et que les annonces de licenciements massifs facilités s’enchaînent (Pimkie, PSA, Carrefour…), la politique répressive est toujours plus forte pour tenter de faire taire la moindre révolte. Dans ce contexte, il est important de poursuivre nos luttes avec détermination et d’être solidaires avec les camarades qui font l’objet de cette répression.

Repas de soutien le 4 février à partir de 12 h à La Cantine des Pyrénées, 77 rue de la Mare, dans le 20e arrondissement de Paris.

RDV le 6 février 2018 à 9 h au TGI de Paris. (24e chambre, pôle 1). Soyons nombreux et nombreuses au tribunal et dans la salle !

https://paris-luttes.info/proces-pour-u ... d-eau-9449

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

MessagePosté: 03 Fév 2018, 14:29
de bipbip
Violences d’État : perquisitions et gardes à vue contre des militants de Montpellier

Mardi dernier, trois militants du mouvement social de Montpellier, Gaby, Georges et Jules, étaient convoqués au commissariat de Montpellier pour répondre de menace de mort sur personne dépositiaire de l’autorité publique. Ils ont tous les trois été placés en garde à vue, perquisitionnés, et relâchés dans la journée, sans convocation ultérieure. L’assemblée de Montpellier contre les violences d’Etat et pour les libertés a publié ce midi un communiqué relatant les faits :

... http://www.lepoing.net/violences-detat- ... ntpellier/

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

MessagePosté: 07 Fév 2018, 08:23
de Pïérô
Tours
[Loi Travail] Rassemblement de soutien pour Mathieu B. le 9 février !

Suite à sa participation au mouvement contre la loi travail de 2016, Mathieu B. est convoqué au tribunal correctionnel de Tours le 9 février pour y être jugé, après une plainte de Keolis. Appel à un rassemblement pour sa relaxe : aujourd’hui encore, la répression continue !

Tours, mardi 17 mai 2016. Environ 2 000 personnes manifestent contre la réforme du Code du Travail. Tout se passe sans incidents : la foule pousse les slogans habituels, les camions sonos jouent la Compagnie Jolie Môme, les étudiants chantent... un défilé tout ce qu’il y a de plus ordinaire en Touraine. Vers 17h30, à la demande des forces de police, Mathieu B., l’un des conducteurs des camions sonos, « stationné sur la partie de l’esplanade située derrière le trottoir » [1], quitte la place Anatole France.

Quelques jours auparavant, comme l’atteste le témoignage de plusieurs responsables syndicaux [2], le parcours de la manifestation était déclarée auprès des autorités compétentes. A cette occasion, le préfet, Louis Le Franc, autorisait le classique Place de la liberté-Place Anatole France, où la dispersion devait avoir lieu vers 18 h, après les traditionnelles prises de parole.

Entre intimidation et répression : une atteinte à la liberté de manifester

C’est donc avec une certaine stupeur que nous avons appris que Keolis, la société qui gère les transports en commun de la ville de Tours, avait porté plainte contre Mathieu B. pour avoir, ce jour-là :

« pénétré circulé et stationné sans autorisation régulière dans les parties de la voie ferrée ou de ses dépendances qui ne sont pas affectées à la circulation publique, d’y faire circuler ou stationner un véhicule étranger au service. »

S’il est admis que la ligne du tramway et le trajet parcouru par le cortège coïncidaient ce 17 mai, il faut aussi admettre que cette manifestation avait été autorisée par le préfet [3]. De fait, en validant son parcours, Monsieur Le Franc ne pouvait ignorer les répercussions que cela occasionneraient sur le traffic, y compris la possible interruption passagère du tram. C’est donc en parfaite connaissance de cause qu’il a permis à l’ensemble des manifestants de participer au cortège, et c’est donc sous sa responsabilité qu’a été emprunté le parcours négocié.

Par ailleurs, aucune loi n’oblige, pour manifester, d’aller individuellement se déclarer à la préfecture pour obtenir un laissez-passer [4]. Si cela devait arriver, cela porterait gravement atteinte aux libertés les plus élémentaires d’une démocratie. On ne peut donc reprocher à Mathieu B. d’avoir troublé l’ordre public puisqu’il manifestait dans le cadre prévu par la loi. A moins, bien sûr, que Keolis ne reconnaisse pas au préfet le pouvoir de sa propre juridiction [5]... En ce sens, il est pour le moins curieux, voire contradictoire, que le procureur ait donné suite à la plainte !

Enfin, il faut bien comprendre que si l’ensemble des véhicules utilisés lors de la manifestation gênait la circulation, pourquoi seul Mathieu B. est-il poursuivi ? A l’inverse, si l’ensemble de ces véhicules ne gênait pas la circulation, pourquoi poursuivre Mathieu B. ? En posant ces deux questions, ne peut-on être conduit à penser qu’il y ait une volonté de s’en prendre personnellement à Mathieu B., militant bien connu à Tours et membre très investi dans le mouvement des Free party ? A travers ce procès, l’État ne voudrait-il pas réprimer les mouvements sociaux et plus particulièrement un mouvement alternatif qui a su garder intacte sa radicalité ?

Mascarade judiciaire : relaxe pour Mathieu B. et toutes les victimes de la répression !

Ce n’est pas Mathieu B. qui devrait comparaître devant le Tribunal correctionnel de Tours, mais bien le Préfet d’Indre-et-Loire qui, en autorisant la manifestation du 17 mai 2016, est seul à l’origine du trouble dont se plaint Kéolis. Et si le Tribunal devait condamner Mathieu B., qu’il mesure l’impact de ce précédent en répondant d’abord à cette question : pourquoi demander une autorisation préalable de manifester s’il n’existe aucune garantie pour celles et ceux qui en respectent les termes ?

Les prisons sont bien réelles, les amendes aussi. En poursuivant des personnes comme Mathieu B., l’État dévoile toute son hypocrisie. D’un côté, il prône la liberté d’expression et donc de manifester ; de l’autre, il embastille et/ou rackette des militants pour tenter d’étouffer les mouvements sociaux et alternatifs. Moins l’État en parle, plus on entend le bruit sourd de la répression. Mais peine perdue, ils naissent, renaissent ou survivent, malgré tout !

Relaxe pour Mathieu B. ! Relaxe pour toutes les victimes de la répression de l’Etat !

Le Collectif anti-répression 37 appelle à un rassemblement devant le palais de justice, Place Jean Jaurès, Vendredi 9 février 2018, à 8h30 :

Pour exiger la relaxe de Mathieu Berrier

Pour défendre la liberté de manifester et les libertés individuelles


Pour lutter contre la répression des mouvements sociaux et alternatifs


P.-S.
Pour joindre le collectif : antirep37@riseup.net ou le 0631561756

Notes

[1] « Laissant libre la circulation », d’après le témoignage du Secrétaire Général de l’UD FO 37.

[2] Et, tout particulièrement, celui du Secrétaire Général de l’Union Départemental Force Ouvrière 37 (UD FO 37).

[3] En conformité, à ce moment-là, avec les directives nationales du Gouvernement.

[4] Jusqu’à ce jour, seuls les noms des déclarants doivent être mentionnés auprès des services préfectoraux.

[5] Ce qui inclue, du reste, son pouvoir de représentation du Ministre de la Justice dans le département, (Article 72 de la Constitution).


https://larotative.info/loi-travail-ras ... nt-de-2582

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

MessagePosté: 11 Fév 2018, 00:28
de bipbip
Communiqué concernant de nouvelles intimidations politiques dans Rennes, au moyen de procès

La répression des manifestations contre la Loi Travail, au cours du printemps 2016, fut violente. Des préfectures accordèrent aux forces de l’ordre l’usage d’armes de type LBD40 (ou flashball) ; les colonnes de la SIR i notamment firent usage de ces armes dans les villes pour disperser les manifestations politiques.

Le 28 avril 2016, à Rennes, au cours de l’une d’elles, un agent de la SIR, XXXX XXXXXXX, tire au moyen d’une telle arme sur un étudiant, Jean-François, tandis que celui-ci franchit la Vilaine pour se réfugier rive gauche. La balle perfore un œil de l’étudiant, qui se crève. J.-L. Mauny est le chef opérationnel de la SIR ce jour-là.

Il est avéré désormais que le préfet de l’époque, Patrick Strzoda, a menti en déclarant que les flashballs n’avaient pas été utilisés ii. Le chef de la SIR a reconnu qu’il avait positionné des hommes équipés de cette arme le jour de la manifestation iii.

Lors d’une manifestation contre la nouvelle Loi Travail du gouvernement Philippe, le 16 novembre 2017, à Rennes, le cortège arrivait place de Bretagne où la SIR était en train de se déployer. Serge Bourgin, syndicaliste, prenait la parole au mégaphone pour prévenir les manifestants d’une possible charge : car le 28 avril 2016, c’était suite à un assez semblable mouvement que l’assaut accompagné des tirs de flashballs avait eu lieu. Il ajoute – reconnaissant J.-L. Mauny à la tête de la brigade – que se trouve ici le responsable de ce qui est arrivé à Jean-François, qui avait perdu son œil le 28 avril, en passant le pont.

Serge Bourgin est aujourd’hui convoqué devant le Tribunal correctionnel ; on l’accuse de « diffamation » sur la personne de Monsieur J.-L. Mauny. Il comparaîtra le 13 février 2018. Monsieur J.-L. Mauny considère qu’il y a diffamation car ce n’est pas lui qui a tiré. En effet, ce n’est pas lui : puisque c’est XXXX XXXXXXX.

Nous, Pontcerq, fabricants de livres, affirmons tout notre soutien à Serge Bourgin – camarade infatigable de luttes décisives et fraternelles depuis des années, dans Rennes. Ce procès est une nouvelle manœuvre d’intimidation ; il s’ajoute à d’autres – intimidations à coups de poing dans la rue par exemple iv.

Le pouvoir préfectoral, avec cette manœuvre judiciaire (on a bien dû inciter un peu Monsieur J.-L. Mauny à se sentir « diffamé » ; ça n’allait pas de soi), sait très bien qui il vise en visant Serge Bourgin : la grève réelle ; la possibilité de la résistance ; l’opposition à l’ordre libéral et sécuritaire qui est le projet du pouvoir en place – projet qui est la négation de toute politique. En organisant ce procès en diffamation, à la suite de bien d’autres procès visant des manifestants et des militants politiques, le pouvoir veut se débarrasser de ce qui le gêne : la manifestation ; la parole ; la grève ; la politique v.

On notera une inflexion cependant (bien qu’elle ne soit pas absolument neuve sans doute) : après les arrestations dans le milieu dit « autonome », intimidations et procès s’étendent désormais aux syndicats. Sans que cela évidemment suffise il importe a minima, face à tout ce qui est en train de basculer (et c’est le sens minimal de ce communiqué, depuis Rennes) que nous essayions de noter et dater les seuils ainsi franchis, progressivement.

Le procès se tiendra le 13 février 2018 à 14 heures : Tribunal Correctionnel, 7 rue Pierre Abélard, Rennes. Rassemblement prévu.

Pontcerq,

Rennes, 7 février 2018

SIR : « Section d’intervention rapide ».

« Le jour des faits, ce tir policier avait été contesté purement et simplement par le préfet Patrick Strzoda, qui coordonnait les opérations de maintien de l’ordre, quelques jours avant sa mutation à la tête du cabinet du ministre de l’intérieur. Le préfet déclarait au Télégramme qu’« aucun flash-ball » n’avait été utilisé, suggérant aux médias qu’ ‘un choc dû à une grenade lacrymogène’ ou ‘un projectile émanant des manifestants’ avaient pu provoquer la blessure de l’étudiant. Par la suite, les services du préfet avaient finalement admis l’usage des LBD par les forces de l’ordre. Mediapart s’est procuré les photos communiquées à l’IGPN qui prouvent l’usage de cette arme, quai Chateaubriand. On y voit deux policiers mettre en joue les manifestants qui s’avancent sur la passerelle. Là où Jean-François sera touché quelques secondes plus tard. » (Karl Laske, « Manifestant éborgné à Rennes, l’enquête incrimine la police », 21 juin 2016). Patrick Strzoda, après son passage au Ministère de l’Intérieur, a été appelé à l’Élysée : il est actuellement Directeur de cabinet du Président de la République.

Cf. Thierry Peigné, « Manifestant blessé à l’œil à Rennes : deux policiers entendus à l’IGPN », article publié le 24/01/2017 à 11:20. (https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 81803.html)

« Sur des images de France 3 et de TV Rennes, on voit le syndicaliste coincé entre deux voitures par des policiers [BAC], recevoir deux coups de poing puis des menaces d’un policier […]. L’un des journalistes témoins de la scène, Thibault Boulais, journaliste à TV Rennes, a déclaré avoir “vu Serge Bourgin se faire maltraiter entre deux voitures. Ils lui disaient :‘On veut plus te voir.’ ” »
(Karl Laske, https://comitezadrennes.noblogs.org...)

https://www.tvr.bzh/programmes/du-b... à 25 minutes

Sur la vidéo de l’article de Thierry Peigné (référence donnée note iii), J.-L. Mauny est interrogé. Il est intéressant d’écouter sa réponse jusqu’à la fin : quand le journaliste le questionne une seconde fois sur la possibilité que le flashball ait été la cause de la blessure à l’œil de Jean-François, il est très peu catégorique ; il finit par répondre : « Je ne suis pas spécialiste… Maintenant, on est vraiment très étonnés de ces blessures... » (ibid.) [Face à tant de bassesse, des pensées amicales, fraternelles, à Jean-François.]


http://www.rennes-info.org/Communique-c ... -nouvelles

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

MessagePosté: 13 Fév 2018, 12:16
de bipbip
Le secrétaire départemental adjoint de SUD poursuivi en diffamation par le chef opérationnel de la SIR

Le secrétaire départemental adjoint du syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine, S. Bourgin est convoqué devant le tribunal correctionnel le 13 février 2018 à 14h suite à une plainte en diffamation déposée par le chef opérationnel de la section d’intervention rapide (SIR) de la police départementale.

Le 16 novembre 2017 se déroulait une manifestation contre les ordonnances Macron relatives à la modification de la législation du travail. L’union syndicale SUD-Solidaires y appelait et y participait. Le parcours avait été déposé par l’union départementale CGT.

Alors que le cortège suivait le parcours déposé et était arrêté à l’entrée du boulevard de la Liberté venant de la place de Bretagne, la section d’intervention (SIR) armée de boucliers, casques et matraques, a quitté sa position place de Bretagne et a progressé sur le trottoir le long du restaurant « La Marine » et du restaurant « 4 B ».

Alors que la SIR s’apprêtait à charger devant une partie du cortège de SUD, le secrétaire départemental adjoint de SUD-PTT a pris un mégaphone et a fait une intervention spontanée indiquant que la manifestation respectait le parcours déposé en préfecture et indiquant que l’on ne comprenait pas la présence d’une vingtaine de policiers de la SIR prêts à charger.

Dans la même intervention au mégaphone, le responsable de syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine indiquait que la section d’intervention rapide et son chef opérationnel étaient ceux qui avaient chargé la manifestation le 28 avril 2016 et étaient ceux qui avaient tiré au LBD 40 (Flash-Ball) contre les manifestants étudiants provoquant une blessure très grave à un étudiant rennais, celui-ci perdant l’usage d’un œil.

Pour terminer cette intervention le responsable de SUD mettait en garde contre les agissements de la SIR et les provocations comme le démontrent deux rapports relatifs aux manifestations à Rennes contre la loi travail :
•l’un d’Amnesty international publié et repris par l’ensemble de la presse le 31 mai 2017 dénonçant « les violations des droits humains lors du maintien de l’ordre de rassemblements public ».
•L’autre présenté à l’assemblée nationale et émanant de journalistes et de juristes et intitulé « rapport d’information sur les maintiens de l’ordre » Ce sont donc ces propos qui sont considérés comme diffamatoires alors qu’ils sont l’exacte vérité démontrée par des dizaines de photos et de vidéos.

Nous rappelons que le jour de l’enquête de l’IGPN, le 24 janvier 2017, le chef opérationnel de la section d’intervention rapide se répandait dans les médias (interview à France 3 Bretagne et à Bastamag entre autres) pour couvrir ses hommes et justifier les conséquences de l’emploi de ses armes.

Nous rappelons aussi, que lors de la manifestation du 9 avril 2016, la section d’intervention rapide avec à sa tête son chef opérationnel chargeait, devant les Galeries Lafayette à Rennes les « élus rennais » du parti de gauche qui participaient à une manifestation contre la loi travail.

Le syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine n’acceptera jamais que le simple fait de participer à une manifestation se termine par une infirmité permanente. Le syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine n’acceptera jamais que de telles blessures soient la conséquence d’une prétendue malchance ou du hasard.

Le syndicat SUD appelle d’ores et déjà à se rassembler le mardi 13 février à 13h30 à la cité judiciaire.


http://www.rennes-info.org/Le-secretaire-departemental


13 février 2018 : 14h00. Un procès très politique

Le secrétaire départemental adjoint du syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine, S. Bourgin est convoqué devant le tribunal correctionnel le 13 février 2018 à 14h.

Le chef opérationnel de la section d’intervention de la police départementale a porté plainte en diffamation pour une intervention faite au mégaphone lors de la manifestation contre la loi travail le 16 novembre dernier.

Le 16 novembre 2017, SUD-Solidaires, la CGT et FO organisaient une manifestation à Rennes contre les ordonnances Macron. Alors que le cortège suivait le parcours déposé et était arrêté à l’entrée du boulevard de la Liberté venant de la place de Bretagne, la section d’intervention (SIR) armée de boucliers, casques et matraques, a remonté la manifestation pour charger la tête du cortège.

Le secrétaire départemental adjoint de SUD-PTT a alors pris un mégaphone et a fait une intervention spontanée déclarant que « la SIR et son chef opérationnel avaient tiré au LDB 40 sur la manifestation étudiante le 28 avril 2016 éborgnant un étudiant ». Dans la même intervention, au mégaphone, le responsable du syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine indiquait que la section d’intervention était coutumière de provocations lors des manifestations contre la loi travail.

La diffamation ne tient pas… car les propos tenus sont confirmés par ce que nous, syndicalistes et militants, avons constaté lors des manifestations de 2016 contre la loi travail et notamment lors des charges policières des 23 mars, 9 avril, 28 avril, 31 mai et 2 juin…

Le rapport d’Amnesty international publié et repris par l’ensemble de la presse le 31 mai 2017 dénonçait « les violations des droits humains lors du maintien de l’ordre de rassemblements public » notamment à Rennes, preuves et témoignages à l’appui.

La stratégie politique du gouvernement a été d’utiliser des moyens démesurés de police, avec l’apport d’un ou deux hélicoptères pour dissuader les salariés les familles et les plus jeunes de participer aux manifestations contre la loi travail. Cette stratégie a échoué puisque le mouvement social et le mouvement syndical se sont poursuivis et poursuivent leur lutte de façon assez unitaire.

C’est à notre avis ce que ne supporte pas le pouvoir « macroneux » qui fait tout pour diviser ces mouvements sociaux.

Il est évident que la procédure en diffamation à l’encontre d’un responsable syndical n’est qu’un prétexte pour attaquer les responsables syndicaux qui ont été actifs dans l’organisation de l’opposition résolue à la loi El Khomry et aux ordonnances « Macron ». A cet égard, Rennes semble être un laboratoire de la répression et de la criminalisation des mouvements sociaux.

S’attaquer au syndicalisme n’est pas banal mais cela résume assez bien la politique suivie par le gouvernement « macron » qui au service de la financiarisation, tient à faire taire ceux qui critiquent ses mesures. Au moment où de nombreux conflits sociaux éclatent (Carrefour, les facteurs, les salariés des Ehpad, etc… ), il faut tenter de mettre au pas les syndicalistes qui dénoncent les inégalités sociales, les cadeaux faits au patronat et les restrictions et contraintes subies par les salariés.

Le procès du 13 février 2018 contre un responsable syndical est donc bel et bien un procès politique à l’encontre de syndicalistes « qui ne sont pas en marche » !

Premiers signataires :
Union syndicale Solidaires 35, UL-CNT, AGinterpro, NPA35, CIP Bretagne, Fédération SUD-PTT, Défense collective, fédération Sud-Rail, CCMS, Maison de la grève, Parti de Gauche, Fédération SUD-pôle emploi, SUD-télecom35


Pour signer ce texte, envoyez un mail à : tribune.soutien@gmail.com ou Solidaires35@free.fr ou Sudptt35@wanadoo.fr

http://www.rennes-info.org/13-fevrier-2 ... -Un-proces

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

MessagePosté: 15 Fév 2018, 14:44
de bipbip
Rennes. Prison avec sursis et 750 € d’amende requis contre un responsable syndical

Le secrétaire départemental adjoint de Sud a comparu, hier, devant le tribunal correctionnel de Rennes pour diffamation et outrage contre un responsable de la police. Les paroles incriminées avaient été prononcées, en novembre 2017, lors d’une manifestation contre les ordonnances Macron, réformant le code de travail.

La salle d’audience du tribunal correctionnel était pleine de sympathisants voire d’adhérents, hier après-midi. Ce n’est pas tous les jours qu’un secrétaire départemental adjoint d’un syndicat, Sud, comparaît devant une juridiction pénale pour diffamation et outrage envers un policier.

... https://www.ouest-france.fr/bretagne/re ... al-5564907

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

MessagePosté: 17 Fév 2018, 20:45
de bipbip
Rassemblement contre la répression des actions militantes

le 20 février à 14h palais de justice de Nantes pour dénoncer "Le procès du parpaing !"

TOUS MOBILISES car TOUS CONCERNES contre les atteintes à la liberté de manifester et la criminalisation des actions militantes

Une pétition est en ligne , qui explique le contexte : en voici le lien et le contenu

Signez la pétition : https://www.change.org/p/ministre-de-l- ... utopublish

Le 19 juin 2017, lendemain du second tour des élections législatives, de nombreux rassemblements se déroulent en France à l’appel de diverses organisations pour lutter contre le projet politique de Macron et sa mise en œuvre annoncée par ordonnances. L’UD CGT 44 n’a pas appelé à ce rassemblement : peu importe. Ce qui s’est passé ce jour, aurait pu concerner une action symbolique que la CGT a maintes fois menée.

A Nantes, ce 19 juin, environ 300 personnes sont rassemblées place du Bouffay. Les manifestants sont déterminés, dans une ambiance détendue, parfois venus en famille avec les enfants.

Une action symbolique se met en place : il s’agit de murer l’entrée de la banque HSBC. Cette banque qui est l’objet de nombreuses polémiques et suspicions est le symbole du pire du système capitaliste.

Ainsi les manifestants en bermuda et tongs posent quelques parpaings (moins de 10) devant l’entrée de cette banque.

Ce n’est pas au goût des autorités puisque l’intervention des gardes mobiles puis de la BAC à coup de matraques et lacrymo, empêche le mur de dépasser une rangée de hauteur… Aucune dégradation n’a été constatée visuellement, ni le jour même, ni le lendemain.

Les organisateurs dénonceront l’action disproportionnée des forces de l’ordre. La presse s’interroge également sur l’action de la police et de la BAC en particulier.
> Aujourd’hui un manifestant est en attente de jugement pour avoir « volontairement dégradé l’entrée principale d’une banque en tentant d’en murer l’accès avec des parpaings au préjudice de banque HSBC, les dites dégradations ayant été commises en réunion ». Il sera jugé devant le tribunal correctionnel de Nantes le 20 février 2018.

Les signataires de ce texte affirment que l’action de la police ce 19 juin et la convocation du manifestant devant la justice, participent à un mouvement plus large de criminalisation de l’action revendicative. Cette criminalisation des actes symboliques revendicatifs sont contraires à la liberté d’expression. Elle participe à museler toutes les formes d’expressions contestataires, toute forme de contre-pouvoir libre et indépendant, ce qui n’est pas recevable dans une société se voulant démocratique. Les signataires revendiquent avoir posé un parpaing le 19 juin 2017.

Merci de relayer cet appel et de mobiliser dans votre organisation

Fraternellement

L’UD CGT 44


https://nantes.indymedia.org/events/40109

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

MessagePosté: 21 Fév 2018, 18:44
de bipbip
« C’est sans doute un problème de perception »

Rennes : Quand un chef de la police accuse un syndicaliste de l’avoir diffamé. [Compte rendu d’audience]

Le 13 février dernier Serge Bourgin, secrétaire départemental adjoint de Sud PTT 35, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Rennes. Il est accusé de diffamation et d’outrage à l’encontre du policier Jean-Luc Mauny, chef de la SIR (Section d’Intervention Rapide) et de la CDI (Compagnie Départementale d’Intervention). Les faits remontent au 16 novembre 2017 à Rennes, lors d’une manifestation contre les ordonnances Macron organisée par la CGT, FO et SUD. Au cours du défilé, alors que la section d’intervention remonte le cortège au pas de charge, Serge Bourgin s’empare d’un mégaphone et averti les manifestants « Voilà Jean-Luc Mauny, chef de la SIR, c’est celui qui a éborgné Jean-François Martin le 28 avril 2016, il a à son actif de nombreux blessés dans le camp des manifestants et fait de la provocation sans arrêt... ». Le syndicaliste faisant alors référence à l’étudiant rennais qui avait perdu un oeil lors d’une manifestation contre la loi travail. Le policier estime alors que le syndicaliste l’a pris à partie et diffamé « à l’aide d’un mégaphone », il porte plainte le jour même.
Le syndicat SUD PPT 35 avait averti que ce procès s’annonçait très politique, nous nous sommes rendus à l’audience pour en avoir le cœur net.
L’accusé ainsi que les témoins cités à la barre ont mené une véritable charge contre la politique du maintien de l’ordre à Rennes et l’attitude de cette compagnie d’intervention depuis les manifestations contre la loi travail. Le tribunal, soucieux de son objectivité, semblera quelque peu désarçonné et pris en étau entre d’une part un discours syndical d’un nouveau genre et de l’autre un policier aussi susceptible qu’indisposé à reconnaître la moindre critique.

... http://www.rennes-info.org/C-est-sans-d ... robleme-de