la justice fait payer le mouvement social en silence (?)...


Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 01 Nov 2012, 19:59

« Ils ont peur de la liberté »
Communiqué répression #13O - Démocratie réelle maintenant ! Paris

Après avoir rassemblé témoignages, photos, vidéos... la commission juridique du mouvement Démocratie réelle maintenant ! Paris publie ce jour-ci un dossier sur la répression de la manifestation du 13 octobre 2012 à Paris pour l'annulation de la dette illégitime : http://paris.reelledemocratie.net/node/1651 (au format PDF ici).

Cette manifestation était appelée par le mouvement Démocratie réelle maintenant ! Paris (dit les "indignés"), la Coordination des sans-papiers de Paris, Attac France, Attac Wallonie Bruxelles, CADTM, Sud BPCE, dans le cadre de l'action mondiale des mouvements Occupy / 15M / Indignés / Démocratie réelle maintenant. Ce jour-là, le bruit des casseroles a résonné dans le monde entier et de nombreuses actions ont été organisées, de New York à Tokyo en passant par Istambul, Barcelone et Melbourne (photos, vidéos... : http://paris.reelledemocratie.net/node/1648).

Notre mouvement est international, pacifique, démocratique, indépendant de toute organisation, constitué de personnes ordinaires et non violentes. Nous dénonçons les injustices de tout type et nous voulons construire une voie pour sortir de la crise économique internationale sans violence. Nous valorisons le respect de chacun, la coopération, l'horizontalité, les relations justes et humaines, la créativité et l’intelligence collective en tant que piliers pour instaurer une véritable démocratie.

Face à cela, le pouvoir a peur, réprime et intimide. Le changement c'est maintenant ? Le 13 octobre, un seuil a été franchi en matière de contrôle policier, d’interdiction, de répression, d’intimidation et d’atteintes aux libertés fondamentales.

Pour la première fois depuis le début du mouvement, le préfet de police a pris un arrêté préfectoral d'interdiction pour obliger le mouvement à signer un nouveau parcours conforme aux exigences de la préfecture et symboliquement moins puissant. On notera que M. Paquette, chef d’état major à la préfecture de police a admis que l'interdiction de se rassembler place du Palais Bourbon (en face de l'Assemblée nationale) n'était « pas vraiment rationnelle », mais liée au caractère « sanctuarisé » du lieu.

Le jour de la manifestation, un dispositif policier exceptionnel et disproportionné a encerclé, intimidé, séquestré, ostracisé les manifestants. Aussi nombreux, sinon plus, que les manifestants, les forces de l’ordre en « armures », lourdement équipées (flash-ball en main et prêts à l'emploi, boucliers, matraques, bombes lacrymogènes, casques intégraux, masques à gaz...) ont interdit aux manifestants de quitter la manifestation et aux personnes à l’extérieur de la rejoindre, en faisant usage de la force le cas échéant. Il était interdit de donner des tracts aux passants, de prendre des photos de l’extérieur de la manifestation, d’aller aux toilettes… Des manifestants qui avaient réussi à s’échapper ont été ramenés de force dans le cortège. A l'assemblée populaire qui a suivi la manifestation, de nombreuses personnes souhaitant nous rejoindre se sont vues interdire l'accès au rassemblement par les agents de police, et celles et ceux désirant sortir ne pouvaient le faire qu’au compte-goutte en étant escortées par plusieurs gendarmes jusqu'au métro.

Cet encerclement et cette séquestration ont généré stress, tensions, peur, mise en danger de certains participants (notamment personnes âgées, fragiles ou malades), intimidations (en particulier des nouveaux arrivants), séparation du reste de la population, et a abouti au sabotage et à la défiguration de notre manifestation qui se voulait festive. Malgré tout cela, les manifestants sont restés profondément pacifiques, calmes et créatifs.

Nous vous invitons à consulter le dossier de la commission juridique qui décrit précisément les faits avec témoignages, photos, vidéos... à l'appui :http://paris.reelledemocratie.net/node/1651. Nous sommes en train d'étudier les moyens juridiques à mettre en œuvre face à ces atteintes aux libertés fondamentales que sont le droit de manifester, la liberté d'expression et la liberté de circulation. Une telle répression lors d'une manifestation pacifique, parfaitement légale, témoigne encore plus, s'il en était besoin, de l'état de délabrement dans lequel se trouve notre « démocratie » Ainsi scandaient les manifestants : « ils ont peur de la liberté ».

Nous vous informons par ailleurs que deux manifestants pacifiques ont été arrêtés de façon complètement abusive lors de la dispersion brutale de l'assemblée populaire qui se tenait dans le calme le 30 septembre, suite à la manifestation unitaire contre le traité d'austérité européen. Ces deux manifestants vont devoir comparaître au Tribunal de Grande Instance de Paris, une audience étant prévue le 19 Novembre.

Cette répression du mouvement fait écho à celle subie à Notre-Dame-des-Landes, ou encore dans les quartiers populaires, dans un contexte où la brutalisation des mouvements citoyens s'aggrave en Europe. Récemment les images des violences policières le 25 septembre en Espagne ont fait le tour du monde. Un glissement insidieux est en train de s'opérer dans les « démocraties » européennes. Jusqu'où cela ira-t-il ?

Notre mouvement pour une démocratie réelle maintenant continue dans un contexte de mobilisations européennes et internationales. La Conférence européenne de Madrid du 1er au 4 novembre nous permettra de mieux nous coordonner avec le réseau international Indignés / (block)Occupy / 15M / Démocratie réelle maintenant (http://99agora.net/). Une grève générale européenne est appelée le 14 novembre (http://europeanstrike.org/). Le 1er décembre aura lieu une manifestation unitaire contre le chômage et la précarité à laquelle nous appelons toutes et tous à participer avec les organisations de chômeurs et précaires.


Mouvement pour une Démocratie Réelle Maintenant ! Paris - Ils nous ont appelés les indignés
Web: http://paris.reelledemocratie.net
Twitter: @acampadaparis
Contact mail : prensa.acampada.paris@gmail.com
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 24 Nov 2012, 11:35

Appel à soutien pour 15 syndicalistes de La Poste des Hauts-de-Seine.

Non à la répression contre les postiers des Hauts de Seine

Relaxe pour les 15

Pendant plusieurs semaines, un mouvement social a touché La Poste dans les Hauts-de-Seine au cours du Printemps 2010.
En cause, la réorganisation de l'activité de distribution du courrier et le projet « facteur d'avenir » qui met en place des restrictions de personnels, des réductions de tournées, une nouvelle dégradation du service rendu aux usagers avec, entre autre la suppression du principe « un facteur, une tournée » et des conditions de travail aggravées.

Les 12, 13 et 14 décembre aura lieu le procès en appel des 15 syndicalistes du 92 (13 camarades de SUD et 2 de la CGT). On leur reproche d’avoir séquestré le service RH de la DOTC lors de ce conflit. Pour ces mêmes motifs deux représentants départementaux de SUD Poste 92 ont été sanctionnés par La Poste avec 12 mois d’exclusion de fonction pour Bertrand Lucas et 24 mois d’exclusion de fonction pour Yann Le Merrer. Toujours pour ce même motif La Poste avait demandé le licenciement de Gaël Quirante, également représentant départemental de SUD Poste 92, licenciement qui a été refusé à la fois par l’inspecteur du travail et le ministre du travail de l’époque.

On aurait pu penser que La Poste aurait fait le choix du dialogue après la signature d’un protocole de fin de conflit et les décisions de l’inspection du travail et du ministre du travail qui refusaient la thèse de la séquestration. Mais le choix de La Poste a été de continuer de criminaliser l’action syndicale en traînant ces 15 syndicalistes devant les tribunaux.

Nous exigeons que les sanctions et poursuites engagées soient abandonnées et la relaxe des 15 postiers des Hauts-de-Seine.

Les signataires expriment leur solidarité avec les syndicalistes sanctionnés ainsi que tous les salariés sanctionnés pour fait syndical à La Poste et dans d'autres entreprises et demandent que soit votée une loi d´amnistie pour les militants des mouvements sociaux.

Premiers signataires :
CGT-FAPT 92, FSU 92, SUD Activités Postales 92, Solidaires 92, PCF 92, NPA 92...


Blog : http://les15postiersdu92.blogspot.com.es/

Pétition : http://relaxepourles15.rezisti.org/
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Pïérô » 16 Jan 2013, 10:06

Montpelier, appel à soutien pour un acteur du mouvement social de 2010 contre fichage ADN

Contre la répression la solidarité est notre arme Soutenons Giorgos le 21 Janvier

Le 21 Octobre 2010, dans le cadre de l’intensification de la lutte contre la casse des retraites, le collectif interprofessionnel contre la réforme des retraites, a décidé d’occuper partiellement l’Agence Pôle Emploi de l’avenue de Toulouse à Montpellier. A cette période, le mouvement se radicalisait et les actions de blocage de l’économie s’intensifiaient, se généralisant dans tout le pays. Durant cette même période l’État a décidé de passer à la contre-offensive. S’appuyant sur les discours de médias qui parlent des « casseurs » ou qui inventent une autre catégorie de « casseurs » (celles et ceux qui bloquent), le premier ministre condamne « l’intimidation, les blocages et la violence » synonyme selon lui de « négation de la démocratie et du pacte républicain ». Et le porte parole du gouvernement assurait qu’il « ne laissera pas bloquer le pays par les piquets de grèves. » Lors de cette action, des tracts ont été diffusés afin d’informer et de mobiliser les chômeurs et chômeuses comme les salarié-e-s du Pôle Emploi. Les discussions ont permis de nouer des contacts. Il a été décidé par la suite de partir en manifestation sur l’avenue de Toulouse. Au bout de 5 minutes et après avoir parcouru environ 300 mètres, tout d’un coup (sans la moindre sommation) au moins deux voitures de la Police ont fondu sur le cortège. Simultanément, plusieurs policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) ont violemment chargé les manifestant-e-s distribuant des coups de matraque. Les policiers ont arrêté et mis en garde à vue 5 personnes au total. Parmi elles, Giorgos, syndicaliste à la CNT, militant à la Coordination des Groupes Anarchistes, participant au mouvement social contre la réforme des retraites, a été arrêté. Aucune charge n’a été retenue suite à l’action. Les 4 personnes arrêtées avec Giorgos ont été relâchées sans poursuites. Il en aurait été de même pour Giorgos s’il avait accepté de se soumettre au prélèvement ADN. Ce « crime » est passible d’1 an de prison ferme et de 15000 euros d’amende. Son opposition au contrôle social, s’est traduit ici par un refus de fichage génétique. Pour justifier les poursuites les policiers ont inculpé Giorgos pour port d’arme de 6ème catégorie : un « Opinel » lui servant pour le pique-nique ! Le 22 septembre 2011, le tribunal l’a condamné à 1 mois de prison avec sursis, en ne s’appuyant sur aucun fait, mais exclusivement sur le seul principe du refus du fichage ADN. Pire, l’argumentation de la procureur suivie par le juge tient du délit d’opinion. Celle-ci a en effet souligné l’engagement anarchiste de Giorgos pour justifier la demande de condamnation. Devant ce déni de justice, Giorgos et ses soutiens ont décidé de faire appel de ce jugement. En fait ce n’était qu’une arrestation/condamnation parmi des milliers d’autres pendant cette période. Depuis des années l’État organise la restriction de nos libertés et vise celles et ceux qui lui résistent en votant des lois : la LSQ (Loi sur la Sécurité Quotidienne) – la Loi Perben I - LSI (Loi sur la Sécurité Intérieure) – la Loi sur la prévention de la délinquance, la LOPSSI 2. Devant cette surenchère de lois criminalisant le mouvement social, il est nécessaire de s’organiser face à la répression et de défendre nos libertés.

Nous demandons à toutes et à tous de venir le 21 janvier à 13h30 devant le tribunal de la Cour d’Appel (1 rue du Maréchal Foch) pour soutenir Giorgos et montrer notre opposition à la criminalisation du mouvement social et à la surenchère sécuritaire.

Organisations signataires de l’appel à soutien Alternatifs 34, AL 34, collectif anti répression, collectif inter-squat compagnie des nuits partagées, UD CNT 34, CGA 34, FASE Montpellier, GAC 34, LDH 34, NPA 34, PG 34 Solidaires 34, Sud Éducation 34, Sud Étudiant Montpellier
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Pétition : L'amnistie des syndicalistes , c'est maintenant !

Messagede neo » 03 Fév 2013, 10:10

L'amnistie des syndicalistes , c'est maintenant !
Pétition nationale pour une loi portant amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives.
Signez et faites connaître : http://www.placeaupeuple2012.fr/amnistie/

Déjà plus de 3000 signatures !
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Pïérô » 03 Fév 2013, 11:22

Cela me parait un peu déplacé cette initiative du Front De Gauche, car c'est aux mouvements sociaux, et aux syndicats, que revient ce type de chose, et cela justement pour préserver l'autonomie des mouvement sociaux vis àvis des partis politiques.
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Pïérô » 18 Mar 2013, 00:10

Giorgos a été relaxé
Giorgos relaxé !

Pour rappel, le 21 Octobre 2010, dans le cadre de l'intensification de la lutte contre la casse des retraites, le collectif interprofessionnel contre la réforme des retraites, a décidé d'occuper partiellement l'Agence Pôle Emploi de l'avenue de Toulouse à Montpellier puis de partir en manifestation sur l'avenue de Toulouse. Parmi les personnes présentes, Giorgos, syndicaliste à la CNT, militant à la Coordination des Groupes Anarchistes, participant au mouvement social contre la réforme des retraites, a été arrêté. Aucune charge n'a été retenue suite à l'action. Les 4 personnes arrêtées avec Giorgos ont été relâchées sans poursuites. Il en aurait été de même pour Giorgos s'il avait accepté de se soumettre au prélèvement ADN. Ce « crime » est passible d'1 an de prison ferme et de 15000 euros d'amende. Son opposition au contrôle social, s'est traduit ici par un refus de fichage génétique. Pour justifier les poursuites les policiers ont inculpé Giorgos pour port d'arme de 6ème catégorie : un « Opinel » lui servant pour le pique-nique !

Le 22 septembre 2011, le tribunal l'a condamné à 1 mois de prison avec sursis, en ne s'appuyant suraucun fait, mais exclusivement sur le seul principe du refus du fichage ADN. Pire, l'argumentation de la procureur suivie par le juge tient du délit d'opinion. Celle-ci a en effet souligné l'engagement anarchiste de Giorgos pour justifier la demande de condamnation. Devant ce déni de justice, Giorgos et ses soutiens ont décidé de faire appel de ce jugement.En fait ce n'était qu'une arrestation/condamnation parmi des milliers d'autres pendant cette période.Depuis des années l'État organise la restriction de nos libertés et vise celles et ceux qui lui résistent en votant des lois : la LSQ (Loi sur la Sécurité Quotidienne) – la Loi Perben I - LSI (Loi sur la Sécurité Intérieure) – la Loi sur la prévention de la délinquance, la LOPSSI 2. Devant cettesurenchère de lois criminalisant le mouvement social, il a été nécessaire de s'organiser face à la répression et de défendre nos libertés.

Le 21 janvier 2013 à 13h30 devant le tribunal de la Cour d'Appel, plus d'une centaine de personnes, représentants d'organisations et individus, sont venues soutenir Giorgos et montrer leur opposition à la criminalisation du mouvement social et à la surenchère sécuritaire.

Comme chaque fois qu'un mouvement prend de l'ampleur ou modifie ses pratiques de lutte et les radicalise, l'État et ses relais médiatiques inventent de nouvelles catégories de casseurs pour diviser ceux et celles qui luttent en désignant les bons et les mauvais militants. On a malheureusement l'habitude de ces tentatives de manipulation de l'opinion. Mais cette fois-ci, le juge qui a condamné Giorgos en septembre, l'a condamné par qu'il était anarchiste, persuadé disait-il, qu'il allait recommencer. Cela s'appelle du délit d'opinion. C'est l'anarchiste qui est condamné pour ses idées et qui plus est l'anarchiste qui est inscrit dans les luttes sociales. De fait, cela ne peut que renforcer notre inscription dans les mouvements sociaux et accentuer notre détermination. Nous luttons pour défendre des intérêts de classe et pour diffuser des pratiques de lutte et d'organisation différente, une autogestion qui met en jeu de la solidarité, de l'égalité et des décisions prises à la base, sans chefs. Ces pratiques n'ont jamais autant d'échos que dans les mouvements sociaux combatifs et elles ne peuvent que gêner l'état qui par définition ne défendra toujours que les intérêts des dominants. Dans un moment où états et patrons sont dans la main main pour faire payer aux peuples leur crise, nous réaffirmons plus que jamais la nécessité de rompre avec le capitalisme et l'état et de participer aux luttes de résistance en affirmant la nécessité d'un projet social émancipateur et autogestionnaire.

Ce lundi 18 février 2013 a été rendu le délibéré de l'appel du jugement de notre compagnon. Giorgos a été relaxé et nous nous en réjouissons même si nous ne reconnaissons pas les notions de « coupable » et d' « innocent » telles qu'elles sont dictées par le système de justice bourgeois. La relaxe de notre compagnon montre que la lutte et la mobilisation payent. Selon nous, il est toujours légitime de se mettre en grève et de participer à des actions comme celles du mouvement contre la casse des retraites, il y a presque 3 ans.

Nous tenons à remercier celles et ceux qui ont soutenu notre camarade jusqu'au bout, ce qui a permis d'aboutir à la relaxe. Nous tenons à remercier celles et ceux qui ont participé à la solidarité financière, permettant de couvrir l'ensemble des frais du procès, ainsi que les différentes organisations signataires (Alternatifs 34, AL 34, collectif anti répression, collectif inter-squat compagnie des nuits partagées, UD CNT 34, CGA 34, FASE Montpellier, GAC 34, LDH 34, MAN Montpellier, NPA 34, PG 34 , Solidaires 34, Sud Éducation 34, Sud Étudiant Montpellier).

Nous rappelons notre détermination à mobiliser dans les mouvements sociaux ; loin des logiques de victimisation nous appelons à résister contre la répression et à refuser le fichage et notamment le fichage ADN. Ce n'est pas la première fois que l’État tente de museler les mouvements de contestation, ainsi Giorgos n'est pas un cas isolé. Le changement de gouvernement ne change pas les méthodes de criminalisation des mouvements sociaux, comme l'a rappelé M. Valls dans ses déclarations à propos du mouvement de grève à Strasbourg. La relaxe de notre camarade Giorgos est une victoire de la solidarité contre la répression d’État, qui doit résonner pour tou-te-s les travailleur-se-s et tou-te-s les opprimé-e-s en lutte : la solidarité est une arme !

Montpellier - Un Autre Futur
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Re: [Montpellier] Soutenons Giorgos le 22 Septembre

Messagede bipbip » 26 Mar 2013, 14:29

Giorgos relaxé !

Pour rappel, le 21 Octobre 2010, dans le cadre de l'intensification de la lutte contre la casse des retraites, le collectif interprofessionnel contre la réforme des retraites, a décidé d'occuper partiellement l'Agence Pôle Emploi de l'avenue de Toulouse à Montpellier puis de partir en manifestation sur l'avenue de Toulouse. Parmi les personnes présentes, Giorgos, syndicaliste à la CNT, militant à la Coordination des Groupes Anarchistes, participant au mouvement social contre la réforme des retraites, a été arrêté. Aucune charge n'a été retenue suite à l'action. Les 4 personnes arrêtées avec Giorgos ont été relâchées sans poursuites. Il en aurait été de même pour Giorgos s'il avait accepté de se soumettre au prélèvement ADN. Ce « crime » est passible d'1 an de prison ferme et de 15000 euros d'amende. Son opposition au contrôle social, s'est traduit ici par un refus de fichage génétique. Pour justifier les poursuites les policiers ont inculpé Giorgos pour port d'arme de 6ème catégorie : un « Opinel » lui servant pour le pique-nique !

Le 22 septembre 2011, le tribunal l'a condamné à 1 mois de prison avec sursis, en ne s'appuyant suraucun fait, mais exclusivement sur le seul principe du refus du fichage ADN. Pire, l'argumentation de la procureur suivie par le juge tient du délit d'opinion. Celle-ci a en effet souligné l'engagement anarchiste de Giorgos pour justifier la demande de condamnation. Devant ce déni de justice, Giorgos et ses soutiens ont décidé de faire appel de ce jugement.En fait ce n'était qu'une arrestation/condamnation parmi des milliers d'autres pendant cette période.Depuis des années l'État organise la restriction de nos libertés et vise celles et ceux qui lui résistent en votant des lois : la LSQ (Loi sur la Sécurité Quotidienne) – la Loi Perben I - LSI (Loi sur la Sécurité Intérieure) – la Loi sur la prévention de la délinquance, la LOPSSI 2. Devant cettesurenchère de lois criminalisant le mouvement social, il a été nécessaire de s'organiser face à la répression et de défendre nos libertés.

Le 21 janvier 2013 à 13h30 devant le tribunal de la Cour d'Appel, plus d'une centaine de personnes, représentants d'organisations et individus, sont venues soutenir Giorgos et montrer leur opposition à la criminalisation du mouvement social et à la surenchère sécuritaire.

Comme chaque fois qu'un mouvement prend de l'ampleur ou modifie ses pratiques de lutte et les radicalise, l'État et ses relais médiatiques inventent de nouvelles catégories de casseurs pour diviser ceux et celles qui luttent en désignant les bons et les mauvais militants. On a malheureusement l'habitude de ces tentatives de manipulation de l'opinion. Mais cette fois-ci, le juge qui a condamné Giorgos en septembre, l'a condamné par qu'il était anarchiste, persuadé disait-il, qu'il allait recommencer. Cela s'appelle du délit d'opinion. C'est l'anarchiste qui est condamné pour ses idées et qui plus est l'anarchiste qui est inscrit dans les luttes sociales. De fait, cela ne peut que renforcer notre inscription dans les mouvements sociaux et accentuer notre détermination. Nous luttons pour défendre des intérêts de classe et pour diffuser des pratiques de lutte et d'organisation différente, une autogestion qui met en jeu de la solidarité, de l'égalité et des décisions prises à la base, sans chefs. Ces pratiques n'ont jamais autant d'échos que dans les mouvements sociaux combatifs et elles ne peuvent que gêner l'état qui par définition ne défendra toujours que les intérêts des dominants. Dans un moment où états et patrons sont dans la main main pour faire payer aux peuples leur crise, nous réaffirmons plus que jamais la nécessité de rompre avec le capitalisme et l'état et de participer aux luttes de résistance en affirmant la nécessité d'un projet social émancipateur et autogestionnaire.

Ce lundi 18 février 2013 a été rendu le délibéré de l'appel du jugement de notre compagnon. Giorgos a été relaxé et nous nous en réjouissons même si nous ne reconnaissons pas les notions de « coupable » et d' « innocent » telles qu'elles sont dictées par le système de justice bourgeois. La relaxe de notre compagnon montre que la lutte et la mobilisation payent. Selon nous, il est toujours légitime de se mettre en grève et de participer à des actions comme celles du mouvement contre la casse des retraites, il y a presque 3 ans.

Nous tenons à remercier celles et ceux qui ont soutenu notre camarade jusqu'au bout, ce qui a permis d'aboutir à la relaxe. Nous tenons à remercier celles et ceux qui ont participé à la solidarité financière, permettant de couvrir l'ensemble des frais du procès, ainsi que les différentes organisations signataires (Alternatifs 34, AL 34, collectif anti répression, collectif inter-squat compagnie des nuits partagées, UD CNT 34, CGA 34, FASE Montpellier, GAC 34, LDH 34, MAN Montpellier, NPA 34, PG 34 , Solidaires 34, Sud Éducation 34, Sud Étudiant Montpellier).

Nous rappelons notre détermination à mobiliser dans les mouvements sociaux ; loin des logiques de victimisation nous appelons à résister contre la répression et à refuser le fichage et notamment le fichage ADN. Ce n'est pas la première fois que l’État tente de museler les mouvements de contestation, ainsi Giorgos n'est pas un cas isolé. Le changement de gouvernement ne change pas les méthodes de criminalisation des mouvements sociaux, comme l'a rappelé M. Valls dans ses déclarations à propos du mouvement de grève à Strasbourg. La relaxe de notre camarade Giorgos est une victoire de la solidarité contre la répression d’État, qui doit résonner pour tou-te-s les travailleur-se-s et tou-te-s les opprimé-e-s en lutte : la solidarité est une arme !

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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 18 Avr 2013, 23:11

ALÈS Affaire du jet d’œuf : Sébastien Migliore se pourvoit en cassation

Le rendez-vous est donné. L’Union locale CGT d’Alès soutenue par les syndicats, Solidaires, FSU, CNT, FO, lance un appel à la mobilisation ce vendredi 19 avril à 17h30 devant le tribunal d’Alès. D’ores et déjà la Ligue des droits de l’Homme, le PCF, le Parti de Gauche, le NPA, Lutte ouvrière et le Parti ouvrier indépendant se joindront au cortège. Il s’agit-là de soutenir Sébastien Migliore tout en dénonçant le jugement de la Cour d’appel de Nîmes qui a condamné le membre du bureau de l’Union locale CGT d’Alès et élu de Cendras à deux mois de prison avec sursis, à 1 000€ d’amende et 100€ de dédommagement à verser à chaque partie civile et cinq ans d’inéligibilité dans l’affaire du jet d’œuf datée d’octobre 2010 (Lire ici). Une décision en contradiction avec le jugement en première instance puisque la relaxe de Sébastien Migliore avait été prononcée.

“S’ils comptaient nous mettre à genoux, ils se trompent“

“C’est un jugement inique et sévère qui prive Sébastien de ses droits et attaque le syndicalisme à travers Sébastien” s’emporte Bernard Vire, secrétaire général de la CGT du bassin d’Alès aux côtés de son camarade ce mercredi 17 avril et des représentants syndicaux Solidaires, FSU et CNT, face à la presse locale. Une conférence de presse qui avait pour objectif d’éclairer les journalistes sur les actions à venir. “S’ils comptaient nous mettre à genoux, ils se trompent” a lancé à la volée un cégétiste à la retraite. À Bernard Vire de reprendre : “Nous allons étudier tous les recours possibles pour contre-attaquer et ainsi faire entendre la voix de la CGT. Si ce jugement passe, il risque de faire jurisprudence. Et lors des prochaines manifestations nous ne pourrons plus regarder les policiers dans les yeux sans être considérés comme des délinquants, des violents.”

“On est entrain de jouer avec ma vie à travers cette affaire”

La première action menée donc, aura lieu ce vendredi 19 avril à 17h30 devant le tribunal d’Alès. La deuxième, que les représentants syndicaux suivront de loin tout en la regardant de près, est la proposition de loi d’amnistie sociale qui sera dans le courant du mois de mai à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Troisième action, pas des moindres, Sébastien Migliore se pourvoit en cassation et en appelle à la solidarité des syndicats, élus et citoyens. “On est entrain de jouer avec ma vie dans cette affaire. Je le dis et le répète, je n’ai jamais lancé d’œuf sur les forces de l’ordre. Aujourd’hui, je relève la tête grâce à mes camarades qui m’entourent.”

Stéphanie MARIN
http://www.objectifgard.com/2013/04/17/ ... cassation/


Appel à manifester ce vendredi 19 avril

La sentence concernant le "soi-disant" jet d'Oeuf envers les forces de l'ordre lors du conflit des retraites vient de tomber : 2 mois de prison avec sursis, 1 000 € d’amende, 100 € à chaque partie civile et 5 ans d’inéligibilité, du jamais vu dans le monde politique pourtant larvé par de sales affaires. Rappelons que Sébastien est élu à Cendras.

Ce jugement a des conséquences graves pour notre camarade Sébastien, mais aussi pour le syndicalisme. Valls met ses menaces à exécution. C’est une sérieuse attaque contre les libertés et le droit de manifester. Droit pourtant inscrit dans la Constitution.

L’Union Locale CGT soutenue par les syndicats : Solidaires, FSU, CNT, FO, mais aussi la Ligue des Droits de l’Homme, le PCF, la JC, le PG, le NPA, LO, le POI, des Elus et des citoyens appellent afin de dénoncer ce jugement inique prononcé par une justice de classe, a un grand rassemblement unitaire :

NOUS NE BAISSERONS PAS LES BRAS
TOUS DEVANT LE TRIBUNAL D’ALès
LE VENDREDI 19 AVRIL 2013 A 17 H 30
http://cgt.ales.over-blog.com/article-t ... 69503.html
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Vieille Chouette » 13 Mai 2013, 17:21

La CNT, la CGT Florange et Arcelor Mittal, la FASE, la FA, le NPA, les JC, et AL, appellent à manifester, faites circulez l’info et rejoignez la manifestation !!

Le tract de la CNT :

Défendre ses conditions de travail, d’étude et de vie n’est pas un délit !

De nos camarades de Continental à ces enseignant-e-s refusant les mutations forcées suite au mouvement contre la casse des retraites de 2003, des inculpés de Tarnac à ces milliers de personnes réprimées durant le mouvement contre le CPE, contre la privatisation déguisée des universités (LMD, LRU,…), ou encore une fois contre une énième attaque contre nos retraites en 2010, nous sommes nombreux-euses à nous être opposés à toutes les politiques de démolition sociale, racistes et autoritaires.

Depuis des années nos mobilisations se heurtent à la politique des gouvernements. Aux justes revendications des classes populaires s’est opposée la matraque comme seule réponse. Pressions hiérarchiques dans le public, comme licenciements dans le privé, retenues sur salaires, procès en diffamation, gardes à vue, mais aussi peines de prisons et lourdes amendes se sont alors abattus sur tou-te-s ces jeunes et tou-te-s ces travailleurs-euses qui se sont dressés contre le patronat et le gouvernement.

Qu’ils ou elles soient militant-e-s, syndicalistes, politiques ou associatifs-ves, avec ou sans étiquettes, nombreux et nombreuses sont ceux et celles qui furent harcelé-e-s ou injustement condamné-e-s pour avoir résisté. Du temps de l’UMP, le PS et François HOLLANDE appelaient à se mobiliser et s’opposaient, dans les hémicycles feutrés du Palais Bourbon ou du Luxembourg.

Aujourd’hui, de nombreux procès se déroulent toujours à l’encontre du mouvement social sans que François HOLLANDE ni le gouvernement socialiste ne réagissent. Le 23 Mars 2013, un militant de la CNT a été condamné à 40 000 € de dommage et intérêt pour avoir bloqué la gare de Metz avec 800 autres personnes, dont des militant-e-s socialistes aujourd’hui élus, durant le mouvement anti-CPE de 2006 !

Que dire pour les camarades de Goodyear, de PSA, d’Arcelor qui subissent au quotidien les mesquineries et vexations patronales ? Que dire pour les antifascistes réprimés qui s’opposent dans la rue, en se mettant en danger physiquement, aux nervis de l’extrême droite ? De quel côté est le gouvernement socialiste ? Celui du Peuple et du sprogrès social ou celui de la Réaction et du Capital ?

À l’heure où la triple crise économique, sociale et écologique que nous connaissons s’approfondit et s’accélère nous savons que nous devrons nous organiser pour défendre nos conditions de vie, d’étude et de travail, , pour lutter contre les licenciements, l’austérité et la montée de l’extrême droite.

Nous exigeons de François HOLLANDE et de son gouvernement qu’ils amnistient, CIVILEMENT ET PÉNALEMENT, pour tous les faits commis depuis le 1er janvier 2002 jusqu’à ce jour, tous ceux et celles qui ont été condamné-e-s pour leur participation aux mobilisations sociales et qu’ils en finissent avec les politiques répressives. Pour ce faire, l’occasion leur en est donnée. Ce n’est que dans ce cadre que le projet de loi qui sera étudié à l’Assemblée Nationale ce jeudi 16 mai pourrait avoir du sens.

Pour leur faire entendre raison et les rappeler à ce qu’ils nous doivent :

MANIFESTATION Place de la république (Colonne Merten) MERCREDI 15 MAI à partir de 17 h 30

Nous avons demandé à être reçu par le Préfet en personne, venez soutenir notre délégation !


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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Vieille Chouette » 14 Mai 2013, 12:42

http://alsace.alternativelibertaire.org/spip.php?article463

Contrôle social, répression policière, justice complice, pour que l’ordre capitaliste se perpétue, pour une exploitation sans entraves

Yassin Aïbèche Souilah, un jeune homme de 19 ans, exécuté le 13 février par un policier ivre, un de plus dira-t-on dans la longue histoire de la violence d’Etat. Le 23 mars dernier plusieurs manifestations ont eu lieu dans le pays contre les violences policières pour réclamer « Vérité et Justice » pour les victimes, à Marseille en mémoire de Yassin, à Paris pour Liamine Dieng, Aboukari Tandia, Ali Ziri, Wissem El Yamni, Nabil Matboul et d’autres.

http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/ Le droit de manifester, acquis de haute lutte, est interprété selon leurs intérêts par les gouvernants. Même lorsqu’une manifestation est déclarée, comme ce fut le cas avec le 9ème collectif des sans-papiers ce 4 mai à Paris, les CRS et gardes mobiles, les policiers en civils sont envoyés pour entraver la mobilisation, criminaliser les militants, les soutiens. Un peu plus tôt en avril les forces de l’ordre s’étaient faites plus menaçantes avec une interpellation musclée. 2 membres du réseau Résistons ensemble (http://resistons.lautre.net/) ont été arrêtés par la BAC et menés sous contrainte au commissariat de Gennevilliers, fichés avec en prime leur matériel saisi. Combien de syndicalistes, de militants, de membres d’associations condamnés alors qu’un Denis Gautier Sauvignac présidant l’IUMM jusqu’en 2008 est amnistié, que la justice de classe continue de s’exercer ? Il est ainsi de bon ton d’arroser de fric pour casser les grèves, on peut impunément faire fonctionner des « caisses noires », détourner des fonds, corrompre, escroquer mais dès qu’une mobilisation remet en cause le vol généralisé et le vote de lois scélérates, la machine à punir choisit son camp et blanchit les forces de l’ordre quasi systématiquement. Ce même ordre vient de faire passer « la loi sur la sécurisation de l’emploi », une défaite de plus sur le « marché du travail » qui n’empêche pas Valls et consort de se gargariser d’ « exigences du dialogue social ». Celui qui envoit ses sbires faire le sale travail du tri social et de la répression, en phase avec le MEDEF, oppose ce prétendu dialogue à une amnistie, quelle plaisanterie !

D’autres sonnent le tocsin pour ce qui serait « un blanc seing aux syndicats et syndicalistes irresponsables ». Les médias aux ordres proposent une image caricaturale de ceux qui se battent contre les plans sociaux. Ils seraient casseurs archaïques, délinquants en puissance. Les raisons profondes et légitimes de la colère sont évacuées ainsi que la répression policière, le harcèlement juridique, la violence économique des licenciements de masse.

Il faudrait tendre gentiment l’autre joue, accepter de se faire marcher dessus, de se voir passer par pertes et profits, de se laisser traire par la TVA, les coupes budgétaires, le démantèlement du code du travail, la baisse des salaires, des allocations, etc. Il faudrait accepter d’être une cible, accepter que l’Etat tire à vue dans certains quartiers pauvres et laisser l’injustice se dérouler, faire son travail de sape. Il serait normal que le PS au pouvoir s’appuie sur certains mouvements sociaux pour se faire élire, profite des victimes en promettant une amnistie refusée ensuite. On se pointe avant les élections, on distribue les mensonges et après on sert tranquille ses intérêts particuliers.

Comme le dit le syndicat de la magistrature : « Certains ont le droit d’être hors la loi, d’autres non. Ce n’est pas nouveau, nous le savons ! Si un syndicaliste avait menacé de « guerre civile », il serait emprisonné sans sommations. Si des syndicalistes s’étaient réunis autour de l’Assemblée nationale en pleine nuit pour demander l’abrogation de l’ANI ou l’adoption de la loi d’amnistie alors, ordre aurait été donné à la police de leur tirer dessus avec des Flash Ball, fichés et leur ADN prélevé… »

D’autres infos sur la répression, des initiatives en soutien de militants (non exhaustif) :

http://quefaitlapolice.samizdat.net/

Après le joli succès de la chaîne humaine autour de Notre-Dame des Landes, la lutte continue à Paris !!! APPEL A SOUTENIR les inculpé.e.s du Collectif francilien de lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes Récapitulatif des dates et lieux des procès
le samedi 25 mai à partir de 14h, journée “répression, mobilisation” (dans le cadre du FRAP) 14h débats, 18h manifestation : départ Max Dormoy http://www.demosphere.eu/node/36655
le mercredi 29 mai à 13h30, procès chantier des Halles (2 personnes) À la 10ème chambre correctionnelle du TGI de Paris, 4, boulevard du Palais, Paris
le lundi 3 juin à 14h, procès affaire Pinault (14 personnes) à la 7ème chambre D du tribunal correctionnel de Versailles, 5, Place André Mignot, Versailles

http://frap.samizdat.net/

A Lille, le C.R.I.M.E. (Contre la Répression des Individus et des Mouvements d’Emancipation) se fixe pour objectifs d’aider à trouver des fonds et de fournir des conseils juridiques, d’apporter un soutien politique lors des procès, de développer un mouvement d’opinion contre la répression (crime@riseup.net).
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 20 Mai 2013, 23:17

à Lille, çà fait payer cher

La SNCF prend un militant en otage

Il y a un an, lors du mouvement contre la réforme des retraites, Julien participe au blocage des voies à la gare Lille-Flandres avec soixante-dix autres personnes. Le trafic est interrompu pendant une trentaine de minutes. Reconnu sur des photos, Julien est arrêté par la BAC le lendemain. 44 heures de garde à vue plus tard, la SNCF porte plainte.

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Elle était bien cette rentrée 2010. Des milliers de gens dans les rues, des manifs sauvages, des blocages, des assemblées générales... Un vent d’agitation soufflait dans nos villes. C’est dans ce contexte de lutte sociale que la gare Lille-Flandres est bloquée le 18 octobre. Syndicalistes et autres contestataires s’installent paciiquement sur les rails. Parce qu’il était là, Julien pourrait en payer le prix. La SNCF lui réclame 45 000 euros pour « préjudice commercial ».

Acharnement

Deux autres participants ont été arrêtés le jour-même. Ils ont été condamnés à quelques heures de travaux d’intérêt général pour « entrave à la circulation des trains ». Alors pourquoi cet acharnement particulier ? « Poursuivre en justice un syndiqué, voire un syndicat, aurait certainement eu des conséquences en terme de grève des cheminots, d’autant plus que SUD Rail avait appelé à ce blocage après que la décision en ait été prise en assemblée générale de lutte ; Julien par contre, pouvait sembler être la cible idéale : il n’est ni syndiqué ni encarté et n’est pas cheminot. La SNCF et les autorités ont donc sans doute estimé qu’il ne serait guère défendu », explique le CRRIMMS [1] qui soutient Julien. Pourquoi cette disproportion ? « Les actions de blocage de zones industrielles, de carrefours, de raffineries, de trains, ont montré que, si elles se multipliaient et si elles duraient, elles peuvent peser fortement sur l’issue d’un mouvement social. Alors en punir lourdement quelques-uns, bien choisis, ça a valeur d’exemple. Il s’agit d’intimider tous les acteurs du mouvement social. »

Alors l’État... ? « Tolérant ? »

Le procès de Julien se déroulait le 6 septembre. Rendez-vous était donné pour une manifestation de soutien et un repas devant le tribunal avant le procès. Des non syndiqué-es se mêlent aux syndicalistes de SUD, la CGT et la CNT. À la barre, Julien met en avant sa solidarité avec des cheminot-es en lutte, son envie de lutter contre une réforme antisociale. Le procureur requiert 1000 euros d’amende. L’avocat de Julien, fonde sa plaidoirie sur la liberté de manifester ses opinions « protégée par la Constitution » française et la convention européenne des droits de l’homme. Il souligne : « On veut tuer la possibilité des gens de se révolter, de débattre. » Et de mettre en avant la nécessité pour la justice de « défendre les libertés individuelles », celle de l’État d’être « tolérant » sous peine de vider la liberté d’expression de son contenu... Le verdict, sous surveillance policière, conclut à la nullité de toute la procédure. Le parquet et la SNCF sont débouté-es. Les membres du CRRIMMS [2] l’annoncent d’ores et déjà : « Nous saurons remettre en place des blocages, nous travaillerons à les généraliser et à les faire durer. »

Wendy Renarde


Notes

[1] Collectif de Résistance à la Répression et à l’Intimidation des Militants et des Mouvements Sociaux, crée autour du procès de Julien. En ligne : crrimms.wordpress.com.

[2] SUD Éducation, SUD Collectivités Territoriales, SUD Rail, la Mutuelle des Fraudeurs, L’Assemblée Générale de Lutte, la CNT, No Border, la Ligue des Droits de l’Homme, Alternative Libertaire.
http://labrique.net/numeros/numero-29-o ... t-en-otage
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Pïérô » 23 Mai 2013, 11:56

Conférence de presse du mercredi 22 mai à Alès de soutien à Migliore (CGT Alès) :
http://www.objectifgard.com/2013/05/22/ ... -patronat/


Appel unitaire gardois contre la répression anti-syndicale

« Être syndicaliste n’est pas un délit »

Si le contexte social actuel, gardois et plus généralement national, est marqué par le sceau d’une certaine morosité avec de nombreuses entreprises qui ferment et des chiffres du chômage pour le moins inquiétants, l'avenir s'annonce lourd de conséquences...

Il est, en effet, à prévoir une aggravation de ce contexte social dans les mois prochains avec de nouvelles attaques pour les droits des chômeur-euses mais aussi nos retraites.

Le récent accord national interprofessionnel (ANI) sur la sécurisation de l’emploi, enfin, porte à cet égard bien mal son nom puisqu‘il accentuera encore plus de flexibilité et d’insécurité quant aux droits des salarié-es.

Dans ce contexte d’attaques répétées contre nos droits, une autre réalité domine : celle de la répression à l’égard de ceux et celles qui organisé-es dans des syndicats défendent les droits de leurs collègues.

Cette criminalisation n’est pas neutre : il s’agit d’intimider ceux et celles qui n’entendent pas se laisser faire, ceux et celles qui entendent entrer en résistance contre la régression sociale.

Et les exemples, hélas, ne manquent pas.

Cet hiver, plusieurs militant-es de la CGT-PSA ont été condamné-es pour des actions menées contre la fermeture du site Peugeot d'Aulnay.

Cet hiver encore, le tribunal de Nanterre confirmait de lourdes amendes à l'encontre de 16 militant-es de SUD-PTT accusé-es de violences contre des cadres de La Poste lors de l'occupation d'un centre de tri des Hauts de Seine en mai 2011.

Le 23 Mars 2013, un militant de la CNT était condamné à 40 000 € de dommage et intérêt pour avoir bloqué la gare de Metz avec 800 autres personnes, dont des militant-e-s socialistes aujourd’hui élu-es, durant le mouvement anti-CPE de 2006 !

Dans notre département, les deux cas les plus significatifs de répression syndicale ont pour noms : Jean Christophe Jolbert de la CGT Haribo et Sébastien Migliore de la CGT Alès.

C’est autour de leurs cas et pour accentuer la solidarité que nous avons, à l’occasion d’une réunion le mardi 7 mai, créé un Collectif unitaire contre la répression anti-syndicale.

Lors de cette réunion, l’idée a été émise d'étendre le travail du Collectif de soutien à toutes les victimes de la répression syndicale dans le Gard.

Nous poserions ainsi les bases d'un espace de solidarité permanente et unitaire qui serait réactif, aujourd'hui comme demain, aux divers cas de répression à l'encontre de militant-es dans le cadre de leurs activités syndicales.

Pour l’heure, la CNT, Solidaires-SUD, le NPA, l’AL et la FA sont partie prenante de ce Collectif. Nous ne doutons pas que dans les semaines à venir d’autres organisations se joindront à nous tant il est vrai que la solidarité de classe est indispensable face à l’arbitraire patronal et gouvernemental.

D’ores et déjà, nous répondrons présent-es à l’invitation de Sébastien Migliore et de la CGT Alès et participerons à leur initiative, le samedi 25 mai à Cendras, qui sera placée sous le signe de la répression syndicale.

NON A LA CRIMINALISATION DU MOUVEMENT SOCIAL !

UNITÉ CONTRE LA RÉPRESSION SYNDICALE !


Premiers signataires de l’Appel unitaire gardois « Être syndicaliste n’est pas un délit » :

Solidaires-SUD, CNT, NPA, Fédération Anarchiste, Alternative Libertaire, …

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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Vieille Chouette » 23 Mai 2013, 17:29

Et le 25 mai, ça se poursuit à Metz, après la première manifestation du 15.

Amnistie du mouvement social : amplifions la mobilisation !


Après une première journée de mobilisation le 15 mai suite à la condamnation d’un militant de la CNT à 40 000 € de dommage et intérêts pour le blocage des voies SNCF lors du mouvement anti-CPE de 2006, un nouvel appel unitaire à manifester est lancé.

Soyons nombreuses et nombreux le samedi 25 mai à 15h00 à la colonne Merten, place de la République à Metz !


http://alsace.alternativelibertaire.org/spip.php?article467
Je sais que les asiles et les prisons de ce pays, sont le dépôt des inclassés, des nouveaux enragés, je sais qu'faut se courber et toujours rester muer, se plier, s'laisser bouffer, et en redemander... (Kyma - Les grands vides pleins)
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Appel unitaire gardois contre la répression anti-syndicale

Messagede berneri » 24 Mai 2013, 12:56

http://alternativelibertaire30.blogspot.fr/2013/05/appel-unitaire-gardois-contre-la.html







« Être syndicaliste n’est pas un délit »


Si le contexte social actuel, gardois et plus généralement national, est marqué par le sceau d’une certaine morosité avec de nombreuses entreprises qui ferment et des chiffres du chômage pour le moins inquiétants, l'avenir s'annonce lourd de conséquences...

Il est, en effet, à prévoir une aggravation de ce contexte social dans les mois prochains avec de nouvelles attaques pour les droits des chômeur-euses mais aussi nos retraites.

Le récent accord national interprofessionnel (ANI) sur la sécurisation de l’emploi, enfin, porte à cet égard bien mal son nom puisqu‘il accentuera encore plus de flexibilité et d’insécurité quant aux droits des salarié-es.

Dans ce contexte d’attaques répétées contre nos droits, une autre réalité domine : celle de la répression à l’égard de ceux et celles qui organisé-es dans des syndicats défendent les droits de leurs collègues.

Cette criminalisation n’est pas neutre : il s’agit d’intimider ceux et celles qui n’entendent pas se laisser faire, ceux et celles qui entendent entrer en résistance contre la régression sociale.

Et les exemples, hélas, ne manquent pas.

Cet hiver, plusieurs militant-es de la CGT-PSA ont été condamné-es pour des actions menées contre la fermeture du site Peugeot d'Aulnay.

Cet hiver encore, le tribunal de Nanterre confirmait de lourdes amendes à l'encontre de 16 militant-es de SUD-PTT accusé-es de violences contre des cadres de La Poste lors de l'occupation d'un centre de tri des Hauts de Seine en mai 2011.

Le 23 Mars 2013, un militant de la CNT était condamné à 40 000 € de dommage et intérêt pour avoir bloqué la gare de Metz avec 800 autres personnes, dont des militant-e-s socialistes aujourd’hui élu-es, durant le mouvement anti-CPE de 2006 !

Dans notre département, les deux cas les plus significatifs de répression syndicale ont pour noms : Jean Christophe Jolbert de la CGT Haribo et Sébastien Migliore de la CGT Alès.

C’est autour de leurs cas et pour accentuer la solidarité que nous avons, à l’occasion d’une réunion le mardi 7 mai, créé un Collectif unitaire contre la répression anti-syndicale.

Lors de cette réunion, l’idée a été émise d'étendre le travail du Collectif de soutien à toutes les victimes de la répression syndicale dans le Gard.

Nous poserions ainsi les bases d'un espace de solidarité permanente et unitaire qui serait réactif, aujourd'hui comme demain, aux divers cas de répression à l'encontre de militant-es dans le cadre de leurs activités syndicales.

Pour l’heure les organisations signataires ci-dessous sont partie prenante de ce Collectif. Nous ne doutons pas que dans les semaines à venir d’autres organisations se joindront à nous tant il est vrai que la solidarité de classe est indispensable face à l’arbitraire patronal et gouvernemental.

D’ores et déjà, nous répondrons présent-es à l’invitation de Sébastien Migliore et de la CGT Alès et participerons à leur initiative, le samedi 25 mai à Cendras, qui sera placée sous le signe de la répression syndicale.


NON A LA CRIMINALISATION DU MOUVEMENT SOCIAL !

UNITE CONTRE LA RÉPRESSION SYNDICALE !



Premiers signataires de l’Appel unitaire gardois « Être syndicaliste n’est pas un délit » :

Solidaires-SUD, CNT, UL CGT Alès, FSU, NPA, Les Alternatifs, Fédération Anarchiste, Alternative Libertaire (AL), Gauche Anticapitaliste (GA), Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) et le Comité Chômeurs de la CGT Alès, ATTAC, SUD POSTE 30.
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